where angels fear to tread. part 2 (mercredi, 21h56)

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MessageSujet: where angels fear to tread. part 2 (mercredi, 21h56)   Jeu 20 Sep - 1:08



Suite à leur échange de ce matin, Bryce était partie se recoucher. Elle avait rabattu sa couverture sur sa tête et avait créché dans son lit pendant trois longues heures d’affilé. En fait c’est même plutôt quatre. Elle n’avait même pas eu le cœur à avaler quoique ce soit et ça c’est bien la preuve que ça n’allait pas. Et ça ne va pas parce que tout ce qui se passe là, rien n’était prévu et tout est nouveau pour elle. Elle regrette des choses alors qu’à la base elle a le culot de ne jamais rien regretter. Elle avoue son coup de cœur alors qu’à la base ses crushs elle les garde pour elle et s’en porte bien mieux pour elle. La preuve, son crush pour Llewyn date de plusieurs semaines et elle allait très bien jusqu’à ce qu’elle l’ouvre. Ce matin, ça la saoulé de l’entendre se dévaloriser et de croire qu’il ne peut attirer personne, ou un truc du genre. Alors qu’ils savent bien que le soucis vient plutôt de la noire. Quand elle se décide de se lever finalement, elle a une tête à faire peur. Les yeux rougis d’avoir chialer comme jamais. Et évidemment elle a lâché tout ce qu’elle retenait depuis moment, sa mère qui lui manque et toutes les merdes. Ouai elle fait la gangsta mama en mode bonhomme à la grande gueule, mais en vrai c’est une pisseuse chialeuse qui ne supporte pas les situations compliquée. Histoire de ne pas avoir trop de grain à moudre à ses camarades, elle passe quand même une nouvelle fois à la salle de bain. Heureusement pour elle, cette fois elle est totalement vide. Elle quitte son espèce de pyjama pour prendre une douche. Et enlever cette odeur de fauve qui a trop hiberné. Elle se fouette le visage à base d’eau gelée histoire d’effacer toute trace de tristesse et de paraitre fraiche. Ce qu’elle est peu souvent. Se sentant plutôt présentable, elle traine des pieds pour aller s’enfiler un de sandwich dans le self. Elle file ensuite sur le pont pour admirer la vue sur les côtes marocaines. Elle tire cigarette sur cigarette alors qu’elle sait que ce n’est pas bon et qu’elle ne devrait pas. Mais elle n’a pas fumé depuis environs trois semaine. Elle se dit qu’elle pouvait bien se rattraper. Plusieurs candidats passent derrière elle sans qu’elle ne leur prête attention. Puis quand c’est le tour de Livia, Bryce tourne légèrement son regard. Ca lui pince le cœur et ce n’est pas une bonne nouvelle. Elle souffle. Fait passer par-dessus bord son mégot. En cet instant elle s’en bat les steaks de la nature et tout ça. L’américaine traverse le bateau. Elle demande à Ariadne dès qu’elle la voit après Llewyn, qui est apparemment dans le dernier pont à observer les poissons. Elle n’hésite pas un instant. Bryce descend les étages qui les séparent. Entre doucement dans la pièce. Enfin au départ elle passe simplement sa tête pour évaluer la situation. Llewyn est assis contre un mur. L’Américaine s’avance doucement et s’annonce d’une petite voix. « Un pari con avec Chaim » Elle pointe ses cheveux tout en parlant. Il lui avait demandé des précisions sur ses cheveux, mais en fait cette coupe ne découle que d’un pari à la con. Bon c’est elle qui avait proposé de se raser. Elle aligne encore quelques pas pour se poser contre le même mur que son camarade, à qui elle lance de furtifs regards. Elle souffle doucement. « J’te l’ai pas dit mais ton secret m’a… bouleversé. À la place de ton frère et de ta sœur je… J’aurais été reconnaissante… » Qu’elle souffle doucement, tout en regardant cette fois ses mains. « J’pense qu’il faut leur laisser le temps… C’est dur pour eux aussi parce qu’ils se sentent peut-être trompée mais… Mais avec du recul j’pense qu’il te comprendrons et te pardonneront… » Elle ne sait pas bien si ce qu’elle dit le réconfortera. Quand bien même ça l’intéresse. Elle laisse un silence s’installer entre eux. Elle avale doucement sa salive. Avant de poser un regard sincèrement triste sur Llewyn. « J’suis… je… Pardon pour tout à l’heure… J’voulais pas m’emporter ou te crier dessus… J’veux juste que tu saches que le problème vient de moi… » Qu’elle souffle difficilement, regardant à nouveau le sol de l’observatoire marin.
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MessageSujet: Re: where angels fear to tread. part 2 (mercredi, 21h56)   Ven 21 Sep - 2:18

Llewyn avait eu besoin de se retrouver un peu seul après son échange avec Bryce dans la salle de bain, parce qu'il avait été bouleversé par ce qui s'était dit et qu'il s'était senti vraiment mal quand elle était partie en le laissant se débattre avec ses émotions comme si toute cette situation était devenue trop compliquée pour elle. Il avait l'impression que ça le devenait chaque fois qu'il était question de lui, et il n'arrivait pas à comprendre ce qu'il faisait de mal pour que tout le monde se retrouve aussi perdu en sa présence et n'ait plus d'autre alternative que celle de l'éviter quelques temps. Il avait déjà énormément souffert de la tournure qu'avait prise sa relation avec Livia et il commençait à se demander si son élimination arriverait suffisamment tôt pour que tout le monde retrouve une totale sérénité et n'ait plus à composer avec ses sentiments et sa sensibilité. Il avait laissé Bryce partir ce matin parce qu'il l'avait vu dans un état de détresse déchirant pour lui qui n'avait jamais supporté de voir les autres aller mal et qu'il aurait été incapable de trouver les mots pour lui demander de rester. Il l'avait vu pleurer pour la première fois depuis qu'ils se connaissaient, et ça l'avait bouleversé. Il se l'était reproché et il avait eu besoin d'un moment pour reprendre ses esprits après s'être lui-même retrouvé dans un état émotionnel difficile à gérer. Quand il avait finalement quitté la salle de bain après y avoir évacué sa peine, il s'était rendu dans sa chambre et avait joué de la guitare jusqu'à réussir à se sentir un tout petit peu mieux, et la compagnie de Poppy l'y avait certainement aidé. Il avait préféré éviter de lui parler de ce qui s'était passé parce qu'elle ne passait pas non plus une semaine évidente et qu'il voulait la protéger et l'aider à se sentir bien, pas lui miner un peu plus le moral en lui racontant qu'il avait passé de longues minutes à pleurer au-dessus du lavabo parce qu'il avait le sentiment de devenir une source de problèmes pour toutes les personnes qui se rapprochaient de lui. A la place, il avait lutté de toutes ses forces pour ne pas se rendre au bar et récupérer une bouteille qui l'aurait assurément aidé à se sentir un peu moins vide, parce qu'il savait que cette tendance à compter sur l'alcool pour supporter la peine qui lui laissait peu de répit commençait à devenir un vrai problème au fil des jours. C'était un problème, littéralement, d'avoir autant d'alcool à disposition quand comme lui on ne savait plus vraiment à quoi se raccrocher. Il s'était déjà réveillé avec les souvenirs confus de la soirée d'hier et même s'il avait à ce moment-là une bonne excuse pour boire, il savait bien que ça n'était pas une bonne idée. Il avait finalement traîné ici et là sur le bateau avant de partir avec sa guitare sous le bras en direction de l'observatoire marin, l'un des lieux les plus calmes du bateau, surtout en début de soirée. Il se rendait compte que tout ça risquait de prendre fin d'ici quelques jours et il aimerait profiter de ce cadre tant qu'il le pouvait, ça l'aiderait aussi peut être à évacuer un peu de ce qui l'éprouvait. Assis contre un mur, ses doigts grattant quelques cordes dans un air mélancolique qui accompagnait les poissons dans leurs lents déplacements, il fut bientôt surpris de voir apparaître Bryce. Il la fixa sans rien dire, troublé de la recroiser après ce qui s'était passé tout à l'heure. Elle désigna ses cheveux, et les lèvres de l'écossais esquissèrent un fin sourire. « Tu n'as pas peur de regretter ? » Il demanda, parce que c'était un peu différent de si elle avait choisi de se les raser pour une raison en particulier. La suivant du regard alors qu'elle s'assit près de lui, Llewyn sentit son cœur se serrer à l'évocation de son secret. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle y fasse allusion maintenant, comme ça, mais ce n'était pas sa faute s'il était de nouveau aussi triste. C'était toujours compliqué pour lui. « Tu penses vraiment qu'il y a une chance pour qu'ils finissent par me pardonner ? » Il tourna son visage vers le sien, puis expira. « Moi je crois qu'à leur place je n'arriverais plus à me faire confiance. » Et l'idée que son frère et sa sœur puissent ne plus avoir confiance en lui était au moins aussi douloureuse que celle qu'ils soient incapables de lui pardonner ses erreurs. Il avait toujours agi par amour et pour les protéger, et il n'était pas certain qu'ils soient capables de s'en convaincre aujourd'hui. « J'angoisse terriblement à l'idée de retrouver ma vie et de me rendre compte que je n'ai manqué à personne... » Il souffla tout bas, les yeux fermés et la voix étranglée par l'émotion. Il l'avait dit à Eleonora au cours de leur entretien et c'était véritablement une chose qui le terrifiait, parce qu'il avait participé à cette aventure pour des raisons qui lui étaient très personnelles et que ce serait terrible pour lui d'avoir autant souffert s'il devait se retrouver encore plus seul qu'avant. Bryce reprit la parole et il retrouva son regard. « Non, c'est... tu n'as rien à te faire pardonner, c'est moi qui ai tout compliqué. » Il souffla dans un sourire triste, parce qu'il avait le sentiment que c'était lui qui avait provoqué tout ça. « Je suis terriblement désolé de t'avoir mise dans cet état tout à l'heure, c'était la dernière chose que je voulais. » Et il était sincère, il avait vraiment été bouleversé de la voir telle qu'elle ne s'était jamais montrée, il avait eu mal au cœur de la voir animée d'une telle détresse et il s'était senti cruellement impuissant. « C'est moi le problème. C'est moi qui ai besoin de compter pour les autres et qui prend toujours mes rêves pour des réalités. » Il baissa les yeux sur sa guitare et garda le silence quelques secondes. Il le pensait vraiment, c'était lui l'idéaliste, celui qui voulait croire que quelqu'un quelque part pourrait lui faire une place dans son cœur. Il n'y en avait qu'une qui avait vraiment su. « Tu as dit que j'avais l'air gentil, fidèle et respectueux... Tu le pensais ? » Llewyn demanda doucement, avant d'ajouter. « Moi je te trouve drôle, surprenante et touchante. » Il esquissa un sourire et laissa ses doigts rejouer quelques notes, espérant que ça la réconforterait un peu après tout ça.

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MessageSujet: Re: where angels fear to tread. part 2 (mercredi, 21h56)   Mar 25 Sep - 22:45

La conversation avec Llewyn avait été très difficile pour Bryce. Parce qu’elle n’a pas l’habitude de s’ouvrir comme elle l’avait fait. Ca l’avait bouleversé à un point que personne ne pouvait se l’imaginer. Ca l’avait déchiré, mis plus bas que terre. Faut pas croire qu’elle fuit ce genre de chose par caprice ou pour se faciliter la tâche. Les sentiments, c’est trop pour elle. D’ailleurs heureusement qu’elle n’avait croisé personne sur sa route, ça aurait été tellement gênant. Tout autant déchirant. Parce qu’elle en a chialer. Parce qu’elle en a pleuré toutes les larmes qu’elle n’avait pas lâché depuis dix ans. Elle a beau se foutre de la gueule des fragiles, évidement qu’elle se protège de sa propre fragilité. Finalement elle décide de rejoindre Llewyn à nouveau. Parce qu’elle ne pourrait pas l’ignorer indéfiniment et qu’elle n’en a tout simplement pas envie. Et parce qu’elle ne peut pas tout laisser en suspens comme elle l’avait fait, le laissant seul dans la salle de bain. Bryce passe une tête dans l’observatoire marin, introduisant sa présence par la réponse à sa question concernant ses cheveux. Elle hausse ses épaules. « Ca repousse vite… » Qu’elle souffle dans un demi sourire. Elle n’a pas vraiment regretté. Sur le coup elle avait même aimé. Finalement avec le temps elle se sent trop nue sans sa touffe de cheveux, mais elle sait que tout redeviendra « à la normale » assez rapidement. Avançant vers son camarade, elle évoque alors le secret du jeune homme. Parce qu’il l’avait bouleversé plus qu’elle ne l’aura jamais avoué quelques semaines plus tôt. Parce qu’elle ne l’aurait jamais pensé en entrant dans le jeu, mais elle se soucie pour quelqu’un. Elle espère que tout s’arrangera pour lui et que sa famille lui pardonnera. Elle, elle le ferait. Bryce lui pardonnerait, en prenant en compte sa propre histoire et si elle avait été sa sœur. Alors elle peut bien comprendre que leur pardon sera long, qu’ils leur faudra du temps. Mais elle espère que le pardon sera au bout du parcours. « S’ils sont assez matures ils comprendront c’qui t’a poussé à faire ça… J’comprendrais pas qu’ils ne te pardonne pas… » Qu’elle souffle en se rapprochant toujours un peu de lui. Tout le monde fait des erreurs. Ca pouvait très bien en être une, mais une erreur du cœur peut-elle être tout le temps blâmée ? En tout cas Bryce pense qu’il n’a pas à se torturer. Que tout ce qui s’était passé ce matin était de sa faute à elle. Qu’elle est sincèrement désolée. Désolée de ne pas avoir sur garder sa ligne de conduite depuis sont entrée en jeu, d’en avoir ris et d’avoir dédramatisé les choses. Désolée d’avoir laissé exploser ce qu’elle ressentait au plus profond de son cœur. Elle bouge vivement la tête de droite à gauche quand il s’accuse d’avoir causé sa peine. Mais elle n’a pas le temps d’ouvrir sa bouche. Il continue. « Arrête de dire ça, t’as pas compris j’étais bizarre ? Que j’suis pas normale… » Une fille normale n’irait pas taper scandale pour un baiser sur la joue. Et l’a-t-il vu ne serait-ce qu’une seule fois toucher un de ses camarades ? Jamais. « J’ai dû te blesser mais je… J’peux pas… » Elle n’arrive pas à parler alors c’est qui continue. Sur le fait de rêver sur le fait qu’il veut compter pour quelqu’un. Il lui fait mal au cœur et par extrapolation, ça lui fait mal au cœur d’être ce qu’elle est. De ne pouvoir lui dire clairement les choses qu’elle a sur le cœur. Et de le voir se dévaloriser ainsi. Elle est certaine que des personnes seront ravi de le revoir. Qu’il a manqué. Et elle sait aussi que s’ils venaient à plus jamais se revoir, il lui manquerait terriblement. Elle vient s’asseoir à ses côtés et elle s’étonne de poser une main sur son épaule. Elle ne sait pas réconforter les gens parce que ses potes n’ont jamais besoin d’être réconforté. Ou un petit pétard et tout roule après. Elle ne peut proposer un pétard à Llewyn. Elle frotte doucement son dos ne rajoutant rien à ce qu’il dit. Mais sans même le vouloir, les yeux de Bryce s’embuent de nouvelles larmes. Parce que ses mots raisonnent dans sa tête comme un tambour. Elle sent ses bras frissonner. Ses bras autour desquelles elle pose ses mains. « Putain tu comptes pour moi Llewyn, j’ai beau m’persuadé du contraire, mais c’est l’cas… » Elle frotte ses yeux sentant son cœur se tordre l’littéralement dans sa poitrine. Ca lui fait mal. « J’t’ai pas menti quand j’te disais que mon crush pour toi était terminé, j’étais passé à autre chose mais… » Elle s’essuie à nouveau ses yeux et ses joues. « Mais ce matin… Tu comptes pour moi et ça m’fait peur… » Parce que si lui a toujours ce besoin de compter pour quelqu’un, elle ce n’est que l’exacte opposé. Elle veut toujours se tenir éloignée des autres, ne compter pour rien ni personne. Pour se prémunir des abandons. Des douleurs. Des larmes. Des drames. Elle baisse les yeux, consciente de ce qu’elle était en train de balancer aussi. Et en même temps elle lui dit si peu. Parce qu’elle a tant dans le cœur et elle ne peut pas parler librement. Et ça la frustre tellement. « J’pense tout c’que je dis tu devrais l’savoir maintenant… » Et c’est la stricte vérité. Gentil, fidèle, respectueux, mais aussi beau, doux, intéressant, drôle et elle en passe. C’est bien ce qu’elle pense de lui, qui semble ne juger rien ni personne. Bryce lève ses yeux sur lui lorsqu’il lui sort ses adjectifs qui la qualifierait à ses yeux. « Chiante tu veux dire pas touchante… » Qu’elle souffle dans un léger sourire amusé. Mais ça la touche sincèrement de l’entendre dire ça. Elle sait bien qu’habituellement elle est plutôt considérée comme chiante, énervante, crevante, trop énergique et complètement dans une autre dimension. Être considérée comme drôle ou touchante, et même surprenante, dans un autre temps ça l’aurait fait marrer. Mais elle n’a pas envie de se marrer. Elle n’a pas envie de se foutre de la gueule de son camarade. Au contraire, elle a envie de rester toute la nuit avec lui, assis dans cette pièce, à l’écouter jouer. Parce que les doigts de Llewyn commencent doucement à glisser sur les cordes de son instrument. Encore un étonnement, elle pose doucement sa tête sur l’épaule de son camarade. Elle ferme les yeux, se laissant doucement bercer par le son mélodieux qui sort de sa guitare. Tellement qu’elle se lance, dans une voix légèrement étranglée par une certaine honte. « J’ai jamais fais de lap dance… J’ai jamais eu de petit ami… J’ai jamais fait l’amour… » Elle laisse un petit silence s’installer avant de conclure. « J’ai jamais embrassé de garçon… » Qu’elle souffle, essuyant de nouvelles larmes sur ses joues.
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MessageSujet: Re: where angels fear to tread. part 2 (mercredi, 21h56)   Mer 26 Sep - 21:28

Llewyn ne s'attendait pas à ce que Bryce passe la porte de l'observatoire marin après ce qui s'était passé ce matin, parce qu'il aurait compris qu'elle ait besoin de temps pour se remettre de leur échange et de ce flot d'émotions au milieu duquel ils s'étaient tous les deux retrouvés. Et du temps, il lui en aurait laissé. Parce qu'il n'avait pas la moindre envie de la perdre ou de voir leur relation souffrir de ce qui s'était dit, et que pour ça il aurait attendu le bon moment pour revenir vers elle. Alors il était profondément troublé de la voir apparaître, et tout au fond de lui il espérait qu'elle s'attendait bel et bien à le voir et que sa présence ne serait pas une mauvaise surprise pour elle, parce qu'il avait un peu l'habitude Llewyn. La semaine dernière il avait surpris Livia dans leur cabine après que celle-ci ait passé la nuit à l'institut et il avait bien senti qu'elle ne s'attendait pas à tomber sur lui et que dans l'idéal, elle aurait bien aimé que leur rencontre arrive un peu plus tard. Ici il fut rapidement rassuré lorsque Bryce évoqua sa nouvelle coupe de cheveux et répondit par la même occasion à la question qu'il lui avait posée un peu plus tôt. Il était touché Llewyn, parce que c'était rare qu'on revienne vers lui, la tendance générale était plutôt à la fuite et à l'abandon depuis quelques temps. « Les miens ont déjà commencé. » Il souffla dans un léger sourire, passant sa main à l'arrière de sa tête pour sentir que ses cheveux avaient déjà un peu repoussé depuis qu'il les avait coupés, quelques semaines plus tôt. Il aimerait  réussir à apporter un peu de légèreté à cette journée qui n'avait pas très bien commencé pour eux. Celle d'hier n'avait pas été plus heureuse pour Llewyn qui avait passé des moments compliqués à l'occasion de son anniversaire et souffrait beaucoup de repenser aux confessions qu'il avait faites à Livia... C'était difficile de savoir que les caméras n'en avaient pas raté une miette et qu'en plus d'un sentimental dont on avait brisé le cœur, le public le voyait probablement maintenant comme un dépressif notoire aux pensées suicidaires. Il n'avait pas vraiment envie de penser à tout ça. Dans l'immédiat il était surtout touché par la façon dont Bryce fit allusion à son secret. Il se doutait qu'il l'avait touchée parce qu'il savait qu'elle était l'une des plus sensibles derrière ses airs de fille qui ne se laissait pas faire, et même s'il était profondément triste d'y penser ça comptait beaucoup pour lui qu'elle tienne à le rassurer sur les chances pour que son frère et sa sœur lui pardonnent. « Justement, j'ai peur qu'ils soient un peu jeunes pour tout assimiler... » Il souffla avec tristesse, conscient que même si cinq ans avaient passé depuis le jour où il avait pris la décision de leur cacher la vérité, Judith et Ethan restaient très jeunes. « Mon petit frère a seize ans. Est-ce qu'à seize ans tu aurais compris qu'on t'ait caché la mort de ton frère pendant cinq ans ? » Probablement pas, parce qu'à seize ans on se rendait rarement compte de ce que les adultes pouvaient faire pour notre bien, et que dans ce cas précis c'était encore plus compliqué. « C'était mon anniversaire hier, et je n'ai toujours pas eu de leurs nouvelles... » Sa voix se brisa légèrement sur la fin de sa phrase tandis qu'il baissa la tête, parce que c'était très difficile pour lui d'être sans nouvelles d'eux depuis deux mois mais que ça l'était encore plus maintenant qu'il savait que même son vingt-septième anniversaire ne constituait pas une raison valable de lui envoyer un message. Il avait honte de parler de son anniversaire alors qu'il avait évité d'ébruiter la nouvelle autant qu'il avait pu, et il commençait vraiment à penser qu'ils ne formeraient plus jamais une famille. C'était le genre de pensées qui pouvaient faire beaucoup de dégâts lorsque comme lui on souffrait déjà énormément. Leur échange de ce matin lui avait causé encore un peu plus de peine, et il ne pouvait pas s'empêcher de se sentir responsable, parce qu'il avait vraiment le sentiment d'avoir tout compliqué. Quand il avait vu ce que ses confessions avaient provoqué chez Bryce, il s'était senti atrocement coupable et il n'aimait pas l'entendre dire qu'elle n'était pas normale. « Ne dis pas ça, ce n'est pas vrai. » S'il y avait bien une notion qu'il ne supportait pas, c'était la normalité. Il n'avait jamais jugé personne en fonction de ça, et il avait conscience d'être lui-même très loin d'entrer dans la moindre norme. « Tu n'es ni bizarre ni anormale. » Et il aimerait qu'elle arrête de le penser, parce que ce n'était pas la première fois et que ça le bouleversait toujours autant qu'elle puisse avoir cette opinion d'elle-même. Si quelqu'un avait un problème ici, c'était lui et son besoin de compter pour les autres, d'être celui qu'on ne voudra plus laisser derrière soi et qu'on aimera autant que lui était capable d'aimer. Il aimerait bien être soutenu au quotidien, trouver du réconfort dans une présence qui rendrait tout le reste dérisoire. Il se sentait vide et profondément seul, et ce n'était pas Bryce qui l'avait blessé mais lui qui s'était fait du mal. La jeune femme s'assit près de lui, et il fut troublé de sentir sa main se déposer sur son épaule puis frotter son dos comme peu de personnes l'avaient fait au cours de sa vie. Il n'avait pas eu des parents très présents, et son grand-frère avait toujours eu trop de problèmes pour veiller sur lui. C'était souvent Llewyn qui avait veillé sur les autres. L'endroit redevint silencieux un court instant avant que Bryce ne reprenne la parole, et Llewyn sentit son cœur se serrer atrocement lorsqu'il tourna son visage vers le sien et vit les larmes qu'elle n'arrivait plus à contenir. « Bryce, je... je n'aime pas te voir pleurer... » Il souffla alors que sa propre émotion le submergeait, tiraillé entre son envie de la serrer contre lui et la crainte que ce soit peut être une mauvaise idée. Alors, doucement, il déposa une main sur son bras qu'il pressa dans un geste empreint de tendresse et de compassion. L'entendre dire qu'il comptait pour elle était profondément troublant, c'était la première fois qu'elle s'ouvrait autant et c'était le genre de choses qui mettaient un peu de baume sur son mal-être. « Tu comptes pour moi aussi. Énormément. » Et ça devrait probablement lui faire peur à lui aussi vu ce qui se passait généralement quand il s'attachait à quelqu'un, mais il avait vraiment envie qu'elle le sache. Il n'était pas certain de comprendre ce qu'elle essayait de lui dire à coté, ou peut être qu'il avait peur de mal comprendre et de se ridiculiser une fois de plus. Il était perdu, c'était toujours tellement compliqué de communiquer quand les émotions s'en mêlaient. « Qu'est-ce qu'il y a eu ce matin... ? » Il demanda doucement, parce qu'il voyait bien que tout ça l'effrayait et qu'il aimerait qu'elle se sente en confiance et n'ait pas peur de ce qu'il pourrait dire ou penser. Il voulait juste comprendre, pouvoir lui dire qu'elle n'avait rien à craindre, peu importe ce qui lui faisait peur. Il esquissa un sourire touché lorsque Bryce lui confirma qu'elle pensait ce qu'elle lui avait dit le matin même, parce que c'était précieux pour lui qu'elle puisse le percevoir comme quelqu'un de gentil, de fidèle et de respectueux. Surtout alors qu'il se dépréciait beaucoup ces temps-ci. « Je le sais, oui. Et ça me touche vraiment beaucoup. » Il souffla dans un sourire sincère, effectivement conscient que Bryce se montrait toujours honnête. De son coté, il la trouvait drôle, surprenante et touchante et aimerait vraiment qu'elle puisse aussi se voir de cette façon. « Je ne t'ai jamais trouvée chiante. » Et il était persuadé qu'ils n'étaient pas aussi nombreux à la percevoir de cette façon qu'elle semblait le penser, parce que tous ceux qui la connaissaient savaient qu'elle renfermait beaucoup de facettes et était avant tout quelqu'un d'extrêmement attachant. Les doigts de l'écossais jouèrent finalement quelques notes sur sa guitare et l'endroit baigna tout à coup dans une atmosphère apaisante, qu'il espérait réconfortante pour Bryce. Il sentit sa tête se déposer sur son épaule et fut surpris par ce contact qu'il n'aurait jamais pensé connaître avec la jeune femme. Il avait l'impression qu'elle se sentait plus à l'aise avec lui et ça lui faisait plaisir, parce qu'il avait souvent eu peur de faire quelque chose qui la gênerait. La voix de l'américaine s'éleva à nouveau, et il fut bouleversé par l'émotion qu'il perçut dans sa voix et par cette tristesse qui ne quittait plus ses traits. Il voyait bien combien c'était difficile pour elle de lui faire ce genre d'aveux, et il se sentait bête de ne pas avoir compris plus tôt. Ses propres yeux se remplissaient de larmes, ça lui serrait le cœur de la voir comme ça. « Pourquoi tu m'as dit qu'on t'avait déjà embrassée ? » Il demanda faiblement, en éloignant sa guitare pour se tourner vers elle et passer un bras autour de ses épaules pour la rapprocher de lui. Il lui avait posé la question après l'incident au sujet de ce fameux baiser sur la joue, et il croyait comprendre aujourd'hui. « Je ne veux pas que tu aies honte, parce qu'il n'y a aucune honte à avoir. » Il approcha lentement sa main libre de son visage pour y essuyer quelques larmes. Il voulait à tout prix éviter d'être brusque pour ne pas la gêner. « Tu sais, il y a beaucoup de choses que je referais différemment si je pouvais réécrire ma première fois. Parce que j'étais jeune, sous le charme et que je ne réalisais pas à quel point tout ça était important... » Faire l'amour pour la première fois, s'offrir tout entier à l'autre, c'était quelque chose qui se gravait à jamais dans notre mémoire et Llewyn n'avait compris que bien plus tard à quel point il aurait aimé attendre un peu plus, et le faire avec quelqu'un pour qui ça compterait autant que pour lui. « Le bon moment ce sera celui que tu auras choisi, avec la personne que tu auras choisi. Et il aura beaucoup de chance. » Il planta son regard dans le sien et lui sourit, avant de sentir ses joues s'empourprer légèrement et de détourner un instant le regard. Il était un peu gêné parce que c'était particulier de parler de tout ça avec elle et qu'il y avait beaucoup de choses qu'il n'osait pas dire. « Tu veux bien que je te prenne dans mes bras ? » Il ne le ferait pas sans le lui demander, mais il en avait envie et il avait le sentiment que ça pourrait lui faire du bien. Il lui sourit doucement et prit sa main dans la sienne pour qu'elle se sente en confiance et voit qu'il voulait simplement l'aider à se sentir mieux. Les aider tous les deux à se sentir mieux.

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MessageSujet: Re: where angels fear to tread. part 2 (mercredi, 21h56)   Jeu 27 Sep - 22:25

Bryce préféra se lancer dans un sujet plus léger pour revenir vers son camarade. Elle se voyait mal reprendre leur douloureuse conversation dans le vif du sujet et par conséquent rajouter de l’huile sur le feu. Elle parle de ses cheveux, sachant très bien qu’ils allaient repoussé. Il fait la remarque sur les siens. Elle lui offre un sourire doux et entendu. Il faut dire qu’elle le préférait avec des cheveux plus longs, mais elle se garde bien de le préciser. Parce qu’elle n’a pas que ça en tête et la primauté des autres sujets relègue leur histoire de cheveux au second plan. Elle s’approche de lui et du mieux qu’elle peut, fait référence à son secret. Elle se doit d’être parfaitement honnête avec lui révéler ce qu’elle a sur le cœur concernant tout ça. Tout le reste de son aventure, elle l’avait voulu légère. Tellement qu’elle avait occulté l’idée que ça ferait du bien pour à son camarade d’en parler. C’est certainement l’approche du dévoilement du sien qui lui fait ouvrir les yeux : dévoiler se que l’on cache au plus profond de soi est difficile. Dévoiler un fait qui est secret pour tout le monde, encore plus difficile à supporter et vivre. Elle n’a pas pitié de Llewyn, elle essaie de se mettre à sa place. Se glisser dans sa situation. Et elle sait que tout ce qu’il a fait, il ne l’a fait que par soucis de protection. Par amour. Alors ce qu’elle espère au plus profond de son cœur, c’est de voir la situation s’arranger pour lui. Bryce comprenait que ce soit dur pour son petit frère et sa petite sœur. Être percés d’illusion depuis des années sur un frère qu’ils ne verront plus. L’idée déchire littéralement le cœur de l’américaine. Mais en même temps, comment annoncer un décès, alors même que certaines personnes ayant l’habitude - les médecins par exemple – ni arrivent pas toujours. Alors pour elle effectivement, ses benjamins possèdent le recul et la maturité pour le comprendre, il lui pardonnerait. Mais ce qu’elle ne savait pas, c’était leur jeunesse. Légèrement gênée, elle souffle doucement. Parce qu’il lui pose une question à laquelle elle a bien du mal à trouver une réponse. Pas parce qu’elle n’en a pas, mais parce qu’elle parlerait trop. Elle bouge sa tête de droite à gauche. « Dans mon cas oui… Oui à seize ans j’aurai copris mais… Mais à cet âge là ça faisait bien longtemps que je n’étais plus innocente… » Qu’elle avait conscience de pleins de chose. La valeur de la vie. Comment se préserver. Dans une grimace elle venait de s’asseoir à côté de lui. Elle voulu lui assurer qu’avec le temps les choses s’amélioreront, mais il ajoute un détail qui la peine d’autant plus que sa grimace s’accentue. « Oh… » Elle ne savait pas que c’était son anniversaire. Elle savait pas quoi dire face à ce silence de la part des siens. « Ils préfèrent peut-être t’parler en face à face et pas en public… » Qu’elle répond espérant lui apporter une réponse assez censée et réconfortante pour lui. « J’savais pas pour ton anniversaire… » Qu’elle ajoute finalement, dans une moue triste. Parce qu’elle se rend compte qu’il n’en a peut-être rien dit à personne et que le lendemain de son anniversaire, elle lui avait offert une journée chargée de tristesse et de peine. Toute la peine qu’elle peut lire sur le visage de son camarade, c’est elle qui la causé. Encore une fois si elle n’avait rien dit. Si elle ne lui avait pas parlé de ce crush, de ce coup de cœur. Si seulement elle était restée loin de ses affaires avec Livia autant par dégoût de la tromperie que par attachement à l’écossais. Si seulement elle s’était contentée de sa ligne de conduite dans le jeu : penser à sa gueule et c’est tout. Alors l’entendre prendre l’entièreté des responsabilités l’énerve. L’énerve et la peine parce que dans l’histoire c’est elle qui fait les choses mal. Qui est à coté de la plaque. Qui en rajoute une couche alors que son camarade n’est pas au mieux de sa forme. Et au lieu de le consoler de le faire rire, elle plombe l’ambiance. Et elle se remet à chialer. Parce que c’est trop lourd. Des mois, des années à laisser s’exprimer la Bryce folle, insensible, caractérielle pour faire taire sa partie sensible et faible. Alors elle secoue vivement sa tête de gauche à droite. Elle la bouge vivement pour exprimer son désaccord tout en le laissant parler. « J’t’assure… » Qu’elle n’est pas normale. Qu’elle n’est pas comme lui. Qu’elle n’est pas comme tout les autres. Pourtant ça lui fait mal au cœur de l’entendre dire qu’il n’aime pas la voir pleurer. Ca lui fait véritablement mal au cœur tant qu’elle pose une main sur ce dernier. Et sentant une main se déposer sur son bras, elle pose ses yeux sur son camarade. Elle se stoppa net et finalement redoubla de larme. Un contact physique. Il ne sait pas que ça provoque en elle. De l’inconnu qui provoque en elle un frisson. Et la sensation d’être anormale encore plus forte. Qui s’émeut, s’arrête à une simple main posée sur son bras ? Elle pleure comme la gamine qu’elle est. Elle n’a que vingt-deux ans au final. Bryce s’embrouille. Lui avoue tenir beaucoup à lui, mais en avoir tellement peur. Tellement peur de cet attache. Qu’est-ce qu’il y a eu ce matin ? « Ce matin j’me suis rendue compte que… Que si j’ressentais plus rien pour toi le lap dance n’aurait été que du délire pour moi et que… Qu’cette histoire entre toi et Livia j’en aurai rien eu à foutre… » Elle parle plutôt correctement entre deux larmes. Elle s’essuie ses joues transformées en torrent. « J’la kiffais même au tout début… Mais ça t’as pas intérêt d’lui dire… » Qu’il dit à moitié rieuse, à moitié pleureuse. Et pour le coup elle ne déconne pas. À leur entrée, elle avait eu une fascination pour l’italienne tournant à l’admiration. Si Bryce n’avait pas eu ce crush pour Llewyn et que Livia n’avait rien fait avec lui, tout aurait été tellement différent. « Mais j’peux pas permettre d’avoir un coup de cœur, m’attacher je… J’en suis pas capable et c’est tellement pas de ta faute et de voir que tu crois que c’est d’ta faute ça me fait mal… Tellement mal… » Qu’elle souffle en reprenant ses pleurs. Elle a tellement l’impression d’être méchante. Méchante d’avoir provoquer tout ça. Et bien qu’effectivement elle le affirme avoir dit la vérité concernant les adjectifs, et se sentir touché des siens, elle ne peut s’enlever de l’idée qu’elle est mauvaise. Destructrice pour son camarade. « C’est vrai j’suis pas chiante… J’suis méchante… » Qu’elle souffle doucement, sentant bientôt s’épuiser le flot de ses larmes. Apaisée certainement par la mélodie entamée par Llewyn. Une mélodie douce, légère, cassant alors avec leur conversation. Apportant un certain réconfort à l’américaine qui n’en revenait pas de se livrer ainsi. De balancer le plus de ses sentiments. Des sentiments difficiles qu’elle ne laisse jamais échapper. Tant qu’elle en baisse ses gardes. Tant qu’elle se risque même à poser sa tête contre lui. Chose qu’elle n’a jamais fait avec personne d’autre que sa mère, seule personne à pouvoir recevoir ce genre d’attentions. Bryce sent son cœur prendre un rythme plus doux, plus sereins. L’espace de quelques instants. Certainement trop peu, parce qu’elle ressent le besoin d’être encore plus sincère. De se livrer véritablement à son camarade écossais. Elle ressent un frisson et finalement l’idée de se mettre à nue la fait à nouveau pleurer. Mais plus paisiblement. Plus calmement. Parce que finalement, ça aide à se libérer. Alors elle avoue ce qui pour elle est le plus inavouable. Ce qui fait partie intégrante d’elle. Ce qui la fait se sentir si spéciale, si étrange. Elle la regarde et ne peut s’empêcher de bouger sa tête de droite à gauche. « J’en sais rien… » Qu’elle répond en chuchotant dans une espèce de détresse émotive. Elle sait bien que c’est par honte, parce qu’elle n’a pas envie d’être considérée par une pucelle coincée du cul par les autres. Et même par Llewyn, quand bien même elle sait qu’il n’est pas du genre à juger les gens de cette manière. Honteuse cette fois de lui avoir menti, elle le laisse la prendre plus largement contre lui. « Evidemment que si que c’est honteux et pourtant c’est moi qui ai choisi tout ça… » Qu’elle souffle. Mais elle se tait plutôt rapidement, sentant la main de son camarade lui caresser la joue et lui essuyer ses larmes. Elle sent une espèce de vague de chaleur la prendre d’un seul coup. Parler de tout ça la gêne tellement, la met tellement mal à l’aise. Couplé de ce geste de tendresse. Bryce baisse les yeux pour ne pas le regarder en face. Parce qu’il ne se rend pas compte de ce qu’il est en train de lui dire. De l’impact à sa vie. Du fait que tout ça, elle ne le connaîtra jamais. Parce qu’elle n’a pas le droit à l’erreur. Qu’elle a bien trop peur. De l’engagement. Des conséquences. Elle ne répond rien parce que c’est trop dur. Trop dur d’avouer qu’elle a décidée très jeune de ne pas connaître ses choses-là. De ne pas se laisser embarquer par ses sentiments et jouer avec le feu. Très jeune, douze ans à peine. Et quelle fille de cet âge prend ce genre de disposition et pire, s’y tient ? Ca fait alors d’elle une jeune adulte d’à peine vingt ans passé et qui trouve cette décision déjà pesante quand elle est mise en situation. Dans la vraie vie, c’est tellement plus facile de jeter les intéressés. De ne pas écouter ses sentiments. De passer son temps avec des camés. Finalement l’américaine remonte ses yeux sur lui lorsqu’il insinue que la personne qu’elle choisira pour vivre ses premières expériences aura beaucoup de chance. Son regard planté dans le sien, elle ressent un nouveau frisson. Elle a tellement peur de mal interpréter ses dires. De se projeter et de risquer trop de choses. Alors quand il lui demande s’il peut la prendre dans ses bras, elle ne peut qu’accepter. « Oui… » Qu’elle souffle tout doucement, à des années lumières de la grosse cinglée qui gueulerait que c’est juste pas possible. Elle sert à son tour sa main dans la sienne pour lui montrer qu’elle est prête. Prête à être prise dans des bras. Prête à ressentir le plus gros contact physique de sa vie. Tant qu’elle en lâche un gros soupire espérant délivrer ses poumons de tout cet air qui lui comprime la cage thoracique. Elle en profite entre deux expirations. « J’suis désolé de chialer comme ça… Mais ça… Ca fait du bien… » Qu’elle souffle dans un premier temps, alors qu’il se risque à se rapprocher d’elle. Se rapproche. Elle passe une main sur son visage avant de planter son regard dans le sien. Et d’elle-même lui embrasser la joue. Impensable. Une première. Mais elle ne fait aucun commentaire. Aucun elle se contente de le laisser faire. Parce que c’est ce qu’elle peut faire de mieux. Un baiser sur ses lèvres serait trop. Serait lui demander le courage qu’elle n’a pas en elle…

(désolé pour la longueur et en plus c’est pas terrible !)
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where angels fear to tread. part 2 (mercredi, 21h56)

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