Médée. (dimanche à 3h20)

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MessageSujet: Médée. (dimanche à 3h20)   Mar 18 Sep - 0:17

@Alvaro

Livia peine à trouver le sommeil. Morphée a déserté sa cabine. Ce connard, au lieu de rejoindre ses draps comme tout homme normalement constitué serait tenté de faire en sa compagnie, il s’est barré elle ne sait où. Il y a Bryce qui respire fort en dormant. Le bruit parvient jusqu’aux oreilles de l’italienne depuis son lit. Elle aimerait bien lui balancer un oreiller. Voir quelque chose d’encore un peu plus volumineux et dur. Livia, elle n’a toujours pas encaissé l’adjectif que la jeune femme a utilisé pour la désigner, mais faute de pouvoir se laisser aller à ses pulsions vengeresses, elle préfère se lever. Elle a bien envie d’aller faire un tour maintenant que tout le monde doit être couché. Après le prime, elle n’avait pas le cœur ou la tête à fêter sa place en demi-finale. Elle ne voulait parler à personne. Hunter est parti à son tour, ce qui lui vaut la troisième semaine consécutive où elle se voit amputée de l’un de ses bébés candidats. Elle le considérait comme l’un de ses alliés depuis le tout début, alors qu’on ne peut pas vraiment dire qu’ils aient été très nombreux au cours de son aventure. Ça s’améliore au fil du temps, mais cette soirée de prime est là pour prouver qu’il lui reste un sacré bout de chemin pour se sentir à l’aise avec l’ensemble des candidats. Après l’annonce du résultat des éliminations, Livia a filé se coucher sans se retourner, pressée d’en finir avec cette nuit et de se débarrasser des vêtements de Beth qui lui moule un peu trop les seins pour que la tenue soit aussi sage et décente que chez sa camarade. Elle s’est ensuite glissée dans son lit, mais elle n’a pas dormi. Quand Bryce a débarqué dans la cabine pour prendre ses quartiers, elle a fait comme si c’était le cas, mais la vérité c’est qu’elle fixe le mur à sa gauche depuis un sacré moment. Elle se laisse guider dans les couloirs sans trop savoir ce qu’elle devrait faire. Il n’y a personne. C’est bien, ça l’arrange, mais c’est clair que ça ne l’aide pas à se dégoter une activité afin de faire passer le temps. Elle envisage de s’installer sur la promenade du bateau pour fumer sa cigarette en suivant l’évolution du paysage à cette heure très tardive, mais elle se laisse finalement happer par la boutique souvenir au moment de passer à côté. Livia, elle a toujours trouvé ça con comme endroit. Il n’y a pas de plus valu télévisuel, le cachet de la pièce n’a rien à voir avec le casino ou la magnifique salle piano. C’est peut-être parce que son aventure va très certainement toucher à sa fin la semaine prochaine, mais elle se décide enfin à pousser la porte du magasin afin de se dégoter une babiole à ramener chez-elle. Elle ne sait pas trop si elle a envie de se rappeler de son passage dans l’émission, c’est confus, mais dans la mesure où pour une fois la production ne leur demande rien en échange, elle veut bien se laisser tenter par l’un des objets présents dans la pièce. Livia, elle file entre les étagères, avant de se laisser surprendre par Alvaro. Elle ne comprend pas trop ce que cet enfoiré vient faire dans la boutique souvenir à cette heure avancée. Il ne fait pas les yeux doux à Ariadne dans leur cabine conjugale, c’est bizarre. En même temps, le gars est d’un tel ennui avec son air de premier de la classe, que ce n’est pas comme s’il devait se passer des choses très croustillantes le soir entre les deux candidats malgré la proximité de leurs lits respectifs. Livia, si elle a décidé de faire cette petite excursion nocturne, c’est en grande partie parce qu’elle savait qu’elle risquait de ne croiser personne. Le cubain vient bousiller tous ses plans personnels. A la rigueur, elle aurait pu supporter un Chaim, voir un Silvan, mais Alvaro restera à jamais la persona non grata de son aventure, même si Bryce fait son bonhomme de chemin en direction du titre. Aucun candidat n’a autant fait souffrir Livia sur ce bateau que ce type. Elle n’a pas envie de lui parler. De toute façon, c’est simple, à chaque fois qu’elle se retrouve seule avec lui, elle a envie de se mettre à chialer. C’est bizarre comme sensation. Elle ne pige pas toujours pourquoi elle s’est autant pris la tête au sujet d’Alvaro pendant tout ce temps. De nombreux hommes dans cette émission auraient été prêts à prendre ce qu’elle avait à leur donner volontiers. Ses ronronnements, ses caresses, ses regards, ses compliments. Lorsqu’ils sont en groupe, elle n’a pas envie de pleurer en sa présence, elle n’en a juste rien à foutre qu’il soit là ou pas. Elle l’ignore un petit peu. Il en fait de même de son côté, pendant qu’ils poursuivent leurs emplettes personnelles. Livia, elle finit par tomber sur un objet un peu particulier. Elle le fixe plusieurs secondes, avant de se décider à décrocher quelques mots à Alvaro qui se trouve à l’autre bout de la pièce. « Tu devrais ramener ça à ton fils… » Elle ne peut pas supporter le cubain, elle le déteste, mais elle a étrangement beaucoup de compassion pour son môme et en particulier pour la mère de celui-ci. A ce qu’il parait, elles se ressemblent. Dans la bouche du candidat, c’est sûrement plus un point négatif qu’autre chose, mais Livia ça lui est déjà arrivé de penser à cette fille et de se demander comment elle pouvait être. Il y a toujours deux versions dans une histoire. Ici, ils n’ont eu que celle d’Alvaro. « C’est un gros globe terrestre où l'on peut marquer les pays qu’on a traversé… » C’est peut-être con comme idée. Il y a aussi des casquettes, des porte-clés homologués Thrown Dice, soit des éléments un peu plus exclusifs. « Si j’en avais un, c’est ce que je lui aurais rapporter… » elle souffle, le regard un peu fixe. C’est assez éducatif quand on y réfléchit. Les continents sont illustrés selon la faune et la flore locale en plus des éléments culturels caractéristiques de chaque pays. C’est joli. Elle ne sait pas quel âge a son gamin, mais c’est le genre de trucs qui devrait être apprécié sans trop de difficulté.

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MessageSujet: Re: Médée. (dimanche à 3h20)   Mer 19 Sep - 3:11

Il a aucune idée de l'heure qu'il peut être, mais la nuit noire perceptible depuis le hublot de sa cabine le laisse penser qu'il s'est pas écoulé tant de temps que ça depuis qu'il s'est couché. Il a l'impression que les heures défilent au ralenti, et peut imaginer dans sa tête un tic tac incessant, pourtant inexistant. Le genre de bruit avec lequel il est incapable de dormir, comme n'importe quel bruit d'ailleurs. Alvaro a le sommeil léger voilà pourquoi il ne se sépare jamais de ses boules quies. Ces trucs sont censés minimiser les risques qu'il puisse être réveillé par le moindre bruit, et la plupart du temps ça fonctionne bien. Ses nuits sur ce bateau n'ont vraiment rien à voir avec les nuits qu'il peut avoir à l'extérieur, qui s'inscrivent dans un train de vie destructif où le cubain est prêt à sacrifier son sommeil au profit de son boulot. Ici il est coupé de tout ça, de son obsession pour le travail, son rythme de vie est différent et cela se ressent sur ses nuits. Il dort mieux, il dort plus, et a troqué ses troubles du sommeil contre de bonnes nuits réparatrices. C'est sûr, c'est le pied, même s'il doit logiquement se dire que dans peu de temps il repassera en mode boulot et donc, en mode nuits express. L'un ne va pas sans l'autre, tout du moins dans la vie d'Alvaro. Alors oui il a vu une amélioration considérable de la qualité de son sommeil dans cette aventure, mais ça le dispense pas pour autant de sales nuits, de temps à autres. Elles se font rares, mais elles se pointent toujours au moment où il ressent le plus le besoin de récupérer. Comme après un prime, par exemple. Il est toujours un peu lessivé lorsque l'un d'eux se termine, c'est plus mental que physique, sûrement parce qu'il entreprend des efforts de concentration tout au long de la soirée pour parvenir à suivre les chroniques, les activités, les interventions de William et les conversations de ses camarades. Il veut avoir les yeux et les oreilles partout Alvaro pour ne surtout rien rater, sauf qu'à force ça épuise un peu son cerveau qui rencontre des limites pour traiter autant d'infos en même temps. C'est le soir où il a besoin de dormir d'une traite pour recharger les batteries et aborder la nouvelle semaine avec fraicheur et énergie, et c'est le soir où il n'y arrive pas. Le cubain il enrage au fond de son lit, il comprend pas pourquoi le sommeil s'est rangé que d'un seul côté de sa cabine. Ariadne dort profondément, tandis qu'il se tourne et retourne à n'en plus finir comme si trouver la meilleure position dans le lit pourrait changer quoi que ce soit. Il refuse de passer la nuit comme ça, à attendre ce qui de toute évidence n'arrivera pas. Du coup il fait comme il en a l'habitude dans une telle situation, il bouge. Alvaro peut pas rester à ne rien faire, et il sent que le sommeil est vraiment pas près de se pointer alors il préfère encore errer sur le bateau toute la nuit au moins il verra autre chose que les quatre murs de sa cabine. Du pont D il remonte au pont C où il fait un tour, puis au pont B où il entreprend une promenade du côté des canots, pour finalement terminer au pont A où la cabine radio retient son attention quelques minutes. À cette heure-là il n'y a rien à capter, alors il décide un peu sur un coup de tête de se rendre dans la boutique de souvenirs, histoire de rester sur le même pont et parce qu'il a la flemme de se retaper l'ascenseur faut se le dire. Il longe les présentoirs, s'attardant sur différents objets souvenirs sans tellement savoir ce qu'il cherche - ni même s'il cherche quelque chose, en vérité. Impossible pour lui d'imaginer qu'un camarade puisse avoir eu l'idée comme lui de venir ici au beau milieu de la nuit, et pourtant à moins d'une hallucination c'est bien l'italienne qu'il repère du coin de l’œil juste un peu plus loin dans la boutique. Tiens, voilà autre chose. Non seulement il est résigné à ne pas fermer l’œil et à se taper une tête de déterré pas possible, mais en plus il doit se coltiner la présence de Livia dans ce merdier ? Il a pas signé pour ça lui, d'ailleurs cette perspective ne l'enchante pour ainsi dire aucunement. Sur le moment il fait sa vie de son côté et ne lui accorde aucune attention, il a pas envie d'engager un échange et il ressent bien que c'est pareil pour elle. Et puis il sait pas pourquoi, d'un coup l'italienne se réveille et l'interpelle pour lui montrer un truc qui, apparemment, ferait un bon cadeau pour son fils d'après elle. Il hausse un sourcil. « Je devrais, carrément. » il balance d'un air presque dédaigneux face à la trouvaille de l'italienne. Il se demande ce que ça peut bien lui faire, franchement, ce qu'il va ramener à son gamin. De quoi elle lui cause, au juste ? Et surtout de quel droit elle parle de Dario, c'est à la fois étonnant qu'elle puisse porter de l'intérêt à son gamin à lui, et irritant de l'entendre l'évoquer. Elle lui explique avoir trouvé un globe terrestre sur lequel on peut marquer les pays où on a voyagé, ouais, il s'est déjà arrêté plus d'une fois devant ce truc Alvaro alors il connait. « Je sais, je m'étais déjà un peu attardé dessus. C'est l'un des rares trucs d'intérêt ici. » Il se rappelle avoir tenu ce globe entre ses mains la semaine où il cherchait un cadeau pour son fils justement, et ça date. C'est pas con comme idée c'est sûr, pour un gosse ça peut être instructif de savoir où son père s'est rendu, et Alvaro il voyage beaucoup pour les affaires il avait déjà traversé le globe avant de venir ici. « Mais je crois que du coup je lui ramènerai autre chose. » il laisse sèchement entendre. Le fait que Livia lui propose ça, bah ça lui donne soudainement plus trop envie de ramener ce truc à son gamin, ça perd même de l'intérêt à ses yeux. Elle lui fait savoir que si elle avait un gosse c'est un truc comme ça qu'elle lui rapporterait, et il sait pas trop quoi faire de cette info-là Alvaro, en fait. Sur le moment ça le laisse quand même songeur, parce qu'il croit pouvoir lire un sentiment proche du regret dans ses yeux. « Pourquoi t'en as pas de gosses, ton Javier en voulait pas ? » Il sait pas s'il s'aventure sur un terrain glissant ou quoi, si ça se trouve ils peuvent pas en avoir parce que son gars est stérile ou alors elle. Il comprend toujours pas comment fonctionne ce mariage, mais ça le surprendrait pas d'apprendre que son mari voulait pas d'enfants et qu'en échange de ce sacrifice Livia peut le faire cocu quand ça lui chante. Il effectue quelques pas à travers la boutique, son regard s'égarant sur des étagères de peluches floquées avec l'inscription "Royal QC" dessus. Il a déjà une peluche gagnée par l'autre rital de l'aventure pour son gamin, un chien bernois beaucoup plus classe que ces merdes fabriquées on ne sait où. Il tourne alors partiellement la tête vers l'italienne. « Tu t'es demandé ce soir quel adjectif j'avais pu te mettre ? » Le prime est encore très frais, et ce soir l'un comme l'autre n'ont pas eu l'occasion de découvrir l'adjectif qu'ils s'étaient mis. Il se demande si Livia aurait aimé comparer ce qu'ils se sont mutuellement accordé. « Moi j'aurais été assez curieux pour vouloir connaitre le tien, je crois. C'est forcément le truc le plus négatif que j'ai récolté. » Il a aucun doute là-dessus, et se dit même que l'italienne a dû se lâcher le concernant. Ou alors il se donne trop d'importance et elle a lâché quelque chose de super neutre, histoire de lui faire sentir qu'elle en a tout bonnement rien à faire de lui. Quand même, il a pas l'impression que l'indifférence anime l'italienne quand ils se croisent, il pense d'ailleurs qu'elle lui en veut encore beaucoup pour tout ce qu'il a pu dire, faire, ou ne pas faire jusque là.

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MessageSujet: Re: Médée. (dimanche à 3h20)   Ven 21 Sep - 18:56

Livia, elle reste silencieuse quelques secondes après qu’Alvaro l’ait envoyée balader. Elle ne pige pas ce qui se passe ou pourquoi, alors qu’il semblait intéressé par le globe terrestre, il se rétracte et préfère jeter son dévolu sur autre chose. Elle se sent dégoutante. Elle a l’impression d’être malade, mais plus seulement mentalement. Livia, elle a la sensation à l’entendre qu’elle a contaminé l’objet. Elle voulait être gentille. Elle a juste essayé de se montrer intéressée par son gamin et tout d’un coup, elle s’en prend plein la gueule. Elle ne saisit pas s’il a conscience de la méchanceté qui se dégage de ses propos ou non. Et si c’est le cas, elle ne comprend pas non plus ce qu’elle a pu lui faire qui mérite autant de hargne. C’est la troisième fois depuis le début de l’aventure qu’il la fait se sentir comme une merde. Livia, elle ne sait pas pourquoi il est comme ça avec elle, alors que tout ce qu’elle a essayé de faire depuis leur rencontre, c’est de lui plaire. Pourquoi est-ce qu’avec tous les autres candidats à son exception ça se passe bien ? Pourquoi est-ce qu’on continue d’offrir des bouées ou des ancres à Alvaro, alors qu’il est aussi détestable et haineux ? Elle repose le jouet qu’elle avait prit entre ses doigts, se sentant dégoûtée d’elle-même. Ce n’est pas normal qu’il se comporte de la sorte avec elle. Ce n’est pas juste, mais il n’y a personne pour la défendre. Ce n’est pas non plus comme si sur ce bateau, on se battait depuis quelques jours pour protéger Livia. Lors du prime, quand elle s’est faite qualifier de pétasse, personne n’a bronché. Ils ont limite trouvé la situation amusante, tout comme la production qui n’a pas hésité à diffuser cet unique adjectif concernant l’italienne. Quand elle se fait insulter sur les réseaux-sociaux, ça ne réagit pas non plus des masses. Elle laisse tout le temps couler, Livia, mais ça devient vraiment compliqué à gérer. Elle voulait être sympa. Si elle avait un fils, c’est exactement le genre de souvenir qu’elle lui aurait rapporté, mais elle ne se trouve pas dans cette situation. Elle n’a pas d’enfants et elle n’en aura certainement jamais. Ici, elle n’a abordé le sujet que très brièvement avec Ariadne, alors qu’il s’agit certainement de l’une de ses plus profondes blessures. Elle n’avait pas pu en dire grand-chose à l’époque, alors que son secret n’était pas encore tombé. De toute façon, ce n’est pas non plus comme si c’était quelque chose qu’elle allait s’amuser à divulguer à n’importe qui. Ca lui fait bizarre de voir Alvaro aborder le sujet. « Si. Il en voulait. » elle expire doucement. « Moi aussi j’aurais aimé un enfant de Javier. » Livia, elle ne veut pas juste un bébé tout court. Elle en veut un de son mari. Elle a une manière très personnelle de voir la reproduction. Pour elle, c’est un moyen de transcender l’amour qu’on porte à l’autre, ce n’est pas juste une manière de faire comme les autres ou de répondre à la société qui exige qu’on s’adonne au repeuplement de la planète. « Je ne crois pas être faite pour être mère. J’aurais trop peur de… » Plein de choses. Mais elle n’est pas sûre que ce soit une bonne idée de partager le fond de sa pensée et pas seulement parce qu’elle risque d’offrir à Alvaro une raison supplémentaire de se montrer injurieux à son égard. Livia, elle a la trouille de ne pas supporter la maternité, de devenir jalouse de son enfant parce qu’il serait la priorité de son existence et de celle de son mari. Elle craint de ne pas être capable de composer avec son trouble de la personnalité et de devenir l’une de ses femmes dont on entend parler quelques fois sur les chaînes d’infos en continue. Le genre qui finit par se jeter avec leur bébé dans les bras sous un train parce que c’est devenu trop compliqué. Elle est instable, Livia. A chaque fois, elle pense qu’elle va mieux et elle finit par péter un plomb et menacer de s’ouvrir les veines parce qu’elle se sent en détresse. « Ce serait une mauvaise idée. » elle conclue en baissant les yeux. Elle reste assez détachée de la situation, elle ne lui expose pas toute la souffrance qu’elle ressent à l’idée d’être incapable d’être une épouse exemplaire, mais ça ne signifie pas pour autant qu’elle va bien. Avec Javier, ils composent avec leurs vices et leurs tares respectives. Leurs défauts, ils en ont fait une force, mais il leur reste tout de même des relents de frustration et de tristesse qui entament parfois leur relation. « Oui. » elle répond machinalement quand il lui demande si elle s’est demandée quel adjectif il avait pu lui attribuer. Livia, elle s’est interrogée sur chacun de ses camarades, même ceux avec lesquels elle entretient le moins de rapports. Alvaro, c’est un cas un peu spécial, cela-dit. C’est celui qu’elle craignait le plus de découvrir, mais elle aurait peut-être eu mieux fait de se méfier de l’avis de Bryce. Lui aussi, il est curieux de savoir ce que l’italienne a pu dire à son sujet. « Moi, je n’avais pas envie de savoir ce que tu pensais de moi. » C’est peut-être là qu’ils sont différents. Elle peut se poser des questions, mais ça ne signifie pas qu’elle désire trouver une réponse à celles-ci. « Si on m’avait demandé si je voulais découvrir l’adjectif que tu m’avais attribué, j’aurais dit non. » Elle n’est pas conne, Livia. Elle se doute que ça devait également être quelque chose de négatif. Elle sait que ça l’aurait blessée et elle en a un peu marre de se sentir agressée par le cubain sans arrêt. « Je t’ai qualifié de douloureux. » elle souffle en contournant une étagère, d’un air faussement détaché. Elle suppose que de son côté, il en a un peu rien à foutre de se sentir peiné ou non par ce qu’elle pouvait penser de lui. Ce type, il a zéro empathie. Elle suppose que ça va plus le faire ricaner qu’autre chose cet adjectif. « La première fois que je t’ai vu, j’ai vraiment voulu te plaire. Plus que n’importe qui d’autre sur ce bateau. Ça ne s’explique pas. Je te trouvais sûrement beau, charismatique et réticent. » Le combo gagnant. Livia, dès ses premiers pas dans l’émission, elle s’était sentie négligée en se rendant compte qu’il ne tenait pas à l’acceuillir. Elle s’était sentie vexée et en même temps attirée par Alvaro. Bien plus que par Llewyn, mais c’est loin de signifier qu’il lui plaisait davantage. Son besoin d’attirer l’attention du cubain était maladif, il n’y avait aucun affect là-dedans, pas le moindre sentiment, contrairement à ce qui se passait avec micio qui la touchait et lui faisait du bien. « J’ai fait beaucoup de choses ici dans cette perspective et tu as bien plus influencé mes actes que tu dois en avoir conscience. » Elle ne va s’attarder là-dessus, mais elle sait ce qu’il en est de son côté. Ne serait-ce que sa réussite dans la chasse aux secrets alors que de base elle s’en moquait pas mal, ça vient principalement de son besoin d’impressionner le candidat. « J’ai énormément souffert à cause de toi et pas seulement par rapport à ce que tu as pu me dire. J’avais besoin que tu le saches. » Alvaro avait été très dur avec elle la dernière fois qu’ils s’étaient adressés la parole, mais sa souffrance, elle remonte encore à avant cet épisode. Livia, comme elle le lui a dit, elle ne voulait pas connaître l’adjectif qu’il lui avait attribué. En revanche, elle, elle aurait bien aimé que le sien à son égard soit révélé lors du prime. Elle voulait peut-être attirer son attention, ou juste lui faire savoir le fond de sa pensée. Elle n’a pas choisi de le qualifier d’enfoiré ou d’hypocrite. Ce qu’elle a décidé de lui attribuer, ça a un sens particulier. Ça la concerne elle. Elle s’immisce dans son adjectif. « C’est pour ça que tu es douloureux pour moi. Je ne suis pas capable de t’ignorer, parce que je suis malade. Je suis folle. J’espère vraiment pouvoir te trouver des excuses samedi quand tu révèleras ton secret, mais j’ai aussi peur que ce ne soit pas le cas. » Livia, elle trouve qu’il a été profondément injuste à son égard et ce, sur plusieurs points. Elle ne parle pas juste de son besoin de lui plaire. Silvan, Ariadne ou Chaim, par exemple, ils n’ont jamais été à ses pieds, mais ils ne lui ont pas fait ressentir autant de tristesse par leur comportement vis-à-vis d’elle. Livia, elle est persuadée qu'il y a un soucis avec la mère de son fils. Qu'il s'est passé quelque chose entre-eux qui justifierait toute la haine qu'elle inspire au cubain. Elle a besoin de ça. D'une explication. « Quand j’ai dû vous expliquer que j’avais un trouble de la personnalité histrionique, j’ai cru que je pourrais trouver chez-vous de la compréhension et de la compassion, mais ça n’a pas été le cas. » elle souffle en haussant les épaules. Ce n’est pas grave. Tant pis pour elle. Livia, elle l’a surement méritée. Pourtant, Alvaro, c’est certainement celui auprès duquel sa pathologie s’est le plus manifestée au cours de l’aventure. Elle pensait qu’il allait venir lui en parler, mais ça ne s’est pas fait. Personne n’a l’air de saisir ce que ça fait d’être dans la peau de Livia. Il n’y a que Jun qui avait l’air de comprendre ce que ça faisait, mais elle s’est envolée aussitôt après avoir trouvé le secret de l’italienne. Elle l’a exposée et après elle s’est barrée, la laissant gérer les conséquences de cette révélation en solo, sans le moindre appuie psychologique. Au départ, Livia lui avait dit qu’elle était soulagée que tout le monde soit au courant de son trouble de la personnalité. Depuis, elle a changé d’avis.

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MessageSujet: Re: Médée. (dimanche à 3h20)   Mar 25 Sep - 4:45

Il aurait pu affronter cette nuit blanche en solitaire, mais le destin en a de toute évidence décidé autrement en mettant l'italienne sur son chemin ce soir. Il peut pas retenir un soupir quand elle apparaît dans son champ de vision, sûrement parce qu'il est pas fan du fait de se retrouver au même endroit qu'elle à cette heure-ci et dans ces conditions. De toutes les compagnies qu'il aurait pu avoir ce soir, la sienne est certainement la plus indésirable du lot car depuis le temps Alvaro ne parvient plus à trouver tellement d'intérêt à leurs discussions. Faut dire aussi que depuis le début il se montre vachement distant avec elle, et que leurs échanges se font rare notamment parce qu'il ne fait rien pour les initier. Alors forcément à force de vivre ensemble mais de ne jamais se parler ils en viennent à ne plus avoir rien à se dire, tous les deux. Le cubain il est doté d'un esprit de contradiction incroyable, alors il a tendance à se désintéresser automatiquement des personnes qui recherchent justement son attention à tout prix. Son indifférence est par ailleurs beaucoup plus facile à gagner que n'importe quoi d'autre venant de lui, et y'a aussi certains types de personnes qui lui reviennent pas des masses, on peut rien y faire. L'italienne il l'a toujours trouvée très entreprenante avec tout le monde sur ce bateau, les mecs notamment, et d'emblée il a su que ce serait pas une fille avec laquelle il voudrait s'afficher. Il était pas question qu'on puisse l'inclure dans le lot de ceux qui se comportaient en véritables toutous avec elle, ces gars incapables de la regarder dans les yeux et manquant de se faire un torticolis au moindre de ses passages. Alvaro il a jamais été dans ce délire-là avec l'italienne parce que c'est pas le genre de fille qui l'intéresse. Elle lui a jamais donné envie de gratter pour découvrir qui elle est vraiment, parce que sa façon d'être le motivait tout simplement pas à entreprendre le moindre effort dans ce sens. Et aussi, sûrement, parce qu'elle lui rappelle beaucoup la femme qui a partagé sa vie pendant des années. C'est un tout en fin de compte, et il est le premier à admettre qu'il a jamais fait d'efforts avec elle, pour tenter de voir plus loin que tout ça. Il est pas con Alvaro et il a ses sources sur ce bateau, il sait bien que l'italienne l'a dézingué par derrière pendant des semaines pour encore et toujours essayer d'exister à ses yeux. Faut savoir que le cubain s'enferme jamais dans l'indifférence de façon définitive, il peut ressentir l'envie de faire des efforts envers quelqu'un à condition cependant qu'on lui donne une raison pour ça. Et la raison il a sérieusement cru l'avoir à un moment précis de l'aventure, lorsque sa camarade a découvert pas moins de deux secrets et prouvé à tout le monde qu'elle était plus qu'une fille bien faite. Forcément quand il a vu ça Alvaro il s'est dit qu'il était passé à côté du potentiel de l'italienne et qu'en fin de compte il allait peut-être devoir la considérer comme une adversaire sérieuse dans ce jeu. Il était en passe de s'intéresser enfin à elle et pour de bonnes raisons, puisqu'il n'est pas du genre à négliger les candidats qui brillent dans la chasse aux secrets on s'en doute. Son attention lui était quasi acquise, le fait d'être considérée comme une grande joueuse par le cubain également. Pour au final s'illustrer dans le truc le plus bas qui soit, à ses yeux. Autant dire qu'à partir de là tout était annulé pour lui. La Livia super enquêtrice a laissé place à la Livia répugnante offrant son corps à un camarade au bout de quelques semaines de cohabitation et envoyant ainsi valser tous les grands principes reconnus du mariage. C'est le genre d'agissements qui lui font complètement oublier qu'un camarade a brillé en tant que joueur, parce qu'il estime que les actes peuvent pas être dissociés du jeu ici, c'est un ensemble qui constituera le parcours de chacun à la fin de cette aventure. Il s'est pas gêné pour lui balancer son dégoût à la gueule l'autre fois, et ils ne sont d'ailleurs presque plus adressé la parole depuis ce fameux jour. Lors de leur dernière confrontation il n'a pas eu une approche très délicate il en convient, et la susceptibilité de l'italienne n'a pas franchement été ménagée, non plus. Il sait pas s'ils sont encore capables de rester dans la même pièce sans finir par se bouffer le nez tous les deux, tout dépend en fait des dispositions de chacun au moment où l'échange s'engage. Le seuil de patience du cubain est proche de zéro ce soir, le fait de ne pas pouvoir récupérer après le prime le met un peu sous tension alors faudrait pas que l'italienne décide de lui prendre la tête car c'est pas dit qu'elle soit bien reçue. Elle tente de lui vendre un cadeau pour son fils, mais le fait que ça vienne d'elle fait perdre au cadeau en question tout son intérêt aux yeux d'Alvaro. Il préfère renoncer au globe terrestre qui pourtant lui plaisait bien à l'origine, plutôt que d'accorder à sa camarade l'honneur d'avoir choisi l'un des cadeaux qu'il ramènera à son fils. Ça l'interpelle un peu quand elle laisse entendre que c'est ce qu'elle aurait rapporté à son gosse si elle en avait eu un, sur le moment il se demande pourquoi son mari ne l'a pas encore engrossée en fait. Il suppose que ce bon vieux Javier ne voulait peut-être tout simplement pas d'un môme, ce que l'italienne s'empresse toutefois de contester. Son mari voulait un enfant, et elle voulait aussi un enfant de son mari. Il comprend pas ce qui les empêche de procréer du coup, vu qu'ils ont l'un et l'autre le désir de fonder une famille. Il y a une couille dans le pâté, et il tarde pas à identifier laquelle. Livia, bien sûr. Elle ne pense pas être faite pour être mère, le voilà le souci. Il pige qu'elle a peur, mais de quoi, ça il est apparemment pas autorisé à le savoir. Et il est en fait pas certain de vouloir connaître les détails de son existence torturée et de toutes les craintes que la maternité fait naître en elle. Il prétend pas la comprendre, et n'est même pas disposé à essayer, alors c'est pas plus mal qu'elle se contente de résumer tout ça en disant que ce serait une mauvaise idée. « Tu choisis donc de priver ton mari du bonheur d'être père. » C'est la réflexion que tout ça soulève, car en rejetant la maternité par peur elle fait une croix sur le désir de son mari d'avoir un enfant, et il se demande si le gars se sacrifie par amour ou s'il subit véritablement la situation et est plus frustré qu'autre chose de devoir renoncer à son rêve. « Avoir un enfant est certainement la plus belle chose qui puisse arriver dans une vie. » il lui fait remarquer en fixant un ours en peluche trônant sur une étagère, face à lui. Son existence à lui a été sacrément chamboulée par l'arrivée de Dario, qui n'était pas prévue, mais ce jour-là la vie lui a offert son plus beau rôle, celui de père et pour rien au monde il ne renoncerait à celui-ci. Il revient ensuite sur les adjectifs qui ont été diffusés ce soir, et apprend que l'italienne s'est bel et bien demandé ce qu'il avait pu lui accorder à ce niveau-là. Alvaro il aurait sûrement eu la curiosité de découvrir l'adjectif de Livia si on lui en avait donné l'occasion, car même s'il se serait attendu à un truc très négatif de sa part il pense que cet adjectif-là serait sorti des tripes de l'italienne, au moins. Pas comme d'autres adjectifs que ses camarades ont dû lui attribuer par facilité en soulignant son côté stratège, charismatique, bref les trucs qu'il a déjà beaucoup entendu pendant cette aventure et qui ne sont plus d'aucune originalité à force. L'italienne lui fait savoir qu'elle n'aurait pas souhaité connaître son adjectif, de son côté, qu'elle aurait même dit non si on le lui avait proposé. À croire qu'elle redoutait beaucoup trop de connaître son point de vue la concernant, c'est comme ça qu'il le ressent en tout cas. Finalement Livia lui révèle l'adjectif qu'elle lui a attribué : douloureux. « C'est ridicule. » il lâche d'un air blasé, avant qu'elle n'entreprenne de s'expliquer. Qu'est-ce qu'elle va encore lui sortir pour justifier ça ? À quel moment « douloureux » est un adjectif que l'on attribue à un camarade d'aventure auquel on ne parle presque pas, c'est certainement une nouvelle tentative pour obtenir son attention. Sauf qu'Alvaro il se sent pas concerné par les jérémiades de l'italienne, elle veut jouer les victimes très bien mais faut pas compter sur lui pour entrer dans son petit jeu. Elle dit avoir voulu lui plaire dès le jour de leur rencontre, plus qu'à n'importe qui d'autre sur ce bateau, et cela parce qu'elle l'aurait trouvé beau, charismatique et inaccessible, en gros. Ça lui fait une belle jambe de savoir ça le cubain, il affiche d'ailleurs un air désintéressé tandis qu'elle poursuit dans les confessions. Elle dit avoir entrepris beaucoup de choses dans l'optique de lui plaire, et il aurait beaucoup plus influencé ses actes qu'il n'en a certainement conscience. D'accord, et ? C'était vraiment pas la peine de se donner tout ce mal vu le résultat. « T'as perdu ton temps, t'en as conscience j'espère. » il laisse entendre d'un air détaché. On peut pas dire qu'elle ait obtenu ce qu'elle désirait de lui, au contraire elle a gagné son indifférence ce qui doit être le sentiment le plus insupportable pour quelqu'un désirant être au centre de toutes les attentions. Il expire un soupir teinté d'agacement, quand elle balance avoir énormément souffert par sa faute. « Tu prends les choses beaucoup trop à cœur, t'étonne pas de souffrir après. Je comprends pas comment t'as pu attendre quoi que ce soit de moi, je pense t'avoir envoyé tous les signaux dès le départ pour te faire comprendre que tu obtiendrais rien de ma part. Ni mon attention, ni mon affection, vraiment rien. D'ailleurs rien c'est précisément ce que tu m'inspires aujourd'hui. » Et là très franchement il se fiche de lui porter un énième coup dans sa fierté, fallait que ça sorte. Il a peut-être pas été d'une grande délicatesse ni d'une grande sympathie à son égard durant cette aventure, mais elle s'affecte d'un rien Livia, aussi. À l'entendre il a été monstrueux avec elle pendant toutes ces semaines, c'est assez dingue. Si son intention est de le faire culpabiliser, autant dire qu'elle se donne beaucoup de mal pour rien une nouvelle fois. Là elle lui prête un rôle qu'il estime pas avoir tenu, et c'est quand il croit avoir eu son lot d’absurdités pour la soirée que l'italienne décide d'en remettre une couche. Cette fois elle dit attendre la révélation de son secret pour pouvoir, elle l'espère, trouver des excuses à son comportement. Son secret est donc censé justifier la façon dont il s'est comporté avec elle, c'est l'idée à laquelle elle se raccroche en tout cas. « Me trouver des excuses ? J'ai rien à te prouver Livia, et je me fiche bien de comment tu réagiras à la révélation de mon secret tu sais. » Alvaro ça le fait marrer, parce que la dernière personne à laquelle il pensera en révélant son secret c'est assurément elle. Il n'aura pas un mot, pas un regard pour elle à ce moment-là elle peut en être sûre. « Tu parles de moi comme si j'avais été ton bourreau durant cette aventure, t'as vraiment un don pour dramatiser les choses. » Il sait pas si elle cherche à obtenir son attention par tous les moyens ou si elle s'est réellement sentie persécutée, dans un cas comme dans l'autre de toute façon c'est extrêmement pathétique de sa part. Il veut bien reconnaître qu'ils ont eu quelques différends tous les deux, mais prétendre qu'il l'a faite souffrir pour quelques mots qu'il a pu avoir de travers c'est le faire passer pour le connard qu'il estime pas avoir été. Livia aborde dans la foulée son secret, et affirme avoir été déçue par les réactions qui ont suivi la révélation de celui-ci. « Maldita sea, arrête de te victimiser. » il expulse dans un bruyant soupire. Elle a une fois de plus pas obtenu ce qu'elle désirait et en fait toute une histoire. Il a du mal à croire que le rockeur et d'autres candidats dont elle est proche n'aient pas exprimé la moindre compassion face à son cas. Il ne la croit pas, et met plutôt ça sur le compte d'un nouveau délire paranoïaque doublé d'une volonté d'être le centre de l'univers une fois de plus. « Je suis sûr que tu exagères encore, t'as des alliés dans ce jeu t'es pas non plus sans soutien. En fait j'ai compris, t'aurais juste voulu que tout le monde te plaigne, te prenne en pitié et souligne combien t'as été incomprise pendant tout ce temps. Je vais te dire ton trouble c'est une chose, mais personnellement il ne change rien à ce que je pense de toi. J'arrive pas à compatir, désolé, tu restes une fille intolérable qu'il me tarde de laisser derrière moi en sortant d'ici. » Il s'efforce de conserver son calme en exprimant tout ça mais c'est pas évident, car l'attitude de l'italienne a le don de l'exaspérer ce soir. Au passage il révèle délibérément l'adjectif qu'elle ne désirait surtout pas découvrir en insistant quelque peu dessus, mais c'est pas suffisant à ses yeux. « Tu voulais pas connaître mon adjectif, mais maintenant c'est fait. Je te trouve intolérable, et ce soir particulièrement. » Là, ça a le mérite d'être clair. Le fait qu'il décide de dévoiler l'adjectif dont sa camarade ne voulait pas prendre connaissance prouve qu'il se fout bien de ce qu'elle peut ressentir vis-à-vis de ça. Elle vient lui balancer ses vérités en prétendant qu'il a été un sombre enfoiré avec elle, qu'il l'a faite souffrir comme personne au sein de ce jeu, comme si elle comptait réellement sur le fait de provoquer chez lui une prise de conscience subite. Alvaro il considère qu'elle est dans l'exagération pure et simple, il se demande même ce qui le retient encore ici sachant que sa camarade joue les persécutées et que lui ça a le don de le saouler plus qu'autre chose. Déjà qu'il peut pas dormir, il doit en plus supporter les plaintes et délires de victime de cette mijaurée, il a vraiment tout gagné. C'est peut-être un peu cruel de lui balancer les choses comme ça mais elle est venue à bout de sa patience. Ça n'aurait pas pu se finir autrement vu son état, la fatigue jouant un grand rôle dans le côté acerbe qu'il manifeste ce soir.

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MessageSujet: Re: Médée. (dimanche à 3h20)   Ven 28 Sep - 18:26

La manière qu’a Alvaro de rejeter l’objet qu’elle a voulu lui proposer pour son fils la blesse profondément. Livia, elle se sent impure. C’est bizarre comme sentiment, elle ne sait pas vraiment comment l’expliquer. Elle a juste conscience qu’à l’instant-même où elle a touché ce globe terrestre qui semblait pourtant intéresser le candidat, celui-ci a perdu sa valeur comme si elle venait de le salir. Elle ne comprend pas pourquoi il se comporte de la sorte à son égard. C’est une chose de ne pas l’apprécier, à l’image de Bryce ou de beaucoup d’autres, mais l’attitude d’Alvaro est complètement délirante. Elle ne sait pas si c’est de la paranoïa. Si c’est elle qui déconne ou s’il est normal qu’il la rembarre de la sorte alors qu’elle tentait de se montrer gentille. Elle ressent un profond malaise qui lui donne envie de se barrer de la boutique souvenir, ce qui ferait sûrement très plaisir à son interlocuteur, rodant quelques mètres plus loin avec son air d’enfoiré notoire. La question des enfants, c’est un sujet très délicat. Elle aimerait bien en avoir, Livia, mais c’est compliqué. Elle essaye d’apporter des explications aux raisons qui la pousse à rejeter la maternité, mais elle se prend une nouvelle fois un mur. Il déclare qu’elle prive son mari du bonheur d’être père et ça lui fait très mal de se l’entendre dire. Ce n’est pas non plus comme si elle réalisait tout juste le poids qu’elle peut constituer. Livia, elle a parfaitement conscience de l’aura de négativité qui l’entoure, du mal et de la douleur qu’elle peut causer à son entourage. Elle aime Javier. Ça la hante d’être un tel fléau et de ne pas pouvoir lui offrir une vie de couple un tant soit peu normale. Lui, il dit que ce n’est pas ce qu’il veut. Ils se sont trouvés, elle croit vraiment être son âme-sœur et inversement, mais ça continue de la bouffer de l'intérieur de se rendre compte qu’elle ne pourra jamais le satisfaire entièrement. Elle ressent la crainte constante qu'il finisse par la quitter pour aller mettre enceinte une autre femme capable de répondre à ses attentes. Elle aurait peut-être eu mieux fait de ne rien dire, de laisser entendre qu’elle ne pouvait pas en avoir, ou que son mari était stérile comme elle l’avait fait avec Ariadne parce qu’elle avait peur de répondre à ses questions. « Je crois juste que l’envie de faire un enfant est un acte égoïste. » elle souffle en regardant ses mains. Elles tremblent, ça la fait se sentir stupide. Certains parlent de la procréation comme d’un don, mais elle n’arrive pas à le percevoir ainsi. C’est peut-être parce qu’elle a beaucoup souffert et que sa vision de sa propre existence est légèrement morbide. Livia, elle a essayé plusieurs fois de mettre fin à ses jours. Elle ne voulait pas toujours réellement mourir, mais si elle n’avait jamais existé, elle n’aurait pas eu à faire tant d’efforts pour trouver l’étincelle de bonheur au milieu de tout le reste. Elle n’a jamais demandé à vivre de son côté. À partir du moment où faire un enfant répond à une envie personnelle, c’est par définition égoïste. Ce n’est sûrement pas très politiquement correct de voir les choses ainsi, surtout au sein d’une société où les femmes refusant la maternité sont pointées du doigt par des types comme Alvaro, mais mettre au monde un autre être humain est une énorme responsabilité. Livia, c’est peut-être aussi un peu son devoir vis-à-vis de ses hypothétiques gosses d’admettre qu’elle pourrait ne pas leur offrir un amour sans faille et un environnement adéquat pour se développer correctement à l’heure actuelle. Elle est déjà assez tordue de son côté, pour aller refiler en plus ses tares personnelles à sa descendance. Livia, elle ne va pas très bien. Ou pas suffisamment pour s’offrir le luxe de procréer. Elle aimerait bien se confier ou lui expliquer ce qu’il peut lui arriver de ressentir. Son psy lui a toujours dit que c’était bien dans son cas. Qu’il ne fallait pas qu’elle intériorise jusqu’à exploser. Elle parle de l’adjectif qu’elle a attribué à Alvaro et machinalement il se met à critiquer son choix. Elle fronce légèrement les sourcils, sans réagir au fait qu’il trouve le mot douloureux ridicule. C’est sa vérité. C’est ainsi qu’elle le perçoit, au-delà de tous les autres défauts qu’elle aurait pu lui attribuer. Elle poursuit et à chaque fois qu’il ajoute un petit commentaire blessant, elle se sent de plus en plus mal. Elle aimerait bien qu’il comprenne, mais ça ne prend pas. Il se montre désintéressé, comme si elle était une énorme plaisanterie et qu’elle ne pouvait rien ressentir. Alvaro, il n’en a juste rien à foutre d’elle et ça la renvoie aux crises qu’elle a pu faire à son contact. Comme lorsqu’elle se sentait grosse et moche, incapable de trouver du soutien chez son camarade après avoir essayé de lui en parler. Comme lorsque ce soir, elle l’a surpris entrain de jubiler dans son coin, alors que Bryce venait de la qualifier de pétasse. Livia, c’est du rien. C’est du vide. Elle est superficielle, elle est incapable de s’intégrer à la société. Elle essaye de faire des efforts, mais ce sont juste de pitoyables tentatives pour maintenir l’illusion. Elle n’a pas la prétention de croire qu’il va penser à elle lors de la révélation de son secret. Elle aimerait juste saisir son comportement. Pour quelqu’un qui se dit complètement indifférent à son sort, elle n’oublie pas à quel point il s’était montré virulent et cruel lors de leur dernière conversation. Si ça ne lui faisait vraiment rien, il ne lui en aurait pas parlé. Il l’aurait ignorée. « Ce n’est pas à moi que je pense… » Livia, elle veut juste lui trouver des excuses. Elle espère que cette attitude d’enfoiré trouvera une explication lors du prochain prime et qu’il n’est pas juste un connard dénué d’empathie pour le bien de son fils et de la mère de celui-ci. Elle a beaucoup de compassion pour eux et c’est pour ça qu’elle voulait montrer au cubain le souvenir idéal qu’elle avait dégoté pour un gamin. « Peut-être que j’exagère, peut-être que je cherche à attirer l’attention, mais ça ne signifie pas pour autant que ma souffrance est irréelle. » Livia, si elle a développé un trouble de la personnalité histrionique, ça ne sort pas de nulle part. Personne n’arrive à le comprendre, parce qu’elle sélectionne pas mal ce qu’elle souhaite admettre ou non. Ce n’est pas génétique. Ca n’a rien à voir avec un diabète. Si elle est ainsi, c’est qu’elle a ses raisons. Livia, si elle fait tout ça, c’est justement parce qu’elle a mal. C’est comme un camé qui cherche à se faire prescrire des médicaments en tremblant. Sa douleur est réelle. Il y a tellement de choses qui la rendent dingue et qui l’empêchent de s’améliorer. Il y a toutes ces fois où on a abusé de son comportement, où elle s’est offerte à des hommes parce qu’elle pensait n’être bonne qu’à ça, que c’était la seule méthode à sa disposition pour se faire apprécier. Elle se sent agressée, sans arrêt. Livia, c’est comme si elle se prenait des uppercuts dans la gueule, comme la fois où l’un de ses ex a concrétisé les paroles par le geste parce qu’elle lui faisait une scène qu’il trouvait démesurée et qu’elle l’emmerdait. Ce n’est pas anodin. Rien ne l’est dans son attitude. « Qu’est-ce que tu comptes écrire pour la rubrique d’Estelle ? » elle expire en retenant ses larmes. Mais elle n’a pas envie de lui donner ça, à Alvaro. Livia, elle souffre plus qu’il ne peut se l’imaginer et ce type est tellement con, qu’il serait foutu de l’accuser de pleurer exprès pour le faire culpabiliser. « Arrêtez de vous victimiser, ça ne sert à rien de se suicider ? » Sérieusement, il sort d’où pour balancer à une nana malade, dépressive et qui a admis avoir déjà essayé de mettre fin à ses jours qu’elle exagère sa souffrance uniquement pour attirer l’attention. Elle lui a parlé calmement. Elle a essayé de se montrer honnête, alors que dés le début de leur conversation, Alvaro se comportait déjà comme un immense connard. Qu’est-ce que des personnes comme Ariadne, Poppy ou Chaim peuvent trouver à un type dans son genre ? « Je crois que de nous deux, tu es le plus intolérable. » elle expire en se retournant pour quitter la pièce. Elle a tellement mal, Livia. Sa souffrance psychique est insoutenable et elle sent qu’elle déraille. C’est comme si elle était une énorme boule d’énergie vibrant d’une onde négative qui lui donne envie de réagir, de planter ses ongles dans sa peau et de transformer la souffrance mentale en quelque chose de concret, réel et visible. Puisqu’à entendre Alvaro, celle-ci ne serait qu’illusion.

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