I'm far from good, it's true. (mardi s5, 14h50)

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MessageSujet: I'm far from good, it's true. (mardi s5, 14h50)   Dim 5 Aoû - 20:52

@alvaro

Je me sens d'humeur créative aujourd'hui, probablement parce que c'est le jour de de l'atelier d'art créatif d'Estelle et que j'aime toujours y aller, même si j'ai complètement bloqué la première fois. Je crois que c'est pour ça que j'ai toujours de bonnes notes et qu'elle parait toujours apprécier ce que je rends. Parce que ça me plait, parce que j'aime bien ça. J'aime bien imaginer des choses et leur donner vie d'une manière ou d'une autre. Ce que je préfère, c'est ce qui nécessite un support, ce que je peux tenir dans mes mains une fois terminé. J'adore la sculpture même si je n'ai aucune qualification pour ça, j'aime bricoler, construire, j'aime les origamis, ce n'est plus un secret, j'aime dessiner. J'aime moins écrire, par exemple, ou les ateliers comme celui de la semaine dernière. J'ai la satisfaction d'avoir imaginé quelque chose du début à la fin mais sans que je puisse le tenir entre mes mains de façon tangible et concrète. J'ai décidé de m'essayer à la photo, cette fois. Réellement, pas juste pour prendre un cliché à l'occasion pour immortaliser un moment comme il vient, mais plutôt en cherchant les moments. En cherchant les belles choses ou les choses interpellantes, les gens, les endroits, les objets, tout ce qui est emprunt de cette chose qui m'attire à cet instant t. Je déambule avec ma tablette dans les mains, avec l'appareil photo ouvert et sans me presser, je capture ça et là de tout. Beaucoup de fois la mer, parce qu'elle me semble toujours plus belle à chaque angle à laquelle je la regarde, des lits défaits, des gens qui mangent, des oiseaux qui passent, tout et n'importe quoi que j'aime. Finalement, je m'engage sur le pont promenade et je repère aussitôt la silhouette d'Alvaro, un peu plus loin. Serrant ma tablette entre mes doigts, je m'approche de lui sans chercher à être silencieuse, rouvrant direct l'appareil photo. « Salut, bouge pas » je m'annonce et j'annonce très vite parce que je veux l'avoir de manière inattendue mais pas trop non plus, je veux pas me la jouer paparazzi. Je lui laisse le temps de m'accueillir et de comprendre ce qui lui arrive avant de dresser la tablette, de cadrer et de d'appuyer sur le petit rond rouge du déclencheur qui capture aussitôt Alvaro pour toujours ou presque. Avide, j'ouvre aussitôt les albums pour y retrouver la photo que la luminosité de l'écran à fond me permet d'apprécier avec satisfaction. Avec lui, c'est facile, il est de ces gens naturellement séduisants et photogéniques. Ce n'est qu'une formalité de prendre une jolie photo de lui, à part s'il est mort bourré au point de tirer des têtes étranges. « On dirait une photo de famille, comme dans les films » je souris en le rejoignant pour m'asseoir à côté de lui et lui montrer le résultat sur l'écran de la tablette. Il va peut-être me rabrouer, rigoler parce que ce n'est qu'une photo mais je ne sais pas, je trouve qu'elle pourrait être parfaite dans une album photo qu'on garde dans une armoire pour les ressortir parfois pour comparer les ressemblances entre membres de la famille. A vrai dire, je ne sais même pas si ça se fait réellement, je n'ai pas d'autre moyen de le savoir que les films ou les séries. Ça fait longtemps que je ne sais plus ce que c'est, la vie de famille. Mais Alvaro, des photos comme ça, il doit en avoir, de son fils, de son ex-femme, ou de ses parents et ses frères et soeurs, même si ça fait un moment qu'il ne vit plus auprès d'eux. Prises sur l'instant, en pleine spontanéité. Pleines de vie, en fait. Et son sourcil froncé face au soleil et son demi-sourire, sa pose contre le bastingage, ça me fait penser à tout ça. « Tu as prévu de garder des souvenirs d'ici quand ça sera fini ? » je lui demande. Probablement quelque chose pour son fils mais je parle de ses souvenirs à lui. Pour qu'il se rappelle lui de cette parenthèse dans sa vie. Je sais qu'Alvaro, il n'est pas très sentimental, c'est pas le genre à déprimer quand on partira tous et qu'on ne se reverra peut-être jamais plus, mais je me dis que le jeu, l'aventure, l'expérience doit signifier quelque chose pour lui, un challenge, une réussite ou pas, une épreuve, et ça, ça doit peut-être compter.

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MessageSujet: Re: I'm far from good, it's true. (mardi s5, 14h50)   Lun 6 Aoû - 21:15

Ils ont officiellement atteint le premier palier, autrement dit le premier mois passé à bord de cet immense bateau mais dans la vision très personnelle du cubain. Il voit effectivement cette aventure sous forme de paliers dans sa tête, comme des échelons à gravir petit à petit avec des petits drapeaux plantés à chaque étape franchie. Un mois de cohabitation avec ses camarades, mais aussi un mois loin de ses affaires. C'est plus dur certains jours que d'autres, il a parfois besoin de sa dose de boulot car c'est une sorte d'addiction qu'il a développé avec le temps le cubain. Ici il ne maitrise rien par rapport à son business et c'est frustrant de savoir que les choses suivent leur cours sans lui, à des milliers de kilomètres de là. Il est assis sur le bout d'un transat, sur le pont principal, alors qu'il cogite un moment là-dessus. Ça ne lui prend pas la tête comme au début, il a pris suffisamment de recul depuis pour ne pas se parasiter l'esprit avec ça. La frustration s'est atténuée, le manque est présent mais se fait aussi moins ressentir à partir du moment où il choisit de ne pas en faire une idée fixe. En songeant trop au boulot il se mettrait des freins ici et c'est pas du tout le but, ça. Alvaro part assez loin dans ses pensées tandis qu'il fixe l'horizon bleu face à lui. À ce moment-là @jun fait son apparition et le prend par surprise, il a tout juste le temps de lui adresser un sourire en guise de salut que sa camarade lui demande de ne pas bouger. « Ah, d'accord. » il formule tandis que devant ses yeux tout se joue en un quart de seconde. Il comprend qu'elle vient de le prendre en photo, et il apprécie le fait d'en avoir été prévenu juste avant. La grande brune le rejoint ensuite pour lui montrer le rendu, son regard se pose un instant sur l'écran de la tablette qu'elle tient entre ses mains. « Je suis pas trop mal là-dessus, t'es pas mauvaise comme photographe. » il laisse mesurément entendre, concentré sur le cliché en question qu'il détaille rapidement mais avec attention. Alvaro quand il émet des compliments ils sont souvent modérés, c'est pas le genre à s'emballer mais ça n'enlève en rien à Jun son assez bonne maitrise de la chose et un certain talent qu'on peut lui reconnaitre pour la photographie. « Que vas-tu en faire ? » Est-ce une photo qu'elle supprimera peu de temps après ou la conservera-t-elle dans sa tablette, à vrai dire le simple fait qu'elle l'ait choisi lui comme sujet l'intrigue, déjà. Jun lui demande alors s'il prévoit de garder des souvenirs de cette aventure quand ce sera fini. « Tu veux dire, en plus du chèque à la fin ? » il lui lance avec une fausse assurance tout en esquissant un sourire amusé. Le chèque ou plutôt la victoire sera le souvenir suprême, la consécration absolue et forcément le truc le plus illustre à conserver d'ici. Mais bon, aujourd'hui tout ça parait encore bien loin pour tout candidat abordant ce jeu avec un minimum de lucidité. « Je plaisante. » il reprend afin que certains téléspectateurs ne s'excitent pas et disent de lui qu'il s'y croit beaucoup trop. Faut y croire, c'est sûr, mais sans en faire une obsession pour autant et se voir déjà au bout alors qu'ils doivent avoir tout juste atteint la moitié de l'aventure. « Je suis un peu comme toi, je dégaine la tablette de temps en temps pour prendre en photo ce et ceux qui m'entourent et notamment mes partenaires de cabine chaque semaine. C'est une façon d'honorer mes colocations sur ce bateau dont je conserve des souvenirs différents en fonction des personnes. » Il sait pas s'ils auront un moyen de les récupérer ces photos d'ailleurs après, parce qu'elles figurent sur sa page personnelle mais il suppose qu'une fois sortis de cette aventure le réseau social de l'émission ne leur sera plus accessible. Ça reste des souvenirs malgré tout, même s'ils ne doivent durer que le temps de sa participation avant d'être tout bonnement anéantis et jetés aux oubliettes par la production. « À part ça je suis pas trop branché souvenirs matériels, même si j'imagine que c'est comme lorsqu'on part en voyage, on revient toujours avec plus de trucs qu'en partant. » Du moins ce doit être valable pour la plupart des gens mais lui n'a pas prévu de repartir avec une valise dix fois plus chargée qu'à son arrivée, à la limite ramener deux trois trucs pourquoi pas s'ils peuvent lui être utiles dehors mais il est pas question de s'encombrer inutilement. « J'ai juste un t-shirt à l'effigie d'Eben et un portrait que Poppy a fait de moi en plus dans ma valise pour l'instant. » il reprend tout en songeant au fait qu'il a porté le fameux t-shirt de son pote la veille. C'est pas son délire au cubain de rapporter dix mille bibelots pour garder une trace de cette aventure une fois chez lui, y'a bien une boutique souvenirs sur ce bateau mais il n'y met que rarement les pieds. Il voit pas l'intérêt de ramener une casquette de capitaine ou un sac en toile avec le nom du bateau écrit dessus, à la limite il pourrait y trouver quelques cadeaux pour son fils mais en ce qui le concerne il a pas besoin de pouvoir palper le moindre souvenir d'ici. « Le reste c'est conservé dans la tête, et le tri se fera naturellement. » il l'informe en venant tapoter avec le bout de son doigt sur sa tempe droite. Tout ne mérite évidemment pas à ses yeux d'être imprimé dans sa mémoire, les moments les plus insignifiants tous comme les candidats qu'il aura à peine connu n'y figureront en toute logique pas. Alvaro il retiendra l'essentiel de cette aventure, les liens qui auront vraiment compté, les grands moments qui auront jalonné son parcours, bref tout simplement ce qui s'avèrera le plus mémorable au moment de fermer la parenthèse Thrown Dice. Il peut pas affirmer qu'il gardera ces souvenirs pendant dix ans, sûrement que non car le cubain n'est pas du genre à s'attarder sur le passé et viendra sûrement un moment où cette aventure sera considérée comme trop ancienne. Il voit pas ce jeu comme un truc susceptible de le marquer à vie, il voit pas comment sa participation pourrait chambouler son existence au point d'y penser encore quand il sera à la retraite - et ce même si tout ceci doit s'achever sur une note victorieuse. Tout n'est qu'éphémère dans ce monde-là de toute façon, il est d'avis que rien ne dure et qu'avec le temps les souvenirs se perdront. « Et toi, des souvenirs d'ici, tu comptes en garder ? » il lui retourne alors la question car le point de vue de sa camarade l'intéresse, maintenant qu'il a exposé le sien. Il voudrait comparer leurs deux façons de voir les choses, et Jun il se demande si comme lui elle gardera la plupart de ses souvenirs ancrés dans sa mémoire, ou si c'est plutôt le genre à vouloir rapporter un max de trucs pour conserver des souvenirs matériels de cette aventure. Certaines personnes aiment se raccrocher à des objets évocateurs d'une certaine période de leur vie. « Comment ça se fait que tu penses déjà à la fin de tout ça ? » il lui demande en se tournant de moitié vers elle, pour aller chercher son regard. La fin de cette aventure à titre personnel ou la fin de la saison en général, il sait pas trop ce qu'elle entendait par là mais Alvaro est tout de même surpris que sa camarade puisse déjà songer à ça. C'est comme si elle avait déjà un pied dans l'avenir, alors que lui a les deux siens bien ancrés dans le moment présent. Si encore la saison était considérablement avancée d'accord, mais ils ne sont ici que depuis un mois. « Mais puisqu'on en parle, quand tu songes au moment où cette aventure appartiendra au passé ça te procure quoi comme sentiment, là, présentement ? » Une certaine appréhension, de la hâte, de la peur, de l'indifférence.. En admettant d'aller au bout ils n'aborderont forcément pas tous la fin de la même façon. Certains auront tendance à redouter le moment de revenir à la vie qu'ils auront laissé pendant des mois, d'autres le vivront certainement comme une transition neutre et d'autres encore seront peut-être davantage impatients de retrouver leur petite vie, leurs proches, etc. À tout juste un mois d'aventure le ressenti que l'on peut avoir peut être très différent de celui qu'on aura à une semaine de la fin, mais c'est intéressant de savoir comment les uns et les autres se positionnent aujourd'hui par rapport à ça, la comparaison pourra être faite dans quelques semaines et leur état d'esprit entre temps aura peut-être considérablement évolué pour une raison ou une autre.

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MessageSujet: Re: I'm far from good, it's true. (mardi s5, 14h50)   Mer 8 Aoû - 1:05

D'un pas silencieux et tranquille, comme un chat de bonne composition, je m'approche d'Alvaro en lui tendant l'ultime trace de mon oeuvre. Sur l'écran, c'est son visage qui l'accueille, son regard mi-surpris, mi-insondable, son amorce de sourire docile, son torse à moitié tourné dans ma direction. Une photo pleine de vie. J'ai l'impression de m'être incrustée dans une réunion de famille avec pour but de capturer l'essence et les moments de chacun sans en priver un autre d'être sur les photos. « Je crois que c'est surtout le modèle qui se débrouille bien » je réplique avec évidence. C'est vrai, il est de ceux-là, Alvaro. Ceux qui n'ont besoin de rien pour être réussis sur les photos. Moi, Millie disait que j'étais télégénique - lui est sans l'ombre d'un doute photogénique. Je ne suis ni une photographe douée, ni capable de capter avec beauté les infimes brises de monde que je ne peux que regretter dès l'instant où elles ont fané. « Oh rien de particulier, j'avais juste envie de prendre des photos, aujourd'hui » je souris. Comme j'ai parfois envie de dessiner, ou de lire, même si c'est déjà plus rare, puisque lire en anglais m'épuise mentalement bien plus rapidement que je ne voudrais bien l'admettre. Lire, c'est pas comme parler. Lire il faut se concentrer, il faut identifier l'alphabet et accepter les tournures de phrases grandiloquentes écrites pour la beauté des mots. « J'ai l'impression de capturer le temps, maintenant une partie de toi est à cet endroit pour toujours » j'explique avec émerveillement. Je ne sais pas comment expliquer ce sentiment. Pour toujours ou, en tout cas, jusqu'à ce que cette photo cesse d'exister, il y aura toujours un peu d'Alvaro sur ce bastingage. Comme Voldemort qui laisse des parties de son âme dans des objets pour être immortel, les photos gardent en mémoire des réalités qui rendent les gens immortels également. Parce qu'ils existent, là, sur papier glacé.  « On a tous le droit de rêver » je rétorque avec malice, puisque le chèque, il va de soi que c'est moi qui l'aurai, au bout du compte. Mais c'est pas grave, il peut s'imaginer gravir les échelons, je lui laisse la seconde place avec plaisir. Mais, sans rien ajouter, je l'écoute raconter, je l'écoute expliquer, le regard franc posé sur lui sans gêne. J'ai remarqué, oui, qu'il aimait prendre en photos ses colocataires intermittents. Ce sont toujours de jolies photos, j'aime bien les regarder. « Qui t'a laissé le plus beau souvenir, jusqu'à maintenant ? » je demande avec intérêt. Pas forcément la meilleure impression, c'est pas son candidat préféré que je lui demande de me confier, c'est celui qui est lié à son plus beau souvenir, celui qui restera gravé de cette couleur de la beauté dans son esprit pour... et bien pour le temps qu'il acceptera de dédier à ce souvenir, parce que Alvaro, ça n'a pas l'air d'être le genre à se perdre dans sa mémoire, il a plutôt l'air du genre à pratique le tri sélectif, il a pas de temps à perdre avec tout ça, il a besoin de place pour tout ce qu'il a encore à vivre. Bien sûr, il y a l'essentiel, qu'il garde précieusement, comme les moments avec son fils j'imagine, peut-être les moments d'amour avec son ancienne copine, les bons moments, puis sa famille, ce genre de trucs, surtout maintenant qu'il est loin de tout le monde. Mais pour le reste, je l'imagine très pragmatique, très organisé dans sa tête, comme le patron de ses propres parties de cerveau. Le genre avec un l'esprit aussi clair que sa maison est clean de babioles débiles qui ne signifient rien pour la plupart. Moi, je compte rien prendre dans la boutique de souvenirs, par exemple, ou alors ça sera des trucs pour mes colocs, histoire qu'ils puissent dire à tous leurs potes qu'ils ont quelque chose qui provient direct de l'émission. Les seules choses que je garderai, comme lui, seront des dessins, la boule à neige dauphin que m'a offerte Leela après qu'on ait pu les observer depuis le pont, ce genre de choses.  « Quoi ? » j'explose de rire en relevant pour le tee-shirt avec la gueule d'Eben dessus. Pardon ? Comment c'est possible que des trucs comme ça circulent ici sans que je sois au courant ? Et surtout, il est vraiment venu ici avec une cargaison de fringues à son effigie ? Mais il a pris une valise expressément pour ça ? « Tu nous oublieras pas trop facilement, hein ? » Dans ma tête, je suis déjà intimement persuadé qu'il ne nous accordera pas tellement de place et donc d'importance. ça sera un souvenir sympathique, une expérience unique, quelque chose à raconter et dont on parle aux dîners de famille ou peut-être aux soirées retrouvailles (ça existe ? j'en sais rien, peut-être, ou peut-être que tous s'en tapent complètement) mais rien de plus. Je le sais, parce que je sais que je suis un peu comme ça aussi. Si certains ont de l'importance pour moi à l'heure actuelle (et encore), ils n'en auront plus dès lors qu'on ne se verra plus tous les jours, voire plus du tout. Je suis une adepte de l'économie d'espace aussi et moins j'ai de trucs sur lesquels cogiter, mieux je me porte. Et puis je pense pas être une sentimentale, je ressasse pas ce genre de choses, pour moi ce qui est passé est passé, d'abord, et en plus, c'est rare quand les gens ont suffisamment d'impact dans ma vie que pour réellement me marquer, provoquer chez moi un manque ou triturer mon esprit. Je ne me tourmente pas pour le passé, j'ai déjà bien trop de galère avec le présent. Y'a que ça qui compte, dans ma vie. Ce que je fais et où je vais aller dans les trente secondes qui viennent. Je suis trop impulsive, trop inconstante, j'arrive déjà pas à gérer un laps de temps de vingt secondes alors si je devais en plus me préoccuper du passé et du futur, j'y arriverai pas. Vraiment pas. C'est pour ça aussi que j'ai tendance à être égoïste, à pas vraiment penser aux autres. Je suis pas une de ces grandes âmes, altruistes et qui se sacrifient pour les autres. Je suis pas une militante, encore moins même, moi ce qui me préoccupe, c'est moi, là, tout de suite. « Probablement, au début » je réponds d'un air pensif. Parce que malgré tout, j'ai une mémoire comme tout le monde et que des souvenirs, j'en ai des tas, ça fonctionne pas différemment dans ma crâne que dans celui d'autrui. J'ai toute une panoplie d'images mentales qui circulent et se manifestent à l'occasion et Thrown Dice en fera certainement partie pendant un temps. Pendant la période d'adaptation, après la fin du jeu, quand je serai encore suffisamment "connue" (vite fait) que pour que ça ait un impact sur ma vie. Après, ça ne sera plus que du passé comme le reste. « Mais je suis un peu comme toi, je recycle l'espace là-haut » et je tapote ma tempe du bout de l'index, « certaines choses resteront, j'oublierai le reste, j'arrive pas à accorder autant d'importance à tout  ou à tout le monde. » C'est peut-être quelque chose de mal, j'en sais trop rien mais j'ai appris à pas accorder à ce qui ne le mérite pas une place trop importante. Sauf qu'avec le temps et les sales tours de mon cerveau détraqué, ça a pris trop d'ampleur et ça s'est propagé à tout le reste. Finalement, je hausse les épaules. Honnêtement, il se trompe sur ma démarche, moi je lui demandais ça comme ça, parce que les gens aiment bien prendre des photos pour conserver des souvenirs, des preuves tangibles du temps qui passe et des moments passés. « Moi je n'y pense pas beaucoup, mais j'en ai déjà vu quelques uns qui dévalisaient la boutique de souvenirs, comme s'ils s'apprêtaient à partir » je réfléchis tout haut. Ils récupèrent des trucs pour eux, pour papa et maman, les frères, sœurs, petits neveux et nièces, les amis, les amis des amis. ça me dépasse. Franchement, à leur place, j'en aurais pas grand chose à faire d'avoir une peluche en forme de requin pour conserver le souvenir d'un bateau. « Je suppose qu'on n'est plus sûrs de rien à ce stade » je relativise avec un petit sourire. On n'est déjà plus que quatorze. C'est plus grand chose, et les liens ont eu le temps de se consolider, depuis un mois qu'on est là. En plus, avec tous les rebondissements qu'on a chaque semaine, on ne sait jamais vraiment qui va se retrouver en danger et poussé vers la sortie sans qu'on s'y attende. Moi aussi, en réalité, chaque semaine, je m'attends à entendre mon nom parmi les nominés. Juste parce qu'on ne sait jamais. C'est déjà arrivé une fois, après tout. « Tu n'y penses pas, aux nominations, à l'élimination ? » je demande en le regardant avec curiosité. Parce qu'il ne pense pas encore à la fin, d'accord, mais il doit bien penser au fait qu'il peut être nominé à tout moment et qu'à partir de ce moment-là, il faudra bien qu'il y réfléchisse à la fin du jeu. Il pousse la conversation encore plus loin, alors, et voilà que c'est lui qui se mets à penser à la fin. « Euh » je réfléchis un instant, tâchant de trouver un truc intelligent à dire sans y parvenir. « Pas grand chose, je suis désolée » je souffle finalement. C'est bête, il va peut-être pas me croire, mais c'est pourtant la vérité. L'idée que le jeu, tout ce qui le compose, puisse appartenir au passé dans très peu de temps ne me procure aucun sentiment particulier. Ça devrait, c'est pas bien mais j'y arrive pas. J'arrive pas à l'imaginer, j'arrive pas à me faire à l'idée, je réalise pas tout simplement, exactement comme la fois où j'ai été nominée et que je ne m'en suis jamais réellement rendu compte. Soit parce que je suis incapable de regarder la vérité en face, soit parce que j'en ai pas grand chose à foutre, j'en sais rien. Je refoule pas mal de choses, ça je le sais. Je ne le sais que trop bien. ça aussi, peut-être. « Je suis pas très douée pour me projeter, tu sais... je me dis que ça sera juste... fini ? Retour à la vie normale, c'est juste une étape de plus, un changement de plus. » et je papillonne du regard vers l'océan, en rangeant ma tablette pour pouvoir m'accouder sur le bastingage moi aussi. Je ne sais pas si j'ai envie de penser dès maintenant au futur. Je déteste penser au futur, parce que je sais qu'il n'existe pas vraiment. Pour moi, il n'y a que le présent et comment je peux le rendre moins bordélique. C'est tout. « Toi, tu penses que ta vie sera différente, après tout ça ? » Moi, j'en sais rien. Peut-être que l'immigration décidera de se pencher un peu plus sur mon cas, en apprenant qu'il y a une chintok qui se balade sur leurs terres alors qu'elle a abandonné ses études depuis un moment.

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:hihi:

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MessageSujet: Re: I'm far from good, it's true. (mardi s5, 14h50)   Jeu 9 Aoû - 4:39

C'est la première fois qu'on le prend pour modèle ici, il est même un peu étonné qu'on veuille de lui sur une photo. Jun le prévient juste avant d'actionner son appareil, comme si elle recherchait une réaction spontanée de sa part à capturer. Quand il voit le résultat Alvaro doit reconnaitre que la photo est bien, et qu'il y est presque à son avantage. Disons que le principal atout qu'on a toujours souligné chez lui, ses yeux, ressortent particulièrement bien là-dessus et que du coup ils détournent un peu l'attention du reste. Il fait remarquer à Jun que sa photo est réussie, et celle-ci réplique que c'est surtout à lui que revient le mérite. Pourtant Alvaro il a pas pris la pose ni rien, il n'a rien entrepris de spécial quand il a su qu'il allait être photographié un quart de seconde plus tard et c'est peut-être le naturel que cette photo dégage qui plait à sa camarade. Jun ne compte rien faire de cette photo, c'était juste comme ça, elle avait envie de dégainer son appareil pour capturer la vie autour d'elle. Il esquisse un fin sourire. « Tu te souviens de l'un de nos tous premiers échanges ? Dans la cabine suspendue. » il demande en délaissant la photo pour reporter son regard et son attention sur la candidate. « Eh bien là je vois vraiment ton côté artiste. » il souligne en ne perdant rien de son sourire. Et c'est une pensée qui se confirme quand elle en vient à parler de capturer le temps et du fait qu'une partie de lui vivra ici pour toujours, comme si elle l'avait immortalisé, littéralement. Quand ils ont conversé pour la première fois dans la cabine télescopique ils en sont venus à parler des quartiers londoniens et du fait d'être plutôt artiste ou écrivain. Ce jour-là Alvaro il a choisi son camp tandis que sa camarade s'est positionnée au milieu sans trancher, et aujourd'hui la voir comme ça lui fait repenser à cette conversation qui a eu lieu il y a un mois maintenant et dont il se souvient encore à peu près. Le cubain dégaine parfois l'appareil photo de sa tablette lui aussi, mais ses sujets restent principalement les candidats avec lesquels il est amené à cohabiter semaine après semaine dans l'espace restreint de sa cabine. C'est son truc de les prendre en photo pour, en quelque sorte, laisser une trace de chaque colocation. La plupart des photos partagées sur sa page ont été prises dans ce cadre-là, il n'y a que cette semaine où il risque de devoir piocher dans d'anciennes photos sachant que Poppy n'est pas en forme. Jun lui demande qui lui a laissé le plus beau souvenir jusqu'à présent. « Leela. » il répond sans une once d'hésitation, comme si ça relevait de l'évidence pour lui. « On a partagé notre première cabine ensemble, c'est avec elle que j'ai véritablement débuté cette aventure, et je me sens pas lié à elle de la même façon qu'avec les autres. » Il aurait du mal à s'expliquer là-dessus, avec Leela c'est particulier, peut-être plus profond au final. C'est au bras de Poppy qu'il a intégré ce bateau mais la première personne qu'il a pris le temps d'apprendre à connaitre c'est Leela. Il s'inquiète d'ailleurs pour la candidate cette semaine, elle se fait particulièrement discrète à tel point qu'il en vient même à se demander si elle va bien. « Tu te sens liée d'une façon particulière à la personne avec laquelle t'as partagé ta première cabine ? » Il ne saurait même pas dire si cette personne est encore en jeu ou non dans le cas de Jun puisqu'il n'a certainement pas mémorisé la répartition des cabines de la première semaine, ça remonte à beaucoup trop loin pour lui. Concernant les souvenirs qu'il gardera de cette aventure quand elle sera derrière lui, ce qui est déjà sûr c'est qu'il ne s'attachera à aucun bien matériel lui rappelant ce bateau ou ses camarades, il aura pas besoin de babioles pour se remémorer tout ça. Il évoque le t-shirt qu'Eben lui a filé avec une photo de lui entrain de taper la pose dessus et des inscriptions hyper bateau autour, appelant à pourchasser ses rêves et à ne jamais abandonner, en gros. Jun elle peut pas s'empêcher de se marrer quand elle apprend ça, et c'est contagieux parce que le cubain s'y met aussi, en fait. « T'as bien entendu. Si t'es intéressée va le voir il doit lui en rester en taille small, il se fera un plaisir de te refiler ça. » il glisse en ponctuant ça d'un large sourire. Alvaro il est sympa quand même, il fait de la pub à son pote jusqu'à promouvoir des t-shirts à son effigie. Il est pas trop sûr que Jun se jettera dessus, mais bon il l'a rendue curieuse au moins, elle ira peut-être se renseigner suite à ça. Sinon Alvaro faut s'attendre à ce qu'il entreprenne un sacré tri dans sa tête quand il sera sorti d'ici, histoire de voir ce qu'il décidera de stocker comme souvenirs et ce qui à l'inverse finira à la corbeille. Et l'essentiel à retenir ne tiendra peut-être pas à grand-chose, car c'est pas le genre à se remémorer des trucs insignifiants, des moments qui n'auront pas compté pour lui ou encore des candidats sur lesquels il se sera à peine attardé. Déjà dans la vie de tous les jours c'est pas un gars tourné vers le passé, même si bien sûr il garde toute une partie de sa vie rangée dans un coin de sa tête en mode coffre fort dans lequel il évite de trop venir fouiller. Vingt-sept années de son existence, Cuba et les gens qu'il a laissé là-bas. Tout ça ne peut évidemment pas être balayé d'un revers de main comme si ça n'avait jamais existé, et en comparaison il ne gardera presque rien de cette aventure. Jun s'interroge justement sur le fait qu'il puisse potentiellement tous les oublier facilement. « Vous me marquerez pas tous de la même façon, c'est évident. Déjà me marquer c'est un terme fort, je trouve, et faut voir combien de temps ça durera aussi. » Ça veut pas dire qu'aucune des rencontres faites ici ne lui laissera un souvenir durable, prétendre ça reviendrait à les réduire à rien en quelque sorte. Y'a simplement des chances que ce soit réservé à quelques privilégiés triés sur le volet à la fin, car Alvaro pourra pas se permettre de laisser une place à tout le monde, la plupart seront presque aussitôt zappés une fois sorti c'est en principe censé se passer comme ça. Il est pas venu pour donner dans le social le cubain, c'est pas parce qu'il sympathise avec les uns et les autres qu'il va prendre leurs numéros et demander à les revoir ensuite, d'ailleurs il s'est pas encore penché là-dessus parce que ça lui parait encore loin. « Je sais même pas si je reverrai qui que ce soit dehors, c'est le genre de questions que je me suis pas encore posées. » Tout ça pour dire que le tri se fera naturellement quand il aura repris sa petite vie dans la capitale anglaise, mais il est pas encore capable de trop s'avancer sur certaines choses, il peut pas dire où il en sera dans plusieurs semaines. Jun elle a l'air de fonctionner comme lui, les souvenirs qu'elle gardera de tout ça pourraient ne durer qu'un temps. Cette aventure les marquera sans doute pas à vie tous les deux, même s'il est sûrement un peu tôt pour affirmer quoi que ce soit, malgré les certitudes qu'ils peuvent avoir l'un et l'autre. « Toi tu te vois garder contact avec certains ou tu considères qu'une fois que c'est fini chacun est censé retourner à sa petite vie et nos chemins à tous se séparer ? » C'est pas certain que Jun ait davantage songé à ça, lui n'a en l'occurrence pas encore considéré la question et il veut voir s'ils sont semblables là-dessus également. Ça l'étonnerait pas du tout que certains se soient déjà promis de se revoir à l'extérieur, mais lui il arrive pas à se projeter autant dans le futur, ils en sont qu'à quatre semaines d'aventure c'est relativement peu. Il s'est trompé sur Jun, elle pense pas tellement à la fin, c'est juste qu'elle a été témoin de candidats faisant leurs emplettes dans la boutique souvenirs comme si le terme de leur aventure était prévu pour le lendemain. « J'ai fait un truc semblable, en demandant à Ugo de m'avoir une peluche aux machines à pinces. Mais si je m'y suis pris aussi tôt c'est parce qu'il est tellement difficile de gagner à ces trucs-là qu'on aurait pu passer des semaines dessus avant d'avoir ce qu'on voulait. On va dire que j'ai anticipé par sécurité. » il termine alors que ses lèvres s'étirent en un fin sourire. Et il précise pas à qui reviendra cette peluche parce que ça doit sembler évident. C'est l'une des rares fois où Alvaro a pensé à la suite, à ce qui l'attendait après cette aventure et en l'occurrence à ce qu'il ramènerait à son gamin quand il irait le voir à Trinidad. Les nominations, on peut pas dire que ce soit sa préoccupation principale ici. « J'y pense sans en faire une idée fixe, c'est pas un truc qui me tracasse ou que je redoute. » Il s'est pas encore retrouvé sur un banc de nominés, il se doute que quand ce sera le cas il verra les choses différemment et abordera tout ça avec moins de détachement puisqu'il sera directement concerné. « Et je pense pas à l'élimination parce que la mienne n'est pas pour tout de suite. J'ai l'ambition d'atteindre un certain stade dans le jeu, on y est pas encore. » C'est lui qui a décrété qu'il avait encore du temps à passer sur ce bateau avant que sa sortie ne lui soit signifiée, et Alvaro il est tellement sûr de lui qu'il envisage pas une seconde que ses plans puissent tourner court. Il a toujours réussi dans sa vie en se donnant des objectifs et en faisant en sorte de les atteindre, il voit pas pourquoi ce serait différent ici, pourquoi il pourrait pas aller là où il veut aller avec autant de détermination, d'ambition et de ressources. La fin de cette aventure ne semble pas inspirer grand-chose à Jun, elle est pas prise d'un sentiment particulier quand elle y pense. Sûrement parce que comme lui elle arrive pas à voir aussi loin que ça, qu'elle est au final trop ancrée dans le présent pour se projeter autant. D'ailleurs elle tarde pas à le reconnaitre elle-même, et en parle comme d'un retour à la vie normale, simplement. « Je crois qu'on s'évite pas mal de prises de tête en restant focus sur le moment présent. » il laisse entendre en laissant glisser son regard vers sa camarade qui, elle, a le sien tourné en direction de l'immense étendue d'eau face à eux. C'est pas plus mal de vivre dans le présent sans s'interroger sur l'avenir, c'est un truc qu'il conseille à tout le monde pour pas avoir l'esprit pollué de préoccupations qui n'ont pas lieu d'être sur le moment. Jun lui demande si sa vie risque d'être différente après tout ça, d'après lui, et c'est rare qu'il ait du mal à formuler une réponse à une question qu'on lui pose le cubain. Disons que dans sa tête c'est parfaitement clair, mais qu'il peut pas tellement se permettre de donner beaucoup d'éléments à sa camarade non plus. « Si y'a une vie qui doit changer suite à mon passage dans ce programme, je pense que ce sera pas la mienne. » il énonce sans entrer dans les détails. Pas la sienne en priorité, en tout cas. Et disons que c'est à lui de faire en sorte que cette autre vie puisse changer, parce qu'il oublie pas pourquoi il est ici Alvaro, que d'une certaine façon il n'avance pas tout seul dans cette aventure. « Je peux pas dire si ce sera différent après, ça va dépendre de beaucoup de choses. » Déjà du stade qu'il sera parvenu à atteindre dans le jeu, parce que s'il va assez loin il risque de faire parler de lui et de s'attirer un semblant de célébrité éphémère. Ça pourrait compliquer un peu son quotidien dehors et notamment son boulot pendant un temps, mais c'est un risque qu'il est prêt à prendre. Et puis en cas de victoire, parce qu'il faut pas s'interdire d'y penser et encore moins de la viser, là y'a des chances qu'il voit vraiment la différence par rapport à la vie laissée en entrant mais là encore, difficile de visualiser tout ça aujourd'hui. « Y'a un paquet d'argent à la clé en cas de victoire, un truc comme 150 000£ je crois. Tu ferais quoi avec autant de fric ? » En lui posant cette question il se dit que Jun n'a probablement pas non plus réfléchi à ça, car là encore il s'agit de se projeter et on a bien vu que c'était pas leur fort. Qui aujourd'hui est réellement capable de dire ce qu'il fera avec l'argent du vainqueur, sans doute pas grand monde sur ce bateau à moins d'être entré dans l'aventure avec des projets plein la tête ce qui n'est pas du tout son cas.

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MessageSujet: Re: I'm far from good, it's true. (mardi s5, 14h50)   Dim 12 Aoû - 13:00

Je hoche la tête avec curiosité, lorsqu'il évoque la fois où l'on s'est retrouvé dans la cabine télescopique, lors de la première semaine. L'une des premières fois où l'on s'est réellement parlé, en effet. Mais comme je ne comprends pas où il veut en venir, je reste silencieuse jusqu'à ce qu'il complète. Aussitôt, je sens mes joues rosir et je détourne légèrement le regard, soudainement absorbée par l'océan sous nos yeux. Je ne m'attendais pas à ce qu'il dise ça. C'est drôle parce que malgré ce que je lui avais confié, que je me situais entre les deux, ou plutôt, que je prenais tout sans choisir, je sais aussi pertinemment que je ne pourrai jamais être ni l'un, ni l'autre. Parce qu'être artiste ou écrivain, ça implique de donner un accès extrêmement profond et intime à tout le monde à ton esprit. Et ça, je ne sais pas si j'en suis capable. Non, je sais que je n'en suis pas capable, pas encore. Je ne saurais laisser quelqu'un voir mes œuvres ou lire des écrits dans lesquels j'aurais mis toute mon âme, précisément parce qu'il s'agit de mon âme. Et mon âme est encore bien trop mutilée, secrète et gardée précieusement. « J'aimerais voir le tien, un jour » je réponds simplement en l'observant à mon tour. Je sais qu'il a parlé de sa vie, ce jour-là, de tout ce qu'il a construit, de son travail, de son statut, de sa famille. Mais ça, ce n'est pas vraiment être un artiste, c'est être un entrepreneur. L'artiste, pour moi, il crée à côté de tout ça. A côté de tout ce qui est globalement attendu de quelqu'un. C'est ce qui sort d'un esprit à qui on avait rien demandé. Oui, j'attends le jour où Alvaro sortira du chemin qu'il s'est tout tracé pour créer quelque chose de totalement... gratuit. Dans le sens où la société et les gens ne lui auront jamais demandé de le créer. Comme lorsqu'il photographie les gens qui partagent  sa cabine, simplement pour montrer au monde l'intimité d'une relation de colocation. Il évoque Leela, alors, et je hoche distraitement la tête. « J'aime beaucoup Leela » je hoche la tête en songeant à elle, avant d'ajouter : « elle est belle. » Dans tous les sens du terme. Elle est belle, son âme est belle, sa vision des choses est belle. C'est une belle personne. ça m'attriste qu'elle s'efface un peu, ces jours-ci, parce que je suis persuadée qu'elle a tant à offrir. Leela, je l'aime parce que j'ai l'impression que j'aurais pu être elle, ou qu'elle aurait pu être moi. Sauf que moi, j'ai pas eu la force de me battre. Mon esprit papillonne jusqu'à former un visage sous mes prunelles, alors, pile lorsqu'il m'interroge sur lui. « Beth » je souffle, dans un premier temps, comme si prononcer son prénom à voix haute m'aider à capturer les sentiments que j'ai vis-à-vis d'elle et à comprendre leur essence. Est-ce que je me sens liée à elle d'une manière spécifique, par rapport aux autres ? Je n'en sais trop rien. « J'ai l'impression qu'elle sera toujours là. » je dis sans réfléchir, en laissant simplement couler les mots tel qu'ils ont envie de sortir. « Vous, je sais que tout peut arriver, d'un jour à l'autre, ça peut partir en vrille, mais avec elle non. » C'est difficile à expliquer. Beth, ce n'est même pas la personne dont je suis la plus proche, dans le jeu, ce n'est pas avec elle que je passe tout mon temps, mais elle a quelque chose de solide, de droit, quelque chose en ça qui me rappelle Grand-Mère. « On prend le petit déjeuner ensemble tous les jours » je souffle, comme si ça suffisait pour expliquer. C'est une constante, une régularité, presque une normalité, dans ce monde de fou. Je ne pourrais plus lui décrire ce que Beth m'inspire. Finalement, il évoque les souvenirs qu'il gardera d'ici, Alvaro, les matériels comme les plus sentimentaux. Nous, par exemple. Bien sûr qu'il nous oubliera facilement, comme d'autres, comme moi par exemple. Ce qu'il dit, ça me parle à nouveau parce que moi, je pars du principe que je vais zapper tout le monde ou presque une fois sortie du jeu. Bien sûr, je ne suis pas réfractaire à l'idée de revoir ceux avec qui j'aurais pu me lier de, disons, copinage, mais je ne suis pas une sentimentale. Quand H m'a demandé s'il allait me manquer s'il partait, je lui ai répondu oui parce que le regard dans ses yeux m'a empêchée de lui balancer la vérité à la figure - je me ramollis, ça ne va pas du tout - mais probablement que personne ici ne me manquera. Ma grand-mère me manque. Personne d'autre. Les gens vont et viennent, c'est comme ça. Parfois, je regrette leur compagnie mais je ne suis pas assez nostalgique que pour réellement ressentir le manque. « Aucune idée » j'avance « je suppose qu'au début, certains se reverront peut-être mais au bout d'un moment, ça s'atténuera. On fait pas vraiment partie de la vie des autres. » Enfin, c'est comme ça que je ressens les choses. Nous tous, on s'apprécie, ou un peu moins, on fait partie d'une même bulle, d'une même parenthèse, on vit des choses ensemble que nos proches de l'extérieur ne pourront sans doute jamais réellement appréhender, mais l'inverse est vraie aussi. A côté de ça, on a tous une vie, des amis, une famille - ou pas - un boulot, bref, un quotidien construit dans lequel tous les autres ne trouveront pas forcément leur place. ça serait comme incongru. Revoir quelqu'un d'ici à l'extérieur, au début, ça irait, mais à force, ça serait comme deux mondes qui rentrent en collision, ça serait comme un poisson dans le ciel ou un nuage dans la mer. Mais de toute façon, on a encore un peu le temps avant d'y penser, parce que même si on se retrouve éliminés de manière prématurée, on aura encore le bateau bis à supporter potentiellement. Je sais pas si j'aurais envie d'y rester, moi. Si je suis éliminée, je suis éliminée, point barre. j'ai pas envie de moisir dans une soupe avariée d'éliminés. « Et vous avez réussi à l'avoir ? » Pas que je mette en doute les capacités de mon Ugo, évidemment, mais un peu quand même. ça peut être vicieux, ces machines-là. Faut avoir de la chance, mais c'est aussi une question de savoir où les pinces vont tomber et à quelle partie du cadeau elles vont s'accrocher. C'est tout un art. « Je te l'aurais attrapée en deux secondes, je suis une pro de ces trucs-là » je m'exclame avec enthousiasme. Ah oui, une putain de vrai pro. ça doit être le sang asiatique. J'ai un pote, à Londres, c'est un fou de jeux d'arcades, il adore ça alors ça m'arrive souvent de l'accompagner et moi, je passe plus mon temps à essayer de gagner des conneries dans les machines à pinces. Je sais pas pourquoi, c'est débile vu que j'en fais rien. En général, je donne ce que j'attrape à des gosses qui sont là et qui arrivent pas à obtenir ce qu'ils veulent. Les bons trucs, je les garde pour moi, évidemment, mais j'ai pas besoin de dix mille peluches. J'ai jamais vraiment aimé les peluches. J'en avais pas, quand j'étais môme, comme la plupart. Ils ont tous des doudous, des peluches, moi j'avais rien. Je dormis toute seule comme une grande. Mais je suppose que, quelque part, c'est pas forcément bien d'apprendre l'individualisme dès cet âge. Parce que c'est ce que je suis, maintenant, individualiste. J'ai jamais appris à compter sur autre chose ou quelqu'un d'autre que moi-même et, le résultat, c'est que j'ai de larges tendances à l'égoïsme. Je me fais prioritaire lorsque je dois prendre des décisions ou privilégier quelqu'un. Je devrais être quelqu'un de mieux que ça, mais je le suis pas. Oh bien sûr, le fait de ne pas dormir avec une peluche quand j'étais gosse n'a pas pour conséquence directe le fait que je sois centrée sur moi-même mais j'imagine que c'est un bon exemple. Par exemple, je sais que j'aurai tendance à privilégier mon propre jeu par rapport à celui de mon équipe. J'aime pas avancer en équipe. Et même les gens que j'apprécie ici, j'aurai moins de scrupules que d'autres à la jouer solo par rapport à eux. Alvaro, je sais qu'il est comme moi, à ce niveau. Je sais qu'il se voit au sommet et qu'il se laissera pas distraire ou attendrir. Dans un sens, c'est louable d'être franc et droit, même si ça veut dire avoir potentiellement l'air égoïste, parfois. Plus que ces mielleux qui se lancent dans de gros sacrifices pour les beaux yeux de tous. Moi, ici, j'ai des choses à faire, à gagner, je ne suis pas là pour me permettre de me sacrifier pour des gens qui en ont moins besoin que moi. « Tu aimerais te retrouver contre qui en finale ? » je lui demande donc, suivant tout haut le fil de mes pensées. Parce que, évidemment, c'est à qu'il se voit, il n'a pas besoin de le dire. « Je le prendrai pas mal si tu me cites pas » je précise tranquillement mais avec fermeté. De toute façon, je doute que ça soit le genre à me ménager simplement pour pas me froisser. ça me ferait chier qu'il le fasse, j'ai pas besoin qu'on prenne soin de moi et qu'on m'épargne certaines vérités sous peine qu'elles risquent de me blesser. Je suis pas une gosse fragile. Je l'écoute sans un mot de plus, lorsqu'il répond à ma question. C'est une question qui va sans doute revenir souvent, à mesure que le temps va passer, et toutes ses dérivées aussi. Parce que, justement, le temps passe, les secrets se rapprochent mais aussi le retour à la réalité. Je devine qu'il parle de son fils, sans savoir si je vois juste mais c'est pas grave. J'imagine que ça doit être lié à son secret, d'une façon ou d'une autre, donc on le saura bien assez vite. Sans me permettre de commentaire, je me contente de hocher la tête et le laisse dévier légèrement l'angle de conversation. « Oh je crois que je le garderai un moment intact, juste pour le plaisir de savoir que j'ai autant d'argent » je souris. C'est déjà ce que j'avais dit à Poppy et je le pense. Je veux gagner le plus d'argent possible, ici, j'aimerais être riche pour ne plus jamais avoir à me soucier de si je vais manger à la fin du mois ou pas. Et le chèque de la fin du jeu, je veux l'avoir simplement pour l'avoir. Pour savoir que j'ai du fric. Pour une fois. « Mais après, je sais pas, peut-être que je m’achèterai un visa permanent, ça m'évitera d'épouser un Anglais désespéré » je plaisante à nouveau. C'est le seul truc qui m'angoisse un peu en ce moment, en réalité. Enfin, par rapport à la fin du jeu. Je suppose qu'en participant à ce jeu, j'ai un peu attiré l'attention sur moi et sur ma situation. Normalement, je n'ai pas de problème de visa en ce moment, parce que celui que j'avais pour les études couvrent un certain laps de temps mais quand même. Je sais que je ne peux pas rester en Angleterre toute ma vie avec ce visa-là. Il faudra que je refasse des démarches, à un moment donné. Tout plutôt que de retourner en Chine. « J'aimerais voyager » je réponds finalement avec plus de sérieux. « Découvrir tout ce que j'ai raté jusque-là, voir tous les gens dont je ne soupçonne même pas l'existence. » Je crois que j'ai besoin de constater que le monde peut être chouette, que les gens peuvent être heureux, et, surtout, que ma réalité, tout ce que j'ai vécu jusqu'à maintenant, c'est pas si grave, puisque ce n'est rien pour tous ces gens. Même si ça ne sera jamais rien pour moi. « Tu t'imagines, le monde est si grand que tu peux faire tout ce que tu veux, tu n'affecteras jamais plus que disons 0,005% de la population ? » Je frisonne rien que d'y penser. ça me terrifie, moi. Et en même temps, ça me rassure, à quel point tout est insignifiant. « Toi, tu en ferais quoi ? » Il va me parler de son fils, j'imagine. Enfin, c'est la réponse que tous les parents donneraient, j'imagine.

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我去哪裡都沒關係。 我是。
 
well, there you go again, acting like it's all about you and there you go again talking, talking, talking, no clue.
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I'm far from good, it's true. (mardi s5, 14h50)

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