am i wrong, wed. 03 - 22:25

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

Voir le profil de l'utilisateur   

MESSAGES : 1901
AVATAR : blaaker (@n-dia)
ÂGE : 25
LOCALISATION : bursa (tr)
MÉTIER : acrobate


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 24.549 £
AFFINITÉS:
MessageSujet: am i wrong, wed. 03 - 22:25   Dim 8 Juil - 21:21

Cette semaine est rythmée par le couvre-feu imposé par la doc, Estelle. Elle s’est prise pour la daronne du bateau. Il est obligé d’avoir rejoint et d’être sous les draps à vingt-trois heures, pas à une minute prête. Ce n’est pas dans ses habitudes de se coucher à une telle heure, de se coucher si tôt. Il est vingt-deux et vingt-cinq minutes. D’après Estelle, trente minutes avant de se coucher, ils doivent se détendre. Se détendre ? En faisant quoi ? Elle leur laisse toutes les possibilités pour se détendre, il suppose. La veille, il s’est rendu dans la salle de danse, écoutant de la musique ; le soir d’avant, il s’est baladé sur le pont promenade, comme l’autre soir d’avant. Autant dire qu’il ne s’adonne à aucune activité transcendante. Il se rend dans sa cabine, dans le pont d, où il ôte son tee-shirt et son short qu’il portait. Il profite aussi d’enlever son boxer pour le troquer pour un caleçon de bain. Il a envie de profiter d’un jacuzzi avant que l’on sonne le glas de cette longue journée. Avant de se rendre dans le pont, pour prendre la direction du jacuzzi, il s’arrête au pont c. Ses pas le dirigent jusqu’au salon. Là, il se vautre dans l’un des canapés, l’une de ses jambes prenant appui sur l’accoudoir. Allongé sur le dos, dans le canapé, il pousse un soupir de béatitude. Il ferme les yeux, quelques instants, profitant étrangement de ce silence qui règne dans la pièce. Un silence qui contraste avec les animosités dans la pièce, les soirs de prime. Quelques images se greffent dans son esprit. Des images qui étirent sur ses lèvres un sourire béat. Des pas l’éveillent. Il reconnait une démarche féminine. L’allure élégante et raffinée. Le pas doux et fracassant à la fois. Les pas sont de plus en plus forts, s’approchant vers lui. Il rouvre les yeux. Il fait la liste, mentalement, des jeunes femmes que ce bateau abrite. Ce ne peut être Bryce, la démarche est bien trop raffinée pour que ce soit ce personnage brut de décoffrage, ce ne peut être non plus Poppy ou Bambi – peut-être même Leela – l’allure suinte trop la confiance en soi pour que ce soit l’une de des deux jeunes femmes. Il redresse légèrement la tête. Son regard vert croise celui de la jeune femme en question. C’est @Livia. Il reste silencieux, ses pupilles plantées dans les siennes. Il change sa posture dans le canapé, s’asseyant ainsi. Il passe sa main sur son torse nu, n’étant habillé que d’un simple caleçon de bain. Il sent le regard de la femme posé sur lui et sur la parcelle de corps nu qui offre à la vue de n’importe quel œil, sans une once de complexe. « Toi aussi t’as un problème avec les torses nus ? », qu’il la questionne. Les yeux de la jeune femme se raccrochent finalement aux siens. Ces quelques mots font échos aux quelques rencontres qu’il a pu faire, lors de la première semaine, avec certaines candidates qui n’étaient pas à l’aise à l’idée de croiser le Turc torse nu, sur le bateau. Un sourire malicieux s’empare des lèvres de Silvan.

_________________
THAT LONELINESS IS MY DISEASE
i didn't know that i was broken
until i found my missing piece
it seemed like every door was closing on me
and you were so far out of reach
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur   

MESSAGES : 354
AVATAR : eiza gonzalez
ÂGE : 29


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 32 397£
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: am i wrong, wed. 03 - 22:25   Lun 9 Juil - 18:51

Livia, elle gratte autant de temps que possible hors de sa cabine. Ça la contrarie vraiment d’avoir ce sentiment de ne pas pouvoir mener son quotidien comme elle l’entend, au risque de se prendre une sanction dans la gueule. Même quand elle n’était qu’une gamine, jamais personne n’a jugé bon de lui imposer des limites, bien que ça ne lui aurait certainement pas fait de mal. Elle se traîne sans trop savoir où elle pourrait aller ou ce qu’elle pourrait faire par rapport au peu de temps qu’il lui reste avant de devoir aller se coucher. L'italienne passe dans le salon et ses prunelles s’échouent sur le candidat affalé dans le canapé. Silvan, il tire une tronche assez curieuse au moment où elle débarque et Livia, elle ne peut pas s’empêcher d’avoir envie de savoir ce qui peut se passer au fond de son esprit. Il lève la tête, leurs regards se croisent en silence, avant qu’il ne se décide par prendre la parole le premier. « Non, je n’ai pas de problèmes avec les torses nus. » elle répète  tranquillement. Même avec quoique ce soit d’autre qui pourrait être nu, mais elle imagine qu’il doit s’en douter au petit sourire qui vient s’esquisser sur ses lèvres. Livia, elle n’a aucun complexe de ce côté-là et elle porte un regard très détaché sur le corps des autres. « Quand j’étais étudiante, l’atelier de modèle vivant c’était un passage obligé. » elle confie de sa voix qui vire toujours à un moment dans une certaine ambiguité, l'air de vouloir faire des sous-entendus, même quand il n'y a pas d'ouvertures pour en faire. Il y a beaucoup de confusion à ce sujet, mais la réalité ne ressemble pas au plan que font Jack et Rose dans Titanic. La sensualité n’a pas vraiment sa place à ce moment-là. Lorsqu’il débute, le regard que porte le dessinateur sur son modèle est très clinique, voir scientifique. Ce dernier devient juste un objet, un ensemble d’ombres et de lumières qu’il faut retranscrire sur la feuille. Mais Silvan, il n’a pas vraiment besoin de savoir que c’est nettement moins sexuel que ce que l’on peut imaginer. Livia, elle ne sait pas encore sur quel pied danser avec lui. Il l’intrigue un petit peu, parce qu’il ne lui semble pas aussi limpide dans son comportement que les autres détenteurs d'un chromosome Y du bateau. Et c’est alors difficile pour elle de saisir la manière la plus appropriée de se comporter à ses côtés. « On pourrait croire que poser nu rend vulnérable, mais c'est tout l'inverse. La nudité donne de la puissance. » elle expire dans un souffle. Elle laisse un regard entendu courir sur le jeune homme. Livia, elle a déjà posé pour son mari, mais pas seulement. C’est un exercice compliqué au début, mais il s’avère surtout libérateur une fois qu’on apprend à se sentir bien dans sa peau. « Ton physique est plutôt appréciable pour l’exercice, tes muscles sont bien dessinés. » elle commente en laissant ses prunelles glisser sur sa silhouette d’une manière appuyée. Elle a dessiné des tas de gens nus, et ce dans à peu près toutes les positions envisageables. Le seul truc qu’on ne dit pas à propos des cours de modèles vivants, c’est qu’on n’a pas d’office à disposition des seins fermes et des courbes affolantes sur lesquelles s’exercer. La plupart du temps, ça se termine avec des vieux ou des gros -parfois le double combo- qui arrondissent leur fin de mois en venant poser pour les étudiants. Silvan, il est anatomiquement intéressant pour comprendre toute la complexité du corps humain. Pour dessiner quelqu’un comme lui, il faut saisir en amont le fonctionnement des muscles, des os et comment ils se rattachent les uns aux autres, sinon ça ne peut donner que quelque chose de très mauvais. Il leur reste une bonne demi-heure avant le couvre-feu. Ce n’est pas grand-chose, mais le dessin fait à partir d’un modèle qui pose, c’est surtout une question d’efficacité pour que celui-ci ne se fatigue pas. « Tu veux essayer ? » elle propose dans une petite esquisse tentatrice, le mettant au défi d’accepter de lui montrer sa queue, alors qu’elle sait que les hommes peuvent se montrer plus délicats qu’ils ne le croient à ce sujet.

_________________

And from your lips she drew the Hallelujah
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur   

MESSAGES : 1901
AVATAR : blaaker (@n-dia)
ÂGE : 25
LOCALISATION : bursa (tr)
MÉTIER : acrobate


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 24.549 £
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: am i wrong, wed. 03 - 22:25   Mar 10 Juil - 12:48

Silvan se retrouve finalement échoué sur l’un des canapés du salon. Il laisse les quelques images se greffer dans son esprit. Toujours ces mêmes images. Celles qui lui arrachent un sourire béat. Il est finalement éveillé par la venue d’un camarade dans la pièce. Une camarade. Juste à écouter les pas, la démarche s’avancer vers lui, il reconnait une présence féminine. Il ouvre les yeux. Ses prunelles sont scotchées au plafond, quelques instants, avant de pivoter furtivement sur la silhouette de la jeune femme. Il s’agit de Livia. Un silence s’installe entre eux. Puis il décide de le briser. Il émet un commentaire, sentant le regard insistant de la jeune femme posée sur son corps. Il doute qu’elle soit de celles qui ont un problème avec les torses nus. Ces mots sonnent en écho dans son esprit, lui rappelant quelques futiles anecdotes. Il se contente d’un hochement de tête pour noter ses mots. Elle n’a pas de problème avec les torses nus. Il en prend note. Assis dans le canapé, il pose ses mains sur ses cuisses, partiellement dévoilées. Il porte son attention en sa direction. Il écoute les dires de Livia. Elle mentionne le temps où elle était étudiante, la nudité puis son physique. Il essaie de suivre le fil de la pensée de la belle brune. Il est resté silencieux, pendant qu’elle prenait la parole. Ses yeux parcouraient le visage de Livia, observant les traits qui s’esquissaient au fur et à mesure, sa bouche sensuelle qui scandait ses paroles et l’ébène de son regard. « Plutôt appréciable ? », souffle-t-il. Il pose sa main sur son torse, qui caresse quelques parcelles de peau, pour finir sur le haut de son épaule et se gratter. Il plante son regard dans le sien, ne cillant pas. Trois mots franchissent la barrière de la langue de Livia. Veut-il essayer ? Il la sonde, quelques instants. Il reste silencieux, ne disant rien. Un sourire embrasse la commissure des lèvres du beau métis. « Tu veux improviser un atelier, sans attendre Estelle ? », émet-il. Un sourire amusé et malicieux s’éprend de sa bouche. Il ne reprend que sa formulation. Le veut-elle ? Silvan se lève et quitte le canapé. Il fait quelques pas en avant, s’approchant de la brune sensuelle. « Tu n’es pas la première, sur ce bateau, à me demander de poser », annonce-t-il. Ses pas foulent le tapis, diminuant la distance entre elle et lui. « J’accepte… », scande-t-il. Il s’interrompt quelques secondes, laissant sa voix en suspens. Son regard vert croise celui de la jeune femme. Il peut sentir sa présence près de lui, tout près de lui. Il peut sentir l’odeur délicate de son parfum. « …mais qu’est-ce que je gagne au change, moi ? », qu’il souffle.

_________________
THAT LONELINESS IS MY DISEASE
i didn't know that i was broken
until i found my missing piece
it seemed like every door was closing on me
and you were so far out of reach
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur   

MESSAGES : 354
AVATAR : eiza gonzalez
ÂGE : 29


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 32 397£
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: am i wrong, wed. 03 - 22:25   Jeu 12 Juil - 8:39

Silvan est assez insaisissable dans son genre. Livia, elle connait ça, parce qu’elle joue un peu sur le même tableau. Elle ne veut pas qu’on la comprenne. Elle préfère rester un mystère, au travers de ses choix ou de ses actions qui peuvent de temps en temps paraître incompréhensibles à mesure que les indices s’accumulent quant à sa personnalité ou à son histoire. Avec le jeune homme, elle ne parvient pas trop à piger s’il est extrêmement imbu de sa personne ou s’il se fout ouvertement de sa gueule. Elle le regarde passer sa main sur son torse, glissant le long de sa peau. Il sait qu’il est beau. C’est une évidence, comme de son côté elle sait parfaitement où se trouvent ses atouts. Silvan est musclé juste ce qu’il faut, il serait un parfait modèle pour un cours d’anatomie. « T’auras aussi le droit de dresser mon bilan psychologique si tu le désires. » elle souffle tranquillement quand il lui parle de l’atelier d’Estelle. Il y aurait sûrement encore beaucoup à dire. Livia, elle n’a pas besoin qu’on lui demande de dessiner pour le faire, encore moins lorsqu’il s’agit d’une toubib, alors qu’elle a toujours eu quelques accrochages avec les membres du corps médical. Elle, ce qui lui plait, c’est trouver sa force et son inspiration dans l'expression même de l'âme des autres. Elle veut coucher ces essences sur le papier et ça ne la branche que moyennement de se faire psychanalyser au travers de la manière dont elle s'exprime avec un crayon. Il se lève et se rapproche d’elle. Il lui dit qu’elle n’est pas la première à lui demander de poser, mais Livia ne comprend pas trop qui aurait pu souhaiter se plier à l’exercice sur le bateau en dehors du cadre règlementaire des ateliers d’Estelle. Elle a quand même l’impression d’être tombée sur une bande de noobs dans le domaine du dessin, à quelques exceptions près qui ont su l’impressionner sur le prime lorsque les portraits des uns et des autres ont été révélés. Elle pense qu’il essaye de la troubler en venant squatter son environnement direct de sa carrure athlétique, mais peut-être qu’elle se trompe. Encore une fois, Silvan est difficile à appréhender. Elle est peut-être légèrement troublée, mais il lui en faudrait encore bien plus pour défaillir. Livia, elle a un peu tout vu et tout vécu en matière d’hommes. Il lui faut juste saisir le bon angle pour échanger correctement avec le turque. Elle éclate d’un petit rire quand il lui demande ce qu’il y gagne. Livia, elle pensait que c’était elle qui lui faisait une fleur en cherchant à le mettre en valeur et à le complimenter indirectement, mais à l’entendre, il semblerait que ce soit l’inverse. Silvan lui fait l’honneur de poser pour ses beaux yeux, c’est donc à elle de trouver ce qu’elle pourrait lui offrir en échange de ce service. « Je t’aurais bien proposer de le faire pour toi aussi, mais j'ai quelques réserves quant à ta capacité à me tirer le portrait… » elle expire d’un air taquin, le sourire aux lèvres. On ne peut pas dire qu’il ait tant brillé que ça au cours de l’exercice imposé par Estelle. Elle ne juge pas, chacun à son champ d’expertise, mais elle a bien envie de le provoquer légèrement avec son regard de chatte qui se fout un petit peu de sa gueule. « Tu n’as pas envie, si ? » De la dessiner, même si la vraie question qu’elle lui pose quand elle expire ces quelques mots, c’est de savoir s’il désir la voir se dénuder. Livia, ça ne la gêne absolument pas de faire sauter quelques boutons de son chemisier pour s’exposer dans le plus simple appareil. Même sans raisons particulières, elle pourrait être tentée de le faire s’il le lui demandait. Comme elle le lui a confirmé en pénétrant dans le salon plus tôt, elle n’a aucun problème avec la nudité, que ce soit chez les autres ou chez elle. Elle s’extirpe de son influence en faisant un pas en arrière, afin d'aller chercher un peu plus loin un carnet et des crayons mis à la disposition des candidats. Elle se poste face à lui, prête se lancer quand il le sera également. « Qu’est-ce qui te ferait plaisir, caro ? elle finit enfin par le questionner, au cas où la voir à poil ne serait pas suffisant. Il est difficile en affaire Silvan, mine de rien, elle lui offre la chance inestimable de pouvoir poser un œil sur ses courbes sensuelles.

_________________

And from your lips she drew the Hallelujah
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur   

MESSAGES : 1901
AVATAR : blaaker (@n-dia)
ÂGE : 25
LOCALISATION : bursa (tr)
MÉTIER : acrobate


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 24.549 £
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: am i wrong, wed. 03 - 22:25   Sam 14 Juil - 18:26

Quand elle lui demande s’il veut essayer, il réplique à son tour par une question. Veut-elle improviser un atelier, sans même attendre Estelle ? Il aurait aussi le droit de dresser son bilan psychologique s’il le désire. Il hoche la tête, ne quittant pas son sourire. D’ailleurs, elle n’est pas la seule à avoir voulu utiliser le jeune homme comme modèle sur ce bateau. Dès la première semaine, Wyatt lui avait demandé à être son modèle – il ignore pourquoi lui et pas un autre, d’ailleurs, mais cela restera un mystère non-résolu –. Rapidement, le métis quitte sa place pour rejoindre Livia. Il vient empiéter dans son espace vital, il le sait et le fait volontairement. Il détaille les traits de son interlocutrice, au plus près. Il accepte, ce qu’elle lui a proposé à demi-mot. Il accepte mais en posant sa condition : il doit y gagner au change aussi. Un éclat de rire émane de la bouche rouge de la jeune femme, il ne cille pas. Il observe sa réaction. La première chose qui vient à l’esprit de Livia est donc de lui proposer de la dessiner en retour ou plutôt de le faire pour lui aussi. Un sourire étire les lèvres de Silvan, alors que la voix de l’italienne sonne de nouveau dans la pièce. Elle a quelques réserves sur sa capacité. « Je pourrais te surprendre », émet-il. Certes, il n’est pas le candidat qui ne brille pas par ses talents de dessinateur. Il en a conscience, tout comme il a conscience ne pas être doué avec un crayon entre les mains. Il est pourtant un garçon manuel, doué de ses mains. Quant à savoir s’il a envie, il se contente de sourire, plantant son regard dans le sien. Il vient de lui dire qu’il pourrait la surprendre, il n’a pas besoin d’en rajouter plus. Il ne la quitte pas de son champ de vision, même lorsqu’elle marque un pas en arrière. Il la suit du regard, en silence. Elle revient finalement à sa place initiale, juste en face de lui. Il remarque le carnet et le crayon qu’elle tient dans ses mains. « Ce qui me ferait plaisir ? Humm », scande-t-il, en répétant ses mots. Il laisse sa voix en suspens, alors que son regard croise celui de son interlocutrice. « Toi, moi », entame-t-il, « dans ce salon », il marque une pause volontaire entre chacun de ses énoncés, « on pourrait se faire plaisir tous les deux… ». Il n’en dit pas plus. Il invite l’imagination de son interlocutrice de faire la part des choses aussi. « Mais tu vois, ce qui me ferait plaisir, ici, maintenant », qu’il reprend. Il ne la quitte pas du regard. « Que tu me dévoiles en plus ce que tu caches ici », émet-il. Tout en articulant ses mots, il désigne de son index, qui se pose sur le morceau de tissu qui couvre la peau de l’italienne, le cœur. Il peut sentir son battement. Quelques secondes s’écoulent, avant qu’il ne retire sa main. Par la suite, il refait quelques pas en direction du canapé. « On commence ? », scande-t-il. « Evidemment, tout ce qui se passera à partir de maintenant n’est qu’artistique », souffle-t-il, en direction de la jeune femme. Aucune ambiguité. Ce n’est que de l’art. « Je te laisse même me guider », qu’il continue.

_________________
THAT LONELINESS IS MY DISEASE
i didn't know that i was broken
until i found my missing piece
it seemed like every door was closing on me
and you were so far out of reach
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur   

MESSAGES : 354
AVATAR : eiza gonzalez
ÂGE : 29


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 32 397£
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: am i wrong, wed. 03 - 22:25   Mar 17 Juil - 20:56

Livia, elle a quelques difficultés à saisir ce que souhaite Silvan. Est-ce qu’il a envie de la dessiner ? Ou la question devrait peut-être être, est-ce qu’il a envie de la voir dans le plus simple appareil ? Elle se fout un peu de sa gueule, elle l’allume. Elle est comme ça, Livia. Elle balance des trucs au hasard, persuadée que ses provocations ne trouveront pas preneur, entre les types intimidés par ce qu’elle propose et surtout les caméras qui enregistrent le moindre de leurs faits et gestes, prêtent à rebalancer les images au prochain prime. Lui, tout ce qu’il conçoit à lui dire, c’est qu’il pourrait la surprendre. Alors Livia, faute d’avoir une réponse claire à sa question, elle s’échappe quelques secondes pour aller récupérer le matériel nécessaire, avant de lui demander directement ce qui lui ferait plaisir. Elle le suit du regard, elle sourit. Silvan, il sait comment ménager son auditoire. Il est un peu comme elle sur ce point-là, à mesure que ses répliques s’enchaînent lentement, elle reste pendue à ses lèvres. Il veut savoir ce qu’elle cache, là où son doigt s’échoue. Elle arque un sourcil dans un sourire, l’air de se focaliser sur une autre partie anatomique que celle qu’il envisage, située dans la même partie géographique. Parce que peut-être que le candidat souhaite qu’elle dévoile son cœur, mais mine de rien, il effleure surtout sa poitrine pour le moment. « Qui sait, ça pourrait peut-être pouvoir se faire… » Pour l’un comme pour l’autre, même s’il y en a un des deux qui sera plus facile à apercevoir cette nuit. Livia, elle joue beaucoup, elle omet des éléments sur sa vie et son histoire, mais elle n’est pas si cachotière que ça. Il suffit de l’écouter, d’observer son manège pour saisir son fonctionnement et ce qui l’anime. Silvan, il retourne vers le canapé, requérant qu’ils commencent. Elle doit le guider, prenant ainsi en charge l’organisation de l’atelier qui sera purement artistique comme il le dit si bien de son côté. « Bien sûr. » elle expire d’un ton léger, quelque peu moqueur. Loin d’elle l’idée d’instaurer autre chose qu’une ambiance professionnelle entre un artiste et son modèle. « On va le faire à tour de rôle. » Livia, ce qu’elle va surtout lui offrir en plus du reste, ce sont ses conseils de manière à l’aider à améliorer sa technique. Elle lui refile le carnet et les crayons pour le mettre tout de suite à contribution. « Tu commences. » elle décrète soudainement. Silvan, ça devrait lui permettre de comprendre comment ça fonctionne en s’exerçant tout d’abord sur elle. Les règles de l’art de poser sont bien plus complexes que ce qu’on leur a demandé de faire lors du dernier atelier psycho-artistique d’Estelle. Il n’y a rien d’étonnant à ce que plusieurs candidats se soient plantés au cours de cet exercice périlleux, alors qu’on les a plongés directement dans le grand bain sans prendre le temps d’expliquer les bases. Elle commence à déboutonner sa robe, desserrer la ceinture nouée à sa taille et en deux temps trois mouvements, elle s’est débarrassée du vêtement. Livia, elle ne porte pas souvent de soutien-gorge, elle est en culotte et elle se sent super bien. Elle s’en fout de tout ça. Elle n’est pas vraiment pudique comme nana et de toute façon, elle sait très bien qu’entre l’heure avancée et le couvre-feu imposé cette semaine, il y a peu de chances pour qu’elle soit surprise par un public non averti de ce qui se passe actuellement dans le salon. Peut-être que l’italienne veut aussi montrer de quoi elle est capable, lui faire comprendre à qui il a affaire au cas où on se mépriserait à force la voir minauder en pensant qu’elle allume plus qu’elle n’agit. Elle croise le regard de Silvan. Elle ne peut pas s’empêcher de se demander de ce qu’il en pense, de s’il la trouve belle parce que ça lui importe beaucoup même si elle fait preuve d’une assurance à toutes épreuves. « On fait des poses rapides. Ça ne sert à rien de perdre du temps dans les détails, il faut d’abord que tu gagnes en aisance. Que t’apprivoises ce que tu vois. » Le corps de Livia, il doit le regarder, le comprendre, le synthétiser mentalement pour pouvoir le retranscrire justement. C’est inutile de vouloir brûler les étapes en s’attaquant immédiatement à une représentation exacte du modèle. « Tu te redresses. » elle le commande, parce que pour un débutant, ça peut devenir une vraie plaie d’essayer de dessiner un modèle selon un point de vue foireux offrant une perspective trop complexe à saisir. Livia, elle aime bien ce petit rôle qu'elle vient de se fabriquer de professeur qui dirige les opérations. « Et tu ne décolle pas ton crayon du papier. Juste un trait, pour saisir le rythme et le mouvement. » Elle bouge lentement, Livia. Normalement, avec ce genre d’exercice, il devrait aligner les croquis et gagner au fur et à mesure en assurance, au cours du temps qu’elle a décidé de lui allouer pour faire ses preuves.

_________________

And from your lips she drew the Hallelujah
Revenir en haut Aller en bas
 

am i wrong, wed. 03 - 22:25

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» 03. What's wrong with you ?
» [1616] Right way to do Wrong.
» what's wrong with a little chaos ?
» Haitian Population: Sick and Tired but Still an Asset‏
» why JAF is wrong with respect to MUGABE?
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
THROWN DICE ::  :: SALON PRINCIPAL-
Sauter vers: