morning breeze (S1, lundi 10h15)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

Voir le profil de l'utilisateur   

MESSAGES : 582
AVATAR : anne hathaway
LOCALISATION : Londres
MÉTIER : Professeur de biologie


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 10000£
AFFINITÉS:
MessageSujet: morning breeze (S1, lundi 10h15)   Dim 10 Juin - 2:17

morning breeze
@Phil

Même sur un bateau, à des milliers de kilomètres de chez moi, je reste une lève-tôt, un oiseau du matin. J’ai passé de longues minutes, peut-être plus d’une heure, couchée dans mon lit, sans bruit, pour ne pas déranger Jun, assoupie à côté de moi, et ai fini par me lever quand la frénésie de mes pensées devenait trop insupportable. Aussi étonnant que cela puisse paraître, je ne suis pas très à l’aise à l’idée d’être si loin de Londres et du cocon que je me suis bâti. Les Etats-Unis, ce n’est pas chez moi. Enfin, j’espère que ce sentiment va se dissiper quand le bateau va s’éloigner des côtes pour naviguer en pleine mer et nous faire découvrir des endroits fabuleux. Je ne saurais vraiment expliquer cette réaction. Je crois que je pensais, au milieu de cet environnement de vie quelque peu hostile et si loin de mon quotidien, pouvoir me raccrocher à ce que je connais et ce qui m’est familier. L’Angleterre, mon pays.
Alors je sors de sous ma couette et erre dans le bateau pendant un moment, avant de décider de faire un crochet par la bibliothèque pour y dénicher un bouquin, puis par l’un des restaurants pour y récupérer une tasse de thé. L’avantage d’être dans ce jeu est que les goûts de William Quincy-Clifford en matière d’infusions le précèdent, et que je suis certaine d’être comblée. C’est ainsi que je me retrouve, installée en tailleurs sur un transat du pont-promenade, à observer l’horizon et le soleil, déjà bien haut dans le ciel, un roman posé à côté de moi, une laine sur les épaules, et une tasse blottie au creux de mes mains. C’est fou, si loin de chez moi, et pourtant si peu de différence avec ce que j’aurais habituellement fait un lundi matin. Promis Nathan, je ferai plus d’efforts bientôt, mais laisse-moi arriver.
Au loin, j’entends des pas se rapprocher, et tourne la tête pour découvrir Phil, mon binôme d’entrée dans l’aventure, se rapprocher lentement.  « Alors, il paraît que t’as une cabine de luxe ? » Je n’ai pas bien suivi la raison qui explique ce petit privilège, mais j’imagine qu’il l’a mérité, c’est bien le principe de ce jeu.  « Plus serein que samedi soir ? » Je fais référence, en le narguant gentiment, à son état de grand stress lors de notre entrée dans l’aventure. J’avoue ne pas avoir été très à l’aise ce soir là non plus, mais je crois qu’il remporte la palme de l’anxiété du prime d’ouverture. Et haut la main.

_________________
living in black and white
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur  http://www.throwndice.com/t10450-phil 

MESSAGES : 752
AVATAR : andrew cooper
ÂGE : 35
LOCALISATION : Liverpool
MÉTIER : coach sportif en centre d'obésité infantile
ÉTAT D'ESPRIT : rêveur


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 10000£
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: morning breeze (S1, lundi 10h15)   Lun 11 Juin - 0:07

J’ai encore du mal à réaliser. Le fait que je sois ici, sur cet énorme et luxueux bateau, avec cette flopée de caméra braquée sur nous. Le fait d’avoir un secret à défendre, et d’autres à dénicher. En fait, je crois que c’est simplement le fait d’avoir été accepté qui m’a l’air encore bien irréel. Pourtant, je suis ici, au milieu des autres candidats, je suis en train de le vivre, mais… ça m’a l’air encore lointain. Comme si je n’étais là que de passage, comme si j’allais me réveiller demain dans ma maison de banlieu, aux côtés de ma femme, soit par nos enfants nous sautant dessus, soit par les léchouille d’un de nos chiens. Pourtant, je suis bien conscient que je suis ici pour encore un moment -du moins, en principe- mais… Je sais pas. J’étais beaucoup trop à mille lieues de penser pouvoir intéresser la production, en réalité, alors forcément, j’ai pas tellement eu le temps de me préparer psychologiquement. Alors vu qu’en plus on y ajoute tous ces changements de cadre de vie par rapport aux saisons précédentes… Il n’en fallait pas plus pour me perdre complètement ! Et du coup, ça fait depuis samedi soir que je me retrouve là, sur ce bateau, au milieu des autres candidats, à y apprécier mon nouveau petit quotidien sans réellement réaliser. C’est assez étrange, comme sensation. Comme si j’étais spectateur de ma propre vie. Mais bon, d’un autre côté, on est que Lundi. Lundi matin, en plus. Comme samedi soir, on s’est plus ou moins couché directement, avec Ugo, ça veut dire qu’en fait, ce n’est que la journée de dimanche qu’on a pu expérimenter vraiment. Alors peut-être que je mets la charrue avant les boeufs. Peut-être que je me prends trop la tête pour, au final, pas grand chose. Oui, allez. Disons-nous cela. C’est déjà une belle journée qui se profile, en plus de ça, regardez-moi ce beau soleil, cette température agréable. Alors contentons-nous de profiter encore un tout petit peu avant d’être de nouveau kidnappé par mon esprit. Et puis, c’est là que j’aperçois Beth, non loin, tranquillement installée sur un transat. La pauvre Beth a avoir été la première à expérimenter mes magnifiques compétences de sociabilité. Je lâche un petit sourire teinté d’un petit souffle amusé en repensant à quel point j’avais pu laisser transparaître mon stress de me retrouver ainsi au plein milieu d’un truc d’une telle envergure. Ah ça, y’a pas a dire, je sais y faire, côté premières impressions. Je me dirige doucement vers elle pour aller à sa rencontre, et elle finit par capter ma présence. Je lui souris en guise de bonjour et lorsqu’elle fait mention de la cabine de luxe à laquelle j’ai eu droit, je ne peux m’empêcher d’agrandir ce sourire. « oh, oui, et je peux t’assurer qu’elle a bien mérité son nom : j’ai dormis comme un bébé » enfin, comme un bébé qui fait ses nuits, du moins. Non parce que dans le cas contraire, on ne peut pas tellement dire que la comparaison fasse envie. En tout cas c’est vrai que cette cabine est une pure merveille de confort, et même si je ne suis pas très sûr d’avoir compris ce qui m’avait valu un tel privilège, je compte tout de même bien en profiter. Et lorsque Beth fait allusion à mon état de Samedi soir, je ne peux m’empêcher de rire un peu, tout en admirant le large. « il faut bien, il faut bien. Ne serait-ce que pour que mes proches ne se moquent pas trop de moi à la sortie ! » Ah, ça, entre ma femme et mes élèves, je me demande lesquels obtiendraient la palme de la moquerie. ...très certainement ma femme, en fait, puisqu’elle aurait l’occasion de me ressortir les histoires de mes prouesses même soixante-dix ans après. « Et toi ? Toujours dans le clan des poissons hors de l’eau ? » je lui demande en me tournant de nouveau vers elle. « vu le lieu où on se trouve, en plus, on peut dire que l’expression tombe à pique » ah ça, je sais pas si elle a eu le flair ou si c’est le fruit du hasard, mais on peut dire qu’elle avait bien su trouver ces mots, lors de cette première soirée.« faudrait juste faire gaffe à ce que personne ne nous prenne au pied de la lettre, ou on pourrait se retrouver par dessus bord... » et je doute fort que ça soit une expérience des plus agréable...

_________________
DREAM WITH YOUR EYES WIDE OPEN
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur   

MESSAGES : 582
AVATAR : anne hathaway
LOCALISATION : Londres
MÉTIER : Professeur de biologie


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 10000£
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: morning breeze (S1, lundi 10h15)   Mar 12 Juin - 21:19

morning breeze
@Phil

« oh, oui, et je peux t’assurer qu’elle a bien mérité son nom : j’ai dormis comme un bébé » Je feins d’être vexée en répondant :  « J’aurais cru qu’ils en auraient fait profiter ton binôme d’entrée dans l’aventure, mais même pas… » Je ris car je doute que la personne avec qui nous avons été – très probablement aléatoirement – associés pour le premier prime soit plus importante pour notre aventure que le reste des candidats. Il fallait être deux pour être présentés, point. Je souris en l’entendant m’affirmer qu’il est plus serein que samedi soir, ça se voit. « il faut bien, il faut bien. Ne serait-ce que pour que mes proches ne se moquent pas trop de moi à la sortie ! » Je hausse les épaules en répondant, mi-blasée, mi-amusée :  « Tu sais, quoi qu’on fasse, je crois qu’on en entendra parler pendant des années de cette émission. » Même si on est les premiers à partir, ça ne fait aucun doute pour moi. Surtout si on est les premiers à partir, d’ailleurs… « Et toi ? Toujours dans le clan des poissons hors de l’eau ? » Je souffle, du bout des lèvres, comme si les mots avaient du mal à passer :  « Leur présidente. » Pas une minute ne s’est passée depuis que j’ai embarqué sur ce bateau sans que je ne me demande ce que je fais là, puis que je m’en souvienne, puis que je me dise que c’était une idée absolument insensée. « vu le lieu où on se trouve, en plus, on peut dire que l’expression tombe à pique » Aussitôt je pouffe et oublie ma mélancolie passagère. « faudrait juste faire gaffe à ce que personne ne nous prenne au pied de la lettre, ou on pourrait se retrouver par dessus bord... » Mon sourire s’élargit et je dis :  « A mon avis certains de nos futurs amis n’hésiteraient pas longtemps si l’occasion se présentait. » C’est quelque chose qui me dépasse un peu, que certains peuvent avoir autant l’esprit de compétition qu’ils seraient prêts à mettre des bâtons dans les roues d’autres…  « Tu peux venir t’assoir tu sais, je vais pas te manger… » J’ajoute finalement, décidée à apprendre à le connaître en cette matinée ensoleillée.  « Alors, tu travailles avec des adolescents toi aussi, c’est ça ? »

_________________
living in black and white
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur  http://www.throwndice.com/t10450-phil 

MESSAGES : 752
AVATAR : andrew cooper
ÂGE : 35
LOCALISATION : Liverpool
MÉTIER : coach sportif en centre d'obésité infantile
ÉTAT D'ESPRIT : rêveur


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 10000£
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: morning breeze (S1, lundi 10h15)   Mer 13 Juin - 17:17

Je laisse échapper un petit rire amusé quand Beth semble s’insurger de ne même pas avoir pu profiter elle aussi de la cabine de luxe, avec son statut de binôme d’entrée d’un des heureux élus. C’est vrai que c’est à se demander sous quels critères ils ont décidé de tout ça, aussi bien des premiers à mériter le luxe que la formation des duos pour l’entrée. Peut-être ont-ils tiré ça au dé, ou à pile ou face… honnêtement, a par un jeu  de hasard, je ne vois pas tellement d’autres solutions tant tout ça s’est avéré être bien flou dans les chroniques… « peut-être espéraient-ils créer des tensions entre les binômes, en créant cet exact sentiment de trahison, fait attention ! » après tout, il paraît bien que toutes les téléréalités sont truquées, alors pourquoi pas ? Peut-être tout ça faisait partie de leur plan machiavélique ! Qui dit tension dit audimat, du coup, c’est tout à leur avantage de créer des disputes… enfin bon, je plaisante, en vrai. Et même si c’était vrai, ça serait dans ce cas une manière bien idiote de s’y prendre. Autant laisser échapper des rumeurs débiles où untel aurait critiqué untel, ça serait plus facile et beaucoup plus efficace à mon sens. Quoi qu’il en soit, lorsqu’elle me demande si je suis ou non plus à l’aise que le jour de notre entrée, la réponse ne peut être qu’affirmative -et je me dis qu’en même temps, il aurait été difficile de faire pire vu l’état dans lequel j’étais. « Mmh, maintenant que tu le dis, c’est pas faux. » Et là, je viens d’avoir une vision de cinq ans à peu près dans le futur, au boulot, devant des parents d’un nouveau résident qui se demanderont si c’est tout à fait correct de laisser la vie de leur enfants aux mains d’un établissement embauchant des guignols de télé-réalité. Oui, effectivement, c’est pas faux, ouais. « c’en est presque à se demander ce qu’on fait ici » je rajoute dans un reniflement un peu moqueur, avant de reporter mon attention sur elle en lui demandant si de son côté, elle est toujours dans le club des poissons hors de l’eau. Sa réponse m’arrache un rire, elle a pris du grade, apparemment. « une promotion pareille à peine deux jours plus tard ? Eh bien ma foi, mes félicitations ! »  je ne sais pas si on est beaucoup dans ce club-là, mais d’en devenir présidente, ce n’est tout de même pas rien, il faut le souligner ! En tout cas, ma remarque sur la justesse du terme du club en vue de notre nouvel habitat aura eu le mérite de la faire rire, tout comme sa réponse aura eu le même effet sur moi. « qui sait, peut-être a-t-on embarqué sans le savoir dans les tous premiers réels Hunger Games... » bien qu’un bateau soit un assez mauvais choix de terrain, pour le coup… il suffirait d’embarquer un canot de sauvetage en pleine nuit pour s’enfuire tranquillement, après tout. C’est à ce moment là qu’elle me propose de m’assoir, et je ne peux m’empêcher en premier lieu d’hausser un sourcil amusé. « lève d’abord tes mains, histoire de m’assurer que tu ne caches pas de petite cuillère dans ton dos » on sait jamais, après tout, les meurtres à la petite cuillière, d’accord, ça doit être difficile, mais difficile ne signifie pas impossible ! Mais parce que je suis un homme courageux, je finis par venir m’assoir à ses côté, tandis qu’elle me questionne sur mon boulot. Je met une petite centième de seconde à me rappeler son statut de prof, c’est vrai que je l’ai entendu par je sais plus qui. « C’est ça. Enfin, pas que, malheureusement, mais pour la grande majorité, ouais. » …Mmh. Je pense que si je précise pas mon “malheureusement”, il pourrait sembler un peu étrange, surtout pour un type qui a des gosses. « enfin-... j’veux dire… “malheureusement”, parce que c’est triste de voir des gamins aussi jeunes dans un centre d’obésité. Pas parce que j’aime pas ça, ou quoi » je rajoute un peu précipitamment, dans un froncement de sourcils. « et toi, tu es prof de bio, c’est ça ? C’est vrai qu’on est un peu dans le même milieu. Tu dois en avoir des belles, des perles d’élèves, toi aussi ! »

_________________
DREAM WITH YOUR EYES WIDE OPEN
©crack in time
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur   

MESSAGES : 582
AVATAR : anne hathaway
LOCALISATION : Londres
MÉTIER : Professeur de biologie


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 10000£
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: morning breeze (S1, lundi 10h15)   Mar 19 Juin - 23:57

morning breeze
@phil

« peut-être espéraient-ils créer des tensions entre les binômes, en créant cet exact sentiment de trahison, fait attention ! » Je souris en haussant les épaules avant de répondre :  « Que veux-tu, je suis un binôme aigri et boudeur, comme tu peux le constater. Il faudra t’y faire je crois… » En réalité rien ne le contraint à me supporter très longtemps, finalement. Ce statut de binôme, c’est du vent, c’était l’histoire d’un soir et nous n’en parlerons jamais plus, c’est certain. Il semble être d’accord avec moi lorsque je lui fais remarquer que cette aventure nous suivra de toutes façons, et ce pour un long moment. « Mmh, maintenant que tu le dis, c’est pas faux. » Qu’on se ridiculise ou qu’on en sorte vainqueur, nous sommes condamnés à en entendre parler toute notre vie. J’espère ne pas avoir à faire une croix sur mon autorité sur mes élèves, même si j’ai du mal à croire que je réussirai à me faire respecter à mon retour. « c’en est presque à se demander ce qu’on fait ici » Je pouffe, trahissant aussitôt ma nervosité.  « Crois-moi, il n’y a pas une seconde qui ne passe sans que je me demande ce qui m’a pris de me laisser embarquer là-dedans… » Autant je comprends le raisonnement de mes amis qui m’ont poussée à auditionner et à participer, autant j’ai, aujourd’hui encore, du mal à mettre le doigt sur l’instant précis où j’ai fini par craquer et accepter. « une promotion pareille à peine deux jours plus tard ? Eh bien ma foi, mes félicitations ! » Il semble étonné de mon titre, fraichement proclamé, de présidente du club des poissons hors de l’eau. Mutine, je réponds alors :  « Mais détrompe toi, je le suis depuis le début, mais je ne voulais pas frimer dès le premier jour, tu comprends… » Evidemment, je suis fair-play, il aurait été bien trop intimidé. En tout cas, quoi qu’on en dise, nous sommes tous deux bien plus détendus qu’à notre arrivée dans l’aventure. Et c’est un euphémisme. « qui sait, peut-être a-t-on embarqué sans le savoir dans les tous premiers réels Hunger Games... » Je hausse un sourcil. Ce serait vraiment une catastrophe.  « Je te préviens, je serais la pire alliée du monde… Je suis incapable de faire du mal à une mouche, et je suis végétarienne. Ca sent la mort rapide ça… » Je finis par ajouter, contemplative :  « Quoique… je saurais peut être reconnaître les plantes, c’est déjà ça. » Je l’observe, essayant de l’associer à un personnage des films.  « Et toi, c’est quoi ton genre ? Te planquer en attendant que tout le monde meurt ? Attaquer les gens par derrière, ou mourir sur la corne d’abondance ? » Je suis surprise de me souvenir d’autant de détails sur cette série, ce n’était pas évident. « lève d’abord tes mains, histoire de m’assurer que tu ne caches pas de petite cuillère dans ton dos » Je lui obéis aussitôt, quittant furtivement les parois chaudes de ma tasse pour montrer pattes blanches. Ensuite, nous quittons notre conversation tournée sur la culture populaire pour échanger des paroles qui correspondent plus à notre âge : nos boulots respectifs. « C’est ça. Enfin, pas que, malheureusement, mais pour la grande majorité, ouais. Enfin-... j’veux dire… “malheureusement”, parce que c’est triste de voir des gamins aussi jeunes dans un centre d’obésité. Pas parce que j’aime pas ça, ou quoi » Mon sourire s’éteint et se transorme en moue compréhensive. Ca ne doit pas être évident tous les jours, j’imagine…  « Au moins s’ils sont là c’est qu’ils sont sur la bonne voie ? J’imagine que ça doit te consoler un peu, et illuminer tes journées de voir leurs progrès. » C’est un peu le cas pour moi. Ce ne sont pas les premiers de la classe que je préfère, en général, mais ceux qui font visiblement des efforts pour y arriver. Les voir réussir, finalement, après plusieurs tentatives, est tellement plus gratifiant que de mettre un A à un étudiant naturellement doué. « et toi, tu es prof de bio, c’est ça ? C’est vrai qu’on est un peu dans le même milieu. Tu dois en avoir des belles, des perles d’élèves, toi aussi ! » J’acquiesce pour mon métier, mais réponds, au sujet des élèves :  « Pas tant que ça, finalement… Je suis dans un petit établissement, dans un coin tranquille de Londres, une banlieue résidentielle, tu vois ? Il ne s’y passe pas grand-chose, et globalement les enfants sont gentils. » Devrais-je … ? Non… Si, allez, Nate serait fier. Je lève ma tasse de thé, à la manière d’une coupe de champagne avec laquelle on porterait un toast, et dis, en m’adressant à la caméra que j’ai repérée :  « Fulman High. » D’un signe de tête, je les salue. S’ils se demandaient si c’était bien moi, plus de place au doute, désormais.  « Tu crois qu’ils te regardent ? »

_________________
living in black and white
Revenir en haut Aller en bas
 

morning breeze (S1, lundi 10h15)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Good morning, Ireland ! (23/01/12 à 10h12)
» Good Morning, Good morning we talked the whole night through
» Menu de lundi soir
» Good morning, sunshine. [Hiro Shima]
» Ω I thought I saw the devil, this morning looking in the mirror,
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
THROWN DICE ::  :: PONT PROMENADE-
Sauter vers: