pauvres âmes en perdition (Eyal ; Lundi - 21h30)

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MessageSujet: pauvres âmes en perdition (Eyal ; Lundi - 21h30)   Lun 4 Déc - 21:14

Bon. Va falloir que tu finisses par te décider, Alessia. Non parce que là ça commence à bien faire, t’as l’air d’une idiote ! J’vous jure, si la prod et les téléspectateurs voient mon manège depuis tout à l'heure, ils vont vraiment finir par me prendre pour une folle ; et pour cause : cachée derrière mon mur, n’en sortant la tête qu’à de rares occasions pour fixer ma cible - des fois que de voir celle-ci me donnerait le courage qu’il me manque en cet instant - il m’est même arrivée à deux reprises depuis les 10 minutes que je suis plantée la de m'élancer prête à finalement aller à la rencontre d’Eyal avant de finalement changer d’avis avant même qu’il ait le temps de se retourner, et de revenir me cacher derrière mon mur. Eyal, oui, car voilà bien le sujet principal  de mes tourments  et de mes hésitations depuis tout à l'heure. C’est que, la semaine dernière, lors de la révélation Alain/Eyal, il a été révélé que ce dernier avait subi des violences de la part de son père…Et cette information m’a littéralement chamboulée, pour des raisons qui, jusque là, ne touchaient que moi. Oh, je n’ai pas la prétention de dire que ça a changé, mais… je sais pas. En fait, j’ai de suite si que c’était un sujet qu'il fallait que j’aborde avec lui. Il le faut. Sauf que, c’est ballot, mais… j’ose pas. C’est pour ça, mon cirque de ces dernières minutes. Une seconde, je me dis “allez c’est parti cette fois tu y vas” et celle d’après, la peur et l'appréhension m’envahissent et me voilà à faire marche arrière. Et dire que la production me pensait Gryffondor ! La bonne blague. À tous les coups, de toute façon, si j’avais pas eu mon cancer je serais allée à Serdaigle, vu la tête d’ampoule rabat joie que j’suis capable d’être. M'enfin bon, pas tellement le temps de penser à tout ça. Il faut que je me lance, sinon, je vais jamais y arriver ! Allez, go Alessia, tu peux le faire, tu es forte ! Après une longue inspiration un peu tremblotante, me voilà, pour la troisième fois, repartie dans sa direction. Et cette fois, pas de couardise possible, interdit par la loi ! Laquelle ? …. Je sais pas. Mais interdit quand même ! J’arrive finalement juste derrière lui, et je me demande comment il fait pour ne pas me voir depuis tout à l’heure, on peut pas tellement dire que c’est la discrétion qu'on retiendra de moi, après tout. Ou alors il a remarqué et il a décidé de m’ignorer ? ...mmmh, je sais pas ce que je préfère. Dans tous les cas, je suis la, planté dans son dos, et j’avoue, l’envie me prend de rebrousser chemin une nouvelle fois. Pourtant, sans trop que je sache pourquoi, au lieu de faire demi-tour, c’est mes cordes vocales qui s’activent enfin dans un petit et timide « Youyou ? » il se tourne enfin vers moi et sitôt je sens son regard sur ma face que je me sens aussitôt… extrêment conne. Moue hésitante, yeux fuyants et mains triturant nerveusement le bas de mon pull, j’ai bien conscience que la, c’est à moi de parler, mais, je sais pas, ça bloque. Ça bloque, et du coup, je me sens encore plus conne. Et du coup, histoire de bien arranger les choses, je sens mes joues qui chauffent. Génial. « je- euuuh… je te dérange pas ? Je peux m’asseoir avec toi ? » non parce qu’on sait jamais, ça se trouve en plus il attendait quelqu’un et moi j’me ramène, comme ça. Enfin bon apparemment, il n’attendait personne et j’ai le droit de m’asseoir et au final, je sais pas trop si ça me soulage. Je m'assois néanmoins à côté de lui, occupant toujours mes mains et mes doigts comme je peux pour m’éviter de fuir une nouvelle fois. Allez, cette fois on y est, il faut y aller. Je sens mon coeur battre la chamade à cause de ce que je m’apprête à dire, et je sens que ça va pas être fameux. Je me suis entraînée dans ma tête, pourtant, je suis tout de même sûre et certaine que je vais bafouiller à mooooort. Mais bon. Vu la tête qu’il tire en me regardant, il vaut mieux que je ne fasse pas plus de suspens, du coup, c’est le moment de me lancer. « je- euh, je… » ah bah génial, premier mot, et on commence déjà à buter ! Ça va être beau pour la suite… « je voulais te parler de… enfin… c’est au sujet de… umh. » je grimace. J’ai vraiment du mal. Allez, cette fois, tu te reprends ! Me claquant les joues d’un seul coup de mes deux mains, je me tourne finalement d’un seul coup un peu plus vers Eyal et le regarde dans les yeux avec la détermination d’aller jusqu’au bout de mon idée, tandis que mon cœur, lui, ne fait que battre de plus belle. « c’est au sujet de ta révélation de la semaine dernière, avec Alain. Enfin, plutôt, c’est… c’est au sujet de… de ton père. » nouvelle grimace. Mon regard quitte le sien, mes yeux trouvant un intérêt tout particulier à mes mains qui se remettent à jouer nerveusement entre elles. « je- je suis désolée d’aborder le sujet comme ça… c’est juste que… bah… je… je voulais que tu saches que si… si tu avais besoin d’en parler… avec… avec quelqu'un qui soit vraiment à même de te comprendre.. de comprendre… tout ça… bah… qu’avec moi… tu peux. » je me mords les lèvres un instant. Pas sur que mon allusion ait été très claire. Alors mon regard se plante dans le sien, de nouveau. Je tente de lui faire comprendre le fond de ma pensée, par ce nouveau regard, tout en ajoutant aussi explicitement que possible « parce que je comprends, Eyal. Je veux dire… je… je sais. » et de nouveau, mon regard quitte le sien. De nouveau, je fais la moue, je grimace. Et encore plus quand je sens mes yeux me piquer légèrement. Oh, shit. Dans pas longtemps, je sens que je vais pleurer. Mais pour le moment, d’un seul coup, comme je me rend compte que mon allusion peut porter à confusion, je me reprends aussitôt « oh, enfin.. euh… c’était pas… mon père, lui, ne m’a rien fait, il en serait bien incapable. Mais… euh… » je bloque de nouveau. Je force sur mes mains pour ne pas trembler. J’ai impression que mon coeur va exploser. Et j’ai envie de pleurer. Mais maintenant que t’es lancée, ma p’tite, il faut y aller. « mon ancien petit ami… je suis restée avec lui plus de 4 ans et… pendant… pendant à peu près tout ce temps, il m’a- il me- » nouvelle grimace. Nouveau froncement de sourcil. J’aime pas ce terme. Je suppose que c’est encore trop tôt pour l’accepter. Pourtant, il va bien falloir que je m’y fasse. « il me battait » je souffle à mi-voix, tendue comme jamais, sans oser regarder de nouveau Eyal. Wouah. J’ai réussi à le dire. Moi même, j’ai du mal à le croire.

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MessageSujet: Re: pauvres âmes en perdition (Eyal ; Lundi - 21h30)   Mer 6 Déc - 23:34

La soirée n'était encore qu'à peine entamée, mais déjà Eyal sentait ses paupières s'alourdir à mesure que ses yeux voyaient défiler les pages du bouquin qu'il était parti récupérer à la bibliothèque. Ce n'était pas que sa lecture en elle-même l'ennuyait, c'était qu'il s'infligeait depuis deux jours un rythme de sommeil un peu épuisant et se surprenait à piquer du nez à toute heure. C'était le contre-coup du départ d'Abbi et de cette absence qui se ressentait jusque sous leurs draps. Et bien qu'appréciant ses camarades, il n'était pas question d'aller pleurer auprès de l'un d'eux pour retrouver un peu de compagnie pendant la nuit, alors que ce genre d'initiatives pourraient être mal interprétées et que ça n'était pas trop le moment de faire l'imbécile. Au contraire, s'il y avait bien une chose dont il ne manquait pas en cette semaine un peu compliquée, c'était de sérieux. Car sa situation avait radicalement changé en l'espace d'une soirée et qu'Eyal était bien décidé à la porter à bras-le-corps pour se prouver qu'il n'était pas que le gus un peu lisse et dénué de pudeur qu'on avait présenté au début de l'aventure et qu'il était plus mûr et responsable que ce que son métier ou son parcours pouvaient laisser penser. Preuve en était que beaucoup de choses s'étaient bousculées dans son esprit depuis qu'il avait appris pour la grossesse d'Abbi et qu'il s'était surpris à prendre les choses avec beaucoup de philosophie et une énorme envie de bien faire. Il avait la trouille, bien sûr, et se demandait notamment comment les parents d'Abbi avaient bien pu réagir quand elle était partie les retrouver et leur avait annoncé qu'elle attendait un enfant, et s'ils seraient prêt à l'accueillir dans ces conditions. Mais plutôt que de ressasser des choses sur lesquelles il n'avait pour l'instant aucun contrôle, l'espagnol s'était dit qu'il ferait mieux d'agir sur le concret. C'est ainsi qu'il était parti récupérer un bouquin appelé So you're going to be a dad, qu'il n'aurait jamais pensé dévorer en l'espace d'une soirée. Un livre riches en enseignements qui parlait directement à des hommes comme lui, chamboulés ou inquiets face à l'idée de devenir pères pour la première fois. On y retrouvait toutes sortes de situations qui aidaient à se rassurer, à déculpabiliser aussi, et l'auteur n'avait pas cherché à édulcorer la réalité, ni à faire l'impasse sur le manque de sommeil ou l'épreuve des couches sales. Ce qui lui l'aidait à relativiser, car après tout personne ne naissait père, si ? Et lui, qui avait toujours été attentionné, sérieux et solide, n'était sûrement pas moins bien placé qu'un autre pour bien faire ? Abbi et lui s'aimaient et il savait que ça n'était pas toujours le cas de ceux qui se retrouvaient dans la même situation, et ça suffisait déjà à ce qu'il soit optimiste. Et alors qu'il lutta une énième fois contre sa fatigue pour entamer un nouveau chapitre, c'est une voix familière qui résonna derrière lui. Celle d'Alessia, qu'il n'avait pas entendu arriver, sans doute trop occupé à ne pas sombrer pour de bon. « Oui ? » Il souffla alors, au moment de se tourner vers elle et en esquissant un sourire. La jeune femme lui parut un peu hésitante, comme si elle avait du réunir tout son courage pour venir le trouver, et ça n'était pas sans lui rappeler la fois où il avait tant hésité à venir à sa rencontre dans la bibliothèque. Lorsqu'elle reprit la parole, il lui fit une place près de lui. « Tu me déranges pas du tout, assieds-toi. » Sa compagnie ne l'avait jamais gêné, même quand elle l'impressionnait facilement avec ses méthodes d'enquêtrice de choc, et cette semaine sa compagnie lui serait d'autant plus précieuse qu'il imaginait que le départ d'Abbi l'affectait autant que lui, après celui d'Harrison la semaine passée. « Je peux t'aider pour quelque chose ou t'avais envie de me voir ? » Il reprit, dans un regard en coin, car voyant bien qu'elle avait un peu de mal à s'exprimer, comme si quelque chose l'en empêchait ou qu'elle n'était plus très sûre de la manière de procéder. Il lui offrit alors toute son attention quand elle commença à aligner des mots les uns à la suite des autres, avant que la rousse n'évoque finalement sa révélation de l'autre jour avec Alain, et ce qui y avait été publiquement révélé. « Oh. » Il marqua une certaine surprise, parce qu'il ne pensait pas que le sujet serait mis sur la table en dehors de la chasse aux secrets, puis esquissa un nouveau sourire. « C'est gentil, j'espère... que j'ai pas trop plombé l'ambiance malgré moi, ce jour-là. » Par le biais de la théorie d'Alain qu'il n'avait pas vraiment détrompée durant la confrontation, et pour cause. « Mais tu sais, je crois qu'une partie de moi est presque en paix avec cette période de ma vie aujourd'hui. Y'a juste une autre partie qui elle a toujours un petit peu de mal à en parler, mais il paraît que c'est quelque chose de normal. C'est ce que m'avait dit le psychologue que j'ai vu pendant quelques années. » A l'époque où justement il tentait déjà de dépasser ses traumatismes et de se reconstruire pour son propre bien et celui de sa famille. Il aurait pu en vouloir indéfiniment à son père, mettre un maximum de distance entre eux, mais ça n'aurait rien changé et surtout, ça ne l'aurait pas guéri. L'entendant finalement reprendre, ses traits marquèrent sa surprise. « Tu... sais ? » Et comme s'il craignait déjà de deviner où elle voulait en venir, c'est un regard plus protecteur qu'il posa sur sa camarade, et finalement un soupire confus qu'il poussa lorsqu'Alessia lui révéla avoir subi des violences physiques, elle aussi, par son ex petit ami. « Je suis désolé. » Et il l'était sincèrement, parce qu'aussi vrai qu'elle pouvait le comprendre, il était lui aussi très bien placé pour savoir combien il pouvait être dur d'évoquer ce genre de choses, et quelles pensées nous traversaient parfois l'esprit quand on le faisait. « Viens là. » Il ajouta, en passant un bras autour de ses épaules pour lui offrir un peu de chaleur, tout en veillant à ce que ses gestes ne lui envoient que des signaux rassurants. « Est-ce que c'est la première fois que t'en parles, ici ? » Il avait l'impression que c'était à la fois éprouvant et libérateur pour elle de l'évoquer, alors peut être. « L'important, c'est que ce soit derrière toi aujourd'hui. » Et laissant passer quelques secondes, il reprit. « C'est derrière toi, pas vrai ? » Il avait peut être l'air de jouer les grands frères, mais il prenait forcément les choses plus à cœur que quelqu'un qui n'était pas passé par les mêmes épreuves qu'Alessia. Leurs situations avaient leurs différences, mais elles avaient aussi et surtout leurs similitudes. « Ce type, est-ce qu'il t'arrive encore d'en avoir peur ? » Les lèvres cette fois légèrement pincées, il ne quitta pas son regard. « J'ai plus peur de mon père depuis le jour où j'ai été capable de me défendre face à lui. Ça a pas été facile, mais ça m'a libéré. » Parce qu'un jour il avait été assez grand, assez fort pour l'arrêter dans l'un de ses excès de fureur et que c'était ce moment très précis qui l'avait sauvé.

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MessageSujet: Re: pauvres âmes en perdition (Eyal ; Lundi - 21h30)   Sam 9 Déc - 0:01

Bon. J’ai réussis mon affaire. Je suis parvenue à la fois à aborder Eyal, mais aussi à lâcher ma bombe ; à savoir celle de notre passé un peu commun. Et je saurais pas tellement comment dire comment je me sens. J’ai l’impression que mon esprit est divisé en deux et que chacun des partis est en guerre avec l’autre. D’un côté, le soulagement. C’est étrange, d’ailleurs, je ne pensais pas que ça pouvait être si… libérateur, affranchisseur que de prononcer ces mots  haute voix, que de les sortir de mon esprit par moi-même, ne serait-ce qu’une fois. Mais, évidemment, malgré le soulagement, tout est pas tout rose car de l’autre côté… il y a l'appréhension ; celle d’être jugée, discutée, moquée par toutes les oreilles indiscrète, derrière leur écrans… sentiment auquel vient s’ajouter la peur de faire du mal à tous mes proches qui n’étaient pas au courant et qui vont l’apprendre de cette manière si peu conventionnelle… mais aussi, et surtout : la douleur. Celle des souvenirs qui ne tardent pas à remonter à la surface, à vouloir me hanter par des flashs, réminiscences d’un passé que j’avais pourtant tout fait pour effacer de ma mémoire. Je n’ose plus regarder Eyal, honteuse de ce statut que je dois porter au quotidien, celui d’ancienne femme battue. Je suis parfaitement consciente que beaucoup me crieraient que je ne devrais pas avoir honte, que je suis la victime, et pourtant… pourtant, je ne peux me détacher de cet embarra, celui de m’être faite si stupidement bernée, celui d’avoir été prisonnière du syndrome de stockholm, celui d’avoir, pendant des années, trouvé des excuses à quelqu’un qui n’en mérite aucune… et celui de lui en trouver encore certaines. Gorge nouée, yeux aussi fuyants que piquants de larmes qui ne veulent pas sortir, je me contente de hausser les épaules dans un vague sourire, comme par habitude ; celle de cacher mes tourments. Néanmoins, ce sourire se fit un peu plus vrai et sincère lorsqu’Eyal entoura mes épaules d’un bras dans une légère étreinte toute mignonne. « tous mes plans sont contrecarrés, c’est moi qu’était censée te remonter le moral » je réussis à souffler dans un très léger rire. Ouaip, c’était moi, seulement, ce que j’avais pas pris en compte, c’est que lui, ça fait des années qu’il s’en est sortit. Tandis que moi, quand on se dit que l’année dernière à la même heure j’étais très certainement en train de me recevoir un poing dans le ventre ou un vase dans la gueule… on se rend vite compte que non. Quant à savoir si c’est la première fois que j’en parle ici... « en fait, c’est la première fois tout court » j’avoue d’une petite voix au bout de deux ou trois secondes. « depuis le jour où je l’ai dénoncé, du moins » j’ajoute, me rendant compte que si vraiment ça avait été la première fois, je serais très certainement encore avec lui à l’heure qu’il est. « mes proches sont au courant, bien sûr, mais… l'hôpital s’était chargé de leur apprendre à ma place… j’ai jamais vraiment eu à le faire… et ils ont décidé de ne pas en parler avec moi pour ne pas me rappeler de mauvais souvenirs » comme pour mon cancer, d’ailleurs. Je suis pas tellement sûre que ça ait été la meilleure des décisions, mais au moins, ça m’aura aidé à faire l’autruche comme je le souhaitais. Quant à savoir si je le souhaite toujours… ça, c’est une une autre histoire. En attendant, Youyounne philosophe en soulignant le fait que l’important est que tout ça soit derrière moi. Je souris de nouveau silencieusement. C’est ce que les médecins et policiers avait cessé de me répéter, après l’arrestation de Jonathan, pour tenter de me consoler après nos adieux pour le moins mouvementés. En revanche, la question qui suit me surprit un peu plus, et l’espace d’une seconde, je me suis même sentie prise de cours. Parce que jamais les gens autour de moi ne m’avaient véritablement posé la question. Même si je me doute qu’il me la pose légitimement, vu qu’il ne connait pas l’histoire derrière, ça fait quand même bizarre qu’on me demande mon avis sans conclure à ma place que tout est finit. Parce qu’en vérité, j’aurais tendance à être beaucoup moins catégorique qu’eux. « je… je crois ? j’espère, en tout cas... » je réfléchis une petite seconde. c’est plus compliqué qu’on ne le pense, cette question. Même si aujourd’hui, c’est Harrison qui est dans mon coeur, même si je ne l’ai pas revu une seule fois depuis tout ça… ses derniers mots envers moi n’ont quand même de cesse de me retourner l’esprit. Eyal m’apprends alors qu’il a cessé d’avoir peur de son père lorsqu’il a été capable de se défendre, que ça l’avait libéré. Je hoche la tête avec compréhension. « tu as réussis à reprendre position de force, c’est bien. C’était courageux, d’avoir pu trancher en ta faveur, avec tous ces sentiments contraires » je ne cherche pas à développer les dits-sentiments, sentant mon cerveau beaucoup trop sans dessus dessous pour en avoir la capacité, mais je ne doute pas que je n’ai eu aucun mal à me faire comprendre : d’avoir comme bourreau une personne si importante dans sa vie et dans la construction de soi, forcément, ça n’engendre pas qu’un type de sensations. « moi, je n’ai jamais pu me défendre » je soupire finalement dans une petite moue. « et je suppose que j’ai jamais vraiment cessé d’avoir peur non plus... » En même temps, c’est pas comme si notre histoire s’était terminée sur une joyeuse conclusion me permettant de tirer un trait définitif sur tout ça… ça aurait été bien trop beau ! « la dernière fois que je l’ai vu, il était si en colère… je venais de le dénoncer, à l'hôpital, les flics voulaient l’embarquer mais il a quand même réussi à se faufiler jusqu’à ma chambre. Il me disait… que je l’avais trahis… que tout ça était de ma faute… que je ne pouvais m’en prendre qu’à moi...  » je marque une pause. Non pas à cause de ce que je viens de dire… mais plutôt pour ce qui va suivre. J’avale difficilement ma salive tandis que je sens ma respiration devenir un peu plus irrégulière à cause de l’anxiété. « mais… il- il a dit aussi… qu’il me pardonnait malgré tout. Qu’il… que… qu’il m’aimerait toujours et que… que ça ne serait pas la dernière fois qu’il me verrait… qu’il ferait toujours… toujours partie de ma vie. Et, à défaut, toujours partie de moi... » Et il a raison. Autant mentalement que physiquement, j’aurais toujours trace de lui en moi. Instinctivement, d’ailleurs, j’entoure mes bras autour de mon ventre. Je pince mes lèvres, tentant de me calmer pour baisser mon rythme cardiaque. Et d’un seul coup, je lui demande : « Si on te donnait le choix de tout réécrire et de ne pas vivre tout ça… tu le ferais ? » la question peut sembler saugrenue. Pourtant, c’est souvent dans les pires épreuves qu’on tire le meilleur de soi-même. Et ça, je n’ai aucun doute qu’Eyal doit s’en rendre compte. « et si c’était le cas, si rien de tout ça ne se serait passé, tu penses que tu en serais où, aujourd’hui ? » ça aussi, c’est une question à se poser. La vie n’est après tout qu’une succession de choix et d'événements provoqués les uns par les autres. En changer un seul élément suffit à avoir un entier totalement différent.

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MessageSujet: Re: pauvres âmes en perdition (Eyal ; Lundi - 21h30)   Mer 13 Déc - 3:30

Eyal était plongé en pleine lecture de son nouveau manuel pour futurs papas angoissés et se faisait la réflexion qu'à moins de pouvoir compter sur la générosité de William – autant dire que non – il serait bien inspiré de s'en acheter un exemplaire à sa sortie du jeu, histoire d'en faire son nouveau Coran et d'en apprendre par cœur les moindres lignes. C'était peut être idiot, mais à l'heure actuelle c'était sa seule bouée de sauvetage au milieu de l'océan dans lequel il avait brusquement atterri. Parce qu'il n'avait rien d'autre. Pas d'Abbi avec qui parler de tous les nouveaux projets que l'arrivée de ce bébé impliqueraient pour eux deux. Pas de sœur ou de maman pour le rassurer. Même pas un vieux pote aux blagues lourdes pour lui taper dans le dos et lui dire que ça irait, qu'au fond les challenges il avait l'habitude et que celui-ci serait le plus beau qu'il aurait à relever. Non, Eyal n'avait personne vers qui se tourner pour partager ses angoisses et ses questionnements, ou disons qu'il préférait éviter de les répandre à travers le château alors que l'idée, depuis samedi dernier, c'était de ne pas trop montrer qu'il avait le cœur lourd et l'esprit en fusion. C'était autant de la pudeur qu'une envie de montrer qu'il n'était pas en sucre et pouvait attendre de se retrouver seul dans sa chambre pour relâcher la pression. Ici, avec les autres, il essayait de faire bonne figure autant que possible parce qu'il était toujours dans un jeu et que ses faiblesses, il aimait mieux les garder pour lui la plupart du temps. L'arrivée d'Alessia le surprit au moment où il s'apprêta à commencer un nouveau chapitre, mais c'est la façon dont la rousse amorça leur échange qui le prit véritablement de court. Lorsqu'elle évoqua sa révélation de l'autre jour, avec Alain, et ce qui en était ressorti. Son passé auprès d'un père violent. Un passé qu'elle disait être à même de comprendre, et pour cause... elle avait vécu ce genre d'épreuves elle aussi. Un aveu qui troubla inévitablement l'espagnol, bien trop concerné par la question pour ignorer ce qu'elle devait éprouver, rien qu'à lui en parler à cet instant. Alessia lui avait toujours fait l'effet d'une jeune femme courageuse, et il comprenait encore un peu plus de choses, sans doute, à travers cette confession. Passant alors un bras autour de ses épaules dans un geste réconfortant, il voulut se montrer présent pour elle, car si elle pouvait le comprendre, dieu sait qu'il le pouvait aussi. La remarque de la rousse parvint à lui faire émettre un léger rire. « Pour ta défense, t'aurais de toute façon sûrement eu un peu de mal, cette semaine. Mais si t'y tiens, tu peux toujours me préparer un de ces gâteaux dont t'as le secret... » Il souffla, d'un ton complice, faisant évidemment référence au départ d'Abbi et à ce qui impliquait qu'il soit un peu morose ces jours-ci. Les gâteaux, eux, étaient une allusion à leurs anciens échanges et au gâteau qu'elle lui avait préparé pour son anniversaire. Alessia confessa finalement évoquer cette période de sa vie pour la toute première fois, et il eut une esquisse plus douce. « Je comprends. Et je me dis que c'est sûrement une bonne chose que le buzz d'Alain t'ait incitée à en parler. Je suis bien placé pour savoir que ça libère une part de soi de pouvoir mettre des mots sur ce qu'on a vécu. » Sans doute parce que le dire, tout haut, c'était une façon de s'octroyer un statut de victime – au sens très propre du terme – qu'on avait parfois tendance à se refuser dans leur cas, quand on gardait les choses pour soi de peur de ne pas être aidé ou compris. « C'est aussi sûrement plus facile de se confier à quelqu'un qu'on connaissait pas deux mois en arrière plutôt qu'à un membre de sa famille. C'est une question de regard, j'imagine. On vivrait mieux d'être pris en pitié par quelqu'un qu'on connaît un peu moins. » Car lui s'était par exemple senti plus à l'aise face à Alain que face à sa propre sœur, dont le regard avait forcément un impact différent de tous les autres pour lui. « Dans ma famille, on n'en parle pas beaucoup non plus. Tout le monde essaie à sa manière de tourner la page aujourd'hui, j'imagine que c'est le mieux à faire. » Lui garderait toujours la trace de ces années à souffrir de la main de son père, mais à quoi bon profiter des repas de famille pour ressasser tout ça et leur rappeler les temps sombres par lesquels ils étaient passés ? Aujourd'hui son père avait deux petits-enfants qui en avaient fait leur héro, et bientôt un troisième qui préférerait aussi qu'on lui parle de son papy comme d'un homme bon et juste, alors jamais il ne se permettrait de remuer tout ça et de leur imposer une image de son père qui devait aujourd'hui appartenir au passé. Pour le bien de tous. La question qu'il posa à Alessia, elle, laissa sa camarade songeuse et l'espagnol sentit que pour elle les choses n'étaient pas réglées comme il l'espérait. Tout du moins dans son cœur et dans son esprit, où des traitements comme ceux qu'elle avait subi continuaient parfois de nous tourmenter après qu'on s'en soit pourtant sorti. Et puis, pour Alessia tout était beaucoup plus récent que pour lui, qui depuis des années ne craignait plus les coups de son père, depuis le jour où il s'était défendu face à lui après avoir décidé que ça devait suffire, que c'en était trop. « C'est ce que je me dis, et pourtant je peux pas empêcher une partie de moi de s'en vouloir pour ça. Parce que je sais pas, je me dis... qu'un fils devrait jamais avoir à frapper son père. » Il souffla, les yeux légèrement baissés, ajoutant. « Je sais que ça peut sembler idiot compte tenu de ce que tu sais. Mais je crois que j'ai jamais vraiment réussi à lui en vouloir. » Et c'était ce que beaucoup ne comprendraient sans doute jamais, et la raison pour laquelle il avait repris Alain dans le confessionnal quand celui-ci avait insulté ses parents. Oui ce que lui avait fait son père était mal, et oui il en garderait toujours la trace et, quelque part, la rancœur. Mais ça restait son père, et il n'en avait qu'un. Lui n'avait toujours voulu qu'une seule chose au fond : briller à ses yeux. Encore aujourd'hui, c'était une chose qu'il espérait plus que tout, parce qu'il avait trop longtemps eu besoin de lire autre chose qu'une intense déception dans son regard. S'il pouvait le rendre fier, juste une fois, alors tout ça ne resterait que de mauvais souvenirs pour lui. Sa gorge se serra toutefois lorsqu'Alessia lui confessa avoir toujours peur, quelque part, de l'homme qui lui avait fait tant de mal. Un homme qui manifestement ne s'était pas contenté de la blesser physiquement, mais qui lui avait fait subir une vraie souffrance psychologique, qu'il devina rien qu'à sa façon d'évoquer leur dernière entrevue. « Est-ce qu'aujourd'hui il est... emprisonné ? » Il demanda, les yeux rivés vers les siens, avec l'espoir d'obtenir la réponse qu'il espérait. Un type comme ça, un vrai danger public, ça n'avait rien à faire en liberté. Et même lui, qui était pourtant partisan des secondes chances, l'accompagnerait derrière les barreaux d'une cellule en personne s'il avait le malheur de croiser sa route. Resserrant légèrement la pression de son bras autour des épaules de la jeune femme, il l'écouta reprendre et lui sourit. « C'est normal de continuer à avoir peur. Nos deux situations se sont pas « réglées » de la même manière, et ce type... il a profité de l'emprise qu'il avait sur toi jusqu'au bout, pour te souffler des mots dont il savait qu'ils te marqueraient. Comme en tentant de te culpabiliser, alors que t'avais rien à te reprocher. Rien du tout. » Mais cet homme, fort de cette emprise qu'il avait sur elle, avait voulu que leur dernier contact soit rimé par ces quelques mots loin d'être anodins et qui, pour preuve, la hantaient encore aujourd'hui. « Tu sais que rien de tout ça n'était de te faute, pas vrai ? » Son regard toujours rivé vers le sien, il chercha à y lire le début d'une réponse. « Je te demande ça parce que... il m'est déjà arrivé de me demander si le problème ne venait pas de moi, quand j'étais plus jeune. Ça peut paraître dingue aujourd'hui, mais quand t'as quatorze ans et que ton père te tape dessus en te mettant sur le dos toutes sortes de conneries que t'as pourtant pas le souvenir d'avoir faites, tu finis par te demander si t'es pas un peu un désastre ambulant, quelque part. » Après tout, il n'était sûrement pas le fils idéal aux yeux de son père. Ni le plus intelligent, ni le plus travailleur, ni le plus discipliné. Mais était-il pour autant pire qu'un autre ? Sûrement pas, seulement le garçon qu'il était à l'époque avait beaucoup moins de recul que lui et tendance à se rejeter la faute. Culpabiliser, dans leur cas, était malheureusement fréquent et c'était aussi la raison pour laquelle il était si dur de reprendre le dessus. « Ce que t'a vécu, oui, ça fera toujours partie de toi. Mais lui, il n'a plus sa place dans ta vie et c'est ce qu'il faut que tu te dises. Que tu t'en es sortie, même si ça te prend un peu de temps pour en être vraiment sûre. C'est normal. » Après tout elle était ici, et elle prouvait pour plus d'une raison à ceux qui pourraient vouloir en douter qu'elle était forte et ne se résumait pas à ce qu'elle avait vécu. Il demeurerait toujours en elle une trace de ce par quoi elle était passée, mais c'était précisément parce que tout ça resterait quelque part en elle qu'elle deviendrait de plus en plus forte avec le temps. Car si ce genre d'épreuves devaient bien servir à quelque chose, c'était au moins à les endurcir. C'est pourquoi, à la question qu'Alessia lui posa, il souffla. « Je sais pas... peut être pas, non. Parce que même si ça restera une période trouble de ma vie, je pense que je serais pas le même aujourd'hui si j'en étais pas passé par là. Et je suis pas sûr que j'aurais été une personne meilleure ou plus sereine pour autant. Tout ça, ça a beaucoup influencé mon regard sur la vie, et les autres. » Ça l'avait certainement rendu plus empathique au sort des autres, d'avoir souffert étant jeune et de s'être senti si seul et mal-aimé. Ça avait aussi façonné son regard sur le monde, la violence, l'amour, la famille, toutes ces choses qu'il ne voyait pas de la même façon que s'il n'avait pas vécu tout ça. « Si rien ne s'était passé, je pense que j'aurais dansé, mais que j'aurais peut être baissé les bras à la première difficulté. Parce que tout ça, mine de rien, je crois que ça a fait naître une certaine force en moi. Une volonté de fer mêlée à un peu d'entêtement, sans doute. » Son sourire se fit un peu plus amusé, tandis qu'il demanda. « Tu penses que tu serais ici aujourd'hui si t'avais pas vécu tout ça ? Que tu serais la même ? » Peut être que comme lui, elle avait le sentiment qu'une grosse partie de ce qu'elle était aujourd'hui résultait de cette période difficile dont on apprenait peu à peu à se nourrir pour construire quelque chose à partir des ruines dont on pensait ne rien pouvoir tirer au départ. « Quelle est la chose la plus positive que tu penses avoir tiré de ces épreuves ? Celle qui tu penses t'aideras à affronter ce que tu vis aujourd'hui ? » Ce qu'elle vivait, c'était évidemment la maladie. Et s'il se permettait de lui poser la question, c'est bien parce qu'il était intimement persuadé qu'une fille comme Alessia, qui avait réchappé à de tels tourments, saurait faire preuve d'un courage exemplaire pendant la chimiothérapie qu'elle avait décidé d'accepter, pour le plus grand soulagement de ceux qui s'étaient attachés à elle, comme Eyal. « Tu sais, Abbi et moi on sera toujours là si t'as besoin. » Il souffla d'ailleurs, sincère et le sourire un peu plus large. Alessia était une fille chouette qui prendrait sûrement une vraie place dans la vie d'Abbi et la sienne à l'extérieur, et parce qu'il savait que pour elle un vrai combat commencerait au dehors, il voulait qu'elle soit sûre de pouvoir compter sur eux.

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