I keep searching. (mercredi s4, 15h30)

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MessageSujet: I keep searching. (mercredi s4, 15h30)   Lun 23 Juil - 18:48

@silvan

Je déambule sans réel but sur le bateau, comme c'est de plus en plus souvent le cas. Ça fait pas loin d'un mois qu'on vit ici et autant de temps à voir, revoir et rerevoir les mêmes pièces, les mêmes couloirs, à les apprendre par cœur et à s'y balader les yeux fermés. Aujourd'hui, je laisse mon instinct me guider je vaque à mes occupations en m'arrêtant à l'occasion près de tel ou tel candidat, d'humeur plutôt sociable. J'ai ce genre de pulsion, parfois, qui me rend incapable de rester seule. Parfois, je jette mon dévolu sur une personne en particulier, que je squatte jusqu'à ce qu'elle me plante et d'autres fois, tout le monde me satisfait et, en même temps, personne ne me satisfait vraiment, j'ai besoin de plus, de diversité, comme une polygame de l'amitié insatiable et addict. Sans ces moments où j'impose ma présence sans vergogne et parfois de façon assez pitoyable, je me mets à ressasser, à réfléchir, à penser à mille choses que je refoule beaucoup trop le reste du temps, je tourne en rond, littéralement comme métaphoriquement, je deviens dingue. La vérité c'est que dans ces instants de pur égoïsme, je me fous pas mal des autres, de ces gens dont je crève la compagnie, parce que c'est moins eux qui m'intéressent que la perspective de me vider complètement la tête pour me la remplir à nouveau de bêtises. N'importe quoi. La conversation la plus inutile ou la plus triviale me suffit. Je viens de quitter Leela, mon cadeau serré entre les mains, parce que je refuse de m'en séparer pour l'instant, et me revoilà perdue dans ma quête de monde. Je traverse le pont E, enjambe les escaliers quatre à quatre jusqu'au pont F et, au détour d'un couloir, je capte la présence de Silvan, que je verrouille aussitôt dans mon viseur, comme un oiseau de proie. Je trottine tranquillement derrière lui sans qu'il ne m'entende, jusqu'à ce qu'il braque brusquement pour passer une porte que je reconnais rapidement comme étant celle menant à la salle de spectacle. Je laisse passer cinq minutes, le temps que mon arrivée passe comme étant le fruit d'un hasard le plus hasardement hasardeux et, finalement, je passe la porte à mon tour, l'air distrait, prenant le temps de refermer la porte derrière moi avant qu'il ne me repère et que je lui adresse un sourire en guise de bonjour. Je ne sais pas exactement ce qu'il comptait faire tout seul ici mais il peut réviser ses plans. Sur la pointe des pieds, je m'avance jusqu'au centre de la pièce, le nez levé vers les néons de couleur. « Tu m'apprendrais des figures ? » je lui demande alors, sans le regarder, toujours fascinée par les lumières et par l'ambiance étrange de cette pièce dans laquelle je ne m'aventure pas souvent. Je roule finalement des billes dans sa direction. « Je n'ai jamais vu de spectacle d'acrobates » j'ajoute avec enthousiasme, histoire d'être un peu plus explicite. En fait, je n'ai même jamais mis les pieds dans un cirque. Je ne sais pas si j'aimerais ça ou pas, pour être honnête. Je n'aime pas trop le fait qu'il y ait des animaux et tout ça. « Il faut être méga flexible, non ? » Silvan, je l'imagine bondir dans tous les sens, se contorsionner, marcher sur un fil comme un funambule, tout ça, comme dans les films ou les spectacles qu'on voit à la télé.

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MessageSujet: Re: I keep searching. (mercredi s4, 15h30)   Mar 24 Juil - 9:22

Il y a certainement une pièce où l’on s’attendrait à voir et à croiser Silvan plus souvent : la salle de spectacle. Pourtant il ne s’y est rendu que de rares fois, comme des espèces de moment privilégié. Gravitant dans l’univers du cirque depuis sept ans, il est cet homme de spectacle. Celui qui le crée, celui qui le fait. Pourtant aucun de ses camarades ne l’a vu à l’œuvre. Déjà parce qu’il n’y a pas le matériel adéquat sur la bateau et ensuite parce qu’il n’a pas envie de se montrer et il est certain que ses petits camarades n’en ont pas envie non plus. En cet après-midi, le métis quitte la terrasse pour rejoindre le pont f. Tout semble calculé dans ses gestes, dans son déplacement mais pourtant rien n’est réfléchi. Il pousse la porte de la salle de spectacle, qu’il referme derrière lui. Il s’avance, laissant le bruit de ses pas meubler le silence impérial de l’endroit. Il grimpe jusqu’à la scène disposée dans la pièce. Il se redresse sur ses deux jambes, alors qu’il remarque l’entrée en piste d’une de ses camarades. Il suit du regard cette dernière s’approcher de lui. Il s’agit de @Jun. Il lui adresse un sourire, en réponse au sien, en guise de salutation. Elle ne tarde pas à prendre la parole. Il reste silencieux face à sa requête. Elle lui demande s’il lui apprendrait des figures. Il ne voit pas où elle veut en venir. Le turc fait quelques pas, pour s’asseoir sur le rebord de la scène. Il étend ses jambes, qui effleurent le sol. Il reste silencieux, quand la chinoise reprend une nouvelle fois la parole. Elle avoue n’avoir jamais vu de spectacles d’acrobates. Il hoche la tête et s’apprête à lui répondre lorsqu’elle réplique une fois encore. Elle lui demande s’il faut être flexible – enfin méga flexible –. Il rit doucement. « Non », émet-il aussitôt. « Mais ça demande une certaine souplesse et surtout beaucoup de physique. Le physique, c’est ce qui prime », qu’il répond. Parce que finalement, dans un spectacle, on ne voit que cela : un physique. Un corps en perpétuel mouvement. « Après, il existe les acrobaties au sol et les acrobaties aériennes », qu’il commence à lui exposer. Son regard cherche celui de son interlocutrice, quelques instants. « Moi, je joue dans la seconde catégorie. Ce qui est important pour les acrobaties aériennes, ce sont les bras et les mains. Ma spécialité, c’est le tissu aérien. Tu sais comment ça fonctionne ? ». Il l’interroge finalement du regard, avant de reprendre. « Je grimpe à la force de mes bras et le principe est de s’enrouler autour du tissu. Ensuite, une fois, en haut, tu exécutes ton numéro. Mais si tu veux apprendre, on va attendre un peu avant t’atteindre ce niveau de difficulté, je crois… », souffle-t-il. « A l’école, tu faisais de la gym, non ? Genre roulade avant ? poirier ? chandelle ? », qu’il la questionne. Il demande, afin de savoir sur quelle base il doit partir s’il doit lui enseigner des acrobaties.

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Le monde du cirque, je n'y connais pas grand chose si ce n'est ce que j'ai vu à la télévision, sur internet, ou ce qu'on m'a raconté. C'est mystérieux, un peu étrange aussi. On dit pas mal de choses sur les gens du cirque, mais j'en ai pas grand chose à faire de ce qu'on dit, ça m'intéresse plus d'entendre Silvan raconter ou qu'il me montre. Je me doute que ça va être compliqué dans un tel environnement, et même la salle de spectacle ne doit pas être des plus adaptées pour pratiquer sa profession mais j'imagine que lorsqu'on apprend ce genre de choses, on n'en vient pas directement aux figures spectaculaires à dix mètres du sol. On apprend d'abord quelques trucs au sol, à renforcer son corps, ses muscles et sa souplesse avant de se lancer dans les trucs périlleux. Mon esprit se lance en pilote automatique tandis qu'il m'explique les bases. Il doit être hyper musclé, Silvan, mais plus dans le délire muscle très fins, comme les coureurs de fond, pas comme Eben et ses biceps qui font trois fois la taille de ma tête et qui doit plutôt se buter à la musculation. D'autant plus que Silvan, c'est dans les airs qu'il virevolte. Je hoche vaguement la tête pour confirmer que je vois ce que c'est. J'ai déjà vu ça dans une rediffusion d'un spectacle du cirque du soleil. « Ça doit être beau à regarder » je commente en l'imaginant en tenue brillante comme la lune, enveloppé de ses rubans comme un magicien. Puis je ris. Moi j'ai bien envie de grimper sur les tissus dont il parle pour tenter des numéros acrobatiques à plusieurs mètres au-dessus du sol. J'ai pas peur de tomber, ça m'effraie pas et ça me dérange pas si je peux faire quelque chose de beau avant. J'ai envie d'insister mais je le fais pas parce que ça doit le faire chier de tenter d'apprendre à une novice dans mon genre, puis on n'a pas le matériel adéquat je pense. En plus, il m'interroge et là, je me sens conne. « Oui, on faisait de la gymnastique tous les matins avant de commencer la classe » je réponds en levant les yeux tandis que je me plonge dans mes souvenirs. C'était plus des étirements que de la gymnastique comme il l'entend mais on en faisait. « Je sais faire ça, regarde » je dis avant de lever les bras et me lancer en avant pour faire la roue et retomber souplement sur mes pieds et de redresser les yeux vers lui, juge temporaire de mes capacités. Voilà. C'est impressionnant ? Je sais pas, j'ai toujours su faire ça mais rien de plus. Si ça se trouve, c'est même pas un move très spectaculaire ou exceptionnel, encore moins une acrobatie. Chez moi, j'étais la seule à savoir le faire parce que j'étais grande et fine, mais ça ne veut pas dire grand chose, dans mon coin, il y avait beaucoup de paumés qui savaient pas faire grand chose ou qui n'avaient pas appris à faire grand chose. Je suis peut-être un chouïa moins paumée qu'eux. « C'est quand tu étais à l'école que tu a su que tu voulais être acrobate ? » je lui demande avec curiosité. C'est tôt pour trouver une vocation mais bon, il y en a qui savent tout de suite ce qu'ils aiment et ce qu'ils veulent faire. Moi, à vingt-quatre ans, je ne sais toujours pas.

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Aussitôt quand Jun lui demande s’il faut être méga flexible, il la corrige. Il faut essentiellement de la souplesse et du physique. Dans un art corporel, le physique prime sur le reste. Preuve en est on ne lui demandera jamais quel est la capitale du Turkménistan, par exemple. Il lui explique les différentes acrobaties qui peuvent exister : celles du sol et celles aériennes. Chacune de ces deux catégories se divisant en sous-catégories. Il essaie de lui expliquer, sans pour autant lui vendre le truc, parce qu’il n’a jamais été très doué avec les mots, Silvan. Il n’est pas un orateur, contrairement à certains sur ce bateau. Il hoche la tête en écoutant le commentaire de sa camarade. « Ouais, ça l’est », émet-il. Jun lui a demandé qu’il lui apprenne des figures acrobatiques mais, avant cela, il a besoin de savoir sur quelle base il partira avec elle. Il ne refuse pas de lui apprendre et partager un peu de son savoir – oui, un savoir, même si celui-là n’a rien d’intellectuel –. Il l’interroge donc. La chinoise lui annonce qu’elle sait faire ça. Ca quoi ? Il reste silencieux alors qu’il la voit se mettre sur la scène et débute son mouvement. Il sourit légèrement, en l’observant faire sa roue. Il lui adresse une moue convaincue quand elle termine et se tourne vers lui. « Regarde, quand on est en mouvement, il est important de mettre de l’amplitude dans chacun de ses gestes. Grâce et volupté – ouais, je sais, dans la bouche d’un mec comme moi ça ne fait pas très crédible », qu’il réplique. « Attends, je te montre », souffle-t-il, en se relevant sur ses jambes. Il fait quelques pas pour se trouver au milieu de la scène. Il fait quelques petits gestes avec ses poignets, pour les échauffer, puis il retire son tee-shirt. Il jette un regard en direction de la jeune femme. « Je déteste travailler avec ça. A chaque fois, ça me tombe sur le visage », qu’il commente. Finalement, il répète le mouvement de sa camarade avec plus d’amplitude. « Tu vois ce que tu peux faire : quand tu arrives au sommet de ta roue, tu bloques. Regarde, comme ça », commente-t-il. Il réplique la figure, s’arrêtant lorsque ses deux jambes se retrouvent en l’air. Il bloque tout son corps et se gaine. Puis, prenant appui sur ses bras, il agrandit petit à petit l’ouverture entre ses jambes, formant un grand écart. Il se stoppe dans son mouvement, quelques secondes, puis ses jambes retrouvent leur position initiale. Il termine enfin son mouvement et retrouver ses pieds sur la terre ferme. « Comme ça. Tu t’en sentirais capable de le faire ? », qu’il lui demande, un sourire se peignant sur ses lèvres. Son regard croise celui de la jeune femme. « Oui. Enfin, plutôt pendant les vacances scolaires », réplique-t-il, en répondant à la question de sa camarade. « Il y avait un atelier cirque, qui s’était installé, dans mon quartier, et avec toute ma bande, on s’y était rendu. C’était des petits ateliers d’initiation : jonglages, fil, trapèze, cerceaux. Au début, j’y allais souvent, surtout parce que… parce que j’avais vraiment l’impression de passer mon temps à faire quelque chose. Quelque chose de bien. Et au fur à mesure je me suis rendu compte que c’était ça que je voulais faire. De toute façon, je n’étais bon qu’à ça », rétorque-t-il dans un petit rire sarcastique. « Et toi ? Il y a quelque chose que tu as découvert quand tu étais jeune et qui t’as fait prendre conscience d’un truc ? », la questionne-t-il en retour.

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