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 ready to let go (jeudi, 14h40)

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Niels
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MessageSujet: ready to let go (jeudi, 14h40)   ready to let go (jeudi, 14h40) EmptyLun 29 Avr - 6:04

READY TO LET GO.
W / @Tonia

En règle générale Niels était plutôt le genre à aimer traîner sur la plage qu'à lézarder autour de la piscine, mais il avait commencé à revoir un peu son jugement depuis qu'il n'avait pas voulu mourir idiot et avait laissé une chance à cet endroit qu'en fait il commençait à plutôt bien apprécier. Peut être pas au point de s'y poser trois heures sur un transat parce qu'il prenait bien assez de couleurs comme ça en se promenant bras nus sous le soleil écrasant d'Abu Dhabi pour ne pas vouloir repartir d'ici avec un teint d'allemand oublié trop longtemps dans une poêle, mais bien assez pour s'y baigner quand il faisait trop chaud pour marcher au-delà du palace et qu'il avait épuisé la liste des choses à faire à l'intérieur pour un petit moment. Il avait donc enfilé son maillot de bain sous ses vêtements, pris une serviette sous le bras, et croisa quelques candidats sur son passage au moment d'arriver sur les lieux. Longeant le bassin, il remarqua assez rapidement qu'il n'était pas tout seul et étira un léger sourire au moment d'apercevoir Tonia, installée sur un transat, qui elle n'avait pas l'air de l'avoir vu arriver. Il ne dit pas un mot au moment de retirer son t-shirt et son pantalon, laissant tout ça près du bord avant de s'approcher du bassin pour plonger dans l'eau et réapparaître à la surface après quelques secondes, dévisageant directement la candidate qui cette fois avait relevé la tête. « Badass, relatable et sexy, aucun doute. » Il souffla dans un demi-sourire amusé au moment de croiser les bras sur le bord, faisant par là allusion à l'une des rubriques du prime dans laquelle Tonia était apparue posant de façon très naturelle sur le réseau social. Ce n'était pas des mots qu'on entendait souvent sortir de sa bouche, mais ça l'avait amusé, parce qu'il pouvait donner l'impression de ne pas vraiment s'intéresser à ce genre de choses mais qu'en réalité ça lui arrivait assez souvent de passer un peu de temps sur les pages des uns et des autres pour regarder ce que chacun y postait. Ça avait le mérite d'être divertissant, parfois ça permettait même d'apprendre des choses pas inutiles – comme le fait que Kenza soit très à cheval sur l'ordre, un détail qu'il lui avait fait bon savoir quand il avait emménagé dans la même chambre qu'elle et qui lui avait peut être même sauvé la vie – et de voir un peu ce que chacun avait tendance à mettre en avant en se sachant épié par des milliers d'utilisateurs, mais aussi par la vingtaine de personnes qui vivait avec lui. La page de Tonia transpirait la légèreté et la décontraction, et ce n'était pas désagréable non plus. « Ce genre d'endroit doit être très différent de ce que tu connais à Flint. » Il ajouta en repensant à l'une de leurs premières conversations, dans le studio de musique. Il avait compris ce jour-là qu'elle n'était presque jamais partie loin de chez elle et que ce cadre et cette piscine pas franchement semblable à celles qu'on trouvait ailleurs devaient être par conséquent hautement dépaysants. Ça l'était aussi pour lui, qui avait plus l'habitude de la vie en ville et parfois de la montagne que des eaux bleues et des palmiers. « Elle est bonne, tu devrais venir. » Il lui lança un regard engageant, un peu joueur aussi parce qu'il préférerait continuer cette conversation entre deux longueurs de piscine, et pas seulement parce qu'il avait comme chaque fois ignoré l'étape du badigeonnage à la crème solaire. Trop pénible.

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MessageSujet: Re: ready to let go (jeudi, 14h40)   ready to let go (jeudi, 14h40) EmptyMer 1 Mai - 14:52

Je suis d'une drôle d'humeur, aujourd'hui. Le genre inexplicable. Incompréhensible. Comme si la journée entière n'était faite que de pics, de montées en flèches et de descentes incontrôlée. Je suis hyper puis la seconde d'après, je plonge à 1000 lieues pour observer d'un regard lointain les alentours comme si je n'en faisais pas partie. Comme si je n'étais qu'une spectatrice d'un microcosme dont je me suis, volontairement ou pas, coupée l'espace d'un instant. Je suis là, étendue sur mon transat, en bikini noir, avec mes lunettes de soleil et une casquette que j'ai piquée à Bart, et la vie semble suivre son cours autour de moi. Les gens passent, me parlent puis s'en vont, s'éloignent à deux ou trois et moi je suis toujours là. Toujours étendue. Je sais pas. Peut-être que c'est une journée spéciale que j'ai oubliée ou refoulée mais dont mon inconscient se souvient, lui, et qu'il décide de me renvoyer à la gueule pour je ne sais quelle raison. Ou peut-être que je vais avoir mes règles plutôt que prévu et que mes hormones s'amusent à foutre en l'air mon humeur. En attendant, je suis plongée dans mon propre esprit, à penser à tout et à rien, sans jamais retenir des réflexions qui me traversent l'esprit pour une ultime seconde avant de disparaître, et je n'entends même pas les pas, ni les bruits d’étoffe. C'est seulement le brusque clapotis furieux de l'eau qui me fait rouvrir les yeux et redresser la tête. Je ne vois rien, d'abord, sinon une forme sombre au fond de l'eau que j'identifie enfin comme Niels une fois que sa tête perce la surface. « C'est ce vous lisez dans ma tête, Monsieur le psy ? » je souffle en l'observant par-dessus mes lunettes de soleil, un sourire insondable sur les lèvres. « Je prends ça pour un compliment. » Je sais pas quelle idée me séduit le plus : qu'il me trouve effectivement badass ou effectivement sexy. Pour ce qui est de relatable, on va oublier. Déjà parce que je m'en fous, et puis parce que je n'ai sans doute rien de relatable pour Niels. On est bien trop différent et, en ce qui me concerne, c'est aussi ce qui me plait chez lui. Il cache bien son jeu de mec cheeky et en quête de frisson derrière une façade posée et réfléchie d'adulte. Moi je suis plutôt réfléchie derrière une façade complètement dissolue et excentrique d'ado qui n'a jamais grandit. Enfin, je pense. J'en suis même sûre et encore une fois, ce que les autres en pensent, je m'en fous. Je suis un genre d'aspirateur sélectif. Tout ce qui est bonne image je prends, je m'en nourris, moi et mon ego superficiel, et tout ce qui est négatif, ça me passe largement au-dessus de la tête. Ou alors je m'en amuse. J'en joue. J'en abuse en exagérant chaque trait négativement relevé par simple esprit de provocation. Le genre que je me traîne depuis toujours. Sa remarque me laisse interdite une seconde tandis que je retombe dans mon état down. C'est fou le nombre de fois que j'ai parlé de Flint depuis que je me suis lancée dans l'aventure Thrown Dice. C'est aussi un peu de ma faute, je dois dire, je me suis beaucoup présentée sous ce prisme, comme si c'était une défense contre le reste. Un bouclier. Une parcelle toute entière de qui je suis. C'est sûrement le cas. ça me tue de l'admettre mais si j'étais née ailleurs, la personne que je suis n'existerait pas. La Tonia telle qu'ils apprennent à al découvrir serait certainement radicalement différente. « C'est comment l'Allemagne ? » je l'interroge alors sans vraiment lui répondre. Inutile de dire que je n'ai jamais foutu un pied en Allemagne. Ni même en Europe. Mes connaissances en la matière sont ultra limitées. Déjà parce que la géographie autre qu'américaine n'a jamais été un point fort du programme scolaire aux Etats-Unis et aussi parce qu'avant de pouvoir me payer un smartphone, j'ai jamais eu l'internet courant. Alors même en étant curieuse de nature, j'ai jamais vraiment eu l'occasion ni l'envie, je dois bien admettre, de me renseigner. « Tout ce que je connais, c'est Hitler et l'Oktoberfest » je confesse en remontant mes lunettes de soleil pour ne pas avoir à le regarder dans les yeux, malgré que mes lèvres étirent un sourire sarcastique. « Mais j'imagine qu'il doit y avoir quelque chose entre les ivrognes en jupette et les nazis » j'ironise d'un air amusé avant d'ajouter : « auquel cas, j'espère que t'as ta jupette avec toi, je veux voir ça. » J'en sais rien, il va peut-être me dire que c'est un bon résumé de pays, en fin de compte. Là-dessus, il m'invite à le rejoindre et il ne doit pas me le dire deux fois. Je me redresse en position assise, m'étire comme un chat, ôte ma casquette et mes lunettes et me relève. Sur la pointe de mes pieds nus, je m'approche du bord pour plonger dans l'eau avec toute l'expertise que j'ai acquise en travaillant à la piscine de Flint. Je fends le fond de la piscine sur quelques mètres façon sirène avant de remonter à la surface et rabattre mes cheveux en arrière. En inspirant profondément, je nage paresseusement jusqu'à lui pour coller mon dos au bord de la piscine, le regard tourné vers lui. « Dis, pourquoi tu as choisi la sophrologie ? Comment tu en arrives à faire un 180° degré comme ça ? » En vrai, je suis un peu mal placée pour parler vu que j'enchaîne des boulots qui ne se ressemblent en rien mais bon, moi c'est connu que je n'ai aucune vocation et que j'aime effectuer des triples rotations et le plus c'est étranger à mon précédent taf, plus ça me plait. « T'as déjà entendu des trucs scandaleux de gens sous hypnose ? » j'ajoute avec une lueur curieuse dans le regard. Là, on parle. Là, c'est intéressant.

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MessageSujet: Re: ready to let go (jeudi, 14h40)   ready to let go (jeudi, 14h40) EmptyJeu 2 Mai - 14:48

Bras croisés sur le rebord du bassin, sa chaîne et son alliance pendant autour de son cou, Niels observait Tonia tout en songeant à quel point la détente passait parfois par des choses simples. Il le disait souvent à ses patients, mais il ne l'expérimentait plus assez lui-même depuis qu'il passait plus de temps à résoudre leurs problèmes qu'à vraiment faire face aux siens, et c'était agréable de simplement profiter sans penser à grand chose ni rester constamment à l'écoute. Il avait attendu quelques secondes pour prendre la parole, le temps qu'elle note sa présence, et s'était fendu d'une allusion qui lui était restée en tête depuis samedi soir. Il ne savait pas bien de quoi il avait l'air quand il prononçait ces mots, mais il y avait quelque chose chez Tonia qui poussait ceux qui évoluaient près d'elle à se désinhiber un peu. Il l'avait déjà noté l'autre soir dans le studio de musique, comme s'il y avait 99% de chances pour que ce qu'il dirait ou ferait lui semble moins étrange qu'aux autres. « Tu aimerais ça, que je lise dans ta tête ? » Il demanda, dans l'esquisse d'un sourire intrigué. C'était une idée dont les gens ne raffolaient généralement pas, eux qui l'imaginaient souvent noter tout ce qui franchissait la barrière de leurs lèvres dans un coin de son cerveau, sorte de calepin de substitution dans lequel il irait ensuite piocher pour étudier chacune de leurs pensées. Il ne leur en voulait pas plus qu'à Tonia quand elle prenait ce raccourci avec lui, le taxant de psy sans qu'il sache si c'était comme ça qu'elle se le représentait ou une réflexion plus inconsciente, et le plus souvent il aimait jouer le jeu sans tout de suite les détromper. « Tu peux. » Il finit par ajouter, dans un léger regard entendu, pour qu'elle le prenne comme un compliment si elle en avait envie. Il se contentait de l'observer et voyait ce qu'il avait déjà vu avant aujourd'hui, une fille comme il en côtoyait peu – pour ne pas dire jamais – en dehors d'ici. C'était la réflexion qu'il s'était déjà faite quand ils avaient évoqué l'idée qu'ils ne se seraient sûrement jamais connus ailleurs, et le fait est que les filles comme Tonia ne croisaient pas souvent la route des types comme Niels dans l'espèce de bulle étroite qui servait de terrain à sa vie sociale. Et c'est ce qu'il trouvait rafraîchissant dans sa façon d'être et agréable dans sa compagnie, le fait qu'elle soit différente de ce qu'il connaissait. Sa question au sujet de sa ville resta en suspend, et il comprit que c'était peut être un sujet trop usé pour qu'elle éprouve seulement l'envie de rebondir. Alors il patienta, sans un mot, avant de se voir interroger à son tour.  « Ce genre de pirouette, c'est ma spécialité d'habitude. » Il releva dans un sourire en coin, amusé par la façon dont elle s'était arrangée pour que ce soit lui qui doive tout à coup satisfaire sa curiosité, une technique à laquelle il recourait souvent quand il était plus intéressé par l'idée d'écouter que par l'idée de répondre. Ici pourtant, il savait qu'il ne servirait à rien de lui renvoyer la balle et d'attendre qu'elle fasse de même jusqu'à ce qu'à l'arrivée personne n'en ait appris beaucoup plus sur l'autre. Et à moins d'y mettre de la mauvaise volonté, ce n'était pas une question indiscrète. « Tu oublies Goethe, Claudia Schiffer et le Mur de Berlin. » Il souffla d'une voix calme et d'un air rieur. Dans des registres différents, ils devaient comme Hitler et l'Oktoberfest résumer l'Allemagne aux yeux de ceux qui n'avaient pas forcément beaucoup d'autres points de référence. Il faut dire que la culture allemande n'était pas forcément la mieux exportée, aux États-Unis notamment. « En réalité, il y a aussi les pseudo-psys qui ne boivent pas d'alcool et vivent coupés de la civilisation quand commence l'Oktoberfest. Mais heureusement, ces types-là ne représentent qu'une minorité. » Il eut un sourire plus ironique et leva les yeux au ciel, parce que les allemands qui ne buvaient pas de bière ne couraient pas les rues, et surtout pas à Munich qui vivait au rythme de la fête de la bière une fois par an. En réalité, il lui arrivait d'y aller pour profiter des animations mais c'était difficile d'être dans l'ambiance. « Le sport y tient une grande place, le foot en particulier mais aussi le handball ou l'automobile. Des types comme Neuer et Schumacher sont aussi populaires que des stars de cinéma, et moi je me suis un peu rapproché de ce milieu depuis que j'interviens auprès de certains sportifs. » Étrangement la sophrologie était mieux reconnue dans le Sport que dans certains autres milieux et en Allemagne, c'était courant de faire appel à ce genre de professionnels pour la préparation mentale des sportifs, leur concentration ou leur maîtrise du stress, ou suite à un accident. « En dehors de ça c'est grand sans être immense, à peu près comme deux fois la Floride. On y trouve de tout, aussi bien de grosses agglomérations que des montagnes où faire du ski ou des îles où partir en vacances. Je vis à Munich, à coté des Alpes. C'est déjà différent de Berlin ou ailleurs. » Si bien qu'il fallait de son point de vue visiter un certain nombre de coins différents pour se faire une vraie idée de ce à quoi ressemblait le pays, sa géographie étant toute en nuances. « On est les inventeurs du bretzel, aussi. Je le gardais pour la fin. » Il ajouta en haussant les épaules et dans un nouveau sourire, l'air de finir sur l'information la plus importante, et songeant que ça lui parlerait peut être plus que certains autres détails pas forcément plus essentiels. Il verrait bien à sa réaction s'il pouvait envisager une deuxième reconversion dans le tourisme, en attendant il lui proposa de venir le rejoindre dans l'eau pour y poursuivre cette conversation. Tonia ne se fit pas prier et plongea dans le bassin, et il la suivit du regard jusqu'au moment où elle l'interrogea à nouveau. Sa reconversion professionnelle, justement, voilà un sujet qui revenait régulièrement dans la conversation. Ce n'était pas courant, il fallait l'avouer. « Parce que ça avait du sens à ce moment de ma vie. Je voulais m'éloigner de ce que j'avais toujours connu, être indépendant, et ça s'est présenté à moi au bon moment pour des raisons qui m'ont fait dire que c'était fait pour moi. Ça n'a pas été simple, mais ce virage à 180 degrés c'est ce que je recherchais. » C'était en partie son ancien boulot qui lui avait donné envie d'un changement radical, et d'autres choses qui auraient mérité d'être développées mais peut être à un autre moment. La plupart des personnes qui choisissaient ce genre de reconversion le faisaient après que ça leur est beaucoup apporté sur le plan personnel, ou parce que quelque chose dans leur vie avait sonné l'évidence. « Comme quelqu'un qui avouerait un meurtre ou un adultère ? » Il souffla d'un ton plus amusé, quand elle s'intéressa à l'hypnose. « Je sens que tu as envie que je dise oui, mais je suis théoriquement lié par le secret professionnel. Cela dit, même dans un état modifié de conscience, on ne dit que ce qu'on a décidé de dire au départ. Donc si je t’hypnotise, je ne te ferai avouer ton secret que si tu as envie que je le sache. » Et de toute façon, sa pratique de l'hypnose était de loin la moins directive, son approche était thérapeutique et n'avait pas grand chose à voir avec certains spectacles télévisuels. Ça le faisait toujours rire, ce trop-plein de mystère dissimulé derrière un écran de fumée souvent absurde. « Mais il y a peut être des trucs scandaleux que tu voudrais que je sache ? Sous hypnose ou pas, peu m'importe. » Il lui lança cette fois un regard en coin, arrivant généralement à dire si quelqu'un avait déjà pu essayer l'hypnose, et dans son cas il n'en avait pas l'impression.

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MessageSujet: Re: ready to let go (jeudi, 14h40)   ready to let go (jeudi, 14h40) EmptyDim 5 Mai - 20:32

Retour à la case bord de la piscine après notre escapade, avec Icare. Bref, retour à la case départ, à la case larve après notre jacuzzi improvisé aussi chaud que lui et ses petites boucles. Et ça me laisse dans une espèce de torpeur étrange, je retombe en pleine phase down après un up intense, qui se justifie ou pas, j'en sais encore rien. Sauf qu'au bout d'un moment, il y a un autre de mes drôles de gars qui débarque et ça me redonne le sourire. Niels, je crois que c'est la rencontre la plus chelou que j'ai faite ici. Pourtant, c'est pas faute de traîner, copiner, fricoter avec des types plus âgés, même dans ma vie de tous les jours, mais il y a un truc chez lui que j'arrive pas à assimiler au reste. Il rentre pas dans mes petites cases mentales dans lesquelles je range inconsciemment les gens. C'est même pas qu'il ne colle à aucun cliché parce qu'il a tout pour : le quadra divorcé qui a besoin de renouveau, de frisson, de se sentir jeune à nouveau pour se persuader qu'il a pas gâché toute sa vie. Du coup, je sais pas. Je sais pas ce qu'il a de différent, je l'ai pas encore identifié, peut-être parce que des mecs comme lui, ça grouille qu'en Europe. « J'adore quand on me dit qui je suis » je ronronne dans une semi-confession. Outre que sa question et surtout sa formulation manque de me faire éclater d'un rire affectueux, je me dis qu'un psy ou assimilé, c'est pile ce qu'il me faut pour satisfaire mes pulsions narcissiques. Parce que j'adore, moi, qu'on me range dans des cases. J'adore qu'on m'explique, qu'on me définisse, qu'on me décrive, j'adore savoir exactement comment les gens me voient alors que, paradoxalement, j'en ai pas grand chose à foutre de ce qu'ils pensent de moi. C'est purement égocentrique comme démarche. Je pige même pas ce que ça remplit comme critère d'auto-satisfaction, à vrai. Mais c'est différent que lorsque je parle de moi directement. ça n'a rien à voir. Parce que moi, je me connais, je sais comment je suis, j'ai déjà analysé tout ce qui pouvait être analysé et je me connais sous le prisme de mon propre regard, ce qui est vite limité. Du coup, quand Niels évoque Flint, je décide que j'en ai assez parlé et que ça me fatigue, et je m'obstine à retourner la conversation vers lui, plutôt. « J'ai appris du meilleur » je confirme en lui offrant un sourire mutin. Allez babe, parle-moi de toi, plutôt. Je sais que toi aussi, dans le fond, t'as aussi ce petit côté égocentrique. Je le vois parce que je vois qu'il aime quand je le regarde avec intérêt. Et ça n'a rien de bizarre ou prétentieux. C'est juste normal. Et s'il faut commencer notre séance d'aujourd'hui par l'Allemagne, pays que je ne verrai sans doute jamais mais qui a l'air d'avoir pas mal de trucs en réserve, et certainement mieux qu'Hitler mais pas qu'un festival de la bière. « Tant mieux, ils doivent être ennuyeux à mourir » je réplique, l'air de rien. Comment on peut vivre reclus lorsqu'il y a une putain de fête de la bière de plusieurs jours où plus tu bois, mieux tu es vu ? Pourquoi je ne suis pas née dans cette ville ? Où est-ce que je signe pour m'engager chaque année ? N'empêche que je l'écoute pour de vrai, Niels, parce que ça m'intéresse de découvrir un peu un monde complètement inconnu pour moi, à travers les histoires des uns et des autres. ça fait longtemps que je me suis résignée au fait que je ne ferai jamais le tour du monde. Même si j'ai l'argent pour voyager un peu aux USA, je pourrai difficilement m'exporter encore et encore dans chaque coin du globe. C'est pas si grave, on vit tous un peu avec cette idée, dans les patelins comme le mien. « Tu parles à quelqu'un qui vient d'un pays où les millionnaires stars de télé-réalité peuvent devenir président » j'ironise. Pour le coup, même moi qui ne vote jamais, je sais que ce mec est un con. Et je sais qu'idolâtrer des sportifs, en comparaison, c'est pas grand chose. Je pourrais aussi citer la famille Kardashian mais je vais pas la ramener là, par contre, parce que j'adore mater leurs conneries à la télé, quand j'ai un peu de temps libre. Elles sont tellement connes que c'est super divertissant. En fait, je suis bon public pour toutes ces émissions de télé-réalité qui mettent en scène des putains de riches et leurs baraques qui font tout mon pâté de maisons. Moi aussi, ça me fait rêver, ça me lave le cerveau et me fait oublier que dans mon appart à moi, j'ai pas l'eau chaude. Bref, Niels il évoque Munich et les Alpes, ça me parle pas des masses mais je me dresse quand même un portrait sans doute peu fidèle de leur petit pays montagneux peuplé de gens en jupettes, avant de rigoler joyeusement. « Clairement l'info la plus intéressante du lot » je commente. « ça veut dire que tu sais les faire ? » On tient un truc, là. Les bretzels, c'est pas les pains au chocolat, mais quand même, on tient un truc. J'ai déjà appris à faire des pâtes avec PP, pourquoi pas me lancer dans un tour du monde culinaire où j'apprends les spécialités de pays que je ne visiterai jamais ? Sur cette résolution, je plonge à mon tour dans l'eau claire de la piscine, toujours bonne ici, même si elle me parait un peu fraîche après le bain brûlant. Je me pose près de lui, battant paresseusement des pieds pour me maintenir à flot, les doigts allongés contre la brique. C'est drôle parce que moi, les promoteurs immobiliers, je les ai toujours rangés dans la même case que les banquiers et les gens de la finance. Le genre de case qui fait pas plaisir, en général. Façon American Beauty, mensonge permanent et pas si gentils losers qui comptent leurs ventes pour gagner le prix de Roi de la Vente. Mais peut-être que c'est qu'un cliché ricain, que je vois que ce qui m'entoure, que c'est différent ailleurs. Peut-être que c'est pas si incompatible avec la bienveillance que sont supposés avoir les professionnels qui s'occupent des gens. Ou alors on part aussi sur le délire du psy un peu taré et lui-même hyper creepy qui aime rentrer dans la tête des gens pour y faire des trucs chelous. Enfin, de toute façon, Niels il est pas psy, même si je sais pas exactement ce qu'est un sophrologue. « Tu peux le dire que c'est pour faire fortune sur un trafic d'autographe de sportifs » je plaisante. Faut pas oublier que ce mec, Niels, est promis à l'enfer, c'est lui-même qui le dit. Alors je m'attends à tout de sa part, le meilleur comme le pire. Et bizarrement, je crois que j'espère le pire. Parce que ça le ferait passer de très intéressant à franchement passionnant. « Mais je comprends ce que tu veux dire, depuis que je suis en âge de travailler, je passe mon temps à passer d'un truc à l'autre, sans aucun lien, juste parce que j'en ai besoin sinon je deviens un loup en cage » Nos situations sont très différentes bien sûr, lui je crois qu'il était attaché à sa routine jusqu'à ce qu'il devienne timbré au point de devoir tout changer dans sa vie. Moi, c'est ma manière de fonctionner. Ma vie est instable parce que j'aime qu'elle le soit. ça m'ennuie, sinon. Et je sais pas pourquoi, tout ça, ça me rend curieuse et la question que je lui pose, elle me brûle les lèvres depuis le début du jeu. Je sais qu'il est pas supposé raconter et tout ça, mais s'il dit pas les noms, si on peut pas trouver l'identité de la personne reliée à la situation dont il parle, c'est pas bien grave, si ? J'ai une pote qui bosse comme infirmière, elle passe sa vie à me raconter des trucs atroces, alors qu'elle est supposée être soumise au secret médical. « Par exemple » je l'incite, en l'observant avec curiosité. Oui, un meurtre ou un adultère ça serait un bon début. Ensuite, on passera aux trucs vraiment atroces et divertissants. Et là, bam, le voilà, le fameux secret professionnel. Pff. Mais je relève même pas, parce que le reste m'interpelle beaucoup plus, en définitive. « Je croyais que le but de l'hypnose, c'était d'aller farfouiller dans ce que les gens se cachent à eux-mêmes ? Faire ressortir des trucs enfouis, tu vois. » je relève en fronçant un sourcil. OK, peut-être que je regarde trop de films et qu'il faudrait que je retombe un peu sur Terre, moi. C'est quand même nettement moins marrant, dans ces cas-là. Quel intérêt d'être sous hypnose, du coup ? C'est juste une question de conditions, d'ambiance ? Je me retourne vers lui en ouvrant la bouche d'un air choqué. « Je ne parlerai qu'en présence de mon avocat » je réplique, vierge effarouchée. Comment ça, moi, être auteur, victime, ou témoin de scandales ? « Qu'est-ce qui te fait croire que j'ai des histoires scandaleuses à raconter ? » je rigole sans honte en lui envoyant un peu d'eau à la figure. C'est fou comme ils en arrivent tous à cette conclusion alors que je suis un ange moi, un modèle de pureté, de virginité, de beauté, un vrai petit ange immaculé de tout vice. Mais bon, puisqu'il veut savoir, autant lui balancer quelque chose, pas vrai ? Rien d'extraordinaire pour commencer, faut pas déconner. « Et bien, contrairement à beaucoup de femmes, quand je couche avec un mec, je n'aime pas être au-dessus. J'aime bien laisser le mec penser qu'il a le contrôle. Qu'il doit me prouver des trucs et pas l'inverse. » je dis finalement en roulant vers lui un regard joueur. ça m'amuse beaucoup de flirter avec Niels et le voir flirter en retour, qu'il le fasse consciemment ou qu'il s'imagine simplement que je suis une fontaine de Jouvence, comme il l'a déjà dit, sans rien de plus. Je lui ai déjà dit que je trouvais son âge sexy et je le pense vraiment. Les mecs plus vieux ont un charme inimitable. « Et toi, alors, qu'est-ce que tu raconterais, sous hypnose ou pas ? » Niels, il a forcément des vices cachés aussi, des trucs improbables que personne ne sait sur lui. Et moi, je veux tout savoir.

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MessageSujet: Re: ready to let go (jeudi, 14h40)   ready to let go (jeudi, 14h40) EmptyMer 8 Mai - 5:08

La plupart des gens portaient un regard différent sur Niels dès qu'ils apprenaient pour son métier et ce n'était pas toujours évident de savoir si on le prenait pour un psy parce que la nuance n'était pas toujours suffisamment claire pour une majorité de personnes qui n'avaient parfois jamais entendu parler de sophrologie avant, ou parce que les thérapeutes souffraient plus généralement d'une image un peu clichée, celle du type qui restait une heure assis dans un fauteuil à faire parler ses patients et à éplucher le moindre détail pendant qu'ils lui révélaient des choses qu'ils pensaient anodines. On prenait souvent son intérêt pour de la déformation professionnelle et c'est pour ça que les autres n'aimaient généralement pas l'idée qu'il puisse vouloir lire dans leur tête, là où ça ne semblait pas du tout déranger l'américaine. Ça ne le surprenait pas, et ça l'amusait même d'imaginer une Tonia curieuse et enthousiaste enfoncer la porte de son cabinet et s'installer dans son bureau en attendant qu'il veuille bien commencer. « Tu as peur d'oublier ? » Il demanda en sentant son sourire s'étirer, intrigué autant qu'amusé par sa réaction qui n'était décidément pas celle à laquelle il était habitué, sauf peut être justement avec Tonia qui était celle qu'il s'attendait toujours un peu à voir prendre le contrepied des choses et emprunter les chemins de traverse là où les autres suivaient la même voie. « D'après toi, comment je te vois ? » Il jugeait plus intéressant encore de la détromper ou non que de dresser le portrait qu'elle réclamait sans vraiment le faire. Il était comme ça, Niels, il n'aimait pas donner aux autres ce qu'ils voulaient directement, il préférait passer par des chemins détournés et trouvait un moyen de les faire parler d'eux ou de la façon dont ils pensaient être perçus même quand c'était lui qu'on interrogeait. Il se laissa cependant questionner à son tour lorsque Tonia montra une certaine curiosité pour son pays, qu'il n'avait jamais tellement évoqué jusqu'ici et alors qu'en dehors de ses voisins directs peu de candidats avaient sûrement une image très actualisée de l'Allemagne. Étirant un sourire en coin à sa remarque, il se laissa entraîner sur le chemin des confessions et se retrouva à promouvoir certains aspects de son pays qu'elle ne jugerait peut être pas tous aussi intéressants les uns que les autres mais qui en faisaient un assez bon résumé. La fête de la bière de Munich obtint sa préférence, et c'est avec autant de dérision qu'il reprit. « Ils le sont. Je ne comprends pas que certains finissent par atterrir dans des émissions télévisées. » Avant de hausser les épaules d'un air incrédule. Il ne lui en voulait pas de penser que c'était une connerie de ne pas profiter de ce genre d'occasions pour s’enivrer à grands pichets de Augustiner Edelstof, beaucoup de gens trouvaient ça cool et une fille comme Tonia ne verrait probablement pas le temps passer si on la lâchait dans ce genre de fêtes. Sa prochaine remarque lui tira un demi-sourire amusé, parce que n'importe quel étranger avait aussi eu l'occasion de se forger un avis sur le président américain et que lui ne faisait pas exception à la règle. « Ça te laisse une porte ouverte si jamais tu as des envies de politique en sortant d'ici. » Il énonça, l'air de l'encourager à céder à ce genre de sirènes si l'envie lui prenait et parce que sérieux ou pas, elle ne s'en sortirait probablement pas plus mal que l'autre imbécile et aurait sûrement des idées plus modernes et assurément moins dangereuses. Continuant son récit, il ne fut pas vraiment surpris que Tonia tilte sur cette histoire de bretzels, qu'il avait effectivement gardé pour la fin parce qu'elle avait des chances de l'intéresser davantage. « Ça veut dire que ça se pourrait bien, mais surtout pour les grandes occasions. » Il prit un air rieur, à peu près sûr que s'il prenait ce chemin-là sans nuancer un minimum, elle allait débarquer un matin et le coincer dans la cuisine jusqu'à ce qu'il lui en prépare. Il n'était pas fou, ça avait beaucoup plus de chances d'arriver que le scénario dans lequel Tonia demandait à apprendre quelques mots d'allemand, parce que ça représentait moins d'intérêt quand on n'avait pas forcément l'intention de visiter le pays un jour. Sinon elle ne lui aurait sûrement pas demandé tous ces détails, c'était un peu comme le découvrir par procuration et ça ne le dérangeait pas de lui donner un aperçu de ce qu'une américaine devait trouver dépaysant même en ayant eu droit qu'à la version courte, telle qu'imprimée au dos d'un guide de voyage. Il réprima ensuite un rire, prenant un air pas innocent tout en s'appuyant contre le bord. « Et obtenir des places pour des matchs. C'est pas dans l'immobilier que t'as ce genre de privilèges. » Bien sûr, au bout du compte sa reconversion tenait surtout au fait qu'il était plutôt féru de sport et jamais réticent à l'idée de s’asseoir dans des tribunes pour encourager une équipe qu'il avait parfois rencontrée, suivie et conseillée. A quoi bon faire directement carrière dans le sport s'il pouvait arriver au même résultat rien qu'en se rapprochant de ces sportifs ? La suite l'intéressa d'autant plus que Tonia confia que dans son cas les boulots s’enchaînaient surtout parce qu'elle aimait que ça change, que ça bouge, sans jamais se ressembler. « La soudure, c'est donc pas une vocation ? C'est dommage. » Il releva d'un ton taquin, et parce que ça faisait partie de ces détails qui se retenaient facilement. Le métier de Tonia, il avait aussi un coté original et il lui allait plutôt bien. « Tu penses qu'un jour tu auras envie de ralentir et de voir sur le long terme ? » Peut être pas, parce que c'était visiblement quelque chose qui lui plaisait de pouvoir changer quand elle en avait envie. Il comprenait qu'elle puisse être attachée à ce sentiment de liberté et n'ait aucune envie de le perdre, tout le monde n'avait pas forcément envie d'une seule carrière, il était bien placé pour le savoir. Elle s'intéressa finalement à l'hypnose et à ces choses qu'il avait déjà pu entendre dans le cadre de ces entretiens d'un genre particulier, et c'est un Niels pas vraiment fier de lui qui invoqua le secret professionnel, parce qu'en réalité il pourrait trouver un moyen de le contourner. C'est juste qu'il ne voulait pas donner l'impression de vendre si facilement les histoires de ses patients, lui savait qu'il aurait un peu de mal à se fier à un type capable de se répandre dans ce genre de récits pour le coté épatant de la chose. Il hocha la tête. « C'est parfois vrai, quand on y a recours pour accéder à des choses qu'on a occultées. Dans ces cas-là, l'inconscient peut soit résister soit libérer des souvenirs, ça dépend du sujet. Mais l'hypnose lève généralement les inhibitions et il vaut mieux le savoir avant de se lancer. » Justement au cas où on en arriverait à libérer des choses enfouies mais qu'on avait inconsciemment envie de confier, parce que tout le monde n'avait pas conscience du nombre de choses qui pouvaient ressortir dans ces cas-là Tonia prit finalement un air choqué lorsqu'il chercha à savoir s'il n'y avait pas quelque chose de sulfureux qu'elle voudrait confier sans forcément passer par l'hypnose. « Tu as quelques années d'avance, je n'ai pas encore embrassé cette carrière. » Il plaisanta au sujet d'une hypothétique nouvelle reconversion, comme avocat cette fois, qui en réalité ne lui ferait pas particulièrement envie. Elle lui lança ensuite un peu d'eau au visage et il se mit à rire. « Sûrement une intuition. » Il disait ça en haussant les épaules, l'air d'avoir posé la question sans s'attendre à grand chose alors que c'était plutôt l'inverse et qu'il comptait sur Tonia pour lui confier une anecdote dont elle avait le secret et qui serait du pain béni pour tous les micros qui capteraient cette conversation. Reposant son regard sur elle lorsqu'elle reprit la parole, il étira un rictus amusé et malicieux face au coté pas totalement anodin de sa confession. Bon, il l'avait cherché et ça ne lui déplaisait pas forcément qu'elle joue à ce genre de jeu avec lui qui s'en amusait aussi, c'était flatteur, pas vraiment habituel et il aimait jouer. « Et jusqu'où tu le laisses asseoir sa domination ? » Il lui lança un regard en coin, déjà amusé à l'idée de l'entendre pousser plus loin la confession pour peut être finalement avouer que son plaisir coupable, c'était la cravache et le martinet. Ça ferait une sacrée chute, c'est certain. Elle lui retourna la question et il aurait sûrement du s'y attendre. Alors il prit une seconde pour réfléchir à quelque chose qui ne serait pas trop facile, et qui égalerait à peu près son niveau. « J'ai toujours eu envie de faire l'amour dans l'un des immeubles que j'avais fait construire, peut être parce que ça avait un coté grisant au milieu du reste qui m'ennuyait de plus en plus. Alors un jour j'ai emmené mon ex-femme, qui ne l'était pas à l'époque, dans des bureaux qui avaient été vendus mais pas encore occupés. » Il s'arrêta là et lui lança un regard entendu, juste assez pour que cette histoire se suffise à elle-même et qu'il n'ait pas besoin d'en dire plus. Ce n'était pas quelque chose qu'il avait l'habitude de raconter et c'était même plutôt étrange, parce qu'il avait l'impression d'être le gardien des souvenirs qu'il avait en commun avec son ex-femme et que celui-ci était moins ordinaire que d'autres. « Tu nous donnes combien de temps avant que ce soit rapporté et déformé dans une rubrique ? » Il eut un rire et leva les yeux au ciel comme s'il s'attendait à ce que la production garde de cet échange ce qui l'intéressait, à savoir probablement surtout les deux dernières minutes. Il savait maintenant à peu près à qui il avait à faire.

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needed to see the stars.
you can't turn back the clock, you can't turn back the tide. ain't that a shame? i'd like to go back one time on a roller-coaster ride, when life was just a game.
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