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 sur la lune, wed. 22:30 (II)

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Anaswara
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MessageSujet: Re: sur la lune, wed. 22:30 (II)   sur la lune, wed. 22:30 (II) - Page 2 EmptySam 20 Avr - 18:07

Cela fait plusieurs jours qu’elle ne sait pas quelle attitude adopter avec le brun. Déjà parce qu’il ne s’est pas montré ouvert à son égard et qu’elle avait l’impression d’être l’objet de sa fuite ; ensuite parce qu’elle redoutait de l’affronter une nouvelle fois et de le braquer une fois encore. Alors elle prend la parole avec certaines précautions, de crainte de le froisser encore une fois. Au détour de leur conversation, Niels prétend d’ailleurs qu’il aurait été de bien meilleure compagnie il y a dix ans. Pourtant il note une nuance à cette affirmation. Anaswara ne cherche pas à questionner son interlocuteur sur le pourquoi d’une telle affirmation. Quand il lui confie ne pas avoir toujours été celui qui pose des questions, elle devine aisément qu’il s’est retrouvé dans la situation inverse. Il a été celui qui répondait à ces questions. Elle hoche doucement la tête, quand l’allemand apporte quelques précisions à sa réponse. Il répondait aux questions, quand ils avaient de la chance. Elle avait pu le deviner, au fil de ces quelques jours passés aux côtés du brun. Elle prend d’ailleurs la précaution de balayer ce sujet, en jugeant que cela ne leur apportait rien à parler d’une rencontre qui n’avait jamais eu lieu auparavant. Ils pourraient se tourner le cerveau dans tous les sens mais cela ne rimerait à rien et n’aurait aucun sens. Il y a dix ans, ce n’était pas le bon moment pour espérer une rencontre. Aujourd’hui, le hasard avait décidé de faire en sorte qu’ils se croisent sur leur chemin. Il l’avait décidé pour Niels et Anaswara mais pour tous les habitants du palace, finalement. D’ailleurs, elle s’amuse à répliquer quand il lui fait remarquer qu’ils auraient pu se rencontrer sur un vol. Ils n’auraient pas fait attention à l’un et à l’autre. Niels aurait été un touriste parmi tant d’autres, Anaswara, une hôtesse de l’air parmi d’autres. Elle prend un air faussement abusé quand il sous-entend qu’il se serait plein de la qualité des plateaux repas. « J’aurais eu quelques problèmes avec mes supérieurs, alors », déplore-t-elle faussement sérieuse. Elle a appris, en travaillant chez Emirate, que la qualité des services offerts aux voyageurs était importante. Niels la questionne alors. Voler lui manque-t-il ? Elle prend le temps de réfléchir. « Ce serait mentir que de prétendre le contraire… », souffle-t-elle, en levant la tête en direction de son interlocuteur, son regard croisant le sien. « Tes patients ne te manquent pas ? », qu’elle lui demande en retour. Par la suite, ils conviennent que Niels passera la nuit à ses côtés, sur l’un de ses hamacs. Pourtant l’homme semble hésiter quant à devoir monter sur l’un de ceux-là. Il lui avoue avoir casser le cheval de bois de son fils, il y a quelques années. Elle est quelque peu amusée et attendrie par cette anecdote, aussi banale soit-elle. Mais Niels aurait mieux que d’en acheter un nouveau, il l’aurait réparé. Il précise que ce n’était plus du tout le même cheval : « comment ça ? Il a terminé avec cinq jambes ? », qu’elle réplique sur un ton léger et amusé. Elle réprime un rire, en passant sa main sur son visage. Elle ne veut pas qu’il pense qu’elle se moque de lui. Ce n’est pas dans son tempérament. Quant à l’amulette qu’Anaswara possède, elle confesse l’avoir reçu de sa grand-mère et y être quelque peu attachée. Depuis ses seize ans, elle ne l’a pas quitté. Néanmoins, elle ne se sent pas prête à livre quelques confidences quant à son précieux bien. Alors, un jour, peut-être, elle lui racontera l’histoire de cette amulette, s’il le veut ou s’il sera toujours à ses côtés, le moment venu. Le moment où elle se sentira prête. Prête, elle ne l’est pas. Il est trop tôt pour qu’elle se livre à nu, à quelqu’un. Elle hoche la tête, quand Niels semble comprendre sa décision de ne pas en dire plus. Un discret sourire se peint sur ses lèvres, alors qu’elle souffle à voix basse un « merci » à l’adresse du brun. Finalement, elle lui propose de s’installer sur le hamac à ses côtés ou où il le souhaite. Cela fait déjà quelques minutes qu’il est debout, la fatigue doit commencer à se faire sentir, surtout à cette heure de la journée. Un rictus étire les lèvres de la belle, quand il s’approche d’elle et l’intime de prendre garde à son arrivée. « Si on tombe, je devrais rejeter toute la faute sur toi, n’est-ce pas ? », réplique-t-elle, sur un ton amusé et taquin. Mais nulle crainte à avoir puisque Niels s’installe à ses côtés et prend place dans le hamac. « Tu vois », souffle-t-elle, en pivotant sa tête vers son interlocuteur dont la distance qui les séparait a fondu, en quelques instants. Il voit, ils n’ont pas passé à travers le hamac. Un discret sourire s’éprend de ses lèvres, alors qu’elle sent le regard de l’homme posé sur elle. Il commente la tenue qu’il porte. « Pourquoi ? Elle est bien ta tenue », commente-t-elle. « Je pourrais te prêter une de mes tenues que j’ai apporté avec moi, mais je ne suis pas certaine qu’elle te convienne ». Problème de taille, dirons nous.

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MessageSujet: Re: sur la lune, wed. 22:30 (II)   sur la lune, wed. 22:30 (II) - Page 2 EmptyLun 22 Avr - 1:38

Cette confession à demi-mots, ça voulait tout dire et rien dire en même temps, comme souvent avec Niels. Mais c'était quand même proche de la vérité, parce que fut un temps où c'était lui qu'on essayait de faire parler, et aussi loin qu'il s'en souvienne, il avait toujours eu quelques difficultés à donner aux autres ce qu'ils attendaient de lui. Si bien qu'il était sans doute beaucoup plus crédible dans le rôle de celui qui essayait de comprendre, parce que c'était comme ça qu'il avait toujours fonctionné. Il n'avait pas forcément l'âme d'un thérapeute au départ, mais il avait toujours eu cette envie d'aller pêcher ce qu'on ne voulait pas lui donner, et le fait que ça le place dans une position où il n'avait presque jamais à craindre qu'on l'interroge en retour était il est vrai assez confortable. Il n'était pas mauvais dans l'exercice qui consistait à en dire un minimum, particulièrement sur ce qui lui tenait à cœur. Rien qu'ici, ils vivaient tous ensemble depuis plusieurs jours mais personne ne savait vraiment grand chose sur sa famille, son passé. Peut être que viendrait un moment où il se sentirait assez en confiance pour faire tomber quelques barrières, mais pour l'instant c'était plus simple de garder tout ça enfermé quelque part. L'idée que les rencontres qu'il avait faites en venant ici n'auraient probablement jamais eu lieu à l'extérieur le fit réfléchir, parce que Niels savait qu'en ce qui le concernait cette aventure était loin d'être une évidence au départ, plutôt un but qu'il avait décidé de suivre quand il avait eu le choix. Concernant sa rencontre avec Anaswara, ça l'amusait un peu d'imaginer que le plus probable aurait sinon été qu'elle ait lieu au cours d'un vol, et encore si on mettait de coté le fait qu'il prenait moins l'avion qu'avant. Il étira un demi-sourire à sa remarque, conscient d'avoir un peu grossi les traits. « Mais entre hôtesses vous devez aussi probablement vous plaindre des passagers les plus casse-pieds. » Il souffla sans savoir si c'était le cas mais c'était un peu comme ça qu'il se représentait les choses, et la solidarité qui devait exister entre les hôtesses de l'air habituées à partager de longs vols et à composer avec des passagers pas toujours agréables. Anaswara admit que voler lui manquait, et il s'apprêta à rebondir lorsqu'elle l'interrogea en retour. « Pas vraiment. Je veux dire, c'est plutôt le fait d'avoir quelque chose à faire et dans quoi mettre toute mon énergie qui me manque. » Le reste aussi mais dans une moindre mesure, parce que Niels avait beau trouver du sens dans ce qu'il faisait, ça ne lui manquait pas plus que ça de voir ses patients quand il leur accordait déjà beaucoup de temps à l'extérieur et n'arrivait pas toujours à faire les pauses dont il aurait besoin. Ces rendez-vous étaient aussi salvateurs, mais la dernière personne à l'avoir vu quitter son cabinet à l'heure pile de la fermeture n'était probablement même plus là pour en témoigner. Son anecdote au sujet du cheval en bois qu'il avait cassé puis réparé lui fit étirer un rictus à la question de la brune. « C'est plutôt l'arceau qui n'est plus tout à fait comme à l'origine, mais que ce soit clair je ne l'ai pas réparé pour économiser le prix d'un nouveau cheval. » Il avoua d'un ton à demi amusé, mais quand même suffisamment sérieux parce que ça ne coûtait rien de le dire quand c'était peut être l'impression que ça pouvait donner lorsqu'on se fiait à l'espèce de distance qu'il instaurait avec tout. Ce n'était pas toujours évident de cerner certains autres pans de sa personnalité, pourtant il comprenait qu'Anaswara puisse être attachée à l'amulette qui lui avait été offerte par sa grand-mère, tout comme il pouvait concevoir que ce ne soit pas le meilleur moment pour se confier sur ce qu'elle représentait à ses yeux. Ils se connaissaient encore peu et on ne pouvait pas dire qu'il ait été très adroit jusqu'ici, Niels savait quand il était dans son intérêt d'insister et quand il valait mieux laisser les autres à leurs secrets. Elle le remercia et il esquissa un discret sourire en balayant tout ça d'un geste de la main, avant de venir la rejoindre dans le hamac. « Je croyais qu'on ne risquait rien ? » Il releva d'un ton un peu plus amusé, parce que c'est elle qui l'avait dit et que c'est aussi un peu parce qu'elle avait eu l'air sûre d'elle qu'il s'était dit qu'ils ne risquaient pas grand chose. Elle lui fit remarquer qu'ils n'étaient effectivement pas passés au travers, et il retrouva un sourire en coin. « Tu avais raison. Cela dit je ne vais quand même pas trop m'éterniser là-dessus, au cas où. » Disons pas plus de quelques minutes, il venait quand même d'alourdir considérablement la charge que devait soutenir cette toile alors autant ne pas prendre de risques. Quant à sa tenue, Niels s'était contenté d'enfiler une veste chaude sur ses vêtements, un pantalon et un t-shirt, ce qui n'était pas ce qu'on faisait de plus confortable pour une nuit à la belle étoile mais il était prévu qu'il n'en fasse l'expérience qu'une fois. Il eut un léger rire à sa proposition et reprit d'un ton à moitié sérieux. « C'est tentant, mais je ferais sûrement mieux de garder la mienne. Elle a ses avantages et on ne sait jamais qui pourrait passer par là demain matin, ça doit t'arriver d'avoir de la visite au réveil. » Sans compter les caméras, non vraiment il préférait garder ses vêtements chauds et tant pis si ça lui donnait envie de se tortiller dans son hamac. « Je suis du genre lève-tôt, d'ailleurs. Mais j'essaierai de ne pas faire de bruit. » Ce serait la moindre des choses vu qu'elle l'avait invité à rester, et puis il aimait vaquer à ses occupations dès qu'il était debout et qu'il avait avalé quelque chose, c'était l'avantage d'avoir pris l'habitude de vivre seul. Il faisait sa vie.

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MessageSujet: Re: sur la lune, wed. 22:30 (II)   sur la lune, wed. 22:30 (II) - Page 2 EmptyLun 22 Avr - 9:49

Anaswara se rend à l’évidence qu’elle n’aurait jamais rencontré les autres candidats dans un autre cadre que celui offert par la production anglaise. Niels émet l’hypothèse qu’ils auraient probablement pu se croiser sur l’un des vols de la belle, sans qu’ils prêtent attention à l’un et à l’autre. Un discret sourire étire les lèvres, quand il suppose qu’entre hôtesses de l’air elles devaient probablement se plaindre de quelques passagers casses-pieds. Elle hoche discrètement la tête. « Je n’en ai rencontrés que très rarement. Finalement ce ne sont pas ceux dont on se souvient », souffle-t-elle. Elle raconterait difficilement une anecdote en présence d’un protagoniste casse-pied. Mais elle ne peut cacher ce manque qu’elle ressent. Elle est habituée à voler plus de trois cent jours par an, loin de la terre ferme, loin de ces interactions avec les autres. Elle mentirait si elle prétendait le contraire. Elle ne peut pas dire que ça ne lui manque pas. Finalement la carte de l’hélicoptère, la production aurait probablement dû la poser sur la table au cours de l’aventure de la brune, au détour d’une pseudo-activité, et non avant même qu’elle ne la lance dans cette aventure, sans filet de production. Quant à Niels, son quotidien ne lui manque pas vraiment. Elle reste silencieuse, l’écoutant. Il lui confesse que ce que lui manque est avoir quelque chose à faire et quelque chose dans quoi mettre son énergie. Elle peut le comprendre. « Si ce n’est que cela, tu peux très bien mettre toute ton énergie dans la chasse aux secrets », qu’elle reprend, dans un ton léger et peu sérieux. Elle semble prendre le sujet à la légère mais c’est probablement la meilleure option à choisir pour ne pas avoir cette impression d’aliéné et d’occuper son temps. Cela vaut pour Niels, mais probablement pour tous les autres candidats. Pour autant, elle n’est pas certaine que ce soit sa priorité, en ce début d’aventure. Concernant l’anecdote du brun, ce n’est pas un problème de jambes que le cheval de bois a pu rencontrer, avec cette réparation, mais il lui révèle que c’est l’arceau qui n’est plus réellement comme celui d’origine. « Cela ne m’était même pas venu à l’esprit », souffle-t-elle, quand il précise qu’il ne l’a pas réparé afin d’économiser quelques sous. Il ne lui était pas venu à l’esprit cette pensée. Elle est peut-être un peu naïve. Elle reste sur ses gardes, quand elle évoque son amulette qu’elle a apportée avec elle. Elle ne parvient pas à lui en dire plus. Par pudeur. Pour se protéger. Elle sait qu’elle pourra en parler, plus librement, plus tard. Néanmoins, elle ne sait pas si Niels sera encore là, à ses côtés, pour l’écouter, quand le moment sera venu, bien qu’il laisse entendre qu’il est prêt à attendre qu’elle soit prête pour cela. Elle gardera probablement cette histoire pour elle, à la fin. Bien trop de paramètres rentrent en compte pour qu’elle se livre. Finalement, elle le remercie d’attendre, de ne pas la brusquer. Il la rejoint finalement dans le hamac. Elle plaisante, en disant que ce sera de sa faute s’ils venaient à passer au travers dudit hamac. Un léger sourire étend ses lèvres, face à la réaction de son interlocuteur. Elle ne dit mot, se contentant de l’observer du coin de l’oeil. Il s’installe à ses côtés, bien qu’il ne semble pas très à l’aise. Il lui donne raison, quant au fait qu’il ne risque rien à s’y installer. Cependant il révèle ne pas vouloir s’éterniser là-dessus, par crainte d’une chute. « Un grand gaillard comme toi qui n’est pas rassuré? », qu’elle reprend, dans une remarque peu sérieuse. Il faut reconnaître que le peu d’assurance dans le hamac détone avec la grande silhouette de l’homme. Elle doit reconnaître qu’elle n’est peu assurée, les premiers jours. Elle est parvenue à amadouer la bête et étrangement elle se sent dans son élément, perchée à quelques centimètres du sol, au-dessus de la terre ferme. Elle lui lance un regard taquin, alors qu’il fait une remarque sur la tenue qu’il a adopté pour affronter cette nuit à la belle étoile. Elle suggère qu’elle pourrait lui prêter l’une de ses tenues mais il rencontrerait un problème… de taille. « C’est certain que c’est préférable que tu gardes ta tenue... », souffle-t-elle, quand il sous-entend les quelques regards inconnus qui pourraient les surprendre, dans le coin hamacs, au petit matin. Il est préférable que ce prêt de tenue ne crée aucun sous-entendu pour un regard extérieur. « Mais pour être plus à ton aise, je te prêterai quand même l’une des couvertures, si tu veux quitter ta veste », énonce-t-elle, en tournant sa tête vers son camarade, avant de jeter un regard en direction desdites couvertures. Il semblerait que la production avait craint qu’elle ne meurt de froid, pendant ces nuits. Niels l’informe qu’il est lève-tôt. « Moi aussi ». Depuis le début de la semaine, son horloge biologique du matin est réglée sur les premiers rayons du soleil, ce qui fait qu’elle ne loupe pas un seul moment du lever du soleil. « Tu pourras probablement profiter du lever du soleil », suggère-t-elle. « C’est un beau moment », commente-t-elle à voix haute, son attention se portant sur le voile étoilé qui couvre le ciel. « Tu m’apporteras bien entendu le petit-déjeuner, si tu es levé avant moi », déclame-t-elle, de sa voix calme et douce, dans un ton peu sérieux. Elle détourne son regard vers le visage du beau brun. Elle détaille les expressions de son visage. « Je plaisante, Niels », dit-elle.

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MessageSujet: Re: sur la lune, wed. 22:30 (II)   sur la lune, wed. 22:30 (II) - Page 2 EmptyMar 23 Avr - 0:32

A une époque Niels aurait certainement pu se trouver dans un avion comme ceux où devait officier Anaswara, cela dit pas sûr qu'il se serait fait remarquer comme il l'avait prétendu, parce que lui qui avait longtemps été une vraie boule de nerfs à cause de son travail profitait généralement de ces longs vols pour décompresser – c'était peut être le seul avantage au fait d'avoir le plus souvent laissé sa famille derrière lui, les cris d'enfants ne venaient dans ces cas-là pas des siens, c'était une source de préoccupation en moins. Mais étant donné le nombre de personnes qui prenaient l'avion tous les jours, Anaswara ne tombait sûrement pas toujours que sur des clients très aimables. « Ça va, tu peux me le dire que t'as déjà rêvé d'en balancer un ou deux par la porte de l'avion, j'ai entendu pire. » Il fit simplement dans un sourire en coin, un peu cynique et pas bien sérieux, en tout cas en ce qui concernait les chances pour qu'Anaswara ait déjà eu ce genre de pensées. Il ne l'imaginait pas vraiment fulminer dans son coin contre les passagers les moins conciliants, elle devait probablement garder un calme olympien même en pleines turbulences et c'était quelque chose dont Niels serait probablement incapable, mais pas parce qu'il avait peur en avion – il voyageait depuis qu'il n'avait que quelques mois à cause de ses parents, c'était toujours une formalité. Il ne fut pas étonné d'entendre que voler lui manquait, parce que même s'il ne posait pas directement la question il se doutait qu'elle ne devait plus avoir l'habitude de passer plus de quelques jours de suite au sol. De son coté, il ne pouvait pas vraiment dire que ses patients lui manquaient parce qu'une partie de lui redécouvrait ce que c'était que d'occuper ses journées à autre chose qu'à des rendez-vous et qu'il ne pouvait pas dire que c'était désagréable. Mais ce même sentiment était aussi un peu étrange parce qu'il n'avait pas l'habitude d'avoir autant de temps libre. Ce qui le stimulait, c'était cette espèce d'urgence dans ses journées qui lui donnait l'impression d'être utile, de ne jamais faillir. On s'habituait vite à mener ce genre de vie. « C'est prévu, je ne vous questionne pas seulement par déformation professionnelle. Ce ne serait pas rentable si je n'espérais pas gagner un peu à coté. » Il lui lança un regard plus joueur et amusé, son ton n'étant pas tout à fait sérieux mais l'idée qu'il puisse espérer gagner des informations utiles pour la chasse aux secrets un peu plus. Il était plus du genre observateur qu'à sauter sur le buzzeur dès qu'une idée lui venait, et ce serait assez triste que sa capacité à faire parler les autres ne lui soit d'aucune utilité avec les secrets. Niels enchaîna avec une anecdote, et précisa comme si ça présentait de l'importance qu'il n'avait jamais été question de réparer ce fameux cheval à bascule pour éviter d'avoir à en racheter un. Il la croyait quand elle disait que ça ne lui avait pas effleuri l'esprit, mais parce qu'il savait qu'on n'arrivait pas forcément toujours à cerner le genre de père qu'il pouvait être derrière ses discours pas toujours limpides, ça faisait partie des choses qu'il avait envie de confier. Peut être parce qu'il voulait bien qu'on lui prête n'importe quelles intentions et vices cachés, mais pas quand ça concernait ses enfants. « Je sais. » Il lui assura alors, dans un léger haussement d'épaules qui contrastait avec le ton moins détaché de sa confession. Il ne savait pas s'il avait pu donner l'impression de douter de son jugement, mais il aurait réagi de la même façon avec n'importe qui. Anaswara fit quant à elle preuve d'une certaine pudeur au sujet de son amulette, et Niels sut que c'était l'un de ces moments où il valait mieux battre en retraite et respecter le fait qu'elle ne soit pas prête à en dire plus. Qu'elle le soit ou non un jour, il aurait la satisfaction de n'avoir pas mis les pieds dans le plat cette fois-ci. Niels la rejoignit alors dans le hamac et constata qu'ils ne devraient pas passer au travers. Pas sûr cependant qu'il s'y éternise, il avait pas mal chatouillé le diable par le passé et ça ne s'était pas toujours très bien terminé. « Ça s'appelle de la prudence. » Il releva dans un léger rictus, pas sûr en réalité de la compter parmi ses premières qualités et alors que tout le monde savait maintenant qu'il était le genre de type à pouvoir tout plaquer pour changer de voie. Pas vraiment un comportement prudent ou raisonnable, sur ce point il était assez réaliste. Anaswara se proposa de lui prêter une couverture s'il ne voulait pas garder sa veste, et il hocha doucement la tête. « Seulement si ça ne te manque pas. Honnêtement j'espère presque que l'air va continuer à se rafraîchir dans les prochaines heures. » Il pensa tout haut, parce que ce serait une bonne chose étant donné qu'il pouvait faire très lourd pendant la journée et que lui n'était pas forcément habitué et se contentait très bien du climat un peu plus tempéré de Munich. Chacun confessa par la suite être du genre lève-tôt, et il étira un plus fin sourire quand elle parla du lever du soleil. « Quand je te vois, je me dis qu'en fait tout ça c'est presque plus un cadeau qu'une punition. » En tout cas, elle avait l'air de plutôt bien vivre les choses et il ne l'avait pas entendu se plaindre une seule fois depuis qu'il était là, et c'était agréable, plus en tout cas que l'inverse. Il eut ensuite un rire silencieux. « T'es sûre que t’espères pas plutôt que je te prenne au mot ? » Il lui lança un regard en coin, plus amusé. Il connaissait les femmes pour en avoir épousé une, mais ça il n'allait pas forcément le remettre sur le tapis après l'autre jour. « C'était quand, la dernière fois ? » Le petit-déjeuner au lit, servi sur un plateau. Parce que oui maintenant ça l'intéressait, il ne savait pas encore tant de choses que ça à son sujet et à première vue il dirait qu'elle n'avait pas forcément l'air d'être le genre de femme à avoir l'habitude qu'on lui apporte tout, tout prêt. Mais c'était plus généralement habituel chez Niels de s'engouffrer dans les brèches qu'on ouvrait sous son nez.

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Anaswara
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MessageSujet: Re: sur la lune, wed. 22:30 (II)   sur la lune, wed. 22:30 (II) - Page 2 EmptyMar 23 Avr - 13:17

Elle entrouvre légèrement la bouche, quelque peu choquée qu’on puisse lui prêter de telles pensées. Nul instant et nulle personne n’ont fait naître dans l’esprit de la jeune femme des pulsions de violence. Elle a grandi loin de la violence et tout transpire chez Anaswara la pacifisme. « Jamais cela ne m’est venu et ne me viendrait à l’esprit », souffle-t-elle, peut-être un peu trop naïvement, en notant le peu de sérieux de la réplique de son interlocuteur. Elle ne veut que l’on se méprenne à son sujet. Elle prône la non-violence, bien que parfois, elle a l’impression de brasser de l’air face à ces interlocuteurs. Elle restera calme. Le monde peut s’écrouler sous ses pieds et aucune once de peur et de panique ne viendrait ronger ses entrailles. Elle est bien trop calme pour s’emporter contre quelqu’un ou quelques paroles. Quant à ce que les vols lui manquent, elle ne pourrait prétendre le contraire. La sensation de ne plus avoir les pieds à terre et d’être porter dans les airs lui manquent, tout comme passer son temps à être entourée de quidams et d’interagir avec eux sans franchir une certaine barrière. Elle s’est trouvée un bon compromis avec son quotidien d’hôtesse de l’air, se sentant protéger des regards des autres pour qui elle n’est qu’une personne de passage dans leur trajet. Ici, au sein du palace, les barrières ont été abattues bien trop brusquement pour elle et elle doit affronter le regard des autres. Le regard des autres non pas seulement sur elle, sur son physique, mais aussi le regard des autres posés sur son être intérieur, sur ce qui fait ce qu’elle est réellement Anaswara. Concernant Niels, son quotidien ne lui manque pas tant que cela, à quelques détails près. Elle plaisante d’ailleurs sur le fait qu’il pourrait très bien mettre son énergie dans la quête aux secrets. Quelques uns de leurs camarades semblent déjà s’être lancés avidement dans cette chasse. « Tout s’explique donc », siffle-t-elle, dans un ton sérieux, quand Niels lui explique que ce n’est pas  seulement par déformation professionnelle qu’il les questionne. Anaswara se souvient lors de leur premier échange lui avoir dit qu’elle ferait mieux de faire attention à ce qu’elle lui dit. Néanmoins elle doute être dans le viseur du chasseur de secrets Niels, à l’heure actuelle. « Et alors, trouves-tu cela fructueux pour le moment ? », le questionne-t-elle. Elle tâte quelque peu le terrain. Est-ce que jouer la fausse carte de la déformation professionnelle pour les questionner et récolter quelques précieuses informations au sujet des uns et des autres est fructueux ? « C’est un peu de la triche, non ? Je ne veux dire je ne peux même pas jouer la carte de la déformation professionnelle si je veux parvenir à glaner quelques informations », déplore-t-elle faussement sérieuse. Un air amusé et léger se peint sur son visage et lui offre des traits plus détendus et rayonnants. Ils viennent, par la suite, à discuter d’une anecdote partagée par Niels, concernant un cheval de bois qu’il a cassé par le passé et qu’il a réparé lui-même. Anaswara pourrait aussi partager un pan de sa vie avec lui, lorsqu’ils évoquent l’amulette qu’elle possède. Elle préfère ne rien à dire son sujet, par peur, par crainte, elle sait qu’il est trop tôt pour qu’elle ne se confie. Le brun prend place aux côtés d’elle et annonce qu’il ne s’éternisera pas dans ce hamac, par crainte qu’ils ne passent tous les deux à travers. Elle plaisante légèrement, en mentionnant le contraste entre la grande carrure et le peu d’assurance de Niels face à un hamac. « C’est donc cela que l’on appelle  « prudence » », souffle-t-elle, peu sérieuse. Un léger sourire étire discrètement ses lèvres, alors qu’elle détaille attentivement les traits du visage de son interlocuteur. Par la suite, elle lui propose une couverture, afin qu’il se mette à son aise, dans le hamac. Notamment parce qu’elle estime que cela ne lui sera pas confortable de dormir avec de tels habits. « Cela ne me manquera pas, ne t’inquiète pas », articule-t-elle, dans un rictus. Elle ne peut s’empêcher de sourire en écoutant la réplique de son camarade qui espère une baisse des températures. « Tu peux espérer encore une chute d’1 ou 2°C », réplique-t-elle sur un ton amusé, « ou un peu de vent ». Des quelques camarades avec qui elle peut interagir lors de la première semaine, elle se souvient de certains supportent difficilement le climat. Mettez Anaswara au beau milieu de la capitale anglaise et elle supporterait aussi mal que ses camarades le climat. Les deux candidats sont tous les deux lève-tôt. Elle partage avec lui ses premières vues du jour et qui composent ses journées : le lever du soleil. Avec un peu de chance, Niels pourra lui aussi profiter de ce moment qu’elle juge beau. Elle sourit et hoche la tête quand il lui dit que ce cadre et ces conditions sont plus de l’ordre du cadeau et que de la punition. Il faut dire qu’elle ne s’est pas plainte de dormir à la belle étoile. Puisqu’il sous-entendait qu’il se réveillerait avant elle, elle plaisante quant au fait qu’il pourrait lui apporter son petit-déjeuner. Cela n’a rien de sérieux. Elle reste quelques instants silencieuse, face à la remarque de Niels. Son regard fuit celui de l’homme. « Pas un seul instant cela m’est venu à l’esprit... », souffle-t-elle. « Je ne mérite pas une telle attention », qu’elle reprend, pivotant sa tête vers lui. Elle reste silencieuse, alors qu’il la questionne sur la dernière fois qu’on lui a apporté et offert un petit-déjeuner. « Il n’y a jamais eu de dernière fois », répond-elle, sans une once d’hésitation dans le son de sa voix et calmement. « Je n’ai jamais connu ces instants où quelqu’un t’apporte un petit-déjeuner », souffle-t-elle, son regard se plantant dans celui du brun.

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MessageSujet: Re: sur la lune, wed. 22:30 (II)   sur la lune, wed. 22:30 (II) - Page 2 EmptyJeu 25 Avr - 1:38

Niels trouvait plutôt amusant, un peu ironique aussi, de sous-entendre qu'Anaswara avait déjà pu souhaiter se débarrasser d'un passager désagréable après l'avoir qualifiée de pacifique quelques jours plus tôt. Évidemment qu'il ne l'imaginait pas perdre son sang froid devant quelqu'un, ni même probablement souhaiter du mal à ceux qui l'avaient déjà fait souffrir. Il avait bien vu comment elle était restée conciliante avec lui lorsqu'il s'était braqué, et il n'aimerait pas être à la place de la première personne qui lui donnerait envie d'exploser, parce qu'Anaswara ne donnait pas l'impression d'être le genre à s'agacer pour un rien. « La dernière personne que j'ai connu qui aurait pu dire ça a probablement fini par piquer une poupée vaudou à mon effigie avec des aiguilles. » Il rebondit d'un ton un peu trop neutre pour être sérieux, avant d'étirer un demi-sourire amusé. « Je plaisante. » Il avait bien compris qu'elle n'était pas comme ça. Quant au reste c'était clairement exagéré, comme souvent quand Niels essayait de se confier mais trouvait plus commode de noyer une information derrière toutes sortes de détails plus ou moins essentiels. Ce qu'il aurait du dire, c'est que c'était à peu près le genre de choses que son ex-femme aurait pu lui répondre s'il lui avait soufflé le même genre de plaisanterie, bien que ce serait sans doute nier pas mal d'autres facettes de sa personnalité et notamment sa capacité à insulter la terre entière au volant ou à faire la tête pendant des heures sans lui dire un mot parce qu'il avait oublié de faire une chose qu'elle lui avait demandé. A coté de ça, c'est vrai, elle avait ce coté un peu idéaliste qui allégeait un certain nombre de situations, et il s'était souvent dit que c'était en partie parce qu'elle avait du finir par déteindre un peu sur lui qu'il avait acquis plus de patience avec les autres. Comme quoi, ceux qui pensaient que son divorce l'avait rendu plus dur étaient plutôt loin de la vérité, lui il dirait plutôt qu'il en avait gardé un petit quelque chose qu'il n'avait pas au départ, une sorte de lueur dans le regard qui l'incitait à voir les gens en nuances de gris plutôt que tout en noir ou tout en blanc comme ça pouvait être le cas à une époque. Anaswara confia par la suite que son quotidien lui manquait là où Niels n'était pas tout à fait mécontent de faire une pause, pour autant ce n'était pas habituel pour lui de n'avoir rien à faire, mais finalement agréable de goûter à une excitation différente et stimulante pour quelqu'un qui aimait les challenges et n'avait jamais eu peur des sauts dans l'inconnu. Elle avait raison, ici la chasse aux secrets risquait d'accaparer une partie de son temps et là où lui disait vrai, c'est sur le fait qu'il la gardait parfois dans un coin de sa tête quand il les questionnait. « Pas autant que si je vous avais fait croire que j'étais ingénieur ou dentiste. Pour la plupart d'entre vous j'ai l'impression que sophrologue c'est encore trop proche de psy, et que ça vous rend parfois un peu moins spontanés. » Il souffla d'un ton  pensif lorsqu'elle lui demanda si c'était jusqu'ici une entreprise fructueuse, parce qu'en réalité c'était plutôt le cas mais qu'il y avait toujours cette barrière invisible qui lui donnait l'impression que les autres se contenaient un peu plus en connaissant son métier. Pas tous, il y avait quelques candidats dont il pouvait déjà dire qu'ils le mettaient à l'aise et qui lui donnaient l'impression que c'était assez réciproque, mais c'était une impression qu'il avait parfois. « Peut être, mais quelqu'un qui a l'habitude de passer des heures dans une cabine avec des centaines de passagers doit bien avoir l'oreille qui traîne un peu. » Il lui lança un regard en coin et haussa les épaules, persuadé qu'on pouvait trouver des aspects du métier d’hôtesse de l'air qui lui seraient utiles dans ce genre de jeu, après tout elle avait déjà l'avantage d'être habituée à gérer beaucoup de monde en même temps et ça c'était une chose à laquelle il n'était pas toujours confronté avec son boulot. Leur conversation autour de l'amulette de la brune était remise à une prochaine fois, si tant est qu'elle ait un jour envie de lui en dire plus, et Niels invoqua sa prudence avec une certaine ironie après l'avoir rejoint dans le hamac. Prévenant, il l'était peut être pour certaines choses, mais prudent pas forcément. Il étira un léger rictus lorsqu'elle releva, puis laissa entendre qu'il ne refuserait pas l'une de ses couvertures si elle n'en avait pas besoin. « Dans ce cas, merci. » Vu qu'il était parti pour rester des heures dans un hamac au milieu des arbres, il serait plus à l'aise sans sa veste sur le dos, bien qu'il espère surtout que l'air allait continuer de se rafraîchir. Un ou deux degrés de moins, ça restait peu. « On se croirait en Arizona. Je n'y ai pas remis les pieds depuis des années, mais j'ai eu plusieurs chantiers à Phoenix. » C'était un autre genre de désert, mais l'aridité de cette région l'avait marqué quand il descendait de l'avion et était pris à la gorge par cette sécheresse même en plein mois d'octobre. Il avait beaucoup voyagé grâce à son ancien boulot, mais sa mère était plus généralement originaire d'Amérique, ce qui expliquait que l'anglais n'ait jamais été un problème même pour un type qui avait quasiment tout pris de son père. Niels ne savait pas s'il observerait le lever du soleil, mais ce qu'il trouvait assez remarquable, c'était qu'Anaswara semble vivre cette situation comme une chance et pas comme une punition. Et cette histoire de petit-déjeuner au lit commençait à l'intriguer, parce qu'il n'avait jamais sérieusement pensé qu'elle puisse espérer le convaincre mais que sa façon de le dire était inattendue. « Pourquoi ça ? On se connaît encore peu, mais ce n'est pas forcément la première chose qu'on se dit quand on te rencontre. » Il confia en l'observant un moment pour tenter de comprendre comment elle en était arrivée à cette observation. Il crut saisir un peu mieux quand elle confia n'avoir jamais profité de ce genre d'attentions, mais en réalité ça l'interrogeait un peu plus. « Ils avaient sûrement d'autres qualités que la galanterie. » Il nota dans un demi-sourire, peut être pour détendre un peu l'atmosphère et parce qu'il sentait comme une gêne de son coté à elle. Finalement, prenant une seconde pour réfléchir, il ajouta. « Je ne suis pas certain qu'apporter un plateau garni dans un hamac tienne du génie, mais je peux faire en sorte qu'une table t'attende demain matin dans la salle à manger. » Histoire de couper la poire en deux et parce que ça lui paraissait moins scabreux sur le papier compte tenu du contexte. Et puis, c'est vrai, il ne faisait pas vraiment ce genre de choses Niels. Il vivait seul, ça limitait un peu les occasions. « On peut considérer que j'ai quelque chose à me faire pardonner. » Il lui lança un regard entendu, plus amusé. Pas la peine de revenir là-dessus, mais disons qu'il lui devait bien ça.

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MessageSujet: Re: sur la lune, wed. 22:30 (II)   sur la lune, wed. 22:30 (II) - Page 2 EmptyJeu 25 Avr - 22:37

Anaswara est d’un naturel calme et pacifique, toujours conciliante avec ceux qui gravitent autour d’elle. Difficile de l’imaginer souhaiter du mal d’un inconnu. Il n’est pas encore venu le moment où l’ire s’éveillera dans ses entrailles. Il ne lui est jamais venu à l’esprit de souhaiter le malheur de qui que ce soit et il ne lui viendrait jamais à l’esprit. Elle reste songeuse face à la remarque de son camarade, quant au fait que la dernière personne qui lui aurait dit cela a fini par piquer avec des aiguilles une poupée vaudou à son effigie. « Tu m’en penses capable ? », demande-t-elle. Elle entrouvre légèrement la bouche, comme frappée par cette image que l’homme pourrait avoir d’elle. Réagir de la sorte serait agir contre sa nature. Elle n’a jamais agi contre sa nature, contre ce qu’elle est. Un léger soulagement se peint sur son visage alors qu’il annonce plaisanter et ne pas être sérieux avec son précédent aveu. Elle souffle discrètement, dessinant un timide sourire. Quant au reste, elle ne peut nier ce manque. Celui de son quotidien. Ce n’est pas tant de partager un vol avec une centaine d’inconnus qui lui manque mais plus de se retrouver au-dessus du sol, loin de la terre ferme. Néanmoins la barrière permanente dans son quotidien entre et les autres la protège et la rassure. Aujourd’hui, elle n’est plus là et elle doit apprendre à composer sans. Elle avance loin de sa zone de confort, chaque jour passé aux côtés des autres candidats. Elle a toujours l’impression de marcher sur des œufs, dès que le jour se lève. Elle ne sait pas si cette impression s’estompera avec le temps, tout le temps qu’on lui offrira au sein de cette aventure un peu particulière pour elle. Concernant Niels, sa situation est différente puisque son quotidien à l’extérieur ne lui manque pas, bien qu’il semble être rangé par un certain ennui. Ennui qu’il pourrait facilement effacer en s’investissant fermement dans la chasse aux secrets, comme elle ne manque pas de lui faire remarquer. A ce propos, il lui fait remarquer que ce n’est pas seulement par déformation professionnel qu’il les questionnait mais il espérait bien obtenir des informations sur leurs camarades afin de percer leurs secrets. Anaswara se demande si cette façon de faire s’est montrée fructueuse ou non. Elle esquisse un léger sourire, en écoutant la réponse du bellâtre. Il paraîtrait que sa démarche ne soit pas franchement fructueuse pour le moment. Il reproche notamment le manque de spontanéité de ses camarades qui l’associent à faute à un psy. « Cela vient peut-être du terme thérapeute qui peut paraître ambiguë ? ». Elle tente de comprendre l’amalgame qui a été fait, bien que Niels semble avoir son idée à ce propos puisqu’il mentionne le fait que pour certains sophrologue est encore trop proche de psy. « La sophrologie est une sorte de relaxation ? » Elle n’est pas certaine de qu’elle avance là et elle a de forte chance de faire erreur et de se fourvoyer dans une définition de la pratique de l’allemand. Elle plaisante d’ailleurs quant au fait qu’il peut se cacher derrière le prétexte de la déformation professionnelle, au détour d’une conversation, pour obtenir quelques informations sur leurs camarades. Son sourire s’étire légèrement. « Cela fait bien longtemps que j’ai cessé d’avoir une oreille qui traîne », souffle-t-elle, dans un ton peu sérieux. Un air détendu et amusé se peint subtilement sur son visage. Avec l’expérience, elle a appris à ne pas laisser ses oreilles traîner ci et là, au risque d’entendre une conversation déviante. Pour autant, avec le temps, elle a appris à être plus attentive aux besoins des autres. Elle veille au bien être de chacun, mais en quoi cela pourrait être sa force dans la quête des secrets. Cependant, pour l’instant, son attention n’est pas tournée vers les secrets des uns et des autres. Ce n’est pas égoïste de sa part, du moins, elle l’espère. Comme elle espère ne pas être égoïste quand elle veut remettre à plus tard cette conversation autour de son amulette. Egoïste, ce n’est pas ce qu’elle est. Preuve qu’elle se soucie du bien être des autres, elle propose l’une de ses couvertures à Niels, afin qu’il se mette à son aise, dans son hamac, en quittant au moins sa veste. « Je t’en prie », souffle-t-elle, quand il la remercie. Elle est amusée à écouter son interlocuteur souhaiter un rafraîchissement de l’air. Anaswara vient certainement de briser son souhait en lui révélant que les températures ne baisseraient probablement que d’1 ou de 2°C. Niels compare le climat des Emirats Arabes Unis avec celui d’un état des Etats-Unis, l’Arizona. Elle écoute d’une oreille attentive le commentaire de celui-là. Elle savait qu’il avait beaucoup voyagé par le passé. Pour autant, elle ignorait jusqu’où ses voyages l’avaient mené. « Tu voyageais jusque sur les terres de l’Oncle Sam ? », souffle-t-elle à haute voix. Elle ne fait que de constater, à partir des bribes de mots que le brun veut bien lui offrir au détour de cette conversation. Quand Anaswara plaisante sur le fait qu’il lui apporte son petit-déjeuner, sa réponse semble le surprendre. D’après lui, elle mériterait une telle attention. Elle pose son regard sur son visage, le détaillant en silence. « C’est quelque chose que l’on offre à une personne que l’on apprécie, non ? ». Il y a tout ce mythe autour du petit déjeuner au lit qu’Anaswara ne pense pas mériter. Peut-être se trompe-t-elle. D’ailleurs, elle confie n’avoir jamais connu ce concept du petit déjeuner apporté au petit matin. Peut-être que cette confession explique en partie le point de vue de la jeune femme à ce sujet. D’après le brun, ses anciens petits-amis – ce que l’on peut traduire derrière ce pronom employé – possédaient d’autres qualités que la galanterie. « Probablement », énonce-t-elle à voix basse. Finalement, il lui proposa de lui préparer un repas dans la salle à manger, demain matin. Cela semble être un bon compromis sur le papier, évitant tout accident de plateau renversé sur le hamac. Elle s’apprête à répliquer quand il reprend la parole. Elle se pince les lèvres, il explique qu’ils peuvent considérer qu’il a quelque chose à se faire pardonner. Elle reste silencieuse, un discret sourire étirant ses lèvres. Elle est étonnée de cette prise d’initiative de la part de son camarade, qui lui présente ce soir un tout autre visage. « En présence de l’organisateur du repas, j’espère ? ». C’est-à-dire Niels lui-même. Elle pivote son attention vers le visage du brun, un petit rictus en coin. Elle ne voudrait pas profiter de cette table qu’il lui aura préparé, toute seule. Elle a envie qu’il soit là, à ses côtés, pour partager ce moment avec lui. Un léger silence s’installe, elle prend l’initiative de le briser. « Prudence a peut-être envie de dompter son hamac ? », souffle-t-elle sur un ton léger et taquin. Elle réprime un éclat de rire, avant de sauter doucement du hamac pour retrouver la terre ferme. « Laisse-moi t’aider à t’installer », souffle-t-elle, en se tournant vers lui. Elle se baisse pour se saisir d’une couverture, puis attrape un oreiller en trop dans le hamac où elle a élu domicile. Elle dépose le tout sur celui aux côtés du sien. Elle ne lui laisse pas vraiment le choix. Elle l’aide, et avec le sourire. Elle tourne le visage vers l’homme, toujours ce discret sourire tatoué sur ses lèvres. Finalement son attention sur sa propre tenue de circonstance, un tee-shirt bien trop grand pour elle et un short, en sentant un regard posé dessus. « Promis je ne garderai pas cette tenue… de circonstance, demain matin », lance-t-elle. Elle optera pour une tenue plus habillée et moins casual que celle qu’elle a revêtu, pour cette nuit.

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