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 that's the type of stuff to put a hole in your soul (lundi, 11h00)

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Alvaro
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MessageSujet: that's the type of stuff to put a hole in your soul (lundi, 11h00)   that's the type of stuff to put a hole in your soul (lundi, 11h00) EmptyLun 23 Juil - 15:36


w/@silvan
that's the type of stuff to put a hole in your soul


La team Bohol a triomphé samedi au quizz de culture générale, une victoire qu'ils doivent tous à Ariadne puisqu'elle est à l'origine de 90% des points qu'ils ont récoltés ce soir-là. Globalement les membres de la team ont donné ce qu'ils pouvaient, ce qui ne s'est pas forcément vu dans toutes les teams. Une différence est quand même nettement ressortie chez eux, entre Ariadne qui avait presque réponse à tout, et deux autres éléments qui ont la plupart du temps répondu à côté. Alvaro il s'en est jamais caché, sa culture est très limitée et c'était évident qu'il ne pourrait pas rapporter grand-chose à son équipe sur un quizz de ce genre. Il avait pas les connaissances requises et ça s'est vu, mais au moins il peut se consoler en se disant qu'il était pas le seul dans ce cas-là. L'un de ses coéquipiers a pas non plus brillé par son savoir, Silvan a eu l'air aussi largué que lui. On peut leur reprocher leur manque de culture, mais pas d'avoir renoncé puisqu'ils ont joué le jeu malgré tout. Et c'est vrai qu'il vaut mieux tenter et se tromper, que rien faire du tout. Alvaro il a senti dès le début que ce serait pas à sa portée, quand il a vu que les questions porteraient sur la géographie, les sciences ou encore l'histoire.. Il a rien gardé, ou presque, de sa scolarité. Forcément il partait pas avec les mêmes chances que d'autres là-dessus, et faut croire qu'il a eu un déclic ce soir-là. Peu après l'annonce de la victoire de leur équipe il a interpelé Silvan sur le réseau social, à défaut de l'avoir eu à côté de lui sur le moment. Il a fait savoir à son coéquipier que ça leur ferait peut-être pas de mal de s'instruire un peu, dans l'hypothèse où William leur ressortirait un quizz lors d'un prochain prime. À partir de là le rendez-vous était pris, et Alvaro a évidemment pris cette histoire très au sérieux parce qu'il tient pas à se rendre ridicule une deuxième fois. S'il avait su pour le quizz il aurait bouquiné un peu avant, mais comme William est pas du genre à prévenir c'est à deux d'anticiper le truc et de partir du principe que cette situation peut tout à fait se reproduire - et autant mettre un peu plus de chances de leur côté, cette fois-ci. Ils se retrouvent donc à la bibliothèque lundi matin comme convenu, mais contrairement à l'autre jour où Alvaro avait sorti plein de bouquins en attendant Ariadne dans le cadre de leurs recherches sur le Triangle des Bermudes, là il accueille son camarade les mains vides. Il préfère sélectionner leurs outils de travail avec lui, cette bibliothèque regorge de livres en tous genres et c'est pas évident de faire une sélection quand on sait pas exactement ce qu'on cherche. Disons qu'en ce qui le concerne, il faudrait sortir un bouquin pour chaque domaine où ses connaissances pêchent soit une bonne dizaine, grand minimum. « On aurait peut-être dû convier @Poppy, elle a proposé de nous aider. » Il se fait la réflexion en voyant Silvan arriver seul. Il a pas pensé à en parler à Poppy, et il suppose que son camarade non plus. « Je sais pas toi, mais perso j'en ai pris un coup dans ma fierté samedi. J'ai prouvé à tout le monde que j'étais pas une lumière - je pense que personne n'en doutait vraiment, mais bon c'est pas le top quand ça se sait de cette façon. » Alvaro il pense pas que quiconque lui aurait décerné le prix du savoir avant ça, parce qu'il croit pas avoir l'air d'un gars très cultivé de prime abord. Les autres se doutaient sûrement pas que c'était à ce point-là, et c'est vrai qu'il aurait préféré que les choses n'éclatent pas au grand jour comme ça lors d'un quizz. Il a eu l'air con comparé à d'autres, mais là tout de suite c'est pas du regard de ses camarades ou du public dont il s'inquiète. Mais bien de celui d'un petit téléspectateur, en particulier. « Et puis ça la fout mal, j'ai un gosse, je veux pas qu'il perçoive son père comme un inculte. Même si je suis clairement pas loin d'en être un, dans beaucoup de domaines en tout cas. » Ça il a aucun mal à le reconnaitre, et s'il avait été plus bosseur dans sa jeunesse et avait pris l'école au sérieux les choses seraient certainement bien différentes aujourd'hui. Il sait pas ce qu'il en est pour Silvan, si le gars a eu une scolarité aussi chaotique que lui. Son regard se perd un instant vers une rangée de livres dont il lit mentalement les tranches une à une, ce sont des bouquins de sciences, soit la matière qui lui a longtemps posé des difficultés. « Je sais même pas par où commencer, mec. Faut que je sache d'où tu pars, déjà, pour voir si on est vraiment au même niveau. Tu dirais que t'as un semblant de bases, ou pas du tout ? » Faut pas qu'il ait honte de partir de loin, comme lui, c'est pas comme s'il avait un intellectuel en face de lui susceptible de le juger. Alvaro par bases il entend un minimum de connaissances dans différents domaines, les trucs vraiment basiques qu'un enfant de sept ans comme le sien connaitrait. Comme savoir donner les dates de la Seconde Guerre Mondiale quoi, le genre de choses qui te font monter d'un cran dans l'ignorance si t'es pas foutu de les connaitre. On peut manquer de savoir sans forcément être un imbécile, de son point de vue.

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MessageSujet: Re: that's the type of stuff to put a hole in your soul (lundi, 11h00)   that's the type of stuff to put a hole in your soul (lundi, 11h00) EmptyLun 23 Juil - 21:21

Silvan retrouve Alvaro à la bibliothèque, pour cette fin de matinée. Effectivement, les deux jeunes hommes se sont donnés rendez-vous dans ce lieu-même. Un lieu surprenant quand l’on connait l’aversion du métis pour les lettres. Mais il semblerait que les deux coéquipiers ont décidé de prendre à bout de bras l’un de leur handicap pour leur équipe, ce qui pourrait les transformer en maillon faible. Lors du prime, Silvan s’est retrouvé confronté à un quizz de culture générale, quelque chose qu’il redoutait – il espérait y échapper, après tout, il n’a pas signé pour participer à une émission culturelle –. Il n’a jamais caché ne pas être doté du même capital culturel que les autres. Il y a d’ailleurs souvent une sorte de mépris pour ceux qui ne sont pas dotés – ou peu dotés – de ce fameux capital culturel : ce sont les dénommés cons, abrutis ou imbéciles de la société. Le turc n’a jamais caché en faire partie. Il sait que sa scolarité n’a pas été un modèle à suivre, notamment à partir de ses quatorze ans. Quand il pousse la porte de la pièce, @Alvaro est déjà présent. Il le salut d’un signe de la tête, prenant la peine de bien refermer la porte derrière lui, comme si ce qui se passera dans cette pièce restera entre eux. Son attention capte le regard azuréen du cubain, qui prend la parole. Il confie que sa fierté en a pris un coup. Sil hausse légèrement les épaules. Il n’a pas les mêmes états d’âme que son camarade. Sil l’a annoncé dès son casting, face aux membres de la production, qu’il n’était pas la tête mais les pieds. Il se dit lui-même con, même si on ne veut pas le croire. Alvaro continue de prendre la parole. Il évoque son fils. Il ne veut pas qu’il perçoive son père comme un inculte. « Il a quel âge, ton enfant ? », qu’il l’interroge. « Tu sais, je pense que quand l’on est jeune ce n’est pas ce qui compte à nos yeux – d’avoir un père inculte ou non –, tant qu’il est aimant et présent. Enfin je suppose, je n’ai jamais été à cette place… enfin, je veux dire, je n’ai pas… », il s’interrompt brusquement. Il n’a pas de père. C’est cela qu’il voudrait dire mais il n’arrive pas à prononcer le mot. Finalement, le jeune homme chasse ses mots du revers de la main. « Enfin oublie ce que je viens de dire ». il vaut mieux que le cubain oublie et n’y prête pas attention, ce n’est pas comme si cela avait une importance. « Surtout qu’on a du pain sur la planche… », qu’il souffle, dans un air rieur, contrastant avec son air précédent. Son coéquipier lui avoue ne pas savoir par où commencer. Silvan se pince les lèvres, il doit reconnaître que lui non plus. « Alors, comment te dire… je n’ai aucun diplôme », émet-il, en révélant son curriculum vitae ou plutôt son absence de curriculum vitae, justement. « Puis tu veux un aveu ? A l’école, je n’ai généralement presque jamais dépassé le portail », émet-il dans un ton ironique. Silvan était plutôt un adepte de l’école buissonnière ou de l’école de la vie mais pas de cette école qu’on a voulu lui inculqué ici et là. « Mais je crois qu’il faudrait qu’on commence par… le commencement ». Ce qui serait déjà une bonne chose. « On devrait trouver un ouvrage très… généraliste et pas spécifique, au début, histoire de balayer un maximum de domaine, non ? », qu’il interroge son camarade. « Genre… un truc pour les nullos », émet-il, en se dirigeant vers l’un des rayons.

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MessageSujet: Re: that's the type of stuff to put a hole in your soul (lundi, 11h00)   that's the type of stuff to put a hole in your soul (lundi, 11h00) EmptyJeu 26 Juil - 2:08

Le cubain il se cherche pas d'excuses pour samedi, sa pitoyable performance au quizz de culture générale lui fait un peu honte quand il y repense mais ça l'empêche pas d'assumer ce qu'il est. Il va pas prétexter être tout simplement tombé sur des thèmes qui l'inspiraient pas ou sur les mauvaises questions, la vérité c'est qu'il était pas destiné à briller lors de ce quizz dans tous les cas. Ses connaissances s'avèrent limitées dans plus d'un domaine mais il s'est jamais penché sur le problème non plus, alors qu'il en avait les possibilités ces dernières années. Alvaro il est pas complètement con pour autant, c'est juste qu'il devrait passer un peu plus de temps le nez dans les bouquins histoire de développer sa culture générale, qui a été bien négligée jusqu'à présent. C'est un curieux le cubain, mais quand il se met à lire un truc c'est plus pour tirer des infos sur quelque chose en particulier, il se concentre sur ce qu'il cherche et survole le reste. Or il parait que la culture générale se travaille un peu tous les jours. Il s'est quand même senti ridicule pendant le prime, et ça il le confie à Silvan qu'il vient de retrouver dans la bibliothèque et qui se trouve dans le même cas que lui. L'un et l'autre n'ont pas beaucoup servi à leur équipe, ils ont donné ce qu'ils ont pu mais si la team Bohol a raflé des points ce soir-là c'est clairement pas à eux qu'on le doit. Enfin bon ils sont sûrement pas des cas désespérés non plus, on doit pouvoir encore tirer quelque chose d'eux à condition qu'ils se bougent et prennent le taureau par les cornes. Parce que ce ne sera pas une mince d'affaire de s'instruire avec le retard qu'ils semblent l'un et l'autre avoir accumulé depuis un bout de temps. Alvaro il est motivé, il sait que ça ne fera pas de lui un savant du jour au lendemain mais s'il peut au moins gagner des connaissances et ressortir de cette bibliothèque un peu moins dépourvu à ce niveau-là ce sera toujours ça de bien. Il pense aussi à son fils, qui le regarde depuis Cuba et aux yeux duquel il souhaite pas passer pour un guignol sans savoir. « Sept ans » il répond à Silvan lorsque ce dernier lui demande quel âge a son gamin. Il sait pas si c'est pour s'informer ou si ça a une importance sur le moment, en tout cas son camarade doute que ça puisse compter à ses yeux que son père soit inculte ou non. Ce qu'il ajoute fait quelque peu grimacer le cubain. « Sauf que présent je le suis pas, alors l'image qu'il a de moi en ce moment se base sur ce qu'il voit à la télé. » Si Alvaro prend cette aventure au sérieux et se disperse pas c'est aussi parce qu'il sait que son fils le regarde, il s'agit pas de faire n'importe quoi sous les yeux de son gamin. Dario il est jeune, il s'en fiche peut-être d'avoir un père cultivé mais il voudrait pas qu'on l'embête à l'école à cause de ça. Alvaro c'est pas n'importe qui à Trinidad, tout le monde le connait là-bas et la plupart des habitants ont pas une très haute estime de lui à cause de ce qu'il a pu faire dans le passé. « T'as grandi sans ton père ? » il l'interroge alors, après que Silvan ait laissé entendre qu'il n'avait jamais été à cette place-là, sans toutefois terminer sa phrase. Faut pas demander au cubain d'oublier ce qu'il vient d'entendre, c'est le meilleur moyen de le pousser à poser des questions. Mais si c'est véritablement le cas, il a pas dû bien le vivre et pour le coup Alvaro s'attend à être jugé puisque c'est de notoriété publique ici qu'il a abandonné son gosse. « Et des enfants t'en veux ? » Il suppose qu'ils sont tous censés passer par là tôt ou tard. Alvaro il a devancé certains de ses camarades mais il a pas le même âge qu'eux non plus, quoiqu'à l'âge que Silvan a aujourd'hui lui il était déjà père. Il s'informe sur le niveau de son camarade, histoire de voir s'il a des bases à consolider ou s'il part de très loin. Apparemment il n'a pas de diplôme. « Ça honnêtement c'est pas important. » il formule en balayant d’un revers de main l'idée selon laquelle un gars avec un diplôme en a forcément plus dans la tête qu'un gars qui n'en a pas. « Ah oui d'accord, je suis battu là. » il reprend en se marrant. Silvan il a pas tellement mis les pieds à l'école en fait au cours de sa vie, c'est quand même un autre niveau que le cubain là. « Moi j'ai arrêté à quinze ans, à Cuba c'est l'âge charnière à partir duquel t'es orienté vers une filière technique qui te prépare à un métier ou vers une filière générale en vue d'entrer à l'université. Mais à l'époque je voulais rien faire dans ce sens-là, du coup j'ai été bosser avec mon père jusqu'à mes vingt ans environ. » L'université était gratuite mais ça lui disait rien, il avait pas encore les grandes ambitions qu'il a eu par la suite. Issu d'un milieu pauvre, Alvaro devait suivre la tradition familiale et faire comme son père, c'est ce qu'il a fait pendant un temps avant de se rebeller contre cette vie dont il ne voulait finalement pas. On lui a foutu pas mal de pression à l'époque alors il lui a fallu du temps pour oser rêver d'un meilleur avenir que celui qui l'attendait. Quand il dit qu'il est parti de rien pour forger ensuite sa réussite, faut le croire. Silvan propose de commencer par le commencement, et donc d'aller vers des bouquins généralistes traitant d'un maximum de trucs. « Je suis d'accord. » approuve-t-il dans un hochement de tête. Ce serait bête de se spécialiser alors qu'ils ont besoin de revoir un paquet de trucs, dans de nombreux domaines différents. « Voilà ce qu'il nous faut mec. » Alvaro désigne une énorme encyclopédie qui trône non loin de là. Sur la couverture ils peuvent lire quelques uns des thèmes abordés dans le bouquin : sciences, histoire, corps humain, géographie, arts, monde animal... Bon si déjà ils arrivent à voir tout ça aujourd'hui ils pourront s'estimer satisfaits. « "10 grands thèmes à explorer, 1000 photos et documents, 200 schémas explicatifs..." Bon c'est illustré au moins, on devra pas bouffer que du texte - mais toi tu sais lire, hein ? » Ce serait peut-être bien de vérifier quand même, oui. Il serait surpris d'apprendre que non, mais après tout il en sait rien, c'est pas écrit sur sa tronche au turc. « La vache c'est lourd. Allez c'est le moment de montrer que tous ces muscles servent à quelque chose. » dit-il en refourguant le bouquin à son camarade. Sans blague le bordel doit faire une dizaine de kilos, y'a qu'à voir l'épaisseur pour comprendre que c'est du sérieux. « On commence par quel domaine, t'as une préférence ? C'est quoi qui t'a posé le plus problème samedi ? » Autant aborder dans un premier temps les thèmes où ils sont le plus à la ramasse, et il a pas fait gaffe pendant le prime mais comme lui Silvan a dû galérer dans un ou plusieurs domaine(s) en particulier, il sait qu'en ce qui le concerne par exemple il a zappé pas mal de questions de géographie et de sciences tellement il se sentait largué là-dessus. Et sans surprise, ce sont aussi les matières qui le faisaient le plus galérer à l'école, on ne se refait pas.

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MessageSujet: Re: that's the type of stuff to put a hole in your soul (lundi, 11h00)   that's the type of stuff to put a hole in your soul (lundi, 11h00) EmptyDim 29 Juil - 15:54

Quand son camarade évoque son fils, Silvan ne peut l’interroger à son sujet. Il le questionne d’abord sur son âge. Le cubain lui dit que son enfant a sept ans. Il est encore jeune, il ne fera pas attention aux savoirs de son père. Selon lui, ce n’est pas ce qui prime dans le regard d’un enfant de sept ans. Avoir un père aimant et présent, c’est ce qui importe qand on est enfant. « Mais tu es bien en contact avec lui ? Par internet ? Je veux dire de nos jours il existe tout un tas de moyen de rester en contact, d’être présent avec ceux que l’on aime d’une façon ou d’une autre… », énonce-t-il. « Ou… tu as tiré un trait sur lui ? ». Il fronce légèrement les sourcils, regardant en direction de son camarade. Enfin il parle mais… il ne sait pas vraiment. Il parle sans vraiment savoir de quoi il parle, au sujet du regard d’un enfant par rapport à son père. Il se pince les lèvres quand il tente d’expliquer qu’il n’a pas de… pas de… Il ne parvient pas à prononcer ce mot, comme si celui-là lui était interdit de le prononcer. Il tente de chasser ce mot, cette image, de son esprit, intimant son camarade d’oublier ce qu’il vient de dire. mais son coéquipier ne semble pas décider d’oublier les quelques mots prononcés par le turc. Bien au contraire, il le questionne à cet égard. Il lui demande s’il a grandi sans son père. Il est envahi d’un sentiment étrange, quand il entend le mot prononcé. Peut-être parce que depuis longtemps il a voulu enfouir et supprimer ce mot. Ne plus l’entendre, ne plus le prononcer pour évoluer, pour grandir. On ne prononce pas le nom des absents. Il se pince les lèvres, se mordant intérieurement la lèvre. Il reste silencieux. Son regard vert qui est de nature lumineux s’assombrit. Il ne répond rien. Il laisse les mots et les images se bousculer dans son esprit, il a l’impression qu’il va vaciller mais il reste sur ses deux jambes. « Ouais », parvient-il à répondre. Il sourcille légèrement en écoutant la seconde question de son camarade. Veut-il des enfants ? « Non », répond-il sans réfléchir. « Parce que je ne veux pas faire comme mon père. Partie et ne pas revenir », qu’il explique subitement. Il chasse ses mots du revers de la main, comme pour effacer ce pan de conversations et les souvenirs qui lui viennent à l’esprit. Ils reviennent à la raison pour laquelle ils sont présents dans cette pièce, la bibliothèque du bateau. Concernant le métis, celui-là annonce qu’il n’est pas diplômé, contrairement à la majeure partie des candidats. Ils ont tous suivi un cursus scolaire, normal, sans obstacle - peut-être un redoublement ou non - mais toujours assidu à l’école. Assidu, Silvan ne l’a pas été. Apparemment, il aurait battu Alvaro sur ce champ-là. Il hausse légèrement les épaules. Quant à Alvaro, il a arrêté l’école à quinze ans. Il a ensuite bossé avec son père jusqu’à l’âge de vingt ans. « Il faisait quoi ton père comme travail ? », qu’il l’interroge. Finalement, le turc lui propose qu’ils commencent par le commencement. Autant qu’ils fassent les choses dans l’ordre. Il pense qu’il leur serait bon de commencer par un ouvrage généraliste et non spécialisé, un ouvrage qui parcourt rapidement les différents champs de la culture générale. Ce qui leur permettrait de consulter le maximum de domaines, en peu de temps. Un livre pour les nuls, en somme. Son coéquipier se montre d’accord. Le regard du métis parcourt un rayon de livres. Son attention se reporte en direction de son interlocuteur qui lui adresse la parole. Il aurait trouvé ce qu’il leur faut. Le regard vert de Silvan suit la main du cubain qui lui montre une encyclopédie. Il plonge les mains dans ses poches, regardant son camarade évoluer dans la pièce. Il lit à haute voix le titre de l’ouvrage en question et finit par lui poser une question. Est-ce qu’il sait lire ? « Evidemment », scande-t-il. Alvaro se saisit du livre, qu’il juge de vachement lourd. Il se saisit de l’objet qu’il lui tient. Il tend les bras pour l’attraper et juger son poids. Ce n’est pas si lourd qu’il l’avait pensé - moins que l’énorme Atlas qu’il a caché sous son lit, dans sa cabine -. Il ne dit rien et se contente de poser le livre sur la table. « Hum, la géographie - enfin sauf la question sur Istanbul - et l’Histoire, puis les célébrités aussi ». Il s’est montré plutôt bon en littérature, même s’il répondait toujours à contre-temps par rapport aux autres. Il a pu remarquer qu’il ne répondait parfois pas à côté de la plaque - même si cela devait représenter que 10% des réponses qu’il a donné.

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MessageSujet: Re: that's the type of stuff to put a hole in your soul (lundi, 11h00)   that's the type of stuff to put a hole in your soul (lundi, 11h00) EmptyMer 1 Aoû - 3:19

Il fait quand même gaffe à l'image qu'il renvoie dans cette aventure, et ce pour deux raisons. La première concerne son travail, il n'est pas question de perdre en crédibilité ou quoi que ce soit d'autre car Alvaro veut qu'on continue à le prendre au sérieux une fois sorti. Il tient pas à ce que son business puisse en pâtir, mais s'il est venu dans cette émission au départ c'est bien parce qu'il savait que l'un et l'autre n'étaient pas incompatibles - à condition bien sûr de rester à sa place et de ne pas commettre d'impairs susceptibles de lui causer du tort ainsi qu'à ses affaires. La deuxième raison concerne son fils, et c'est au moins aussi important aux yeux d'Alvaro que le fait de maitriser son image par rapport au boulot. Faut pas croire, il a beau avoir tout quitté pour développer son business en Angleterre, il reste un père soucieux de ne pas montrer le mauvais exemple à son gamin. Là encore, ça passe par le fait de ne pas s'illustrer dans n'importe quoi ici, il veut pouvoir assumer auprès de Dario sans se retrouver confronté à des questions gênantes de la part de ce dernier quand il retournera le voir. Quelque part ça le motive encore plus à prendre ce jeu au sérieux et à éviter de se disperser inutilement à côté, ça veut pas dire s'interdire de vivre et de profiter, mais disons en conservant tout de même certaines limites qu'il s'est fixées avant de partir. Alvaro c'est un gars sérieux aujourd'hui mais il a aussi fait de belles conneries dans sa vie, et justement il préfère que son fils ait de lui cette image de type rangé et pro plutôt que l'image de celui qu'il était il y a dix ans. Il informe son camarade sur l'âge qu'a son fils après que Silvan lui ait demandé, et lui fait aussi savoir que l'image que Dario a de lui se base sur ce qu'il peut voir à la télé, ce qui fait naitre certaines interrogations chez le turc. Sa dernière remarque ne manque pas de faire grimacer le cubain. « Quel genre de père pourrait tirer un trait sur son fils ? Bien sûr que non. » Il peut comprendre qu'en tant que mec reconnu pour avoir abandonné son gamin on puisse imaginer qu'il est un mec sans cœur qui n'en a plus rien à faire, mais ça lui tient à cœur de rétablir les choses, car encore une fois Dario peut le voir. Y'a peu de chances qu'il le comprenne dans cette langue-là mais il ne veut laisser planer aucun doute malgré tout. « J'ai rarement le temps de me poser devant un écran pour communiquer avec lui, et pour tout te dire en dehors de mes visites à Cuba tous les quatre mois environ il obtient peu de nouvelles de son père. » il admet alors que son regard se perd un instant vers une rangée de livres. C'est pas la première fois qu'il a le sentiment de devoir plus ou moins se justifier Alvaro, mais ça il s'y attendait de toute manière c'est pas comme si c'était une surprise. Lui il assume tout ce qu'il a pu faire dans le passé, mais il est pas disposé à laisser certaines choses se dire sur lui sans démentir à partir du moment où c'est faux et susceptible de le faire passer pour plus indigne qu'il ne l'est en réalité. « Mais c'est pas parce que je suis parti que je considère ne plus avoir de fils. J'envoie régulièrement de l'argent à Cuba pour être sûr qu'il ne manque de rien, et puis j'essaye aussi de rester en contact avec sa mère, même si c'est compliqué. » On peut pas dire qu'elle facilite les choses, mais il a bien compris qu'elle lui en voulait encore et qu'à ses yeux à elle il avait plus ou moins perdu son droit d'exercer son rôle de père en partant il y a quatre ans. Alvaro y'a personne qui peut lui dire ce qu'il est ou n'est plus, qu'on veuille de lui ou non il conservera une place dans la vie de Dario, c'est pas négociable à vrai dire. Cette discussion l'amène à se demander si Silvan n'a pas grandi sans son père, de son côté. Il a confié ne jamais s'être retrouvé à cette place, sous-entendant sans doute que son père n'avait pas été des plus présents dans son enfance. Et c'est ce qu'il lui confirme, en restant toutefois très évasif et en ne fournissant aucun détail. « Ah. Désolé mec. » il se contente de répondre, un peu gêné. C'est délicat comme situation pour le cubain, Silvan a grandi sans son père tandis que lui a délibérément choisi que son fils grandirait sans lui. En temps normal il l'aurait sûrement gratifié d'une tape sur l'épaule, mais là tout ce qu'il trouve à faire c'est garder ses mains enfouies dans ses poches. Du coup Silvan ne veut pas d'enfant, histoire de ne pas reproduire le schéma familial qu'il a connu et imiter son père, un grand classique. « Tu sais, c'est à toi de décider de ne pas être comme lui. Rien ne t'oblige à être le même genre de père. » C'est un peu dommage à son sens de renoncer au fait d'être père un jour simplement parce que le sien a pas été foutu d'assurer dans son rôle. Évidemment Alvaro il le dit pas, mais ça le fait lui-même un peu réfléchir, tout ça. « Moi j'espère bien que mon gosse sera un peu plus responsable que moi. » Et s'il dit ça c'est parce qu'il a conscience d'avoir fait les choses dans le désordre, il était pas censé devenir père aussi jeune le cubain, la logique aurait voulu qu'il réussisse d'abord professionnellement. Sauf que les choses lui sont tombées dessus sans qu'il ait eu son mot à dire, et ça prouve qu'il a pas suffisamment réfléchi non plus au moment de mettre Gabi enceinte. Ce qu'il veut dire c'est qu'un fils est pas forcé de faire les mêmes erreurs que son père a pu faire, il sait pas si ça fera réfléchir Silvan, dans un sens il doit quand même un peu l'espérer. L'un et l'autre reviennent sur leurs parcours respectifs, Silvan lui apprend qu'il a presque pas mis les pieds à l'école et qu'il ne possède aucun diplôme. De son côté le cubain a tenu jusqu'à ses quinze ans, après quoi il est parti bosser avec son père, à l'époque il a pas trop eu le choix. « Il fait encore aujourd'hui de la manutention dans un entrepôt, ça paye une misère et en plus ça l'épuise. » Il faut tenir le rythme et c'est assez physique comme boulot mine de rien, pour le salaire très franchement ça n'en valait pas le coup aux yeux d'Alvaro. « J'ai détesté ce boulot moi. J'aspirais pas à ce genre de vie, alors j'ai décidé d'avoir beaucoup plus d'ambition après ça. » Il estime pas avoir besoin de raconter la suite, on la connait. Les deux candidats décident de passer aux choses sérieuses et de se pencher véritablement sur le problème qui leur a valu d'organiser cette petite virée à la bibliothèque aujourd'hui. Ils veulent s'instruire, et pour ça ils vont devoir plonger le nez dans des bouquins, ça ils pourront pas y échapper de toute manière. Alvaro il décide de préparer le terrain après avoir décrété ensemble par où il leur fallait commencer. Il sort alors une grosse encyclopédie qui, d'après la couverture, promet de leur fournir une sacrée bonne base de travail et de nombreux thèmes à explorer. Entre temps il s'assure quand même que son camarade sait lire, après tout on est jamais à l'abri de quelques surprises mais Silvan le rassure à ce propos. Ce qu'il souhaite savoir maintenant, c'est quel thème aborder pour débuter sachant qu'ils ont le choix parmi une dizaine, au moins. Il s'informe donc auprès de Silvan, lui demandant dans quels domaines il a particulièrement galéré samedi soir, ça lui donnera ainsi une estimation des choses à (re)voir en priorité. La géographie, l'histoire et les divertissements, dit-il. « Ah non mais la géo quel enfer, je te rejoins là-dessus. » il formule avant de soupirer lourdement tout en ouvrant de grands yeux. Bon, l'histoire c'est pas tellement son truc non plus mais Alvaro il a toujours eu beaucoup plus de mal en géo, il saurait pas dire pourquoi, il lui est difficile de se repérer sur un globe par exemple et s'y retrouver dans les noms de montagnes ou de fleuves c'est même pas la peine d'y penser. « Quoique les divertissements ça m'a pas mal perdu aussi. Comment j'aurais pu deviner quelle émission avait présenté le POTUS ? Je capte pas en quoi c'est de la culture générale ça, m'enfin. » Il cherche même pas à comprendre la logique de la production, il y perdrait clairement son temps or celui-ci est précieux. « J'ai une idée un peu foireuse. » il déclare alors, et ça se voit sur sa tête qu'il est pas trop sûr de ce qu'il s'apprête à proposer à Silvan. « On a une carte du monde vierge sur cette page, et une autre annotée avec les noms des pays et des mers juste derrière. Je te propose de s'entrainer à placer les candidats de cette saison sur la première carte, en fonction de leur pays d'origine. Si on bloque on peut se référer à la carte de derrière mais le but c'est de faire sans. » On dirait un exercice destiné à des collégiens, mais s'ils revoient pas les bases ils iront pas très loin tous les deux. Alvaro il a beau avoir beaucoup voyagé au cours de sa vie, placer des pays sur une carte totalement vide c'est pas un truc pour lequel il s'avère très doué. Et il suppose que Silvan non plus n'en a pas fait sa spécialité. « Du coup on commence avec.. tiens Eben ? Il vit aux states mais il est sud-africain je crois, du coup c'est ça qu'on doit placer. Une idée ? » il lance à son camarade avant de commencer à réfléchir de son côté. Bon, l’afrique du sud ça se situe logiquement sur le continent africain, que le cubain a personnellement repéré mais il attend de voir si Silvan a lui aussi passé cette première étape plutôt simple avant de se manifester.

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c'est long sorry. troll

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Silvan
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MessageSujet: Re: that's the type of stuff to put a hole in your soul (lundi, 11h00)   that's the type of stuff to put a hole in your soul (lundi, 11h00) EmptyMer 1 Aoû - 18:51

Silvan le questionne sur sa relation qu’il entretient avec son fils. Un océan les sépare. Est-il pour autant encore en contact avec lui ? De nos jours, avec les nombreuses applications et moyens de communication, le père et son fils doivent facilement être en contact, malgré la distance. Il sait qu’il y a des distances qui ne peuvent pas être estampées, malgré qu’ils vivent à l’ère d’Internet. Il émet l’hypothèse qu’il a pu tirer un trait sur son enfant. Cette possibilité ne tarde pas à faire réagir son interlocuteur. Quel genre de père pourrait tirer un trait sur son fils ? Le turc hausse légèrement les épaules. Alvaro ne semble pas faire partie de ceux qui tirent un trait sur un fils. Il lui explique alors avoir rarement le temps de se poser devant un écran pour communiquer avec lui. Le fils du cubain obtient peu de nouvelles de celui-là, à l’exception de ces quelques visites à Cuba. « Tu aimerais trouver le temps pour échanger avec lui ? », qu’il le questionne. Il ne le quitte pas du regard, il scrute la réaction de son coéquipier. Il a lui-même révélé ne pas avoir le temps de se poser devant un écran : est-ce parce qu’il a des journées chargées, réglées minutieusement par un agenda rempli ou est-ce parce qu’il ne veut pas le prendre son temps. Alvaro reprend la parole. Il dit que ce n’est pas parce qu’il est parti qu’il considère ne plus avoir de fils. Il envoie régulièrement de l’argent. Le métis n’est pas certain que l’argent efface le manque et l’absence d’un père. L’initiative du cubain part peut-être d’un bon fond. Il est aussi encore en contact avec la mère de son fils. « Avec sa mère, vous êtes restés en bon terme ? », l’interroge-t-il. « Je me souviens, ma mère, quand j’étais adolescent, elle me racontait que mon… qu’il était la pire enflure sur Terre, qu’il avait fondé une nouvelle famille et qu’il s’en foutait de moi parce qu’il n’avait plus de place pour moi », confie-t-il. Son regard vert lumineux s’assombrit. C’est la première fois qu’il parle de son cercle intime, de ses géniteurs – de son père et de sa mère –. Il ne parle pas facilement de ce pan de sa vie, qu’il chasse souvent d’un revers de la main. Il a dû composer, une bonne partie de sa vie, avec l’absence d’une figure paternelle. Il sait que son background familial n’est pas parfait ni réjouissant. Alvaro se dit désolé. Silvan se contente d’un haussement d’épaules. Quant à avoir des enfants, sa réaction est radicale : il n’en veut pas. Il n’a pas envie de faire comme son père de partir et de ne plus revenir. Il a compris que la vie est faite ainsi : les personnes auxquelles on s’attache nous quittent toujours à un moment donné, sans prévenir, en ne laissant que des maux derrière eux. Alors il ne se projettera jamais dans un projet de vie avec une femme. Jamais il n’envisagera le mariage ou encore fonder une famille. Les mots de son interlocuteur résonnent dans sa tête : c’est à lui de décider de ne pas être comme lui. Sa gorge se noue. Il joue avec les doigts de sa main droite, formant ce poing éphémère qu’il fait et défait avec ses phalanges. Rien ne l’oblige à être le même genre de père, selon son camarade. « Ouais, sûrement », souffle-t-il. Ce n’est pas aussi simple que cela dans l’esprit du turc. La voix d’Alvaro s’élève dans la pièce, il parle de son fils et il espère qu’il sera un peu plus responsable que lui. Ils viennent par la suite à évoquer leur parcours scolaire respectif. Celui du turc n’est pas rayonnant puisqu’il n’a pas de diplôme, échouant lâchement à la fin de chaque cycle – il faisait tout de même l’honneur de se présenter aux examens –. Il n’a jamais été un enfant scolaire. Il préférait s’amuser avec ses copains, dans la cours de récréation, plutôt que de se rendre dans la salle de classe pour travailler, pour étudier et apprendre. Il n’a jamais été cet enfant sérieux. S’il pouvait trouver un prétexte pour ne pas se rendre à l’école, il le faisait, sans scrupule. Il le regrettera peut-être un jour de ne pas avoir été assidu à l’école. Jusqu’à présent, il estime avoir bien réussi sa vie professionnelle. Il vit bien et fait ce qu’il aime. Concernant son coéquipier, celui-ci a travaillé un temps avec son père. Ce dernier travaillait dans la manutention. Un travail qui paie une misère et qui l’épuisait. Le brun lui avoue avoir détesté ce travail. Il n’aspirait pas à cela. Silvan reste silencieux, écoutant d’une oreille son camarade. Après ce long échange, les deux jeunes hommes se concentrent finalement sur la raison de leur venue dans cette pièce : combler leur lacune, au cas où la production leur organiserait un nouveau quizz de culture générale. Le métis révèle que les thèmes qui lui échappent encore maintenant sont la géographie, l’histoire mais aussi les célébrités – en témoigne sa réponse à la question sur l’actuel président des Etats-Unis. Il semblerait qu’Alvaro aussi ait quelques problèmes avec la géographie. Un rictus se peint sur les lèvres de Silvan en écoutant son camarade et sa réflexion sur la fameuse question concernant Trump. « D’après Poppy, on savait la réponse en s’intéressant aux élections présidentielles aux Etats-Unis », glisse-t-il, en faisant référence à la réponse de la jolie blonde quand il s’était exclamé à ce propos sur le fil du réseau social. Il accompagne ses paroles d’un petit hochement de tête, comme pour donner un peu plus de contenance à son verbe. Il ponctue son énoncé par un haussement des épaules et lève légèrement les bras en l’air. Il n’est pas plus avancé que le brun sur la question. Ce dernier dit avoir une idée foireuse. « Raconte toujours », émet-il, dans un petit ricanement. Il écoute attentivement les explications de son camarade : il s’agirait de compléter une carte vierge représentant le monde – au verso, il y aurait une carte annotée –. Ils doivent replacer le nom des candidats en fonction de leur pays d’origine. « Ca m’a l’air pas mal », dit-il. Aussitôt dit et aussitôt Alvaro se lance dans l’exercice. Silvan s’approche de la table et s’installe à son tour autour de la table, à côté du cubain. Il propose de placer Eben, sur la carte. Silvan tente de se remémorer d’où il est originaire. Afrique du Sud, ça lui revient à l’esprit et les propos de son camarade lui confirme. Il hoche la tête, avant de se munir d’un crayon. Afrique du Sud. Ca doit bien se situer en Afrique et au Sud, non ? Alors il désigne avec son index le pays tout au sud du continent africain. « On n’a qu’à continuer avec les gens de notre équipe… Bryce, c’est… la Louisiane et c’est… », à l’aide de son index il remonte au bord des côtes américaines et désigne l’Etat. «…Je me souviens parce que je l’avais cherché dans un Atlas », qu’il explique à son camarade qui semble surpris par l’esprit vif du moment du turc. « Quand on avait fait escale à la Nouvelle-Orléans », qu’il continue à se justifier.

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THAT LONELINESS IS MY DISEASE
i didn't know that i was broken
until i found my missing piece
it seemed like every door was closing on me
and you were so far out of reach
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