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 Time to pretend. (mardi s1, 23h45)

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MessageSujet: Time to pretend. (mardi s1, 23h45)   Time to pretend. (mardi s1, 23h45) EmptyDim 31 Mar - 14:13

@niels

Assise au piano de la salle de musique, je me contente d'appuyer sur une même touche encore et encore, sans être foutue de reconnaître la note. Martin, c'est un putain de génie, enfin c'était un putain de génie avant qu'il décide d'arrêter de jouer. Personne a jamais compris ce qui c'était passé, mais au bout d'un moment, la seule personne pour qui il a encore accepté de s'asseoir devant un piano, c'était Jane. C'était la seule chose qui parvenait à la faire sourire à une époque, et je crois que c'est pour ça qu'il avait pas le cœur à lui dire non, Martin. Moi je me contentais d'observer de loin, de superviser, de sourire de les voir tous les deux. Il a pas eu une vie facile, Martin, mais personne n'a eu une vie facile, chez nous. Lui, il s'est tourné vers Dieu et c'est pour ça qu'il m'aime plus trop. Parce que Dieu, je l'emmerde. Mais on a ces raisons qui ne cesseront jamais de nous réunir et Jane, c'est la raison principale. Rien n'est plus important que Jane, d'ailleurs rien aussi important, tout simplement. Alors quand j'ai aperçu le piano, je me suis dit que j'allais lui jouer quelque chose pour lui dire que je pense toujours à elle, même si elle est loin, très loin. Je pensais pouvoir le faire, j'ai tant de fois observé Martin faire glisser ses mains sur le clavier, mais une fois assise, je dois bien me rendre à l'évidence. C'est quelque chose qu'ils partagent et dont je ne fais pas partie. Aussi, mon doigt retombe une dernière fois sur le fa sans s'en défaire, laissant la note se prolonger doucement dans la pièce. Mon attention est dispersée. Le son de l'instrument résonne dans mon corps jusqu'à faire frissonner mes os et pourtant, je capte le tic-tac régulier du métronome posé sur l'étagère, je capte les grincements des murs, ces bruits sans signification qui prennent une toute autre ampleur lorsqu'on est seul dans le silence, je capte même la porte qui se referme doucement dans mon dos. J'essaie de deviner au son des pas l'identité de l'intrus mais avant que je ne parvienne à mettre un visage sur l'aura qui auréole désormais la pièce, Niels se glisse dans mon champ de vision. Sans le regarder, j'esquisse un sourire et repose les mains sur le clavier du piano. Allez Tone, tu peux le faire espèce de nullarde, bouge-toi un peu le cul. C'est facile. C'est le truc le plus facile du monde, le genre que les gosses apprennent au niveau 1 de piano pour demeuré. Avec toute mon assurance, je me lance dans Twinkle twinkle little star, et encore, juste la main droite parce qu'il faut pas me demander de jouer deux mélodies différentes de chaque côté. ça dure à peine quelques dizaines de seconde, puis le son s'estompe à nouveau et le temps reprend son cours. « C'est tout ce que je sais faire » je rigole avant de hausser les épaules et de laisser tomber ma main sur le clavier dans un sploing de protestation. Bah. Je suis douée dans plein, plein d'autres trucs. Je suis pas faite pour la musique, je suis pas assez sophistiquée, pas assez torturée, pas assez cool. Je laisse ça aux vieux renois à qui ça rappelle des jours meilleurs. « Qui est parti, elle ou toi ? » je souffle sans transition en cherchant son regard. S'il y a bien une chose qui me motivera toujours à ne pas me marier, outre le fait que j'en ai pas envie, c'est le risque de finir misérablement divorcée à quarante ans.

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MessageSujet: Re: Time to pretend. (mardi s1, 23h45)   Time to pretend. (mardi s1, 23h45) EmptyLun 1 Avr - 1:40

L'une des choses qui différenciaient principalement Niels de sa sœur, c'était cette fibre artistique qui s'était développée en elle quand ils étaient jeunes et qui lui l'avait un peu laissé sur le bas-coté. Aussi loin qu'il s'en souvienne, il avait toujours été celui des deux qui aspirait à entreprendre, et qu'on avait poussé dans une voie qui en avait appelé à son coté combatif et rigoureux, là où elle avait toujours été plus sensible et capable de créer et d'étaler son imagination sur une feuille blanche ou les touches d'un instrument. Il étudiait l'urbanisme et le droit de l'immobilier lorsqu'elle s'essayait à l'architecture d'intérieur, et ça leur avait souvent inspiré des blagues dans lesquelles elle finissait par concevoir l'aménagement des immeubles et des pavillons qu'il avait fait construire. Chaque fois que ses yeux effleuraient un piano, c'est à elle qu'il pensait et à ce qu'elle avait fait pour lui à une époque où personne n'aurait pu en faire autant. Ils avaient toujours été tellement proches qu'elle avait été la première personne à avoir su qu'il voulait participer à cette aventure, parce qu'elle était celle qui ne l'avait jamais jugé et qui avait toujours compris, toujours voulu comprendre quand parfois c'était impossible pour les autres et y compris pour son ex-femme. Ce soir, il aurait probablement du rejoindre sa chambre depuis déjà un petit moment, mais au lieu de ça il avait convenu avec lui-même de se laisser le temps d'une halte dans le studio de musique. Juste quelques instants. Il pénétra ainsi dans la salle mais comprit sitôt entré que quelqu'un avait eu la même idée et que cette personne avait investi le piano. Ce n'était pas pour lui déplaire, d'une part parce qu'il avait ainsi l'impression qu'on lui offrait une excuse pour ne pas s'y asseoir, et d'autre part parce qu'il avait toujours aimé entendre les autres jouer. C'était un peu son problème, à Niels. Il préférait écouter les autres parler d'eux plutôt que d'être questionné sur sa vie, et c'est pour ça qu'il avait fait ce choix de reconversion quand il en avait eu assez d'un métier qui avait privé sa vie d'une partie de son sens. Et pour la musique et l'art en général c'était pareil depuis toujours, depuis qu'il avait vu sa sœur s'y essayer et qu'il s'était convaincu que c'était une chose qu'ils ne pourraient pas partager. S'approchant sans faire de bruit, il reconnut Tonia et ses cheveux blonds, que de dos il aurait presque pu confondre avec Judith et pourtant non, il n'avait pas douté. Le regard de la candidate croisa justement le sien, mais il ne le prit pas pour une invitation à engager la conversation alors qu'elle était encore entrain de jouer. S'ils ne parlaient pas, si lui se contentait de l'écouter, ça lui allait aussi. Alors il s'approcha du piano et s'y accouda tandis qu'elle finissait sur une note plus légère, dessinant sur ses lèvres un fin sourire. « J'ai acheté une veilleuse qui jouait la même mélodie un jour. Elle faisait des miracles, mais moi je la trouvais crispante. » Il souffla d'un air calme et pensif, comme si ce souvenir lui avait été tendu de la main même de Tonia. « Pourtant je me serais contenté de savoir la jouer. Si tu continues, tu pourras peut être nous réconcilier elle et moi. » Sa mine trahit le fait qu'il était un peu moins sérieux, mais c'était une façon comme une autre de lui dire qu'il avait aimé l'entendre jouer à son arrivée dans le studio et que ça ne lui déplairait pas qu'elle continue, puisque de toute façon il ne fallait pas compter sur lui. La question qu'elle lui posa ensuite le laissa silencieux une seconde parce qu'il ne s'attendait pas à ce qu'elle glisse immédiatement sur ce terrain, mais il garda la face. « Moi. » Pourtant un mot aussi simple lui avait presque arraché les glandes amygdales au passage. « La plupart des gens s'imaginent que c'est elle. » Et il ne les blâmait pas, il avait certainement la tête d'un type qu'on quittait un matin parce qu'on avait rencontré l'amour à un cours de yoga plutôt que celle du mari qui claque la porte avec sa valise, avec ou sans maîtresse. « Heureusement qu'il reste des Judith et des Pierpaolo pour faire rêver votre génération, pas vrai ? » Il reprit dans un rictus un peu amer et d'un ton qui se voulait plus léger qu'il ne l'était en réalité, songeant qu'au moins les plus jeunes garderaient peut être foi dans le mariage grâce à eux. « Mais pas toi, je me trompe ? » Il demanda au moment de retrouver son regard, repensant au ton de sa question.

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MessageSujet: Re: Time to pretend. (mardi s1, 23h45)   Time to pretend. (mardi s1, 23h45) EmptyLun 1 Avr - 22:08

Il a une drôle de tête, Niels, et surtout une drôle d'expression. Il a l'air d'être de ces gars qui te scrutent de loin, qui te font parler de tout et de rien mais qui sont jamais vraiment là. Un peu poussiéreux comme ça. Mais pas négativement, plutôt comme un bel objet qu'on ne touche pas parce qu'on a peur de le briser. Je ne sais pas exactement comment expliquer ce qu'il m'inspire mais en tout cas, ça m'étonne pas tant que ça qu'il soit thérapeute ou je ne sais plus quoi exactement. Il a bien une tête de psy. Et j'ai probablement pas du tout une tête de musicienne. Grosse blague de me voir assise là, même moi j'y crois pas une seconde. Alors j'abandonne bien vite mes airs mélodramatiques pour capter son regard et briser officiellement la glace. « Tu dors toujours avec une veilleuse, à ton âge ? » je me moque gentiment. Il doit avoir des gosses ou un truc comme ça. J'espère. Sinon je prends mes cliques et mes claques et je me barre d'ici, moi, parce que ça serait ultra glauque. Mais comme je sais qu'il est divorcé, je suis quasiment certaine d'avoir entendu qu'il est père. En même temps, les gens qui prennent la peine de se marier, c'est rarement pour rester à deux donc je m'aventure pas trop en disant ça. Du coup il a tellement dû l'entendre voire la chanter, cette mélodie, tu m'étonnes qu'il sature. « T'es plus branché rock'n'roll ? » je le taquine en écrasant ma paume sur le clavier dans un nouveau shploing étonnamment pas si non-musical que ça, alors que c'était précisément le but. Je suis mauvaise. Mais en même temps, le rock, c'est pas mon truc, chaque fois que j'essaie de faire l'effort d'en écouter, j'ai l'impression qu'on m'attrape et qu'on essaie de me noyer dans une époque révolue et poussiéreuse. Ceux qui aiment le rock pour de vrai, c'est pas les petits jeunes qui écoutent Arctic Monkeys et compagnie, c'est toujours ceux qui écoutent les vieux groupes qui sonnent bizarres et ces mecs-là, c'est comme s'ils avaient jamais vraiment vieilli. Ils sont toujours là, coincés dans les années septante ou quatre-vingt, sans évolution. Moi, je suis pas bien compliquée, j'aime bien le hip hop, j'aime bien la soul, le r&b des années 2000 et les bêtises qu'on écoute à la radio. Les trucs qui passent en soirée. Mais c'est pas assez intéressant pour que je m'attarde sur le sujet. Je sais pas d'où je la sors ma question mais quand j'y pense, elle est pas si hors de propos. Il évoque ses enfants de façon détournée, moi j'évoque sa femme de façon très claire. Lui. Ah ben ça je l'aurais pas deviné honnêtement, et il continue en faisant écho à ma surprise mentale que j'exprime seulement en inclinant doucement la tête comme un chat à l’affût. « Pourquoi ? » Pourquoi ils s'imaginent que c'est elle, pas pourquoi il l'a larguée, ça je m'en fous à la rigueur. Mais par contre ça m'intéresse que les gens le voient comme un mec misérable. Je devrais sans doute lui préciser qu'il est pas obligé de répondre à toutes mes questions à la con parce que j'ai pas de filtre et que s'il me laisser commencer, il m'arrêtera plus jamais, mais bon, il est assez grand pour le savoir et me mettre un refoule si je vais trop loin. J'écorche un rire amusé d'une seule note. Oui bien sûr, mon rêve c'est d'être la Judith de mon Pierpaolo. « Il faut bien des gens pour veiller à retarder la surpopulation de la planète » je réponds avec un sarcasme complice. Clairement, je suis pas dans ce délire-là. La vie de famille, la maternité, le couple. J'exclus pas la possibilité de me poser plus sérieusement avec quelqu'un un jour mais c'est pas une priorité et même si je le voulais, je trouve aucun candidat ou candidate valable. Quant à la vie de famille... je sais pas ce que c'est, donc aucun intérêt. « Renaissance à quarante ans. » je souffle à nouveau. C'est un concept. Vivre ta vie pendant quarante balais puis te réveiller brusquement comme si tout avait été un rêve et bam, brusquement, tu dois réapprendre à vivre. Tu dois retrouver un équilibre, un quotidien, une indépendance. Je plaisante, je joue les meufs au-dessus de tout ça mais ça doit être vachement compliqué de se reconstruire quand on a tout créé avec une seule et même personne. « Maintenant t'as les idées claires pour savoir exactement ce que tu veux faire de ta vie. Tu te sens plus heureux ? » Je m'accoude doucement sur le piano qui geint quelques notes tristes sur le coup et pose mon menton sur mes mains jointes. J'aime bien me mettre dans ses bottes. Devenir la psy. « A quoi elle ressemble ta vie ? » je demande d'un ton plus léger. Allez Niels, parle-moi de toi, maintenant. Tout simplement.

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MessageSujet: Re: Time to pretend. (mardi s1, 23h45)   Time to pretend. (mardi s1, 23h45) EmptyMar 2 Avr - 20:08

Cette histoire de veilleuse, ça pouvait porter à confusion quand on ne savait pas qu'il avait des enfants et sur ce point-là on ne pouvait pas dire que Niels soit précisément du genre loquace. Il avait toujours été plus pudique sur ça que sur le reste et il y avait des choses qu'il ne ressentait pas le besoin d'exposer à la face du monde ou qu'il préférait gérer à sa manière, un peu comme pour ne pas laisser les caméras violer complètement son intimité et sa vie maintenant qu'il était ici. La remarque de Tonia étira ses lèvres tandis qu'il la fixa du coin de l’œil. « Qu'est-ce qu'il a, mon âge ? » Il demanda d'un ton faussement incrédule, comme s'il ne voyait pas du tout pourquoi la plaisanterie était aussi facile et pourquoi elle revenait assez régulièrement depuis samedi. En réalité, il savait bien en arrivant ici que son âge risquait d'être régulièrement mentionné, comme un détail auquel il était difficile de ne pas penser quand on l'observait et qu'on tombait sur son look de trader avec quelques années de trop au compteur pour espérer se fondre complètement dans le paysage. « Surtout quand je conduis. Le reste du temps, j'apprécie le silence. Il y a des gens que ça angoisse, moi j'ai appris qu'il était parfois plus parlant que les mots. » Ça ne s'était pas fait en un jour, mais il avait développé une relation particulière avec le silence et s'était rendu compte que le monde s'y était déshabitué mais qu'il permettait de se retrouver et de se reconnecter à ce qu'il y avait d'essentiel. C'est pour ça qu'il préférait ouvrir la fenêtre qu'allumer la télé ou la radio quand il rentrait chez lui après une journée de travail, parce que seul ou pas ça n'avait aucun sens de chasser le silence comme un ennemi alors que la dernière chose dont il avait besoin quand il n'allait pas bien, c'était à ce qu'un bruit de fond lui prenne le chou. Et alors que Tonia l'interrogea sur son ex-femme, Niels confia être celui qui était parti. Il eut l'impression que ça la surprenait, comme ça surprenait la plupart des gens qui au départ ne connaissaient pas les détails de son mariage. « J'en sais rien, il faudrait leur demander. A cause des lunettes, peut être ? » Il souffla, baissant le regard et d'un ton faussement détaché, sans que ce soit tout à fait vrai parce qu'au fond de lui il avait bien quelques éléments de réponses qu'il ne se voyait simplement pas partager comme ça. Peut être un jour, quand ils se connaîtraient mieux et que ça lui demanderait moins d'efforts. La mention à Pierpaolo et Judith, elle, était il est vrai teintée d'un peu d'amertume sans que ce soit de leur faute, alors de son coté Tonia lui confirma ce qu'il pensait. « De toute façon, aujourd'hui les gens se marient de plus en plus tard. J'ai lu ça dans je ne sais plus quel article. » Il souffla, sachant bien que la question n'était sûrement pas là et n'ayant pas non plus envie de se faire le porte-parole du mariage quand le sien avait pris fin. « L'engagement te fait peur ? » Peut être, ou bien ce n'était pas aussi général et c'était le mariage le problème, mais généralement quand on ne voulait pas s'engager c'était parce qu'on sait que dans une certaine logique des choses, la question du mariage allait se présenter un jour ou l'autre, quelle que soit notre position sur le sujet. Tonia n'avait pas tout à fait tort quand elle parlait de renaissance et il hocha la tête comme pour dire que c'était ce qu'il avait eu l'impression de vivre, par moments, quand il avait du réapprendre à vivre seul. Et c'avait presque été la partie la plus facile. « Plus heureux sur plusieurs plans, oui. Mais ma plus grosse crainte c'est toujours que mes patients me demandent la recette du vrai bonheur et me posent une colle. » Il relâcha les épaules et se surprit à laisser son index se déposer sur une touche pour émettre un son grave qui collait assez avec la fatalité derrière cet aveu. Sa vie était peut être moins compliquée qu'à une époque, mais il ne mêlait jamais son vécu à ses consultations parce qu'il avait beaucoup plus de mal à répondre à ses problématiques qu'à celles des autres. « Ma vie est plutôt solitaire. J'ai emménagé en centre-ville pour me forcer à sortir, mais je vois moins de monde depuis mon divorce parce que les gens se sentent toujours obligés de choisir un camp. Je suis parfois maniaque, et un piètre écologiste qui fume, qui conduit et qui mange de la viande. Heureusement que mon boulot sauve ma conscience. » Il afficha un rictus amusé. Ça, c'était pour la version courte et parce que c'était plus simple de commencer par là, quand il aurait tout aussi bien pu dire que sa vie était différente de celle qu'il vivait il y a encore quelques années. « Et la tienne ? Pour l'instant je sais surtout que tu es mélomane. » Il  lui lança un regard moqueur mais complice, en vérité réellement curieux d'en apprendre un peu plus à son sujet.

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MessageSujet: Re: Time to pretend. (mardi s1, 23h45)   Time to pretend. (mardi s1, 23h45) EmptyJeu 4 Avr - 21:04

On a du l'emmerder quelques fois avec ses quoi, quarante ans ? depuis le début du jeu. C'est pas commun pour un homme de son âge de venir batifoler dans une émission aussi généralement orientée pour les jeunes. Les gens doivent se demander ce qu'il fout là, ce qu'il veut compenser ou s'il veut juste pécho de la gamine. Je sais pas si j'assumerais, à quarante piges, alors que je suis supposée avoir ma vie en main et tout le bordel, de venir ici. Quelque part, il est courageux de le faire. « Il est sexy, ton âge. » je réplique tranquillement. C'est vrai, moi j'ai toujours dit que les mecs, en-dessous d'un certain âge, ils sont pas super utiles. Ils ont leur intérêt pour certaines choses, bien sûr, genre le copinage et les délires à la con, mais point de vue relation et cul, c'est tout de suite plus limité. Les gamins, c'est vite relou, c'est aussi pour ça que je suis vite passée à des types plus vieux, même quand j'étais ado. Faut pas leur en demander trop. Genre te faire jouir par exemple. « Bah, ils savent jamais rien les autres. » je souris. Ne t'inquiète pas, Niels, c'est ton avis à toi qui m'intéresse, ce que les autres en pensent je m'en fiche. Je vais pas aller fouiner, t'en fais pas. Et je vais pas t'embêter plus, non plus. S'il est psy ou un truc du genre, il doit être plus habitué à écouter les gens raconter leur vie que l'inverse. Comme on dit, les cordonniers sont les plus mal chaussés. ça m'étonnerait pas qu'il parle jamais de ses problèmes, Niels. Qu'il soit plutôt secret, qu'il se cache parfois derrière de l'humour, même. C'est pas grave, je les aime bien, ceux-là. ça me donne envie de creuser par simple esprit de contradiction, parce que j'suis relou quand je m'y mets et que je me trouve une cible. Là, par exemple, je sens qu'il est pas à son aise, en parlant de son ex, de Judith et Pierpaolo et de leur bonheur dégoulinant. « Oh non, pas spécialement. En fait, je suis même plutôt le genre à m'engager sur un coup de tête, à prendre l'avion jusqu'à Las Vegas et me marier avec le premier venu si on m'y met au défi. Mais dans ma tête c'est moins facile » je dis en tapotant ma tempe du bout du doigt. « Je sais pas si je pourrais vraiment aimer quelqu'un à ce point un jour. Superficiellement oui, j'ai aimé des tas de personnes, je pourrais tuer pour certaines, mais dans le fond, je m'en fous. Les gens m'intéressent pas assez. » C'est pas le genre de trucs que tu racontes à un quasi inconnu, en général, mais j'ai jamais été pudique. Je suis un livre ouvert. Même si parfois, je vais pas spontanément raconter ma vie (et encore), si tu commences à me poser des questions ou à me lancer sur un sujet, tu sauras rapidement tout ce qu'il y a à savoir, du prénom de ma grand-mère à la longueur de mon frifri. « Je sais, je sais : je trouverai un jour la bonne personne qui changera tout » j'ironise en anticipant ce que n'importe qui me dirait dans cette situation. En fait j'espère surtout que Niels n'est pas aussi prévisible. Et ennuyeux. ça serait un peu décevant. Ouais, je crois que je serais un peu déçue alors que dans ce genre de conversation, je suis la première à sortir des réponses bateaux parce que je sais pas quoi dire, comme avec Barto. De toute façon, tout ce que je lui raconte, c'est pas un problème. Je le vis pas mal, je l'ai jamais vécu mal. Je suis juste profondément auto-centrée. C'est comme ça que je fonctionne et comme ça que je vis. Peut-être que d'ici vingt ou trente piges, que tout le monde sera casé, parent,et que je serai la seule à ne pas avoir de vie, je serai misérable, pitoyable et à deux doigts du suicide mais chaque chose en son temps et ce problème se posera pas avant longtemps. Je l'observe un instant, Niels, avec ses lunettes et son air de littéraire mélancolique. Je me demande bien ce qui a pu le motiver à une telle reconversion. Enfin je sais pas ce qu'il faisait avant mais j'ai cru comprendre qu'il s'était réorienté dans le psy et tout ça. Après son divorce, il avait pas de gosse dont s'occuper du coup il gère des adultes en dépression. Un peu hardcore comme substitut. « Alicia Keys et une bonne bière. Tu peux leur dire ça à tes patients. » je rigole, pas sérieuse. Faut être con pour poser cette question à son psy en s'imaginant qu'il va pouvoir vous répondre. C'est tellement... pas réel comme idée. Tout le monde aura une notion de bonheur différente, alors forcément, il n'y a pas de recette magique. Si c'était aussi simple, on n'en serait pas là. Puis je me tais et je l'écoute. Juste j'écoute. Autant sa voix que la note qu'il tire du piano presque comme une lamentation. Franchement, je suis pas si sûr qu'il soit si heureux que ça mais bon. « Donc t'as trouvé le bon filon pour m'abandonner en enfer. » je fais mine de m'insurger. Ben ouais, il a trouvé comment se racheter une conduite alors que mon aller simple pour la damnation éternelle est quasiment inexorable. Pour le coup, j'ai rien d'une écolo, je fume, je conduis, je mange de la viande, je bois en canette et en bouteille, je jette pas mes papiers par terre faut pas exagérer mais j'ai pas vraiment de conscience pour tout ça. En fait, tout ce qui est plus grand que moi a tendance à me passer au-dessus de la tête. J'ai pas de place dans la tête pour tout ça. Je ne vois que l'ici et maintenant. « C'est pas grave, Satan est bien plus marrant que dieu. » je minaude en m'amusant. Bon, dans mon petit théâtre mental et dans ma version de la vie, ni l'un ni l'autre existe mais ça me fait quand même rire de les invoquer à tout va. Surtout aux USA où les gens sont aussi cathos que des prêtres pédophiles. N'empêche qu'il a une drôle de vie, Niels. Le genre que de plus en plus de quadra et quinqua doivent avoir, à notre époque, puisque le divorce se démocratise toujours un peu plus. En attendant, je décide que je l'aime bien, donc j'accepte de raconter ma vie encore un peu plus. « Hm, je viens de Flint, dans le Michigan, j'ai grandi là-bas et c'est tout ce que j'ai toujours connu. Ma vie c'est un peu étrange parce qu'elle est jamais stable, je change très souvent de boulot et j'adore rencontrer des nouvelles personnes du coup, mes potes sont aussi souvent de passage. Je bois trop, je sors trop, je pense jamais à l'avenir ni au passé. Tu vois, rien d'exceptionnel. » je balaie tout ça d'un geste nonchalant de la main. Je suis une meuf comme on en trouve des millions aux Etats-Unis et sans doute ailleurs, aussi. Le cliché de la pétasse blonde aux yeux bleus écervelée, qui pense jamais à rien. ça m'amuse, ce cliché un peu débile, j'aime bien en jouer au début parce que ça me donne l'impression d'avoir un coup d'avance. Pour le reste, je me contente de mettre un pas devant l'autre, encore et encore. « Si on n'avait pas été ici, on se serait sûrement jamais parlé dans la vie de tous les jours » je pense tout haut. C'est vrai, on n'a rien à voir lui et moi, nos points communs, s'ils existent, ils doivent être bien cachés ou existentiels. alors je trouve ça fascinant qu'on soit quand même là, tous les deux.

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MessageSujet: Re: Time to pretend. (mardi s1, 23h45)   Time to pretend. (mardi s1, 23h45) EmptySam 6 Avr - 5:42

Niels eut une seconde de flottement accompagnée d'un léger sourire à la remarque de Tonia, qui n'était pas vraiment celle qu'il attendait en lui posant cette question presque rhétorique et à laquelle elle aurait pu ne pas prêter attention, mais était forcément flatteuse à l'oreille d'un homme qui n'avait pas l'habitude qu'on évoque son âge de cette façon. C'était la première fois que ses quarante ans étaient qualifiés de sexy et ça lui faisait un peu l'effet d'une cure de jouvence, à lui qui plaisantait parfois sur le fait que la jeunesse était un état d'esprit avant d'être une étape dans la vie d'un homme et qu'avoir quarante ans ne signifiait pas qu'elle était complètement passée. Il resta silencieux à défaut de savoir comment répondre à ça et lui lança un regard suffisamment parlant, celui du type qui trouvait ça agréable, avant de se surprendre lui-même à parler du silence comme d'un ami. Et c'était un peu vrai, il avait eu du mal à se réhabituer à vivre seul après son divorce mais le fait de pouvoir plonger dans un grand bain silencieux en rentrant du boulot ou d'ailleurs avait parfois aidé. « Et toi ? Qu'est-ce que tu en penses ? » Il demanda au moment où Tonia souligna que les autres ne savaient rien et parce que si elle accordait plus d'importance à ce que lui en pensait, c'était aussi son cas. Le silence, ami ou ennemi ? Les autres avaient peut être tort de vouloir se réfugier à tout prix dans le vacarme d'une télévision ou d'une chaîne hi-fi, mais aujourd'hui les gens étaient comme ça, comme angoissés à l'idée de se retrouver seuls avec leurs pensées. Niels n'avait pas toujours aimé ça lui non plus, mais depuis quelques années il aidait les autres à se retrouver et ça l'avait aussi aidé lui-même, bien qu'il s'avoue souvent avoir encore du chemin à parcourir. Il s'en rendait compte quand il était question du bonheur des autres, Judith et Pierpaolo représentant une sorte d'entité qui venait le narguer et lui rappeler que ses choix dans la vie n'avaient pas toujours été les bons. Pas sûr qu'il arrive alors à rendre le mariage plus attirant aux yeux de Tonia, ce qui n'était pas dans ses intentions parce qu'il était bien trop lucide. Mais son point de vue le rendait curieux et il comprit à son explication que ce n'était pas une peur de l'engagement comme il l'avait d'abord suspecté. Et sa façon d'anticiper une chute dans laquelle il lui dirait que tout pourrait changer avec la bonne personne étira ses lèvres dans un sourire amusé. « A vrai dire, on vit à une époque où la plupart des gens pensent que l'amour est une condition sine qua non du bonheur, parce qu'il rassure et qu'au fond personne n'a vraiment envie de finir seul avec l'angoisse que ça représente. C'est l'urgence qu'ils attribuent à l'amour qui les pousse à se jeter sans parachute dans les histoires qu'ils construisent, parfois un peu trop tôt et avant d'être vraiment prêts à accepter quelqu'un dans leur vie. » Il l'observait souvent quand des patients venaient le trouver avec une souffrance réelle due à une désillusion amoureuse et qu'il comprenait qu'à vouloir tant aimer et être aimé ils ne prenaient même plus la peine de s'écouter et de se protéger. « Toi, tu ne t'engages jamais complètement parce que tu n'es pas forcément prête à plus. Tu ne te prends pas la tête, tu sais que tu peux vivre seule, aimer mais conserver ton instinct de protection, et je suis quasiment sûr que tant que ce sera ce que tu veux et ce qui te correspond, tu ne viendras pas toquer à la porte de mon cabinet avec le besoin de lâcher tout ce que tu as sur le cœur. » Son sourire s'étira légèrement tandis qu'il s'appuya un peu plus sur le piano et quitta son regard pour réfléchir une seconde. « C'est pas impossible qu'un jour quelqu'un te donne envie de plus, mais c'est pas impossible non plus que tu finisses par te rendre compte que c'est très bien comme ça. » Que ça la rendait plus heureuse que de courir après l'idée que quelqu'un quelque part détenait la clé de son bonheur personnel. Il ne le lui disait pas, mais une partie de lui lui souhaitait de faire cette rencontre parce que la vie n'était déjà pas toujours drôle quand on était à deux, mais l'important c'est qu'un jour elle saurait. « Je pense qu'on peut dire que le type divorcé assis à coté de toi n'a pas vraiment de conseil à te donner, mais j'en ai quand même un : ne te précipite pas, mais ne te ferme pas non plus. En attendant, profite. » Et retrouvant son regard, après un sourire un peu plus discret et mélancolique, il termina. « J'ai été heureux avec mon ex-femme. » Et c'était peu de le dire, même si tout n'avait pas été simple et que la fin avait pu par moment entacher ce qu'ils avaient vécu de plus beau ensemble, il n'effacerait tout ça pour rien au monde et même si ça lui éviterait de se torturer avec certaines choses. La vie tout seul quand on avait connu le bonheur auprès de quelqu'un pendant si longtemps, c'était une sacrée claque dans la figure qui revenait chaque matin pour se rappeler à nous et c'est pour ça qu'il ne pouvait ni se faire le défenseur suprême de l'amour, ni le jeter au feu comme si tout ça ne comptait pas. Quant à la recette du bonheur, non seulement il ne la connaissait pas mais en plus il l'avait toujours vu comme un concept abstrait qui ne pouvait ni se transmettre, ni s'étudier, ni être saisi. « Je leur dirai. » Il souffla d'un ton léger en lui lançant un regard faussement sérieux, pas certain que lui-même trouverait du réconfort dans ce mélange, mais il faut dire qu'il ne buvait pas et n'était pas très mélomane non plus. Sa vie, elle, ressemblait finalement à celle d'un quadra divorcé type avec son lot de défauts, sa solitude et sa bagnole un peu tape-à-l’œil qui dénotait avec le reste. « Ou alors c'est une tentative désespérée pour sauver mon âme parce que je sais qu'on m'y attend de pied ferme avec un comité d'accueil. » Sa mine devint plus difficile à traduire et son regard faussement énigmatique, parce qu'il s'était peut être marié à l'église mais qu'enfer ou paradis n'était pas une question qui le taraudait à longueur de journée ou à laquelle il tentait de changer quoi que ce soit. Il savait que sa vie n'était pas qu'un enchaînement de bonnes décisions, qu'il n'était pas toujours assez avenant avec son prochain et que le réchauffement climatique ne se porterait pas plus mal le jour où il disparaîtrait, mais quand il essayait de réparer ses erreurs, c'était pour cette vie-ci et pas pour ce qui l'attendait hypothétiquement après. Et puis Tonia n'avait pas tort, quitte à rester auprès de quelqu'un pour l'éternité, autant qu'il ait un peu d'humour, même noir. Finalement, porté par la même curiosité, il lui demanda à son tour comment était sa vie et comprit qu'à ses yeux non plus son quotidien n'avait rien d'exceptionnel, tandis qu'il n'était pas d'accord. « C'est la première fois que tu te retrouves aussi loin de chez toi ? » Il demanda en se mettant dans la tête de quelqu'un qui aurait presque toujours connu le même endroit, peut être pas énormément voyagé et qui tout à coup se retrouverait à l'autre bout du monde, à deux pas du désert. Sa prochaine remarque dessina un sourire plus paisible sur ses lèvres, parce qu'elle avait raison. « C'est vrai, et maintenant que j'y pense j'aurais pu rester le seul de nous deux à connaître le nom de l'autre. » Et son visage, puisqu'il voulait parler du moment où Tonia avait été annoncée comme la première candidate sélectionnée, et où il avait su qui elle était bien avant qu'elle ait l'occasion de savoir qu'il existait un Niels quelque part, quarante ans au compteur, sur le point d'intégrer l'aventure et de faire sa connaissance. « Finalement, on est comme tu nous imaginais ? » Il supposait qu'avec Jhoan ils avaient du parfois tenter d'imaginer ceux qui les rejoindraient, et ça l'intéressait de savoir si Tonia avait été surprise, en bien, en mal, quand elle avait su.

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MessageSujet: Re: Time to pretend. (mardi s1, 23h45)   Time to pretend. (mardi s1, 23h45) EmptyMar 9 Avr - 15:11

Niels, je vois une drôle de lueur dans ses yeux et son sourire parle à sa place. C'est trop mignon, ça fait un peu quadra divorcé loseur et ça me plait bien. Ils sont toujours intéressants ces mecs-là, parce que parfois, ils ont beaucoup trop de recul sur leur ancienne vie, et parfois, ils en ont pas du tout. Dans un cas comme dans l'autre, le discours qu'ils peuvent avoir est fascinant. Ils ont plein de choses à dire, à exprimer, à partager, ils repassent leur vie en boucle pour voir là où ça a merdé et parfois ils se trouvent l'opportunité de leur vie qu'ils ont ratée quand ils ont fait la passe à un gosse plutôt qu'un autre dans une partie de foot. Et Niels, il doit y avoir pensé pas mal, à sa vie, à ce qu'elle était et ce qu'elle est maintenant. Ou peut-être que c'est pour ça qu'il s'est réorienté comme psy bizarre. Pour pas avoir à penser à soi. Le genre qui s'anime une fois au travail qui se transforme en fantôme une fois qu'il rentre chez lui parce qu'il pense que sa vie est terminée et déjà derrière lui. Et moi, bizarrement, ça me touche un peu tout ça. C'est le genre de vie qui m'effraie quand j'y pense et me retrouver face à un Niels, c'est comme affronter sa peur de vide ou des araignées. Enfin plus ou moins. Parce qu'au fond, je le connais pas vraiment et j'me fais des plans sur la comète comme si je savais exactement tout ce qu'il avait en tête. En réalité, c'est peut-être aussi parce que j'espère trouver plus chez lui. Bien plus qu'une vie ratée et c'est comme ça que je me plais à le voir sous ses traits un peu distants : la promesse d'un avenir amical. « Oh moi je ne suis pas encore aussi sage que toi, j'ai encore beaucoup de mal à supporter le silence. » C'est drôle parce que j'ai déjà beaucoup pensé à tout ça hier, en parlant avec Barto. A croire que je suis là en thérapie pour apprendre à fermer ma gueule et à aimer ça. « Sauf si c'est moi qui l'impose » je précise avec un petit sourire coquin. C'est comme ça pour des tas et des tas de situations. ça me gonfle sauf si c'est moi qui en suis à l'origine. En fait, j'ai horreur qu'un me jette dans un état sans que j'en sois maître. Y'a rien dans ma vie dont je ne veux pas être la patronne. On ne dirait pas comme ça, parce que j'ai toujours l'air de me laisser porter par le courant et ce n'est pas faux non plus. Je ne suis pas une control freak comme Kenza la survivante, à vrai dire j'ai plutôt tendance à laisser couler. Par rapport à moi, j'ai pas cette notion de contrôle. C'est par rapport aux autres qu'elle apparaît. Le truc, c'est que je veux choisir. En toute circonstance. Je sais pas si ça peut être lié avec la vision que j'ai de l'amour et la place que je lui réserve dans ma vie et dans mon futur. L'existence à deux, ça n'a jamais été mon truc. Il y a toujours eu moi et les autres. Ou moi au milieu des autres. Ou moi avec les autres. Y'a jamais eu de nous dans ma vie. Même ma famille, pour moi, fait partie des autres et n'a jamais aidé à constituer un nous. « D'accord » je souffle malgré tout en hochant la tête après un instant à l'observer. Tout ce qu'il dit, il y a du vrai dedans, mais que mais il y en a. Le reste, c'est juste de l'inconnu, du flou. J'y réfléchis pas tellement en réalité, c'est surtout ça. Les gens ont peur de finir seul parce qu'ils pensent trop à l'avenir, ils se voient déjà dans trente ans, sans personne, sans gosse, puis quitter le monde sans laisser de trace. Des fois je me demande si c'est vraiment par amour qu'on a des gosses, ou juste par besoin d'avoir une part de soi toujours en vie. Mais bon, je ne suis pas fermée à l'idée de rencontrer cette personne si spéciale qui bouleversera tout et fera tourner le monde dans l'autre sens. Pour l'instant, ce qui s'en rapproche le plus c'est Jane. C'est la forme la plus pure d'amour dont je sois capable. C'est pour elle. « T'as déjà remarqué des schémas ? Je veux dire, j'ai toujours aimé croire et affirmer que ce que je suis devenue n'a rien à voir avec là d'où je viens et la pauvreté de mes parents, que tu es plus que tout ça et que ma vie doit pas être lue à travers un contexte que j'ai pas choisi, mais la vérité, c'est que j'ai jamais vraiment vu de véritable amour et toutes ces bêtises. » ça fait un bail que mes parents s'aiment plus hein, ils peuvent dire ce qu'ils veulent, je le sais depuis que je suis gosse. Ils sont ensemble par habitude, facilité, peur, intérêt. Parce que c'est comme ça. Mais je le vois bien, qu'il n'y a plus rien. Ils ont tous les deux trouver un remplaçant, qu'ils aiment plus que l'autre, qu'ils aiment plus qu'eux-mêmes : la bouteille. L'alcool. « Je connais pas un seul couple qui soit pas divorcé ou toujours ensemble mais seulement pour les allocs. » C'est peut-être symptomatique de mon quartier, j'en sais rien. Peut-être que dans d'autres voisinages, d'autres villes, d'autres pays, les gens s'aiment d'amour. Les gens restent ensemble, passent leur vie côte à côte. « Mais toi, c'est le genre de ressemblances que tu dois voir entre tous tes patients » je termine. Bizarrement, ça m'intrigue. Si ça se trouve, je me crois super spéciale, mais des meufs comme moi, il en a déjà croisé des dizaines, voire des centaines. D'ailleurs, c'est peut-être pour ça qu'on est pas foutues de s'intéresser aux autres et se maquer pour de bon, parce qu'on se croit si spéciales. En tout cas, j'crois que si j'étais thérapeute, ça m'amuserait beaucoup de faire des profils ou de voir les similitudes et les différences entre des gens qui viennent pour la même chose ou, au contraire, pour des trucs complètement différents. C'est sûrement pas très pro comme attitude, de faire de tes patients des objets de comparaison mais bon, je suis déjà condamnée de toute façon hein. « Hmm, intéressant, qu'est-ce qui mériterait un tel comité ? » je relève aussitôt en dressant vers lui un sourire amusé. Qu'est-ce qui peut bien se cacher de si sombre derrière ce regard malicieux pour qu'il puisse prétendre à l'enfer avec une telle certitude ? En attendant, moi je me trouve à lui raconter ma vie même s'il n'y a pas grand chose à dire, au final. Ma vie est très simple en soi. Banale, sans doute. La preuve, je me retrouve à dire que je bois et que je sors parce que j'ai rien d'autre à dire. « C'est la première fois que je sors du Michigan » je confirme en haussant les épaules. J'ai déjà baroudé un peu dans l'état, notamment pour aller à la plage sur la rive du lac Michigan avec des potes. Mais à part ça, j'ai toujours gravité autour de Flint ou de ses environs proches. C'est pas le genre de ville dont tu sors comme ça ou alors c'est ta merde après, et tu te débrouilles tout seul comme un grand. « Tu voyages, toi ? » ça me fait toujours rêver d'entendre les autres raconter leurs épopée fantastiques tout autour du globe. Rien que de savoir que tous, ici, viennent d'un endroit différent, parfois aux USA, parfois pas du tout, ça me fascine. Niels, je crois qu'il est européen et rien que ça, pour moi, c'est super exotique et cool. Lui et moi, on se serait probablement jamais rencontrés, si on n'avait pas été ici. Ou alors il aurait fallu qu'il vienne branler je ne sais quoi à Flint. « Je crois que j'imaginais tout et n'importe quoi, des gens qui me ressemblent, d'autres qui me ressemblent pas du tout mais je me rends compte que ça va bien au-delà de ça » je rigole parce que c'est quand même débile. Le monde ne tourne peut-être pas autour de moi mais le mien, si. Mon monde tourne autour de moi. « Au final, je suis contente de voir autant de gens que je ne pouvais pas imaginer, des gens un peu comme toi en fait, qui changent de mon entourage habituel. J'aime bien varier, connaître plein de gens différents mais à  Flint, on est vite limité. » Du bout de mes doigts, j'effleure le clavier du piano. Brusquement, les touches m'apparaissent comme une photographie de ma vie natale. Une brochette d'individus tous semblables. Aux problèmes similaires, qui se détruisent de la même façon et qu'on laisse se détruire, en leur filant même un petit coup de main, à l'occasion. « Tu as trouvé des gens qui t'inspirent ? » je souffle. ça ne fait que quelques jours que nous sommes là mais c'est bien assez pour se faire une première impression sur la plupart des gens. Parfois, il suffit d'un regard, d'un mot ou d'un geste.

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MessageSujet: Re: Time to pretend. (mardi s1, 23h45)   Time to pretend. (mardi s1, 23h45) EmptyJeu 11 Avr - 3:50

C'était certainement curieux pour quelqu'un qui s'attachait à la bulle silencieuse dans laquelle il vivait de venir s'enfermer avec vingt autres personnes qui multiplieraient considérablement le volume sonore auquel il était habitué, mais tout au fond de lui Niels savait bien que s'il avait été tout à fait épanoui dans le calme de son appartement, il n'aurait pas pris cette décision sur ce qui ressemblait à un coup de tête. Il n'aurait pas fourré ses affaires dans une valise et prit l'avion pour Londres un matin, pas plus qu'il n'aurait posé des congés pour la première fois depuis des lustres. Niels, c'était le genre de type qui pouvait arriver une heure avant les premiers patients et repartir une heure après tout le monde parce qu'il y avait quelque chose dans ce boulot qui lui évitait de se confronter trop souvent à certaines réalités. Comme lorsqu'une famille traversait sur le passage piéton devant lui sur le chemin du retour et qu'il retrouvait ensuite son appartement vide. C'était des petites choses qui donnaient beaucoup de grain à moudre à un esprit comme le sien, qui aimait se punir et se torturer en rouvrant chaque fois une brèche vers des souvenirs parfois oppressants. Il n'arriverait pas à l'avouer à Tonia parce que les mots refuseraient de sortir, mais le silence il l'affectionnait surtout parce que lui ne s'arrêtait jamais de penser et qu'il deviendrait fou s'il ne pouvait pas faire le vide lorsqu'il en avait besoin. Probablement qu'elle était entrain de se dire que le type qui lui parlait de silence était soit déprimant, soit ennuyeux, ou les deux peut être. Il préférait à choisir garder à l'esprit ce qu'elle avait dit un peu plus tôt, et il esquissa un demi-sourire lorsqu'elle lui confia avoir plus de mal de son coté à supporter le silence. Il n'était pas convaincu que ce soit une question de sagesse, mais il n'était pas surpris que Tonia soit sûrement le genre de fille à aimer que ce qui l'entoure soit vivant, sonore, dynamique. C'est un peu l'impression qu'elle lui donnait, d'aimer le bruit des grandes villes, des carrefours, des bars et même peut être des gouttes de pluie sur la fenêtre. Une fille comme Tonia ne devait jamais s'ennuyer, jamais se sentir tout à fait seule et il se rendait compte en la voyant sourire que ça devait être étonnamment apaisant de quitter sa bulle pour un monde plus grand. « Ne sois pas pressée de l'être. Parfois je crois que je préférerais être un peu plus comme toi. » Il avoua, parce que ce qui lui convenait le mieux aujourd'hui n'était pas forcément ce qu'il aurait choisi au départ, et quelque part s'il était ici c'était aussi pour tromper ses habitudes. « Je serais curieux de voir ça. » Son sourire s'étira d'un coté, parce qu'il n'avait aucun mal à l'imaginer contrôler son environnement proche pour qu'il soit comme elle le voulait et se faire obéir sans trop de difficulté si la personne en face d'elle n'était pas du genre à opposer trop de résistance. Et même là, probablement qu'elle arrivait toujours à faire basculer une situation vers quelque chose qui lui plaisait davantage. La vision que Tonia semblait avoir de l'amour, elle, revenait parfois dans ce qu'il entendait et contrastait avec une moitié de génération qui vivait dans l'urgence de rencontrer quelqu'un avec qui avancer, avant même souvent d'être vraiment sûrs de ce qu'elle recherchait. Elle, elle savait ce dont elle ne voulait pas nécessairement à ce stade de sa vie et Niels soutenait ça sans forcément considérer qu'il était bien placé pour donner un conseil quand le sujet arrivait sur la table. Mais il n'avait jamais d'autre choix que d'ignorer cette pensée, ses patients ne savaient pas pour la plupart qu'il avait divorcé et ça se passait bien. Sa question le fit réfléchir et il l'écouta parler de ses parents avant de remonter ses lunettes du bout de son index. « Des schémas inconscients, oui. Ce n'est pas rare que mes patients m'avouent croire que leur vision du couple est ce qu'elle est parce que leurs parents ont été leur premier modèle de vie à deux, ou que j'arrive à cette conclusion avec eux. Certains craignent que la possessivité, la soumission, la jalousie ou l'infidélité qu'ils ont pu observer chez leurs parents déteignent sur leur propre relation, parfois à juste titre et parce que c'est ce qui les a mené jusqu'à moi. Il y a des gens qui ont vu leurs parents s'aimer d'une telle façon qu'ils ont inconsciemment envie de vivre la même chose et se mettent à la rechercher, et d'autres que ça effraie, parce que pour eux le modèle a été plus instable. » Mais ça n'avait rien de surprenant dans un cas comme dans l'autre qu'une personne qui s'était construite face à l'image du couple de ses parents ou qui avait eu un cadre familial moins stable suive inconsciemment ce schéma qui voulait qu'il subsiste une part de ces souvenirs en elle et dans ses relations. « Il y a des gens plus lucides que d'autres et je crois que tu l'es. » Qu'elle savait ce qui avait pu déteindre sur sa vision de l'amour. Le fait qu'elle n'ait visiblement pas vu ses parents s'aimer comme elle aurait voulu et de n'avoir pas plus de modèle de couple stable et durable dans son entourage proche. « Au cabinet, non seulement des gens viennent parler de leur rapport au couple de leurs parents, mais aussi de leur schéma familial d'une façon plus générale. Et puis, il y a les parents qui craignent que leur propre schéma influence ce qu'ils laisseront à leurs enfants. » Comme une transmission sur plusieurs générations, parce que pour certaines personnes c'était essentiel de comprendre pourquoi leurs comportements sont ce qu'ils sont mais aussi d'apaiser la crainte que ces comportements en influencent d'autres après eux. Niels n'était pas différent et il pensait souvent à la façon dont son divorce pourrait impacter la vision que ses enfants avaient de l'amour mais aussi de la famille. Rien qu'à cet instant, il avait beaucoup de mal à ne pas se le reprocher et c'était plus compliqué encore de ne pas pouvoir leur parler de certaines choses. De ne pas pouvoir le faire avec Tonia non plus à ce moment précis. Celle-ci releva par la suite sa demi-plaisanterie au sujet de son aller-simple pour l'enfer, et il émit un rire silencieux. « Si je te le dis je devrai te tuer ensuite, et j'ai quand même envie que tu joues encore un peu avant. » Il souffla en lui lançant un regard, du genre dont on ne savait pas vraiment ce qu'il cachait et où s'arrêtait la plaisanterie parce qu'après tout elle le connaissait à peine, qui sait s'il ne jouait pas les thérapeutes pour attirer ses victimes dans un piège. Plus sérieusement, il trouvait intéressant qu'elle n'ait jamais quitté le Michigan et se retrouve tout à coup à l'autre bout du monde, et ne semble malgré tout pas plus impressionnée que ça. « Tu penses que ça va vite te manquer, chez toi ? Ou que ça va te faire du bien de t'éloigner de ce que tu as toujours connu ? » Il y avait généralement deux genres de personnes, celles qui en ayant toujours vu qu'un seul endroit rêvaient de le quitter pour explorer d'autres contrées, et celles qui y revenaient parce que c'était l'endroit le plus sécurisant qu'elles connaissent. C'était encore un peu tôt pour la ranger dans l'une de ces catégories, mais Niels songeait qu'elle devrait se plaire dans un endroit très différent de la ville qu'elle n'avait jamais vraiment quitté. « Moins qu'à une époque, mais j'ai pris l'habitude très jeune parce que mes parents ne venaient pas du même endroit et qu'ils voyageaient beaucoup. J'ai visité une partie de l'Europe et de l'Amérique avec eux, puis j'ai aussi voyagé quand j'étais dans l'immobilier. » Il avait toujours eu la bougeotte même si à une époque il voyageait essentiellement pour son travail et qu'aujourd'hui c'était un peu plus compliqué. Ses parents lui avaient donné le goût de l'évasion et quelque part être ici rattrapait les voyages qu'il avait raté plus récemment. Finalement, Tonia se confia sur la façon dont elle avait imaginé puis découvert les candidats et il hocha la tête. « Je trouve aussi ça intéressant de rencontrer des personnes d'horizons différents quand on n'en a pas l'habitude. Tu dois un peu te sentir comme quelqu'un qui a quitté sa campagne pour la grande ville pour la toute première fois. » Il reprit dans un demi-sourire, parce que c'était un peu comme ça qu'il se le représentait à sa façon d'en parler et qu'il imaginait ce que ça devait être d'avoir presque toujours connu le même genre de personnes, au même endroit, et de se retrouver tout à coup au milieu d'individus venant des quatre coins du monde. « Quelques unes, même si j'ai besoin d'un peu plus de temps pour cerner tout le monde. Pour l'instant j'ai surtout échangé avec Lula et Nicholas, qui sont plutôt calmes et de bonne compagnie et m'ont certainement fait me sentir plus à ma place le premier soir. » Ça n'étonnerait personne qu'il ait été un peu déphasé par tout ça quand il avait débarqué au milieu de gens plus jeunes et plus habitués à ce genre de choses que lui, et être entré avec l'une et avoir dormi avec l'autre avait aidé à ce qu'il prenne ses marques. « Mais je pourrais te citer aussi. » Il ajouta dans un sourire plus paisible et parce qu'elle faisait partie de ses autres bonnes rencontres de la journée, qu'il y avait quelque chose chez elle qui l'incitait à s'ouvrir un peu plus, peut être à se méfier un peu moins, et qu'elle était la dernière avec qui il passerait du temps ce soir avant que demain soit un autre jour. « Et toi ? » Il demanda en redéposant son index sur une touche, produisant cette fois un son plus aigu.

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