Partagez
 

 let the storm in i cannot be broken, thurs. 08:36 (VI)

Aller en bas 
AuteurMessage
Anaswara
Voir le profil de l'utilisateur   

MESSAGES : 1972
AVATAR : la padukone (by n-dia)
ÂGE : 31
LOCALISATION : dubaï (éau)
MÉTIER : hotesse de l'air


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 27.154 £
AFFINITÉS:
let the storm in i cannot be broken, thurs. 08:36 (VI) Empty
MessageSujet: let the storm in i cannot be broken, thurs. 08:36 (VI)   let the storm in i cannot be broken, thurs. 08:36 (VI) EmptyLun 10 Juin - 10:05

Elle a réussi à sortir de son lit sans encombre. Elle dépose un pied au sol et le glisse dans sa tong blanche, elle réitère le mouvement avec son autre pied. Elle prend son temps. Elle a compris qu’avec la précipitation, elle n’arrivera à rien. Elle se concentre sur son environnement qu’elle ne voit pas. Elle se concentre sur les bruits qu’elle entend, sur les obstacles qu’elle parvient à toucher afin de les contourner dans sa marche. Elle sait qu’on vient de lui interdire toutes ses activités favorites et qu’on vient de lui priver de ses passes-temps. Elle ne va pas pouvoir prendre des photos, mettre en scène ses clichés pour sa page personnelle, et ne pourras pas peindre. Elle ressent une certaine frustration. Elle a l’impression d’avoir été sanctionnée de manière injuste. Elle parvient à trouver le chemin jusqu’à l’ascenseur, il lui suffit de prendre la première droite et faire quelques pas et de tourner à gauche pour le prendre. Elle a repéré le chemin, elle gère plutôt bien cela. Elle se concentre sur les touches et appuie sur celui du rez-de-chauffée. Elle prend appui contre la paroi de l’ascenseur qui descend. Elle a l’impression d’être devenue ce ridicule personnage de jeu vidéo que l’on fait avancer et qui doit contourner des obstacles afin de passer au lieu suivant. Son lieu suivant, c’est la cuisine. Elle essaie de se concentrer pour se souvenir si elle doit prendre à droite ou à gauche. Elle tend une oreille. Personne ne vient. Elle prend à gauche puis avance. Elle pose sa main sur le pan du mur et se laisse guider. Elle entre dans une pièce et fait quelques pas. Elle se prend la jambe dans un tabouret. « Ah », elle gronde, alors qu’au fond de la pièce, elle entend quelqu’un en train d’agacer après un appareil ménager. Elle croit reconnaître la voix de @Malcolm. Elle avance, tâtonnant autour d’elle, afin d’éviter un nouvel obstacle. Elle arrive à toucher le rebord de la table. « On galère avec la cafetière, alors ? », elle expire, en devinant que le jeune homme est à la cafetière. « Je te vois, Malcolm », elle reprend, en prenant un air faussement sérieux. Genre même avec son bandeau, elle peut le voir Anaswara. L’une de ses mains posée sur la table, elle cherche à l’aide de son autre main le dossier de la chaise. Elle se concentre quelques instants pour s’installer dessus. Même les simples gestes, comme s’asseoir sur une chaise, relève à présent de l’exploit pour elle. Elle vient de gagner 10 d’XP. « Tu me fais un café arabe, tiens, s’il te plait », comme il s’affaire à préparer un café. Autant qu’elle se fasse servir. Et s’il n’est pas trop con, il le fera sans rechigner. « Tu sais, j’ai fait ce que tu m’avais dit l’autre jour... », notamment le fait qu’elle devait se saisir de l’occasion, de prendre les choses en main. Sauf que Malcolm, il s’avère être le plus mauvais conseiller.

_________________
you say why do you talk to yourself like that
I just wanna love my body
Like you love my body
I wanna look in the mirror
And tell it that it's beautiful like you do.
Revenir en haut Aller en bas
Malcolm
Voir le profil de l'utilisateur  http://www.throwndice.com/t11270-malcolmhttp://www.throwndice.com/t11214-malcolm 

MESSAGES : 967
AVATAR : abel tesfaye
ÂGE : 26
LOCALISATION : fresno, ca
MÉTIER : taximan


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 39K
AFFINITÉS:
let the storm in i cannot be broken, thurs. 08:36 (VI) Empty
MessageSujet: Re: let the storm in i cannot be broken, thurs. 08:36 (VI)   let the storm in i cannot be broken, thurs. 08:36 (VI) EmptyLun 10 Juin - 23:48

Malcolm prépare son petit café du matin sans lequel il lui est tout bonnement impossible de commencer sa journée, sauf qu'aujourd'hui la machine oppose de la résistance et semble vouloir tester les limites de sa patience alors qu'il a encore les yeux collés, mauvais plan ça. Au début il capte pas pourquoi le truc ferme pas et au bout de plusieurs secondes il saisit, une capsule est coincée à l'intérieur. Il se met du coup à trifouiller dans le machin avec ses gros doigts, en espérant pas en laisser un ou deux là-dedans. « Toi t'as décidé de me les briser aujourd'hui, hein. » il émet contre l'appareil mais en conservant son calme, ce qui marque un certain contraste avec ce qu'il dit. Une autre voix que la sienne s'élève dans la pièce tandis qu'il débloque enfin la machine, et laisse apparaitre la népalaise dans son champ de vision qui devine tout de suite pourquoi il peste comme ça. Sa remarque sur le fait qu'elle le voit avec son bandeau sur les yeux l'amuse, tout comme de constater qu'elle l'a reconnu au son de sa voix. « Ah ouais, et comment j'suis habillé ? » il lui demande dans un sourire qu'elle est pas censée voir mais qu'elle doit pouvoir entendre, par contre. Il sait bien qu'elle bluffe Ana, mais du coup ce serait drôle qu'elle tente de deviner comment il est sapé là, en se basant sur ce qu'elle a l'habitude de voir sur lui. Et vu qu'il porte toujours le même genre de fringues elle encourt pas un très grand risque de se tromper. « Une capsule était coincée mais c'est bon, on peut tous replonger dans notre dépendance à la caféine. » il reprend pour annoncer la fin de son combat contre la machine à café. Justement, Ana, elle dirait pas non à un café arabe là. Elle en profite qu'il ait le nez dedans et elle a raison, de toute façon Malcolm il aurait fini par lui en proposer un. « Ça marche, je te fais ça. » Il farfouille dans un placard où est rangé le café en grains et celui en dosettes, tous les deux destinés à la même machine car ce modèle-là est multi-fonctions et faut voir la taille de l'engin pour comprendre qu'il sert un peu à tout. Il opte donc pour un 100% arabica et prépare tout ça pendant qu'Anaswara lui confie avoir suivi son conseil l'autre jour. « À ta tête je devine que ça s'est pas passé comme prévu. » il remarque du coin de l’œil puis il se présente devant elle avec le café qu'elle lui a demandé. « Tiens. » Il dépose la tasse fumante face à sa camarade et retrouve sa place à un mètre de là, contre le plan de travail. « Moi je pense que t'as bien fait, même si le résultat n'est pas celui que t'espérais. » Si c'était à refaire il lui donnerait le même conseil Malcolm, aller au-devant des choses et les affronter, ne même pas attendre que l'occasion se présente pour aller la chercher. C'est ce qu'il lui a dit de faire parce que c'est sa façon de faire à lui, il n'esquive jamais une confrontation avec quelqu'un tout comme il n'attend pas toujours ce qui est censé être le bon moment pour venir s'expliquer quand il estime que c'est nécessaire. Il a engagé beaucoup de discussions dans un élan d'aplomb parce qu'il considère qu'en cas de malentendu par exemple régler ça sur le moment c'est s'assurer d'étouffer le problème dans l’œuf et donc de limiter la casse éventuelle. « Il en ressort quoi du coup ? » il demande en l'observant car le compte rendu de l'échange l'intéresse, maintenant. Malcolm il vit pas dans une grotte, bien sûr il a entendu certaines choses dans le palace et venant d'Elena mais il adopte un point de vue neutre sur la chose pour recevoir ses confessions comme s'il avait tout à apprendre. D'ailleurs c'est peut-être le cas, ce qui se dit ici et là n'est pas forcément parole d’évangile et la chroniqueuse n'en parlons même pas, ça se saurait si c'était une source d'informations très fiable. « Tu lui as dit quoi ? » Sa curiosité doit s'entendre, il souhaite savoir comment Anaswara a abordé la discussion et dans quel contexte, si c'était le soir du prime clôturant la semaine de séparation comme ils en avaient parlé ou si elle a choisi un autre moment pour ça.

_________________
crucifié sur une caravelle, sous l’œil éternel d'une étoile filante

Revenir en haut Aller en bas
Anaswara
Voir le profil de l'utilisateur   

MESSAGES : 1972
AVATAR : la padukone (by n-dia)
ÂGE : 31
LOCALISATION : dubaï (éau)
MÉTIER : hotesse de l'air


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 27.154 £
AFFINITÉS:
let the storm in i cannot be broken, thurs. 08:36 (VI) Empty
MessageSujet: Re: let the storm in i cannot be broken, thurs. 08:36 (VI)   let the storm in i cannot be broken, thurs. 08:36 (VI) EmptyMar 11 Juin - 18:25

Elle pourrait râler, se plaindre perpétuellement de son handicap, mais elle semble assez bien le vivre. Elle pourrait pourtant déplorer d’être devenue un être dépendant des autres. Elle n’est pas habituée à devoir entrer en interaction avec les autres pour quémander de l’aide ou dépendre tout simplement d’eux. Ce matin, elle est parvenue à quitter sa chambre et à prendre l’ascenseur – et par un heureux hasard, sans se tromper d’étage en tapotant sur la touche –. Elle se concentre et parvient même jusqu’à la cuisine. Elle tâtonne, elle brasse de l’air avec ses longs doigts et parvient à trouver une chaise pour s’installer. Elle sait qu’elle n’est pas toute seule. Quelqu’un est là. Elle a facilement reconnu la voix de Malcolm. D’ailleurs, elle devine qu’il lutte contre la cafetière qui semble être devenue capricieuse ce matin. Elle s’amuse de sa propre situation, en annonçant à son camarade qu’elle le voit. « Hum », un air songeur se peint sur son joli minois. « Je raie de la liste de la tenue probable, le simple caleçon et les chaussettes-claquettes », elle annonce. Ce n’est pas le genre de Malcolm de parcourir le palace dans son plus simple appareil. D’autres le feraient probablement son problème, afin de mettre en valeur leur musculature digne d’un Apollon 2.0. « Un pantalon Adidas noir, un tee-shirt floqué mais j’ai dû mal à voir parce que tu portes un gilet et des Fila Disruptor II », elle scande, dans un ton peu sérieux. Elle vient de trouver un nouveau jeu qui va l’occuper toute la semaine. Imaginer la tenue de ses interlocuteurs, au fur et à mesure des moments. A défaut de voir, elle peut faire fonctionner son imagination. Quand Malcolm annonce avoir vaincu la cafetière, la népalaise lui demande alors un café arabe. Même pour se préparer un repas, elle est devenue dépendante des autres. L’américain se met en action, sans brancher. « Merci », elle souffle. Pendant que Malcolm lui prépare, elle prend l’initiative elle-même de discuter. Ce n’est probablement pas quelque chose qu’elle aurait pu envisager, au début de son aventure. Mine de rien, elle a beaucoup appris, en ces quelques semaines. Elle hausse légèrement la tête, quand il lui dit deviner que cela ne s’est pas passé comme prévu. « Merci », elle réplique quand elle entend le bruit de la tasse qui est posé sur la table et l’odeur du café qui trouve aussitôt refuge auprès de ses narines. Elle développe ses autres sens, malgré elle. Selon lui, elle a bien fait, même si ce n’est pas le résultat qu’elle espérait. « Possiblement... », elle souffle. Elle ne sait pas réellement. « Il y a quelque chose dans les placards à se mettre sous la dent, dit ? », elle l’interroge en redressant la tête et essayant de chercher où le jeune homme est situé dans la pièce. Elle a l’impression à parler à une petite voix dans sa tête. Elle n’est pas certaine que cette expérience soit très saine pour elle. Malcolm, pendant qu’il semble chercher quelque chose dans l’un des placards, il continue sa conversation. Elle ne peut s’empêcher de soupirer, quand il lui demande ce qu’il en ressort. Tout le monde le sait, pourquoi faire l’ignorant. « Ce que je t’avais dit, plus ou moins, que je ne voulais pas d’une relation pipée par des missions, que je voulais qu’elle soit sincère... », elle expire, glissant sa main autour de sa tasse. « Je ne sais plus si c’était avant ou après qu’il m’est fait comprendre que c’était désagréable d’être associé à moi », elle fronce légèrement les sourcils. Elle ne veut pas se rappeler. Elle se saisit de sa tasse et la soulève doucement. Elle se lance dans une mission d’un niveau intermédiaire – un niveau un peu plus difficile que celui de sortir de son lit sans trébucher – : porter la tasse à ses lèvres. Elle approche le rebord de la tasse à sa bouche et souffle doucement le liquide chaleureux pour le refroidir un peu. Elle en boit une gorgée et la repose sur la table. « Est-ce que tu penses que chacun de nous a le droit d’aimer et d’être aimé ? », elle lui demande. Elle ne sait pas pourquoi cette question lui vient à l’esprit. Elle sait ce qu’il en est pour elle, c’est écrit quelque part dans les légendes que l’on murmure aux hommes népalais.

_________________
you say why do you talk to yourself like that
I just wanna love my body
Like you love my body
I wanna look in the mirror
And tell it that it's beautiful like you do.
Revenir en haut Aller en bas
Malcolm
Voir le profil de l'utilisateur  http://www.throwndice.com/t11270-malcolmhttp://www.throwndice.com/t11214-malcolm 

MESSAGES : 967
AVATAR : abel tesfaye
ÂGE : 26
LOCALISATION : fresno, ca
MÉTIER : taximan


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 39K
AFFINITÉS:
let the storm in i cannot be broken, thurs. 08:36 (VI) Empty
MessageSujet: Re: let the storm in i cannot be broken, thurs. 08:36 (VI)   let the storm in i cannot be broken, thurs. 08:36 (VI) EmptyMer 12 Juin - 16:19

Anaswara elle a l'air de plutôt bien s'en sortir avec son bandeau sur les yeux, elle se cogne nulle part en entrant dans la cuisine, pas même dans l'îlot central donc c'est assez encourageant. Malcolm il guette tout ça depuis sa place des fois qu'il doive intervenir pour lui filer un coup de main si ça tourne mal, mais il a pas non plus prévu de rester derrière, prêt à l'assister pour le moindre truc. Il a foi en elle et en sa capacité à gèrer la situation mais il peut comprendre qu'elle se sente pas trop de se faire un café toute seule par exemple, là il répond présent car c'est le genre de petite contribution qui peut bêtement simplifier le quotidien de sa camarade cette semaine il le sait. D'ailleurs il a bien cru qu'ils étaient tous condamnés à se passer de café aujourd'hui, les autres se doutent pas de ce que Malcolm vient de faire pour eux, là. Il pose une petite colle à Ana de bon matin pour lui faire travailler son imagination ainsi que ses souvenirs : deviner comment il est fringué au moment où ils parlent. « Tu fais bien. » il confirme, ravi de voir que la népalaise le connait bien et sait qu'il est pas du genre à se balader en caleçon dans le palace - en claquettes-chaussettes, en revanche et il s'en excuse, ça a bien dû lui arriver. Sinon c'est simple, il ne quitte jamais son coin nuit sans être habillé pour la journée. Anaswara lui décrit la tenue qu'elle l'imagine porter aujourd'hui et il doit reconnaitre qu'elle tape pas à dix kilomètres de son style habituel, elle s'en sort même plutôt bien. Y'a rien d'ahurissant dans ce qu'il entend, tout ce qu'elle liste au final il aurait pu l'avoir sur lui là. « Bon le jogging c'était facile mais il est bleu pour une fois, pas noir. Bien vu par contre pour Adidas et c'est aussi la marque de mon sweat là, il est gris et y'a le gros logo blanc dessus - j'ai un t-shirt en-dessous mais pas de gilet. Aux pieds j'ai pas des Fila mais des Puma RS-350 et t'as oublié la casquette, c'est une Patagonia aujourd'hui. » Malcolm, le mec qui ose porter du Adidas avec du Puma et qui en est fier, en plus. L'histoire des frères ennemis il la connait et il s'en fout, ce sont ses deux marques préférées alors il hésite pas à les mixer. « Oh toi, ça va pas trop ce matin. » il constate en grimaçant légèrement quand elle aborde le conseil qu'il lui avait donné et qu'elle a apparemment suivi. Quand et comment il sait pas, il a l'impression qu'elle va avoir du mal à lui raconter ça. Elle lui demande s'il y a de quoi grailler dans les placards alors Malcolm ouvre celui qui se trouve en face de lui, et qui s'avère pas hyper garni. « Attends voir, des céréales ça te tente ? » Pour un petit-déjeuner ça passe mais ce paquet il y a jamais touché, il sait pas qui mange ce genre de trucs ici, en d'autres termes qui a encore cinq ans dans ce palace. Il se dit qu'il peut que trouver mieux ailleurs alors il ouvre un second placard, et au milieu des conserves et des sachets de pâtes y'a une boite tubulaire qui lui parle beaucoup plus. « Euh. Des chips saveur paprika sinon, j'sais pas si on peut dire la marque. » Le seul truc qu'il connait comme sa poche dans cette cuisine c'est le frigo, les placards il les ouvre pas souvent et ça se voit. Ana se confie et réaffirme ne pas vouloir d'une relation fakée par les missions, elle aspire à quelque chose de sincère. « C'est normal de vouloir ça, y'a rien de pire que de pas savoir à qui ni à quoi se fier. » Il sait ce que ça fait de se mettre à douter de tout et tout le monde à force de se faire farcir la tête d'idées sans savoir ce qui est vrai et ce qui l'est pas, qui a dit quoi, ce qui a été inventé ou déformé. Ce jeu est parfois dur pour cette raison, on peut perdre la tête ici si on réfléchit trop car tout est mis en œuvre pour leur retourner le cerveau et les déstabiliser. « On parle bien de Niels là ? » il reprend en ouvrant de grands yeux surpris. Il aurait dit qu'il trouve désagréable d'être associé à elle, honnêtement Malcolm ça l'étonne car le candidat a quand même plus de tact que ça et il le voit pas rembarrer quelqu'un. « T'as bien compris t'es sûre ? Parce que je l'imagine pas franchement te dire ça gratuitement. » Anaswara elle prend les choses tellement à cœur quand il est question de l'allemand qu'elle a peut-être amplifié le truc fois cent dans sa tête. Il comprend en tout cas que leur entretien s'est pas passé au mieux, et ça le désole un peu car Ana semblait beaucoup compter dessus. Sa question après ça appelle à une réponse évidente pour lui. « Bien sûr, pourquoi ce serait pas le cas ? » il l'interroge d'une voix calme en préparant un café pour lui à présent. Il sait pas si chacun d'eux peut aimer et être aimé dans le cadre fermé de cette aventure mais c'est un droit qu'ils ont tous à la base, même si c'est pas le but de l'expérience. « Et la bonne personne elle se trouve pas forcément dans ce jeu pour tout le monde, ce sera peut-être le cas pour certains mais les autres la trouveront dehors, j'en doute pas. » C'est pas l'objectif numéro un normalement de se caser quand on s'embarque dans cette aventure, maintenant il est bien placé pour savoir que ça peut leur tomber dessus sans qu'ils s'y attendent et que le contexte favorise vachement l'attachement aux autres. Certains ont fait dans ce palace une rencontre qui va peut-être changer leur vie mais c'est pas une garantie pour tout le monde, il suffit pas de le vouloir pour connaitre ça car ça se prévoit tout simplement pas. « Ta bonne personne à toi, je crois qu'elle est pas là où tu penses la trouver. » Il tâche de pas être trop brutal quand il lui dit ça et d’honorer un minimum son prix de candidat diplomate. C'est une façon de lui dire de pas s'accrocher à l'allemand si de son côté il manifeste de l'intérêt pour une autre, et c'est le cas d'après ce qu'il a entendu un peu partout dans le palace dernièrement. Anaswara faut pas qu'elle se torture l'esprit et qu'elle se fasse inutilement du mal pour une histoire qui verra pas le jour, elle a pas moins le droit qu'une autre de connaitre l'amour et il l'attend sans doute quelque part, dehors. Mais ici non, de toute évidence elle le trouvera pas. Il peut se tromper mais il l'imagine pas du tout jeter son dévolu sur un autre à ce stade de l'aventure, ce serait saint pour personne à commencer par elle car la plus mauvaise façon d'oublier une personne c'est de la remplacer par une autre. « T'as tout ce qu'il faut pour trouver un mec bien donc j'me fais vraiment pas de souci pour toi, laisse-toi juste y croire en dehors des frontières de ce jeu. » Il fait le tour de l'ilot et passe derrière elle pour déposer une main sur son épaule, dans un geste doux et lent pour ne pas la surprendre. Malcolm il sait pas si ses belles paroles ont une chance de toucher Ana mais il lui souhaite sincèrement une suite d'aventure plus sereine, sans prise de tête vis-à-vis d'un mec ni vis-à-vis des autres tout court. « Tu vas rester aux Émirats d'ailleurs quand tu sortiras ? » Elle vit à Dubaï Ana, c'est genre la portée à côté et c'est la seule qui n'a pas dû être dépaysée au début de l'aventure car ce paysage c'est certainement ce qui l'entoure tous les jours chez elle. Il se demande si son projet c'est de reprendre sa vie où elle l'a laissée il y a plus d'un mois, s'il est au contraire prévu qu'elle bouge une fois dehors et si elle y a ne serait-ce que réfléchi, en fait.

_________________
crucifié sur une caravelle, sous l’œil éternel d'une étoile filante

Revenir en haut Aller en bas
Anaswara
Voir le profil de l'utilisateur   

MESSAGES : 1972
AVATAR : la padukone (by n-dia)
ÂGE : 31
LOCALISATION : dubaï (éau)
MÉTIER : hotesse de l'air


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 27.154 £
AFFINITÉS:
let the storm in i cannot be broken, thurs. 08:36 (VI) Empty
MessageSujet: Re: let the storm in i cannot be broken, thurs. 08:36 (VI)   let the storm in i cannot be broken, thurs. 08:36 (VI) EmptyMer 12 Juin - 19:41

Anaswara s’est trouvé un nouveau jeu : deviner les tenues chaque jour des camarades dont elle croisera le chemin. Concernant Malcolm, elle a rayé de sa liste la tenue suivante « caleçon - claquettes-chaussettes », elle laisse cette tenue pour d’autres de ses camarades, comme Icare ou Esaias qui devraient être partisans pour un tel style vestimentaire. Elle prend le temps de réfléchir et se dessine mentalement la tenue de l’américain. Elle dodeline doucement la tête, comme pour marquer sa désapprobation quand il lui dit qu’il ne porte pas un jogging noir mais bleu, et non une paire de Fila mais des Puma. « Tu mens, ce sont des Puma que tu portes! Je le sais », elle s’amuse un peu et essaie de bluffer. Elle profite de se retrouver dans la même pièce que l’américain pour revenir sur l’une de leur conversation, qu’ils avaient eu il y a quelques semaines. Elle hausse légèrement les épaules quand il lui dit que ça ne va pas trop, ce matin. Pendant qu’il lui apporte enfin une tasse de café, elle lui demande ce qu’il y a dans les placards afin de trouver quelque chose à se mettre sous la dent pour commencer sa journée. Elle ne bouge pas de là où elle a réussi à s’installer, sans encombre, elle l’entend ouvrir des placards. Il lui propose des céréales. « S’il n’y a que cela... », elle expire, alors que le bruit de porte de placard qui s’ouvre et se referme retentit dans la pièce. Il lui présente ensuite des chips saveur paprika. « Des céréales, c’est très bien ». Elle ne va pas faire la difficile. « Je suppose que vous mangez ça avec du lait ? » Ce n’est pas comme si elle avait déjà composé l’un de ses repas d’un bol de céréale. Il lui semble que c’est qu’elle a vu dans certaines scènes de séries comiques. Elle s’occidentalise un peu avec ce repas. Ana rapporte à son camarade ce qu’elle avait pu dire à l’un et l’autre de ses camarades. Selon lui, il est normal de vouloir cela. Selon lui, il n’y a rien de pire que de ne pas savoir à qui ni à quoi se fier. Ces questions, elle ne se l’est pas seulement posée pour ses relations mais aussi par rapport au jeu. Il y a certains éléments qui lui échappent dans le bon déroulé de ce jeu mais elle essaie de mettre cela en sourdine. Elle ne répond rien quand Malcolm semble surprise, elle croit le deviner au son de sa voix – alors à cet instant même, elle imagine ses gros yeux sortirent leur orbite. « Oui », elle souffle, quand il lui demande si elle a bien compris. « Ce n’est pas grave ». Elle ne sait même pas pourquoi elle ajoute cela. Ce n’est pas grave. Elle aimerait réussir à tirer un trait sur cette conversation. Elle déguste tranquillement le café chaud que Malcolm lui a préparé. Depuis quelques temps, elle a tout un tas de questions qui a imprégné son esprit. Toutes ces questions qu’elle avait toujours réussi à refouler à la porte de son entrée jusqu’à entrer dans cette émission de télé-réalité. La faute à un mode de social particulier et pas comme les autres. Parce qu’Anaswara, jusqu’à maintenant, elle avait toujours fait sa route seule, pour la seule raison de ne pas connaître le rejet de l’autre. L’abandon, le rejet, elles ne sont pas des craintes anodines pour elles, elles sont nourries par ses traumatismes d’enfant et d’adolescente. Malcolm a l’air certain quand il lui assure que tout le monde a le droit d’aimer et d’être aimé. « Chez nous, il y a une légende qui dit qu’être avec une Kumari coûtera sa vie, au bout d’une année », elle expire. Cela fait partie des sillons de son secret qu’elle n’a pas évoqué publiquement, à tous ses camarades, lors de la révélation de son secret – déjà parce qu’elle n’est pas certaine que sa petite vie les intéresse –. Cette légende, dans ce palace, il n’y en a qu’un qui la connaît. C’est Bart. Il l’a découvert en se documentant sur le Népal, puis sur les Kumari. « Vous êtes beaucoup à l’avoir trouvé quand même », elle réplique sur un ton léger. Parce que si l’on passe en revue chacun des candidats restants, soit ils sont en couples, soit ils sont en pré-couples. Ceux qui ne sont pas ancrés dans un tel schéma d’interaction ne sont pas si nombreux que cela. Elle reprend sa tasse de café et en boit une nouvelle gorgée. Elle encaisse les paroles nouvelles du garçon. Cela fait écho à ce qu’elle avait dit à Faith, au cours du prime. Leur gentleman n’est pas ici. Elle ne dit rien, en déglutit son café qui vient lui brûler le fond de la gorge. Malcolm reprend. Elle fronce les sourcils, derrière son bandeau. D’après lui, elle a tout ce qu’il faut pour trouver un mec bien. « Tout ? ». Anaswara, si elle devait se décrire, elle s’offrirait un piètre portrait de ce qu’elle est. Probablement une version erronée d’elle mais celle qu’elle considère être. « Tu penses ? », alors qu’il lui dit ne pas se faire de souci pour elle. Selon lui, elle doit croire en dehors des frontières de ce jeu. Elle appréhende la porte ouverte vers l’extérieur. Elle boit une nouvelle gorgée de café, alors qu’elle sent un contact physique initié par son camarade. Elle reste silencieuse. Elle n’est pas familière de toutes ces marques et témoignage d’affection. « Pourquoi irais-je ailleurs ? », elle l’interroge, quand il lui demande si elle va rester aux Emirats. « Je suis chez-moi, ici ». Ici, c’est là qu’est Anaswara. Là-bas, c’est où était l’enfant qu’elle était.

_________________
you say why do you talk to yourself like that
I just wanna love my body
Like you love my body
I wanna look in the mirror
And tell it that it's beautiful like you do.
Revenir en haut Aller en bas
Malcolm
Voir le profil de l'utilisateur  http://www.throwndice.com/t11270-malcolmhttp://www.throwndice.com/t11214-malcolm 

MESSAGES : 967
AVATAR : abel tesfaye
ÂGE : 26
LOCALISATION : fresno, ca
MÉTIER : taximan


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 39K
AFFINITÉS:
let the storm in i cannot be broken, thurs. 08:36 (VI) Empty
MessageSujet: Re: let the storm in i cannot be broken, thurs. 08:36 (VI)   let the storm in i cannot be broken, thurs. 08:36 (VI) EmptyVen 14 Juin - 20:12

Imaginer la tenue d'un camarade qu'on ne voit pas peut sembler difficile voire impossible mais la difficulté est relative avec Malcolm, le risque avec lui c'est de se tromper sur la marque de ses godasses ou la couleur de son bas de survet' mais ce genre de détails mis à part il a toujours à peu près la même chose sur lui ici donc la marge d'erreur est pas bien grande. D'ailleurs Ana s'en tire bien, elle s'emmêle juste un peu les pinceaux avec les deux marques de sneakers qui s'incrustent dans la discussion et avec lesquelles elle doit pas trop être familiarisée. « Oui c'est ce que je viens de dire. T'as aveugle Ana, pas sourde. » il déclare en se marrant doucement. Il remarque quand même que c'est pas la folie ce matin du côté de la népalaise et elle a pas l'air simplement fatiguée, donc il compte pas trop sur le café qu'il vient de lui apporter pour chasser cette mine un peu éteinte qu'elle affiche. Elle aimerait manger un truc mais Malcolm il a pas grand-chose à lui proposer là, il sait pas trop se repérer dans les nombreux placards de cette cuisine et s'il se met à tous les ouvrir ils ont vraiment pas fini. Donc va falloir se contenter de céréales ou de chips, au choix, c'est pas dingue. « Non sûrement pas que ça, mais j'ouvre presque jamais ces placards. » C'est rare qu'il mette le nez dedans mais il est à peu près sûr que la dernière fois qu'il a ouvert le deuxième placard son contenu était différent. À tous les coups la prod range pas les trucs à la même place à chaque fois qu'ils sont réapprovisionnés en bouffe. « Perso j'en mange pas mais les gens font ça, ouais, attends. » Malcolm ramène déjà le paquet de céréales à côté de la népalaise, puis il chope un bol, une cuillère et la bouteille de lait dans le frigo et réunit tout ça devant Ana. « Je t'ai tout sorti, ça va aller pour te servir ? » Il l'aidera au besoin mais elle veut peut-être se débrouiller toute seule, de toute façon Malcolm il va surveiller ça à un mètre de là et s'il voit qu'elle galère avec le lait notamment il viendra à la rescousse pour s'assurer qu'elle en mette pas ailleurs que dans son bol. Il a du mal à imprimer l'info comme quoi l'allemand aurait dit que c'était désagréable pour lui d'être associé à elle, genre Niels qui dit ça, il a l'impression qu'elle parle pas du mec qui vit avec eux là. Elle affirme que si pourtant, mais ce serait pas grave. « Il t'a dit ça quand, enfin dans quel contexte, il s'était passé quoi juste avant ? » Ça l'étonne autant que ça le rend curieux alors il peut pas retenir les questions que ça lui inspire, peut-être que quand il saura comment il a été amené à lui dire ça Malcolm arrivera mieux à trouver ça crédible. Non pas qu'il mette en doute la parole d'Ana mais il est bien placé pour savoir qu'une histoire a toujours deux versions, et celle de l'allemand il la connait pas, on le sait les absents ont toujours tort. La népalaise a des interrogations assez profondes de bon matin, limite philosophiques mais il a pas besoin de réfléchir pour y formuler une réponse car c'est l'évidence même pour lui qu'ils ont le droit d'aimer et d'être aimé et que c'est pas juste un privilège réservé à certains. Faut être vachement insecure dans sa tête pour se demander ça et venant d'elle c'est pas trop surprenant, c'est un peu triste par contre. Et encore y'a plus triste que ça, comme cette légende qui dit qu'aimer une Kumari entrainerait la mort de l'homme concerné dans l'année qui suit. « Les anciennes Kumari ne se marient jamais alors ? » Ça sonne comme une malédiction à la façon dont elle en parle, et si cette légende est ancrée dans les croyances là-bas il suppose que beaucoup de Kumari devenues adultes ne trouvent pas de compagnon et restent seules. « Tu pourrais faire entrer un homme dans ta vie en dépit de cette légende ? » Elle a implanté cette légende à la discussion quand il lui a demandé pourquoi ils n'auraient pas tous droit d'aimer et d'être aimés, elle doit y croire mine de rien, même s'il a l'impression qu'Ana a de plus en plus envie de s'affranchir de tout ça et de connaitre elle aussi l'amour sans contraintes. La bonne personne, d'après elle, ils sont beaucoup à l'avoir trouvée dans ce palace. « Je pense plutôt qu'au mieux on espère l'avoir trouvée, mais qu'on pourra pas vraiment savoir si c'est le cas ici. » il nuance pour garder un point de vue un peu rationnel sur la chose. Personne ne peut et ne veut sûrement s'emballer à ce sujet aujourd'hui, Malcolm compris pour le coup car il a beau avoir le sentiment d'être tombé sur une perle rare y'a beaucoup trop d'interrogations en suspens et de cases vides pour transformer cet espoir en certitude. Ce dont il est sûr en tout cas c'est qu'ils pouvaient pas tous espérer au départ trouver la bonne personne dans ce jeu, et quand on met les pieds ici en principe on est pas censé s'attendre à y trouver sa moitié à moins d'avoir des motivations pas très orientées jeu dès le départ. « T'as vraiment pas conscience de tes qualités. » il souligne sérieusement en la voyant sceptique face à ce qu'il avance. « Je pense oui. » Anaswara elle a de quoi plaire à beaucoup d'hommes mais elle semble garder d'elle une image pas du tout représentative de la réalité, en six semaines elle a pas l'air d'avoir évolué à ce niveau-là malgré le fait qu'on ait certainement plus d'une fois essayé de lui ouvrir les yeux et de booster sa confiance en elle. Elle ne se voit pas quitter les Émirats, c'est ici chez elle comme elle dit. « Je sais pas tu pourrais avoir envie de découvrir des coins du globe que tu connais pas, à force de vivre avec des gens issus d'un peu partout dans le monde. » Il croit savoir qu'elle veut pas retourner au Népal et c'est pas ce qu'il a sous-entendu avec sa question, et puis Ana elle est quand même amenée à sortir des Émirats dans le cadre de son travail, elle a déjà vu d'autres horizons que ceux de Dubaï et Abu Dhabi en toute logique. « Personne ici ne t'a donné envie d'aller là où t'as encore jamais été ? » il demande en l'observant depuis son plan de travail, son café toujours trop chaud entre les mains.

_________________
crucifié sur une caravelle, sous l’œil éternel d'une étoile filante

Revenir en haut Aller en bas
Anaswara
Voir le profil de l'utilisateur   

MESSAGES : 1972
AVATAR : la padukone (by n-dia)
ÂGE : 31
LOCALISATION : dubaï (éau)
MÉTIER : hotesse de l'air


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 27.154 £
AFFINITÉS:
let the storm in i cannot be broken, thurs. 08:36 (VI) Empty
MessageSujet: Re: let the storm in i cannot be broken, thurs. 08:36 (VI)   let the storm in i cannot be broken, thurs. 08:36 (VI) EmptySam 15 Juin - 14:20

Elle commence à ressentir la faim, alors qu’il vient de lui servir une tasse de café. La concentration est quelque peu énergivore. Malcolm lui propose de bien maigre repas pour l’occasion : des céréales ou des chips. Vu l’heure de la journée, elle va opter pour le premier repas. Des céréales. Cela lui convient bien et s’il n’y a que cela dans les placards, elle fera avec. Elle ne va pas se plaindre. Elle ne se plaint jamais, d’ailleurs. Elle croit deviner que les céréales se mangent avec du lait – c’est du moins ce qu’elle a cru comprendre. Elle n’est pas là pour pouvoir lire la pseudo-notice de cuisine sur le paquet en question. Malcolm lui explique ne pas en manger mais c’est ce que les gens font. Elle hoche doucement la tête alors qu’elle tend l’oreille vers de nouveau bruits. Elle croit entendre le bruit de la vaisselle. Elle se trompe peut-être. Elle l’entend finalement venir vers elle, elle l’entend au bruit de ses baskets qui foulent le sol de la pièce. Il l’informe avoir tout sorti pour qu’elle puisse petit-déjeuner convenablement. « Cela devrait aller, je te remercie », elle expire, dans un discret hochement de tête. Elle est suffisamment dépendante de Malcolm dans cette affaire de petit-déjeuner. Elle pose ses mains sur la table et les fait glisser jusqu’à toucher du bout des doigts le bol, puis ensuite une cuillère. Elle est dans sa phase de repérage. Elle essaie d’analyser où chaque ustensile, chaque objet se situe sur la table. Elle prend dans l’une de ses mains le paquet de céréales, elle réussit à l’ouvrir. A l’aide de son autre main, elle le pose sur le bol afin d’essayer de viser au mieux. C’est une tâche de minutie, de concentration. Elle aurait pu déplorer ne pas y parvenir, parce qu’elle a les yeux bandés mais elle n’a pas envie de passer pour l’assistée de la semaine. Quelques céréales tombent à côté, elle croit, mais n’est pas certaine. Elle dépose alors le paquet sur la table. C’était l’étape relativement simple de sa mission de l’heure. La deuxième est plus complexe : le lait. Verser du lait. Elle tend son bras et atteint la bouteille en plastique. Elle réussit à déboucher la bouteille puis d’un geste tremblant essai d’en verser dans son bol. Elle ressent rapidement le liquide frais le long de son poignet. Elle ne dit rien, elle se contente de soupirer en constatant qu’elle a fait l’inverse ce qu’elle voulait faire. « Il y a une serviette, quelque part, s’il te plait, Malcolm ? », elle lui demande. Pour essuyer tout son merdier, là. Alors qu’Anaswara finit de composer son repas, ils reviennent sur l’une des conversations qu’ils ont pu avoir, les semaines précédentes, notamment où l’américain lui avait conseillé d’aller parler à N. Elle prend un air songeur, comme si elle cherchait dans les tréfonds de sa mémoire mais ce n’est pas le cas. « Cela devait être après les commentaires d’Elena, où elle disait en partie qu’il m’avait oublié », elle souffle, jouant avec la cuillère entre ses doigts. Elle ne peut s’empêcher de partager ses interrogations qui pullulent son esprit, avec son camarade. Contrairement à Malcolm, elle est plus hésitante que lui quant au fait que chacun d’entre eux mériterait d’aimer et d’être aimé. Elle est toute conditionnée par son secret, par son histoire. Si cela échappait à certains de ses camarades, au début de son aventure, ce n’est plus le cas maintenant que son secret a été révélé. Elle a été marquée par son vécu, elle en garde quelques stigmates dans son mode de fonctionnement même si elle essaie d’aller de l’avant. Elle partage avec lui, quelques mots dont elle avait déjà discuté avec Bart. A la différence de Malcolm, Bart sait. « Elles se marient rarement », elle souffle. A l’époque où elle vivait encore au Népal, nombreuses étaient les Kumari qui restaient seule, sans compagnon dans leur vie sentimentale. Quand elle a été destituée, Anaswara s’est faite à cette idée : elle sera éternellement seule car personne ne prendra le risque de la chérir. Pour se protéger du rejet d’un homme à cause de cette croyance parce qu’il tiendrait bien trop précieusement à sa vie mortelle que d’aller au-delà de la légende, elle les a rejetés, les a éconduits. Elle prend le temps de réfléchir, plongeant sa cuillère dans le bol. « Maintenant, oui, peut-être », elle en avait parlé avec Bart et avec Esaias aussi. Elle a passé un cap dans sa vie, où elle est déjà prête à faire entrer un cercle d’amis, aussi petit soit-il, dans sa vie. Elle a appris à accepter ce qu’elle était. Concernant ses camarades, elle remarque qu’ils sont tout de même nombreux à avoir trouvé leur moitié. Du côté des garçons, un seul n’est pas en pré-couple ou en couple. Elle écoute silencieusement sa réponse, alors qu’il lui dit qu’elle trouvera quelqu’un à l’extérieur car elle a tout pour. D’après lui, elle n’a pas conscience de ses qualités. « Sûrement », elle souffle. Quant au fait que quitter les Emirats pour se rendre ailleurs, elle n’envisage pas de quitter ses terres d’accueil. Elle se sent comme chez elle, ici, elle est à sa place. « Je vois suffisamment de monde, de par ma profession », elle réplique, sur un ton léger. Elle côtoie un panel de personnes venues, dans son quotidien, sans pour autant s’approcher d’eux. Elle les effleure, sans entrer dans leur espace vitale. « Possiblement... », elle laisse sa voix en suspens. « Mais il fait trop froid en Occident », elle achève dans un ton peu sérieux.

_________________
you say why do you talk to yourself like that
I just wanna love my body
Like you love my body
I wanna look in the mirror
And tell it that it's beautiful like you do.
Revenir en haut Aller en bas
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» James Storm Vs Brock Lesnar
» [UPTOBOX] Final Storm [DVDRiP]
» Flame On [Johnny Storm]
» James Storm vs Kofi Kingston
» I WALK THIS EMPTY STREET ON THE BOULEVARD OF BROKEN DREAMS - 20 JUILLET, 18H34

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
THROWN DICE - SAISON 12 ::  :: CUISINE-
Sauter vers: