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 tradizione reinventata - mercoledì 17h40

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Pierpaolo
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MessageSujet: tradizione reinventata - mercoledì 17h40   tradizione reinventata - mercoledì 17h40 EmptyLun 15 Avr - 0:35


Pierpaolo est un italien. Un vrai de vrai. Il refuse parfois de se l’admettre quand il pense aux mauvais aspects associés à sa nationalité, à son éducation, mais il finit toujours par les accepter parce qu’au fond du fond, il est un peu chauvin quand même. À vrai dire à part les scandales médiatiques des politiques et la tendance toujours très présente des hommes à vouloir être plus machistes les uns que les autres -Pierpaolo est parfois coupable de ça dans une moindre mesure il le sait bien- il trouve qu’il n’y a pas grand chose à jeter dans son pays. Surtout pas sa gastronomie. Et c’est pour ça qu’aujourd’hui, au lieu de se laisser mourir d’ennui, Pierpaolo a décidé qu’il allait passer l’après-midi en cuisine à préparer sa spécialité pour l’ensemble du nid. Il l’admettra volontiers si on lui demande, mais c’est avant tout pour lui et pour Judith qui adore ce plat qu’il cuisine. Il a beau être difficilement captivé par les gens, il n’en demeure pas moins bon chrétien et il ne va pas les laisser mourir quand la seule chose que ça demande de lui comme effort est qu’il fasse davantage de pâtes et de sauce. Ça fait déjà plusieurs heures que le ragù mijote et il lui reste encore une bonne heure avant d’être prêt pour le repas du soir. Le temps pour lui de faire deux kilos de pâtes fraîches from scratch. Il le regrette déjà parce que ça va prendre un temps fou et demander beaucoup d’effort. Mais c’est pour la bonne cause : la survie de tous. Il entend à peine des pas approcher que Tonia apparaît déjà. « Tu veux m’aider à faire des pâtes? » demande-t-il spontanément parce qu’elle fait partie des gens qui lui ont fait une bonne première impression et qu’il aime bien passer du temps avec @Tonia. Et puis, elle est soudeuse, elle n’a pas peur de se salir les mains et même si elle n’a pas envie de cuisiner, elle peut toujours trainer avec lui. Ça le dérange pas d’avoir un public quand il cuisine. Dieu sait qu’il a l’habitude avec Agatha qui commence toujours par vouloir aider et puis se contente de regarder Papa faire et réclame des morceaux de ci et de ça quand il sort ses aliments préférés.


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MessageSujet: Re: tradizione reinventata - mercoledì 17h40   tradizione reinventata - mercoledì 17h40 EmptyLun 15 Avr - 23:27

Il y avait Dr House qui se traînait dehors alors ça m'a motivée à faire un peu de sport. J'ai enfilé ni une, ni deux des fringues plus appropriées et sous son nez grincheux, je me suis tapé un petit jogging improvisé mais finalement et d'autant plus bienvenu que le contexte m'a mise de bonne humeur. Je sais, je sais, c'est horrible, mais c'est pas de ma faute si le voir me fait penser à ma propre capacité de faire du sport, contrairement à lui. On se connait pas beaucoup, Greg et moi, alors faut pas s'étonner que dans ma tête, ça va pas plus que loin que l'infirme. Quand je saurai qui il est, ce qu'il aime dans la vie et ce genre de détails inutiles, là j'aurai peut-être envie de lui parler plutôt que de me pavaner en course à pieds sous le regard lugubre de sa patte folle. Bref je cours un moment et lorsque, enfin, je m'arrête en m'étalant dans l'herbe, il me faut de longues minutes pour retrouver un souffle rendu franchement ridicule par la clope et l'alcool. Faudrait que je demande à Lula de m'entraîner un peu, même si elle doit être moins calée en endurance qu'en sprint. Une fois retombée de mon pic d'adrénaline et la tête sur les épaules, je fonce sous l'eau froide de la salle de bain 1 étoile que j'accueille presque comme un cadeau. Et une fois rhabillée, je suis comme sur un petit nuage, avec mes jambes en coton, mes poumons saturés en oxygène et mon cerveau shooté à l'adrénaline. Tout parait cotonneux, beau, agréable au toucher. Alors forcément, quand je sens l'odeur de la bouffe qui emplit paresseusement tout le rez-de-chaussée, je suis automatiquement attirée dans la cuisine dans laquelle je trouve Pierpaolo, en train de s'affairer. Je m'apprête à lui sourire mais il me devance. « Tu veux dire faire, faire des pâtes ? » je relève brusquement intéressée. Genre par juste cuire des pâtes ? Les faire pour de vrai, comme les cuistos dans ces restos stylés, où ils sont à la fenêtre en train de faire leur truc pour que tout le monde dans la rue voie à quel point la bouffe est fraîche et artisanale chez eux. Je dis ça mais j'ai jamais vu personne faire de vraies pâtes, nous on s'est toujours contentés de les acheter au kilo pour les avoir moins chères et, du coup, de plutôt mauvaise qualité. Moi je suis d'avis que des pâtes sont des pâtes mais je sais qu'il me couperait la tête si je disais ça tout haut. « T'es vraiment un italien » je me marre quand même. En fait je trouve ça trop mignon, en plus il a l'air parti pour faire dix kilos de bouffe donc à moins qu'il ne compte tout surgeler et survivre là-dessus jusqu'à la fin du jeu, j'imagine qu'il a l'intention de nous nourrir également. Et ça, c'est très très cool. Du coup, je suis enthousiaste, tant à l'idée de cuisiner qu'à l'idée de manger. « OK chef, apprends-moi et en échange, si tu veux, je te montrerai comment fourrer une dinde à l'américaine » je dis en m'approchant de son plan de travail, et en remontant mes manches inexistantes dans ma tête, avant de lâcher dans ma barbe un petit rire graveleux; Je viens de percuter de ce que je viens de dire. Hm, je parle d'une vraie dinde de Thanksgiving hein. C'est pas une métaphore.

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MessageSujet: Re: tradizione reinventata - mercoledì 17h40   tradizione reinventata - mercoledì 17h40 EmptyJeu 18 Avr - 21:53

Tonia a l’air de ne pas comprendre tout de suite et Pierpaolo se demande l’espace d’une seconde si elle ne comprend pas à cause de son accent, d’une potentielle faute qu’il aurait fait dans son anglais ou si l’idée même d’être la personne qui fait la pâte à pâtes est un concept étrange pour l’américaine. Il peut pas vraiment lui en vouloir, faut dire que les gens ont tellement l’habitude de bouffer des pâtes Barilla en sachet qui sont une insulte à la véritable pasta italiana que Pierpaolo se dit parfois que le combat est perdu. « Chiaro ! » s’exclame-t-il. Il ne sait pas comment il pourrait en être autrement, faut pas croire que parce qu’il ne dit rien quand les gens préparent des pâtes qui sortent d’un paquet, il apprécie de les bouffer. La politesse qu’il cultive avec parcimonie l’empêche de recracher de la nourriture mais parfois ce n’est pas l’envie qui lui en manque.  « Les pâtes c’est bon que si c’est fait maison. » commente-t-il d’un ton à la fois enjoué et catégorique. Ils peuvent débattre du sens de la vie, ils peuvent débattre du droit des criminels de guerre à une justice impartiale, mais des pâtes industrielles ? Jamais. C’est un sujet que l’on aborde pas. « Si ! J’espère que tu n’en doutais pas ! » dit-il avec un sourire. Manquerait plus que les gens pensent qu’il a volé l’identité d’un italien et qu’il joue un rôle ! Non, ce n’est pas envisageable ! Pierpaolo il respire l’Italie, de sa vision du monde à son accent indéniablement marqué, il sent bon le basilic et la mozzarella. Et puis Tonia lui propose de lui apprendre à fourrer une dinde et il la regarde avec des gros yeux, et quand elle rigole il sait qu’elle a repéré l’innuendo qu’il a entendu aussi et il tousse un coup pour se racler la gorge.« Je… hm. » commence-t-il avant de se reprendre. Ce n’était qu’un faux départ. « Sinon un bon burger ? Ça sonnera pas aussi sessuale ! » suggère-t-il avec un petit rire presque gêné. Il a l’impression de passer pour un mec prude alors que ce n’est pas vraiment le cas, mais il n’a pas non plus l’habitude des fréquenter des gens qui font des sous-entendus sexuels sans s’en rendre compte. Ses rares amis à l’extérieur sont assez calmes et les rares blagues sexuelles qu’ils font sont toujours très drôles mais expected. Le côté impromptu de la déclaration de Tonia rend le truc encore plus hilarant. « On va faire la pâte en trois fois, sinon ça va être trop. Tu peux commencer par tamiser la farina puis tu vas creuser un pozzo. » explique-t-il en tendant le tamis à Tonia. Ce sont les deux premières étapes et mine de rien elles comptent. Parce qu’on ne peut pas faire une pâte bien lisse sans tamiser et sans le puits le mélange des oeufs qu’il faudra casser dans quelques minutes sera bien moins efficace. Pierpaolo est un mec qui déconne pas beaucoup, c’est peut-être pour ça que sa personnalité est aussi clivante, mais s’il y a bien un truc avec lequel il ne plaisante jamais, c’est sa culture italienne. Appelez ça du chauvinisme ou de la fierté nationale, il s’en fiche un peu.


[désolé pour l'attente >.< entre mon mini trip dans les alpes et le fait que j'suis malade, c'est franchement pas la joie]

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MessageSujet: Re: tradizione reinventata - mercoledì 17h40   tradizione reinventata - mercoledì 17h40 EmptyMer 24 Avr - 14:22

PP fait des pâtes. Genre il fait des pâtes. C'est trop cool. Étrange, un peu improbable, mais trop cool. ça, combiné à l'odeur insoutenable de bouffe, suffit à me planter à côté de lui façon commis de cuisine improvisé. « J'ai jamais mangé de pâtes faites maison, en fait je prends les moins chères du magasin en général » je confesse, même si pour moi c'est pas grand chose. En fait, c'est même une réalité quasiment immuable à Flint. C'est les gros packs de six boites de 500 grammes de pennes ou de spaghettis et basta. J'avais jamais entendu que les gens puissent faire eux-mêmes leurs pâtes, sinon dans les restaurants un peu chicos. J'aurais même tendance à dire que c'est un truc de bourge, comme tous ceux qui veulent manger bio et local et tout le bordel. Oui c'est bien hein, si je pouvais je le ferais peut-être aussi mais en attendant, pour le prix de deux tomates, j'ai un maxi menu au McDo qui me tient toute la journée. Mais là-bas, en Italie, ça doit être différent, c'est un peu une institution la bouffe chez eux. Quand je vois l'expression de Pierpaolo, je sais que j'ai intérêt à partir en courant mais je me contente d'attraper le couteau qui traîne sur le plan de travail. « Je prends ça deux secondes t'inquiète c'est pour rien de spécial » je souffle l'air de rien, en faisant mine de le cacher derrière mon dos. Non parce que si on pouvait éviter qu'il m'assassine pour des pâtes. Pour lui c'est sans doute le plus grand honneur qu'on puisse te faire mais pour moi c'est plus ridicule qu'autre chose, ils vont retrouver de la sauce bolo à la place de mon sang. Encore plus s'il décidait de m'étrangler avec un spaghettis. Comme je dis, un vrai rital. « C'est la règle ici, toujours douter de tout » je souris d'un air évident. C'est ce qu'il faut se mettre dans la tête dès que tu rentres dans le jeu. Tout ce qu'on te dit peut être inventé, détourné, modifié, bidonné. Qui sait s'ils ont tous donné leur vrai prénom ou si certains ont dû baratiner quelques infos pour protéger leur secret. « Comment je vais faire pour découvrir que tu es en fait la doublure cascade de Seth Cohen si je ne doute pas ? »  Allez, je suis sûre qu'on le lui a déjà dit mille fois, en lui ordonnant de regarder The OC pour qu'il juge par lui-même. Voilà, moi je l'ai son secret. Du coup, les indices, c'est facile : la bible parce que The OC c'est une religion, c'est la vie, et les boites de conserve parce qu'elles raclent le sol quand tu roules et que les cascadeurs finissent souvent par racler le sol. Bam, easy peasy. Bref, les mains posées sur le plan de travail, curieuse, j'observe son oeuvre. La vérité, c'est que je pensais pas voir un vrai italien faire de vraies pâtes un jour. ça peut paraître con mais c'est pas des blagues. C'est le genre de particules de vie plutôt banale qui devient complètement extraordinaire pour moi, qui vis au milieu d'un trou paumé où la moitié de la population peut même pas finir le mois. Alors je lui promets en échange de lui apprendre un truc en échange. Sauf que ça sort pas du tout comme je l'avais imaginé. Et PP, il déchante brusquement. Je vois dans son regard, là où ça m'amuse, qu'il est gêné, et ça m'amuse encore plus. « Un burger, ça marche papy » je le taquine d'un regard mutin. On est loin du latin lover avec PP, semble-t-il. Il doit être plus suisse qu'italien, maintenant. mais je me retiens de trop le charrier, parce que je l'aime bien PP et j'ai pas envie de le braquer, ni même Juju qui m'arracherait les yeux si j'avais le malheur de flirter, même unilatéralement, avec son homme. Du coup, je me concentre sur les pâtes, qui ne sont encore qu'une pâte pour l'instant. Il m'explique grosso modo ce que je dois faire, mon rôle dans cette grande entreprise. « Un pozzo » je répète en prenant le tamis avec détermination, sans avoir la moindre idée de ce que ça veut dire. Avant de penser à un truc, lever mon index en mode illumination, reposer le tamis et aller me laver les mains en vitesse. Voilà, mieux déjà. Je récupère mon instrument dans lequel je mets la farine. Je procède avec bien plus de minutie que je ne le fais habituellement, lorsque je cuisine pour moi toute seule, en tapotant le métal pour disperser la farine sur la pâte. « Il y en a assez ? » je vérifie, comme une gosse. J'ai mis tout le plat qu'il avait préparé donc j'imagine que oui mais on ne sait jamais. Il n'y a rien de pire qu'un commis qui n'en fait qu'à sa tête. Puis je m'attaque au pozzo que je creuse délicatement du bout de mes doigts. « Comme ça ou plus dilaté le trou ? » je souffle, volontairement salace cette fois, mais en roulant vers lui un sourire amusé, presque complice. Allez, promis j'arrête PP.  Je vais essayer du moins parce que j'ai tendance à avoir l'humour gras des ouvriers avec qui je bosse (pas le choix), une fois que je commence, je m'arrête plus. Sauf que moi, c'est vraiment pour déconner, eux ils y croient en général, du coup il y a toujours bien un moment où je mets des coups de boule. « C'est toi qui cuisine chez toi ? » je demande plus sérieusement. J'imagine, vu comme il a l'air motivé à préparer je ne sais combien de kilos de nourriture pour tout le monde. Puis ça serait bête de passer à côté du savoir faire italien.


(à mon tour de m'excuser pour le retard gnum )

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MessageSujet: Re: tradizione reinventata - mercoledì 17h40   tradizione reinventata - mercoledì 17h40 EmptyJeu 25 Avr - 18:46

Il aime bien Tonia, sauf quand elle dit qu’elle bouffe des pâtes bas de gamme. « Je… non. Je ne vais même pas répondre à cette insulte que tu viens de fare à la gastronomie italienne. » plaisante-t-il à moitié parce qu’il est quand même outré par l’affront que Tonia a osé faire à ses racines. Il veut pas dramatiser plus les choses mais elle semble parfaitement comprendre ce qu’il va en dire parce qu’elle cache déjà le couteau pour pas qu’il la plante. Si ça lui avait pas valu de la prison et une élimination de l’émission Pierpaolo y aurait songé. « Perché ? Parce que c’est plus facile de me le planter dans le dos que de planter un paquet de pâtes industrielles bon marché ? » Ok, c’est son côté Sarah Bernhardt qui ressort. Il devrait pas en faire tout un flan et c’est pas parce qu’elle a pris le couteau qu’elle va s’en servir, mais Pierpaolo se sent presque sale rien qu’à l’idée de consommer des pâtes bon marché qui sont faites sans amour. « Touché. » admet-il avec un petit sourire. Les gens ne sont pas assez méfiants ou suspicieux, même lui se laisse par moment distraire et oublie de remettre en question les propos de ses camarades ce qui le surprend un peu. D’abord parce qu’il est d’une nature assez méfiante et en plus parce qu’il savait à quoi s’attendre en venant dans ce jeu. « Seth Cohen ? C’est qui ? » demande-t-il les yeux ronds. Il suppose que c’est une blague qui a un lien avec son secret puisqu’elle parle de découvrir quelque chose sur lui, mais la référence lui passe complètement au-dessus de la tête. Le problème quand on a presque dix ans d’écart avec la personne qui nous parle et que la conversation est orientée vers la pop culture. « Papy… wow. T’as pas attendu longtemps pour mettre ce couteau que t’as caché à l’oeuvre. Je suis pas aussi vieux que ça ! » fait Pierpaolo, mimant l’outrage. Il sait bien qu’il est l’un des plus vieux de la saison mais il espérait ne pas hériter d’un tel surnom. Il sait bien que c’est une plaisanterie et puis c’est Tonia, il aime bien Tonia, alors ça passe. Les autres feraient mieux de ne pas trop l’imiter. « C’est mieux avec les mains propres, grazie. » dit-il quand il la voit revenir après s’être lavé les mains. Il a même pas pensé à le lui dire alors il est content qu’elle ait eu la présence d’esprit de le faire. « Ça devrait aller pour le premier round. » note-t-il parce qu’il va pas lui faire faire toutes les pâtes, la première fois pour qu’elle découvre la technique, ensuite il fera ça lui-même. D’abord parce que c’est plus rapide et ensuite parce qu’il veut pas non plus la gonfler, faire des pâtes c’est pas exactement l’idée que les gens se font d’une après-midi réussie. Elle vient lui demander ce qu’il pense du trou et elle glisse un gros sous-entendu qui le fait rire. Une fois qu’il retrouve son sérieux il se gratte la gorge avant de donner ses prochaines instructions : « Un po’ più large, la taille d’une tête de bébé. Maintenant tu vas casser les oeufs dans le pozzo, puis tu mélanges, d’abord avec la fourchette et ensuite avec les mains. » Il aime bien ces moments de complicités avec les autres candidats Pierpaolo. Apprendre à quelqu’un comment réaliser bonne base pour des pâtes fraîches c’est dans ses cordes, il pourrait faire ça avec chacun d’entre eux, peut-être qu’il passerait moins pour un connard distant ? Enfin, c’est aussi facile parce qu’il aime bien Tonia et qu’elle se prête au jeu. Il imagine pas faire ça avec Jesse par exemple qui est beaucoup trop distrait. « La plupart du temps oui, des fois Judith cuisine, le reste du temps on mange des trucs à emporter. » explique-t-il sans préciser qu’en dehors des fois où elle fait de la pâtisserie, quand Judith cuisine, ils finissent parfois par commander des trucs à se faire livrer parce qu’elle n’est pas une grande cuisinière. Loin de là même. Suivre une recette c’est totalement dans les cordes de sa femme, par contre, quand on la laisse improviser, tout part à vau-l’eau et les conséquences sont parfois assez catastrophiques, mais Pierpaolo mange sans se plaindre quand c’est comestible, mais s’il pense que la digestion d’Agatha serait en danger, ils se font livrer. « Ça me fait toujours bizarre de faire des pâtes sans ma grand-mère qui me demande si j’ai une amoureuse. T’aimes bien quelqu’un toi ici ? » demande-t-il, se transformant l’espace d’un instant en mamma italienne qui va trouver un mari à sa fille même si ça doit être le fils du voisin qui a de l’acné et qui n’a jamais embrassé personne, tant que Tonia ne finit pas seule. Non en vrai il se dit qu’il y a bien une chance ou deux qu’elle s’entende bien avec un candidat et si Pierpaolo peut être la marraine la bonne fée de deux personnes, ça lui ferait plaisir. C’est un grand romantique au fond…

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