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 i was a little left out, but i'm not anymore, wed. 10:35 (V)

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Anaswara
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MessageSujet: Re: i was a little left out, but i'm not anymore, wed. 10:35 (V)   i was a little left out, but i'm not anymore, wed. 10:35 (V) - Page 2 EmptyMar 4 Juin - 20:12

Elle n’interrompt pas son camarade, qui lui raconte une bribe de son enfance. Il lui explique alors avoir vécu douze ans avec son géniteur. Elle hoche doucement la tête, alors qu’elle tente de se demander à quel âge il a quitté les griffes de cet homme pour retrouver les bras délicats d’une mère. Jesse a vingt ans, aujourd’hui, il a passé douze années aux côtés de son père, ce qui fait qu’il a passé un peu plus de la moitié de sa vie avec lui. Quelques questions se chamboulent dans son esprit. Elle pose son doux regard sur le visage de Jesse. « Quel avais-tu quand il t’a pris avec lui ? », elle essaie de recomposer le puzzle de l’enfance de son camarade, malgré elle. « Comment t’a-t-elle retrouvé ? ». Elle a dû remuer ciel et terre pour retrouver la trace de son fils. Elle n’a pas connu cela, Anaswara. Personne ne s’est démené pour la récupérer. On l’a laissée grandir, mûrir dans ce palais. Elle était la belle fleur qui intérieurement pourrissait. Elle prête son oreille attentive et respectueuse à son camarade. En son for intérieur, elle est touchée qu’il se confie à elle, qu’il partage un petit bout de son existence avec elle. Elle est quelque peu attendrie quand le jeune homme lui demande un peu maladroitement comment faire pour devenir ami avec elle. La recette est pourtant simple ? Des discussions, des échanges. Tout cela est un très bon départ, selon elle. Elle ne voit pas comment faire autrement que de passer par la communication. Elle sait que la communication est un handicap pour son camarade. La faute a un bégaiement non contrôlé. Il a sûrement été moqué par le passé, peut-être même ici – bien qu’elle n’ait jamais entendu un camarade se moquer de lui en sa présence –. Elle n’a jamais émis une once de jugement à son égard, par rapport à cet handicap. Avec le temps, elle n’y fait même plus attention. Malgré tout, elle a essayé de se renseigner à son sujet. Jesse ne peut pas lui reprocher de ne pas s’être intéressé à lui. Elle l’a fait. Elle a essayé de se documenter sur le bégaiement. Elle sait que le bégaiement peut apparaître après un choc émotionnel. Elle essaie de mettre le doigt sur cet événement qui a pu générer ce bégaiement. Elle suggère que cela aurait pu être la suite de l’arrachement de son géniteur à sa mère. Mais il n’en est rien. Elle écarquille légèrement les yeux, au fur et à mesure qu’il lui explique à la suite de quel événement cela est survenu. Il parle d’un accident, de son petit-frère, d’un petit-frère qu’il l’aurait poussé, qu’il avait failli tomber d’un ravin.. « C’était il y a longtemps ? », elle lui demande. « Et tu n’as jamais essayé de travailler sur ce choc ? ». Il doit bien y exister des thérapeutes qui savent mettre le doigt sur ce genre de choses. En travaillant sur lui, il pourrait apprendre à atténuer son bégaiement. D’ailleurs, elle a lu qu’il pouvait être stoppé temporairement, notamment en chantant, en lisant à haute voix ou encore en murmurant. Il semblerait que Jesse n’ait jamais essayé l’une ou l’autre de ces activités pourtant anodines. Sans même se concerter avec le jeune garçon, Anaswara a déjà rayé l’une de ces possibilités : celle de la lecture à haute voix. Cela serait coûteux en temps pour lui. Néanmoins, il lui reste le chant ou le chuchotement. Jesse lui dit qu’il ne chanterait que si elle l’accompagne. « Très bien », elle souffle calmement, sans une once d’hésitation dans le son de sa voix. « Tu sais, je me suis déjà échauffée la semaine passée », qu’elle articule, en évoquant notamment la soirée karaoké qui avait eu lieu au sein de son groupe. « Tu ne sais vraiment pas ce que tu as manqué », elle continue, sur un ton amusé. Malgré sa timidité de début de soirée, elle s’est laissée aller, Anaswara. Elle se lève, prête à lancer une musique, à l’aide de la chaine hifi qui trône discrètement dans un coin de la pièce. « Je te verrai bien chanter du Shawn Mendes, hum, t’en dis quoi ? », elle suggère, sur un ton léger et peu sérieux. Mais il semblerait que finalement Jesse a envie de travailler la version Chuchoteur de lui-même. Elle s’arrête dans sa marche, et fait volte-face pour se retrouve devant lui. Elle hoche la tête, et prête son oreille. Un discret sourire étire ses lèvres, en l’écoutant. Elle ne sait pas si elle doit le prendre aux oreilles. Il lui donne surtout l’impression de se foutre d’elle, en lui disant qu’elle est très jolie. Elle ne préfère pas s’arrêter sur le fond mais sur la forme. « Tu as vu ? Tu ne l’as pas fait », elle énonce, dans un timide rictus. « Essaie encore, en essayant de dire quelque chose avec plus de mots ».

_________________
you say why do you talk to yourself like that
I just wanna love my body
Like you love my body
I wanna look in the mirror
And tell it that it's beautiful like you do.
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