(week 1, fri) unknown (+ alvaro)

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MessageSujet: (week 1, fri) unknown (+ alvaro)   Lun 11 Juin - 15:21

unknown
week 1, friday - 20:45
+ @alvaro

Très franchement, les fast-food américains, c'était loin d'être sa tasse de thé. C'était bien le cas de le dire. Mais peut-être que les Américains en disaient de même aux petit-déjeuners anglais qu'elle servait à ses hôtes, bien qu'ils fûssent tous ravis du service. Ariadne était un loup solitaire en ces premiers jours de jeu, elle qui n'était pas particulièrement extravertie ou bavarde. Elle explorait silencieusement les lieux avec un livre ou un thé, parfois bavardait quelques minutes avec un nouveau candidat encore inconnu. Ce soir-là, l'air chaud de la région l'avait poussée sur le pont supérieur, avec une vue imprenable sur l'océan. Les néons colorés du fast-food donnaient une ambiance légèrement nostalgique à l'endroit, son parquet boisé et ses doux échos de rock américain des années soixante. Ariadne s'était assise à une table après avoir étudié le menu, glace à l'italienne incluse, observant l'horizon en grignotant ses frites. Elle avait reculé devant les cheeseburgers, trop gras la veille du premier prime, et entamait maintenant sa glace, ses mèches voletant devant son front à la brise nocturne.
Un candidat s'avançait sur le pont, pour venir s'approcher du Johnny Rocket's et son comptoir en alu. Ariadne lui adressa un sourire poli en léchant sa cuillère en plastique. Il serait malpoli de parler en mangeant. « C'est bien... Alberto ? Non, Alvaro, pardon, » tenta-t-elle ensuite à l'adresse du candidat. Probablement la trentaine, plutôt conventionnellement beau garçon. « Ariadne, » ajouta-t-elle avec un sourire poli en tendant sa main pour serrer celle de son camarade. « Si vous demandez, ils ont une machine à glaces... enfin, sundae, comme ils appellent ça, » glissa-t-elle à l'adresse du jeune homme, en désignant l'intérieur du fast-food d'un geste de la main.

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MessageSujet: Re: (week 1, fri) unknown (+ alvaro)   Lun 11 Juin - 20:23

Le Johnny Rockets est un peu le lieu sur ce bateau par lequel le passage sera inévitable, tout du moins pour Alvaro. C'est le genre d'endroits où il ne faut pas le lâcher parce qu'il peut en faire des folies là-dedans. La restauration rapide, les trucs servis tous prêts et pouvant combler une pause déjeuner chronométrée c'est vraiment son truc, faudrait pas lui demander de passer derrière les fourneaux en fait. Par contre passer devant un comptoir, pour ça il répond bien présent. La faim se fait terriblement ressentir en ce vendredi soir et plutôt que se rabattre sur le réfectoire où la nourriture ne l'a jusqu'ici pas grandement convaincu, il préfère tester ce fast-food implanté sur le pont promenade supérieur qui lui fait de l’œil depuis plusieurs jours. Alors qu'il s'avance vers le restaurant voilà qu'une candidate l'aborde, et écorche son prénom au passage. « On me l'avait encore jamais faite celle-là. » Elle s'est très vite rattrapée, alors il va pas s'en offusquer, ça peut arriver de s'emmêler les pinceaux avec tous les prénoms à retenir sur ce bateau. La candidate dit s'appeler Ariadne, mais elle ne lui apprend rien, en fait. « Je sais. J'avais imprimé ton prénom déjà. » Alvaro il a pas de temps à perdre, s'il peut emmagasiner un maximum de choses dès le départ il le fait, ce sera toujours ça de moins à retenir par la suite. Il avait pas encore eu l'occasion d'échanger avec cette Ariadne, mais l'occasion leur est donnée ce soir de rattraper ça. Il saisit la main que sa camarade lui tend pour que les présentations soient faites convenablement, au passage. Elle lui apprend l'existence de machines à glace dans le restaurant, au cas où il souhaiterait s'offrir un petit sundae. Sauf que non, Alvaro pourrait avaler une vache là alors il va certainement pas se contenter d'une crème glacée, ce serait vraiment le sous-estimer. « J'en prends note mais là tout de suite c'est pas une glace qui me ferait envie. C'est l'appel du gras qui m'a amené ici. J'ai bien envie de voir la tête de leurs burgers. » Il lève la tête vers les grands panneaux lumineux affichant l'ensemble du menu, et ce qui l'intéresse surtout ce sont les burgers car qui dit fast-food dit se péter le bide avec ce qu'il y a de plus gras, c'est un peu le principe. « Oh la vache. Leur steakhouse burger là, il me donne l'eau à la bouche. » Il lit la composition du truc et pas de doute, son choix est fait. De la bonne viande de bœuf, du bacon fumé, des oignons et champignons grillés et une sauce qui doit dépoter aussi, ou la combo 100% gagnante. C'est certainement le plus américain des burgers, et c'est pour ça qu'il ne peut juste pas passer à côté. Alvaro chope l'un des gars derrière le comptoir pour passer sa commande. « S'il vous plait ! Je vais vous prendre un steakhouse burger, et vous me mettrez des frites au cheddar avec, une double portion, ah et un milk-shake banane-fraise aussi. Merci. » Il sent le regard de sa camarade se poser sur lui, et sans doute trouve-t-elle que ça fait un beaucoup pour un seul homme - elle n'aurait pas forcément tort d'ailleurs. « Je crois que quand j'aurai mangé tout ça je pourrai aller contre le vent. » plaisante-t-il. Il prend appui contre le comptoir en attendant que sa commande ne lui soit servie, pendant qu'Ariadne termine sa glace. C'est l'occasion d'échanger un peu avant qu'il n'ait du bacon plein la bouche. « On a pas de Johnny Rockets à Londres, c'est le truc des ricains ça. D'ailleurs sympa l'ambiance rétro, et plus sympa encore de rien payer du tout. » Il ne va pas s'en plaindre c'est sûr, c'est tout de même pratique de pouvoir prendre ce qu'il veut sans devoir s'acquitter derrière. « Par contre on est d'accord, le Elvis là, il prend un peu le chou ? » il commente en référence à la musique diffusée par les enceintes. C'est pas le style de musique qu'il aime entendre en boucle, c'est cool au début et puis à force ça l'est plus du tout. « Alors comment ça se passe cette première semaine, pas trop larguée ? » Il ne reste pas grand-chose de la première semaine, elle touche quelque peu à sa fin et c'est l'heure de tirer le premier bilan. Tout le monde ne gère pas de la même façon les premiers jours, parfois il faut s'adapter à ce qu'on ne connait pas, prendre ses marques, certains y arriveront instantanément tandis que d'autres auront plus de mal. Le pire serait de se demander ce qu'on fiche ici au bout de sept jours, et de regretter carrément sa venue dans le jeu. Mais cette pensée est peut-être déjà passée par la tête d'un camarade ici, qu'est-ce qu'il en sait après tout.

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MessageSujet: Re: (week 1, fri) unknown (+ alvaro)   Mar 12 Juin - 15:43

Alvaro semblait être venu avec un tout autre menu en tête, et le voir contempler le menu avec un tel appétit pour le gras et la friture arracha un léger rire discret à Ariadne qui eut un geste de la main devant son visage. « Mon dieu, je ne pourrais pas avaler une bouchée de gras de plus, » plaisanta-t-elle, avant de poser sa glace pour quelques secondes en écoutant le candidat énoncer sa commande, tordue sur sa chaise. « Oh, » lâcha-t-elle, un peu choquée de la quantité de junk food qu'Alvaro venait de commander, et suivant d'un regard incrédule le plateau arriver jusqu'à la table. Un choc des cultures et des appétits, aussi. Il sembla remarquer son expression aux trois-quarts choquée, au quart amusée, et plaisanta alors sur l'évidente quantité. « Ça ou des sueurs fiévreuses pour toute la nuit, oui, » répondit-elle avec un léger rire à nouveau. Une telle quantité de nourriture dans l'estomac ne pouvait définitivement pas rimer avec une bonne nuit. Il était vrai que c'était nouveau, et Alvaro mentionna Londres, arrachant un haussement de sourcils intéressé à Ariadne - un compatriote donc, malgré son léger accent hispanique. « Nous avons nos pubs et notre propre fierté nationale. Ce serait comme trahir la Couronne, » renchérit Ariadne à la remarque d'Alvaro sur le manque d'endroits si american vintage sur l'archipel britannique, sourire en coin, en avalant une nouvelle cuillerée de sundae. Elle n'était pas très branchée musique, avait simplement des années de leçons de piano classique et quelques artistes contemporains qu'elle appréciait, mais elle devait avouer que Elvis ne faisait pas partie de sa shortlist, en effet. « C'est pour ça que je me suis assise ici. Le bruit des vagues couvre légèrement la musique et c'est étrangement reposant, » expliqua-t-elle, accoudée à la table, jambes croisées. Le mélange entre le son étouffé du rock des années soixante et du clapotis des vagues avait quelque chose d'apaisant. Et les enceintes étaient à l'autre bout du fast-food, ce qui rendait le tout plus que supportable. Alvaro mit ensuite le doigt sur la question fatidique après une semaine complète passée sur le bateau. Elle n'était pas du genre à s'étaler sur sa vie face au premier venu, mais c'était un sujet sur lequel elle s'exprimerait volontiers. « Sincèrement, complètement larguée. Je n'ai aucune idée de ce que je fais ici et aucune idée de ce que l'on attend de moi, c'est perturbant, » admit-elle avec un soupir. Ses enfants lui manquaient, son rythme était déboussolé, et elle n'avait même pas accès aux cuisines pour s'occuper avec son passe-temps favori. C'était probablement une question d'ajustement, mais pour l'instant, elle était plutôt paumée. « J'en déduis que vous vivez à Londres ? - pardon, j'ai l'habitude de m'adresser assez formellement aux gens, on me l'a fait remarquer toute la semaine, » enchaîna alors Ariadne, rebondissant sur la remarque du candidat un peu plus tôt. Après avoir croisé des Français et des Américains, dormi dans la même chambre qu'un Canadien, les Britanniques devenaient une denrée rare qu'elle se devait de noter dans un coin de sa tête en cas de mal du pays.

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MessageSujet: Re: (week 1, fri) unknown (+ alvaro)   Mer 13 Juin - 23:01

Il sait pas trop pour qui il va passer là, à commander la moitié du restaurant, mais la nervosité lui donne faim à Alvaro. Il est privé de son téléphone depuis presque une semaine il faut le comprendre, pour un gars comme lui c'est une torture et il est incapable de vivre sans. Aucun moyen de s'informer sur comment marche son affaire, ni de savoir s'ils ont gagné de nouveaux clients.. Il se rassure comme il peut en se disant que celle-ci se trouve entre de bonnes mains mais il peut pas s'empêcher de baliser quand même. Il a beaucoup investi dans cette boite, il sait pas ce qu'il fera si en sortant il apprend que tout s'est cassé la figure à cause d'une mauvaise gestion. Il a tendance à penser qu'il doit être aux commandes pour que les choses se passent bien, la confiance qu'il a en lui-même compense avec son incapacité à faire confiance aux autres. Non, pas pour le business, il joue beaucoup trop gros là-dessus. Alors oui il a besoin de se défouler un peu et d'évacuer cette pression qu'il se met tout seul. Pour ça il voit rien de mieux qu'un gros craquage au fast-food du coin, et rien qu'à voir le menu affiché il peut déjà dire qu'il va commettre pas mal d'excès ce soir. Il faut pas lui mettre ce genre de bouffe sous le nez, il est juste incapable de rester raisonnable dans un endroit pareil. La candidate à ses côtés semble quelque peu interloquée devant sa commande, il se sent un peu jugé là tout de suite en fait. Le plateau lui est servi directement à table, sympa le service. C'est bourré de sales trucs et s'il voyait ça, c'est sûr, Eben ferait les gros yeux. Il serait même fusillé du regard par le candidat, il n'en doute pas. Ariadne lui prédit des sueurs nocturnes après tout ça, et lui s'imagine plutôt avec de sympathiques gargouillements, signe d'une digestion difficile. « Je prêterai mes boules quies à Leela ce soir, faudrait pas qu'elle ait à subir la symphonie de mon estomac. » rétorque-t-il. Il va falloir assumer d'avoir mangé tout ça c'est clair, mais Alvaro n'en est évidemment pas à son coup d'essai en la matière. Et dire que le petit génie du lot arrivait pas à l'imaginer manger un burger. Le Johnny Rockets il en a fait la découverte sur ce bateau, parce qu'à Londres ils ont pas mal de fast-foods mais celui-là non. C'est un truc purement américain, et quand il voit à quel point cet endroit est cool il regrette un peu de pas avoir le même dans son quartier de Chelsea. « Il faudrait envoyer l'un de leurs burgers à notre souveraine, ça la décoincerait peut-être un peu. » il lâche avec un détachement flagrant. Alvaro ne partage pas la ferveur du peuple britannique pour la reine et la famille royale, il s'est jamais pris d'enthousiasme pour ces choses-là. Ce sont les symboles de la nation mais il ne se retrouve pas là-dedans. Leurs histoires de mariage, de royal baby, ça passionne des millions d'anglais mais lui ça le laisse assez indifférent en fait. « Désolé si je te choque. » il reprend tout en piochant dans sa première portion de frites au cheddar. Il vient peut-être de trahir la couronne comme elle le dit si bien, et pourtant il aime ce pays qui l'a accueilli il y a quelques années. Si la demoiselle est une pure anglaise très attachée aux traditions elle va peut-être s'en offusquer, et si c'est le cas il cessera de parler de ça. Il y a quand même une chose qu'il n'envie pas aux américains présentement, le répertoire d'Elvis, qui semble tourner en boucle dans le restaurant. Ariadne lui explique qu'elle s'est assise là justement pour profiter davantage des vagues que du King.  « Tu m'as l'air d'être quelqu'un de placide et flegmatique. Je me sens moins nerveux rien qu'en partageant ta table. » lui avoue-t-il. Il sait pas si c'est la douceur de sa voix, ou son calme qui lui procure ça. Mais c'est plutôt agréable d'avoir ce genre d'échanges pile le soir où il est un peu tendu.  L'heure est venue de se confronter au fameux burger qui l'a fait saliver sur le menu, et la première bouchée lui permet de se dire qu'il a bien fait d'opter pour celui-là. C'est une dinguerie, pour rien au monde il ne renoncerait à ce genre de plaisirs. Alvaro s'essuie le bec, et en profite pour interroger sa camarade sur la première semaine qui s'achève. Elle reconnait être complètement larguée, et en vient même à se demander ce qu'elle fait ici. « Il faut juste que tu prennes tes marques, on a pas tous les mêmes capacités d'adaptation et d'intégration. » Ce doit être le changement de mode de vie, de cadre, le fait de se retrouver loin de chez elle et de voir son quotidien ainsi chamboulé. À ses yeux faut pas qu'elle parte avec ce genre d'idées en tête, il lui faut juste un peu de temps pour s'adapter et trouver sa place. « T'es bien ici pour une raison, on l'est tous. » il ajoute dans un sourire. Il sait pas si ses paroles ont des chances de trouver écho chez sa camarade, mais il se permet quand même de lui dire ce qu'il en pense. « Bonne déduction. Toi, je te vois bien venir de la campagne anglais profonde. » Il pense pas avoir encore à faire à une demoiselle vivant comme lui dans la capitale, même si elles sont assez nombreuses sur ce bateau il la voit bien se démarquer à ce niveau-là. « Ça me dérange pas. Par contre il va peut-être falloir faire sauter cette barrière-là avec le temps, quand même. » Qu'elle s'exprime formellement et emploie le vouvoiement n'est pas un problème en soi, ils ne se connaissent pas encore, en début d'aventure ça ne semble pas si inapproprié que ça. Ça le deviendra en revanche dans quelques semaines, lorsqu'ils auront tous dépassé le stade des parfaits inconnus les uns pour les autres. « J'arrête pas de me demander vers où le bateau se dirige, et quelle est la prochaine étape après Miami. Espérons que la production nous emmène pas tout droit vers Skull Island. » L'ile aux crânes, celle de King Kong, il pense pas avoir besoin de préciser la référence là. Alors oui en principe l'île est purement fictive, mais la légende raconte qu'il est quand même possible de la localiser via google map, quelque part au beau milieu du Pacifique Sud.

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MessageSujet: Re: (week 1, fri) unknown (+ alvaro)   Jeu 14 Juin - 18:57

Alvaro semblait être plutôt positif quant à comment se terminerait ce repas aussi gras que copieux, ce qui amusait Ariadne plus qu'autre chose. Après tout, elle parlait pour elle, mais il avait un certain gabarit à nourrir. « C'est Leela, ta camarade de chambre, donc ? J'avoue que j'ai encore du mal à retrouver certains prénoms, mais ça commence à venir, » fit-elle à la mention de la candidate, à qui elle n'avait pas encore eu l'occasion de parler, du moins pas plus qu'un échange de politesses et de banalités. Elle faisait partie de ces candidats plus jeunes qui n'avaient probablement pas envie de passer leur temps avec les trentenaires, comme la petite métisse avec sa queue de cheval, ou la petite blonde qui lui rappelait Georgie. Elle eut un léger rire discret à la plaisanterie d'Alvaro sur son potentiel blasphème contre la Couronne et sur la Reine. Certains en seraient probablement outrés devant leur poste de télévision. « Je crois que nos téléspectateurs sont d'une tranche d'âge assez jeune pour compatir, et peut-être même t'envier, » rétorqua-t-elle en raclant son pot de glace avec un sourire amusé. Fast-food à volonté, gratuitement, sur un bateau de luxe, britannique ou pas, ils étaient tout de même dans une position rudement privilégiée. Alvaro la qualifia alors de deux adjectifs qu'elle n'était pas surprise d'entendre, mais qu'elle ne savait jamais comment interpréter. « Oh... c'est un compliment ? » hésita Ariadne un instant d'une voix mal assurée. Cela dit, elle pouvait difficilement le contredire, qu'il s'agisse là de quelque chose de positif ou de négatif. « Enfin... si tu es moins nerveux, j'en déduis que c'est une bonne chose. Merci, » conclut-elle avec un sourire amical. Si au moins elle avait cet effet-là, elle prenait ça pour un compliment. Elle était assez rassurée de voir qu'elle n'inspirait pas qu'ennui et indifférence à première vue. Alvaro vivait dans la capitale, et son hypothèse sur les origines d'Ariadne était plutôt réussie. « Ca ne pouvait pas être plus vrai. Je vis à Bath, ce n'est pas exactement la campagne, mais c'est bien loin d'être une grande ville, » admit-elle avec une grimace discrète. Une petite ville tranquille, classée au patrimoine mondial de l'Unesco, lui assurant des hôtes quasiment toute l'année et des revenus modestes mais stables. Rebondissant sur la question, elle leva un index, cuillère à la main. « Je m'excuse si ca te paraît indiscret ou offensant mais, ton accent, il vient d'où exactement ? » demanda-t-elle d'une voix légère. Elle entendait bien les accents latins dans son intonation, mais de quelle région exactement, elle était curieuse de savoir. Peut-être qu'il était né et avait grandi à Londres et se vexerait, mais elle espérait que non - sa question était tout à fait innocente. Elle se contenta d'un sourire léger à la remarque sur son côté trop formel. On le lui reprochait souvent, et elle y travaillait. Ariadne espérait pouvoir se détendre un peu à ce sujet très vite et se nouer un peu d'amitié avec les candidats, histoire de ne pas passer des semaines dans son coin. La plaisanterie d'Alvaro ne lui parla pas totalement, mais elle en saisit l'intention, laissant échapper un léger rire. « Je ne suis pas sûre d'avoir la référence mais je prie pour ni une île perdue peuplée d'insectes géants, ni un naufrage. J'espère que nous ne passons pas trop très du Triangle des Bermudes, » renchérit-elle avec un sourire en coin, avec ses propres références à elle aussi. Elle avait trop vu Titanic pour ne pas y penser, même si elle avait confiance en la production pour que ce genre d'accident n'arrive pas - ce serait trop dommage pour leur audimat, non ?

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MessageSujet: Re: (week 1, fri) unknown (+ alvaro)   Hier à 19:44

Il sait dans quoi il s'embarque avec son gargantuesque diner, c'est pas comme s'il en était à son premier craquage du genre. La digestion risque d'être quelque peu chaotique mais il est plutôt résistant à ce niveau-là le cubain et son estomac c'est un dur à cuire, il a résisté à bien pire. Il envisage quand même de prêter son matos de survie, ces petites boules de cire indispensables à ses nuits, à sa camarade de chambre au cas où la phase de digestion en deviendrait un peu trop sonore. C'est lui qui lui a expressément demandé de ne pas perturber son sommeil et de rester relativement discrète, la moindre des choses est quand même d'en faire autant de son côté. Ariadne dit avoir encore un peu de mal à imprimer certains prénoms, et peut-être ne visualise-t-elle pas exactement le visage associé au prénom Leela. Il peut en tout cas lui confirmer que cette dernière est bien la demoiselle avec laquelle il partage sa cabine. « C'est elle, oui. Une métisse avec une touffe de cheveux impressionnante, très jeune. » Il ne sait pas si ces quelques précisions sur les caractéristiques physiques de la candidate lui seront utiles, elle la connait peut-être de vue seulement. « Une gentille fille. Naïve dans son genre, mais ça se passe bien, j'ai pas à m'en plaindre c'est le principal. » il ajoute d'un ton convaincu. Alvaro il estime même que le hasard a bien fait les choses les concernant, ils ont pas forcément beaucoup de choses en commun mais ils semblaient malgré tous faits pour parvenir à s'entendre. Et à cohabiter dans la même cabine. « Tu dors avec qui toi ? Tu estimes être bien tombée aussi ? » il l'interroge alors que ses doigts naviguent entre ses frites et la sauce barbecue dans lesquelles il vient généreusement les tremper. Quant au fait qu'il lui faille apparemment un peu de temps pour retenir les noms de tout le monde, il est normal qu'ils n'aillent pas tous au même rythme pour ça. Alvaro pense pouvoir après une semaine nommer tous les candidats sur ce bateau et parvenir à peu près à les différencier, alors même qu'il n'a pas encore vraiment échangé avec tout le monde. Simplement parce qu'il a passé des jours à tous les observer et qu'il a chopé chaque info qu'il a pu, à travers ses échanges avec certains ou ceux qu'il a intercepté en se trouvant au bon moment au bon endroit. Sinon il vient de plus ou moins blasphémer sur la reine, alors il s'en excuse après de sa camarade au cas où elle serait attachée à ces choses-là contrairement à lui. Mais ça va, ça la fait rire alors il se dit qu'au final les plus choqués seront peut-être certains téléspectateurs en Angleterre, quoique. « J'ai entendu dire que William pouvait être étroitement lié à la famille royale. Je vais peut-être faire gaffe à ce que je dis moi. » Évidemment il plaisante, ce n'est pas demain la veille qu'il s'interdira de dire certaines choses pour éviter de se faire mal voir par le Maître. Ce dernier est peut-être un ami proche de la reine ou quelque chose dans ce registre, mais l'autocensure c'est pas franchement le genre de la maison. Il confie à sa camarade que sa façon d'être lui fait l'effet d'un tranquillisant, et que sa nervosité s'est en partie envolée grâce à l'échange qu'ils ont engagé. « Je crois bien que c'en est un, oui. » il laisse entendre dans un hochement de tête. Et il le perçoit aussi comme une bonne chose, ça lui fait pas de mal à Alvaro d'être confronté à des candidats plus calmes et modérés que lui. « Me remercie pas de dire les choses comme elles sont. » il reprend avant de ponctuer ses paroles d'un clin d’œil. C'est plutôt lui qui pourrait à la limite la remercier, sa présence fait qu'il focus un peu moins sur ce pour quoi il s'inquiète, à savoir le boulot - et de toute façon y'a jamais que ça pour l’inquiéter Alvaro, vu qu'il a que ça dans sa vie. Il a vu juste, Ariadne vient bien de la campagne anglaise même si elle nuance un peu la chose. Bath, il est incapable de situer ça malgré le fait qu'il ait pourtant pas mal bougé sur le territoire britannique dans le cadre du travail depuis son arrivée. « Et tu te verrais pas vivre dans une grande ville ? » il lui demande en vrillant son regard vers elle, essuyant la sauce au coin de sa bouche dans un même temps. Et là il pense pas seulement à Londres, car des grandes villes en Angleterre il y en a plein. Manchester, Liverpool, bah cherchez toutes celles avec un club de foot reconnu en fait pour les repérer. Lui il est passé d'une ville aux allures de village en plein centre de Cuba, à une métropole de premier plan, faisant d'ailleurs partie de la fameuse "banane bleue". Deux mondes bien différents, et un changement radical qui a eu les conséquences qu'on connait sur sa vie. Justement Ariadne l'interroge sur ses origines, comme pas mal de candidats l'ont déjà fait cette semaine. Cet accent, même s'il n'est pas très prononcé, semble intriguer parce qu'il ne sonne assurément pas très britannique. « Il vient des Caraïbes. De Cuba, pas super loin d'ici. » Alvaro il se repère par rapport à Miami, d'où le bateau est parti samedi soir. Même s'ils ont un peu bougé en quelques jours il se dit qu'en fonction de la direction que prendra le bateau, ils se rapprocheront peut-être encore davantage de chez lui. Il s'accroche pas trop non plus à cette idée-là, il se dit juste que c'est une éventualité. « Et tu sais il n'y a vraiment rien d'offensant à demander à quelqu'un d'où il vient. La curiosité ça me plait, parce que je suis curieux moi aussi. » Et il l'a sûrement un peu prouvé cette semaine en posant pas mal de questions aux uns et aux autres. Plus tu en sais sur tes adversaires, plus vite tu pourras les cerner et te les mettre dans la poche, c'est comme ça qu'il raisonne. Ariadne a du mal avec le tutoiement pour le moment et c'est pas grave, ça choque pas trop au début, il lui conseille juste de délaisser le côté formel petit à petit pour ne pas être trop longtemps en décalage avec les autres. Et puis il s'interroge sur l'itinéraire que suit le bateau, parce qu'ils savent d'où ils sont partis mais n'ont aucune information sur le prochain cap qu'ils passeront. Il espère juste que la production ne les envoie pas vers l'île aux crânes, ou un genre d'endroit où leur aventure pourrait prendre des allures de jeu de survie en environnement hostile. « Oh non tu me déçois. » il souffle avant de rire, parce que sa camarade ne saisit pas la référence à King Kong et ça, ça lui fait quand même assez mal au cœur. Elle évoque alors le Triangle des Bermudes, cette zone imaginaire réputée pour avoir été le théâtre de nombreuses disparitions de bateaux. On y croit ou pas, Alvaro il est pas trop branché coïncidences, et un endroit où plusieurs faits mystérieux ont eu lieu peut vite lui apparaitre suspect et piquer sa curiosité. Il en faut pas tellement plus pour qu'il ait envie d'enquêter d'ailleurs, même s'il se doute que d'autres l'ont fait avant lui, et notamment des scientifiques. « C'est vers où ça, tu sais ? » qu'il lui demande, soudainement intrigué par cette histoire. Il a ses limites en géographie, et le Triangle des Bermudes il sait pas trop où le situer sur une carte. Sûrement au beau milieu de l'océan, mais lequel. « Ça me donne envie de me documenter sur la question un de ces jours, tu viendras enquêter avec moi à la bibliothèque ? » Il lance l'idée comme ça, si ça se trouve Ariadne est pas aussi férue d'histoires mystérieuses que lui. Auquel cas il enquêtera tout seul, au moins ça occupera son temps. Alvaro c'est le genre à vouloir tirer au clair des faits de ce genre, ça l'a déjà pris il y a quelques années avec une disparition d'avion, une affaire demeurant irrésolue à ce jour. D'aussi loin qu'il se souvienne, les grands mystères du monde l'ont toujours fasciné.

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