be right here, thurs. 03 - 15:34

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MessageSujet: be right here, thurs. 03 - 15:34   Dim 8 Juil - 21:26

Silvan traine sur le pont a, mains dans les poches. Il doit avouer qu’il n’a pas d’activité favorite, ici, pour faire passer son temps. Certains diront qu’ils se rendent dans la salle de cinéma, d’autres dans la salle de sport, etc. mais il ne saurait désigner laquelle des pièces serait celle où il pourrait s’adonner à son activité favorite. Finalement, en dehors de ses acrobaties aériennes, Sil n’est rien. Juste un homme, une bite qui pense et qui s’agite. C’est comme cela qu’on le considère. Sil n’est rien. Juste un imbécile, un con. C’est comme cela qu’il se considère et personne ne le contredira. Ses pieds le dirigent, sans même qu’il ne contredise leur décision. Il dévale les escaliers pour se rendre sur le pont inférieur, le pont b. Toujours les mains de ses poches, il avance dans la grande allée, vide, et silencieuse. Silencieuse ? Jusqu’à ce qu’il ne s’approche de plus en plus d’un point où émane un bruit. Du bruit ? Il est intrigué par ce qu’il entend. Il s’approche, non pas à vive allure, mais dans une démarche curieuse. Il croit reconnaitre le son d’un instrument de musique mais lequel ? un instrument à corde, déjà. Mais il ne saurait en dire plus. Déjà parce qu’il n’est pas musicien. Il ne faut pas lui en demander trop, à Silvan. Ses pas le mènent jusqu’au bord de la piscine. Il y trouve l’un de ses camarades, avec sa guitare. Nul ne doute à avoir, il est question de @Llewyn. Qui dit guitare, dit Llewyn. Forcément. Le Turc lui adresse un signe de la tête, en guise de salutation. Il ignore si son camarade a remarqué sa présence ou non. Il s’installe sur l’un des transats, situé derrière le chevelu. « C’est pour ta belle que tu composes ? », qu’il scande, en l’interrogeant, sa voix s’élevant dans les airs et se mêlant au son des cordes de la guitare. Il arbore un large sourire, alors que son camarade s’interrompt et se tourne vers lui. Hé coucou, c’est Sil. Est-ce pour sa belle qu’il compose ? Sa belle, vous savez bien qui. « A ta place, je ne perdrais pas mon temps avec une compo », émet-il. Son regard vert croise celui de son camarade. « Tu vas te faire passer devant, sinon », qu’il souffle. « A moins que tu ne cherches à jouer la carte de l’artiste torturé ? Les nanas, elles aiment bien ça. T’as raison de jouer sur cette corde », émet-il. Il hausse légèrement les épaules. Il n’y a aucune critique dans ses mots. Il cherche plutôt à cerner son camarade, parce que jusqu’à présent, il n’a pas eu le temps d’échanger avec lui.

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MessageSujet: Re: be right here, thurs. 03 - 15:34   Lun 9 Juil - 3:59

La piscine était un endroit très prisé à cette heure-ci de la journée pour son exposition idéale, mais pour Llewyn c'était avant tout un endroit relaxant où tout un tas de détails, que certains ne voyaient peut être plus à force de passer du temps ici, lui inspiraient des airs un peu différents de ce qu'il jouait d'habitude. L'eau d'un bleu envoûtant, les rayons qui s'y reflétaient dès que le soleil commençait à décliner, et ces palmiers qui se courbaient sous la pression du vent. C'était autant de petites choses qui ne constituaient pas son quotidien à Londres et qui ainsi apportaient comme un souffle nouveau à ses compositions, une sorte de touche imprévisible qui les rendaient reconnaissables entre toutes. Il n'était ici que depuis un peu plus d'une semaine mais nombreux étaient déjà les endroits qui avaient su lui inspirer des mélodies, et il procédait finalement ici comme il aurait procédé à l'extérieur. En revenant régulièrement à l'endroit où son inspiration était la plus fertile, sans forcément ressentir le besoin de s'éterniser quand il s'y asseyait et développait un peu plus l'idée qu'il se faisait de son prochain morceau. Ce n'était pas d'y passer beaucoup de temps qui comptait, quand bien même la composition était un exercice long et pas toujours fructueux du premier coup, c'était le fait de saisir un moment, un cadre particulièrement propices à la création. Ça pouvait durer vingt minutes, comme ça pouvait durer des heures. Le plus souvent il ne profitait pas de ce genre d'endroits plus que de raison parce que c'était aussi sans doute de ne jamais les connaître tout à fait par cœur qui entretenait son envie de les raconter en musique. Il jouait ainsi depuis plusieurs minutes, mêlant les sons de sa guitare à tous les petits bruits aux alentours. Soudain, une silhouette approcha et il reconnut Silvan, à qui il adressa un sourire. Il pensa sur le coup qu'il irait profiter de la chaleur pour se baigner, mais son camarade lui adressa la parole et il mit quelques minutes à le réaliser. Il était toujours comme dans une bulle quand il commençait à créer, mais cette entrée en matière pour le moins originale l'en avait facilement sortie. Il lui lança alors un regard entre surprise et amusement. « Tu sais je compose pour tout le monde, y compris pour toi. » Et si ça pouvait avoir l'air d'une esquive – il pensait comprendre où il voulait en venir et savait généralement interpréter ce genre de sous-entendus – c'était la stricte vérité à ce moment précis où il ne jouait pas en fonction de quelqu'un mais bien de ce cadre en particulier. Ce qu'il composait pour une femme, il le faisait généralement dans une ambiance un peu différente, plus intimiste, où il puisait davantage à l'intérieur de lui-même. « Là j'avoue que je suis pas tout à fait sûr de voir où tu veux en venir. » Il reprit, en affichant un rictus amusé, parce que même s'il comprenait le fond de sa réflexion il ne s'attendait pas du tout à recevoir ce genre de conseils pour quelques accords. « Mais tu serais étonné de savoir le nombre de filles qu'on peut charmer avec une chanson, même inaboutie. » Il disait ça d'un ton complice, pas pour glisser subtilement vers son tableau de chasse qui n'intéressait personne ou exagérer ses talents de séducteur, simplement parce que c'était un fait, les musiciens avaient un succès certain avec les filles, ça n'était pas une chose qu'il pouvait démentir alors qu'il jouait depuis des années. « Jouer les artistes torturés, par contre, ça a jamais tellement été mon truc. Tu penses que je devrais y songer ? » Il rit, évidemment pas sérieux, car lui avait plutôt toujours été porté par l'euphorie de l'inspiration et même si certaines périodes étaient moins fructueuses que d'autres, il ne tombait jamais dans une frustration anti-productive. « Mais au fait, qu'est-ce qui me vaut tous ces conseils en séduction ? Je devrais m'inquiéter que tu aies l'air d'en savoir plus que moi ? » Son ton se faisait malicieux, parce que ça l'intéressait assez de savoir pourquoi Silvan semblait persuadé qu'il était à cet instant précis entrain de monter tout un plan pour séduire la jeune femme qu'il avait visiblement en tête. S'il avait entendu ou vu quelque chose pour le mener sur cette voie, ou s'il était tellement facile de lire en lui que le moindre intérêt qu'il pouvait porter à quelqu'un pouvait se lire jusque sur son front.

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MessageSujet: Re: be right here, thurs. 03 - 15:34   Lun 9 Juil - 14:12

Silvan prend place au bord de la piscine, sur l’un des transats. Quelques secondes après, sa voix s’élève dans les airs, en même temps que la musique. Compose-t-il pour sa belle ? Les mots de son camarade, @Llewyn, chasse son interrogation ou en partie. Selon lui, il compose pour tout le monde. Même pour lui. Lui, Silvan. « Doucement », s’esclaffe le Turc. « Tu m’auras pas avec de la musique, moi », qu’il reprend, en prenant une once de sérieux. S’il arrive à avoir les autres candidats avec sa musique, son petit stratagème ne fonctionnera pas sur Silvan. Un homme avec une guitare, qui prétend composer avec tout le monde. Silvan préfère s’en méfier. D’autant plus s’il croit pouvoir faire son petit effet avec quelques notes de musique. Sil reste imperméable face à toutes tentatives qui chercheraient à l’affaiblir, d’une façon ou d’une autre. Le métis reprend finalement la parole, lui conseillant de ne pas perdre son temps avec une composition musicale. Clairement, d’après lui, Llewyn doit changer sa stratégie s’il n’a pas envie qu’on lui passe devant. Un « on » générique, car Silvan ne s’inclut pas dedans, mais il pense aux quelques autres hommes qui pourraient tourner autour de la belle de Llewyn dans la perspective de l’avoir. D’avoir la belle pour un coup de cœur ou un coup de queue ; l’un ou l’autre, il ne sait pas vraiment. Mais Silvan a pu constater l’ébullition des hormones de certains candidats sur ce bateau depuis l’arrivée de la belle, Livia. Il soupçonne quelques uns s’adonner à des plaisirs déviants en pensant à elle ; enfin cela ne le regarde pas. Son camarade lui confie de ne pas voir où il veut en venir. Il lui lance un long regard silencieux, l’air de dire « sérieusement, mec ? ». Le chevelu prend à nouveau la parole : Silvan ne soupçonnerait pas de savoir le nombre de filles qu’ils – ils, les chanteurs, les musiciens, il présume – peuvent charmer avec une chanson. Le Turc hoche légèrement la tête. « Je songerais à me mettre au tam-tam, alors », qu’il ricane. Il ne se moque pas méchamment de son camarade. Le rire de Sil s’estompe dans les airs. « Mais je crois quand même bien y arriver jusqu’à maintenant, sans musique », qu’il siffle. Ce n’est pas dans les projets du jeune homme de se mettre à la musique. Quant à son camarade, celui-ci estime que la carte de l’artiste torturé n’est pas son truc. « Pourtant c’est bien un truc de musicien ça… », qu’il souffle, alors que son camarade lui demande s’il devrait y songer. « Tu veux mon avis ? Non », énonce-t-il, avec franchise. « Sauf si t’es vraiment torturé… ». Nul ne sait ce qu’il se passera à abord de ce bateau de croisière. Toutefois, il semblerait que les quelques mots de Silvan ont un impact sur son camarade. Au moins, il réfléchit à ses bonnes paroles. Il ignore si ses paroles sont bonnes mais elles ont le mérite d’être franches et directes, sans artifice. « Ecoute, je sens un truc. Je me trompe peut-être mais comme tu m’as l’air accroché à cette nana », souffle-t-il. « Après tu en fais ce que tu veux de ce que je te dis », émet-il, en plantant son regard dans le sien. « Et si ça peut te rassurer, je ne fais pas partie de ceux qui pourraient te passer devant », qu’il affirme, avec sincérité.

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MessageSujet: Re: be right here, thurs. 03 - 15:34   Mar 10 Juil - 3:38

Lorsqu'il s'était installé au bord de la piscine avec sa guitare, Llewyn ne s'était pas attendu à ce que Silvan se pose à ses cotés pour tenter de savoir s'il composait pour « sa belle ». Il crut tout de suite comprendre à qui il faisait allusion, sachant bien qu'il s'était montré proche de Livia depuis leur arrivée, mais la façon dont il en parlait l'avait étonné, sur le moment. Il était pourtant troublé par l'italienne, et beaucoup plus sensible à ce qu'elle représentait que ce qu'il avait peut être consciemment montré jusqu'ici pour préserver une forme de subtilité et utiliser sa musique et son propre langage pour lui témoigner son intérêt. Il n'était pas le genre d'homme à se montrer direct et très démonstratif, plutôt le genre à vouloir se raconter en chanson. Mais ici Silvan avait l'air sûr de ce qu'il avançait, même si cette fois l'écossais comptait composer une chanson simplement inspirée par ce lieu. Et semble-t-il que sa précision inquiéta légèrement Silvan, ce qui l'amusa. « Je te rassure, la seule chose que j'espère obtenir de toi à l'arrivée c'est ton attention. » Il se sentit du coup obligé de préciser, sur le ton de la plaisanterie, parce qu'il ne voudrait pas qu'il l'imagine composer des chansons dans le seul but d'endormir leur vigilance pour mieux leur tendre un piège ensuite. Llewyn fut un peu plus intrigué par la suite de leur échange, parce que les conseils de Silvan semblaient bien intentionnés mais qu'ils restaient assez surprenants en définitive. « Oui, je suis juste un peu surpris. » Il souffla, dans un sourire, quand son camarade s'étonna du fait qu'il ait l'air de ne pas le suivre sur tous les points. C'était la façon dont il présentait la situation qui l'étonnait un peu, parce qu'aussi conscient soit-il que beaucoup d'hommes ici devaient trouver Livia attirante, il n'était pas du genre à s’asseoir dans le noir pour réfléchir à des moyens de lui plaire plus que les autres. Il avait vu Eben se montrer envahissant avec l'italienne samedi soir et savait qu'il n'irait jamais agir de cette façon, avec elle comme avec aucune autre. Cela dit, il était bien placé pour savoir qu'une chanson était parfois plus efficace qu'un bouquet de fleurs pour charmer une fille, et la remarque de Silvan étira ses lèvres. « Dans un genre un peu plus moderne, je te conseillerais la batterie. On pourrait même t'intégrer au groupe qu'on pense former, avec Ariadne et Heather. » Bon d'accord, ça n'avait été évoqué par Ariadne que sur le ton de la plaisanterie, mais si Silvan se mettait à la musique il commencerait  à y avoir du monde pour le former ce groupe. Mais il le croyait sur parole quand il lui disait s'en être très bien passé jusqu'ici, songeant qu'un vrai artiste, animé d'une vraie passion, ne jouait de toute façon pas dans l'unique but de séduire les filles. Le succès relatif aux musiciens était plus une chose qui allait avec le coté créatif et transgressif. « Je suis pas torturé, non. Mon rapport à la musique est même assez sain, je me serais pas lancé là-dedans si j'avais des raisons de penser qu'elle pourrait me rendre malheureux. Et pourtant tu sais, je n'en vis pas encore. » Mais même ça, ça ne le frustrait pas au point de changer son rapport à son art, parce qu'il ne voulait pas connaître le succès à tous les prix et qu'il était aussi heureux, comme ça, à laisser les choses se faire. Il savait en choisissant cette vie qu'elle serait toujours un peu incertaine, et c'est ça qui lui plaisait. Finalement, Llewyn interrogea Silvan, curieux de savoir ce qui l'avait amené à toutes ces interrogations et ce qui lui valait aujourd'hui tous ces conseils. Et à ses paroles, Llewyn sentit ses lèvres s'étirer à nouveau. « J'aime beaucoup Livia, c'est vrai. Elle n'est pas seulement très belle, elle est aussi fascinante et quelque chose chez elle m'inspire avec la même limpidité qu'une Jane Asher. » Et c'était loin d'être un détail pour lui, il n'y avait pas tant de personnes que ça qui l'aient inspiré de cette manière au cours de sa vie. « C'était la petite amie de Paul McCartney, elle lui a inspiré au moins cinq chansons. » C'était l'un des grands exemples de muses contemporaines, l'une de ces femmes à qui on devait de véritables succès auxquelles elles resteraient éternellement associés. « Je sais qu'elle doit avoir du succès. » Il confessa ensuite, dans un plus fin sourire, au sujet de cette histoire de garçons. Après tout il voyait quelle attitude Livia adoptait avec lui et savait bien qu'elle ne devait pas lui réserver ses regards empreints de malice et ses battements de cils. Alors oui, il imaginait bien que certains ici avaient déjà du lui témoigner leur intérêt, d'une façon moins subtile sans doute que lui tâcherait de lui montrer le sien. « Tu as quelqu'un dans ta vie ? » Il se permit de demander, sur le ton de la confidence, songeant que c'était peut être la raison de son aveu.

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MessageSujet: Re: be right here, thurs. 03 - 15:34   Mar 10 Juil - 21:04

Silvan n’est pas le genre de personnage à se faire avoir par de la musique, ni par quoi que ce soit. Il se méfie des personnes qui, justement, ont recourt à un adjuvant pour obtenir ce qu’il veut des autres, pour attirer leur attention. Son attention, c’est ce qu’il pourrait chercher à obtenir avec de la musique. « Sauf que pour obtenir mon attention, personne n’a besoin de musique pour ça », énonce-t-il. Quant à la suite de la conversation, son camarade semble intrigué par ses dires. Pourtant, il n’y a aucune raison de l’être. Il peine à croire le chevelu, là-dessus. Il se dit surpris, un peu surpris. Sil reste silencieux, jusqu’à ce qu’il lui annonce que la musique a un certain pouvoir sur les filles. Le Turc préfère prendre ces paroles à la dérision, en postulant qu’il songerait à se mettre au tam-tam. Llewyn, lui, lui conseillerait la batterie dans un genre un peu plus moderne – c’est qu’il remettrait en doute ses goûts là ? –. La suite de ses dires amuse le métis, qu’il ne peut réprimer un éclat de rire. Il penserait former un groupe de musique avec d’autres de leurs camarades, en l’occurrence : Ariadne et Heather. « C’est marrant, tu m’aurais dit juste avec Heather, j’aurais imaginé un groupe gothique », qu’il commente. « mais avec Ariadne en plus, je visualise mal le concept musical du projet », souffle-t-il, dans un ton mi-sérieux, mi-amusé. Cependant, ce n’est pas pour décliner la proposition de son camarade mais jusqu’à maintenant, avec les femmes, Silvan s’est très bien débrouillé sans musique. Il a, comme certains diraient, d’autres cordes à son arc. « Je me doute que tu ne l’es pas mais je parlais à l’avenir, dans l’aventure… il y aura peut-être quelque chose qui te fera mal ou te rendra malheureux », qu’il souffle, écoutant par la suite son interlocuteur. Il hoche délicatement la tête, comme pour signaler au chevelu qu’il a toute son attention. « Tu vis de quoi alors ? », qu’il l’interroge. C’est lui-même qui vient de lui confier ne pas en vivre encore. Alors s’il ne vit pas – encore – de la musique, de quoi vit-il ? Par la suite, Llewyn l’interroge sur les conseils qu’il vient de lui émettre. Evidemment, Sil ne l’oblige pas de prendre ses mots, s’il estime que le métis est idiot de penser de la sorte. Pourtant, Sil ne peut s’empêcher d’avoir quelques méfiances concernant la candidate, plus qu’avec les autres. Elle donne l’impression d’être moins innocente que les autres femmes du bateau. Il n’y a qu’à la comparer à Beth ou à Ariadne, par exemple. Alors il sent un truc mais il peut se tromper. Il souhaite pour le jeune homme qu’il se trompe. Toutefois il y a bien une chose dont il est certain de ne pas se tromper : Llewyn lui semble être sacrément bien accroché à cette jeune femme. Il lui affirme aimer beaucoup Livia. Il reste silencieux, entendant les paroles de son camarade. Il la compare à la petite-amie de Paul McCartney – il a déjà entendu ce nom enfin il n’est pas certain… –. « Carrément ? », souffle-t-il. Les paroles suivantes de son camarade le rassurent. Du moins, il ne se fourvoie pas. Il a conscience qu’elle a du succès. « Ca ne t’effraie pas ? Enfin je veux dire… ça ne te dérange pas de savoir qu’elle est peut être courtisée par d’autres ? », l’interroge-t-il. Il tente de sonder son camarade, une fois encore. « Les autres ne vont pas t’attendre », qu’il reprend. Il appuie ses paroles d’un geste de la tête, en dodelinant doucement. Par la suite, c’est au tour de Silvan d’être surpris par la question de son interlocuteur. En effet, ce dernier lui demande s’il a quelqu’un dans sa vie. Llewyn est certainement le premier candidat à émettre cette possibilité. Celle que le métis partagerait sa vie avec une femme. Un large sourire se peint sur la bouche de Sil. « Non », annonce-t-il. « Il n’y a personne qui m’attend à la sortie », confie-t-il. « Ce n’est pas pour autant que tu dois me considérer comme un rival. Enfin, dans le jeu, oui. Autrement, pas du tout », émet-il, avec franchise.

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MessageSujet: Re: be right here, thurs. 03 - 15:34   Jeu 12 Juil - 2:40

Ce serait prêter à Llewyn des intentions qu'il n'avait pas que de penser qu'il puisse vouloir utiliser sa musique pour manipuler ceux qui l'entourent. Il n'était peut être pas seulement ce qu'il laissait voir, mais il n'en était pas pour autant quelqu'un de diaboliquement fourbe qui se cachait derrière une guitare et un sourire. La réplique de Silvan l'amusa à nouveau, parce qu'il le sentait dubitatif, à la limite de la méfiance, sans que ce soit justifié. N'ajoutant rien qui risquerait d'aggraver ses doutes, ils en vinrent à évoquer l'effet que la musique avait sur la plupart des filles, car sans vouloir renforcer un cliché parfois tenace, lui pouvait largement attester que ses premières fans étaient des femmes et que comme beaucoup de musiciens, on lui portait un intérêt différent depuis qu'il jouait tous les soirs dans des salles pleines. Silvan émit l'idée de se mettre au tam-tam sur le ton de la plaisanterie, et l'écossais lui suggéra quant à lui la batterie, ne serait-ce que pour intégrer le groupe qu'il pensait à former avec Ariadne et Heather. Drôle de groupe, c'est vrai, mais lui adorait les singularités quand elles formaient un ensemble. « De ce que je sais, Heather chante du lyrique. Moi, je joue essentiellement du indie rock et du folk rock, donc contrairement au dessin d'Eben je suis pas un punk croisé avec un admirateur du diable. » Il émit un rire en repensant à la façon pour le moins inspirée dont Eben l'avait dessiné, puis ajouta. «  Ariadne, elle, joue du piano. Alors sur le papier c'est sûr que notre groupe paraît un peu bancal, mais je suis sûr qu'avec un fond de batterie il y aurait moyen de créer un joyeux ensemble. » Parce qu'on ne pouvait pas dire que ces différents styles étaient tous parfaitement compatibles les uns avec les autres, mais ça n'était pas quelque chose qui risquait de lui faire peur, à lui, qui était déjà parti de bien plus loin avec certains de ses groupes. Enfin, de toute façon, cette idée avait peu de chances de voir le jour et vu l'accueil qu'on risquerait de leur réserver, c'était sans doute mieux comme ça. La suite des paroles de Silvan dessinèrent sur ses lèvres une plus fine esquisse. « Peut être. Mais comme vous tous, j'imagine. Personne n'est immunisé contre les émotions et parfois on prend certaines choses plus à cœur qu'on le devrait. Moi j'essaie le plus souvent de relativiser. » C'était disons la meilleure façon dont il pouvait résumer sa pensée. C'est vrai que comme beaucoup d'artistes, Llewyn avait une sensibilité accrue et une personnalité beaucoup plus imprévisible qu'en apparences, mais il conservait souvent sa décontraction et tâchait de voir un bon coté à tout. Ce n'était pas toujours facile, mais ici le fait de ne pas prendre le jeu trop au sérieux lui éviterait déjà sûrement quelques déceptions. « Je vis de petits boulots dont je change dès que je commence à me lasser. Ma seule exigence, c'est de pas être enfermé dans un bureau. En ce moment par exemple, je suis coursier pour un site qui livre des repas. » Pour le reste, il était ouvert à toutes les expériences et contrairement à son père, il ne regardait pas les travailleurs de haut puisqu'il avait choisi de se mêler à eux. C'était un choix de vie qui pouvait surprendre et bien sûr il espérait vivre un jour de ce qui le passionnait vraiment, mais en attendant c'était assez exaltant d'être un peu tout le monde et personne à la fois. « Et toi, qu'est-ce que tu fais dans la vie ? » Il demanda, dans un sourire, avant qu'il ne soit question de Livia et de cette affection qu'il commençait à porter à l'italienne. Car oui, Llewyn l'aimait beaucoup, elle avait ce petit quelque chose de troublant qui en faisait une muse toute désignée et quelqu'un à qui il n'aurait pas peur de se dévoiler, sûrement persuadé qu'ils se ressemblaient. Non, son intérêt pour elle n'était pas qu'artistique. Mais oui, la comparer à Jane Asher était à peine exagéré. « La ressemblance est uniquement artistique, Jane Asher avait dix-sept ans et elle était rousse. C'est certes un symbole de sensualité pour beaucoup d'artistes et c'est vrai qu'elle était très mignonne, mais un peu moins voluptueuse de mon point de vue. » Il précisa, dans un sourire plus amusé, juste pour que Silvan saisisse la nuance. Au fond, personne ne pouvait jamais vraiment comprendre pourquoi une muse inspirait particulièrement un artiste, ça tenait souvent à des détails très subjectifs. Parfois ça n'était même pas une question de beauté, mais d'attitude. « Je sais pas quoi te dire, à part que je commence à me demander si tu n'as pas été envoyé par ma sœur. » Il finit par reprendre, dans un rire, et peut être une tentative d'éluder légèrement la question. Mais c'est vrai que les préoccupations de Silvan lui rappelaient un peu celles de Judith, qui avait toujours été assez méfiante à l'égard des filles qui éveillaient quelque chose chez lui. C'est alors qu'il chercha à savoir si Silvan avait quelqu'un dans sa vie, ce qui pourrait expliquer sa confession d'il y a une minute. Une confession qu'il réitéra d'ailleurs, au moment de lui confier qu'il n'avait personne. « Alors je suppose qu'il n'y a que deux explications possibles : soit tu aimes les hommes et j'avoue que ça me surprendrait un peu, soit il y a une autre fille ici qui t'intéresse. » Et il lui lança un regard complice, l'air de l'encourager à parler s'il ne voulait pas garder ça pour lui. Ils étaient entre eux et Llewyn ferait en sorte d'oublier cette information dès qu'ils se quitteraient.

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MessageSujet: Re: be right here, thurs. 03 - 15:34   Sam 14 Juil - 15:09

Silvan n’a jamais été musicien dans l’âme. Il se souvient qu’à l’époque du lycée, certains de ses camarades s’étaient mis à apprendre à jouer d’un instrument de musique. Leur objectif était simple : attirer l’attention et séduire celle qui les intéresse. Il n’a jamais eu le besoin de recourir à un piège à filles. Pas avec de la musique. Quant à se mettre au tam-tam, le turc n’est pas sérieux. Il n’a pas l’intention, ou peut-être pour le délire, pour plaisanter, mais il ne prendra jamais cette activité au sérieux. Llewyn lui suggère d’intégrer le groupe qu’il compte monter avec Heather et Ariadne. La remarque de son camarade lui arrache un sourire. « C’est marrant parce qu’avec le portrait d’Heather et le tien, qu’on pu voir samedi soir, on pourrait penser que vous partageriez presque le même univers », qu’il glisse, sur un ton amusé. Il ne se moque pas des portraits qui ont été faits de ses deux camarades mais il note une légère ressemblance entre les deux portraits tout de même. Dans tous les cas, le métis visualise mal le projet artistique et musical vendu par le chevelu. Y a-t-il un projet ? Il n’en sait foutrement rien. Llewyn continue dans sa lancée, sur le papier, le groupe parait un peu bancal. « Un peu, dis-tu ? », qu’il souffle, entre deux discrets éclats de rire. « Enfin, tant qu’à rester dans le bancal, préfère intégrer un joueur de kudüm que de batterie », glisse-t-il en lançant un regard mi-amusé mi-complice en direction de son interlocuteur. « Le kudüm est un instrument typique de chez-moi, la Turquie. Je m’y connais pas très bien en musique mais c’est un instrument de percu, quoi. Ca t’apportera la touche d’Orient », commente-t-il. Au regard lancé par son camarade au moment où il a prononcé le mot « kudüm », il a compris qu’il ignorait ce qu’est l’instrument dénommé. Il n’en oublie pas que ses camarades ne connaissent la Turquie qu’à travers ses faits politiques, retransmis certainement par les journalistes occidentaux. La Turquie a une place à part sur la carte, entre Orient et Occident, oscillant entre les deux mondes - une oscillation souvent en tension. Cette place lui vaut les regards des Européens. Le Turc n’est pas pour autant venu dans cette émission pour vanter la culture de son pays. Il doute que ses camarades soient intéressés par ça. Silvan parle ensuite au futur. Il aurait pu aussi employer le conditionnel – il n’est pas sûr que son camarade soit du genre à être distant par rapport à ces choses-là, vous savez, ces choses qui touchent le cœur. Llewyn lui explique que personne n’est immunisé contre les émotions. Le métis hausse légèrement les épaules. Il l’interroge finalement sur ce qu’il fait de sa vie. Le chevelu lui a confié ne pas vivre encore de sa musique. Un aveu qui a quelque peu attisé la curiosité chez le jeune homme. « Ah ouais… », scande-t-il, en laissant sa voix en suspens, un ton amusé colorant le son de sa voix. « Tout de suite, ça fait moins fantasmer que musicien », plaisante-t-il, en riant. Entre coursier et musicien, il y a tout de même un des deux qui fait plus rêver le public. Il l’interroge en retour, sur ce que fait le métis dans la vie. « Je suis acrobate, dans un cirque », répond-il, sans prendre le temps de la réflexion. « Et j’en vis ». Silvan n’a jamais été un intellectuel, il n’est pas diplômé. Il ne se serait jamais projeter dans la vie active d’un cadre ou d’un ouvrier. Il a été à l’école, sans s’intéresser à ce que l’on pouvait lui enseigner. Son école a été celle de la vie, qu’il vous répondra. Il ne sait pas ce qu’il serait devenu, s’il n’y avait pas eu le cirque dans sa vie de jeune homme en devenir. Son chemin aurait pris la mauvaise direction, comme certaines de ses connaissances. La conversation dévie et évoque une nouvelle celle que Silvan a nommé « la belle de Llewyn ». Ce dernier la compare d’ailleurs à la petite-amie d’un célèbre musicien – enfin Silvan croit qu’il est musicien, il n’en est pas certain –. « Attends », énonce-t-il, en bougeant doucement sa tête, « tu ne vas pas me faire croire que ce que tu ressens pour elle est seulement artistique ? », qu’il l’interroge, en arborant un large sourire. Un sourire qui se transforme en rire, lorsque le chevelu émet l’hypothèque que le turc puisse être envoyé par… sa sœur. « Elle m’a peut-être envoyé pour que je veille sur toi », renchérit-il sur le ton de plaisanterie. Par nature, le métis se méfie de ceux qui gravitent autour de lui. Il veille sur lui-même avant de veiller sur les autres. Certes, il peut veiller sur d’autres que lui, ici, mais personne ne le saura. « Je suis peut-être ton ange gardien, Llewyn, et tu ne le sais même pas », scande-t-il, avant de pouffer de rire. Son camarade l’interroge par la suite, afin de savoir s’il a quelqu’un dans sa vie. Non. Silvan n’a pas personne et ne partage sa vie avec personne : un schéma qui lui convient très bien, en ce moment. Il sourcille quand son camarade évoque le fait qu’il y aurait deux explications. Il écarquille les yeux, quand il mentionne la première. La deuxième étire ses lèvres. « Ici ? Sur le bateau ? », énonce-t-il. « Non », souffle-t-il. « Et contrairement à Soren qui trouve dommage que la seule candidate qui me trouble était Rose – tu ne la connais pas, elle est partie avec que tu arrives, enfin tu comprends qu’il y avait bien une fille –, tu dois te dire tant mieux », émet-il dans un rire. Il lui adresse un clin d’œil.

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MessageSujet: Re: be right here, thurs. 03 - 15:34   Lun 16 Juil - 4:28

Cette idée de groupe partait d'une plaisanterie et Llewyn doutait de toute façon d'arriver à convaincre qui que ce soit de monter avec lui sur la scène de la salle de spectacles pour célébrer la musique, mais quand même, ça avait quelque chose d'amusant d'imaginer différentes personnalités être réunies autour d'un même projet, d'ailleurs ça le rendait assez nostalgique de ses soirées passées à occuper la scène des clubs de musique londoniens. « C'est vrai que c'était une autre ambiance que le dessin que tu as fait de Nora, très réussi d'ailleurs. » Il souffla dans un rire à la remarque de Silvan, croyant se souvenir que son camarade avait quant à lui plutôt opté pour un dessin très coloré et légèrement fleuri. « T'es pas trop déçu de pas avoir eu de dessin en retour ? » Ça pouvait n'avoir aucune importance pour lui, comme ça pouvait le décevoir dans la mesure où c'était toujours intéressant de voir un petit peu comment la personne en face de nous nous percevait. Peut être que Nora ne s'était pas sentie de taille à relever ce défi, lui trouvait ça assez dommage sachant qu'il n'était pas expert en dessin et avait quand même joué le jeu. Une chose est sûre, sur le papier ce projet de groupe restait plutôt bancal et Silvan semblait particulièrement dubitatif à l'idée de mélanger des styles qui n'avaient rien à voir les uns avec les autres. Llewyn, lui, afficha un sourire intrigué lorsque son camarade mentionna le nom d'un instrument bien de chez lui. « Ah, ça c'est une super idée. Ça se rapproche le plus de quel instrument ? » Il demanda, toujours fasciné à l'idée de découvrir un petit peu les coutumes musicales d'autres pays, notamment orientaux. « Tu sais en jouer ou tu as juste désespérément envie de rejoindre le groupe ? » Il émit un rire et lui lança un regard complice, se demandant si Silvan maîtrisait le kudüm ou si la musique n'était décidément pas une chose qui l'attirait suffisamment pour qu'il ait eu envie d'apprendre à en jouer. Dans tous les cas, il était malheureusement assez peu probable qu'ils lui trouvent un équivalent sur ce bateau, mais un instrument à percussions, ça pouvait aussi se fabriquer. Silvan l'interrogea par la suite sur la façon dont il pourrait s'impliquer émotionnellement dans cette aventure, et c'est un Llewyn sincère et réaliste qui supposa qu'il n'était pas moins susceptible qu'un autre de prendre certaines choses à cœur, bien qu'il s'estime capable de relativiser dans pas mal de circonstances. Llewyn, c'était avant tout quelqu'un de positif, qui ne broyait jamais du noir et voyait souvent un bon coté à tout. Mais il le reconnaissait, il avait une sensibilité accrue qui lui était précieuse pour composer et rendre compte de ses émotions et de ses failles, alors il restait mesuré. Quant à son boulot de livreur, il est vrai qu'il ne le faisait pas par passion mais parce qu'il ne pouvait pas refuser l'aide de son père et en même temps compter seulement sur ses concerts pour vivre. « C'est pas le même public, disons. Mais ça a aussi son charme, de sillonner Londres sur un scooter avec une douce odeur de pizza en guise de compagne. » Il reprit dans un léger rire, forcé d'admettre que ça n'était pas un métier qu'il mettait délibérément en avant vis à vis de certaines personnes, ici. Pas parce qu'il avait honte, mais parce qu'il aimait mieux renvoyer l'image d'un musicien passionné avant toute autre chose, peu importe ce qu'il devait faire pour manger en attendant de vivre de sa passion. Le sourire de l'écossais s'étira ensuite lorsque Silvan lui révéla être acrobate. « C'est génial, tu fais ça depuis combien de temps ? Tu dois beaucoup voyager grâce à ça. » Si comme il l'imaginait la vie d'artiste de cirque était itinérante. Et Llewyn, s'il y avait bien une chose qui le faisait rêver, c'était les voyages. Il trouvait toujours ça passionnant de découvrir d'autres cultures, et plus encore de partager sa passion avec des gens qui n'avaient aucune chance d'avoir déjà entendu parler de lui. Au sujet de Livia, il comprit que Silvan était déterminé à lui faire avouer son affection pour l'italienne, et la comparer à une femme qui avait inspiré l'un des plus grands musiciens et chanteurs du monde, c'était sa façon à lui de lui donner ce qu'il espérait sans pour autant perdre la subtilité qu'il aimait préserver. La question de Silvan étira ses lèvres dans un sourire amusé, et il lui lança un regard en coin. « J'ai rien dit de tel, juste qu'elle m'inspirait particulièrement. » Et peut être que Silvan comprendrait par là qu'une muse était rarement une femme sur laquelle on se penchait pour créer puis qu'on parvenait à chasser de notre esprit une fois notre inspiration nourrie par sa présence. Il y avait quelque chose de beaucoup trop troublant dans l'aura d'une muse, et troublante Livia l'était particulièrement pour lui depuis le premier soir, alors oui son intérêt pour elle allait au delà de la façon dont elle pouvait l'inspirer. Une chose est sûre, toutes ces questions avaient fini par lui mettre la puce à l'oreille et il ne serait maintenant pas étonné que Silvan ait été envoyé par sa sœur pour veiller à ce qu'il reste prudent. Une information que le principal intéressé n'avait pas l'air de démentir, sous le regard hilare de Llewyn. « Si tu es effectivement mon ange gardien, j'espère que tu sais que j'ai toujours eu tendance à aller à l'encontre de l'avis de mes proches. » Il précisa, d'un ton amusé mais néanmoins teinté d'une pointe de sérieux. Parce qu'il avait toujours eu un coté gentil rebelle, qui voulait faire ses propres choix sans s'entendre dire que ça n'était peut être pas les bons. Il serait passé à coté de beaucoup de choses dans sa vie s'il avait toujours suivi l'avis de sa famille, et même s'il s'était planté quelques fois il s'était beaucoup nourri de ces épisodes et ne voudrait pas en réécrire la moindre ligne. Questionnant à son tour Silvan sur l'intérêt qu'il pouvait porter à une des filles de l'aventure, il se souvint en effet que son camarade avait évoqué le prénom d'une certaine Rose dans la rubrique de Soren, ce qui l'aida un peu mieux à comprendre. « Oh, alors tu avais craqué pour elle avant son départ, c'est ça ? » Il afficha un sourire un peu désolé, parce qu'il se mettait à sa place et trouvait ça dommage qu'il n'ait peut être pas eu l'occasion de la découvrir autant qu'il l'aurait souhaité. « Comment est-ce qu'elle était ? Tu crois que vous allez vous revoir une fois dehors ? » Tout à coup il lui venait des tas de questions, parce que ça n'était peut être pas une rencontre tout à fait anodine pour Silvan et que lui qui n'avait pas connue cette fille essayait un peu de la visualiser à travers le regard du jeune homme, pour comprendre au mieux.

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MessageSujet: Re: be right here, thurs. 03 - 15:34   Jeu 19 Juil - 18:45

Le commentaire de Llewy sur son dessin, dévoilé lors du prime, lui arrache un sourire. Un dessin qui était une toute autre ambiance que celle dépeinte par Eben et Alvaro dans leur portrait d’Heather et Llewyn. Ce dernier estime, d’ailleurs, le portrait du métis très réussi. « Pourtant, Estelle ne semblait pas être d’avis », qu’il glisse dans un petit commentaire. En effet, la chroniqueuse avait jugé la prestation de moyenne ou plutôt le candidat d’élève moyen. Dans tout cas, son dessin n’avait pas fait son petit effet. Pourtant il avait essayé de soigner son dessin, en lui attribuant des petites touches féminines, en dessinant des choses que les filles apprécient, comme les fleurs. Mais il semblerait qu’Estelle soit restée de marbre. Son camarade le questionne finalement sur le fait que Nora n’ait pas fait son portrait. N’est-il pas trop déçu de ne pas avoir eu de dessin en retour ? Il hausse légèrement les épaules. « Non ». Ce n’est pas vraiment le fait de ne pas avoir eu de dessin qui le dérange ou le déçoit mais c’est de constater que sa camarade n’a pas fait d’effort. « …mais j’avoue que j’aurais tout de même était curieux de voir comment elle me voyait », révèle-t-il quand même. « Mais ça restera un mystère », pouffe-t-il de rire. Il ne va pas en faire une formalité. Ce n’est clairement pas ce détail qui va l’empêcher de dormir ou qui va nourrir toutes ses pensées. Concernant le probable groupe de musique orchestré par l’écossais. Silvan lui soumet l’idée d’intégrer un instrument typique de son pays, le kudüm. Aussitôt, son camarade lui demande ce à quoi ça ressemble. Il fronce les sourcils. « Je m’y connais pas trop en vocabulaire de musicien, je te préviens : mais, en gros, c’est deux tam-tams l’un à côté de l’autre, et tu tapes dessus avec des zahmeler – des… attends, comment c’est déjà en anglais… euh, des baguettes en bois – », il ne sait pas si sa description est très convaincante ou non. La seconde question de son camarade lui arrache un rire. « J’ai dû en jouer, mais totalement torché », confesse-t-il, entre deux éclats de rire, autant dire qu’il ne sait pas en jouer. La conversation dévie finalement sur le quotidien de Llewyn, qui ne vit pas de sa musique mais de petits boulots. Le turc ne peut s’empêcher d’émettre un commentaire à cet égard. Ca fait franchement moins fantasmer qu’être musicien, cette affaire. Selon l’écossais, cela a son charme. Silvan n’est pas persuadé. Le concernant, il révèle être acrobate et en vivre. Pécuniairement, il ne se gargarise pas dans le luxe mais cette situation le satisfait parce qu’il fait ce qu’il aime et surtout ce qui l’a aidé à devenir quelqu’un. « J’ai commencé dès ma majorité, je n’ai pas attendu d’avoir fini l’école – tu sais quoi ? je n’ai même pas de diplôme –. Je voyage pas mal, oui. Enfin essentiellement en Turquie et en Europe de l’Est, aussi. Ce ne sont pas des destinations très occidentales mais je m’y sens bien là-bas », commente-t-il. Contrairement à certains, il n’a jamais eu ce grand rêve d’Occident – il parait que les Occidentaux ont le leur, il se nomme « Amérique » --. Il n’a jamais cherché à rejouer une grande capitale européenne d’une façon ou d’une autre. Il fronce des sourcils en écoutant Llewyn au sujet de Livia. Il a un peu du mal à considérer que ce ne soit qu’artistique ce qu’il peut ressentir. Mais il semblerait qu’il n’a rien dit de cela. « ‘Scuse me, cousin », scande-t-il, en marquant un geste de recul avec ses bras. « Ce n’est qu’artistique », qu’il reprend. L’écossais déduit par la suite que le métis a été envoyé par sa sœur. Le jeune homme réplique sur le ton de la plaisanterie : il serait l’ange gardien du candidat. « …Attention, je ne veille peut-être pas seulement sur toi », annonce-t-il, prenant un air faussement mystérieux. « Mais je prends note », souffle-t-il, en hochant doucement la tête. Par la suite, Llewyn le questionne sur l’intérêt qu’il porterait sur l’une des candidates sur ce bateau. C’est ce qu’il en a déduit, après que Silvan lui a révélé qu’il ne partageait sa vie avec personne. Il mentionne à demi-mot son intérêt pour l’une des candidates, Rose. Elle est celle qu’il a citée comme étant celle qui le troublait. Une réponse qui avait déçu Soren. Oui, il y avait bien une fille mais elle n’est plus sur ce bateau. Il ne saurait dire si c’est du passé ou non, à présent. Ca ne doit pas être du passé puisqu’il la cite encore. Il hausse ses épaules, en écoutant la question de Llewyn. « Je ne sais pas si on peut dire « avoir craqué » mais… elle me plaisait ». Il avait d’ailleurs plaisanté à ce sujet avec Poppy, en prétendant qu’elle serait sa princesse. « Elle était belle », commence-t-il à émettre, quand son camarade l’invite à la décrire. Un sourire béat illumine le visage du métis. « Elle avait ce petit truc en plus que les autres n’ont pas, je ne saurais comment le décrire… », émet-il. Quant à la revoir, il se pince les lèvres. « …Je ne pense pas. Je veux dire par là, elle a dû déjà oublier l’émission et notre existence, elle a passé à autre chose. Ce serait normal », qu’il confesse.

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be right here, thurs. 03 - 15:34

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