your heart is all i own (abbi)

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MessageSujet: your heart is all i own (abbi)   Dim 21 Jan - 21:18

Your heart is all I own,
And in your eyes you're holding mine.
(swansea, lundi 15 janvier)


La pluie s’abattait contre la vitre du taxi et lui tirait un sourire chaque fois qu'il repensait aux longues semaines qu'il avait déjà passé sous le ciel d’Écosse, pas beaucoup plus ensoleillé que le ciel gallois qu'il découvrait depuis maintenant quelques heures, et qu'il se faisait la réflexion qu'il n'avait pas du voir un ciel complètement bleu depuis des lustres. Depuis près de trois mois, en vérité, car même si la fin de Thrown Dice remontait pour lui à la veille au soir et qu'il se savait très attendu à Madrid, l'espagnol avait profité d'avoir récupéré son téléphone portable pour joindre ses proches et retarder son retour de quelques jours. Sa mère n'avait pas caché son impatience à l'idée de le revoir et d'entendre le récit des dix semaines qu'il avait passé loin des siens, mais elle savait tout comme les autres qu'il n'était plus tout à fait le Eyal qui était parti trois mois plus tôt et que si elle avait laissé partir un fils mal dans sa tête qui ne savait plus vraiment où était sa place, elle retrouverait un jeune homme épanoui dans une nouvelle histoire et enfin sûr de ce qu'il voulait vraiment. Alors sa mère n'avait pas insisté lorsqu'il lui avait dit vouloir vivre ses premiers moments de liberté aux cotés d'@Abbi, et goûter enfin au plaisir de vivre leur histoire loin des caméras et de la médiatisation. Parce que c'était maintenant que tout commencerait vraiment pour eux, et notamment cette nouvelle aventure qu'ils évoquaient depuis des semaines et qui, ça y est, était lancée. Parce qu'en retrouvant Abbi, il retrouverait aussi la promesse d'une famille qui prendrait tout doucement forme en même temps que ce petit ventre que ses mains s'amuseraient à explorer sous toutes ses coutures. Ils en avaient souvent parlé, et maintenant ils y étaient. Au début d'une grossesse qu'ils vivraient ensemble, loin des incertitudes et des préoccupations financières, parce que s'il s'était battu ces dernières semaines et qu'il avait supporté la séparation, c'était bien avec l'espoir de les mettre elle et lui à l'abri de ce genre d'inquiétudes pour les mois à venir. Sa victoire d'hier était finalement venue bouleverser les choses et dépasser tous ses espoirs, leur offrant à Abbi et lui de quoi rêver beaucoup plus grand, et il imaginait sans mal ce qu'elle avait du ressentir lorsqu'elle avait compris, tout comme lui, qu'ils pourraient réaliser le projet qui leur tenait tant à cœur depuis que tout s'était concrétisé. Il s'apprêtait à rejoindre Abbi dans la maison de ses parents et à la découvrir dans un autre genre d'intimité que celle qu'ils avaient partagé dans le château, et la simple idée de la voir dans l'environnement où elle avait grandi, et où elle s'était construite malgré les blessures qu'elle avait partagé avec lui, lui donnait d'autant plus envie de partager sa vie et son quotidien dans un endroit qui leur ressemblerait. Il voulait qu'Abbi aille de l'avant tout comme il voulait lui-même faire la paix avec son passé, et il savait qu'ils finiraient par trouver l'endroit qui sonnerait pour eux deux le début d'une toute nouvelle vie à deux, puis à trois. Alors il avait commencé des recherches, avait profité d'avoir de nouveau accès à internet pour creuser les idées qu'il avait eu ces dernières semaines jusqu'à ce que l'évidence l'ait frappé au détour d'une piste. Ce n'était encore qu'une idée qu'il devait partager avec Abbi, mais il y avait beaucoup repensé pendant le voyage et il se savait maintenant prêt à lui en parler comme d'un projet de vie. Il le ferait lorsqu'ils se retrouveraient seuls, dans cette petite bulle intime qu'ils n'avaient plus véritablement partagé depuis des semaines, et déjà la simple idée qu'il la serrerait bientôt à nouveau contre lui l'envahissait d'impatience et de fébrilité. Il se languissait de retrouver tout ce qui lui avait tant manqué pendant le petit temps où ils étaient restés séparés, mais était aussi un peu intimidé à l'idée de rencontrer ses parents, et encore plus sachant que dans leur situation c'était loin d'être anodin. Alors, aussi vrai qu'il avait voulu bien faire les choses le jour où Abbi était venue lui rendre visite dans le château, il avait cette fois encore mis toutes les chances de son coté pour lui faire plaisir et rendre l'instant inoubliable. Mais en voyant beaucoup plus grand, car même s'il n'encaisserait l'argent de son chèque qu'à son retour en Espagne, Eyal avait pour la première fois depuis longtemps utilisé sa carte de crédit sans craindre de dépasser son budget du mois. Il avait alors profité d'être à l'Aéroport un peu plus tôt dans la matinée pour écumer les boutiques et lui acheter un joli parfum et une grosse boîte de chocolats qui ferait probablement pétiller les yeux de la future maman. Il s'était ensuite rendu dans une bijouterie, avait longuement hésité pour trouver quelque chose qui correspondrait à son style à la fois simple et coquet, puis lui avait choisi un joli collier en or jaune assorti d'un bracelet dont les petits détails devraient plaire à son coté romantique. Les deux autres petits paquets, eux, étaient plus inattendus dans leur genre mais devraient aussi faire leur petit effet auprès d'une Abbi qu'il savait adepte des surprises... La dernière étape avait consisté à acheter deux bouquets de fleurs sur le chemin qui le mènerait au domicile des Taylor, et si le chauffeur du taxi jetait quelques coups d’œil curieux dans le rétroviseur depuis le début du trajet, c'est parce que celui qu'il avait choisi pour Abbi était tellement gros qu'il disparaissait quasiment derrière. La voiture s'arrêta finalement devant l'adresse que la galloise lui avait donné, et il souffla de soulagement à l'idée que sa petite nuit et ses efforts pour arriver chez elle au plus tôt aient payé. Réglant sa course et quittant le taxi les bras chargés mais la mine enthousiaste, il se mit rapidement à l'abri de la pluie et sonna à la porte qui lui faisait face. Son cœur s'emballa rien qu'à l'imaginer lui ouvrir, il avait tellement attendu ce moment.

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Dernière édition par Eyal le Mar 30 Jan - 2:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: your heart is all i own (abbi)   Jeu 25 Jan - 17:35


Mon histoire, c’est un peu le conte de fée de la saison. Un gros conte de fée moderne 2.0 qui se termine avec un happy ending digne des plus grands Disney qui ont marqué l’enfance de n’importe quelle petite princesse en devenir, moi incluse. Mais bien plus que ça, on peut même dire que mon petit parcours de vie, ça ressemble en gros à une success story qu’on pourrait enseigner partout ailleurs dans le monde et l’inclure dans le programme d’éducation nationale pour inspirer les gens, les motiver à croire en la vie, l’instinct, la bonté et leur rendre la foi en l’univers. Le truc, c'est que Bibi a pas gagné Thrown Dice. Elle a même pas été en demi-finale. Sur le papier, elle a participé, elle a abandonné en cours de route avant même d’inscrire son nom au panthéon des personnages inoubliables de la saison, mais allez comprendre que malgré cela, on allait se souvenir de son nom bien plus que certains finalistes. Bibi, elle a pas gagné l’émission, mais c’est tout comme parce-que j’ai cette impression, en faisant le bilan comptable d’avoir tout gagner. Je sais pas. Mon parcours, si tu le regardes du point de vue d’un téléspectateur teubé qui cherche juste à consommer des histoires de culs et des embrouilles pour soulager sa life, il est pas aussi spectaculaire qu’il est en vrai, mais si tu l'analyses à la manière d’un maître joaillier expert qui étudie une pièce de diamant entre ses mains, tu peux comprendre la subtilité de cette histoire. Ou le message clé. Les un peu moins teubés pourront dire que cette gonzesse a juste su investir dans le bon gars et que maintenant qu'il a gagné elle a tout gagné par "chance" grâce à lui, mais c’est pas aussi facile que ça. Croire en quelqu’un à l’aveugle. C’est pas si facile que ça et peu de filles le font à notre époque. Savoir regarder au-delà des apparences. Accompagner un gars alors qu’il est rien du tout. L’aider. Rester avec lui. Se tenir près de lui quand ça va mal. Croire en lui. Investir toutes ses émotions en lui. Tout ça pour savourer avec lui une fois qu’il aura réussi ce qu’au fond, il était destiné à réaliser tôt ou tard. Ma vie, de ma naissance à ma participation à cette émission est une succession d’actions qui répondent parfaitement aux bases d’un storytelling réussi. On a le petit bébé qui force son destin malgré l’effort de l’avortement et la médecine pour naître, qui grandi sourire banane et visage ensoleillé dans la grisaille de sa maison où il est loin d’être désirée, au presbytère puis à l’école où il a pas connu les souvenirs les plus heureux de sa vie. Qui connait le manque d’affection mais qui le compense au fil de sa vie. On a le petit soleil immortel qu’on veut étouffer mais qui résiste et qui décide d'aller contre-courant et force sa destinée. Il sort, il voyage, il découvre le monde et une passion pour les profondeurs qu’il décide d’en faire son métier, puis il participe à une émission de téléréalité en se trimbalant dans ses valises une foi absurde, un optimisme de petite fille candide et un sourire imbattable et qui résiste à tout épreuve. Et puis y’a eu la rencontre et la suite ça a accouché d’une série d’événements complètement wtf qui font que je vis le putain de rêve éveillé d’aujourd’hui. C’est sinusoïdal comme vie, ça répond à aucune logique. D’un presbytère à des îles, puis à une émission de téléréalité, faut avoir une doctrine philosophie de malade et une foi aussi absurde et irréaliste que la mienne pour vivre le parcours que j’ai vécu. Un putain de rêve éveillé. Que ça soit la veille de la victoire d’@Eyal, ou tout simplement depuis que je l’ai rencontré et que j’ai su que dieu m’avait délivré un cadeau du ciel, je flotte. Quand il a gagné, j’ai crié mais j’ai aussi pleuré. J’ai eu ma période où les sentiments me sont monté à la tête et où j’ai pas pu me retenir la nuit de pleurer, pour lui, parce-qu’il le mérite. Il mérite tout ce qui lui arrive, parce-qu’au fond, c’est quelqu’un de bon. Et j’ai l’impression qu’avec tout ce qu’il a traversé de noirs et obscurs en trente piges, il est enfin récompensé. Mais en plus de sa victoire et la symbolique matérielle qu’il y’avait derrière, moi je pensais à une seule chose : c’était cette perspective de le revoir juste après sa victoire. Bien évidement, j’avais tout préparé pour nos retrouvailles sacrées. La maison avait subi un petit nettoyage en interne mais sans trop en faire, pour faire genre c’est toujours comme ça etc. Les parents avaient reçu comme instructions de vider les lieux et ne débarquer que plus tard le soir façon "ah salut Eyal vous allez bien mon garçon '' pour me laisser le temps de retrouver l’intimité qui me manquait avec lui depuis des lustres. Plus de caméras en plus, c’était la première fois que j’allais être 1000% moi-même. Niveau physique j’ai pas fait d’énormes retouches tellement j’ai l’impression que le surplus d’œstrogène lié à la grossesse m’embellit naturellement. Je commence même à avoir une plus grosse poitrine, j’ai de plus beaux cheveux blond, plus long et je pète la forme. Mon sourire interstellaire lui va gagner encore plus en intensité une fois que je le verrais, et mon cœur lui a justement bondit de mon torse une fois que j’ai entendu la sonnette vieillotte du rez-de chaussée raisonner. Oh mon dieu c’est lui. Sans plus attendre, et avec un certain empressement  je couru pour lui ouvrir et tomber sur … un gros bouquet de roses mais on s’en foutait parce-que je savais que c’était lui, et que derrière ce gigantesque bouquet y’avait sa trombine qui me manquait de recouvrir de bisous bibinien. « Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa » la quartier est calme, c’est de règle, toujours, mais je pouvais pas m’empêcher de crier tellement c’est fort à l’intérieur de moi au point de me jeter sur lui et l’enlacer du mieux que je pouvais avec mes petits bras, comprimant son bouquet entre nous deux, mais encore une fois, sur le moment on s’en foutait de lui « mon dieu c’est toi j’arrive pas à le croire » Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa je savais pas ce qui se tramait dans ma tête mais mon cerveau avait cessé de fonctionner le temps de quelques secondes. « Rentre Rentre allez viens, y'a personne hihi » si mon père m'avait vu y'a de cela je sais pas quoi faire rentrer un gars chez moi il m'aurait littéralement assassiné, hm. Mais bon tout le monde dans cette ville, voir dans ce continent savait que je sortais avec Mr TD saison 10. Il pleuvait en plus, le pauvre il allait attraper froid alors sans plus attendre je le tirais vers moi pour le faire entrer, fermer la porte derrière moi et plaquer un long baiser un peu trop brutal sur ses lèvres, parce-que j’en avais trop envie voilà on excuse la forme sauvage. « J’étais en manque, sorry » ouais et je suis trop excitée à l’idée de passer du temps avec lui. Je bouge dans tous les sens, mes émotions sont décuplés et mon dieu je vais exploser de l’intérieur « viens monte suis-moi » oui je lui laisse pas le temps de regarder notre petite maison toute modeste, il aura tout le temps de la visiter après « enlève juste tes chaussures et pose les là-bas mon chéri » ouais y’a des règles un peu chiante ici, mais qu’il s’inquiète pas chez nous, dans notre vraie chez nous, genre la maison que j'avais dessiné l'autre fois, ça sera la liberté complète « attends je t’aide mon chéri » et en m’agenouillant, je lui délasse les nœuds de ses pompes pour les lui retirer une par une. Monsieur le roi de thrown Dice saison 10 mérite quand même un accueil particulier, mais en fait c’était encore plus viscéral que ça parce-que j’avais trop envie de prendre soin de lui. C’était mon mood du moment. Attendrissant et qui s’occupe de tout. Absolument tout. De son chéri surtout « viens viens j’dois te montrer ma chambre » j’étais trop pressée sorry, mais malgré toutes ses provisions on montait quand même pour rejoindre ma chambre. Techniquement, c’était pas vraiment « ma » chambre, vu que la mienne était à l’autre bout du monde, dans une île complètement perdue, mais celle-ci, c’était ma chambre y’a de cela dix ans maintenant. La chambre de baby Abbi. Celle où j’ai grandi pour la quitter à l’âge de treize ans. D’où son aspect moyenâgeux avec des décors en porcelaine soi-disant girly encore sur les étages, quelques affaires et un lit en bois modèle Boucle d’Or & les 3 ours encore compatible avec ma forme, mais pas celle d’Eyal apparemment. « Regarde » yes « C’est la chambre de Bibi ! » hihi sourire sur les lèvres, j’arrêtais pas de sautiller malgré mes 24 piges au compteur parce-que j’étais contente. Trop contente. « Haan t’as ramené des cadeauuuuux » genre comme si je les avais pas remarquer à l’entrée, hm « T’es trop mignon viens on les ouvre maintenant steuplait » ouais genre maintenant que je suis devant lui, à l’heure actuelle, je vibre comme un V12 je veux faire plein de chose à la fois comme ... lui parler lui raconter l’entendre parler l’embrasser le déshabiller etc etc « mais avant » ouiin y'a une urgence encore plus grande « Bibi veut Hug !! » ouiii gros hug si possible.

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MessageSujet: Re: your heart is all i own (abbi)   Mar 30 Jan - 2:20

Eyal retint sa respiration au moment où la poignée de la porte s'enclencha, espérant bien sûr que c'est @Abbi qui lui ouvrirait et qu'il pourrait la serrer contre lui sans même attendre d'avoir été invité à entrer. Parce que ça n'avait l'air de rien mais qu'après plusieurs semaines sans avoir été physiquement à ses cotés, c'était le genre de petites choses qui lui feraient un bien fou. Ce serait aussi le premier moment qu'ils passeraient à deux loin des caméras qui avaient vu naître leur histoire, alors peu importe qu'il ait les bras chargés de fleurs et de cadeaux, tout ce qu'il espérait c'est que la séparation prendrait fin d'ici quelques secondes et qu'il pourrait enfin vivre le moment qu'il s'était si souvent imaginé. La porte s'ouvrit et c'est bel et bien la silhouette d'Abbi qu'il vit apparaître, et un large sourire qu'il afficha en la voyant si rayonnante – et très enthousiaste à en juger par le cri qu'elle poussa. Eyal lâcha un rire et passa aussitôt ses bras autour d'elle lorsqu'elle initia une étreinte, profitant longuement de l'instant et retrouvant les sensations qui lui avaient tant manqué. « T'attendais quelqu'un d'autre ? J'ai croisé Brad Pitt en arrivant mais je lui ai dit que la jolie fille qui habitait ici était plus sur le marché. » Il souffla, dans un rire et en lui lançant un petit regard malicieux, avant qu'elle ne lui propose de rentrer et glisse au passage une précision qui ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd. Car s'il était impatient de faire la connaissance des parents de la galloise, l'idée d'être seul avec elle pour leurs retrouvailles rendait tous ces petits moments encore plus précieux, parce qu'en attendant de vivre avec elle et de partager cette intimité-là au quotidien, ce serait déjà un bon moyen de rattraper le temps perdu. Abbi referma la porte et il sentit dans le même temps ses lèvres se plaquer contre les siennes, dans un baiser passionné qu'il prolongea avec plaisir, parce qu'autant dire que lui aussi avait trouvé le temps long depuis la dernière fois qu'ils avaient vraiment pu partager ce genre d'intimité. « Moi aussi, d'ailleurs si on sent que le manque est encore trop fort, je pense qu'on devrait pas hésiter à recommencer. » Il glissa, l'air encore amusé et un peu plus coquin, parce qu'il mentirait s'il disait que ces élans passionnés ne lui avaient pas manqué à lui aussi. Et c'était d'autant plus difficile de garder la tête complètement froide après ces quelques semaines où ils ne s'étaient vus qu'à une seule vraie occasion, et alors qu'aujourd'hui il y avait cette maison vide de toute présence en dehors de la leur. Même la proposition d'Abbi l'amusa, parce que dans un certain contexte ça pouvait presque passer pour une invitation. « Je me demande ce que ton père dirait s'il nous savait tous les deux seuls là-haut. » Son regard se fit rieur, il était heureux de retrouver le ton et la malice de leurs échanges et il songeait qu'Abbi devait déjà savoir que ça n'était pas lui qui risquait d'aller raconter ça à son père. Déjà parce que ce ne serait pas forcément dans son intérêt, et ensuite parce qu'il ne ferait jamais rien qui risquerait de la placer dans une posture délicate, encore moins avec ses parents. « T'es un ange. » Il reprit doucement, lorsqu'elle l'aida à retirer ses chaussures en voyant qu'il risquait d'avoir du mal tout seul. Puis il la suivit dans les escaliers et se laissa guider jusqu'à sa chambre, ou du moins celle qui avait du être la sienne lorsqu'elle était adolescente, à en juger par la décoration et la taille du lit. Une vision attendrissante qui l'aida à se faire une idée encore plus précise de l'environnement dans lequel elle avait grandi. « C'est super joli ici. J'ai aucun mal à imaginer la petite Abbi faire ses devoirs sur son petit bureau et y écrire dans son journal intime. » Et c'était vraiment plaisant pour lui d'avoir ainsi accès à un pan de son intimité et de son passé. Abbi fit mention des cadeaux qu'il avait encore entre les mains et il prit cette fois un petit air énigmatique, pas dupe quant au fait qu'elle devait être impatiente de les découvrir depuis qu'elle lui avait ouvert la porte. « Eh bien, il paraît que c'était Noël y'a pas très longtemps et qu'en plus tu as été très courageuse ces dernières semaines. » Il souffla, en échangeant avec elle un regard tendre et un nouveau sourire. Il voulait évidemment parler des moments où il n'avait pas pu être directement à ses cotés mais où elle était restée forte malgré le coté impressionnant et inattendu de la situation. Il aurait beaucoup d'occasions de le lui dire, mais il était très fier d'elle. « Maintenant, t'es sûre ? » Cette fois c'était pour l'embêter et parce qu'il tenait à ménager un petit effet de surprise, accueillant sa prochaine requête avec un large sourire. Un hug ? Pour ça non plus il ne se ferait pas prier, Abbi le savait. « D'accord, attends, je pose tout ça sur le lit. » Et se déchargeant enfin du poids des fleurs et de ses paquets pour se retrouver parfaitement libre de ses mouvements, il se rapprocha et n'attendit pas pour passer ses bras autour d'elle et entremêler leurs corps dans une nouvelle étreinte. Son visage enfoui dans son cou, il y respira son parfum avant d'y déposer un chaud baiser. « Je t'aime, tu sais. Je suis heureux qu'on soit à nouveau tous les deux, ça m'avait manqué tout ça. » Et il en pensait chaque mot, parce que la séparation avait été d'autant plus difficile à gérer qu'elle était survenue juste au moment où il avait appris pour sa grossesse et où il aurait eu le plus besoin d'être auprès d'elle. « Et je resterais bien comme ça plusieurs heures, mais quelque chose me dit que tu veux tes cadeaux, pas vrai ? » Et il avait beau rire, il la connaissait assez pour savoir que sinon, elle risquait d'insister jusqu'à ce qu'il veuille bien la laisser les ouvrir. Alors, se délogeant lentement pour atteindre le gros bouquet de fleurs déposé sur le lit, il le lui tendit avec tendresse. « Elles sont pour toi. J'espérais en les choisissant qu'elles te feraient autant plaisir que celles de la dernière fois. » Abbi noterait d'ailleurs que cette fois le bouquet n'était pas uniquement composé de roses, mais aussi de jolis dianthus mauves, de gerberas roses et de lisianthus blancs, parce qu'il voulait quelque chose de délicat et de coloré pour leurs retrouvailles. « L'autre bouquet, je l'ai choisi pour ta mère. Je me suis dit que c'était la moindre des choses d'avoir cette petite attention avec ce que tes parents font pour nous. » Par principe, mais aussi parce que les parents d'Abbi avaient la gentillesse de l'accueillir chez eux et de prendre soin d'Abbi depuis le début de sa grossesse, un bouquet de fleurs en comparaison c'était peu de choses. Quant aux cadeaux. « Alors... Le premier paquet, c'est parce que maintenant tu manges pour deux. » Il reprit, malicieux, au moment où Abbi attrapa la première boite pour en découvrir le contenu et les chocolats qu'elle renfermait. Son coté gourmand, probablement accentué par son début de grossesse, apprécierait sûrement ces petites douceurs qui mettaient l'eau à la bouche. « Ensuite, j'ai voulu te faire des cadeaux qui te quitteraient jamais ou presque, alors... j'espère que tu vas les aimer. » Et guettant sa réaction tandis qu'elle déballa d'abord le parfum au bois de rose et son flacon très féminin, il souffla. « Le parfum, c'est parce que quand je l'ai senti j'ai tout de suite pensé qu'il était fait pour toi. Le reste, c'était histoire de te faire un cadeau à la hauteur de ce que tu représentes pour moi. » Et attendant avec un peu plus de fébrilité qu'elle ouvre le prochain paquet, l'espagnol se pinça les lèvres au moment où elle déballa le collier et son bracelet, tous deux faits d'or jaune et agrémentés d'un cœur serti de petits diamants. Le genre de cadeaux très intimes qui ne s'offraient pas à la légère, parce qu'un bijou, et même deux ici, c'était généralement un cadeau très symbolique et riche de sens quand il était fait à une femme. « Je sais, tu vas dire que ça fait beaucoup, mais je voulais vraiment que tu te sentes belle et spéciale. Et puis, c'est la première fois que je peux te faire des cadeaux. » Ses lèvres dessinèrent un nouveau sourire tandis qu'il attrapa sa main, parce que oui il savait qu'Abbi lui rappellerait qu'elle n'avait pas forcément besoin de toutes ces attentions, mais c'était important pour lui de la gâter maintenant qu'il le pouvait. Il voulait lui faire plaisir, ici ça n'était pas le prix qui importait mais le message qu'il y avait derrière tout ça. Quant aux deux derniers paquets, ils attendaient toujours sur le lit d'être déballés et ça n'était pas pour rien qu'il les lui offrait en dernier car ils avaient chacun un symbolisme spécial et qu'il était encore plus curieux de découvrir sa réaction face à ce qu'ils contenaient. « Ces deux-là sont un peu plus particuliers alors je les ai gardé pour la fin. Maintenant, t'as le choix entre la grande et la petite boite. » Son ton était joueur et montrait qu'il aimait l'idée de lui faire choisir quel cadeau elle voulait ouvrir en premier. Abbi aurait droit aux deux, qu'elle se rassure, mais c'était aussi pour voir ce qui la rendait la plus curieuse et si elle avait une idée des surprises qu'il lui réservait encore.

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MessageSujet: Re: your heart is all i own (abbi)   Sam 10 Fév - 22:43


C’est lui. En chair et en os, mais surtout fidèle à lui-même avec ses petites répliques en plastique qui valent pas un clou et son sourire crâneur du gars qui essaye de se la jouer cool et décontracté face à la nana qui lui fait perdre le sens de l’orientation. Toujours. Il changera jamais. « Tais-toi » c'est débile ce qu'il dit. Genre si j’attendais quelqu’un d’autre. Et puis quoi encore. Le truc c’est que l’amour, en plus de rendre aveugle, a cette faculté de transformer absolument n’importe quelle blague nulle et débile en un truc génial tellement je glousse dans ses bras et je me retrouve à rigoler bêtement à ce qu’il raconte. Franchement le gars qui a dit que l’amour rendait bête bah … il avait vraiment raison, hm. J’étais toute bête à rire et m’enfoncer avec lui dans son délire, parce-que de une, c’était un joli compliment dissimulé qu’il me renvoyait en livraison express, et de deux, me rappelait que j’appartenais déjà à quelqu’un et ça, je sais pas comment l’expliquer mais ça me rendait toute chose. Le fait d’être déjà prise. De pas être sur le marché. D’être d’une certaine manière, owned et désirée par un tiers. S'il fallait mettre un mot sur ce sentiment, c'est ça. « Brad Pitt je le remarquerais même pas s’il était avec nous tellement personne ne peut rivaliser avec ton aura à toi mon chéri » bien évidement niveau réplique je pouvais pas rêver mieux comme réplique à sortir pour élever le niveau, vu qu’en ce moment précis j’étais encore plus bête que lui, obnubilée par la beauté de mon chéri, par la sensation de retrouver sur le plan physique trois équivalent de brad pitt en une seule et unique personne. Je suis pas objective, et alors ? J’emmerde tout le monde et … Franchement est-ce que j’aurais gagné au change si j’avais troqué mon sublime Picchu contre l’autre plouc qui a perdu en crédibilité après avoir planté sa gadji millénaire ? La réponse est non. L’homme que j’attendais était bel et bien devant mes yeux, avec son gros bouquet et ses petites bouclettes qui m’avaient manqué, et je ne l’échangerais pour rien au monde. Il est à moi et, bien évidement, aussi impatiente que j’étais je l'attirais à l’intérieur parce-que, disons le d’office, j’avais pas vraiment de temps à perdre avec les introductions façon couple qui se réuni après une longue absence. J’avais juste le temps pour fermer la porte derrière nous et me lancer à la conquête de ce que j’avais envie de faire depuis des décennies maintenant. L’embrasser. Peut-être avec l’impatience du novice, était-ce un baiser bâclé, voir précipité, mais je m’en foutais considérablement parce-que voilà, je pouvais plus me retenir. J’avais trop faim. Et maintenant qu’il est là j’allais l’inonder de bisous et de câlins sous la couette ce soir au point qu’il risquait certainement de plus respirer par la bouche. Le nez sera toujours là comme relais, au cas où, mais sa petite allusion n’était pas tombée dans l’oreille d’une sourde, car j’étais hyper motivée à replonger dans ses lèvres si chaudes et accueillantes « Ouii recommençons ! » putain que je pouvais être ultra enfantine et spontanée quand je laissais mes émotions les plus profondes s’exprimer. D’ailleurs on aurait dit deux mômes d’à peine cinq piges qui se découvraient mutuellement, loin des regards inquisiteurs de la cours de récré, entrain de tâtonner, se toucher réciproquement avec innocence et découvrir pour la première fois de leur petite vie que, le fait de s’embrasser bah ça procurait une nouvelle sensation inédite et drôle. Au premier bisou on rigole, puis au deuxième on attrape l’autre par les oreilles, on gonfle les joues et on replonge en calquant les deux petites bouches symétriques pour finir par rigoler au milieu et juste après le bisou. Moi en ce moment j’étais une gosse qui avait faim de bisous. Je voulais embrasser et surtout être embrassée en retour pour retrouver cette connexion interrompue, alors je plaquais une nouvelle fois mes lèvres contre les siennes en l’invitant à me suivre en haut, tirant sur son t-shirt tout en mordillant sa lèvres inférieur pour lui rappeler que Bibi, c’est une passionnée quand même. « il a rien à dire » c’est lui à présent l’homme à bord. J’étais plus une fille à papa et bien qu’il soit rugueux comme daron, il avait plus son mot à dire sur mes fréquentations maintenant que j’avais pris mon indépendance. Et puis toute l’Angleterre savait que je sortais avec le nouveau gagnant de Thrown Dice saison 10, alors je vis pas non plus une relation clandestine vu que mes parents sont au courant de tout. « t’as peur de ce qu’il a à dire ? » regard planté dans le sien dans une sorte de défi. « Tu sais que maintenant que tu es là, tu peux m’emmener là où tu veux » la garde parentale est finie, un homme remplace toujours un autre dans le cœur et la vie d’une fille et ce moment est peut-être venu. « hihi prend moi dans tes bras et sauvons nous de là » façon princesse Peach kidnappée. En plus ça m’excite, c'est drôle comme situation mais bon, il y’avait bien plus important à présent vu que j’avais plutôt hâte de lui faire découvrir ma chambre. Petit détail : ses chaussures. Je connais ma mère et ses règles obsessionnelles compulsives, mais bon, ça restait un détail. Là-haut, je lui fis découvrir mon univers, ou du moins mon ancien univers vu que cette chambre n’avait pas changé d’un iota depuis la dernière fois que je l’avais quitté, c'est-à-dire depuis bien longtemps. « oui regarde, je me cachais ici » en ouvrant un petit placard blanc pour le laisser imaginer une petite forme miniature de ce que j’étais planqué derrière ces portes en bois. « c’était ma cachette favorite. Je restais ici pendant des heures à rêver dans mon petit coin parce-que j’aimais bien m’isoler et voyager. Je détestais la réalité dans laquelle je vivais alors je m’enfermais dans mon petit monde et  je rêvais de mon futur prince charmant, de ma future vie tout ça tout ça »  yes c’est ici où tout se passait, ou presque parce-que durant mon enfance j’ai plus l’impression d’avoir vécu dans l’illusion de mes pensées que dans la vraie vie. « hihi on pourrait se cacher ici mais je pense pas qu’on puisse rentrer maintenant toi et moi » je gloussais bêtement parce-que je disais de la merde, tout simplement. Ce petit repère était tellement petit qu’il aurait jamais suffi à m’inclure, maintenant que j’ai légèrement grandi. Alors lui, avec ses gros muscles c’était mal parti. Mais bon, cette chambre avait l’avantage d’inclure le deuxième endroit favori de Bibi et c’était mon lit. En plus il présentait l’option de pouvoir nous réunir sans qu’on soit trop à l’étroit, ou du moins on pouvait déborder mais si on se collait l’un à l’autre, ça pouvait le faire. « Oui je veux voir les cadeaux que t’as ramené !! » je les avais pas oublié, non. Je peux pas prétendre le contraire. Ils sont trop voyants, trop lumineux et attractifs. Et je suis trop impatiente. Il le sait. Il me connait par cœur. Je suis tellement impatiente que je me place moi aussi sur le lit pour le voir déballer tout ça sous mes yeux. « j’ai été très sage durant ton absence, oui » courageuse, très patiente et en plus de ça, j’ai pas pleuré quand il était pas là. Ou du moins juste des fois, lors de quelques moments de faiblesses, mais je mets ça sur le compte des hormones. Mais en urgence là je veux un hug. Un gros hug et j’attends qu’il s’exécute pour enrouler mes bras autour de son dos. « moi aussi je t’aime » plus que tout, et j’étais sincèrement contente de le retrouver et le prendre ainsi dans mes bras. « je veux plus jamais qu’on se sépare » genre plus jamais. « promis ? » Plus de séparation. J’allais le coller à l’infini et le suivre partout où il ira jusqu’à la mort. « hm oui tu as raison, les cadeaux » c’était le seul truc qui pouvait raccourcir notre hug intime parce-que j’étais capable de rester des heures dans cette position. Et je n’exagère même pas. Donc premier cadeau, des fleurs. Et pas n’importe lesquelles. Cette fois c’était plus variés et surtout … plus grand. Il avait vu grand et … il a même pensé à offrir des fleurs à ma mère. Pour un gendre parfait il est nettement au dessus du lot. « Elle sera hyper contente merci !! » il marque des gros points avec cette initiative, c’est clair. « tu sais ils t’ont jamais rencontré personnellement mais ils t’ont vu à la télé et ... de ce qu’ils ont vu ils m’ont dit qu’ils étaient fiers de moi » bien évidement « tout le monde ici dit que t’es un type bien » c’est unanime et je suis contente que même mes parents qui avaient certainement des craintes vis-à-vis de mon futur soit ainsi rassurés à ce point. Enfin bref. Next. Oh des chocolats !! « ça te dérange pas si je mange trop et que je grossisse un peu ? » selon le médecin j’allais prendre minimum 12kg de plus alors certainement ça allait se voir. Mais bon j’allais continuer à faire du sport coûte que coûte pour garder la forme et ne pas me laisser aller au cas où. Troisième cadeau : un parfum. Et pas n’importe lequel. Un parfum de marque qui sent trop bon et dans un geste trop affectif je viens le prendre dans mes bras et lui glisser un simple « merci » au creux de ses oreilles. Merci pour le geste « ça me fait énormément plaisir tu n’imagines pas » non il a pas idée à quel point c’est la fiesta au fond de ma tête en ce moment, surtout quand je déballe le quatrième et que je tombe sur un collier en or jaune avec des diamants et un bracelet assorti. Mon dieu. Je suis un peu choquée a fur et à mesure que j’inspecte les bijoux, à la fois contente et gênée par le geste. « Aaaaaaa j’adore merci Eyal je sais vraiment pas quoi te dire pour te remercier, tu m’as gâté ! » mon dieu je sais pas plus trop quoi dire ou répondre parce-que … « c’est la première fois qu’on m’offre quelque chose de cette valeur là » j’imagine qu’elles ont dû lui coûter très cher « en plus tu as bon goût j’adore les modèles que tu as choisi » des fois il est chiant à être trop parfait, parce-que je trouve rien à dire et moi j'aime bien commenter par-ci et par-là « Je suis même pas habituée à porter ce genre de bijoux. Ça va me faire bizarre » je me sentirais toute drôle, spéciale comme il dit mais toute drôle n’empêche vu que c’est une première. « tu m’aides à mettre mon nouveau collier ? » parce-que oui, j’étais impatiente de voir ce que ça faisait sur moi. « je t’aime trop mon amour merci du fond du cœur » et bien évidement les mots ne suffisaient pas pour décrire toutes mes émotions qu’il m’acheva avec un dernier, ou plutôt une doublette qu’il avait dissimulé pour le finish. « Han non j’aime pas faire des choix comme ça » la grande ou la petite boite mmh … « La grande ! » même si dans ma tête, le plus beau cadeau que j’avais envie de déballer au plus vite était ce qu’il dissimulait sous son pantalon, hm, mais bon ça pouvait attendre encore un peu …

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MessageSujet: Re: your heart is all i own (abbi)   Dim 18 Fév - 21:05

S'il avait cité Brad Pitt comme il aurait pu citer n'importe quel autre acteur célébrissime dont l'image envahissait les magazines people, Eyal savait qu'@Abbi n'était pas le genre de filles à se pâmer devant le prototype de l'homme parfait version nœud pap', comme lui n'était pas le genre d'homme à fantasmer devant des bombes sexuelles made in Hollywood. C'est pour ça qu'ils s'en amusaient et ouvraient leurs retrouvailles sur cette note légère qui rappelait un peu leurs premiers échanges, quelques mois plus tôt, à l'époque où Eyal aimait se cacher derrière des petits jeux pour lui ouvrir peu à peu son cœur. Ici il retrouvait ce petit automatisme parce qu'il était inévitablement troublé de retrouver Abbi après ces quelques jours de séparation. Sa remarque le fit rire, tandis qu'il la serra un peu plus fort contre lui. « Quelque chose me dit que t'es pas complètement objective dans cette histoire. » Il souffla, amusé, parce que ça faisait probablement un moment qu'Abbi et lui ne se voyaient plus avec des yeux objectifs. Une idée qui le fit sourire de plus belle, parce que ça pouvait avoir l'air idiot mais que lui aimait l'idée d'avoir retrouvé avec Abbi la sensation d'être aimé envers et contre tout, après des années à avoir fait le deuil d'histoires qui ne lui avaient apporté que des regrets. C'est pour ça qu'une partie de lui était toujours sur le point de fondre quand elle le regardait avec ces yeux-là et lui assurait qu'aucun homme n'irait l'éclipser à ses yeux. Mais aussi lorsque ses lèvres rencontraient les siennes dans un baiser aussi soudain que savoureux, qui eut comme un goût de libération après ces quelques jours sans le moindre contact physique. C'est la raison pour laquelle ils pouvaient bien se permettre de remettre ça, après tout les parents d'Abbi les avaient laissé seuls pour leurs retrouvailles, ils avaient ici l'occasion de retrouver cette intimité qu'ils partageaient à l'intérieur du château. Eyal ne fut donc pas surpris qu'Abbi le prenne au mot et lui offre un nouveau baiser, et se mit à sourire contre ses lèvres quand il sentit qu'elle voulut à son tour lui faire passer un petit message. Parce qu'aussi gentleman soit-il avec ses cadeaux et ses bouquets de fleurs, il lui était difficile de garder la tête froide et le cœur au repos maintenant qu'il était de nouveau seul avec elle. D'où sa petite allusion au père d'Abbi quand celle-ci l'attira en haut, parce que même s'il n'était pas sérieux il n'oubliait pas où il se trouvait. Abbi lui fit remarquer que son père n'avait pas son mot à dire, et Eyal esquissa un nouveau sourire à sa question. « Non, je veux juste pas t'attirer d'ennuis dès mon arrivée. Mais rassure-toi, il faudrait plus que le désaccord de ton père pour mettre un frein à mes envies, et puis... c'est pas comme si tes parents se voilaient la face sur notre degré d'intimité, si ? » Il souffla dans un rire, en lançant un regard vers son petit ventre qui bientôt commencerait à s'arrondir et qui n'était pas le résultat d'une immaculée conception. Si son père avait accepté cette grossesse, il n'en était probablement plus à se ronger les sangs à l'idée de les savoir seuls tous les deux. « Ça veut dire que si demain je t'annonçais que je nous ai trouvé la maison dont on a tant parlé, tu me suivrais sans réfléchir ? » Il demanda ensuite, dans un sourire malicieux, avant d'émettre un nouveau rire lorsqu'elle parla d'une fuite à deux. « Dis-moi où tu veux aller et je t'y emmènerai. » En carrosse, sur un tapis volant ou juste en avion, il l'emmènerait loin de cette grisaille dès qu'elle en ressentirait l'envie parce que plaisanterie ou pas, il n'y avait rien qu'il souhaite davantage que de découvrir avec elle tout ce que le monde avait à offrir. Ils avaient vécu entre les quatre murs d'un château pendant quelques mois, maintenant ils pouvaient vraiment se retrouver et concrétiser les projets qui leur tenaient à cœur. Mais dans l'immédiat, Eyal découvrait ce qui avait été la chambre de la toute jeune Abbi et s'amusait de tous ces petits détails attendrissants qui le plongeaient directement dans l'enfance de la galloise. Une enfance qui pourtant n'avait pas été très heureuse, il le savait, et c'était justement pour ça que c'était si symbolique pour lui de découvrir cet endroit et tout ce qu'il avait pu représenter pour elle. Abbi lui désigna le placard où elle aimait se cacher et il sentit son cœur se serrer, passant un bras autour de sa taille pour l'attirer contre lui. « Aujourd'hui c'est terminé tout ça. Tu as quelqu'un pour veiller sur toi, et même un petit bébé bien au chaud qui n'attend que de changer ta vie. » Et alors qu'il pensait chaque mot de ce qu'il lui disait, il posa cette fois sa main sur son ventre. « Tu peux pas savoir comme ça me rend heureux chaque fois que je nous imagine tous les trois. » Comme une vraie petite famille. Un concept symbolique pour elle comme pour lui, parce qu'ils avaient en commun d'avoir eu une enfance douloureuse à bien des égards et qu'ils étaient bien placés pour savoir, elle avec sa mère et lui avec son père, que les relations familiales n'étaient pas toujours simples non plus. « Non c'est clair, il faudra se trouver une autre cachette si tu veux faire une frayeur à tes parents. » Il reprit dans un autre rire, face à l'évidence que ce placard soit définitivement trop petit pour les accueillir, en tout cas en un seul morceau. Le lit de la jeune femme, lui, était heureusement assez grand pour accueillir les paquets qu'il avait amené avec lui et dont Abbi avait visiblement très hâte de découvrir le contenu. Mais avant ça, la blonde réclama un câlin et c'est tout en tendresse qu'Eyal passa ses bras autour d'elle et la serra contre lui, profitant de l'instant pour échanger quelques mots doux avant d'esquisser un doux sourire. « Promis, on ne se sépare plus à partir de maintenant. On va même pouvoir faire tout ce qu'on pouvait pas faire jusqu'ici : sortir dîner, aller voir un film au cinéma... et peut être même faire quelques balades en moto quand t'auras accouché et que y'aura plus de risque. » Parce qu'en attendant il savait qu'il était préférable de ne pas les mettre elle et l'enfant inutilement en danger. Il avait promis à Abbi qu'ils feraient des balades, et ils en feraient. « Au début je pensais la vendre pour acheter une voiture, mais je suis sûr que tu serais déçue de pas avoir pu l'essayer, pas vrai ? » C'est pour ça qu'il lui disait ça avec un grand sourire et l'intention de garder sa moto au moins pour sa valeur sentimentale et le coté « bad boy » qu'elle lui conférait et qui semblait tant plaire à Abbi. Mais place pour le moment à l'ouverture des fameux cadeaux, et notamment aux deux bouquets de fleurs qu'il était passé acheter sur le chemin. L'un pour Abbi, pour symboliser leurs retrouvailles, et l'autre pour sa mère, par politesse. Une attention qui d'après la blonde lui ferait plaisir, tandis que la suite le toucha plus qu'Abbi n'en eut probablement conscience. « C'est vrai ? Ça me fait vraiment plaisir que tes parent acceptent notre histoire et me trouvent à la hauteur. J'ai vraiment aucune envie de t'éloigner d'eux, peu importe où on ira vivre ensuite. » Et par là il voulait dire qu'il avait trop conscience de l'importance que ses parents avaient à ses yeux pour vouloir la garder pour lui quand ils seraient installés ensemble ou auraient débuté une nouvelle vie à trois. Lui-même était proche de sa famille, et il n'y avait rien qu'il souhaite plus que leur futur bébé soit très entouré. Place aux chocolats ensuite, et à une Abbi un peu soucieuse. « Tu sais bien que non, pour moi tu seras toujours aussi belle même avec des kilos en plus, c'est vraiment pas important. » En plus les formes chez une femme étaient séduisantes, c'était loin d'être un tue-l'amour pour la plupart des hommes. « Mais t'as de la marge, tu sais. » Il reprit dans un petit rire, parce qu'Abbi était un poids plume et que ça n'était sûrement pas dix kilos qui la métamorphoseraient. C'est alors qu'ils déballèrent le parfum qu'il lui avait choisi, et qui fut aussi accueilli avec beaucoup d'enthousiasme par la jeune femme. Mais ce sont ses bijoux qui remportèrent tous les suffrages et déclenchèrent une vive émotion chez Abbi, pour son plus grand soulagement.  « C'est vrai, tu aimes ? » Il demanda, le sourire aux lèvres. « Moi j'avais jamais eu l'occasion de gâter autant une autre femme que ma mère, mais toi j'aurais trouvé un moyen de t'offrir ces bijoux même si j'avais pas eu cet argent. » Et il émit un rire en réalisant que ses paroles pouvaient porter à confusion. « T'inquiète pas, j'aurais pas braqué la bijouterie. Ou alors j'aurais laissé un petit mot d'excuse. » Non plus sérieusement, ça n'était pas son genre d'en arriver à de tels extrêmes, ça n'était pas pour rien qu'il s'était tant battu dans sa vie pour y arriver. Et puis, il avait aujourd'hui au moins deux excellentes raisons de ne jamais franchir la ligne rouge. « Bien sûr, je t'aide. » Il ajouta, en prenant le collier à deux mains avant de le passer autour de son cou et de l'attacher, attendant qu'elle se retourne vers lui pour admirer le résultat. « Whaou regarde ça, il était fait pour toi ! Tu es superbe. » C'était comme si le collier n'attendait qu'elle tant il la mettait en valeur, et pourtant dieu sait qu'elle n'avait jamais eu besoin de ça à ses yeux. « Je t'aime aussi, et je suis ravi qu'ils te plaisent autant. » Parce qu'offrir un bijou c'était déjà un peu risqué quand on était un homme et qu'on ne pouvait pas être sûr de taper juste, mais qu'en offrir deux c'était définitivement un pari. Mais un pari gagné à en voir le sourire lumineux de la jeune femme, qui n'était pas au bout de ses surprises. Car voilà qu'elle dut faire face à un choix inattendu, devant deux paquets qui risquaient de la surprendre à leur tour. Il les lui offrirait évidemment tous les deux, mais dans l'immédiat Eyal voulait l'embêter un peu et voir vers quel paquet elle aurait tendance à se diriger. Le gros, semble-t-il. « La grande, t'es sûre ? Ok, c'est parti ! » Et prenant un air malicieux, il l'aida tandis qu'elle commençait à déballer le paquet. « J'ai sûrement pris un petit risque avec ce cadeau, mais je voulais te surprendre et aussi te faire passer un petit message... » Et alors que ses mots se voulaient énigmatiques, ses mains soulevèrent le couvercle de la boite avant que celles d'Abbi n'y plongent pour en découvrir le contenu. C'est ainsi qu'elle découvrit un ensemble de lingerie fine constitué d'un soutien-gorge, d'un porte-jarretelles et d'un tanga en dentelle. Eyal l'observa, la gorge un peu serrée et les joues rougies parce que ce cadeau-là était le plus intime de tous et qu'il avait un peu hésité avant de lui acheter cette lingerie d'un genre particulier, qui n'était pas le genre de choses qu'on offrirait à sa sœur ou à sa fille. « Je sais que c'est un choix particulier, mais je voulais te faire comprendre que même si tu portes mon bébé, tu restes la femme que j'aime et que je désire par dessus tout. » Et s'approchant un peu plus pour déposer une main sur sa joue, il reprit. « Ça fait plusieurs semaines que... enfin, qu'on n'a pas pu pleinement se retrouver à ce niveau-là, alors je voulais marquer le coup pour que tu te sentes particulièrement belle et désirable lorsqu'on referait l'amour. » Ce serait la première fois qu'ils repartageraient ces moments-là depuis des semaines, depuis le soir où il avait appris pour sa grossesse, alors oui, il avait voulu anticiper la chose et investir dans ce cadeau très riche de sens pour eux. « Et si j'ai choisi un ensemble un peu coquin, c'est parce que je veux jamais que tu penses que j'ai honte de la Abbi passionnée qui aime aller au bout de ses envies. Ni que tu te sentes indigne de moi. » Et ça c'était particulièrement important qu'elle le sache après les petites histoires qu'il y avait pu avoir dans le jeu, notamment avec Martin et la façon dont il avait pu la dénigrer juste pour quelques mots sortis de leur contexte. Ça paraissait déjà loin mais il voulait qu'elle se sente libre d'être elle-même avec lui, peu importe ce qu'en penseront les autres. Il l'aimait pour tout ce qui faisait sa personnalité. « Le dernier cadeau n'a rien à voir avec celui-ci, mais c'est aussi quelque chose qui me tenait à cœur. » Et alors qu'Abbi s'empara du petit paquet et commença à en découvrir le contenu, elle se saisit des deux petits chaussons que renfermait la boite et Eyal eut un sourire plus tendre face à sa surprise. « C'est pour elle ou lui. » Il souffla, les yeux de nouveau rivés vers son ventre. « C'est un peu tôt je sais, mais je tenais à lui faire son premier cadeau, pour quand il sera avec nous. La vendeuse m'a assuré que ça convenait aussi bien pour un garçon que pour une fille, alors en attendant de savoir... je voulais que tu vois que je pense déjà à lui. » Avec Abbi ils étaient sa première pensée du matin et sa dernière pensée du soir, il se surprenait souvent à s'imaginer avec son fils ou sa fille dans les bras, dans un futur proche, et dans ces moments-là il se sentait déjà père. « Je les trouvais mignons avec les petits ours. » Il reprit, dans un rire, en passant deux de ses doigts à l'intérieur des chaussons pour les agiter sous le nez d'Abbi, vers qui il se pencha ensuite pour lui voler un baiser.

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MessageSujet: Re: your heart is all i own (abbi)   Lun 14 Mai - 11:02


J’avais mon petit nounours à moi juste devant mes yeux alors Brad machin on s’en tapait royalement. Sérieux, j’avais beau ne pas être la plus objective devant ce qui constituait sans l’ombre d’un doute ma faiblesse, l’autre blondinet a sacrément perdu de son aura cérémoniale après que sa célébrissime femme a demandé le divorce pour rompre ce qui semblait être l’une des idylles les plus enviées d’Hollywood. Alors entre lui et Eyal il y’avait pas photo à mes yeux. L’un avait juste une plastique acceptable –j’exagère même pas- tandis que l’autre pouvait me faire sourire en une fraction de seconde, m’aimait plus que tout au monde, l’avait prouvé à maintes reprises et en plus avait fait tout ce chemin pour me rejoindre ici, à des kilomètres de sa famille qui devait surement l’attendre encore plus que moi. Quand mes yeux se déposèrent sur son nez que j’adore, puis son sourire, l’envie de lier mes lèvres aux siennes se fit sentir alors je ne pu réprimer ce que je mourrais depuis des millénaires de faire. Des semaines à attendre ce moment où je pourrais profiter du moindre mètre carré de sa bouche et y glisser ma langue bien insolente. Il n’avait  sous ses yeux que la bande annonce de la chaudasse qui sommeillait en moi et qui prenait son mal en patience. Un peu comme une femme en manque qui attend son homme engagé des mois dans l’armée et qui a enfin l’occasion de partager les moments charnels qu’elle a passé des semaines à planifier, élaborer et décortiquer avec une précision digne d’un scénariste de film érotique dans sa petite cervelle noyée d’œstrogène. C’était pas les scénarios obscurs qui manquaient, et c’était pas non plus mon père qui allait détruire tout ce que j’avais imaginé dans ma tête pour nos retrouvailles. Nan. Mais l’idée d’imaginer la rencontre au sommet entre ma famille et lui avait de quoi me faire glousser bêtement « t’as déjà préparé ce que tu allais dire ou bien tu vas improviser le moment venu ? » je sais pas, pour quelqu’un qui a pensé aux fleurs et aux cadeaux j’imagine qu’il a déjà gribouillé dans une feuille des phrases et des expressions passe-partout de gros lèche qui font d’habitude plaisir aux parents, et surtout qui font gagner des points subtilement, de manière très subliminale, parce-que j’ai trop peur qu’il se plante devant leur austérité exagérée. Mais allez j’ai foi en lui, même en ses capacités de se tirer des situations les plus compromettantes. Et puis nan, personne n’avait le pouvoir de décider pour moi et c’était pas comme si mes parents ignoraient que je m’étais déjà faites le nouveau gagnant d’une téléréalité à laquelle je venais de participer 3 mois avant, et de laquelle je revenais avec un nouveau statut social et un petit plus au niveau de mon ventre. Au contraire, ils approuvaient avec leur attitude le choix du prince charmant. Ils avaient accueilli la nouvelle avec un certain scepticisme au départ, mais sa victoire et toute la loyauté qu’il a démontré à la télé après mon départ a réussi à faire taire les critiques qui se murmuraient toujours par-ci et par-là. @Eyal venait avec bien plus qu’une paire de couille pour affronter des parents très conservateurs, pour ne pas dire coincés. Faut dire aussi que, pour des catholiques dont le nom de famille anglo-saxon était une condition de principe, leur ramener un musulman arabe ex-stripteaseur dans une boite de nuit à Madrid, c’était pas le meilleur des CV qui soit, ou de loin ce qu’ils s’imaginaient pour leur seule et unique fille. Ma mère, comme je la connais, aurait frôlé la rupture d’anévrysme si Eyal avait pas gagné je crois. Sa venue dans ce cas de figure là aurait été un suicide, et le dernier volet de mission impossible parce-que l’argent, ça compense un peu, faut pas se mentir. « T’inquiète pas, j’te filerais deux trois tips pour pas te planter, mais sinon ça va le faire » je croise les doigts pour que le feeling passe à merveille. Mais je suis très optimiste. Parce-que dans la famille, il y’avait aussi la mère de Neil Taylor, Shibani Rajatshubhra, qui est une Bengalie qui a vu le jour à Calcutta, ce qui fait d’elle la seule personne d’origine ‘asiatique’ -un terme qui, au Royaume-Uni, désigne spécifiquement les personnes originaires du sous-continent indien, à savoir Inde, Pakistan, Bangladesh et Sri Lanka- à avoir épousé un membre de ma famille. Qui de plus est le grand frère de mon père. « je n’attends que ça » partir d’ici. Quitter cette maison et vivre ailleurs. Avec lui surtout. Si j’ai butiné d’un continent à un autre pour faire de la plongée et m’installer à Gili, c’est pas pour rien. Je suis à lui à présent et il peut m’emmener là où ça l’enchante, et mes deux gros yeux verts et ma moue ne peuvent pas être aussi obvious que ce qu’elles sont déjà en ce moment. Mes intentions sont déjà claires : je veux voyager à ses côtés. Partager le moindre de mes instants avec lui et ne plus me séparer de lui. « là en ce moment, je veux aller en haut » je pointe avec mon petit doigt vernis l’étage supérieur. On aura tout le temps de débattre sur notre future destination après, une fois que j’aurais hm déversé certaines de mes pulsions. Dans ma chambre, celle où j’ai passé la plus grande partie de mon enfance, enfermée dans un placard ou sur mon lit. Mais c’est de l’histoire ancienne maintenant, et ses chaudes paroles ainsi que sa main posée sur mon ventre arrivaient tel un fil conducteur à me faire passer toutes ses émotions qui me submergeaient aussi à l’idée de nous imaginer à trois. « tu es vraiment sûr ? » genre … on a jamais eu le temps d’en parler, à vrai dire on en a même jamais évoqué l’éventuelle possibilité qu’il soit peut-être pas prêt pour accueillir un enfant. Son enfant. Une responsabilité supplémentaire. Il s’était toujours tenu ferme à cette idée d’assurer son devoir paternel et de rester à mes côtés alors que rien ne l’y obligeait, et cette simple idée me fascinait au point que je le divinisais pour l’incroyable force de caractère dont il fit preuve pendant le jeu, et surtout après. A vrai dire je ne sais pas ce que j’ai fait dans ma vie pour mériter un homme aussi inestimable que lui, mais j’esquisse d’un sourire et je dépose à mon tour ma main sur la sienne, un faible regard sur la fusion de nos doigts. « et moi dans huit mois je vivrais un rêve éveillé » parce-que la naissance du petit constituera l’un des événements les plus heureux qui soit dans ma vie. C’est quelque chose que j’ai attendu des années et maintenant c’est sur le point de se réaliser, qui plus est avec l’homme que j’aime et avec qui je suis prête à partager ma vie avec lui. « pourquoi d’un seul coup tu deviens aussi sérieux ? sous prétexte que je suis enceinte je n'ai pas le droit de monter sur ta moto ? » je boude parce-que c’est pas juste non plus. C’est pas la fin du monde, une grossesse, alors faut qu’il se relaxe un peu. Il commence même à prendre un peu trop de précautions à mes yeux. « NON j’aime les motos alors steuplé ne la vend pas » ouais ça serait trop triste qu’il la troque pour une voiture. Après c’est vrai que c’est plus raisonnable de passer à une voiture format familial une fois qu’on sera à trois, mais une moto c’est cool. Enfin bref, niveau cadeau Eyal a tapé dans le fort, et il avait pas oublié ma mère qui, au fond, appréciait trop ce genre de petits gestes anodins. Ça me réconfortait à l’idée qu’il allait surement gérer et que c’était pas un faible qui allait se décomposer devant mes parents. Ils avaient beau être des dinosaures dans leurs têtes, ils avaient fini par voir et accepter l’idée qu’Eyal était certainement l’homme de ma vie à la façon dont je le regardais à la télé, et qu’il était par-dessus tout, malgré toutes les différences et les origines éloignés du monde, quelqu’un de bien. Et c'était le plus important « dans ce cas là je vais bien me goinfrer parce-que j’aime trop le chocolat » le sucre en général, alors disons que maintenant j’avais une certaine permission et que je pouvais me permettre certains écarts. Donc tant qu’il n’y voyait aucun problème moi j’allais bien évidement me faire plaisir. Qui se l’interdirait ? Le parfum est top, les bijoux on en parle même pas tellement j’adore le collier et le bracelet qui va avec. « J’ADORE » geenre qui pourrait ne pas aimer un collier de cette beauté là non mais … là il fait juste son petit modeste, mais ça se voit qu’au fond de lui il est très fier de son coup. Parce-que oui, il a vachement réussi son coup. Il a mit le paquet et je trouve plus les mots. « tu sais que tu ne seras jamais obligé de braquer une bijouterie parce-que ce n'est pas de l’or que je demande … » nan « je demande de l’attention, de l’amour, des mots doux  murmurés au creux de l’oreille et à ce que je sache, ces choses là sont facile à trouver et ... gratuites, non ? » je suis même une nana pas très chère pour le coup, parce-que s’il arrive à me fournir que ça je serais comblée toute ma vie. Entendre des compliments aussi, comme ceux qu’il me susurre juste là, ça me fait décoller et je tourne sur moi-même, je me regarde dans le miroir pour contempler le rendu final et je me trouve soudainement … transformée. C’est le terme exact. Et ce n’était même pas fini parce qu’il restait encore deux cadeaux à déballer et il fallait faire un choix. Un choix des plus difficile qui plus est, mais allez, la grande avait de la gueule alors mon petit doigt pointa l’emballage attirant pour officialiser mon choix. Et je sais pas pourquoi mais j’avais hâte de découvrir ce qu’elle renfermait avec son petit teasing pré-déballage. Un petit risque ? Petit message ? Voilà qui est intéressant. Et pour avoir devant soi un Eyal aussi gêné ça devait être du lourd alors mes opales effleurèrent du regard le contenu du carton pour découvrir à ma plus grande surprise une jolie pièce de lingerie au fond de la boite, et presque naturellement, un long sourire malicieux s’installa sur mes lèvres pour ne plus les quitter. « alors là ... je m'y attendais pas. » mais PAS DU TOUT ! « c’est la meilleure initiative que t’ais pris depuis que je t’ai connu » il se mouillait ENFIN ! J’entendais que très peu ce qu’il disait, bien trop occupée à décortiquer l’article entre mes doigts d’experte « c’est bon arrête de parler » mon doigt se calque même sur ses lèvres pour arrêter son flot de parole incessant sur le sujet « chuuut » trop de blabla inutile pour rien. Des fois il parle trop Eyal, et sans le savoir il devient lourd. Il est mignon avec son speech mais non. Il m’a juste fallu déposer un regard sur la nature du tissu pour comprendre, et secrètement ça me faisait énormément plaisir qu’il ait prit cette initiative car ça voulait dire tant de choses. Pas la peine de les exprimer non plus. Je préférais de loin l’idée de la connexion. Un simple regard et les deux êtres se comprenaient sans que l’un d’eux n’ait à souffler le moindre mot. Le niveau ultime de la fusion telle que je la désirais pour notre bébé relation. « C’est parfait. Je sais pas comment tu as su pour ma couleur préférée, ni que j’aimais particulièrement ce genre de lingerie là » parce-que je n’ai pas souvenir le lui avoir dit un jour « mais j’avoue que tu es très fort » Le dernier cadeau quant à lui fut presque la petite cerise mignonne sur le gâteau, et bien que les chaussons m’adoucissaient un peu, il n’y’avait encore qu’une seule pensée qui colonisait l’esprit : enfiler tout ça au plus vite et me donner entièrement à lui. « J’espère que cette vendeuse ne t’as pas trop dragué » je la tue sinon, alors attention à cette vendeuse, je commence à voir rouge à chaque fois qu’il mentionne une autre femme. J’ai peut-être un problème au fond mais y'a des vendeurs hommes MASCULINS aussi qui vendent des articles pour enfants alors ... c'est bon Abbi, calma. « le petit bébé aura vraiment de la chance d’avoir un père comme toi » ça c’était une évidence, mais là mes pensées étaient dirigées vers autres choses qui n’avait vraiment rien à voir avec le monde bisounours des chausson cotonneux dont il me vantait les motifs. Des ours, ok, mais là faut qu’on baise alors c’est quoi cette transition de merde ? Je me lève d’une façon brusque, brisant presque méchamment son petit spectacle de marionnettes improvisés avec ses doigts pour me tourner vers lui, lèvre inférieur pincée d’empressement « attends moi ici, c’est à moi de te faire un cadeau maintenant » et d’un pas félin je m’éclipse un instant pour aller revêtir cet ensemble provocant, loin de son regard afin de lui faire une surprise aussi. Je saisi le moment pour lâcher mes cheveux et rajouter une petite couche de rouge à lèvre assez subtil pour revenir vers lui, sur la pointe des pieds, à moitié nue et uniquement vêtu de l’ensemble qu’il vient de m’offrir, un regard pas très bibinien qui, à lui tout seul veut tout dire « on disait ? » je crois qu’on parlait des chaussons, pas vrai ? Je réduis la promiscuité de façon insolente pour lui faire face, mettant l’accent sur certaines courbures de mon corps et triturant avec mes doigts les jointures du string, sans pour autant lui donner accès à mon corps. Pas encore. « alors … je suis comment ? »

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Je n'ai pas peur de connaître le malheur. Ce que je crains, c'est de savoir que le bonheur passé ne reviendra pas.



La puissance.
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your heart is all i own (abbi)

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