(week 9, wed) motherland (+ alvaro)

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MessageSujet: (week 9, wed) motherland (+ alvaro)   Lun 1 Oct - 8:35

motherland
week 9, wednesday - 10pm
+ @alvaro

Cette fois, Ariadne avait fait sa valise pour de bon. Seuls objets encore sortis de leur conteneur étaient ses affaires de toilette et les vêtements qu’elle comptait porter ces derniers jours, mais le reste était bouclé. Et elle savait désormais que la prochaine fois qu’elle déplierait bagage, ce serait à la maison. Ariadne n’avait vraiment jamais prévu d’arriver jusque là en acceptant de jouer le jeu à la demande de Georgie, persuadée de pouvoir lui prouver le mal-fondé de sa légère superstition, tout en lui offrant ces semaines seule, loin de ses obligations, en guise de vacances. Rien ne l’avait préparée à arriver jusqu’en finale, et elle se sentait encore une fois comme une intruse, alors qu’elle occupait une place qui aurait pu aisément revenir à Silvan ou Alvaro, par exemple, bien plus joueurs qu’elle. Elle s’était contentée de jouer le jeu pour s’amuser, sans trop réfléchir, sans trop rien attendre. Et là voilà alors dans le noir, accoudée à la rambarde du pont promenade, face à une étendue d’eau noir de jais, dans la brise qui se faisait fraîche, un chèque de dix-sept mille livres entre les mains, au nom d’une certaine Ana-Olivia. Son cas de conscience ne serait résolu que si elle gagnait le grand prix de la saison, auquel cas elle n’avait clairement plus besoin de ce chèque qui l’effrayait quelque peu. Ses pas résonnèrent alors derrière elle, et elle glissa le chèque dans la poche de son pantalon de pyjama satiné, se retournant pour tomber nez à nez avec Alvaro. Ou plutôt, "Alvaro", entre guillemets. « On se rapproche de l'Angleterre. Il commence à faire sérieusement froid, » fit-elle remarquer en croisant les bras contre sa poitrine, simplement couverte d’un débardeur et d’une veste en tricot. Zéro maquillage, les cheveux attachés en un chignon négligé, à des millénaires de la Ariadne qui s’était qualifiée samedi dernier, à des millénaires de la Ariadne qui disputera une finale dans quelques jours. « Ton enquête n’est pas encore terminée ? Tu as décidé de te lancer sur les traces de Neville ? » fit-elle avec un léger rire. En matière de candidats disparus, il était sans doute un bon sujet d’investigation. Les révélations du cubain ne l’avaient qu’à moitié surprise, alors que ses impressions s’étaient de plus en plus orientées vers une telle activité professionnelle quelques semaines avant la demi-finale. Quelques mots habilement choisis qui lui avaient mis la puce à l’oreille. Elle s’étonnait cependant de le voir encore sur le bateau. « J’aurais plutôt pensé que tu irais retrouver ton bureau dès la fin du jeu, qu’est-il arrivé au principe de ne pas mélanger travail et vie personnelle ? » plaisanta-t-elle alors. Ou à moitié. Il avait plusieurs fois insisté sur le caractère professionnel de sa venue ici, le fait de ne pas se laisser distraire par les autres candidats ou les potentielles affinités qu’il aurait pu avoir avec certains. Sa réponse à la question sur son prénom, posée par Silvan et Ariadne leur du prime, avaient renforcé cette impression, et temporairement prise de court. D’un côté parce qu’elle avait eu l’impression brève de faire partie de ceux dont il n’avait pas confiance, mais aussi parce que au final, il avait raison. On ne connaissait jamais vraiment les autres. Et sans sa situation, il avait d’autant plus raison de ne pas se laisser atteindre, par qui que ce soit, encore plus par des personnes qu’il n’avait rencontrées qu’il y avait à peine deux mois. Ariadne eut un léger rire en repensant à ce parallèle qui l’avait mise sur la piste de son activité professionnelle. Il parlait comme le père de sa fille. La révélation et ces détails sur son travail avait été d’autant plus flagrante. Georgie avait-elle remarqué avant de faire son choix ? Probablement pas. Peut-être que c’était juste inconscient. « C’est ironique. Callum est capitaine de police à Londres. Son épouse est médecin légiste pour Scotland Yard. Que Georgie ait involontairement choisi un PI pour ses plans a dû scandaliser son père, » plaisanta-t-elle à nouveau avec un léger rire. C’était bien connu que police et détectives privés cultivaient une relation de rivalité cordiale dans leur milieu, elle imaginait parfaitement la situation. Elle-même avait failli finir travailler dans ce même domaine, si les aléas de la vie n’avaient pas contrecarré ses plans. « Ravi de partager ta cabine avec Silvan pour cette dernière semaine ? » lança-t-elle alors avec un léger sourire. Les deux compères de la team Bohol, cruellement décimée pour cette finale malgré leurs estimations. C’était sans doute sûrement un changement tout particulier pour Silvan qui avait passé deux mois à écouter Chaim ronfler.

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MessageSujet: Re: (week 9, wed) motherland (+ alvaro)   Lun 1 Oct - 16:15

Alvaro il a pas fait la syncope attendue à la fin du prime samedi, sûrement parce qu'il ne jouait pas sa vie sur cette demi-finale comme certains semblaient le penser. Il a abordé la chose avec une sérénité presque déconcertante vu l'enjeu, et même s'il espérait voir son équipe au complet accéder au dernier carré il a toujours accepté que le public puisse ne pas vouloir suivre cette tendance-là. La finale 100% Bohol n'a de toute évidence fait rêver que lui et c'est pas grave, la frustration ne le guette pas pour autant. Il conserve la fierté d'avoir atteint la demi avec ses trois coéquipiers et, surtout, celle d'avoir une représentante de leur team en lice pour la victoire - certainement celle qui s'y attendait le moins d'ailleurs, alors qu'il lui avait justement dit de ne pas se sous-estimer. Ariadne il la savait soutenue suite à sa précédente nomination et au fait qu'elle était arrivée première dans les votes, à partir de là il pouvait que la considérer comme une concurrente sérieuse en demi-finale. Le carré final n'est pas tellement surprenant quand on y réfléchit, si on avait demandé au cubain la finale la plus probable à ses yeux et non celle qu'il désirait voir se réaliser elle aurait ressemblé à celle-là clairement. Il est même pas déçu pour son propre sort parce qu'il trouve tout simplement rien à redire à ce verdict, c'est le genre de finale qui doit mettre tout le monde d'accord, aujourd'hui. Quatre profils à part, quatre conceptions du jeu, mais avant tout quatre candidats ayant marqué cette saison de leur empreinte. Il n'y a pas un finaliste moins à sa place qu'un autre, et il a aucun mal à visualiser un vainqueur parmi eux - lequel, ça c'est une autre histoire. L'un de ces visages deviendra bientôt le symbole de cette onzième saison, et même s'il a tendance à tous leur accorder le même mérite Alvaro a malgré tout ses petites préférences on le sait et ça n'étonnera personne. Le lien le plus important qu'il ait forgé ici, aux yeux de la production comme aux siens, reste celui qui le lie à sa coéquipière et il lui tenait à cœur de signifier son soutien à celle-ci en terminant cette aventure à ses côtés. Il sait pas si le geste touche la principale intéressée, elle ne compte peut-être pas autant sur son soutien qu'on pourrait le penser. Il retrouve justement @ariadne sur le pont promenade ce soir-là, et même s'il arrive dans le dos de celle-ci il sait que c'est elle et non une autre. Il a eu de nombreuses occasions de l'observer au fil des semaines, alors il sait différencier la nuque de l'anglaise de celle d'une autre candidate. Et physiquement de toute façon elle ne risque pas d'être confondue avec qui que ce soit, même de dos. Ariadne se retourne et se retrouve alors face au cubain, qui esquisse un fin sourire en l'entendant se plaindre de la fraicheur leur rappelant que l'Angleterre n'est plus très loin. « Je peux pas te laisser prendre froid à quelques jours de la finale. » il annonce avant de retirer sa parka pour la déposer sur les épaules de sa coéquipière. Il a un pull en dessous alors ça va, les températures actuelles devraient lui être supportables à condition qu'ils ne passent pas des heures sur ce pont. « Je dois avouer que le climat anglais ne m'a pas manqué. Je reste profondément caribéen et je suis vraiment plus dans mon élément sous un climat tropical. » Ça a été le principal choc auquel il s'est retrouvé confronté quand il a quitté Cuba pour s'installer à Londres, et il doit reconnaitre que cette traversée débutée du côté de sa terre natale l'a rendu légèrement nostalgique. Il ne sera jamais fait pour la grisaille anglaise, la pluie et le froid, c'est beaucoup trop triste pour lui. Ariadne s'interroge sur le dénouement de son enquête, et évoque le cas Neville sûrement sans imaginer à quel point sa remarque est fondée. « Tu en plaisantes mais je vais bel et bien devoir m'assurer que Neville est rentré chez lui, pour mon rapport. » il laisse entendre avec beaucoup de sérieux, et un sourire au coin des lèvres. Il pourra pas se permettre de laisser planer le moindre doute en communiquant les résultats de son enquête à la justice britannique, toute zone d'ombre se devra d'être éclaircie d'ici là. Son immersion était notamment censée lui permettre d'affirmer que les disparitions de candidats n'adviennent pas réellement dans ce genre de programmes, et pour argumenter là-dessus dans un sens ou dans l'autre il vaut mieux qu'il sache ce qu'est devenu ce mystérieux Neville qui s'est évaporé un beau jour et dont ils n'ont plus jamais entendu parler. Ariadne s'étonne du fait qu'il soit resté pour la dernière semaine, elle s'attendait apparemment à le voir rentrer à Londres pour reprendre ses affaires où il les a laissées deux mois plus tôt. Elle lui rappelle le principe sur lequel il s'est longtemps reposé, et c'est vrai qu'au début de l'aventure Alvaro avait certaines idées fermement ancrées dans sa tête et tendance à ne pas vouloir tout mélanger. « Je me voyais pas rentrer à la hâte à Londres avec Chaim et toi en finale, sans ça je serais certainement retourné à mes affaires car quelque part plus rien ne m'aurait retenu ici. Et je sais pas, j'ai dû me dire que vous pourriez apprécier mon soutien cette semaine. » il énonce tandis que son regard se perd dans l'horizon sombre face à eux. Il sait pas trop pourquoi il lui dit ça, il n'attend rien, aucune reconnaissance ni le moindre merci. S'il est resté pour l'ultime semaine c'est parce qu'il tenait à soutenir ses alliés sur cet énorme enjeu, ça a été comme une évidence pour lui, il pouvait pas partir dans ces circonstances. « La reprise officielle de mon travail ne presse pas, j'ai de toute façon bouclé l'enquête qui m'a mené ici alors ils pourront bien attendre mon rapport une semaine de plus. » De même que les parents de Phinéas devraient pouvoir patienter encore quelques jours, après sept ans d'une interminable attente ils ne sont plus vraiment à ça près. Ariadne laisse échapper un rire et sur le moment il se demande ce qui peut bien l'amuser, avant de rire à son tour par contagion. Elle lui apprend que Callum, le père de Georgie, travaille dans la police londonienne tandis que sa femme est légiste pour Scotland Yard. Décidément il en entend beaucoup parler dernièrement, une nouvelle occasion pour lui de considérer que le monde est petite. D'après Ariadne sa fille a presque fait un affront à son père en misant sur lui, vu son métier. « Oh, c'est intéressant. Je l'ai peut-être déjà rencontré, j'ai deux-trois connaissances dans le milieu. Personnellement je n'ai aucun problème avec la police, même si nous ne sommes pas censés collaborer ensemble. » Pas censés, seulement. Ça veut pas pour autant dire qu'il ne l'a jamais fait, car des agents de police prêts à monnayer des informations tirées à des détectives privés il y en a, et le cubain n'a pas pour habitude de laisser filer des billets. « Et toi, maintenant que tu connais mon métier, tu dirais que ta fille a misé sur le bon prétendant ? » il l'interroge tandis que ses yeux détaillent ceux de sa coéquipière. C'est une façon détournée de lui demander si son activité est susceptible de la refroidir, car jusque là Ariadne était dans l'ignorance de ce qui composait sa vie et il avait fait pas mal de mystères autour de son business. Il sait pas si c'est le genre de révélation qu'on pourrait qualifier de "rassurante", son métier sort clairement de l'ordinaire et comporte une part de risques comme il a pu le laisser entendre samedi soir. Elle l'interroge après ça sur sa nouvelle colocation avec le turc. « J'en suis pas mécontent, mais je regrette un peu ma dernière partenaire de cabine. » il glisse dans un sourire qui semble presque timide, tant il manque d'assurance. Ils ont cohabité tous les deux dans la même cabine pendant deux semaines et il avait fini par avoir ses petites habitudes avec elle. Lui qui pourtant ne supporte pas la routine et les schémas répétitifs, pour le coup il aurait volontiers signé pour une troisième semaine. « Je voulais te dire, aussi, je sais pas ce que t'as promis l'italienne mais à ta place j'accepterais rien venant d'elle. S'il s'avère que tu dois repartir de là avec ta petite cagnotte je m'engage à te faire don de la mienne, c'est de toute façon de l'argent dont je n'ai pas besoin. Je garderai l'argent que mes points m'ont rapporté et tu prendras le reste, 30 000£ et des poussières. J'aimerais faire ça pour toi, si tu le veux bien. Avant de dire que je suis fou, considère mon offre s'il te plait. » Il est sûrement un peu dingue de lui proposer ça comme ça, mais il est réellement prêt à ne conserver que 10% de la valeur totale de sa cagnotte Alvaro, le reste du fric est pas susceptible de lui manquer. Sa boite marche très bien, il fait d'importants bénéfices alors il préfère autant que ce fric parvienne à quelqu'un qui en aura vraiment l'utilité. Il croit avoir vu circuler quelque chose entre l'italienne et elle samedi, à partir de là il s'est mis en tête que Livia lui avait peut-être fait cette proposition avant lui. Il sait pas ce qui est convenu entre elles, mais il préfèrerait qu'elle prenne son argent à lui, tant qu'à faire.

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MessageSujet: Re: (week 9, wed) motherland (+ alvaro)   Lun 1 Oct - 18:27

Alvaro, ou quel que soit son prénom, s'approcha alors pour déposer sa parka sur ses épaules à sa remarque, comme un réflexe, bien qu'elle n'avait rien demandé. « Merci, » glissa Ariadne avec un sourire en saisissant les pans de la veste pour éviter qu'elle ne s'envole avec la brise nocturne du pont. L'Angleterre était proche. C'était dans l'air, dans sa température, dans l'odeur de la mer, dans la manière dont le vent fouettait leurs visages. « Je crois que je commençais à fatiguer d'essayer d'esquiver les coups de soleil, » plaisanta Ariadne à la remarque d'Alvaro sur la météo cubaine. Elle avait clairement loupé la loterie génétique et n'avait pas hérité de la peau latine de sa mère, pour développer le teint blafard de son père. Elle esquissa un sourire à la réponse d'Alvaro sur ce fameux Neville - disparu après quelques jours d'aventure, éliminé à défaut de l'avoir trouvé sur le bateau. Elle n'en attendait pas moins, et en tout sérieux, elle imaginait bien que voir un nouveau candidat disparaître alors que l'enquête était en cours ferait tâche sur son rapport. Ariadne aurait en effet pensé qu'il reprendrait le cours de ses affaires une fois le jeu terminé pour lui et sa couverture révélée - il avait tellement répété être présent pour son travail, ne pas vouloir se laisser distraire, qu'une partie d'elle s'était persuadée que c'était le cas. Mais non, il était resté. Pour Chaim, et pour elle, d'après ses dires. Ariadne eut un sourire. « Le bateau aurait été très vide, en effet, » répliqua-t-elle en un souffle en hochant la tête. Sans les autres demi-finalistes restés pour cette ultime semaine, mais surtout sans Alvaro, qui l'avait suivie pendant deux mois. Que ce soit dans cette histoire avec Georgie, dans la même équipe, comme colocataire. L'évocation de cette affaire sur laquelle il enquêtait lui arracha une pensée qui n'avait aucun lien avec tout le reste. « J'espère que ce garçon va bien, où qu'il soit. Je ne peux pas imaginer ce que ses parents doivent ressentir, de ne pas savoir, » pensa-t-elle tout haut. Elle n'était pas très familière avec l'histoire de Thrown Dice et n'avait jamais entendu parler de ce Phineas jusqu'à ce prime, c'était assez triste et un peu effrayant. Disparu. Évanoui dans la nature. En reliant les points et réalisant que Georgie avait misé sur un parfait némésis de son père pour sa combine lui arracha un rire d'ironie, alors que Alvaro semblait intéressé par l'information - ajoutant même qu'il était possible qu'il l'ait déjà rencontré. « Ce serait intéressant. Mais ça ne me surprendrait pas tant que ça, » fit-elle avec un haussement d'épaules et un sourire. L'histoire avait un peu trop un goût de déjà vu à ses yeux et découvrir un nouveau lien, même par pure coïncidence, entre Alvaro et Callum, ne l'étonnerait même plus. La question d'Alvaro déclencha un nouveau léger rire chez Ariadne qui replaça une mèche derrière une oreille. « La police, l'armée, un passionné de sports  extrêmes, un pompier. » Elle comptait avec sa main, sourire aux lèvres, listant donc les professions qui avaient croisé sa route au fil des années. « Je crois qu'elle était assez à l'abri niveau prise de risques, quel que soit ton métier, » conclut-elle avec un petit rire. Sauf s'il avait peut-être révélé être un chasseur de primes ou un tueur en série, auquel cas ce serait probablement même une information rédibitoire. Alvaro partageait sa cabine avec Silvan cette semaine, alors qu'elle même avait hérité de l'ancien colocataire de ce dernier. La réponse d'Alvaro la fit sourire, baissant le nez vers l'eau en contrebas, avant de relever la tête après une inspiration. « Chaim... ronfle, » finit-elle par lâcher avec un rire amusé. Peut-être qu'elle exagérait. D'accord, elle exagérait complètement, mais le sentiment était partagé. Elle s'était habituée à la présence d'Alvaro dans la cabine, c'était étrange de se réveiller face à Chaim, bouche ouverte, ayant l'air d'avoir perdu une bagarre contre ses draps. Le sujet Livia et son chèque fut alors rapidement abordé - bien évidemment que le détail n'avait pas échappé au PI du casting. Ariadne l'écouta avec attention, ses yeux plongés dans ceux de son camarade avec une expression sérieuse. Ce serait mentir de dire qu'elle n'avait pas envisagé d'encaisser ce chèque, que ce n'était pas un cas de conscience. Mais entendre Alvaro proposer une somme aussi astronomique de sa propre cagnotte fut comme un léger déclic, le dernier qu'il fallut à Ariadne pour prendre sa décision. Elle eut une inspiration, avant de sortir le bout de papier de sa poche pour le déplier. « J'y ai réfléchi. Beaucoup. Passer deux mois à voir cet argent se concrétiser un peu plus jour après jour m'a fait imaginer des choses à offrir à mes enfants que je n'avais jamais envisagées. Mais... » commença-t-elle. Mais... mais voilà, Ariadne déchira alors le chèque en huit, pour laisser s'envoler les morceaux au vent, quelques un d'entre deux s'écrasant sur la surface de l'océan, les autres disparaissant dans la nuit. Livia avait gagné cet argent en tout bien tout honneur. Et elle n'était pas là pour la charité. « Je ne veux l'argent de personne. Je ne suis pas venue pour ça, » conclut-elle avec un sourire. Elle n'aurait jamais été tranquille. Que cet argent vienne de Livia, ou d'Alvaro, ou de n'importe qui ayant eu un élan de générosité à son égard. C'était le jeu. Elle avait joué, elle avait perdu. « Mais merci de t'en soucier. » C'était une offre complètement folle mais pas sans bonnes intentions. Elle n'en n'avait pas tant besoin que ça. Ils n'étaient pas à la rue, elle avait une entreprise qui tournait comme elle tournait, rien ne changerait à leur vie quotidienne actuelle. Ce n'était pas si compliqué, au final. Laissant le vent et les vagues occuper le silence face à eux, elle finit par se rapprocher de l'ex-candidat pour saisir son bras et poser sa tête sur son épaule avec un soupir pensif. « J'ai l'impression d'avoir quitté l'Angleterre il y a des années. Que je vais retrouver mon fils diplômé de l'université et Georgie mariée avec deux enfants en rentrant, » plaisanta-t-elle avec un léger rire. Deux mois, mais tous ces rebondissements, ces personnes, ces secrets, ces liens se faisant et de défaisant lui donnaient l'impression que ça avait duré une éternité. Elle n'était même pas sûre de toujours être la même personne que celle qui avait mis les pieds dans cet avion pour Miami.

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MessageSujet: Re: (week 9, wed) motherland (+ alvaro)   Mar 2 Oct - 7:22

Il agit en gentleman et se défait de sa parka qu'il vient déposer sur les épaules de sa coéquipière. C'est le premier réflexe qu'il a quand Ariadne commente la fraicheur caractéristique selon elle du fait que le bateau se rapproche de l'Angleterre, il ne tient pas à ce qu'elle prenne froid à quelques jours seulement de la finale. Lui n'est pas tellement frileux de nature, mais il doit reconnaitre que la perspective de retrouver le climat anglais ne l'enchante pas particulièrement. Cette traversée lui a permis de renouer avec le soleil et les températures auxquelles il a longtemps été habitué, quand il vivait à Cuba. Et c'est précisément à tout ça qu'il a renoncé Alvaro quand il a choisi de démarrer une nouvelle vie sur le sol britannique, loin, très loin des Caraïbes. Quant à Ariadne, elle dit avoir beaucoup tenté de fuir les coups de soleil alors elle retournera probablement à la grisaille anglaise avec bien moins de regrets que lui. Cette remarque lui arrache d'ailleurs un sourire, parce qu'elle fait écho à ce qu'il avait lui-même constaté en mettant les pieds sur ce bateau. Il y avait une concentration de candidats britanniques cette saison, et c'est bien simple on les repérait à la pâleur de leur teint. Heather, Hunter, Rose et bien sûr sa coéquipière, face à lui. Il a longtemps mis Beth dans le même panier mais ils savent aujourd'hui qu'elle est en réalité américaine de naissance. « Et tu ne connaitras même pas la tristesse de voir s'estomper petit à petit ton bronzage. » il commente à son tour, sans pouvoir s'empêcher d'en rire. Le bronzage est pour le moins inexistant chez Ariadne et c'est un petit peu normal si elle a fait en sorte de ne pas trop s'exposer. Les peaux très blanches ne bronzent pas, elles brûlent c'est bien connu. L'un des premiers trucs que fera le cubain en rentrant c'est effectivement de se renseigner sur ce qu'est devenu ce fameux Neville, leur camarade disparu subitement un matin. Le gars est probablement retourné à sa vie de glandeur multi-divorcé mais Alvaro peut pas se contenter d'une supposition, vu l'enquête qu'il s'apprête à boucler. Il est venu ici pour élucider le mystère de la disparition d'une ancien candidat du programme sept ans plus tôt, alors on se doute qu'il est pas disposé à côté à négliger le cas Neville sachant que le moindre élément recueilli peut faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre. Et qu'en plus l'évaporation de son camarade l'a beaucoup intrigué à l'époque, ça fait un moment qu'il s'est juré d'enquêter là-dessus Alvaro faut pas croire qu'il y songe simplement parce qu'il est proche de rendre son rapport. Ariadne avait pensé qu'il retournerait à cette vie tournant essentiellement autour de son boulot, sans songer apparemment au fait qu'il pourrait vouloir rester la dernière semaine pour la soutenir, avec Chaim. Si la composition de cette finale avait été différente c'est pas du tout dit qu'il aurait prolongé son séjour à bord du bateau, et sur le moment il s'est aussi dit que ce soutien ferait plaisir aux deux concernés. Sa coéquipière laisse entendre que le bateau aurait été bien vide sans ça, et il ne sait pas si elle fait généralement référence aux demi-finalistes éliminés qui ont choisi de terminer l'aventure à leurs côtés ou à lui, en particulier. Il préfère penser que cette initiative de sa part lui fait plutôt plaisir, et hoche lentement la tête dans un sourire avant qu'Ariadne n'émette une remarque au sujet de Phinéas. « C'est la mère que tu es qui parle. » il souligne alors. Ariadne se met à la place des parents du garçon, et il est bien placé pour savoir que quand on devient parent on a tendance à s'identifier aux autres parents et à compatir quand un tel drame survient. Inévitablement on est forcés d'imaginer que ça pourrait aussi nous arriver.  « J'ai parfois dû traiter des cas de disparitions d'enfants ou d'adolescents, et tout ça en m'efforçant de garder un regard neutre et impassible sur chaque affaire. Ce sont les aspects les moins faciles de ce métier, quand tu te retrouves confronté à tes propres craintes en tant que père avec les enfants des autres. » Il marque un silence, tandis que son regard ne quitte pas l'horizon noir devant eux. Seul point de lumière, la lune se reflétant sur l'eau. Il encaisse beaucoup dans le cadre de son métier, il en est bien obligé parce qu'il a pas le droit de laisser ses sentiments prendre le dessus sur une enquête. Alvaro le dit pas à sa coéquipière pour la préserver, mais toutes les affaires de disparitions d'enfants qu'il a pu traiter se sont pas toutes bien finies... il y a des choses qu'il n'oubliera tout simplement pas. Il vient d'apprendre que Callum officie dans la police londonienne, créant ainsi un parallèle étrange entre le père de Georgie et le prétendant que cette dernière a sélectionné pour sa mère. Alvaro il se demande s'il l'a pas déjà rencontré ce type, lui qui a quelques contacts dans le milieu, c'est sûrement pas impossible. Ce serait très gros et c'est justement pour ça qu'il le considère comme envisageable. « Si j'avais l'occasion de voir ou revoir ce Callum je crois que je lui demanderais pourquoi personne dans ses services ne s'est bougé pour Phinéas en sept ans. » il laisse calmement entendre, sans une once de virulence alors que le sujet est pourtant délicat et le laisse pas aussi indifférent qu'il devrait l'être. Alvaro n'oublie pas que les autorités publiques n'ont rien fait pour aider cette famille, il a joué plus qu'un rôle complémentaire dans cette histoire, il a dû partir de zéro puisque personne n'avait vraisemblablement pris au sérieux la disparition du jeune britannique avant lui. On dit que les moyens de la police dans ce genre de dossiers priment très largement sur les leurs et c'est vrai, seulement il ne trouve pas normal que le seul intérêt porté à l'affaire ait été le sien, sept ans après les faits. Alvaro ne ferait donc pas tâche dans le tableau des prétendants d'Ariadne puisque à l'entendre les précédents avaient eux aussi leur dose de risques quotidienne à travers leur métier. « Ah oui d'accord, je suis à peine original en fin de compte. » il remarque dans un rire, face à l'étonnante liste dressée par sa camarade. « Mon métier ne te refroidit pas, alors ? » il l'interroge finalement car ne pouvant retenir cette interrogation faisant suite à celle qu'il a formulée juste avant. C'est une question qu'il se pose depuis samedi, et qu'il préfère lui poser plutôt que d'en imaginer lui-même la réponse. « Je suis pas très sûr de savoir pourquoi je te demande ça. » il se justifie dans un petit rire nerveux en resserrant ses mains autour du bastingage. Allez, encore un truc qu'il va probablement mettre sur le compte de sa curiosité n'est-ce pas, puisque c'est de toute évidence l'excuse à tout. Alvaro a hérité du turc comme dernier partenaire de cabine de son aventure, un changement qui ne lui déplaît pas même s'il reconnaît regretter la présence d'Ariadne à ses côtés. Leurs deux semaines de colocation lui laissent un bon souvenir, notamment ce petit-déjeuner qu'ils ont partagé pour leurs anniversaires respectifs. Ariadne qui, elle, partage à présent sa cabine de finaliste avec Chaim, un switch général a au final eu lieu cette semaine. Tiens, apparemment son pote ronfle. « J'ai aussi tendance à l'imaginer dormir nu, tu confirmes ? » Bon il se doute qu'Ariadne n'a pas été vérifier mais elle a peut-être aperçu quelque chose malgré elle, son pote ne s'encombre généralement d'aucune gêne alors ça l'étonnerait vraiment pas d'apprendre qu'il dort dans le plus simple appareil. Cette pensée le fait d'ailleurs rire, alors même s'il est peut-être complètement en train de diffamer son pote, là. Alvaro est observateur et peu de choses sont susceptibles de lui échapper, pendant les primes notamment. Il a bien vu samedi soir qu'un truc se tramait entre l'italienne et sa coéquipière, et il pense que la première aurait pu faire une proposition d'argent à la seconde suite à la révélation de son secret et à la cagnotte qu'elle lui a dérobé. Il décide d'apporter lui aussi sa contribution et propose d'offrir la majorité du contenu de sa cagnotte à Ariadne, puisque cet argent de toute façon il n'en a pas tellement besoin. Ça peut paraître fou de sa part mais c'est pourtant mûrement réfléchi de son côté, il s'engage à lui donner cet argent si elle l'accepte. Ariadne sort finalement de sa poche le papier que Livia lui a filé, un chèque sans ordre qu'elle déchire sous ses yeux, expliquant qu'elle ne veut l'argent de personne. « Respect. » il formule en voyant les bouts de chèque s'envoler devant ses yeux. Il comprend bien qu'il peut lui aussi remballer son argent, elle n'en veut pas mais le remercie quand même de s'en être soucié. « J'ai autant envie de faire plaisir à tes enfants qu'au mien, alors puisque cette proposition-là est déclinée j'espère que celle que j'ai faite en réponse à Soren connaîtra un autre sort. » Il a parlé de son envie de faire découvrir Londres à Ariadne et à ses enfants, c'est une proposition sérieuse qui tient toujours. Il pourrait ainsi leur montrer où il vit, et les emmener dans des lieux mythiques de la capitale anglaise, qu'à sa connaissance Ariadne ne connaît pas puisqu'elle lui avait confié à l'époque que la plus « grande » ville où elle avait vécu n'est autre que Bristol. Il se souvient Alvaro de cette discussion qu'ils ont eue, de celle-ci et de beaucoup d'autres. Un court silence s'installe durant lequel sa coéquipière entreprend de se rapprocher de lui pour déposer sa tête contre son épaule. Tel un réflexe, le cubain décroche l'une de ses mains du garde-corps pour la passer dans le dos de la candidate, ramenant celle-ci légèrement vers lui. « Ah, toi aussi tu trouves que ces deux mois en ont paru quinze. » il glisse dans un sourire en baissant sa tête pour la regarder. Il a également cette impression d'être sur ce bateau depuis beaucoup plus longtemps que huit semaines, sans pour autant avoir trouvé le temps long durant l'aventure, c'est assez étrange comme ressenti. « Ber-, Dario me manque vraiment beaucoup. » Il se rattrape de justesse, ne trahissant ainsi pas la couverture de son gamin à qui on a également attribué un faux nom pour le programme pour des raisons quelque peu évidentes et évidemment liées à son activité présente et passée. Dans quelques jours il n'aura plus besoin de protéger qui que ce soit, il doit garder le contrôle jusque là. « On a pas parlé de ton secret. » il fait alors remarquer à Ariadne, sans savoir si celle-ci est à l'aise avec le fait d'en parler ou non. Une telle révélation ne l'a évidemment pas laissé de marbre, elle a même éveillé certaines interrogations en lui. Il n'osera certainement pas toutes les lui poser ce soir parce que c'est encore frais et qu'il ne désire pas se montrer trop intrusif, mais il ne pourra pas toutes les retenir. « Est-ce que tu t'autorises à croire encore à l'amour, après tout ça ? » C'est une question qui lui trotte dans la tête depuis la révélation, a-t-elle encore foi en l'amour après ces relations que l'on pourrait qualifier d'échecs même si comme elle l'a souligné elle a contribué au bonheur de nombreuses personnes et refuse du coup de le percevoir comme une malédiction. Ariadne n'est peut-être plus tellement ouverte à une nouvelle relation aujourd'hui, pensant qu'une fois de plus elle finira par voir son compagnon s'épanouir avec une autre comme pour toutes ses précédentes histoires.

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MessageSujet: Re: (week 9, wed) motherland (+ alvaro)   Mar 2 Oct - 19:17

Ariadne eut un léger rire à la réponse d'Alvaro sur son absence de bronzage. C'était un comble pour elle qui était sensée être à moitié grecque, ses cousines arborant toutes le teint hâlé de leur région d'origine. « Je suis une traîtresse à mon sang, » plaisanta-t-elle avec une grimace exagérée. Elle avait hérité des gènes britanniques de son père à défaut d'avoir pris son nom de famille. L'enquête d'Alvaro touchait à sa fin, et cette révélation avaient expliqué nombre des paroles ou actes du candidat qui avaient attiré autrefois l'attention d'Ariadne. C'était évident, désormais, et elle se sentait un peu stupide de ne pas avoir au moins deviné son occupation, même si c'était sans doute l'effet de la révélation. La disparition de ce candidat, oublié depuis tant d'années était d'une tristesse troublante, et bien évidemment, Ariadne ne pouvait s'empêcher de se mettre à la place de ses parents. Les explications d'Alvaro lui firent hocher la tête, avec un soupir. « Parfois je me dis que ce que je fais n'a aucune importance face aux métiers que beaucoup exercent. Mais ça a un côté rassurant de changer des lits et servir des scones au petit-déjeuner, » fit-elle avec un léger rire venant ponctuer sa plaisanterie. C'était admirable que certains faisaient de leur vie une mission pour aider les autres quitte à risquer leurs vies. Callum dans la police londonienne, Jeremy chez les pompiers à Edimbourg. Stuart et ses missions déployées en Afrique. Elle se sentait stupide d'avoir dû abandonner sa formation si tôt pour devenir une simple propriétaire d'hôtel lambda. Une théorie lui traversait l'esprit, et elle ne put s'empêcher de l'exprimer. « Ce garçon... travaillait pour Scotland Yard, non ? Peut-être qu'il ne veut simplement pas être trouvé. Peut-être qu'il ne faut pas qu'il le soit, » fit-elle d'un ton pensif. Alvaro y avait clairement probablement déjà pensé, cela dit. « Je dis n'importe quoi, ne fais pas attention, » ajouta-t-elle en secouant une main comme pour chasser sa remarque. Elle imaginait déjà des scénarios fantasques à base de programmes de protection des témoins et ce genre de choses que Scotland Yard pouvait aisément contrôler tout en voulant étouffer l'affaire. Le métier d'Alvaro ne la gênait en effet pas le moins du monde, ayant une certaine expérience avec ce genre de professions par le passé. Elle-même aurait dû finir dans la police, si Georgie n'était pas arrivée un poil trop tôt. « Tant que tu ne m'as pas espionnée dans ton enquête, je ne vois pas pourquoi je le serais, » plaisanta-t-elle. Elle se doutait bien que les candidats eux-mêmes n'avaient pas été sujets à investigation et n'avaient été que le décor de son enquête. C'était donc la première fois depuis de longues semaines que Silvan et Chaim ne dormaient pas dans la même cabine, ayant écopé chacun d'un des deux candidats. Visiblement, Alvaro regrettait Ariadne malgré sa bonne entente avec Silvan, et elle eut une remarque similaire en prétendant que Chaim ronflait, ce qui était surtout exagéré. La question sur le "pyjama" du candidat arracha un rire franc à Ariadne. « Je n'en n'ai aucune idée et je ne suis pas sûre de vouloir le savoir, » rétorqua-t-elle alors. Voilà presque une semaine qu'elle se torturait l'esprit sur le chèque de Livia. L'accepter, le jeter. Quoi en faire si elle l'acceptait. Elle avait retourné le problème dans tous les sens, mais la proposition d'Alvaro semblait si ridicule qu'elle la mit face à l'évidence : elle n'en voulait pas. Pas comme ça. Alor c'était en petits morceaux que le chèque avait disparu dans la nuit face au regard médusé d'Alvaro, qui maintint cependant sa proposition de lui faire visiter Londres. « Tant que ce n'est pas une visite guidée à trente mille livres, je suis sûre qu'ils seront ravis, » répondit-elle avec un sourire. Le silence qui s'installa sembla être un bon moment pour se rapprocher d'Alvaro, passant son bras sous le sien, tête sur son épaule, et le candidat sembla comme répondre à ça lorsqu'elle sentit sa main disparaître pour se poser dans son dos, réduisant l'espace entre d'encore quelques centimètres. Il manqua de peu de dévoiler le prénom de son fils devant les caméras. « Hmm. » Elle aussi, ses enfants lui manquaient.  Elle comprenait, elle n'avait rien besoin de dire à ce sujet. Et en effet, il y avait quelque chose qu'ils n'avaient jusque là pas encore abordé, à savoir, son secret. « Il y a quelque chose à en dire ? » fit Ariadne d'une petite voix avec un sourire. C'était juste quelque chose qui faisait partie de sa vie, qui ne changeait rien à qui elle était ni à ses relations sur le bateau. La question posée par Alvaro était pertinente et elle s'attendait à ce que quelqu'un la lui pose un jour ou l'autre, la mettant face à sa situation. « Oh, j'y crois. Ce serait stupide de ne pas y croire, dans ma position. » Elle le semait partout où elle allait, en contribuant au bonheur de ces couples qui avaient croisé son passage ces seize dernières années. Ce n'était pas y croire qui posait problème. « J'ai plutôt tendance à croire qu'il m'évite soigneusement. Ou du moins, pas sous la forme sous laquelle on l'attend, » corrigea-t-elle avec un sourire. Parce qu'elle collectionnait peut-être les relations amoureuses échouées, mais elle avait deux enfants parfaits, une famille qui l'aimait, et des amis qui lui étaient très chers. Elle n'était pas seule. Cependant, il restait quelque chose qu'elle se devait d'admettre. « Mais Livia avait raison. Elle est très perspicace. Elle a mis le doigt sur ce que ma fille m'a reproché avant de m'envoyer ici, » fit Ariadne alors avec un léger rire. Georgie lui avait dit exactement la même chose avant de la défier de participer à Thrown Dice. « Je crois que j'ai pris peur, et que la superstition est un mur que je me suis bâti pour éviter d'être blessée à nouveau, » finit-elle par souffler avec un soupir. Pourtant, sa dernière relation ne remontait pas à si longtemps que ça. Mais elle avait été un de ses plus gros fiascos, et une de ses prouesses les plus étonnantes en matière de porte-bonheur amoureux. Elle eut un petit silence, avant de lever les yeux vers Alvaro avec une expression éclairée. « D'ailleurs, je sais qui est l'homme à moustache sur la photo. Apparemment, c'est un joueur de football français. Toucher sa moustache porterait chance à son équipe. Mais je ne me rappelle plus de son nom, » fit-elle alors, se rappelant de leur discussion suite aux indices dévoilés à son sujet. Merci Livia qui encore une fois lui avait fourni l'explication de cette photo. Ariadne avait un peu complété ses recherches grâce à un livre sur l'équipe de Franc de football et - à sa grande surprise - un magazine de potins trouvé dans la bibliothèque. « Quelque chose me dit que je viens de nous spoiler l'issue de la dernière Coupe du Monde, » plaisanta-t-elle alors. S'il portait tant chance que ça à ses camarades, les Français avaient dû donc obtenir la coupe, non ?

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MessageSujet: Re: (week 9, wed) motherland (+ alvaro)   Jeu 4 Oct - 0:18

Si l'aventure n'avait pas été filmée Ariadne aurait sûrement eu du mal à faire croire qu'elle a passé deux mois sur un bateau qui a traversé bon nombre de régions ensoleillées dont une partie des Caraïbes, en début de séjour, ou plus récemment le nord de l'Afrique. Elle fait partie de ces candidats qui n'étaient pas destinés à prendre des couleurs, à moins que le bronzage rouge écrevisse ne devienne à la mode mais étrangement il n'a vu personne parader avec. « C'est joli moi je trouve. » il laisse entendre en détaillant le visage de sa coéquipière, en référence à sa peau claire. Ce n'est pas le genre de teint qui court les rues à Cuba, et quand il est arrivé sur le sol britannique il a été assez surpris de la pâleur de certains anglais. Mais aujourd'hui il a tendance à trouver ça beaucoup plus joli qu'un teint mat comme on en voit naturellement chez lui, sans doute parce qu'à ses yeux ça reste quelque chose de rare comparé à ce qu'il a pu voir pendant vingt-sept ans. Ariadne compatit à la détresse des parents de Phinéas, sans nouvelles de leur fils depuis sept longues années. Elle dit ne pas pouvoir imaginer ce qu'ils ressentent et ce n'est pas plus mal, il ne lui souhaite vraiment pas de se retrouver un jour dans la même situation. Elle se soucie beaucoup des autres, et il apprécie ça chez elle. Il doute que la plupart de leurs camarades se soient mis une seule seconde à la place du couple en écoutant sa révélation, et d'un autre côté ils ne veulent pas être pris en pitié, il le sait. Ce sont des personnes fortes et dignes qui n'ont jamais cessé de croire qu'ils retrouveraient leur fils, et dont l'ultime recours a été de le contacter en espérant qu'enfin la vérité leur serait apportée. Il avait une sacrée responsabilité sur ses épaules Alvaro en intégrant ce jeu, les parents du candidat ont fait reposer tous leurs espoirs sur lui. Il a investi énormément de temps dans cette enquête, et pense ne plus devoir justifier le fait qu'il se soit peu investi dans la chasse aux secrets à côté. Clairement il avait d'autres priorités, et a fait son jeu dans l'ombre quitte à prendre le risque qu'on vienne pointer du doigt son manque d'investissement ensuite. Les autres ne pouvaient pas imaginer la quête qu'il menait en secret, ils ne voyaient rien de tout ça. La remarque d'Ariadne le fait légèrement grimacer. « Tu n'as pas moins d'importance que qui que ce soit. » il énonce calmement. Cette importance dont elle parle ne se mesure pas aux risques que telle personne va prendre en faisant son métier, pas pour lui en tout cas. « Tu n'es pas heureuse à la gestion de ton hôtel ? » Ce métier semble lui plaire, maintenant il a peut-être mal compris ou ressenti les choses. Alvaro adore ce qu'il fait, mais certains aspects du métier de détective ne sont parfois pas simples à gérer. Le fait d'être souvent en déplacement et d'être au final assez peu chez lui, le fait aussi de ne pas s'accorder de vacances ce qui rend ses visites à Cuba forcément compliquées. Sa coéquipière émet une théorie à laquelle il prête une oreille attentive. Phinéas ayant travaillé pour Scotland Yard, tout ce qui pourrait lier sa disparition à sa profession se devait évidemment d'être étudié. C'est loin d'être n'importe quoi ce qu'elle dit. « J'ai dû envisager cette piste au départ. Les prémices de mon enquête m'ont d'ailleurs mené à entrer directement en contact avec eux, mais je ne peux pas dire ce qui est ressorti de ces échanges. » Quand il a pris connaissance du dossier et découvert que le garçon officiait en tant que consultant à Scotland Yard, forcément il a dû s'intéresser à cette info en priorité avant d'étudier quoi que ce soit d'autre. La prise de contact n'a pas été simple, ou disons que les choses se sont un peu compliquées quand il a clairement fait savoir l'objet de son enquête. Les détails, il les réserve pour son rapport où il consignera tout ce qu'il a entrepris depuis le début de ses investigations. Son métier ne semble pas refroidir Ariadne, qui plaisante sur le fait qu'elle n'aurait pu l'être que s'il l'avait espionnée dans le cadre de son enquête. « J'ai bien tenté de mener l'enquête à ton sujet, mais par rapport à ton secret donc rien à voir. Et bon... de ce côté-là mes investigations n'ont pas été très concluantes. » il rétorque dans un rire franc. Ont-elles été plus concluantes du côté de son enquête officielle ? Il faut lui souhaiter, et surtout le souhaiter à la production puisque son job dans l'aventure consistait à recueillir de quoi les disculper dans cette affaire. « Mais quand on y pense j'aurais mérité d'être élu meilleur enquêteur, moi aussi. » il ajoute avec sérieux, un sourire au coin des lèvres. L'italienne a brillé dans la quête des secrets c'est un mérite qu'on ne lui retirera pas, mais lui a aussi été un enquêteur, dans l'ombre, certes. Il aurait pas pu faire gober ça à ses camarades avant la révélation de son secret, on se serait foutu de lui vu ce qu'il a prouvé au niveau des secrets. D'un autre côté s'il avait pris le temps de sérieusement se pencher dessus peut-être qu'il s'en serait bien sorti, on ne le saura jamais. Bon, Ariadne n'est pas en mesure de confirmer le fait que Chaim dort nu. Elle ne souhaite d'ailleurs pas savoir si c'est le cas, à l'occasion il se renseignera auprès du principal intéressé pour voir s'il a vu juste ou si son imagination s'est clairement emballée. Alvaro ne croit pas un seul instant que sa coéquipière acceptera son argent et pourtant il tient à le lui proposer, lui-même ne sait pas vraiment pourquoi. Au final il règle la question du chèque de l'italienne malgré lui puisque sa proposition fait prendre conscience à Ariadne qu'elle ne veut l'argent de personne. Le chèque s'envole donc en morceaux sous ses yeux, avant qu'il ne revienne à la charge avec une seconde proposition, formulée tout aussi sérieusement dans la rubrique de Soren. Il aimerait faire visiter Londres à Ariadne et ses enfants, ce pour quoi elle semble assez partante. « Vous pourrez même dormir à l'appartement, ce n'est pas la place qui manque. » il formule dans un fin sourire. Il vit seul dans un truc assez immense le cubain, encore aujourd'hui il s'interroge sur ce qui a pu le convaincre à l'époque d'investir dans aussi grand. Ariadne engage entre eux une certaine proximité à laquelle il répond, en passant l'une de ses mains dans le dos de celle-ci. Ce contact est pour lui naturel sur le moment, il ne se pose aucune question. Suite à sa presque bourde sur le prénom de son fils, il fait remarquer à sa coéquipière qu'ils n'ont pas encore abordé son secret. « Je pense qu'il y a matière à en parler, oui. » il l'informe dans un léger hochement de tête. Ariadne ne semble pas trop voir l'utilité d'un échange à ce sujet, mais Alvaro n'en aurait pas parlé si à son sens il n'y avait rien à en dire. Ce secret soulève même certaines interrogations chez lui, comme celle qu'elle puisse encore croire à l'amour, après tout ça. C'est le cas, Ariadne révèle y croire toujours avant de nuancer ses propos. D'après elle l'amour aurait plutôt tendance à l'éviter soigneusement, ou ne se présenterait pas sous la forme attendue. Il l'écoute avec attention tandis qu'elle poursuit, donnant raison à l'italienne sur un point. Elle aurait aujourd'hui peur d'être blessée à nouveau, et se protègerait derrière cette histoire de superstition pour ne pas connaitre une déception de plus. « Tes craintes sont légitimes. » il concède dans un premier temps. Si Ariadne est aujourd'hui un cœur à prendre avec un certain nombre de déceptions amoureuses derrière elle, c'est bien qu'elle n'a pas été gâtée au niveau de l'amour jusque là. Et il conçoit tout à fait qu'elle ait été blessée, plus d'une fois, il le ressent à vrai dire dans ce qu'elle dit et le lit aussi dans ses yeux. « Mais tu as peut-être encore de belles choses à vivre, sur le plan sentimental. » il ajoute dans l'esquisse d'un sourire, tandis que sa main remonte du dos de sa camarade jusqu'à l'épaule de celle-ci. Alvaro il a tendance à penser comme Georgie pour le coup, Ariadne aurait tort de se priver d'une belle histoire si elle devait se présenter. « Tu crois au destin ? » il l'interroge alors. Lui-même ne sait pas trop s'il y croit, disons que comme pour beaucoup d'autres choses il n'a pas d'avis arrêté sur la question. « Le tien était peut-être de passer par tout ça avant de vivre la plus belle histoire de ta vie. » C'est peut-être con ce qu'il dit, mais ça a peut-être plus de sens que ça n'y parait. Ariadne elle a contribué au bonheur d'un tas de personnes et sûrement un peu sacrifié le sien à côté pendant toutes ces années, mais la roue va peut-être enfin tourner. Les choses finissent toujours par évoluer dans un sens ou dans l'autre, elle peut pas être fatalement destinée à être dans cette situation toute sa vie, ce ne serait pas juste et les choses ne peuvent pas être aussi mal faites. « Ah ! Mystère résolu. » il remarque dans un rire quand Ariadne lui apprend avoir enfin découvert l'identité du moustachu de son indice. Il l'a vachement intrigué ce type, tout ça pour découvrir que c'est finalement un joueur de football français. Alvaro se couchera moins bête ce soir. « T'embête pas y'a de toute façon aucune chance que je le connaisse. » Il ne visualisera pas mieux qui est ce mec avec un nom tout simplement parce qu'il ne s’intéresse pas au football international le cubain, lui n'est qu'un petit supporter du club de Chelsea par adoption. « J'aurais préféré que l'Angleterre l'emporte. » il répond dans un haussement d'épaules. Si c'est vrai tant mieux pour les Français, mais une victoire anglaise aurait été beaucoup plus appréciable. Alvaro il se sent anglais alors qu'il n'a officiellement pas entrepris les démarches pour le devenir, dans son cœur en tout cas l'Angleterre est sa deuxième patrie. S'il avait dû supporter une équipe son choix se serait porté sur celle-là sans la moindre hésitation. « Ariadne ? » il laisse entendre en tournant sa tête vers elle, pour rencontrer son regard. « Tu as réfléchi à ce qui allait se passer une fois cette aventure terminée ? » Lui y réfléchit, depuis quelques temps. Il est déjà convenu qu'il revoit certains candidats, mais le sujet n'a pas encore été mis sur la table avec Ariadne. Au vu de leur lien tout le monde doit s'attendre à ce qu'ils se revoient, mais jusqu'ici rien n'a été formulé de tel d'un côté comme de l'autre. « Je veux dire, par rapport à nous. » il ajoute, bien décidé à se mouiller. Dans quelques jours elle rentrera à Bath tandis que lui retournera à Londres, c'est censé se passer comme ça et il a pas envie de la perdre de vue à ce moment-là. Il sait qu'il lui manquera au moins un peu s'ils sont amenés à ne plus se voir, elle l'a dit à Soren et il a par ailleurs dit la même chose, par rapport à elle. Mais il peut pas se contenter de savoir ça, aujourd'hui. « Je comprendrais qu'avoir été associée à moi toute l'aventure te donne envie de prendre tes distances, après celle-ci. » il reprend dans une légère grimace. Elle s'est retrouvée avec un prétendant que sa fille lui a choisi, tandis qu'il s'est retrouvé mêlé à cette histoire sans avoir rien demandé, non plus. Le cubain a plus d'une fois laissé entendre que la situation ne le gênait aucunement, c'est un truc qu'il a toujours prétendu parfaitement gérer. Bon, ça c'était pas hier quand même et depuis certaines choses ont peut-être évolué de son côté. Il sait pas où Ariadne en est et il aime pas vivre dans l'ignorance le cubain, alors il espère avoir des éléments de réponse ce soir en déviant ainsi leur conversation. Peut-être qu'il va se heurter à un mur et qu'elle survolera tout ça sans tellement lui permettre d'y voir plus clair, et peut-être aussi qu'il est plus chiant qu'autre chose avec ses questions et qu'elle a pas envie de se prendre la tête.

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MessageSujet: Re: (week 9, wed) motherland (+ alvaro)   Jeu 4 Oct - 16:56

Le compliment d'Alvaro sur son teint lui arracha un sourire alors qu'elle posa une main sur sa propre joue, un peu gênée. C'était plutôt l'inverse, d'ordinaire, et venant d'Alvaro, les compliments étaient toujours un poil plus flatteurs que lorsque cela venait de n'importe qui d'autre. Écouter Alvaro parler de son métier, de son enquête, lui faisait se remémorer les discussions avec Callum quant à son poste à la police londonienne. Ces soirs où elle s'inquiétait de ne pas revoir Jeremy rentrer à la maison lorsqu'il était envoyé sur un incendie. Ce sentiment mi-peur, mi-fierté de ce court moment de relation longue distance avec Stuart lorsqu'il avait été déployé en Afrique. Ces souvenirs et cette discussion lui faisaient prendre du recul face à sa propre occupation. Qu'elle aimait, et n'allait certainement pas arrêter du jour au lendemain, certes. « Oh, si, bien sûr, absolument. C'est juste parfois intéressant de mettre les choses en perspective, » répondit-elle avec un sourire. Elle ne cesserait pas de préparer ses scones ni d'accueillir les voyageurs avec le sourire. Elle était juste toujours extrêmement respectueuse de ceux qui mettaient leurs vies sur le fil pour aider les autres, peu importe de quel genre d'aide les autres avaient besoin. Alvaro avait en effet envisagé les pistes qu'elle mentionnait, et elle n'était pas surprise. Pas surprise non plus quand il affirmait ne pas pouvoir en parler. « Je sais bien, » souffla-t-elle. Elle était familière avec ces clauses déontologiques, c'était normal. Le candidat affirma avoir tenté de mener l'enquête à son sujet, sans succès, et elle eut un rire qui se perdit face à la mer. « Dieu sait si j'en ai semé, des indices. Je suis même surprise que tout ça ait tenu si longtemps. » Elle avait tellement parlé de sa situation avec tout le monde en essayant de ne pas trop en dire, et avait même tenté quelques petites références ci et là. Elle avait joué le jeu jusqu'au bout, et avait mis son secret en danger, parce que c'était tout de même le principe de l'émission. Entre ça et tous ces indices qui avaient plu sur les candidats, n'être débusquée que la veille de la demi-finale tenait tout de même d'un certain exploit. Alvaro laissa échapper une demi-plaisanterie quant au statut de meilleur enquêteur, qu'elle accueillit avec un large sourire. « J'espère bien. J'espère que tes clients seront satisfaits, même si ce n'est sans doute pas la conclusion qu'ils espèrent, » fit-elle alors. Les parents de ce garçon préfèreraient sans doute se dire que la production avait manigancé quelque chose plutôt que de rester dans le flou total, bien que ce soit une bonne chose pour les deux partis. Alvaro avait fait son travail avec assiduité et elle espérait que ce serait reconnu, quelle qu'en soit l'issue. Ariadne s'était trituré l'esprit quant au chèque donné par Livia pendant presque une semaine, mais sa décision était prise et elle ne pouvait plus faire de retour en arrière, alors que les morceaux de papier s'échouaient sur la surface de l'eau en contrebas. C'était ridicule d'accepter cet argent, comme c'était ridicule d'accepter l'argent proposé par Alvaro, elle se rendait compte maintenant que son dilemme n'en n'avait jamais été un. Alvaro finit par rectifier sa proposition pour quelque chose de plus raisonnable qu'elle accueillit avec plaisir, et il poussa même jusqu'à leur proposer de dormir chez lui, arrachant un petit rire à Ariadne. « Si tu n'as pas peur de voir arriver les deux monstres... » plaisanta-t-elle avec un sourire. C'était une drôle d'idée, mais qui ne lui déplaisait absolument pas. Venant se rapprocher du candidat, c'est dans un mouvement subtil et étrangement naturel que la main d'Alvaro vint se poser sur son épaule après avoir réduit l'écart entre eux deux. Peut-être en effet qu'elle avait encore des choses à vivre sentimentalement parlant. « Hmm. » Tout cela la laissait pensive. peut-être. Peut-être pas. Elle ne trouva rien d'intéressant à répondre à ça, alors que Alvaro évoquait alors le destin. Si elle y croyait. « C'est une bonne question. Je crois que oui, » souffla-t-elle. Elle croyait que rien n'arrivait au hasard, en tous cas. Que si elle avait eu ses enfants à ce moment-là, c'était qu'elle n'était pas supposée les avoir autrement. Que si elle n'avait ni fini au Conservatoire, ni dans la police, c'était aussi parce qu'elle n'était pas supposée y être. Alors peut-être que si rien n'avait marché jusque là, peut-être que c'était parce qu'elle n'était pas sensée finir sa vie avec aucun d'entre eux. « Peut-être, » finit-elle par répondre. Elle ne savait pas trop quoi répondre à ça - ou plutôt, elle savait parfaitement qu'il avait raison, mais elle avait encore peur de l'avouer. C'était le moment parfait pour détourner la conversation au sujet de ce sportif, qui ne semblait rien évoquer à Alvaro. Ariadne haussa les épaules à son tour. « Je suis plutôt rugby moi-même, » avoua-t-elle avec un petit rire. Le football, un peu moins. Sa Coupe du Monde à elle, elle avait lieu au Japon l'année prochaine. Laissant un silence s'installer, il fut brisé par la voix d'Alvaro soufflant son prénom. « Hmm ? » Le sujet avait été évoqué tellement de fois par des moyens détournés, par Livia plusieurs fois, par les candidats cherchant à débusquer un nouveau potin. Rien n'avait vraiment été pris au sérieux jusque là, et même elle avait survolé le sujet, par, elle le savait maintenant, peur pure et simple. Non, pour être honnête, elle n'y avait pas vraiment pensé, parce qu'elle n'avait pas vraiment pensé à grand chose, sur ce bateau. Elle n'avait même pas pris ses propres sentiments au sérieux, sous prétexte que ce n'était qu'un jeu, et qu'elle était là pour faire plaisir à Georgie. Tout comme Alvaro s'était bien dissimulé derrière ce prénom pour poser ses questions, régulièrement. Georgie avait été l'excuse parfaite pour nombre de choses, mais l'aventure touchait désormais à sa fin, et il était temps de parler sérieusement. Ariadne resta silencieuse, et lorsqu'Alvaro évoqua l'idée qu'elle voulait peut-être prendre ses distances, elle laissa échapper un rire. « C'est plutôt moi qui devrais dire ça. C'est ma fille qui t'a imposé tout ça, » corrigea-t-elle avec un sourire vers le candidat. Elle n'avait pas manqué de se confondre en excuses, et c'était étrange que la manière dont il tournait ça semblait inverser les rôles. Comme si lui s'était imposé à elle, et non l'inverse - en vérité, la "faute" était probablement un peu des deux côtés. « Est-ce que j'aurais accepté la visite de Londres si je voulais prendre mes distances ? » Encore une fois, cela semblait évident pour elle, mais peut-être qu'elle ne se rendait pas compte. Elle l'avait affirmé à plusieurs reprises durant ces rubriques destinées à faire remuer un peu les choses sur le bateau. Ariadne n'avait jamais vraiment caché tout ça, et ce depuis le début, lorsqu'elle s'était rendue compte qu'être non loin du candidat lui faisait se sentir comme une adolescente timide face au garçon populaire du lycée. Si ça n'avait été qu'anodin et superficiel au début, passer du temps en sa compagnie n'avaient fait que confirmer ça : Georgie avait tapé dans le mille, et semblait avoir réussi son coup, du moins pour Ariadne, à en juger par la proximité entre les deux candidats. A cette pensée, elle laissa échapper un rire, se passant les mains sur le visage, un peu nerveuse et amusée à la fois, un tantinet impressionnée. « Si j'avais pensé une seconde donner raison à Georgie quand j'ai accepté de venir ici... » Elle avait accepté de venir pour lui donner une dernière chance. C'était quitte ou double, même si elle n'y croyait pas vraiment et s'était dit qu'elle ne risquait pas grand chose, que ce serait juste quelques semaines de vacances. Et voilà qu'Ariadne était tombée directement dans ses filets, droit dans cette potentielle dernière chance, quoi qu'on en dise, que ce soit réciproque ou non. Ariadne eut un soupir, puis une inspiration, pour se tourner vers Alvaro, les mains sur son torse, le nez levé pour planter son regard dans celui du candidat, faisant faire un bond à son coeur en passant - une vraie adolescente, décidément. « Tu crois pouvoir me prouver que cette superstition est une idée ridicule ? » glissa-t-elle alors d'une petite voix un peu moins assurée que d'ordinaire, avec un sourire. Si son pressentiment était justifié, elle risquait bien d'en entendre parler pendant bien longtemps à la maison. S'il n'était pas... ce ne serait pas la première fois qu'elle rangerait sa fierté pour rentrer chez elle. Elle avait l'habitude.

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MessageSujet: Re: (week 9, wed) motherland (+ alvaro)   Ven 5 Oct - 9:20

Ariadne se plait à la gestion de son hôtel, c'est bien ce qu'il lui semblait et sa précédente remarque n'a donc pas été formulée pour dévaloriser son métier par rapport à ceux qui sont amenés à prendre des risques dans l'exercice du leur. C'était juste pour mettre les choses en perspective, comme elle dit. Il esquisse un sourire et hoche silencieusement la tête, comprenant où elle veut en venir. Alvaro suppose que la gestion d'un établissement peut se rapprocher en certains points de la gestion d'une entreprise, mais sa coéquipière a un mérite que lui n'a pas : elle mène de front son rôle de gérante et son rôle de mère au quotidien. Lui peut se vanter d'une belle réussite professionnelle mais sa vie personnelle a énormément pâti de ses ambitions passées. Ariadne ne prend peut-être pas de risques en faisant ce qu'elle fait, mais il a beaucoup d'admiration pour tout ce qu'elle investit dans son travail et auprès de ses enfants. Il ne l'a pourtant jamais vue à l’œuvre, mais peut facilement l'imaginer. Sa coéquipière lui fait part de ses pistes concernant la disparition de Phinéas, mettant l'accent sur son lien avec Scotland Yard et envisageant qu'il ne veuille peut-être simplement pas être retrouvé. Alvaro a évidemment dû étudier la piste d'une disparition volontaire au commencement de son enquête, bien avant qu'on ne l'ait orienté vers ce programme. Il a pris contact avec le siège de la police londonienne où officiait le candidat et a récolté des éléments qui lui ont permis d'orienter son enquête à partir de là. Aujourd'hui il ne peut pas révéler la moindre information, réservant ses trouvailles pour la justice britannique qui  pourra très prochainement se pencher sur son rapport – à condition qu'il s'y mette dès son retour, car rassembler autant d'éléments lui prendra un moment. Son enquête officielle le laisse sur un sentiment d'achevé plutôt satisfaisant puisque son but était de rester suffisamment longtemps en jeu pour en venir à bout. Il n'a en revanche pas fait ses preuves du côté des secrets, même s'il a bien tenté de trouver un lien entre les indices d'Ariadne puisque son secret l'intriguait tout particulièrement ce n'est guère surprenant. « Eh bien je suis passé à côté de l'évidence, alors. » il remarque dans un sourire amusé. Elle dit avoir semé une multitude d'indices, mais lui n'a visiblement pas su les saisir quand ils se sont présentés. Faut dire aussi que le cubain a eu l'esprit occupé par son enquête toute l'aventure, il réservait toutes ses capacités d'analyse pour celle-ci alors il avait peu de chances de briller à côté dans l'interprétation des indices de ses camarades – surtout ceux qui n'ont pas été communiqués officiellement comme tels. « C'est un peu frustrant, j'imagine, de perdre son secret la veille du prime des révélations après être parvenue à le conserver intact pendant deux mois. » Il ne pense pas qu'Ariadne l'ait vécu comme une libération parce que ce secret ne semblait pas peser lourd sur elle, alors qu'il peut assez bien imaginer que perdre son secret juste avant la validation des cagnottes doit faire assez mal au cœur. Il l'a sentie assez frustrée sur le moment de devoir le dévoiler dans ces conditions, et ça il peut tout à fait le comprendre. L'italienne a dominé la chasse aux secrets cette saison et n'a pas volé son prix de meilleure enquêtrice, mais en y repensant Alvaro se dit qu'il aurait pu mériter lui aussi une distinction de ce genre. Parce que bon, enquêteur ça a été sa fonction sur ce bateau pendant huit semaines, et il considère avoir pleinement rempli le rôle qu'on lui avait confié. Ariadne espère pour lui que ses clients seront satisfaits, même si d'après elle la conclusion de tout ça ne sera sans doute pas celle qu'ils espéraient. « Tu penses donc que mon enquête va permettre de disculper la production, pour toi l'objectif est atteint. » il laisse entendre dans un fin sourire d'une voix neutre, sans confirmer ou réfuter l'idée. Alvaro est parvenu à boucler son enquête, c'est la fierté qu'il tire de sa participation au programme mais le résultat de celle-ci n'est toutefois pas connu aujourd'hui. Sa mission était bel et bien de disculper la production, mais lui seul sait si ses investigations vont le permettre ou si celles-ci ont mis en lumière de quoi conclure à tout l'inverse. Il doit garder ça pour lui mais ses camarades sont parfaitement en droit d'y aller de leur hypothèse sur le sujet, de pronostiquer s'ils le souhaitent un verdict dans cette affaire. Lui ne pourra simplement pas leur donner tort, ou raison. Alvaro réitère face à sa coéquipière sa proposition de lui faire visiter Londres, ainsi qu'à Georgie et Tom. Il assume ce qu'il a pu dire à Soren puisque c'était sincère, et parce qu'il aimerait vraiment beaucoup leur faire découvrir la capitale. Il se dit même prêt à leur faire une place chez lui, ce qui ne manque pas de faire rire Ariadne et lui avec, du coup. « Oh, ne t'en fais pas. Je pense que je pourrais avoir un bon feeling avec ton adolescente, c'est en tout cas ce que nos échanges sur le réseau social m'ont laissé penser. Et j'ai un garçon à peu près de l'âge du tien, il me semble, alors je pense là aussi pouvoir gérer. » Alvaro adore les gosses de toute façon, peu importe leur âge. Il n'a peut-être plus l'occasion d'honorer pleinement son rôle de père mais cette fibre paternelle qui est née avec son fils reste profondément ancrée en lui. « Ce sont quand même tes enfants alors je pense que niveau éducation et comportement y'a vraiment pas à s’inquiéter. » il ajoute dans un sourire en coin. Il a zéro inquiétude par rapport à ça, et il sait déjà que Georgie a du répondant ce qui promet des échanges animés comme il les aime. « J'aimerais te présenter mon fils, moi aussi. » il ajoute en baissant légèrement la tête, tout en prenant un air grave. C'est une pensée à laquelle il se raccroche pas trop parce que les démarches qu'il pourrait décider d'entreprendre dans ce sens risquent d'être compliquées. En partant comme il l'a fait Alvaro a en quelque sorte renoncé à ses droits en tant que père et c'est la mère de son fils qui aujourd'hui détient l'intégralité des droits sur « Dario ». Les faire valoir ne sera pas simple, surtout à Cuba, il le sait. Il voudrait partager un peu de sa vie avec Ariadne et découvrir la sienne également, il ne sait pas si ce sera possible mais il a bien envie d'y croire. Il se sent bien avec elle, d'ailleurs cette proximité instaurée entre eux lui plait et il fait en sorte de l'avoir au plus près de lui à ce moment-là. Sa main ne remonte pas jusqu'à son épaule par hasard, il s'autorise un geste qu'il n'a jusqu'ici jamais osé entreprendre, comme si ce soir il n'y avait plus vraiment de barrière. Il ne cherche pas à influencer Ariadne et n'estime pas non plus être particulièrement bien placé pour la conseiller sur sa vie sentimentale. Seulement il est d'avis qu'une belle histoire l'attend peut-être, après ce parcours amoureux pour le moins chaotique. Il pourrait dire la même chose de lui Alvaro, il s'est fermé à ce niveau-là ces dernières années au point de trouver refuge dans son boulot plutôt que d'affronter son célibat. Il a été marqué par l'échec de sa précédente relation, qui était aussi son premier amour. Cette histoire s'est mal terminée et ça l'a un peu vacciné de l'amour, ça fait quatre ans qu'il est seul et il se ment consciemment à lui-même quand il prétend ne pas avoir besoin d'une présence à ses côtés. Son épanouissement personnel aujourd'hui ne tient qu'à son travail, alors peut-on vraiment dire du cubain qu'il est heureux dans la vie qu'il mène ? Si on lui posait la question, il saurait sûrement pas quoi répondre mais la vérité, au fond de lui, il la connait. Le destin d'Ariadne c'est peut-être bien d'être passée par tous ces échecs pour connaître la plus belle histoire de sa vie. Et son destin à lui, c'est peut-être d'avoir fait cette aventure pour réaliser qu'il ne veut plus de cette vie régie par son boulot et qu'il est enfin temps pour lui de s'occuper de sa vie personnelle. Alvaro il arrive à un stade où il a besoin de savoir où tout ça va les mener. Il se pose peut-être trop de questions, mais il peut plus nier que ce qui n'était qu'un jeu commence à prendre de sacrées proportions, de son côté. Il a endossé son rôle de prétendant en toute insouciance au départ, ça l'amusait qu'une adolescente ait pu miser sur lui il ne s'en est pas caché et il a pris les choses avec légèreté les premières semaines. Il s'est toujours dit qu'il avait le total contrôle de la situation, et si pendant un temps effectivement c'était le cas, il oserait plus trop s'avancer là-dessus aujourd'hui. Il envisage le fait qu'Ariadne puisse vouloir prendre ses distances de lui après l'aventure, c'est pas une idée plaisante mais il pourrait le comprendre. Elle lui fait remarquer que c'est sa fille qui lui a imposé tout ça, et que cette réflexion pourrait donc plutôt venir d'elle. « Je n'ai jamais subi cette situation tu le sais, j'aurais eu mille occasions de m'en défaire sinon. » Et il considère avoir même tout fait pour la faire perdurer, en développant un tel lien avec Ariadne tout en ayant eu connaissance des espérances de la fille de celle-ci. Il a pas joué avec les espoirs de Georgie, à aucun moment, et ne s'est jamais senti non plus contraint à entreprendre quoi que ce soit pour aller dans son sens. Il s'est mis aucune pression Alvaro, tout ce qui s'est forgé entre eux l'a été naturellement. Il a rien entrepris avec le désir de satisfaire l'adolescente ou avec la crainte de décevoir celle-ci, il a jamais raisonné comme ça. Ariadne lui fait très justement remarquer qu'elle n'aurait pas accepté sa proposition pour Londres si elle désirait prendre ses distances, et cette allusion le fait sourire. « Je suppose que non. » il rétorque d'une voix beaucoup moins assurée que d'ordinaire. Il sait plus trop où se mettre là le cubain, il sent le regard d'Ariadne posé sur lui et les mains de celles-ci sur son torse, et il en perdrait presque ses moyens sur le moment. Il se sent comme un gosse ressentant ses premiers émois, ça fait bien longtemps qu'il avait plus connu ça. Elle se dit prête à donner aujourd'hui raison à Georgie, et l'interprétation qu'il en fait dans sa tête y provoque un chantier pas possible. C'est mort, le contrôle il l'a plus là. « Ariadne... » C'est la seconde fois en l'espace de quelques minutes qu'il prononce son prénom, et cette fois il le souffle presque péniblement. Il lutte là Alvaro, il mène un combat contre un tas de trucs en lui qui veulent s'exprimer, un combat qui est probablement perdu d'avance, en fait. Ariadne lui porte le coup de grâce en lui demandant s'il pense pouvoir lui prouver que cette superstition n'a ni queue ni tête, et à partir de là il ne répond officiellement plus de rien. Il se perd dans son regard pendant plusieurs secondes, sans trop savoir ce qui justifie à son cœur de tambouriner de cette façon dans sa poitrine. Ses mains sur lui, ses yeux dans les siens, ou tout ça en même temps. Il se sent comme s'il était sur le point de faire un saut dans le vide, un saut qu'il a envie d'entreprendre mais qui le fait quand même bien flipper sur le coup. Il s'est de toute façon trop avancé pour pouvoir reculer, et n'a à présent pas d'autre choix que de plonger. Alors il se lance et envoie définitivement valser toute notion de contrôle pour fondre sur les lèvres d'Ariadne, en un baiser brut chargé de passion. Ses mains maintiennent dans un même temps son visage en douceur, de façon à la garder près de lui et à prolonger autant que possible le moment. Lorsque finalement leurs lèvres se détachent, il se perd à nouveau dans son regard, et formule d'une voix hésitante « Pardon. J'en avais trop envie. » Il réalise ce qu'il vient de faire, et se sent étrangement bien. Il vient de prendre un risque par rapport à leur relation puisque en fonction de la réaction d'Ariadne celle-ci n'évoluera pas de la même façon, mais faut croire que ça commençait à sérieusement le bouffer pour qu'il se sente à présent si allégé. « Tu me plais, vraiment. Il est temps que je te le dise et aussi temps que je me l'avoue. » il reprend dans un fin sourire, la laissant libre de se reculer si elle le souhaite. Il pense que ce qu'il vient de faire, puis d'avouer constitue une réponse à la question qu'elle lui a posée juste avant. Il sait pas s'il peut lui prouver quoi que ce soit, mais il aimerait au moins essayer. Ça le démangeait beaucoup trop, il n'aurait pas pu éviter ce qu'il vient de se passer parce qu'à force de tout contenir en lui eh bien ça a fini par déborder. Dans quelques jours une page se tournera, cette aventure sera derrière eux et il n'avait de toute façon pas envie de passer ses derniers jours sur le bateau à ne pas oser, à réfréner ses envies pour des raisons tout à fait stupides qui ne tiennent de toute façon plus. Il aurait certainement regretté tout ce qu'il n'aurait pas eu le courage de s'avouer et de faire, avant la sortie. Il s'en serait même voulu de la laisser filer en gardant tous ces trucs en lui, ça aurait été un coup à se faire du mal, et l'occasion était vraiment trop belle pour ne pas être saisie ce soir.

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MessageSujet: Re: (week 9, wed) motherland (+ alvaro)   Ven 5 Oct - 17:34

Sa révélation tardive avait laissé quelques indices qui n'avaient pas échappé à Alvaro quant à son réel sentiment derrière tout ça. Frustrée, elle l'avait été. Plus qu'elle n'avait voulu l'admettre, probablement parce que ça révélait par la même occasion à quel point elle s'était prise au jeu, bien plus qu'elle ne voulait l'accepter. « Un peu, oui. Ça ne me donnait pas vraiment le droit de demander quoi que ce soit à Livia, cela dit, » avoua-t-elle avec une moue un peu déçue. Elle n'était pas fière d'avoir fait cette requête, dans le feu de l'action et sur le coup de l'émotion et de sa propre déception, à sa camarade qui n'avait rien fait d'autre que jouer le jeu auquel ils participaient tous. Elle avait un peu cherché ce dilemme lié à ce chèque, au final. Si elle n'avait rien dit, Livia ne se serait sans doute pas sentie obligée de faire ce geste. Sa conclusion personnelle à l'enquête menée par Alvaro sembla le laisser soit sceptique, soit amusé - difficile de dire. Ariadne préféra préciser sa pensée. « Sur ce bateau, j'espère que c'est le cas. Parce que le voyage s'arrête bientôt, » ajouta-t-elle avec un sourire. La partie liée à l'émission était bientôt bouclée, ça ne voulait pas dire que les choses s'arrêtaient là. « Mais j'imagine que sans nouvelle piste sur ce Phineas, l'enquête ne prendra jamais réellement fin, n'est-ce pas ? » Que la production soit disculpée ou pas, ses parents, sa famille continuerait sans doute de chercher, et Alvaro y serait potentiellement impliqué, maintenant qu'il avait les pieds dedans. Sa décision était prise quant au chèque : elle ne pouvait physiquement pas l'accepter. C'était comme ça. Il lui avait fallu du temps pour s'en apercevoir, prendre du recul sur sa propre réaction purement émotionnelle, faire le point sur pourquoi elle était là, et ce qu'elle attendait du jeu. Comme l'avait dit Poppy, si elle venait à gagner, elle n'aurait plus vraiment de question à se poser, mais même sans ça, c'était hors de question. Alvaro remplaça sa ridicule proposition de lui donner sa cagnotte pour une visite de Londres, bien plus raisonnable, en profitant pour leur proposer de les héberger chez lui. Avant d'accepter quoi que ce soit, ce n'était que normal de le prévenir que si elle mettait les pieds à Londres, ce serait forcément accompagnée de ses enfants. Cela ne sembla pas affecter ou inquiéter le candidat le moins du monde, complimentant même l'éducation de Georgie et Tom. « C'est sans doute la chose dont laquelle je suis la plus fière, » avoua-t-elle avec un sourire. Elle était fière d'avoir élevé deux enfants gentils, intelligents et sociables, polis et respectueux. Elle n'était pas sûre d'elle sur beaucoup de choses, mais c'était définitivement en haut de la liste. L'évocation du fils d'Alvaro lui arracha un nouveau sourire. « Je serai ravie de faire sa connaissance, » souffla-t-elle avec un hochement de tête. En espérant qu'elle ne causerait pas d'incident diplomatique avec l'ex-compagne d'Alvaro - mais quand il s'agissait de parler de séparations et de gardes d'enfants, elle avait une sacrée expérience pour faire en sorte que les choses se passent bien. Alors qu'un léger silence s'installait, c'était comme naturellement qu'elle s'était rapprochée. Sans vraiment de raison particulière autre qu'elle était bien, là, la tête posée sur l'épaule du candidat. Sa présence était rassurante, elle l'avait toujours été, à vrai dire. Lorsqu'elle plaisanta une nouvelle fois sur la situation dans laquelle Georgie les avait poussés, c'était une réponse qu'elle avait déjà entendu qui résonna, lui arrachant un sourire. « Je sais, » souffla-t-elle. Si quelques semaines plus tôt, elle aurait insisté pour s'excuser une nouvelle fois, Ariadne avait décidé de simplement accepter le fait que sa présence, leur proximité, leur relation était voulue, et pas juste là pour faire plaisir à une adolescente devant sa télévision. Ariadne n'avait pas vraiment réfléchi à tout ça, non. Ou du moins, pas jusqu'à ce que d'autres commencent à lui poser des questions, déclenchant chez elle un processus qu'elle s'était efforcée de dissimuler en arrivant ici. Ce n'était qu'un jeu, une simple croisière ludique offerte par sa fille dans l'espoir qu'elle croiserait la route de quelqu'un, et elle n'avait jamais vraiment pris cette dernière partie au sérieux. Diable, elle n'avait vraiment rien pris au sérieux, mais là voilà, à déchirer un chèque de dix-sept mille livres, avant de finalement s'avouer que oui, elle avait aussi laissé les sentiments s'en mêler. Elle qui s'était promis que ce n'était plus pour elle. Prise directement dans les filets du plan élaboré par sa fille, qui n'avait sans doute pas choisi Alvaro par hasard, elle s'en rendait bien compte, maintenant. Ariadne était terrifiée. Terrifiée d'admettre qu'il lui plaisait terriblement, terrifiée à l'idée qu'elle se lançait encore une fois dans une nouvelle histoire qui se solderait sur la fin heureuse d'une seule moitié de l'équation. C'était peut-être trop demander à Alvaro, cette histoire de superstition. Dit comme ça, ça semblait probablement bien plus dramatique que ça ne l'était vraiment. Alors qu'un silence bref s'installait une fois sa question posée, son regard planté dans celui du candidat, la réponse sembla fuser de nulle part alors qu'Alvaro posait ses lèvres sur les siennes, ses mains sur ses joues dans un geste à la fois impulsif mais tendre, ne lui laissant nul moment de réagir. Si son coeur fit un bond de surprise alors qu'Alvaro initiait ce geste, c'est comme par réflexe, les yeux fermés, qu'elle se sentit monter sur la pointe de ses pieds en guise de réponse, une de ses mains venant se poser naturellement sur le visage de son camarade, aussi naturellement que l'avait été son rapprochement un peu plus tôt. Ariadne resta silencieuse pendant une seconde alors que leurs visages se séparaient, les joues rosies, clignant des yeux comme une adolescente confuse. « Je... » Là, maintenant, tout de suite, rien de bien intéressant ne lui traversait l'esprit. Deux ou trois plaisanteries, mais rien de très constructif - son cerveau d'adulte responsable et réfléchi avait cessé de fonctionner. Ariadne eut un rire à la fois nerveux et soulagé, avant de venir s'échouer contre le torse d'Alvaro, ses mains dans son dos et son front venant presque heurter le menton du jeune homme. « Je crois que si tu écoutes bien, on peut entendre ma fille hurler pour sa victoire, au loin, » souffla-t-elle, plaisanterie ponctuée d'un éclat de rire. L'une des choses stupides qui lui traversaient l'esprit, donc. Outre une remarque quant au fait qu'ils avaient probablement causé une vague de réactions sur le réseau social, là maintenant tout de suite. Ou alors une plaisanterie sur leur parcours, qui semblait sorti tout droit d'une comédie romantique ridicule. Le détective sous couverture, et la candidate arrivée là un peu par hasard, réunis à cause des plans de la fille adolescente de cette dernière. Ariadne leva le nez vers Alvaro avec un sourire pour déposer un baiser au coin de ses lèvres, avec un sourire. « C'est la première fois que j'embrasse un homme dont je ne connais même pas le prénom, » glissa-t-elle d'un ton amusé près de l'oreille de son camarade. Quelle que soit la situation. Elle n'avait jamais vraiment été le genre à aller draguer dans un bar, au vu de l'arrivée rapide de ses enfants et de son parcours. C'était juste un peu plus drôle dit comme ça. « J'espère que ça ne va pas t'attirer des ennuis. Au travail, je veux dire. Ce n'était pas exactement l'objectif de ta présence ici... » ajouta-t-elle plus sérieusement. S'il était envoyé pour son enquête, elle espérait juste que personne ne lui chercherait des noises pour avoir laissé les sentiments s'en mêler, même si, tout le monde le savait bien, ça n'avait entravé en rien son investigation sur le bateau.

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MessageSujet: Re: (week 9, wed) motherland (+ alvaro)   Sam 6 Oct - 5:39

Il se doute bien que perdre son secret dans ces conditions a dû laisser à Ariadne un arrière-goût amer, que ce doit être frustrant quand même la veille du prime où l'occasion leur était justement donnée de révéler celui-ci et dans un même temps de valider leur cagnotte. Elle ne méritait pas de tout perdre comme ça, après avoir su garder ce secret pendant deux mois. C'était un mauvais timing, parce qu'on ne peut pas non plus reprocher à l'italienne d'avoir honoré son titre de meilleure enquêtrice jusqu'au bout. Ariadne lui donne raison, ajoutant toutefois que ça ne lui donnait pas le droit de demander quoi que ce soit à Livia. « Tu as dit ça à chaud, c'est ta déception qui a parlé à ce moment-là. » il laisse entendre dans un fin sourire, en lui adressant un regard qui cherche à lui dire de ne pas s'en faire. La réaction qu'elle a eue peut certainement se comprendre, il refuse en tout cas de la juger alors que les siennes n'ont pas toujours été convenables sur ce bateau. Son enquête est bouclée, il n'a plus d'investigations à mener ici mais il se pourrait qu'il ne soit pas encore complètement en mesure de rendre son rapport. L'un des éléments qu'il a récolté pendant son séjour va en effet devoir être approfondi à l'extérieur, même si rien ne dit qu'il sera déterminant dans l'affaire étant donné qu'une conclusion assez évidente pointe le bout de son nez aujourd'hui. Alvaro sa mission c'était de disculper la production, mais aussi de permettre aux parents de Phinéas de connaitre la vérité quant à la disparition de leur fils. Pourra-t-il leur apporter les éléments de réponse dont ils ont tant besoin ? Il va en tout cas devoir s'entretenir avec eux à son retour, car il est normal qu'ils soient les premiers informés des résultats de son enquête. « J'ai promis à ses parents qu'ils connaitraient la vérité, je me dois de la leur apporter. » Ils ont fait appel à lui pour ça, pour savoir ce qu'il s'est passé il y a sept ans et il ne peut pas concevoir de laisser ce couple dans l'ignorance une année de plus. C'est son boulot et il n'a pas pour habitude de faire les choses à moitié, même s'il doit garder une distance professionnelle dans tout ça pour ne pas se laisser atteindre. La détresse de ces gens, la disparition de ce garçon, c'est une affaire avec une toile de fond pour le moins tragique mais il ne doit pas s'investir personnellement dans ses enquêtes Alvaro, dans la profession ça ne se fait pas. Quand il dit qu'il doit la vérité aux parents c'est le détective qui parle, pas l'homme, il n'est pas censé compatir ni quoi que ce soit d'autre. Le cubain réalise que sa proposition d'offrir sa cagnotte à Ariadne ne rime absolument à rien, quand celle-ci déchire le chèque de l'italienne sous ses yeux. Sa coéquipière a dû le prendre pour un fou, quand il s'est dit prêt à lui léguer tout le fric qu'il avait validé comme on distribuerait des bonbons dans la cour de récré. La déception d'Ariadne a déteint sur lui et il ne voulait pas qu'elle rentre chez elle avec presque rien en poche après avoir réalisé un tel parcours, c'est surtout ça. Mais c'était idiot, et il savait en le proposant qu'elle n'accepterait de toute façon pas. Il s'attendait vraiment à rien alors il a certainement raté une occasion de se taire, pour le coup. Sa proposition de faire visiter Londres à Ariadne et ses enfants tient toujours, par contre, et la perspective de voir débarquer Georgie et Tom chez lui ne l'effraye aucunement. Alvaro est lui-même père, et bien qu'il ne voit que rarement son fils il pense malgré tout pouvoir gérer un jeune garçon et une adolescente sous son toit. Et puis avec une mère comme elle il ne s'inquiète vraiment pas pour leur éducation, ce pour quoi Ariadne se dit d'ailleurs particulièrement fière. « Je suis sûr qu'il y a de quoi. » il souligne dans un hochement de tête approbateur. Il pourra véritablement en juger lorsqu'il aura rencontré les deux "monstres", espérant que l'occasion lui sera prochainement donnée. Il aimerait aussi présenter son fils à Ariadne, un jour, qu'en quelque sorte ils se partagent mutuellement cette partie-là de leurs vies. Ce sera moins simple pour lui de faire venir "Dario" à Londres, mais il désire de toute façon occuper une place plus importante dans la vie de celui-ci ce qui sous-entend revoir avec sa mère la question de sa garde et leurs droits respectifs. « Il ne fait pas ses sept ans, tu verras. » il reprend dans un léger sourire. Elle s'en rendra compte par elle-même si les présentations se font un jour, gardant pour lui les débuts de vie difficiles de son fils - ce dernier étant né micro-prématuré et connaissant un retard de croissance à cause de ça, un sujet qu'il n'a évoqué qu'une fois, brièvement. Cette proximité instaurée entre eux est nouvelle, mais elle ne semble pas pour autant sortir de nulle part. Ils devaient l'un et l'autre se retenir quelque peu depuis un moment, et le contexte de fin d'aventure ajouté à l'intimité qui leur est offerte sur ce pont ce soir doit aider à lâcher prise à ce niveau-là. Alvaro a longtemps fait une obsession du fait de garder le contrôle, sur absolument tout autour de lui. Quand il était en pleine enquête il n'était pas question de se disperser à côté, mais ça ne veut pas pour autant dire qu'il n'a pas senti, petit à petit, le piège se refermer sur lui. Les plans de Georgie l'ont longtemps amusé, c'est vrai, il s'est plu dans le rôle du prétendant officiel choisi par une adolescente et n'a jamais risqué d'entacher son image avec ça. C'était bon enfant, et comme il se persuadait de tout contrôler il ne craignait pas que ça puisse déraper. Il a cru maitriser le truc, et pendant un temps ça a été le cas. Puis à mesure qu'il a découvert Ariadne et que leur relation s'est développée, son intérêt pour elle s'est accru, jusqu'à causer un joyeux bordel dans sa tête. Et pas que là, vu la cadence à laquelle son cœur bat quand il peut la sentir contre lui. Alvaro il a fait le mec inatteignable et prétendu à qui voulait bien l'écouter que les sentiments et le jeu étaient incompatibles, mais il a évidemment prévenu personne que sa logique se cassait doucement la gueule, quand il l'a réalisé. C'était pas un truc avouable, et il était pas non plus prêt à affronter le fait d'avoir été touché en plein cœur. Sa fierté était pourtant assurée de morfler à partir de là, et ça n'a pas loupé. Les grands discours du début d'aventure semblent loin, et il ne pourra bientôt plus tromper personne. Il s'est fait avoir par ses sentiments comme beaucoup d'autres avant lui, et il arrive à un stade où le fait de se mentir à lui-même doit cesser. Ariadne est là, face à lui, il ne pourrait pas avoir de meilleure occasion que celle-ci pour briser son armure de glace et laisser sortir ce qui commence à vraiment peser lourd en lui. Plutôt que des mots pour exprimer ce qu'il ressent, il opte pour un geste spontané qu'il est tout bonnement incapable de réprimer lorsqu'il croise son regard et que ses mains se posent sur lui. Un truc se passe en lui à cet instant, il a plus de contrôle sur rien. Il part à la conquête de ses lèvres dans un élan libérateur, empreint malgré tout d'une grande douceur. Il a résisté tant qu'il a pu, mais ce n'est à présent plus possible car luter davantage en deviendrait douloureux. L'une des mains d'Ariadne vient se poser sur son visage tandis qu'il la sent s'élever pour répondre à ce baiser, et à ce moment-là il comprend que cette irrépressible envie était peut-être réciproque. Une fois détaché d'elle il trouve difficilement ses mots, et c'est sûrement le seul moment de toute l'aventure où il aura mis son assurance et sa fierté de côté. Le rire nerveux d'Ariadne est contagieux, lui-même a besoin de ça pour évacuer le coup de pression qu'il s'est mis juste avant de se lancer. Il se sent bien de l'avoir fait, et ça le soulage d'autant plus que la réaction d'Ariadne a été largement à la hauteur de ses attentes. Ce geste vient peut-être de s'avérer aussi libérateur pour l'un que pour l'autre, en fin de compte. La remarque de la belle brune lui arrache un rire franc, il ne doute pas en effet que sa fille va sauter au plafond quand elle découvrira ces images. « Tu vas en entendre parler quand tu vas rentrer, j'aimerais pas être à ta place. » il plaisante à son tour, alors que c'est sûrement bien ce qui attend Ariadne. Georgie ne passera pas à côté de l'occasion d'exprimer sa victoire devant sa mère au retour de celle-ci, il ne l'imagine pas avoir le succès modeste après s'être autant investie dans cette histoire. Il ferme les yeux en sentant les lèvres de sa camarade se déposer au coin des siennes, qui par réflexe s'étirent en un sourire béat qui doit lui donner un sacré air idiot. Il est le premier homme qu'elle embrasse dont elle ne connaisse pas le nom, pour le coup c'est original. « Tu me connais, moi, c'est l'essentiel. » il souffle à demi-voix tout en allant caresser sa joue. Son prénom n'est qu'un détail pour lui, mais il conçoit que ça puisse être à la fois amusant et un poil perturbant, de son côté à elle. Après deux mois de cohabitation et deux semaines passées dans la même cabine ils se connaissent plus que bien, et Georgie dira sans doute que c'était la suite logique à attendre de tout ça. Ariadne émet une réflexion par rapport à son travail, elle se soucie du fait qu'il puisse s'attirer des ennuis en ouvrant son cœur comme il vient de le faire. « T'es mignonne » il glisse dans un fin sourire avant de déposer un baiser sur le sommet de son front. Ça le touche qu'elle s'en inquiète, ça lui prouve beaucoup de choses à ce moment-là. « Mais ne t'en fais pas pour ça. Je suis mon propre patron, il n'y a personne au-dessus de moi et je n'ai pas de comptes à rendre à qui que ce soit. » Les seules personnes à qui il doit quelque chose ce sont les parents de Phinéas, et il n'imagine pas un instant qu'ils puissent lui reprocher de s'être égaré dans sa mission à quelques jours seulement de sa sortie. Sa mission qui, rappelons-le, est officiellement terminée  de toute façon. « J'ai fait ce que j'avais à faire ici, mon enquête est bouclée. À partir de là je me considère libre de choisir sur quelle note finir mon aventure. » S'il prend un risque par rapport à son métier c'est simplement dans la continuité de celui qu'il a pris en venant ici, il ne se compromettra pas plus en exposant ses sentiments au grand jour qu'en ne le faisant pas. « Je pouvais pas te laisser repartir à Bath et garder tout ça pour moi, j'aurais eu l'impression de laisser filer ma chance et par la même occasion de te perdre. J'espère du coup que ce ne sera pas le cas. » il lui avoue en la serrant contre lui, tout en passant une main dans ses cheveux mi-longs. Il aurait pas pu reprendre sa vie paisiblement ça c'est sûr, ça l'aurait beaucoup trop travaillé. Il sait pas où tout ça va les mener mais il espère avoir influencé l'après-Thrown Dice ce soir, en s'étant ouvert à elle de cette façon. Qu'ils ne vont pas tranquillement retourner à leur vie chacun de leur côté, comme si rien ne s'était passé. C'est justement pour éviter ça qu'il a sauté le pas, alors ce serait incroyablement frustrant d'obtenir le même résultat en ayant osé qu'en ayant rien fait du tout.

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He may play the Jack of diamonds - He may lay the Queen of spades

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(week 9, wed) motherland (+ alvaro)

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