Mañana. (mardi s2, 07h15)

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MessageSujet: Mañana. (mardi s2, 07h15)   Dim 24 Juin - 20:37

@ariadne

Je traîne @Neville derrière moi comme un boulet, à ce stade. Je ne sais pas si ça le gonfle autant que moi qu'on soit collés l'un à l'autre comme ça mais après plusieurs jours d'absence totale de solitude possible, je commence à devenir dingue. J'ai horreur de la solitude, pourtant, mais j'ai encore plus horreur de ne pas avoir le choix. Si je dois avoir une ombre obligatoire et omniprésente pendant une semaine, je préfère que ça soit parce que je l'ai décidé. Le pire, je pense, c'est de savoir qu'il y a en permanence quelqu'un qui écoute mes conversations. Bien sûr, on est filmé de toute façon, mais là, c'est concret, c'est presque intime. Bref, je suis réveillée depuis un moment déjà et j'ai retrouvé mon binôme qui bâille et grommelle. Il me suit, pour l'instant, sans trop protester, jusqu'à ce que j'aperçoive, du haut d'un pont, la silhouette d'Ariadne. Aussitôt, je fais volte-face pour le tirer jusqu'au réfectoire où je m'active pendant quelques minutes. Il me faut un moment pour me décider. Evidemment, il n'y a pas autant de choix ici que si j'étais à Beijing ou même à Londres mais lorsque je capte une théière de Yixing et de quoi préparer un FengHuang DanCong, je me transforme en tornade, au risque de me casser le poignet. Et puis on reste là, immobiles, muets, le temps que l'eau chauffe. Je lui propose une tasse, il refuse, je n'en tire que deux. Je quémande un plateau aux gens de la cantine et j'engueule Neville pendant cinq bonnes minutes pour l'obliger à faire gaffe de pas tout me faire renverser. Comme je l'espérais, Ariadne est toujours sur les terrasses du bateau et je fais tellement attention à ne pas renverser le thé que lorsque je souffle « bonjour » pour signaler notre présence, elle sursaute. Précautionneusement, je dépose le plateau sur une tableau basse et je m'assieds tout près, obligeant Neville d'un regard furieux à en faire de même. « Comme promis » je souris finalement en prenant doucement la théière en terre cuite pour lui remplir l'une des deux tasses et la lui tendre. Je ne m'attendais pas à trouver ce genre de thés à bord. Lorsque je lui avais proposé de lui préparer un thé typiquement chinois, c'était surtout par politesse, parce qu'elle aime ça, mais soit le William est vraiment vraiment posh et aime ses produits internationaux, soit ils ont fait l'effort parce que je suis là. « Spécialité de chez moi. Je te laisse deviner ce que c'est. » Pour le coup, il y a vraiment de tout, dans ce type de thé. Du litchi, des pralines, du magnolia et du ylang-ylang - bref, c'est un bon mix. Cela dit, même moi qui ai bu des litres de thé depuis que je suis enfant et de toutes sortes provenant de tous horizons (tous ceux abordables, en tout cas), je ne me considère pas capable de déceler tous les goûts de tous les types de breuvages. « Tu te plairais en Chine, le thé c'est une véritable institution là-bas, on le boit comme de l'eau » je lui dis avant de souffler doucement sur le liquide ambré. En Angleterre, c'est un peu la même chose mais moins. Du moins, c'est l'impression que j'ai. Il y en a beaucoup qui sont passés au café ou qui boivent du thé dans des occasions plus spéciales. En Chine, c'est juste tout le temps. A tous les repas, au travail, à l'école. Neville s'est rendormi sur une chaise longue, je crois. Je sens sa cuisse immobile dans mon dos. « C'est drôle que ça soit ta fille qui ait passé ton casting, tu le savais ou elle t'a fait la surprise ? » je demande en savourant le goût du thé. On a dû lui poser mille fois la question depuis le début du jeu, j'imagine, mais je trouve ça amusant. Je n'avais encore jamais entendu ça.

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MessageSujet: Re: Mañana. (mardi s2, 07h15)   Lun 25 Juin - 17:29

Ariadne était matinale par habitude - et encore, ce matin, debout à sept heures, était un luxe qu'elle ne s'accordait pas souvent en tant que gérante d'un hôtel. C'était plutôt cinq ou six heures, en fonction du planning des enfants. Enfilant une veste large en laine par-dessus son débardeur et son pantalon de pyjama, elle sortit de la cabine sans réveiller Bambi, pour grimper jusqu'au pont de promenade. La terrasse avait un point de vue imprenable sur le lever du soleil qui s'achevait à peine, et elle prenait son temps pour se réveiller, assise sur la chaise longue, dans le silence paisible du bateau endormi. C'est alors que des pas firent vibrer le parquet en bois de la terrasse, et c'est Jun, tentant tant bien que mal de porter un plateau malgré son malheureux binôme, qui s'approchait d'elle. « Bonjour, » répondit Ariadne avec un sourire, en levant les mains par réflexe pour s'assurer que le plateau ne s'écroulerait pas à terre. Un délicat fumet s'élevait de la théière, réveillant les papilles de Ariadne qui avait encore les yeux légèrement bouffis de sa nuit, les cheveux en bataille attachés à la hâte derrière son crâne. « Oh, ça sent vraiment bon, » commenta-t-elle avec un sourire. En effet, la jeune Chinoise avait mentionné vouloir lui faire goûter ce thé venant de chez elle, et en bonne experte, Ariadne n'aurait absolument jamais refusé une telle offre. Elle attrapa la tasse que lui présentait Jun, pour la porter à ses lèvres, respirant le fumet, avant d'en siroter une petite gorgée. Ariadne eut un frisson lorsque le breuvage brûlant descendit le long de son oesophage, contrastant avec la fraîcheur matinale d'un soleil pas encore tout à fait installé. « Délicieux. Il y a quelques notes que je ne saurais pas reconnaître, mais on sent bien le litchi, » commenta-t-elle. Un petit côté floral aussi, mais elle ne saurait pas mettre de mot sur ce que c'était. Probablement quelque chose d'exotique qu'elle n'avait encore jamais eu l'occasion de croiser malgré son expérience. « Comment s'appelle ta région exactement ? » demanda Ariadne alors, intéressée. Elle irait volontiers faire quelques recherches à ce sujet, ce serait une belle addition au menu du salon en revenant, en souvenir de Thrown Dice. La remarque de Jun sur la consommation de thé en Asie lui arracha un sourire amusé. « J'essaie de convertir mes enfants, mais ils ne sont pas très convaincus. La nouvelle génération, j'imagine, » fit-elle en haussant les épaules. Comme quoi, la Chine et l'Angleterre avaient des points communs, à ce niveau-là, bien que les saveurs soient complètement différentes. Jun aborda alors justement le sujet des enfants, ce à quoi Ariadne esquissa un sourire. « Pas du tout. J'avoue que je me suis un peu fâchée quand elle m'a dit qu'elle était allée à Londres toute seule pour ce casting, » répondit-elle avec un léger rire. Et puis au final, elle s'était complètement fait avoir, jusqu'au bout des ongles. Sacrée Georgie. « Qu'est-ce qui t'a menée en Angleterre depuis la Chine ? Le travail ? » demanda-t-elle en retour. Un emploi qui l'avait déployée à l'étranger ? Ou peut-être avait-elle simplement déménagé pour suivre sa famille. Jun était un personnage encore mystérieux, et tout le monde semblait s'accorder sur ce point, au vu de l'indice révélé lors du prime - qui n'inspirait pas grand chose à Ariadne, elle devait avouer.

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MessageSujet: Re: Mañana. (mardi s2, 07h15)   Mar 26 Juin - 16:28

Il fait encore silencieux, ce matin. On entend simplement la brise des premières heures, le cri lointain d'oiseaux de passage et le ronronnement des quelques remous d'un océan plutôt calme. Comme tout le monde, il dort encore. Je suis une lève-tôt. Je n'aime pas paresser, je suis incapable de traîner dans mon lit le matin et en conséquence, Neville est obligé de tenir mon rythme. Tant pis pour lui. J'aime le matin. J'aime cette sensation du monde qui s'éveille, encore groggy, du soleil qui perce et auréole doucement la ville de ses lueurs timides. Le matin est la douceur contre la violence et l'hyperactivité du soir. Il est souvent délaissé et solitaire, en préparation d'une journée remplie. Partager ça avec Neville m'embête un peu, parfois, mais n'entache pas ma sérénité, toutefois. Croiser Ariadne me donne le sourire, et plus encore lorsqu'elle apprécie le thé que j'ai décidé de lui faire goûter. « Correct » je souris. Dans le mile pour le litchi. Le reste, je ne sais pas trop si c'est spécifique aux thés de Chine ou pas. Je ne suis pas plus calée que ça en la matière en réalité, je connais bien ce qu'on boit chez moi mais les thés des autres pays, je ne sais pas trop. Ils m'ont toujours parus un peu faciles, en comparaison. « Il y a aussi de l'ylang-ylang, c'est une fleur qui vient de Chine, du magnolia et de la praline. » j'énumère joyeusement. Bizarrement, je suis contente de lui faire découvrir quelque chose. Elle est plus âgée que moi, Ariadne, et elle vient de l'un des pays les plus développés au monde. Alors même si je tente de mettre la Chine derrière moi, je ne peux nier que j'en suis un pur produit, que c'est là d'où je viens et que je ne pourrai jamais l'oublier. Donc je prends plaisir à lui transmettre un peu de ma culture qui pourrait lui plaire. « Moi je viens de Beijing. Juste Beijing. C'est une ville autonome. » Quelque chose comme ça. Une municipalité autonome d'ailleurs, elle est au même niveau que les provinces chinoises mais bon, c'est pas vraiment important. C'est pas ça qu'elle voulait dire, je suppose. « Mais ce thé-là, il vient du Guangdong, du côté de Hong Kong. » Donc pas vraiment le même coin. Moi c'est l'extrême nord, et Hong Kong c'est l'extrême sud du pays. « C'est du FengHuang Dan Cong, et c'est mieux de le faire dans une théière comme ça » et je désigne la petite théière en terre cuite en balançant mes infos les unes après les autres. Bon, c'est pas obligatoire, mais c'est la manière traditionnelle de le faire en Chine et il n'y a rien de plus traditionnel que le thé, donc j'imagine qu'elle voudra respecter le service. Je souffle doucement sur le breuvage, en pensant à mon ancien chez moi. Tout le monde y boit du thé, les plus âgés comme les plus jeunes. Les jeunes anglais, ils ont l'air de passer au café. Mes colocs, ils aiment bien le thé mais c'est tout. Rien à voir avec cette fureur avide dont on parle souvent pour qualifier les Anglais. « Ils ont quel âge ? » On a tous compris que sa fille était suffisamment âgée que pour être acceptée à un casting de télé-réalité, même si elle le passait pour sa mère, et pour être sur les réseaux sociaux. Mais elle n'a pas l'air si vieille, Ariadne. La petite trentaine. Elle a dû avoir ses enfants tôt, ou au moins sa fille. Plus tôt que l'âge que j'ai actuellement. Brrr. Mais de façade, je rigole un peu. « Pourquoi elle t'a inscrite ? » je demande avec curiosité. Ses motivations sont obscures pour moi. Probablement parce que je n'ai pas de mère. Je ne sais pas ce que ça fait, d'avoir ce type de relation. Alors je sais encore moins ce qu'elle pouvait bien avoir en tête au moment de faire cette démarche étrange. Elle m'interroge, alors, et je secoue la tête en signe de dénégation. Je suis arrivée à dix-huit ans, c'était clairement pas pour le boulot. « J'ai eu une bourse pour l'université. Mais je voulais simplement quitter la Chine, la bourse c'était juste un prétexte. » Je ne devrais probablement pas dire ça à la télévision britannique mais tant pis. C'est la vérité. J'ai fait deux ans à la fac puis j'ai laissé tomber. Je sabote tout, toujours. « Tu as déjà eu envie de quitter ton pays pour de bon ou au moins pour un petit temps ? Parce que tu avais besoin de voir autre chose ou qu'il n'était plus... pour toi ? tu vois ? » Je ne cherche pas à lui démontrer quoi que ce soit par rapport à ma situation en lui demandant ça, c'est simplement une question.  Pour en savoir plus sur elle.

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MessageSujet: Re: Mañana. (mardi s2, 07h15)   Mer 27 Juin - 17:47

Tellement de saveurs à découvrir, au final, Ariadne avait trouvé dès sa deuxième semaine un souvenir à ramener auquel elle ne s'attendait pas du tout. Le parfum du thé préparé par Jun était tellement exotique, elle devait s'en remettre à sa camarade pour savoir de quoi il s'agissait. « Oh, d'accord. Je ne crois pas avoir déjà goûté un thé parfumé à l'ylang-ylang, » commenta-t-elle d'une voix presque chuchotée, comme si elle avait peur de réveiller quelqu'un sur cette terrasse à sept heures du matin. Mais le lever du soleil sur un pont désert avait quelque chose de presque religieux, et elle se voyait mal briser ce calme si relaxant. Ariadne avait quelques bases en géographie qui dataient du lycée, mais les mots plus complexes de Jun la firent perdre le fil. « Oh là... Beijing, Hong Kong, jusque là je te suis, mais pour le reste, il faudra que tu me répètes ça quand j'aurai de quoi prendre des notes, » fit-elle avec un rire. Elle nota cependant la prononciation aux tons doux et chantants de la jeune fille, ça ajoutait une nouvelle couche de fascination pour ces cultures du bout du monde. La conversation dériva sur ses enfants, pas de grands fans de thé, à son grand désarroi. « Seize et huit ans, » répondit Ariadne, avant d'enchaîner sur les raisons de sa présence sur ce bateau. « Elle est persuadée d'avoir quelque chose à me prouver en m'envoyant ici. Et pour que je puisse prendre du temps pour moi, entre autres, » expliqua-t-elle avec un sourire amusé en y repensant. « Le cadeau bonus serait que je trouve quelqu'un mais c'est bien mal parti, » ajouta Ariadne avec une grimace. Jun était donc en Angleterre pour ses études - à vrai dire, elle ne saurait pas lui donner d'âge, alors peut-être qu'elle avait déjà terminé son cursus. Ou pas. « Tu étudies quoi ? Tu dois être brillante pour décrocher une telle bourse, » commenta-t-elle. Ariadne n'avait aucune formation officielle à son actif après son abandon en cours de route, et avec du recul, elle aurait aimé aller jusqu'au bout des choses, mais la vie avait fait que. Elle s'assurerait dans tous les cas que ses enfants puissent se forger un futur tranquille. La question sur les voyages la laissa perplexe quelques secondes, cherchant les mots. « J'avoue que... non, pas vraiment. Enfin, jusqu'à maintenant. » Depuis qu'elle avait mis un pied dehors, elle se surprenait à réfléchir. Faire peut-être des plans. « Je suis née et j'ai grandi en Angleterre dans ma petite campagne, et ma vie est établie là-bas... je n'avais jamais voyagé jusqu'à mon départ pour Miami. Mais... » commença-t-elle, avec un regard vers l'horizon d'un bleu pastel, encore tranquille, avec un sourire. « Je me dis que si j'arrive à revenir avec une petite somme, ce serait bien sympa d'aller voir ailleurs. Montrer le monde à mes enfants. Pourquoi pas accompagner ma mère en Grèce, qu'elle a quittée il y a quarante ans, » termina-t-elle alors. Elle n'avait jamais visité le pays d'origine de sa propre mère non plus, c'était peut-être une bonne étape à franchir aussi. Montrer à Tom et Georgie d'où ils venaient. Mais au final, elle s'éloignait de la question de Jun, enfin, elle en avait l'impression. « Ça n'a sans doute rien à voir avec ce que tu décris. Ta famille est restée en Chine, j'imagine ? » Si elle était venue pour ses études, en tous cas. Ariadne aurait aimé mieux répondre à sa question mais elle n'était pas sûre de comprendre réellement le sentiment décrit par la jeune fille.

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MessageSujet: Re: Mañana. (mardi s2, 07h15)   Jeu 28 Juin - 19:34

Je suis contente de lui faire découvrir quelque chose. En fait, j'ai même envie de lui donner plein d'autres recettes de chez moi pour qu'elle puisse les ajouter dans le menu de son salon de thé et qu'il soit unique dans la région. Elle aura des thés inconnus des Anglais, il n'y aura qu'elle qui les proposera et tout le monde viendra chez elle plutôt que chez les autres. Je me mets à rêvasser en même temps que de parler, de lui donner des explications et des noms qu'elle oublie au fur et à mesure. Je souris en hochant la tête pour me calmer. Je lui écrirai tout ça tout à l'heure, je lui mettrai même les noms en mandarin pour qu'elle puisse se la péter. Finalement, elle me parle de sa vie, de ses enfants, de sa présence dans le jeu et quelque part, ça me touche. Elle déborde d'amour, Ariadne. Sa vie tout simplement parait déborder d'amour et peut-être qu'un peu, juste un peu, je l'envie. « Je comprends mieux pourquoi elle aimait bien Phil » je souris d'un air amusé. Je pense que personne parmi les candidats n'a raté les commentaires que sa fille faisait en direct durant le prime. Moi, ça m'a beaucoup amusée de les lire, elle a l'air très directe et plutôt chouette, comme gamine. Je l'aime plutôt bien, donc pas extension, j'avais déjà décidé que j'aimais bien Ariadne. Temporairement en tout cas. Mais globalement, je ne pense pas que cet avis changera, elle a l'air très gentille, et apaisante. « Elle sera ravie si tu lui ramènes un beau-père qui a trois ans de plus qu'elle » je plaisante avant d'avaler une gorgée. Parce que cette année, la moyenne d'âge n'est pas hyper élevée, comparée à d'autres saisons. A part Eben mais bon, pour des raisons évidentes, ça risque de ne pas trop coller. Mais je comprends les motivations de sa fille, enfin je crois. Ariadne, elle a deux enfants qu'elle aime mais elle doit peut-être se sentir seule, parfois, et c'est ce que sa fille doit penser. Peut-être pas du tout, peut-être qu'elle se sent très bien dans sa peau et dans sa vie et qu'elle a pas besoin d'un mec pour venir foutre le bordel dans un quotidien qui lui plait comme ça. Elle me demande ce qui m'a amenée à déménager en Angleterre finalement, parce que les questions, ça va dans les deux sens, et là, je sens qu'elle interprète mal ce que je dis. Déjà, elle m'imagine brillante mais c'est pas vrai. J'ai beaucoup travaillé oui, mais honnêtement, je pense que je dois ma bourse internationale au désir du pays de se faire bien voir en acceptant une meuf sortie de nulle part, aux moyens limités. Bref, la grandeur de l'Angleterre qui veut montrer sa générosité et son désir de donner une chance à tout le monde. « J'étudiais la psychologie, je... j'ai arrêté » je suis obligée d'avouer, gênée. Pourtant, je ne m'en suis jamais cachée, je l'ai même dit directement lors de mon casting et cela fait toujours partie de mon portrait. Mais devoir le dire à quelqu'un qui a cru que j'étais quelqu'un de bien, c'est autre chose. « Ce n'était pas trop mon truc, l'université » je me justifie vaguement. Ça et d'autres trucs. Peu importe, c'est du passé maintenant. Je préfère l'écouter raconter sa relation avec sa ville et le voyage. « Il parait que c'est beau, la Grèce. » je rêve tout haut, les mains serrées autour de ma tasse et le regard intéressé. Moi je connais surtout la mythologie de là-bas et l'image des îles à la mer bleu turquoise et aux maisons blanches. On n'a pas du tout le même ressenti, Ariadne et moi, mais j'imagine qu'elle vient d'une petite ville où tout le monde se connait (c'est comme ça dans les petites villes ? je ne sais pas vraiment) et que le fait d'avoir été mère très tôt doit jouer sur ce qu'elle pense. Mais de toute façon, chacun a sa propre vision du voyage, tout comme chacun est différent. « Je n'ai pas de famille » je réponds doucement, comme si je n'avais pas envie de la brusquer avec cette réponse nettement plus morbide. C'est un peu vrai. Ariadne est douce et parait profondément du type famille. L'idée qu'on puisse ne pas en avoir doit être le genre de chose qu'elle doit trouver abominable. Alors je ne veux pas qu'elle s'inquiète, qu'elle soit perturbée ou qu'elle déborde de compassion. Parce que pour moi, c'est rien du tout. « Des fois je me dis qu'il faut avoir beaucoup de chance pour avoir envie de faire sa vie là où on est nés et ne jamais avoir besoin de bouger, c'est comme... je sais pas, trouver son âme sœur, tu vois ? » je dis sans réfléchir à si c'est compréhensible ou si ça a du sens. Et du coup, ma situation à moi, elle se résumerait plutôt à une relation abusive dont j'ai fini par me défaire mais qui m'a marquée à tout jamais et dans les bras de laquelle on pourrait me repousser à tout moment. Alors forcément, mon âme sœur, c'est le premier qui me sauvera. Ou personne. Peut-être que je n'ai tout simplement pas d'âme sœur.

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MessageSujet: Re: Mañana. (mardi s2, 07h15)   Ven 29 Juin - 18:41

La conversation dérive facilement sur ses enfants - c'est un sujet à la fois évident et simple à aborder, et si elle n'avait pas conscience d'être filmée, elle pourrait probablement parler de ses enfants pendant des heures. Cela dit, là, dans le cadre du jeu, elle avait un peu plus de mal à étaler leur vie privée. Mais la remarque de Jun arracha un rire à Ariadne. Elle avait complètement oublié ces messages postés par Georgie pendant le prime, et encore plus ces commentaires clamant haut et fort que son préféré était feu-Phil. « Ah, c'est vrai qu'elle a dit ça, » souffla Ariadne avec un sourire amusé, et un peu gêné. C'était un peu bête, parce que elle, Phil, elle n'avait aucune idée de quel genre de candidat c'était. « Je ne lui ai même pas adressé la parole, sauf pour lui dire bonjour. Il restera un grand mystère, » fit-elle avec un léger rire. Georgie avait visiblement désormais jeté son dévolu sur - sans grande surprise - Alvaro. Dieu que c'était gênant. Mais les options étaient réduites, et, comme le disait bien Jun, la moyenne d'âge ne jouait pas en leur faveur. « Oh mon dieu, jamais, » lâcha-t-elle avec une main sur la bouche, étouffant un rire scandaleusement amusé. Quelle horreur. « Peut-être que certaines apprécient mais l'optique de sortir avec un garçon qui pourrait presque être mon fils - brr, ça me donne des frissons, » ajouta-t-elle en secouant légèrement la tête, sans décrocher de son sourire. Ce n'était même pas un tantinet envisageable - la barre psychologique des trente ans était là et bel et bien verrouillée pour de bon. Même certains hommes de sa génération se comportaient encore comme des adolescents, c'était de plus en plus compliqué. « Tu as quelqu'un dans ta vie, qui t'attend à Londres ? » fit-elle alors à Jun, retournant légèrement la question. « Ou ailleurs, » ajouta-t-elle ne haussant les épaules, avant de siroter une nouvelle gorgée de thé. Elle ne se rappelait pas exactement qui ou combien de candidats avaient déclaré être célibataires ou non, mais peut-être que Jun avait quelqu'un qui l'attendait à la maison, qu'elle revienne de sa croisière. La jeune fille avait donc suivi des études, et pas n'importe lesquelles - qu'elle ait arrêté en cours de route ou non. Ariadne n'avait rien du tout, elle, elle était mal placée pour juger. « Oh, d'accord. C'est un domaine qui m'a toujours paru tellement complexe, ce devait être difficile, » fit-elle en hochant la tête, un peu impressionnée. Ces jeunes adultes qui se lançaient dans des domaines aussi mystérieux et difficiles, tant au niveau travail que développement personnel, c'était fascinant. Elle, si Georgie n'avait pas été dans le tableau, ça aurait été soit la police, soit le Conservatoire. Pas franchement des domaines très cérébraux. « Tu travailles, alors, j'imagine, » ajouta-t-elle, en guise de question rhétorique. Ou peut-être pas, d'ailleurs, mais elle tentait l'hypothèse. Le sujet de conversation abordé par Jun était tout aussi fascinant d'ailleurs - son commentaire sur la Grèce arracha un sourire à Ariadne. « Ah, oui... il paraît. Je n'y ai jamais mis les pieds, mais ma mère m'en dépeint des tableaux tellement merveilleux que j'ai parfois du mal à y croire, » plaisanta-t-elle. Grecque de seconde génération, mais uniquement par le sang et la famille. Elle ne se sentait pas vraiment à la hauteur de ses origines et préférait se dire britannique. De toutes façons, elle avait écopé de la peau pâle de son anglais de père, rien à voir avec les vraies Grecques du pays. Il n'y avait qu'à voir sa cousine, à chaque fois qu'elle revenait à Bath après plusieurs mois à se dorer sur les plages de Corinthe. En retournant la question de la famille cela dit, Ariadne mit les pieds dans le plat. La réponse, triste bien qu'énoncée d'un ton relativement neutre, la surprit un peu. « Oh, je... suis désolée, » hésita-t-elle sans trop savoir quoi dire. C'était toujours délicat de se rendre compte de son erreur sans trop savoir si c'en était une. Sa métaphore sur les lieux de vie qui leur étaient destinés était poétique. « C'est une belle manière de voir ça, » fit Ariadne avec un sourire plaisant. « Et j'imagine que tu dis ça parce que ni Beijing ni Londres ne sont tes âmes soeurs ? » demanda-t-elle alors. C'était ça que ça impliquait, non ? Mais les mots de Jun la faisaient réfléchir aussi. Elle qui n'avait jamais quitté son patelin autre que pour une petite année, là où tout le monde connaissait la vie de tout le monde. Sa seule dose d'exotisme, elle l'avait avec les clients de l'hôtel. « Je n'ai jamais vraiment eu l'opportunité de bouger, mais... maintenant que tu en parles, je crois que c'est parce que je n'en n'ai jamais ressenti l'urgence ou la nécessité. C'est un privilège, en effet, » déclara Ariadne d'un air pensif. Ils n'avaient jamais roulé sur l'or, mais avait toujours été à l'abri du pire, et n'avaient jamais été poussés à quitter leur ville natale pour une raison x ou y. « Si tu devais changer de ville ou de pays, tu essayerais d'aller où ? » demanda-t-elle alors avec un léger sourire en coin. « J'ai l'impression de parler d'une sorte de version géographique de la test machine, » ajouta Ariadne avec un petit rire un peu gêné. Serait-ce un match ? Ou une demi-nomination ?

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MessageSujet: Re: Mañana. (mardi s2, 07h15)   Lun 2 Juil - 18:18

Je me demande si mes colocataires regardent l'émission, en ce moment, s'ils suivent mes aventures à l'autre bout du monde, depuis notre canapé. Non, en réalité, je sais qu'ils regardent. Ils sont accros et suivent chaque saison depuis des années. C'est d'ailleurs grâce à eux que je la connais et que j'ai commencé à la regarder, curieuse et intriguée face à un tel concept de programme. On n'a pas ce genre de genre d'émissions, en Chine. Ou en tout cas, on en avait pas quand j'y vivais, ou pas que je sache. Peut-être que ça a été ramené là-bas de l'Occident, maintenant. Quand Ariadne, elle m'avoue qu'elle n'a même jamais parlé à Phil et que c'est sa fille qui a pété un plomb, je rigole avec elle. « C'est drôle de se dire que les gens à l'extérieur ont peut-être des visions complètement différentes des nôtres » je pense tout haut, en avalant une gorgée de ma tasse de thé. Clairement, la perception du jeu et des gens doit être vachement conditionnée des deux côtés. Quand on est téléspectateur, on a la possibilité de voir tout, d'entendre tout ou presque, on voit les scènes, on a plusieurs points de vue alors qu'une fois à l'intérieur du jeu, soit on a assisté directement à la scène, soit on nous la répétée d'une manière ou d'une autre. La vision des choses est pas mal biaisée. « Qui sait qui d'autres ils imaginent ensemble » je me marre, parce que ça me passe tellement au-dessus de la tête, tout ça. Dans mon cas, je crois que peu importe la personne avec qui ils s'amuseraient à me caser, ça me ferait plus rire qu'autre chose, parce qu'au final, c'est pas vraiment un enjeu, pour moi. Dans l'idéal, si jamais je devais un jour avoir quelqu'un dans ma vie, cela dit, je préférerais que ça soit quelqu'un de mon âge. Ni trop vieux, ni trop jeune. Mais bon, j'imagine que ça serait moins bizarre de me coller avec un mec plus vieux qu'Ariadne avec un mec plus jeune, un mec de mon âge. « Oh non » je hausse les épaules. J'avais quelqu'un, avant, plus ou moins. En réalité, je n'ai jamais eu que des plus ou moins. Bien sûr, sur le moment, ça me paraissait totalement plus et pas du tout moins mais avec le recul et le temps, je me rends compte que ce n'était que des relations de merde ou pas vraiment sérieuses. « C'est pas du tout ma priorité, je suis très bien toute seule. » je souris légèrement. Je ne suis pas sûre d'être vraiment faite pour autre chose que la vie toute seule, honnêtement. Je ne suis pas sûre que je pourrais avoir quelqu'un pour moi, rien que pour moi, quelqu'un qui m'aime et que j'aime. Je suis trop compliquée, trop... Peu importe. Je n'ai besoin de personne, de toute façon. Et je n'ai envie de personne. Bref, elle me parle de l'université, de la psycho et même si ce n'est pas plaisant d'admettre que j'ai foutu en l'air ma seule chance d'éducation, je préfère déjà parler de ça. « La vraie psycho c'est intéressant, mais j'avais un cours où on apprenait les tailles des crânes des hommes des cavernes, je n'y suis pas allée souvent, à celui-là » je grimace. Jamais compris l'intérêt, pour le coup. ça en avait peut-être un, j'en sais rien, mais moi, j'en avais pas grand chose à foutre d'apprendre ça. Mais de manière générale, j'étais pas faite pour ça. Je m'en suis persuadée, depuis le temps. En théorie, c'était super intéressant et j'aimais beaucoup, mais la théorie elle dure que quelques années et en pratique, jamais je n'aurais pu être assise dans un bureau toute la journée pour écouter les gens raconter leurs emmerdes. J'aurais pas été capable d'avoir le recul nécessaire. « Au bureau des objets trouvés du métro, oui. » Depuis quoi, un an maintenant ? Un peu plus, un peu moins ? j'ai perdu le compte. « Je change souvent, j'aime bien. » Changer de boulot, faire des choses différentes, même si ce ne sont pas les boulots qui vendent le plus de rêve au monde. C'est pas très grave. En Chine, on n'a pas le même rapport au travail qu'ici. Le travail, c'est plus important que la vie privée, là-bas, et donc c'est beaucoup plus important qu'en Occident, c'est un truc que j'ai remarqué. Et quand tu restes trop longtemps au même endroit, au même poste, tu peux vite être considéré comme un feignant, qui ne veut pas s'élever ou qui ne veut pas faire beaucoup. Donc je m'en fous un peu d'être instable, d'avoir un boulot de merde parce que je sais que c'est temporaire et que c'est important. De toute façon, d'aussi loin que je me souvienne, ma vie n'a jamais vraiment été stable. ça a toujours été compliqué, avec la mort de mes parents, puis en situation encore plus précaire chez Grand-Mère, puis sa mort à elle et puis l'Angleterre. « C'est pas grave » je hausse les épaules. Je veux pas qu'elle soit mal à l'aise, Ariadne. Parce que moi, je me suis habituée depuis longtemps à ne pas avoir de famille. En Angleterre, je n'ai jamais eu de famille. C'est juste normal, pour moi. Et en Chine, je n'en ai plus. Ils reposent tous quelque part, disséminés dans la région de Beijing. J'ai bien des oncles, des tantes, des cousins mais ils n'ont jamais fait partie de ma vie. Ma famille, c'était Grand-Mère. Rien de plus. Donc lorsqu'elle a rejoint le paradis, ce n'était plus un problème pour moi de partir, je n'avais plus aucune raison de rester à Beijing ni ailleurs en Chine. Tout me poussait à quitter cet endroit de l'enfer et j'ai atterri en Angleterre, parce que c'est là que j'ai obtenu une bourse. Je crois qu'on ne pouvait pas faire plus opposé, en termes de différence de culture. Ça a été compliqué pour moi, au début, j'étais une âme en peine, un chat sauvage, je sortais les griffes au moindre mot de travers. mais aujourd'hui, je suis heureuse d'avoir expérimenté le changement, de pouvoir voir autre chose que ma Chine natale. Parce que ça fait de moi quelqu'un de plus fort, de plus grand et parce que maintenant, j'aimerais voir le monde entier. J'aimerais grandir encore. Toujours. « Je ne crois pas. Je ne le... ressens pas vraiment » je souffle en la regardant. J'aime bien l'Angleterre mais je ne sais pas si j'aimerais y rester toute ma vie. Je me suis toujours dit que lorsque je croiserai mon âme soeur, je le saurais, tout simplement. Mais c'est peut-être complètement faux. « Tu crois qu'on le sait, lorsque l'on rencontre quelqu'un qui va être important toute notre vie ? » Pas forcément son âme soeur, en réalité, juste quelqu'un. Un ami, un rival, un voisin. Moi, je n'ai jamais eu besoin d'apprécier quelqu'un pour le considérer capital dans ma vie. J'ai grandi avec plein de mômes dans le voisinage, et je les détestais tous mais je tuerais pour eux, même si je n'ai pas le moindre contact avec eux depuis des années. « Peut-être qu'on se construit son âme sœur, enfin son, hm, lieu soeur ? » Comme beaucoup de la personnalité se construit. Bien sûr, il y a une partie d'inné et d'inhérent à l'environnement mais c'est comme l'auto conviction, peut-être ? « Aucune idée, n'importe où ! J'aimerais tout voir ! » je m'exclame avec bonne humeur. Franchement, je ne rechigne à rien, sauf la Chine, pour des raisons évidentes.  « Tu as des pistes, pour ce truc-là ?  » Je sais qu'elle a participé à la deuxième cérémonie, comme moi, et qu'on s'est plantées toutes les deux, mais elle a peut-être réfléchi à nouveau depuis. En tout cas, je suis quasiment certaine qu'on est pas le match parfait l'une de l'autre, déjà.

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MessageSujet: Re: Mañana. (mardi s2, 07h15)   Jeu 5 Juil - 17:00

Jun avoua vivre une vie relativement solitaire - pas d'être aimé en vue, mais sans pour autant sembler affectée par cette absence. Tellement de jeunes filles de son âges subissaient une certaine pression sociale de rencontrer quelqu'un avec qui partager leur vie, c'était rafraîchissant. « Tu as bien raison, » fit Ariadne avec un sourire, ses deux mains autour de sa tasse de thé. Elle-même avait abandonné l'idée depuis plusieurs années, au fur et à mesure que sa foi en un certain succès amoureux s'estompait au fil des relations échouées. Pas d'études donc, pour Jun qui semblait avoir abandonné face au côté complexe de la discipline - Ariadne eut un petit rire à la remarque de la jeune fille sur son cours d'anthropologie, ou ce qui y ressemblait. Le métier de Jun la surprit légèrement, avant de se rendre compte une seconde plus tard que ce n'était pas si rare que ça. « Oh, vraiment ? C'est original. Je crois que c'est l'une de ces professions dont on oublie facilement l'existence malgré qu'elle soit répandue par nécessité, et croiser quelqu'un qui y travaille est toujours un peu surprenant, » fit-elle avec un sourire. Des professions de l'ombre, en quelques sortes. Leur conversation sur les environnement de vie et leur parallèle avec les âmes soeurs était passionnante, et Ariadne se surprit à réfléchir sérieusement à chaque question, chaque remarque lancée par sa camarade, fortement intéressée. Jun avoua alors ne pas trouver l'Angleterre, ou du moins Londres, complètement à son goût. « Alors peut-être que ce n'est pas le bon endroit ? » répondit Ariadne d'une voix douce avec un sourire. C'était difficile d'imaginer quelle ville ou quel pays conviendrait à chacun. La question suivante était elle aussi fort intéressante et Ariadne avait une opinion assez confiante sur la question. « Je crois qu'une part de nous le sait, oui. Je crois que c'est ce qui nous pousse à tout faire pour les garder près de nous, même sans en avoir conscience, » fit-elle d'un air pensif. C'était probablement ce qui avait fait que Callum était toujours dans les parages, ou que Jeremy aussi n'avait pas non plus décampé. Ils savaient qu'ils étaient faits pour vivre un bout de vie ensemble, que ce soit en couple ou comme amis, ou comme parents séparés, et chacun avait fait des efforts pour que ça fonctionne. Ceux qui avaient disparu de sa vie n'étaient simplement pas supposés y rester. C'était une vision du monde, aussi, d'une certaine manière. « Mais oui, je pense qu'il y a une part de ça aussi. Que ce soit le lieu ou l'âme... si nous ne sommes pas dans le bon état d'esprit, je pense qu'il y a de plus grandes chances que nous ne les remarquions pas, » ajouta-t-elle à la remarque suivante de Jun. C'était bien pour ça qu'elle était encore seule. Pendant longtemps sa foi s'était effritée petit à petit pour disparaître, et cela faisait quelques années qu'elle avait abandonné l'idée, maintenant. La conversation dériva alors sur le jeu et ces histoires d'équipes et de binômes. Les deux candidates avaient tenté leur chance cette semaine, pour faire chou blanc, malheureusement. « Aucune idée. Beth était la personne que je pensais être la plus proche de moi que ce soit autant sur le jeu que notre caractère mais... peut-être que ce n'est pas la bonne piste. Peut-être que l'on doit chercher notre opposé parfait ? » fit Ariadne, émettant son hypothèse probablement bancale. Qui pouvait bien être son opposé direct ? Quelqu'un de très impliqué dans le jeu et là pour gagner, sans avoir aucune foi en ces potentielles relations que pouvaient apporter Thrown Dice ? Difficile à dire, il ne lui semblait pas avoir croisé de personne comme celle-ci, pour l'instant.

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Mañana. (mardi s2, 07h15)

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