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 Ken. (mardi à 15h00)

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Bart
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MessageSujet: Ken. (mardi à 15h00)   Ken. (mardi à 15h00) EmptyMar 16 Avr - 1:05

@Malcolm

Le palace offre un panel de lieux aussi divers qu’intéressants à explorer. Il y en a pour tous les goûts afin d’éviter que les candidats n’aient l’impression de tourner en rond trop rapidement dans l’aventure. Là-dedans, il existe des pièces que Bart prend plaisir à squatter jour après jour, comme la bibliothèque qui regorge de bandes-dessinées sur des super-héros qui le font rêver ou la passerelle qui lui permet d’analyser les rudiments de la vie en communauté en observant de loin les interactions de ses petits camarades. Il y en a d’autres en revanche, où il ne fout jamais les pieds. La Fury Room, c’est sûrement la quintessence du tri sélectif qu’il a opéré dès le premier jour en classifiant mentalement les différents spots entre ceux qu’il apprécie, et ceux où il n’a définitivement pas sa place. Rien que la porte le laisse dubitatif. Il pensait que le marteau était le symbole de la construction. Utopiste, il le voyait comme la promesse d’un nouveau monde à bâtir, mais faut croire qu’il a fait erreur sur toute la ligne parce que dans ce contexte, il est là pour tout démolir. Bart, c’est un sensible. Ici, il n’y a pas la place pour les poètes. Le principe, c’est plutôt de décompresser en cassant tout ce qui bouge et lui, ça le dépasse complètement comme activité. Un peu comme les gens qui jouent à GTA et qui se détendent en butant des piétons qui n’ont rien demandé à personne parce que c’est marrant. Même si ce n’est qu’un jeu-vidéo, ça le met mal à l’aise. De la même manière que cette pièce, elle le gêne en prétextant vouloir canaliser la colère des candidats en leur laissant l’opportunité de briser des écrans d’ordinateur ou des bouteilles en verre. Lui, il se dit surtout qu’il doit très certainement exister une façon plus saine de se débarrasser de son stress qu’en exprimant sa violence à l’encontre d’objets innocents. Parce que oui, dans le monde de fragiles de Bart, une assiette, ce n’est pas juste un truc à la con qui sert à que dalle. Derrière chaque bout de vaisselle cassée, se trouve peut-être un type qui a pris le temps de la dessiner, puis de la fabriquer. Lui, il pense à ce gars-là, parce qu’il faut bien que quelqu’un le fasse. Il se laisse traîner dans la pièce, observant les dommages matériels réalisés par le dernier candidat à être entré dans la Fury Room. Il s’accroupit comme un débile pour ramasser les morceaux éparpillés ici et là. Il ne sait même pas pourquoi il fait ça, alors qu’il s’agit typiquement du genre de trucs qui le font passer pour un gros teubé émotif vis-à-vis du reste du monde. Ils doivent bien se marrer les membres de la production chargés de recycler les objets cassés dans la cabine à le voir leur prémâcher le travail. Ou peut-être juste qu’ils ne pigent rien à son manège si étrange. C’est vrai que lui aussi il a du mal à capter ce qu’il lui prend, mais il a quand même l’impression que c’est ce qu’il est censé faire. La porte s’ouvre et son regard croise celui de Malcolm. Bart, il reste silencieux pendant qu’il se redresse, époussetant ses genoux blanchis par les restes du placoplâtre qui en a pris plein la gueule à coup de batte de baseball. Il se sent un peu gêné. « Elle me rend triste, cette pièce. » il admet avec son air de dépressif notoire. Le problème du blond, c’est que déjà quand il voit une assiette se briser en mille morceaux, ça lui génère des bouffées d’angoisses parce qu’il se rend compte d’à quel point rien n’est éternel dans le monde. Alors forcément, Bart, quand tu le catapultes dans une salle où t’es censé démonter le mobilier à l’aide de l’arme de ton choix, il se sent un brin déboussolé tellement ça va à l’encontre de ses principes internes.

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MessageSujet: Re: Ken. (mardi à 15h00)   Ken. (mardi à 15h00) EmptyMer 17 Avr - 16:53

Il pensait pas revenir par ici aussi vite après sa découverte du lieu Malcolm, et pourtant le revoilà à fouler le sol de la désormais célèbre Fury Room, à peine une semaine plus tard. Il avait pas craché sur le concept la première fois qu'il y est venu avec Jhoan parce qu'il préfère que les candidats se défoulent sur des objets plutôt que sur leurs camarades, et son point de vue sur la question n'a pas évolué depuis. Il ressent pas le besoin d'évacuer une quelconque pression à ce stade de l'aventure parce qu'on sait qu'il s'en met aucune et n'accepte pas non plus qu'on lui en mette, mais même s'il aura du mal à se l'avouer la frustration récoltée à la suite du prime est par contre bien présente en lui et aurait besoin d'être sortie de là. C'est une soirée qui l'a pas mal irrité Malcolm, il l'a pas forcément montré et encore moins exprimé aux autres, mais y'a des trucs qui lui restent un peu en travers de la gorge. Les histoires inutiles qu'on a essayé de créer pour les mettre les uns contre les autres après une semaine de cohabitation seulement, ce besoin de mettre des étiquettes sur tout le monde en les forçant à attribuer des adjectifs réducteurs, son résultat au test qui l'a mené à une petite remise en question de sa personne.. Il est ressorti un peu saoulé de tout ça, et ça le travaille encore. Du coup Malcolm plutôt que cogiter cent ans là-dessus il se dit que c'est peut-être l'occasion de retourner dans la salle de destruction pour voir si le fait de tout péter peut le décharger de quelque chose. C'est pas un mec en colère ou sous tension l'américain, mais les gens ont souvent du mal à concevoir qu'il puisse rester aussi calme, dans beaucoup de circonstances. Il a appris à canaliser ses émotions, les contrôler n'implique pas forcément de les refouler, en tout cas pas chez lui. Il est pas immunisé face au sentiment de colère, c'est juste rare que ça se manifeste chez lui parce qu'avant d'en arriver là il aura normalement tenté d'étouffer le truc par le dialogue avec l'autre. Malcolm il laisse jamais les choses prendre des proportions folles s'il peut agir avant pour éviter ça, donc plutôt que ruminer toute la semaine sa frustration il va casser deux-trois trucs aujourd'hui et voir ce que ça lui procure. Ça va probablement pas le débarrasser de tout ce qui l'encombre depuis samedi, mais y'a peu de chance que ça lui fasse plus de mal que de bien. Une fois équipé il s'arme d'une batte de baseball et son entreprise destructive commence. Il ressent une petite montée d'adrénaline en tapant sur des bouteilles, sur un vieil écran d'ordinateur puis sur des cloisons en plâtre, et reconnait sans mal le côté exécutoire momentané de l'endroit, sans vraiment savoir de quoi il se libère en faisant ça. C'est après avoir porté son dernier coup, lorsqu'il tourne sur lui-même, qu'il se rend compte qu'un camarade est présent. Depuis combien de temps il sait pas, sûrement pas longtemps, car cinq minutes plus tôt il se serait inévitablement pris des bouts de verre dans la tronche avec ce qui a volé dans la pièce. Bart a pas l'air dans son élément du tout, et la réflexion qu'il émet laisse Malcolm pantois. « Triste ? C'est quoi, tu compatis pour ces objets qui ont fini pulvérisés sous une batte de baseball ? » Quand même, ça l'étonnerait parce qu'il est en âge de savoir que ces trucs ne vivent pas et n'ont donc pas souffert quand bien même il se soit un peu acharné dessus. C'est peut-être plus le principe-même de l'endroit qui l'attriste, Bart il a l'air à part et dans son monde et il se demande ce qui lui traverse l'esprit quand il fait face aux débris résultant de son passage. « Tu sais, tous ces vieux trucs auraient certainement terminé au dépotoir. » il reprend d'une voix se voulant rassurante, mais qui le sera peut-être pas du tout. Malcolm retire son équipement de protection sans détourner son regard de Bart, car il a bizarrement pas envie de le quitter des yeux à ce moment-là, comme s'il était pas sûr des réactions qu'il pourrait avoir implanté dans un tel cadre. « Je peux comprendre que ce soit impressionnant mais t'inquiète, j'ai beau avoir fracassé tout ça j'suis pas un mec violent ou colérique. » S'il précise ça c'est pour que Bart se sente pas en insécurité dans la même pièce que lui, après tout ils savent pas grand-chose l'un de l'autre et son camarade peut presque uniquement le juger sur ce qu'il voit actuellement. « Toi t'as quelque chose à extérioriser ici ? » il lui demande en pensant d'avance obtenir une réponse négative à sa question. Vu la sensibilité du bonhomme il l'imagine pas s'armer et détruire quoi que ce soit, c'est plus pour tenter de savoir ce qu'il fiche là et pourquoi il se fait du mal comme ça.

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MessageSujet: Re: Ken. (mardi à 15h00)   Ken. (mardi à 15h00) EmptyJeu 18 Avr - 20:27

Ça va, Bart n’est pas non plus complètement débile. Il sait que dans cette pièce, ce ne sont que des objets qui se font salement défoncer. Il trouve le concept de La Belle et la Bête assez séduisant avec le service à thé qui raconte sa life, mais il a conscience qu’IRL, ce ne sont rien d’autre que des choses matérielles et inanimées. Ça ne l’empêche pas de se sentir triste et mal à l’aise. Il a du mal à saisir la méthode thérapeutique qu’on essaye de leur vendre avec cette cabine faite pour se défouler. Lui, il est contre toute forme d’agressivité. Bart, il est super peace comme garçon. Comme tout le monde, il y a des choses qui le blessent ou qui le mettent mal entre les différentes chroniques présentées lors du prime, les nominations et le reste. Ce n’est pas pour autant qu’il ressent le besoin de péter des trucs en retour. « J’sais pas. Peut-être. » il souffle dans un haussement d’épaule quand Malcolm lui demande s’il ressent de la compassion pour les objets qui viennent de se faire pulvériser. Qu’ils soient ou non destinés à la casse, ça ne change pas grand-chose à ce qu’il pense de la situation. Au contraire. Bart, c’est un idéaliste. Un naïf de la vie, souvent déconnecté de la réalité. Il ne pige pas toujours comment il doit gérer son environnement, alors il finit par passer pour un demeuré. Il se rend bien compte que le candidat le mate un peu bizarrement, comme s’il pouvait péter un plomb à n’importe quel moment. « Je me demande pourquoi la production a jugé bon de mettre à disposition une telle pièce... » il poursuit doucement. Il n’a jamais entendu parler de candidats en étant venus aux mains au cours des dernières éditions de Thrown Dice. Malgré l’étiquette de télé-réalité qu’ils se traînent, ils savent régler leurs problèmes sans se foutre sur la tronche. « Je crois que la colère est le sentiment le plus viral sur le net. » C’est un truc dont il a déjà entendu parler. Ça fonctionne plus que la tristesse ou même que les scènes de sexe. Les gens, ils adorent voir des êtres humains s’écharper. C’est voyeur comme comportement, mais c’est aussi difficile d’y échapper. Au final, c’est comme quand on exige du drama de leur part. Personne n’a vraiment envie de voir Kenza pécho Pierpaolo dans l’aventure. Ce qu’ils veulent surtout, c’est découvrir Judith en mode Hulk vénère à l’encontre de la brune, contrebalançant ainsi avec sa nature gentille et agréable. C’est ça qu’ils viennent chercher. Ce qu’ils préfèrent, ce sont les histoires qui se terminent mal. « Faut admettre que la Fury Room, ça peut avoir de la gueule afin de compléter les histoires qu’ils essayent déjà de conter en coulisse. » Tu glisses en scred dans la quotidienne les images de Malcolm réclamant une discussion avec Anaswara, avant de mettre sans transition le jeune homme qui s’acharne sur des assiettes, et y’a même plus besoin de sous-titrer les images.  C’est pas con pour déclencher les passions sur le réseau-social de la part des téléspectateurs. Bart, il ne veut pas non plus donner l’impression de le juger. Malcolm, il a causé pas mal de dégâts mine de rien, mais il se doute qu’il n’est ni colérique, ni violent. Il n’a pas besoin de le préciser pour rassurer le blond. Ce ne sont pas des adjectifs qu’on serait tenté de lui appliquer, parce qu’il a l’air plutôt chill d’un point de vu extérieur. « Comme tout le monde, je peux me sentir en colère de ne pas être respecté, frustré de ne pas exister ou déprimé de me sentir seul… » il réfléchit à voix haute de ce ton un brin pathétique qui lui colle à la peau à propos de ce qu’il pourrait avoir à extérioriser. Tout n’est pas rose pour Bart depuis le début de l’aventure. Il ne se sent pas toujours à sa place et il se rend bien compte que certains de ses colocataires pensent la même chose. Il ne sait pas trop comment s’intégrer du coup, comme s’il se trouvait dans une spirale de l’échec. Il se mord la queue à s’auto-exclure, parce qu’il a peur que les autres le fassent à sa place. « Je crois que c’est surtout important de travailler sur ce qu’on a besoin d’extérioriser. » A l’origine, le concept de la Fury Room est né au Japon pour aider les employés de bureau travaillant un nombre incalculable d’heures à vivre avec leur burn-out permanent. Ce qu’il trouve triste en fait, c’est de se trouver dans une société qui en arrive à gérer ses problèmes en fracassant un écran d’ordinateur à l’aide d’un pied de biche, parce que c’est devenu impossible de les résoudre. « A quoi tu pensais tout à l’heure ? » il interroge son camarade en englobant les alentours de son regard tout doux. C’est assez ironique de la part de Bart d’essayer de jouer les psy alors que de base c’est plutôt lui qui a besoin de parler. Ça l’intrigue. Il se demande si Malcolm se sent mal à propos d’un truc et tout de suite, il se sent concerné par les problèmes du garçon.

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MessageSujet: Re: Ken. (mardi à 15h00)   Ken. (mardi à 15h00) EmptyMar 23 Avr - 18:01

Lui qui pensait une semaine plus tôt ne pas utiliser cette pièce telle que la production leur a présenté, au final il vient de se contredire tout seul et de prouver qu'il peut comme n'importe qui aller chercher le premier exutoire qui se présente. Il avait pas de réel besoin de se défouler sur du matériel pourtant Malcolm, ses poings le démangeaient pas et risquaient encore moins de terminer dans la tronche d'un camarade ou dans un mur, il en était vraiment pas à ce point-là. Pas de colère à évacuer ni de nerfs prêts à lâcher, il a plutôt abordé le côté préventif de la chose en se disant que de temps en temps il pourrait peut-être se lâcher un peu ici histoire de ne pas se transformer peu à peu en boule de nerfs. C'est pas le mec le plus disposé à se laisser bouffer par ses émotions mais il peut pas prédire à l'avance comment il évoluera dans ce jeu, et puis il n'est pas non plus à l'abri d'une petite contrariété de temps en temps l'américain. Avec du recul il est assez convaincu que cet endroit peut être utile à beaucoup de monde et pas seulement aux grands nerveux, lui n'en est pas un et pourtant il se sent plus léger une fois que tout ce qui l'entoure a été réduit en morceaux. C'est pas tellement malsain pour lui, le fait de laisser les candidats se taper dessus ça oui, ça le serait par contre. La réaction du camarade entré dans la pièce entre temps le surprend sur le moment, il se dit attristé d'être là et Malcolm est pas bien sûr de comprendre ce qui lui vaut d'afficher cette tête. Il tente un lien avec une possible compassion que Bart éprouverait pour les objets qu'il vient de fracasser mais ce dernier n'a pas l'air sûr de lui. Le gars se demande quelles ont pu être les raisons qui ont poussé la production à proposer un tel endroit cette saison, une question qui a également traversé l'esprit de l'américain la semaine passée en découvrant ce lieu atypique dont il a pas compris l'utilité instantanément. Cela dit Bart a sûrement pas besoin qu'on lui explique le principe de cette pièce, il semble plutôt s'interroger en profondeur sur le raisonnement de la prod et le réel besoin d'avoir cette pièce dans l'aventure. Ça a l'air de le travailler le bonhomme, il semble tourmenté dans cet environnement. « Si on doit péter un câble ils préfèrent nous voir casser des assiettes plutôt que frapper nos camarades, et ça se défend je pense. » Rien ne dit que le risque de voir des candidats se battre est réel, mais la production aurait peut-être pas investi là-dedans s'il y avait jamais eu de précédents. Du coup il se pose des questions, y'a-t-il déjà eu des faits de violence dans cette émission pouvant justifier ça ? « Peut-être aussi que certains ont foiré leur test psychologique pendant les castings et qu'ils ont créé ça en express en sachant pas comment la cohabitation sous le même toit de ces candidats se passerait. Tu vois pas là, ça a été peint à la va-vite ça s'voit. » il reprend à moitié sérieux en désignant ce qui lui apparait être un coup de pinceau grossier sur l'un des murs. Malcolm il est pas en train de dire que ses camarades sont potentiellement fous et dangereux, si ça se trouve lui-même n'a pas convaincu la psychologue et est surveillé de près par la production à cette heure-ci. « Ouais j'serais curieux de voir comment ils tournent les images issues de cette pièce dans leurs quotidiennes tiens. » il approuve lorsque Bart parle de la Fury Room comme d'un outil pouvant permettre à la production de rajouter de la matière aux histoires qu'ils montent sur leur dos. Malcolm ça l'inquiète pas, il sait qu'il a aucun contrôle sur ce que la production peut diffuser et même si c'est frustrant quand il y pense, il préfère assainir les terrains à sa portée. Comme il l'a fait l'autre soir avec Anaswara, il a saisi l'occasion de s'expliquer et de se défendre parce qu'il peut encore contrôler son image auprès de ses camarades. Comment le public le perçoit et ce que les gens dehors voient, il peut pas agir là-dessus. La prod va peut-être le faire passer pour tout ce qu'il n'est pas après son passage dans la Fury Room, si c'est le cas il n'aura aucun moyen de l'éviter car les manipulations du genre ont lieu bien au-dessus d'eux. Malcolm sait que des images peuvent facilement être trompeuses et c'est aussi pour ça qu'il fait savoir à son camarade qu'il est pas violent ou nerveux, malgré le champ de bataille autour d'eux. Bart ça a tout l'air d'être le genre de mec pouvant en avoir facilement gros sur le cœur, un mélange de désespérance et de mélancolie teinte chacune de ses paroles, c'est en tout cas le ressenti de l'américain et ça lui plombe limite le moral car c'est toujours compliqué pour lui d'être bien à côté de quelqu'un qui ne l'est manifestement pas. « Et aujourd'hui tu dirais que tu te situes où là-dedans ? » il lui demande avec un intérêt sincère. Bart a énoncé ces sentiments comme s'il naviguait entre les trois au quotidien, et peut-être que là il est davantage ancré dans un mood par rapport aux deux autres - sauf s'il cumule les trois, car ça doit aussi lui arriver après tout. « Oh, je me refaisais le fil du prime dans ma tête. » il déclare dans un haussement d'épaules. C'est au prime qu'il pensait en fracassant tous ces trucs, il a pas eu à puiser très loin en lui pour sortir une éventuelle colère à évacuer, ce sont plutôt des petites choses ici et là qui lui ont déplu et qu'il a préféré ne pas garder à l'intérieur. Il aurait pourtant pu faire sa semaine avec ça Malcolm mais encore une fois il a voulu éviter l'effet boule de neige. « Certaines choses m'ont pas plu, j'ai tâché de mettre de l'ordre dans mes affaires après ça mais le fait d'avoir dissous un problème n'en fait pas pour autant une meilleure soirée. » Il lui apprend rien à Bart, il était aux premières loges lorsqu'il est venu cueillir Anaswara à la fin du prime. C'est vrai qu'il a la conscience plus tranquille maintenant que tout est clair avec leur camarade, mais il reste un peu irrité par des trucs qu'il a vu ou entendu ce soir-là et sur lesquels il n'a aucun champ d'action. « Comment tu l'as vécu toi, ce premier vrai prime ? C'était comme tu te l'étais imaginé, ou peut-être que tu t'étais rien imaginé du tout en fait ? » Il parait que même en s'attendant à rien on peut quand même être déçu, Malcolm il était parti avec aucune attente particulière par rapport à cette soirée et ça l'a pas empêché de passer par une petite phase de frustration à l'issue de celle-ci. Il l'a vécu comme une plongée dans le monde du buzz à tout prix et ouais, il a pas trop aimé ce côté pourtant prévisible du jeu. Maintenant il sait à quoi s'attendre, les primes connaitront sûrement tous leur lot de petits dramas made in production car le but ça doit être de créer une base de problèmes pour alimenter toute la semaine derrière. Il croit comprendre comment ça marche même s'il pense n'avoir encore rien vu, comparé à tout ce qu'on doit encore leur réserver.

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MessageSujet: Re: Ken. (mardi à 15h00)   Ken. (mardi à 15h00) EmptyJeu 25 Avr - 17:48

Bart, il pige que dalle au concept de la fury room. Il ne comprend pas ce que ça vient foutre-là et même quand Malcolm mentionne le fait que la production doit sûrement préférer les voir se défouler sur de la vaisselle que sur leurs camarades, il ne saisit toujours pas le délire. Bart, c’est un idéaliste qui ne croit pas trop au principe de la violence, même quand celle-ci n’est dirigée que contre des objets. Lui, il est plutôt du genre à se concentrer sur le dialogue pour résoudre conflits extérieurs comme intérieurs. Il se pose des milliers de questions pour démêler les nœuds qu’il se fait au cerveau et relativiser les situations dans lesquelles il se retrouve coincé. Il tourne instinctivement la tête en direction du bout de mur mal peint que le candidat lui désigne. Il sait qu’il se fout un peu de sa tronche, mais Bart, il ne peut pas s’empêcher de commencer à se prendre la tête à ce propos. C’est quasi pathologique chez-lui. « Tu penses qu’il y en a ici qui ont des secrets chelou ? » il rebondit, plongé dans ses pensées. Avant de passer les castings, il s’est permis une petite analyse globale de l’émission afin de se faire une idée de ce qui l’y attendait. Franchement, il y a déjà eu des gens un peu zarbi lors des saisons précédentes, du genre à être complètement attaqué du bulbe ou à avoir buté d’autres êtres humains. Sans le contexte, ça fait flipper. « A ton avis, qui a le plus de chance d’avoir foiré son test psychologique ? » Puisque Malcolm mentionne cette probabilité, autant savoir tout de suite de quel habitant il vaut mieux se méfier psychologiquement parlant. Enfin Bart, ce n’est pas non plus comme s’il était en reste de son côté. Même s’il est inoffensif, il se trimballe pas mal de soucis en interne. Il balance un petit résumé de ce qu’il ressent les trois-quarts du temps, sans forcément se rendre compte qu’il risque de plomber l’ambiance avec ses réflexions gênantes et que personne ne lui demande. Bart, il navigue entre trois émotions, comme dans un triptyque de l’échec qui pue le pathétisme à plein nez. Il prend quelques secondes pour réfléchir à celle qui a pris le dessus sur les deux autres, actuellement. « Je dirais que c’est compliqué d’exister au milieu de vous tous. » Bart, il est introverti, alors il passe un peu inaperçu au sein de l’émission en comparaison d’autres personnalités beaucoup plus affirmées que la sienne. « J’ai l’impression d’être négligeable. » C’est comme si une bonne partie de ses camarades ne le voyaient pas. Certains adjectifs qui lui ont été attribués lors du prime l’ont déboussolé, comme lorsqu’on l’a qualifié de sournois. Il n’a pas non plus pigé comment ça se faisait qu’il se mangeait des poivrons, alors qu’il tente d’être bienveillant et prévenant avec l’ensemble des candidats. Bart, il a la sensation que personne ne se souvient de lui ou du moins, que personne ne le connait vraiment. Il hausse les épaules, nonchalamment. Il accepte la fatalité de son existence, quand bien même il préfèrerait que ça se passe autrement. Il hoche pensivement la tête lorsque Malcolm lui dit qu’il se repassait le fil du prime. C’est bizarre leur nouveau système de vie, consistant majoritairement à attendre chaque samedi soir puisque c’est l’unique évènement d’inscrit dans leur agenda hebdomadaire. Tout tourne autour du prime. Ce qui s’y passe, entre les chroniques et le reste, c’est ce qui définit la manière dont va se passer leur semaine. Apparemment, dans le cas de Malcolm, la balance a plutôt penché du côté de la frustration que de l’extase au vu des dégâts matériels constatés. « Elena a changé tes réponses à sa rubrique ? » Il tente un peu au hasard, parce qu’il ne voit pas trop quoi d’autre aurait pu l’entamer. Cette meuf, elle a un don sans appel pour foutre la merde dans leur aventure. Elle sait exactement ce qu’elle doit remplacer et par quoi pour les mettre mal à l’aise et influencer leurs relations. Bart, elle l’a bien fait passer pour un con en laissant entendre qu’il fantasmait sur le couple imaginaire Judith/Kenza comme un collégien en rut. Les petites manigances d’Elena, c’est d’ailleurs l’hypothèse qu’il avait déjà évoquée auprès d’Anaswara, lorsque celle-ci commençait à s’angoisser au sujet des raisons qui pouvaient pousser le jeune homme à vouloir s’entretenir avec elle à l’issu du prime. En ce qu’il concerne, il ne sait pas trop où se placer. Il ne parvient même pas à déterminer s’il a apprécié ou non le prime. « Je n’arrivais pas à m’y projeter jusqu’à maintenant. » il commence à répondre dans un premier temps. C’est difficile d’imaginer une telle situation qui sort complètement de la norme de ton existence. « C’est un peu flippant. Le direct, surtout. T’as pas trop le droit de te planter, personne ne peut te couper au montage si tes interventions sont super nazes. » il répond avec sa gueule de dépressif. Bart, il s’inquiète souvent de son manque de répartie et de spontanéité, qui risque de le faire passer pour un type encore plus chiant qu’il ne l’est en réalité. Il se met pas mal la pression pour ce genre de trucs. Lors du prime, on leur pose des questions auxquelles ils se doivent de répondre rapidement. Il n’y a pas de marge d’erreur quand des millions de téléspectateurs sont pendus à tes lèvres. « Dans le palace, on se laisse vivre jusqu’à finir par oublier la présence des caméras. Le prime, ça remet tout en perspective. On se rend compte d’à quel point on constitue un tout nouvel objet télévisuel qu’il faut améliorer et vendre à l’audimat, même quand ce n’est pas vrai. » L’émission, ce n’est pas un documentaire. On n’en a rien à carrer les voir se tourner les pouces à longueur de journée. Faut du buzz et de la fiction pour susciter l’intérêt des téléspectateurs, d’où les petits arrangements opérés par exemple lors des missions ou des chroniques où on modifie leurs réponses.

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