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 jupiter ☾ dimanche vers 8h

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Kenza
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MessageSujet: jupiter ☾ dimanche vers 8h   jupiter ☾ dimanche vers 8h EmptyLun 29 Avr - 19:39


ft. Niels

Kenza, elle se retrouve une nouvelle fois à partager sa chambre avec @niels pour la semaine, et c’est loin de lui déplaire car elle n’a jamais trop kiffé le changement. Au contraire, ça lui économise un sacré temps de reprendre sa formation Kenzienne avec un autre candidat à qui il aurait fallu réexpliquer les règles de cohabitation qui la concerne à nouveau. Ça aurait été un tout autre processus, certainement long et pas très sûr d’aboutir vu qu’il était très difficile à présent de trouver un compagnon de la qualité de Niels qui se plierait à ses petites exigences de control freak absurde. Alors pour quelqu’un qui cherche souvent à instaurer des habitudes et une certaine routine dans sa vie, garder le même coloc est une très bonne nouvelle pour tous les avantages que ça peut avoir. Seul bémol dans l’affaire, elle se voit mutée dans une autre chambre et ça, elle a encore du mal à l’encaisser. Elle a beau migrer vers une chambre plus luxueuse et monter en grade, l’idée d’abandonner sa chambre à elle, qu’elle a occupé depuis le début et à laquelle elle s’était trop attachée pour pouvoir envisager de la quitter facilement comme ça, au bout de trois semaines d’aventures lui nique bien le moral en ce début de semaine. La séparation fut brutale, sans parler de tout le délire organisationnel et le rangement que cela devrait lui coûter pour faire le transfert de ses fringues d’une armoire à une autre. Mais bon, pour ça elle avait prévu une longue soirée en tête à tête avec elle-même et ses affaires, et se décidait de se changer les idées ailleurs le lendemain. Parmi les habitudes qu’elle avait bien aimé découvrir la semaine dernière, c’était le petit déjeuner dominical avec Niels de bon matin qu’elle s’est surprise à aimer, contre toute attente. Parce-que la première fois, elle y était un peu obligée vu que toute son équipe était au service des autres candidats, et que ça figurait parmi sa liste d’envies très atypique. Kenza, c’est loin d’être le père noël qui offre constamment des cadeaux, mais cette fois, elle le fait de son propre plein gré car elle y trouve un certain plaisir et surtout, un intérêt de discuter avec quelqu’un d’aussi cérébral, posé et instruit que Niels de très bon matin. Elle a toujours aimé côtoyer les gens qui pouvaient lui apporter un plus, qui pouvaient lui apprendre des choses et l’instruire. Contrairement aux apparences, elle aimait bien les petits débats intellectualisés autour d’un café et se refusait de rester parmi un rassemblement de gens bêtes et cons qui parlaient dans le vide. C’est peut-être ce qu’on s’imagine en la voyant, mais ses intérêts à elle ont toujours divergé avec les nanas de son âge qui préfèrent se faire baratinées autour d’un verre et bavarder de tout et de rien. Alors jambes croisées et tasse de café entre les doigts, elle se délecte de l’ambiance calme qui y règne et se décide enfin à briser le silence. « je n’aime pas beaucoup notre nouvelle chambre » qu’elle annonce en grimaçant. Elle peut donner l’air de se plaindre, ou faire sa difficile, mais c’est pas le cas. Car ça aussi, ça peut surprendre tellement on pourrait se l’imaginer entrain de raffoler du luxe et des paillettes, alors que c’est loin d’être le cas. Elle ne sait pas trop pourquoi mais elle a cette sensation bizarre, que la greffe avec leur nouveau domicile ne prend pas. « j’ai très mal dormi ce soir » qu’elle rajoute en déposant sa tasse de café sur la table. Peut-être que monsieur le psychothérapeute a une explication pour ça ? Peut-être qu’il aurait un remède aussi ? Elle estime avoir expulsé son quota de négativité du matin et tire un bon coup sur sa cigarette électronique pour lâcher ensuite un doux parfum framboise très délicieux. « alors, de quoi allons nous discuter cette fois ? » qu’elle souffle en vapotant, son regard de queen imperturbable déposé sur lui. Il avait très bien réussi à l’entretenir la dernière fois, limite à la captiver alors elle est curieuse de connaître le sujet de discussion de ce matin.

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MessageSujet: Re: jupiter ☾ dimanche vers 8h   jupiter ☾ dimanche vers 8h EmptyMar 30 Avr - 19:22

Ça avait un coté un peu étrange de changer de chambre et de confort depuis deux primes. Niels avait l'impression de découvrir des pièces encore plus vastes et luxueuses que celles qu'il connaissait déjà à chaque fois qu'il devait déménager. Comme la salle de bain à laquelle il avait accès depuis qu'il dormait du coté des chambres cinq étoiles, et qui n'avait pas grand chose à voir avec celle qu'il avait découverte durant sa première semaine dans l'aventure, et pas seulement parce qu'il lui était possible d'entrer dans la douche sans se prendre le pommeau en plein dans les cervicales. Il avait fini d'y ranger ses affaires dès son réveil pour ne rien laisser traîner et ne pas donner envie à Kenza de mettre elle-même de l'ordre dans ses produits, puis elle et lui s'étaient retrouvés en bas pour petit-déjeuner ensemble comme ils en avaient pris l'habitude depuis qu'il avait soumis l'idée la semaine dernière, histoire d'en apprendre plus sur elle et dans un cadre plus informel. Contre toute attente c'était resté et Niels se demandait si ça aurait été le cas s'ils ne s'étaient pas retrouvés à nouveau dans la même chambre à l'issue du prime. Probablement pas, et de son coté il n'était pas mécontent d'avoir gardé la même compagne de chambre d'une semaine à l'autre. Les choses s'étaient plutôt bien passées la semaine dernière avec Kenza et ça n'aurait peut être pas été aussi simple s'il s'était tout à coup retrouvé avec quelqu'un de beaucoup moins posé et qu'il aurait passé plus de temps à essayer de canaliser qu'à vraiment réussir à cerner. Il ne dirait pas que c'était le cas avec la candidate qui restait un mystère suffisamment épais pour qu'il ne sache pas toujours très bien sur quel pied danser avec elle ni comment ce qu'il dirait serait accueilli, mais il avait le sentiment que des barrières commençaient à tomber d'un coté comme de l'autre quand ils se retrouvaient dans ce genre de cadre. Installé face à elle, Niels porta sa tasse de café brûlante à ses lèvres et releva les yeux vers Kenza lorsqu'elle prit la parole. « C'est pas une réaction très courante quand on atteint l'une des deux meilleures chambres. » Il énonça dans un demi-sourire, bien conscient que le souci n'était pas vraiment à ce niveau-là et que c'était plutôt le déménagement en lui-même qui posait problème, Kenza étant quelqu'un qui accordait beaucoup d'importance à l'ordre, aux règles, et à tout ce qui devait lui donner l'impression de garder un certain contrôle sur les choses. Il comprenait. « Je sais que tu t'étais habituée à l'ancienne, mais à long terme t'en aurais peut être fait le tour si tu avais du y passer encore deux semaines. » Il haussa les épaules et reposa sa tasse, songeant que c'était aussi l'avantage de cette composition des chambres qui évoluait d'un prime à l'autre, de tromper un peu la routine qui avait tendance à s'installer quand on vivait aussi longtemps au même endroit. « Et puis, c'est toi qui as voulu me suivre dans une chambre plus luxueuse. » Il reprit en lui lançant un regard en coin, entendu, parce qu'après tout elle était arrivée juste après lui dans le classement et c'est ce qui leur valait de partager la même chambre cette semaine encore, mais un grade au-dessus cette fois. L'observant un instant pendant que sa tasse refroidissait, il accueillit sa prochaine remarque par un léger mouvement de la tête. « Ça arrive, quand on dort dans un endroit qu'on ne connaît pas. A l'époque où je voyageais pas mal, j'avais souvent du mal à dormir à l’hôtel la première nuit. » Aussi parce qu'à l'époque il laissait toujours quelqu'un derrière lui et que la solitude des chambres d’hôtel ne lui avait jamais vraiment réussi, là où paradoxalement il s'y était habitué très tôt. « Tu fais quoi en général dans ces cas-là ? » Il demanda en reposant son regard sur elle. Chacun avait généralement son truc quand le sommeil ne venait pas, et ça l'intéressait de savoir quoi pour éventuellement lui parler d'un ou deux exercices généralement plus efficaces que toutes les tisanes ou astuces. Kenza reprit la parole, et il plissa les yeux pour faire mine de réfléchir quelques secondes. « Du fait que c'est sûrement qu'une question d'heures ou de jours avant que tu m'abandonnes pour aller dormir ailleurs ? » Ses lèvres étirèrent un léger sourire plus amusé, tandis qu'elle comprendrait sans doute qu'il faisait allusion à la loveroom qu'elle avait sûrement prévu d'aller visiter, et où elle s'installerait peut être même maintenant qu'elle avait reconnu que leur nouvelle chambre n'était pas sa tasse de thé. Il n'en savait rien, mais ça l'intriguait forcément et Kenza lui avait tendu une perche qu'il s'était contenté de saisir.

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MessageSujet: Re: jupiter ☾ dimanche vers 8h   jupiter ☾ dimanche vers 8h EmptyMer 1 Mai - 18:02


A l’entendre parler, on pourrait croire qu’elle se plaint de tout et de rien, et fait sa petite princesse capricieuse en carton à qui on aimerait bien donner deux claques dans la tronche pour bien la recadrer, mais Kenza, elle déconne vraiment pas quand elle ose dire qu’elle n’a pas aimé l’une des meilleures chambres que propose William cette saison. « je sais. Je suis compliquée. » C’est un peu culotée de sa part, mais c’est comme ça. Elle le pense vraiment et le confie même à @niels ce matin, autour du petit déjeuner dominical qu’ils ont prit l’habitude maintenant de partager. Car elle sait qu’il ne va pas la juger ou mal interpréter ce qu’elle raconte avec ses airs de fashionista . Déjà qu’il est pas con, et puis à force de la côtoyer et être son coloc le plus intime, il a certainement compris comment elle fonctionnait. Kenza, elle raffole du luxe et des belles choses. Les gens l’invitent souvent dans des chambres d’hôtel haut de gamme comme celle-ci dans l’espoir de se la taper, alors c’est pas ça le problème. Elle est très paradoxale et complexe en même temps, mais il est facile de comprendre pourquoi la greffe a eu du mal à prendre. Pas besoin d’avoir un diplôme en psychiatrie pour piger l’origine de l’inconfort qu’elle ressent depuis ce soir. « je n’aime pas le changement » qu’elle souffle sèchement quand elle le voit essayer de lui montrer le bon côté des choses. Elle trouve son confort dans la routine et les journées types qu’elle planifie des semaines à l’avance. Un peu comme le principe des mealprep, et même si ça lui donne l’impression de toujours consommer la même chose, elle s’en fout. Se réveiller dans le même lit, utiliser la même salle de bain, se maquiller devant le même miroir, bref, l’idée de la composition qui change chaque semaine n’est pas vraiment un concept qui match avec ses habitudes de control freak, mais elle y peut rien, et s’adapte du mieux qu’elle peut pour rester toujours à sa place. Kenza, c’est la candidate exemplaire qui n’irait jamais enfreindre les règles ou se plaindre de quelque chose. Au contraire, elle ferme sa gueule, prend sur elle et s’adapte aux conditions de vie qu’on lui impose. Cette semaine, elle se voit propulsée dans l’une des chambres les plus luxueuses. Tout le monde les convoite alors ça sera encore plus difficile de préserver sa chambre. Elle devra redoubler d'efforts pour rester au top, tout en haut de la chaîne alimentaire où pour l’instant, elle n’a encore jamais connu le seuil de pauvreté. Et elle est prête à se battre pour respecter son rang. C’est un monstre de régularité qui ne déconne pas avec la compétition, et voudra même casser les barrières et finir première du classement de mérite hebdomadaire de William, histoire de lui prouver qu’elle mérite mieux qu’un dilemme à deux balles qu’elle n’a pas encore eu le temps de digérer, et prouver à tout le monde, et surtout à elle-même que c’est effectivement la meilleure de tous. La perfection incarnée et la meilleure candidate de tous les temps, toute saison confondue. Elle dépose sa tasse de café un instant pour la laisser refroidir, arquant sérieusement un sourcil « pardon ? » elle croit un instant qu’elle n’a pas très bien entendu. Ou mal entendu. Mais non. C'est bien réel. Elle a voulu le suivre ? Mais il est fou, lui. « dis donc tu prends un peu trop la confiance, Niels » elle tire un bon coup sur sa cigarette électronique, déviant son regard pour mater un court instant autre chose que sa tronche. Comment il commence à s’imaginer des choses, celui-là. C’est elle qu’on suit, et pas l’inverse alors qu’est ce qu’il raconte. Mais elle saisi à quoi il fait allusion. Elle est pas débile et comprend qu’il parle du fait qu’elle soit arrivée derrière lui dans le classement. Il ne le sait pas encore, mais il a réussi à la piquer à vif encore une fois, réveillant en elle sa soif de se surpasser et montrer à ce petit con qu’il ne paye rien pour attendre. Kenza, elle prend ce genre de trucs négligeables très au sérieux. Elle badine pas alors il va voir qui va suivre l’autre cette fois. Dans sa tête, elle veut le détruire. Le pulvériser et tout un tas de verbe liés à l’anéantissement et la défaite. Et elle va le faire. Mais elle ne dit rien de plus et se contente de tirer sur sa clopinettes tranquillement pour en extraire le liquide. Elle n’est pas du genre à perdre son calme ou parler pour rien. Elle préfère garder le silence et prouver par les actes qu’il a tort de la provoquer ainsi. Elle lui lance tout de même son regard de diva et s’intéresse de plus près à ce qu’il lui apprend ensuite. « tu voyageais beaucoup ? » ça l’interpelle, car ça fait un point en commun de plus avec elle vu sa tendance à trop voyager aussi « pour quel motif ? » professionnel elle imagine, mais elle est curieuse d’en apprendre plus. « rien » qu’elle expire en même temps qu’un long nuage de fumée parfumée à la framboise. Kenza, c’est un peu la princesse au petit pois qui peut ressentir l’inconfort le plus extrême dans le truc le plus insignifiant et microscopiquement petit, mais elle n’irait jamais se plaindre ou ouvrir sa gueule, à moins qu’on lui demande. Alors ce qu’elle fait quand elle a du mal à dormir ? Rien de spécial. Elle se contente de croiser les bras sous sa couette, fixe le plafond et force le sommeil qu’elle stimule en fermant les paupières. Mais ce qui l’intéresse principalement, c’est de quel sujet ils vont traiter cette fois. Elle replonge ses lèvres pulpeuses dans sa tasse avant de le dévisager un instant du regard. Oh. « pauvre petit chou qui va se retrouver tout seul » Elle voit quel genre de sujet il veut mettre sur la table. Très bien. Elle croise les jambes et relève le menton. « arrête de faire semblant. Je suis sûre que tu attends ce moment avec impatience » qu’elle souffle en reprenant un coup de sa e-clope. Histoire qu’il ait la chambre pour lui tout seul. Elle ne l’imagine même pas la retenir d’aller déserter ailleurs tellement il lui montre aucun signe d’attachement ou d’intérêt. C’est qu’il est très sec et froid, Niels, dans ses rapports humains. Mais elle a l’habitude maintenant. « je vais probablement te manquer ce soir » qu’elle l’informe avec son pseudo air de queen qui se donne de l’importance. Elle a son rencart avec Icare ce soir même d’ailleurs. Mais d’après ce qu’elle sait sur le candidat, depuis son divorce, il est un peu forcé de dormir constamment en mode forever alone alors ça ne changera pas grand-chose à ses habitudes à l’extérieur. De toute façon c’est l’affaire de quelques soirs, il va s’en remettre. « mais ça ne veut pas dire non plus que je déménage pour de bon » ça aussi, elle tient à le préciser en insinuant qu’elle peut débarquer à tout moment. De jour, comme de nuit. Alors « pas la peine de te préciser que mes règles s’appliquent même durant mon absence, on est d'accord » elle souligne avec son petit sourire au coin, malgré le fait qu’elle soit très sérieuse. Quand les chats ne sont pas là, les souris dansent, c’est connu, alors elle ne veut pas que sa chambre se transforme en baise-room pour ses différentes conquêtes du jeu pendant qu’elle aurait l’esprit et le corps ailleurs. Elle tient à ce que ça soit clair, et Niels lui avait tendu une perche qu’elle s’était contentée de saisir. C'est tout.

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MessageSujet: Re: jupiter ☾ dimanche vers 8h   jupiter ☾ dimanche vers 8h EmptyVen 3 Mai - 3:44

Niels ne pouvait pas dire qu'il était totalement surpris que Kenza ait du mal à s'acclimater à leur nouvelle chambre parce que l'une des choses qu'il avait noté au cours de leur première semaine de cohabitation, c'est à quel point elle était attachée à ses repères. Il l'avait compris quand il l'avait rejoint dans la chambre qu'elle avait occupé durant la première semaine de jeu et que tout y avait sa place sans aucune improvisation, et il en prenait de nouveau conscience maintenant qu'elle semblait déphasée par ce nouvel environnement. La plupart des candidats se seraient réjouit d'avoir gagné en confort et en place, mais Kenza avait une telle manie de l'ordre et du contrôle que ces points positifs devaient lui apparaître insignifiants et Niels connaissait bien ce genre d'obsession pour l'avoir déjà observée chez plusieurs patients. Ce besoin de tout contrôler, ce perfectionnisme à toute épreuve, cette organisation minutieuse de chaque aspect de sa vie, c'était difficile à vivre pour certaines personnes là où d'autres ne s'imagineraient pas vivre autrement. « On éprouve tous quelque part le besoin de baliser notre quotidien par une certaine routine et des habitudes, parce que c'est stable et rassurant là où l'incertitude autour du changement peut faire peur. » Il souffla en soutenant son regard un instant, avant de reposer les yeux sur sa tasse et d'ajouter. « Le piège, c'est de s'enfermer dedans et de ne plus laisser aucune place au reste. » A l'imprévu, à la nouveauté. Parce que tout le monde avait de bonnes raisons d'aimer le confort de l'habitude, de tenir à ses repères et à ce qu'il y avait parfois de sécurisant dans le fait de répéter et de reproduire. Chacun aimait dîner dans son restaurant favori parce qu'il était sûr d'y trouver ce qu'il aimait, s'asseyait parfois à la même place et commandait la même chose parce que c'était confortable. Mais là où ça devenait un problème, c'est quand l'inconnu effrayait au moins de plonger dans une angoisse qui rendait impossible le moindre lâcher-prise. « Moi aussi j'ai longtemps résisté au changement, jusqu'au jour où j'ai compris à quel point j'en avais besoin. » Il avait pris la décision radicale de changer de vie, de voie professionnelle, mais la vérité c'est que tout aurait été beaucoup moins compliqué s'il avait seulement pu prendre cette décision avant. Il n'en avait pas été capable jusqu'à un certain point, et il lui avait fallu se prendre une claque dans la figure pour se décider à agir. « Toi, ça te rend heureuse ? » Il demanda, parce qu'avant toute chose c'était la question qui lui paraissait essentielle. Il pouvait lui donner toutes les pistes du monde pour enclencher un léger changement, mais ça n'aurait aucun effet si Kenza se sentait parfaitement épanouie parce qu'il y avait des personnes qui se sentaient simplement bien comme ça. La concernant, il n'irait pas l'affirmer avec certitude parce qu'il était persuadé qu'on en souffrait forcément à un moment ou à un autre, peu importe qu'on se persuade que c'était le seul fonctionnement qui nous réussisse. Mais elle lui avait dit la semaine dernière qu'elle n'avait pas envie que son boulot s’immisce dans leurs échanges, et c'est pour ça qu'il lui posait surtout la question comme un type qui s'intéressait à sa colocataire. La suite dessina une expression perplexe sur le visage de Kenza, et Niels étira un sourire amusé face à sa réaction. « Pourquoi tu n'admets pas simplement que tu voulais me garder comme compagnon de chambre ? J'ai été plutôt conciliant jusqu'ici. » Il énonça l'air de rien en portant de nouveau sa tasse à ses lèvres, et en lui lançant un regard entendu. Il plaisantait sur la forme, n'empêche que les choses s'étaient plutôt bien passées la semaine dernière et qu'il ne serait pas étonné qu'elle y trouve son compte dans le fait de savoir à qui elle avait à faire sans avoir besoin de repartir de zéro. Niels pouvait être un peu contrariant, pas toujours facile à vivre, mais il savait aussi se rendre accommodant et avec Kenza les choses s'étaient plutôt bien goupillées jusqu'ici. Peut être pas au point qu'elle ait ressenti l'envie de le suivre dans cette nouvelle chambre que manifestement elle détestait, mais sûrement assez pour qu'elle voit un bon coté à la situation. « Je voyageais surtout pour mon travail. J'acquérais des terrains et je supervisais des travaux dans pas mal de coins différents, alors j'étais souvent entre deux avions. Et ça c'est quand ça se passait bien. » Parce que des pépins, il y en avait parfois et il se retrouvait toujours en première ligne que ce soit vis à vis des clients qui souhaitaient acheter, des spécialistes sur le terrain ou de sa hiérarchie, ce qui le plaçait en porte-à-faux et dans une position toujours désagréable et stressante. Il nota ensuite dans un coin de sa tête que Kenza n'avait pas de technique particulière pour trouver le sommeil quand il se faisait désirer, et alors qu'elle risquait probablement de goûter à une autre dose d'inédit si comme il l'imaginait elle comptait visiter la loveroom dans les heures ou les jours qui suivraient. Il étira un léger rictus à sa remarque et leva les yeux au ciel, prenant un air pensif. « Le moment où j'aurai la chambre pour moi tout seul ? J'admets, peut être un peu. » Il lui lança un regard en coin, songeant que ça ne l'étonnerait pas parce qu'elle savait qu'il avait l'habitude de vivre seul et que ça n'avait pas été une mince affaire de se réhabituer au fait de partager l'intimité de quelqu'un. Pour autant, une partie de lui s'était aussi acclimatée à tout ça et le fait de composer avec la solitude depuis des années ne signifiait pas qu'il rêvait du moment où il retomberait tout entier dans ses bras. « Qui sait. » Il reprit alors, dans un haussement d'épaules et un demi-sourire difficile à sonder. De toute façon ce n'est pas comme si elle cherchait à être retenue, sans doute qu'elle noterait moins son absence que lui la sienne, la production ayant sûrement misé gros sur cette loveroom qui lui ferait oublier leur chambre en deux temps trois mouvements. Il commençait à la cerner. « Tu me l'aurais dit d'ailleurs, si j'en n'avais pas parlé ? » Ça l'intriguait maintenant qu'elle lui avouait avoir rendez-vous avec Icare le soir même, et parce qu'il imaginait bien que de son coté ça faisait partie des choses qu'elle aurait sûrement aimé savoir. Lui, il désirait juste prétendre aux mêmes égards, et s'amusa justement un peu qu'elle fasse de nouveau allusion à ses règles. « Je peux te promettre que la chambre ne sera pas sans dessus dessous à ton retour, mais pas que j'aurai beaucoup plus de scrupules à enfreindre une ou deux règles que toi à aller dormir ailleurs. Il faut bien que j'y gagne aussi. » Il garda un air détaché le temps de guetter sa réaction, peut être avec l'envie de la piquer un peu et lui montrer qu'il voulait bien être conciliant quand elle était là, mais pas nécessairement penser chaque seconde à ce qu'elle voudrait quand elle aurait d'autres chats à fouetter de son coté. Il finit par prendre un air plus amusé. « Plus sérieusement, tu comptes me raconter ? » Parce qu'elle aurait sûrement compris que Niels ne prévoyait pas de se rebeller pile au moment où elle aurait découché, mais qu'il attendait au moins d'elle qu'elle partage certaines choses à son retour. Pas forcément des détails qu'il pourrait ne pas avoir envie de connaître si les choses prenaient une tournure qui ne le regarderait pas, mais c'est elle qui avait dit que partager la même chambre était aussi l'occasion de se confier des choses. S'il lui était loyal, il attendait juste le même chose de son coté en compensation.

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MessageSujet: Re: jupiter ☾ dimanche vers 8h   jupiter ☾ dimanche vers 8h EmptyDim 5 Mai - 19:36


Kenza, elle avait oublié à quel point @Niels pouvait être bavard de si bon matin, mais elle trouvait qu’il avait une certaine intelligence dans sa façon de parler et choisir ses mots qui le rendait moins soporifique qu’il ne l’est à la base. Parce-que bon, faut pas se mentir, il l’est. Pour un type lambda, résister devant Niels et se contenir de fermer ses paupières plus de cinq minutes, ça relevait du miracle, mais Kenza, elle raffolait peut-être principalement des compliments oui mais aussi des discours intelligents, ou qu’on lui parle d’une certaine manière peu commune malgré la fausse image de bimbo qu’elle renvoie. Elle a l’impression qu’on lui donne une certaine valeur, certainement celle qu’elle mérite et qui lui revient de droit, mais aussi le sentiment d’être à sa place et s’élever sur tous le reste car dans sa tête, elle est toujours un peu en haut. Les discussions de bobo, elle en avait l’habitude alors Niels, il débarque avec tout son bagage et son aura de mec posé pour l’entretenir d’une différente manière et franchement, ça lui plait. Ce petit-déjeuner dominical, il n’a rien de spectaculaire. Un café, des croissants, une cigarette électronique et un échange d’un tout autre niveau, un peu plus articulé pour ne pas dire profond que ce qu’elle se tape les trois quarts du temps ici et elle trouve que c’est l’idéal, pour bien commencer sa journée et s’entretenir un minimum, histoire de pas s’abrutir d’ici la fin du jeu. Il y’a la mise en forme et le maintien, mais aussi le soucis d’éviter de perdre son potentiel neuronal quand on participe à ce genre d’émission, et Niels est plus au moins son tapis roulant à elle ou son haltère qui lui permettra de rester fit cérébralement parlant. Alors elle écoute avec une grande attention, doublé d’une grande concentration à chaque fois qu’il ouvre sa bouche. Elle a tendance à respecter beaucoup ce qu’il dit, peut-être est-ce le spectre de son métier qui fait ça mais c’est clair que quand Niels parle, il ne dit jamais n’importe quoi alors on écoute et on se tait. « tu as raison. Mais pour moi, c’est plus qu’un besoin. C’est quelque chose de vital » qu’elle tente d’expliquer en mettant des mots sur ses névroses. « ce n’est pas que j’ai peur. C’est juste que je ne m’imagine pas vivre autrement. » elle ne veut pas vivre autrement. Comme elle a aussi peur un jour de ne plus être capable de vivre de cette façon, ou d’être obligée, contrainte ou amenée à vivre autrement. Elle a peur, oui, mais n’irait jamais l’avouer à haute voix car Kenza, dans ses particularités qui font d’elle la femme forte et l’impératrice fassis qu’elle a toujours cru être, ne doit craindre personne et rien du tout, sinon toutes ses convictions s’effriteront une par une. Et ça serait catastrophique sur le plan mental alors autant tout nier en bloc et se complaire dans cet effet placebo que lui procure sa haute confiance en elle, infaillible et intouchable. « j’espère ne pas avoir un jour à le comprendre comme toi » qu’elle souffle en grimaçant, tirant sur sa clopinettes framboise. C’est que Kenza, elle ne veut rien changer à ses habitudes. Ça lui plait bien de rester dans son confort actuel. Peut-être se libérer un peu plus ou se lâcher à certaines mesure quand il le faut, et là encore c’est assez paradoxal car c’est encore une fois avec des limites. Quand elle dit vouloir se lâcher, elle le fait avec contrôle et en se fixant certaines règles alors bon, ça restera toujours très ambigu et complexe. « c’est ce qui t’as amené à quitter ta femme ? » cette idée de changement qui lui est venu un peu sur le tard. Elle ne sait pas si elle peut se permettre, mais elle le fixe du regard en expirant un long brouillard parfumée. « Pourquoi prendre cette décision maintenant ? » oui pourquoi n’était-ce pas possible avant ? pourquoi ce n’est que maintenant qu’il a eu cette soudaine envie d’imploser et tout reconstruire à nouveau ? Elle n’en sait rien, mais elle est très curieuse pour le coup car son cas commence à l’intéresser sérieusement à présent maintenant qu’il lui parle de tout ça. « Je me sens bien comme je suis » elle n'irait pas dire qu’elle est heureuse, car au fond, c’est très vague comme concept. « D’ailleurs je n’y crois pas au bonheur, à l’amour et à tout ça. C’est les deux plus grands mythes de ces deux dernières décennies » elle n’irait pas dire que c’est du bullshit. Il y’a des gens qui y croient au bonheur et à l’espoir de connaître l’amour. Il y’a des personnes qui vivent très bien avec, c’est juste que elle, c’est pas trop son truc, ni des notions qui l’intéresse ou qui lui dise grand-chose. Elle sait que ce n’est peut-être pas la vérité, mais son avis ne tient qu’à elle et ne fait chier personne avec ça en se fightant sur qui a peut-être raison, ou qui a tort. Kenza, elle s’en fout d’avoir raison d’ailleurs, car même si arrivée à 60 ans elle finit par comprendre qu’elle se trompait sur toute la ligne, elle ne regretterait même pas. Elle a déjà certaines idées fixes dans son cône qui ne changeront jamais, peu importe ce qui arriverait ou les personnes qu’elle rencontrerait dans la vie. Et même des fois quand elle dit être heureuse dans les bras de quelqu’un ou en mangeant une glace, elle ne le pense pas vraiment car l’idée du bonheur lui semble très difficilement accessible pour le commun des mortels. Il commence néanmoins à lui prendre la tête avec son nouveau costume du mec précieux qui se fait désiré, ce à quoi elle répond en relevant les yeux vers lui. « c’est vrai j’avoue, tu es parfait dans ton rôle de compagnon de chambre. » d’ailleurs elle ne pouvait rêver mieux comme coloc. Niels représente à ses yeux le meilleur candidat parfait pour dormir avec elle dans sa chambre chaque soir, et elle n’irait jamais prétendre le contraire « néanmoins tu n’es pas irremplaçable pour autant » qu’elle lui souffle assez sérieusement en clignant des yeux. Kenza, elle est très douée pour faire monter les gens au septième ciel, mais aussi de les faire redescendre brutalement, et ses chutes sont le plus souvent douloureuses étant donné des hauteurs dont on parle. « mais je veux quand même te garder » qu’elle fini par avouer à moitié. Pas pour ses beaux yeux ou qu’il est indispensable. Juste pour son propre confort à elle. Car bon, c’est connu, c’est la plus grande égoïste quand on parle de bien être, alors ça la ferait chier de changer de coloc maintenant qu’elle s’y est trop habituée. Si elle venait à être maîtresse des répartitions un jour, elle le choisirait sans hésiter pour le raccompagner une semaine de plus. D’ailleurs, c’est un pouvoir qu’elle préférait de loin à maîtresse des nominations par exemple. Et elle se retrouve même à s’imaginer entrain de répartir les binômes dans sa tête selon ses propres désirs, avant qu’il ne la tire de ses pensées. Il parle de voyage et se souvient immédiatement de l’indice sur lui au prime. « mmh l’histoire du passeport dans la valise. » qu’elle souffle avec un sourire au coin, faisant référence à l’image qu’ils ont eu pendant le prime. Elle décide néanmoins de retrouver son sérieux habituel « on a un point commun » qu’elle note avant de rajouter « tu en avais marre de trop voyager, c’est ça ? » en faisant écho à ce qu’il avait dit tout à l’heure à propos du changement. Elle releva la tasse de café au niveau de ses lèvres avant de s’arrêter net devant sa réponse. Le connard. Elle le savait qu’il avait accueilli la nouvelle comme étant une délivrance. Il n’allait plus l’avoir au cul pendant une semaine, mais ça ne voulait pas dire grand-chose non plus. Elle pouvait débarquer à tout moment « qu’est ce que t’aimerais faire pendant que je ne serais pas là ? » c’est vrai, qu’est ce qu’il ne se gênerait pas à faire en son absence. C’est peut-être loin d’être anodin comme question car ça lui permettrait de savoir ce en quoi elle le gêne quand elle est là, et ainsi d’y remédier si ça ne touche pas à ses règles ou à son confort intouchable. Parce-que bon, elle pense quand même à son petit confort à lui et n’aimerait pas qu’il garde une très mauvaise image de leur cohabitation, s’il venait à se séparer un jour. « Bien sûr Niels. Non pas que j’ai des comptes à te rendre, mais je t’en aurais informé » qu’elle expire en même temps que sa vapeur parfumée dans son ton calme habituel. Elle trouve que c’est normal après tout car elle aurait aimé savoir aussi, de son côté. Ça marche dans les deux sens. Elle décide de ne pas trop faire attention à ce qu’il raconte avec son ton détaché et préfère regarder ailleurs car elle ne veut pas s’imaginer ce qui peut bien se produire durant son absence. « Niels » qu’elle entonne sérieusement pour marquer un léger arrêt, avant de reprendre en le dévisageant du regard « je te fais confiance. » elle essaye d’y mettre son aplomb de toujours pour appuyer la solidité de ses paroles, car au fond, ce n’est pas totalement vrai. Elle aura toujours des doutes peu importe ce qu’on lui promettra. C’est un peu sa tendance à ne faire confiance à personne qui la nique sur ce coup et qui l’empêche de partir l’esprit tranquille, mais elle espère avoir raison. Elle arque néanmoins un sourcil devant sa dernière question, ne sachant pas trop comment l’interpréter. Elle rêve ou ... « Est-ce que tu veux vraiment que je te raconte ce qui pourrait se passer dans cette chambre ? » allo, est-ce que Niels veut se faire friendzoné ou quoi ? Il est suicidaire à ce point ? Ou au contraire ne lui porte aucun intérêt au point que ça le dérangerait pas de se faire catapulté dans cette zone où rien ne se produit ? C’est quoi le délire elle a pas trop compris là pour le coup. Parce-que la question, elle est soit mal formulée, soit obsolète. Dans les deux cas, elle ne voit pas pourquoi il la lui pose car s'il ne cherchait qu’à ce qu’elle se confie à lui sans rentrer dans les détails, ça c’était prévu qu’elle le fasse. L’allemand, c’est quand même son coloc depuis deux semaines, et un peu plus que ça aussi alors, Niels, il ne s’en rend peut-être pas compte, mais il lui fait une Bartite aigue post-infectieuse avec tous les symptômes caractéristiques, c'est-à-dire manque de confiance en soi cruel en la solidité de son lien avec elle et une tendance à se faire friendzoné très rapidement. Si c’est vraiment ce qu’il veut, elle a pas de soucis non plus, elle lui raconterait en mode bff une fois son retour ce qu'elle aurait expérimenter avec un tout autre homme que lui, mais c’est pas non plus comme ça comment elle s’imaginait l’évolution de sa relation avec lui. « je ne pensais pas que tu voudrais savoir » qu’elle fini tout de même par avouer, ne sachant plus trop quoi penser pour le coup. Elle est un peu choquée, mais ça va, elle aura le temps de s’y faire.

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MessageSujet: Re: jupiter ☾ dimanche vers 8h   jupiter ☾ dimanche vers 8h EmptyMar 7 Mai - 15:04

Le premier soir où Kenza et lui avaient dormi ensemble, Niels avait déjà perçu chez elle un désir de contrôle qui la poussait à vouloir garder ordonnée chaque parcelle de son espace vital et à fixer des règles dans un souci d'organisation, mais c'est au fil des jours qu'il avait compris jusqu'où s'étendait ce perfectionnisme. Il l'avait beaucoup observée la semaine dernière et avait fait en sorte de lui simplifier les choses en acceptant le règlement qui incombait à leur cohabitation, et cette semaine il lui était donné l'occasion de creuser encore un peu plus sous cette carapace de contrôle et de comprendre un peu mieux le rapport que Kenza cultivait avec cette partie de sa vie. Il savait qu'elle ne voulait pas que son boulot se mette en travers de leur relation alors il essayait de doser ses paroles pour qu'elle comprenne bien que ce qui l'intéressait ce n'était pas de poser un diagnostic qui l'était déjà, mais de la cerner comme il aimait cerner ceux qui se faisaient une place dans son quotidien. « Je sais. Il y a des personnes qui vivent mal de ne pas savoir lâcher prise et qui se font aider pour apprendre à le faire. Toi, je sais que tu ne serais pas venue me voir. » Il souffla lorsqu'elle mit des mots sur son rapport au changement et avoua qu'elle ne s'imaginait pas vivre autrement. Il y avait des gens qui vivaient mieux que d'autres avec l'angoisse que ça impliquait et qui ne s'imaginaient pas lâcher prise parce que tout leur équilibre vacillerait à la minute où ils en prendraient la décision. « Est-ce que tu as déjà eu peur de décevoir ton entourage si tu t'autorisais plus de choses ? » Il l'observa un instant, cherchant à comprendre si ses proches ne jouaient pas aussi un rôle plus ou moins conscient dans cette tendance que Kenza avait de vouloir contrôler chaque dimension de sa vie. Ils n'avaient pas vraiment discuté de ce genre de choses jusqu'ici, il n'était même pas sûr de savoir si elle avait des frères et sœurs, de la famille ou si elle était en bons termes avec ses parents. Et confiant qu'il avait lui-même longtemps résisté au changement avant de décider qu'il lui fallait l'accepter, il se pinça les lèvres lorsqu'elle avoua espérer qu'elle n'aurait jamais à faire le même constat. Très honnêtement il le lui souhaitait aussi, il avait traversé pas mal de tunnels avant d'en apercevoir le bout et si Kenza pouvait avoir plus de chance, ce serait bien pour elle. La question qu'elle lui posa ensuite le tira de ses réflexions, et il esquissa un sourire en coin en comprenant que c'était peut être aussi un moyen pour elle d'obtenir quelques infos qu'elle n'aurait peut être pas eu autrement. « Pas exactement. » Il confia en portant de nouveau sa tasse à ses lèvres, lisant déjà dans ses yeux que la réponse risquait de la laisser sur sa faim. « Les gens pensent souvent qu'il n'y a qu'une ou deux raisons qui puissent expliquer une séparation, mais c'est parfois plus compliqué. » C'était déjà ce qu'il avait sous-entendu auprès de Pierpaolo la semaine dernière, quand il s'était pris ses préceptes dans la figure parce qu'il se baladait avec une pancarte « divorcé » autour du cou. Niels n'était pas forcément prêt à se confier davantage à ce stade, mais il ne mentait pas. Une séparation ne survenait pas toujours parce qu'on n'aimait plus l'autre ou que vivre ensemble était devenu insupportable. « Parce qu'il le fallait. » Il ajouta en reposant son regard sur elle, avant de hausser les épaules et d'étirer un sourire un peu plus amusé. « Je sais, ça t'en dit pas beaucoup plus. Mais c'est pas pour rien si je choisis presque toujours les actions à Action ou Vérité. » Il n'était pas complètement sérieux, mais l'idée était là. Tout ça, c'était de l'ordre de l'intime et il ne se voyait pas creuser dans cette partie de sa vie au petit-déjeuner, entre les biscottes et le café. Il n'en voulait pas à Kenza d'être intriguée, mais il avait un deal avec lui-même et c'était de ne pas étaler sa vie et ses décisions comme il étalerait ses dernières vacances. Kenza finit par avouer qu'elle se sentait bien comme elle était, et la suite attira encore un peu plus son attention. Sa vision du bonheur, de l'amour, et cette fatalité qui lui rappelait un peu le ton qu'elle avait employé avec lui la première fois, dans le lounge bar. « Alors toi non plus tu ne crois pas à l'horoscope ? » Il demanda d'un ton plus léger, ajoutant. « Parce qu'il me semble qu'il avait de sacrés projets pour toi cette semaine. » Il lui lança un regard entendu, croyant se rappeler qu'il était au minimum question de sentiments, d'évidence et de réciprocité. Quelque chose dans ce goût-là, et c'était sans compter sur ces histoires de compatibilités. La suite dessina sur ses traits un air plus rieur, Kenza jugeant visiblement qu'il avait un peu trop confiance en ses qualités de compagnon de chambre, ce qui était en réalité surtout le cas parce qu'il savait que tout le monde ne se serait pas forcément montré aussi conciliant que lui. Il n'aurait peut être pas été jusqu'à employer le mot « parfait », mais c'était toujours agréable à entendre. « Heureusement, si j'étais irremplaçable tu serais obligée de me suivre même jusque dans les pires chambres. » Et ils savaient que ça se heurterait de nouveau à son angoisse de changer d'environnement, là où ça ne l'emballerait sûrement pas non plus de renoncer au confort du deuxième étage. Il étira un plus léger sourire quand elle avoua qu'elle désirait le garder, imprimant ça dans un coin de sa tête parce que c'était le genre de choses qui ne sortaient pas facilement de la bouche de Kenza et lui faisaient dire qu'il n'avait pas fait des efforts pour rien si elle estimait être bien tombée avec lui. « Tu sais, ces petits-déjeuners, c'était aussi pour installer une sorte d'habitude. » Parce que c'était quelque chose qu'il avait senti assez vite avec Kenza, que ce genre de choses pourraient non seulement leur permettre de se dévoiler plus facilement mais aussi de créer un cadre dans lequel Kenza trouverait une certaine constance, quelque chose de stable et de confortable. Il avait une façon bien à lui de vouloir la mettre à l'aise, et ce même s'il n'était pas le type le plus chaleureux qui soit pour une fille comme Kenza qui devait avoir l'habitude des louanges et des compliments. Elle releva sa prochaine confession pour faire allusion à l'indice dévoilé sur son secret, et il eut un rire silencieux. Elle ne perdait jamais le nord, au moins c'était clair. « C'est un choix intéressant. » Il se contenta de souffler, d'un ton pensif. Il se souvenait s'être dit que la production avait plutôt bien choisi, mais il n'avait pas forcément intérêt à s'étendre sur la question. « Tu voyages beaucoup ? » C'est ce qu'il avait cru comprendre lorsqu'elle avait évoqué un point commun. « Marre de le faire pour de mauvaises raisons, plutôt. J'ai toujours aimé voyager, ça a même toujours un peu fait partie de ma vie. » Il avait pas mal voyagé à l'époque où ses parents avaient la bougeotte et c'était plus excitant que de monter dans un avion que pour le boulot, seul ou avec des types qu'il avait du mal à supporter, pour dormir à l'hôtel, et puis finalement s'ennuyer à mourir et mettre du temps à récupérer d'un jet lag. Il plaisanta au moment de laisser entendre qu'il attendait qu'elle parte découvrir la loveroom pour profiter de leur chambre, ce qui dans un sens était vrai parce qu'il apprécierait de retrouver un peu d'intimité. Mais ce n'est pas comme s'il n'y goûtait pas suffisamment dehors. « Rien qui doive t'inquiéter. Je compte toujours fumer sur le balcon. » Il confessa dans un sourire légèrement amusé, et parce qu'il n'avait pas vraiment d'intérêt à jouer avec ses nerfs. Elle devait savoir à qui elle avait à faire et qu'à moins d'être un ado enfermé dans un corps d'homme mûr, il n'allait pas saccager la chambre ou se rouler dans ses fringues pour s'imprégner de son odeur. Pas vraiment le genre de la maison. Kenza avoua qu'elle lui aurait parlé de son projet de visiter la loveroom le soir-même et il hocha la tête sans rien ajouter, parce que c'était sûrement ce qu'il voulait entendre, qu'elle aurait pris la peine de le lui dire histoire qu'il n'ait pas à se poser la question. C'était histoire d'être clair l'un envers l'autre parce que c'était aussi sa vision d'une cohabitation, et il était plutôt content qu'elle adopte le même point de vue que lui. Elle lui assura qu'elle lui faisait confiance et il soutint son regard une seconde. « Tu peux. » Il traînait certainement des bagages qui faisaient de lui quelqu'un à qui on n'était pas tout à fait sûr de pouvoir se fier et le fait qu'il ne soit ni totalement sympathique ni totalement désagréable n'aidait pas toujours à vraiment le cerner, mais il tenait la loyauté en estime et n'était pas le genre de type à faire des crasses gratuitement. Kenza parut ensuite assez surprise qu'il cherche à obtenir des informations sur ce qu'elle pourrait découvrir en passant la porte de la loveroom, et il comprit qu'il y avait une méprise sur ce qu'il espérait obtenir comme confessions. Ça l'amusa, parce qu'il ne pensait pas donner l'impression de courir après des infos plus sulfureuses ou d'espérer lui faire avouer quelque chose dont il ne saurait sûrement même pas quoi faire. « Est-ce que tu le ferais vraiment ? » Il arqua un sourcil à la fois intrigué et amusé, se demandant si elle irait réellement partager ce genre de détails alors qu'elle lui donnait plutôt l'impression elle aussi de tenir à son jardin secret. « A vrai dire je pensais plutôt à la chambre en elle-même. » Il avoua d'un ton calme, après quelques secondes. « Le reste, ce ne sont pas mes affaires. » Il n'avait pas mis le sujet sur la place avec l'espoir de grappiller des infos qui feraient tout aussi bien de rester de l'ordre de l'intime, ce n'était pas vraiment comme ça qu'il espérait en apprendre plus sur elle et il ne savait pas quoi penser du fait que Kenza ait l'air de penser que sa curiosité pouvait aller jusque là. « Pourquoi ? » Il demanda alors en retrouvant son regard. Lui savait pourquoi il n'irait pas la questionner sur Icare et elle, un sujet qui en plus de ne pas le regarder ne le mettrait pas forcément à l'aise, alors elle aurait raison si elle supposait que ce n'était pas ce qu'il entendait au départ. « Tu vas aussi lui imposer des règles, à Icare ? Parce que si oui, compense en faisant le plein de gingembre au stand à épices. » Il étira finalement un sourire amusé et usa d'un ton qui cherchait à désacraliser cette partie de la conversation. Il ne savait pas ce que Kenza avait prévu, mais cette histoire de règles mériterait peut être d'être mise de coté pour l'occasion.

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MessageSujet: Re: jupiter ☾ dimanche vers 8h   jupiter ☾ dimanche vers 8h EmptyJeu 9 Mai - 6:10


Niels, il donne peut-être l’impression de tout savoir, mais au fond, il ne sait rien du tout. Du moins pas quand c’est des choses qui la concerne, comme le fait qu’elle ne serait pas venue le voir pour ses petits troubles obsessionnels. Kenza, ça fait un petit moment qu’elle consulte un thérapeute, qui a voulu se la taper une fois mais ça, c’était une autre histoire, alors sur ce point là, il se trompe car peut-être elle n’avait pas de soucis à ce qu’on lui apprenne à vivre autrement ou qu’on l’assiste dans son processus de changement de vie, qu’elle réfutait bien sûr, mais pour gérer ses débuts de crises et les étouffer avant qu’elle ne bascule vers la dark Kenza, pour ça elle voyait bien quelqu’un. Mais ce n’est pas ce qu’elle lui répond « pourquoi tu cherches tant à faire de moi ta patiente ? » qu’elle souffle dans un sourire au coin. C’est un peu l’impression qu’il lui donne à chaque fois qu’il commence à se tenir de cette façon, les doigts en triangle pour se donner l’air sérieux et la sonder, ou bien insinuer qu'elle aurait jamais consulté chez lui. Elle croit avoir été bien clair la dernière fois, elle ne cherche pas à ce qu’il la psychanalyse, ni à ce qu’il utilise ses techniques chelous sur elle. Dans la vie, il y’avait deux types de personnes. Les médecins, et les patients. L’un est toujours au dessus de l’autre alors Kenza, elle veut que leur relation reste équilibrée. Et si l’un d’eux devait s’élever sur l’autre, elle préférait que ça soit elle, et non pas lui. « que veux-tu dire par m’autoriser plus de choses ? » elle ne sait pas trop ce qu’il insinue, car elle ne pense pas non plus qu’elle se prive de grandes choses juste pour satisfaire son image de queen imperturbable et organisée. Elle est curieuse de savoir, comme elle est très curieuse de sonder un peu les réels motifs de sa séparation avec sa conjointe. Ça, c’est parmi les choses qu’elle aimerait tant connaître, car ça lui permettrait de le juger assez facilement selon ses critères bien stricts à elle. Car si elle apprenait par exemple qu’il l’avait abandonné sans qu’elle ne lui ait fait quelque chose au préalable, elle lui collerait une étiquette de goujat officiel, alors que ça ne serait pas la même chose s’il l’avait surpris un jour en rentrant de l’un de ses nombreux voyages pro entrain de s’envoyer en l’air avec quelqu’un d’autre. Du coup c’était quand même important. Sauf qu’avec Niels, il y’a toujours un sentiment d’inachevé dans ses réponses. Il a le don de la frustrer comme il a le don de jouer les gars mystérieux avec ses phrases obscures à deux balles. Est-ce que ça le détendrait un peu plus si il apprenait que trop de mystère tuait le mystère ? Et qu’à la longue, il allait devenir fatigant ? @Niels, faut qu’il fasse sérieusement attention à ce qu’il lui donne, car Kenza, elle agit toujours comme un miroir assez fidèle à ce qu’on lui renvoie. Elle est adepte des petits comptes d’épicier et Niels se retrouve en ce moment avec un gros crédit d’informations personnelles à éponger, le plus tôt possible car sinon, elle commencera elle aussi à se renfermer dans sa petite tour de glace. Et quand elle le fait, ça se ressent, comme maintenant. Elle arque en premier un sourcil, pas du tout amusé par son manège « tu le sais au moins, c’est déjà bien » il sait qu’il en dit pas beaucoup. Il sait qu’il est entrain de saigner et de perdre des points d’intérêts car à force, Kenza, quand la jauge se vide, fini souvent par s’en lasser « Niels, tu as une dernière chance pour répondre » qu’elle expire avec son air très sérieux, en même temps que sa fumée. Pas exactement. C’est parfois plus compliqué. Parce-qu’il le fallait. C’était pas des réponses et elle allait jamais accepter ça. Alors elle croise les bras tout en le dévisageant avec son air très formel de femme qui commence à s’impatienter, et qui veut au moins quelque chose à grignoter ce matin, à défaut d’un gros scoop. Le début de quelque chose, ou au moins quelque chose d’un peu plus concret que ses réponses en plastiques qui ne valent que dalle. « avec toi je jouerais plutôt à un mensonge/deux vérités » et pas action/vérité, comme ça il serait obligé de lui filer des réponses plutôt que des actions. Elle décide du coup de lui montrer l’exemple du genre de réponse attendue qu’on donne quand on est à notre troisième discussion. Parce-qu’elle aussi, elle ne voulait rien dire la première fois, un peu moins la deuxième fois mais la troisième, fallait pas déconner non plus sinon ça n’avait plus aucun sens de partager un café avec lui de si bon matin. « ce n’est pas parce-que j’ai dit que je ne croyais pas en l’amour que ça voulait dire que je ne crois pas aux horoscopes » elle y croit même dur comme fer et a tendance à trop faire confiance à ce que lui raconte les astrologues, en particulier Marco avec sa chronique hebdomadaire qu’elle suit à la lettre. « je ne crois pas en l’amour, certes, mais je crois aux longues relations basées sur le respect, la confiance et l’entraide mutuelle pour construire quelque chose sur le long terme. » Deux êtres humains n'ont pas besoin de s'aimer pour former un couple solide. C'était ça, le sujet de thèse que défendait Kenza. D’ailleurs, c’est ce qu’elle a toujours recherché. Elle intellectualise peut-être trop ses relations mais elle sait qu’elle ne pourra jamais aimer quelqu’un alors elle préfère être réaliste. Elle sait par exemple que ce qu’elle cherche, c’est tout simplement quelqu’un avec qui construire des choses ensemble, peu importe si elle l’aime vraiment, mais qui lui fasse confiance, qui l’aide à avancer et atteindre ses objectifs, mais surtout qui la protège et s’occupe bien d’elle, et elle de son côté, elle prendrait bien soin de lui en essayant de lui fournir tout ce dont il a besoin, organisation, affection, passion, sexe y compris. Les sentiments, elle a banni ça et se refuse depuis toujours de vivre le genre de relation qu’on voit dans les feuilletons ou l’un ressent des trucs pour l’autre et vis versa. Kenza, elle est plus pragmatique. Même sa notion de "relation" est mécanique, ordonnée et basé sur des règles et des critères bien définis. « d’après mon horoscope, cette semaine je devrais être capable de savoir qui est le bon » qu’elle annonce à titre informatif surtout avec son ton sérieux légendaire en le dévisageant du regard. C’est un peu ce qu’il lui a prédit, oui, et elle a tellement tendance à se faire influencée que ça finira certainement par se produire. « j’imagine que toi, tu n’y crois pas trop ? » c’est ce qu’elle a cru comprendre avant d’enchaîner sur cette histoire de chambre « j’avoue, je n’aimerais pas trop me retrouver dans une chambre plus médiocre que celle que j’ai eu le premier soir » c'est-à-dire que toutes les chambres en dessous des quatre étoiles n’étaient pas une option envisageable pour elle. « cette petite habitude s’arrêtera le jour où on se séparera, malheureusement » qu’elle souffle en plongeant ses lèvres dans son café tout en papillonnant légèrement des yeux. Parce-que bon, Niels, ça fait deux semaine qu’il se tape le prestige de déjeuner avec Kenza mais c’était avant tout à cause du fait qu’ils étaient colocs, et non pas pour ses beaux yeux. « c’est à ce moment là que tu connaîtras vraiment ma valeur » c’était d’ailleurs son dicton, avec lequel elle s’était présenté au casting. On connaissait la valeur des choses qu’après les avoir perdues. Et cela s’appliquait à elle aussi, car bon, elle s’était vachement habituée à sa compagnie. Rien n’était sûr qu’ils ne se retrouve encore une fois dans la même chambre, mais trois semaines de suite, ça semblait peu probable que ça arrive. Bon elle comprit qu’elle n’allait avoir aucun indice supplémentaire ce matin. Il esquivait ses question comme un bon escrimeur et à force, ça fini par la gonfler au point qu’elle lâche l’affaire, préférant se contenter de réponses monosyllabiques aussi. L’indice du prime ? Ok sans commentaire « mmh » elle voyage beaucoup ? « oui » le reste ? « je vois » en espérant qu’il capte le message qu’il commençait sérieusement à la perdre, elle et son attention qu’on paye normalement assez cher et qui se mérite. Heureusement qu’elle pouvait lui faire confiance pour retrouver sa chambre dans le même état qu’elle l’aurait laissé, suite à son court départ d'une nuit. Ce qui l’étonnait par contre, c’était la suite, car elle ne voyait pas les choses de cette façon. Du moins ça la choquait d’apprendre qu’il voulait qu’elle lui raconte ce qui pourrait se passer dans cette chambre. De toute façon, elle ne l’aurait jamais fait « non. Sauf si tu insistes vraiment » même si elle trouvera toujours une façon de taire ce qui se passera avec Icare dans cette loveroom. Kenza, elle est très douée pour garder les secrets et elle ne pense pas que quelque chose fuitera de son côté, que ça soit en parlant à lui, Lula ou Faith par exemple. « Voilà, juste la chambre. » la décoration en somme « Le reste ce ne sont pas tes affaires, oui » il l’a dit lui-même et elle est bien d’accord sur ce point là. Au final, ce n’était qu’un quiproquo et ça la rassurait de le savoir « ça aurait été bizarre, c’est tout » elle aussi, elle sait très bien manier les réponses mystérieuse, et se contenta de vapoter en silence avant de répondre à sa blagounette qui ne la faisait pas rire. « haha très drôle » il fallait plus qu’il s’essaye à l’humour, il était vraiment pas drôle du tout. « plus sérieusement, tu penses quoi de notre cohabitation ? » Est-ce qu’il est satisfait ? Parce-que ce genre de blagues, elles étaient loin d’être anodines et pouvaient révéler un certain inconfort dans la relation entre colocataires, même si pendant tout ce temps là, il lui a fait très bien croire l’inverse …

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