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 running up that hill (dimanche, 18h)

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MessageSujet: running up that hill (dimanche, 18h)   running up that hill (dimanche, 18h) EmptyLun 10 Juin - 23:58

Ca te dérange si je cours avec toi ? Je demande à @Lula en trottinant pour la rejoindre. J’ai capté qu’elle faisait des exercices de fractionné aujourd’hui et moi c’est le genre d’entraînements que je préfère, avec les machines. J’interférerai pas dans ta séance. Je souris en ajustant les lacets de mes sneakers. J’ai besoin de changer un peu ma routine. J’ai bon espoir que ça m’aide sur tous les points, surtout au niveau du mental, pour ne pas me retrouver dans une situation pathétique comme la semaine dernière. Lula elle m’a vu un peu minable, complètement rebs et on a eu des discussions pas forcément plaisantes. Des discussions qui avaient pas vraiment de finalité, en fait. Le genre de grandes réflexions, grandes pensées qu’on a quand on penche plus vers l’ivresse que vers la conscience. Parce que parler d’avenir, de ce qu’il se passera à l’issue du jeu entre Kenz’ et moi, sans en parler avec la principale intéressée, ça me semble compliqué. Et parler d’avenir tout court en fait, pour un gars comme moi, c’est compliqué. Je préfère cette version là d’Icare, celle du mec proactif, qui se bouge le cul et va vers les autres. Mais c’est pas toujours évident, c’est même souvent contre-nature pour moi d’adopter cette position sans un petit coup de boost. Je suis sociable, mais ça fait trop longtemps que j’ai oublié ce que ça fait d’être clean.  J’ai envie de me rattraper et de lui montrer un peu de ce qu’elle m’a demandé. Parce qu’à part être décrit comme un gars qui rase les murs et qui est hypocrite ou beau gosse, y’a pas grand-chose de positif qui est ressorti de ce putain de prime d’awards. J’imagine qu’il est temps que j’offre un peu plus aux téléspectateurs. La première manière d’abdiquer à mes yeux c’est de m’intéresser à elle, à son monde, en participant de loin à ses trainings. J’me dis que même en étant pro ça doit devenir lassant de se rythmer totalement en solo. Et moi je me glisse doucement dans son univers en reproduisant ses sessions, même tempo mais moindre efficacité. C’est où que tu t’entraînes à Paris ? Je lui demande entre deux séries d’exercices en plaquant mes cheveux en arrière sous ma casquette. Belleville j’imagine, mais elle a peut-être un stade de référence. Il t’a fallu combien de temps pour retrouver ton niveau, quand t’es devenue clean ? On n’a jamais vraiment fini notre discussion de l’autre soir, interrompus par l’arrivée d’autres veilleurs. Pourtant c’était la partie de la discussion qui me faisait le plus de l’œil. Moi des happy endings de personnes qui s’en sont tirées j’en ai entendues pas mal, ça a jamais influé sur ma façon de gérer mes rehab. Mais ça reste différent quand t’as un lien direct avec quelqu’un qui a un vécu proche du tien, dans un jeu où toutes les relations sont décuplées. Cette fois, contrairement à plein d’autres, je décide d’écouter la voix de mon psy qui m’incitait à prendre contact avec des « gens comme moi ». C’est juste marrant de se dire que la personne à laquelle je peux m’associer aujourd’hui c’est Lula, parce qu’en temps normal on n’a pas grand-chose à partager elle et moi, à part des potes et des banalités sur la capitale.

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MessageSujet: Re: running up that hill (dimanche, 18h)   running up that hill (dimanche, 18h) EmptyJeu 13 Juin - 1:57

Je propose à Malcolm de m'accompagner sans forcément trop insister sur son refus un peu vague du mec qui a mieux à faire un lendemain de prime compliqué. Tant pis, je rejoins rapidement la plage. Je m'étire en douceur avant qu'Icare me demande s'il peut squatter l'instant. Je lui offre un regard perplexe genre j'ai vraiment une séance millimétrée par contre sauf qu'il devance ma pensée. Je me contente simplement d'hocher la tête pour lui dire que c'est d'accord. On commence rapidement. Au bout d'une dizaine de minutes, sa première question fuse. « Au centre sportif Suzanne Lenglen, je ne sais pas si tu connais ? » j'expulse. C'est pas forcément à côté de chez moi mais je m'y entrainais quand j'étais petite, une attache sentimentale quoi. Sauf que je finis à peine qu'il m'enchaine avec des souvenirs désagréables et ça me gave un peu, parce que j'ai l'impression qu'il veut constamment me replonger dedans. Je ne comprends pas pourquoi il utilise le mot clean me concernant. « J'ai jamais arrêté de m'entrainer » Je lui glisse. « Faut croire que la descente comportementale aurait pu être pire » je glisse, c'est ce que je disais ma mère, en guise d'excuse, regarde les autres putain, comme si j'étais une référence de droiture en comparaison. Dans ma tête je l'étais, j'avais l'impression qu'elle se rendait même pas compte des efforts que je fournissais pour essayer de lui plaire un peu plus, j'étais juste incomprise et elle trop exigeante. Ma mère, c'est le genre à prendre le temps de t'expliquer les choses avant de me laisser agir à ma pseudo guise, comme je le disais à Tonia, et par conséquent, ça me responsabilisait encore plus à ses yeux. La sentence implicite était pire. « J'ai longtemps pensé que j'étais destinée à vriller » Je lui dis à Icare, parce que c'est la vérité, j'étais persuadée que peu importe les projets dans lesquels j'allais m'investir, ça finirait en cendre, parce que je me sentais pas forcément capable. J'étais noyée dans un peu d'alcool et beaucoup liberté sans arriver à reprendre ma respiration. Je sentais que la situation m'échappait mais ça m'alertait pas plus que ça. « après j'ai rencontré quelqu'un » je souffle parce que la semaine dernière lorsqu'il m'a demandé ce qui m'avait sauvé, j'aurai du lui répondre l'amour. C'est cliché mais c'est vrai dans le fond. « et au bout d'un moment, je me suis aussi dis que je me cherchais peut être des excuses » Je lui soumets l'idée. Ca lui arrivera peut être un jour, à Icare.

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MessageSujet: Re: running up that hill (dimanche, 18h)   running up that hill (dimanche, 18h) EmptyVen 14 Juin - 21:50

Peut-être que je lui casse les couilles à Lula avec mes 400 questions. La vérité c’est que je sais pas trop quoi lui dire alors pour moi c’est la solution facile de lui parler de ce que je maîtrise. Et Lula, le seul truc qui la lie à moi pour l’instant c’est cette espèce de sensation qu’on peut vaguement se comprendre sur des points d’instabilité. Mais je vois qu’elle apprécie pas forcément d’en parler, alors je décide de squizzer les prochaines questions qui s’approchent de cette thématique. J’avoue, cette semaine j’ai tendance à balancer à tout le monde des phrases pseudo existentielles pour capter leur état d’esprit à ce propos. Et je sais pas si c’est juste une manière d’exorciser mes obsessions, ou si c’est un réel intérêt pour le problème. Egoïstement je pense que c’est plutôt la première supposition. Parce qu’au moins, en parlant de manière détournée de mes problèmes, j’évite d’y penser seul pendant des heures. Ce coup-ci je me contente d’assimiler ses réponses sans vraiment rebondir dessus. Y’a une de ses phrases par contre qui m’attaque assez directement. Quand elle me dit qu’elle a longtemps pensé qu’elle était destinée à vriller. Moi c’est un peu ma sensation chronique. Mais c’est pas vriller le problème, ça c’est déjà assumé. Je ferme ma gueule en hochant un peu de la tête. Y’a une version de moi qui aurait pas mal de trucs à lui dire à ce sujet. Puis la version normale, celle qui aime pas des masses parler d’elle. Celle qui capte qu’en fait tout est résolu, la boucle est bouclée avec Lula. Elle a prononcé les quelques mots qui font que je me lancerai plus dans ce genre de discussions avec elle. Tant mieux. Je finis juste par murmurer. Qu’elle ait trouvé quelqu’un. Qu’elle ait pu reconstruire un truc plus ou moins stable. Elever sa fille. Continuer dans sa carrière et ses objectifs. Ouais je connais le stade. Plus par hasard  qu’autre chose. On s’y fait quelques foots parfois avec les potes. Je lui fais un signe comme quoi elle peut reprendre son entraînement si elle le souhaite. J’amorce un sourire et je m’y remets aussi. (…) Ca fait trente minutes et tandis que je fais une pause je capte Lula qui se relâche aussi. Nos regards se croisent et on finit par converger l’un vers l’autre, parce qu’on n’est pas mille sur la plage et que ça serait chelou de s’isoler. Je m’assois sur le sable. C’est lesquels les secrets qui t’intriguent ? Ca c’est l’autre truc qui nous lie. Les personnes qu’on fréquente. Et le jeu autour de nous. Je crois pas l’avoir vue buzzer, pourtant en temps que sportive j’imagine que son sens de la compétition n’est pas des moindres. T'arrives à te voir en finale ? Je hausse un sourcil en captant ses yeux bleus. Moi ouais, je la vois bien. Les personnes l'apprécient. Elle a un noyau fort autour d'elle. La prod la mentionne souvent. C'est un bon cocktail gagnant.

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MessageSujet: Re: running up that hill (dimanche, 18h)   running up that hill (dimanche, 18h) EmptyDim 16 Juin - 1:00

Cette fois, c’est à mon tour d’avoir envie de lui demander où est le problème, parce qu’il se ramène toujours avec ses sujets de névrosé en demande pour savoir comment je les gère et une fois que j’accepte de monter sur la table d’opération pour lui montrer, il enchaine avec autre chose. Il me file ses mauvaises vibes en m’obligeant à plonger dans le passé et surement parce que ma réponse lui convient pas sur le moment, il change de direction. Mais pour une fois, je garde ma réflexion pour moi parce que je n'ai pas envie de me déconcentrer plus que nécessaire dans ma séance que je dois terminer. En attendant, je ne peux m'empêcher de penser que nos routes ont quand même du se croiser plus d'une fois à Paris. On termine à peine et il me parle déjà des secrets. Sérieusement Icare, t’as pas mieux en réserve ? Il me demande si je me vois en finale, non, je n’ai pas cette prétention, pas à ce stade du jeu où je galère à sortir quatre noms pour les nominations parce que tout le monde mérite sa place grâce à son individualité. Je me contente d’aborder l'aventure au jour le jour, pour pas être déçue, pour simplement en profiter au maximum. Je m’étire à nouveau en douceur sans lui répondre parce que je ne sais pas trop quoi dire, ça m’inspire pas plus ça comme discussion encore un peu trop superficielle. A la place, je laisse filer un silence presque reposant. Icare, tu peux faire tellement mieux. Je finis par me poser sur le sable quelques minutes après histoire de prendre le temps de souffler plutôt que filer rapidement à la douche et me plonger aussi vite dans les conversations curieuses du palace. Icare, il essaie de percer ma bulle, mes moments de course où j’ai la divine sensation d’arriver enfin à ne penser à rien alors je ne vois pas pourquoi il ne subirait pas à son tour un petit interrogatoire, je n’ai pas trop de raison pour l’épargner. « Il est comment ton extérieur ? » Je lui demande parce qu’il évite souvent les questions le concernant. Il donne pas beaucoup, d’une façon générale et ça finira par lui faire un peu défaut ici. « Tu traînes avec qui généralement ? » j’embraye parce que nos fréquentations sont assez révélatrices généralement. « C’est quel genre de délire tes potes ? » je souffle en croisant ses prunelles avant de lui décocher un léger sourire.

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MessageSujet: Re: running up that hill (dimanche, 18h)   running up that hill (dimanche, 18h) EmptyLun 17 Juin - 9:18

Je fais durer l'entraînement en finissant par un peu de gainage avant de commencer à m'étirer, lentement, groupe musculaire après groupe musculaire. Ca c'est  un truc que j'ai jamais arrêté de faire, à Paname, même dans mes moments les plus difficiles. Les jours où j'arrêtais complètement le sport c'était aussi ceux qui précédaient une rechute assez intense, qui se finissait dans une clinique ou aux urgences. Et maintenant si j'ai accepté cette condition c'est aussi parce qu'à côté je me suis trouvé un espèce de grigri, un truc qui me permet de me cadrer, de garder une certaine conscience de si je frôle mes limites ou si je suis encore dans un certain contrôle. J'y mets toute mon attention, et d'avoir quelqu'un qui en fait de même pas trop loin de moi ça me motive. A Paris, on s'entraîne souvent en groupe. Parce qu'on est tous dans la même bande de névrosés hyperactifs et qu'on vit tous ça comme un exutoire. Ici, à part Esaias, j'ai du mal à trouver des personnes avec qui gérer vraiment mon rythme de training. Lula j'ai pas l'ambition de m'intégrer dans ses séances, ses objectifs sont trop éloignés des miens, mais avoir au moins un aperçu de cette motivation à l'effort on va dire que ça me conforte. Alors quand elle aussi s'arrête  et qu'elle finit par converger vers moi je me dis que c'est le moment, la parfaite occasion pour essayer de briser cette ultime barrière qu'on se fout tous les deux. Barrière débile, mais dont on n'arrive pas à se défaire. Le truc c'est qu'à vif je sais pas vraiment quoi lui dire. J'ai l'impression d'avoir fait que ça, depuis une semaine, parler de moi. Et j'arrive pas à me dire que les bases d'une relation saine se limitent à ça. Se raconter successivement des trucs sur notre life et essayer de s'accrocher à quelques points d'entente. Il faut plus. Une vraie accroche. Lula elle squizze mes questions sur les secrets et au fond ça me soulage parce que j'allais vite être à cours. Ca me fait sourire. Je crois qu'on s'est compris et qu'on a silencieusement décidé de supprimer cet épisode bullshit de notre tentative de conversation. Finalement, avec ses grands sabots de meufs qui sait poser des questions, elle claque une aiguille dans la couverture en caoutchouc dans laquelle je m'enferme depuis des semaines. Je gagne des secondes en finissant de m'étirer le mollet pour processer  ses trois questions. Il est hyper agité. Je suis jamais vraiment seul en fait. J'ai rencontré quelques très bons potes en arrivant à Paris y'a dix ans et en m'installant dans une coloc assez miteuse de potes de potes de lycée. Le truc sur lequel j'ai eu de la chance c'est que deux d'entre eux étaient fils de personnes qui bossaient dans le ciné, et moi je voulais faire une fac de ciné, alors ça m'a pas mal aidé par la suite. Je pense pouvoir dire que ça a été une chance, mais aussi la cause de la plupart de mes emmerdes. Du coup ça s'est pas mal emmêlé dans ce monde là tu sais ? Le monde un peu artiste, un peu fils de, mais moi j'ai jamais été vraiment de ce monde là alors j'ai du lâcher mes grands rêves de devenir un jour réal' pour faire un taf plus terre à terre. Même si au fond tu restes dans un système. Un système qui est assez pourri. La plupart de mes potes sont dans le cinoche maintenant, ou dans des trucs dérivés de la comm. Style pub, market, événementiel. Je les adore, mais c'est aussi des mondes ultra pourris. Et on en est conscients, tous, on passe notre temps à se moquer des clichés qu'on véhicule nous-mêmes. C'est un peu ce que Lula considérerait comme "superficiel". Tu sais je suis conscient que tout ça c'est un monde de tête à claques et que j'y contribue. Mais même s'il y a plein de trucs négatifs, dans ce truc de la teuf à outrance, des drogues, du paraître, ça reste mes potes. Et ça reste les personnes qui m'ont accompagné depuis que j'ai 18 ans, quand j'ai lâché ma famille et mon bled. C'est des repères. Individuellement c'est des gens qui sont très cool et très intéressants, mais l'effet groupe vu de l'extérieur relargue pas vraiment une bonne image. Je souris vaguement avant de boire une gorgée d'eau. Après y'a aussi les purs artistes, moins dans la gueule, plus torturés. Solitaires. Des gens qui ont un vrai grain de génie, une classe qui dépend pas de leur tune ou de leurs origines. C'est mon groupe de purs cinéphiles ou musiciens. Et là c'est différent, c'est des liens plus privilégiés, dans le tâtonnement, dans l'interrogation. Le genre sur lequel tu veux pas tirer de traits, mais que tu veux pas non plus partager. Parce que c'est hyper intimiste. Je sais pas vraiment si elle voit ce que j'essaye de lui faire comprendre Lula. Mais je lui balance un peu mon cercle, sans concessions. Et puis j'ai trouvé un vrai équilibre au sport. Ca m'aide pour le taf, et pour le mental. Du coup j'ai quelques potes que je fréquente surtout dans ce contexte. Mais c'est pas hyper intéressant à ce niveau ça reste surtout des connaissances, à quelques exceptions près. D'ailleurs, je me suis rappelé que je connaissais bien un mec de l'Equipe de France d'athlé. C'est un pote, Simon Krauss, tu connais ? Je tente un peu par hasard, sans grande conviction, j'imagine qu'elle a du en voir défiler pas mal des mecs qui s'appellent Simon et qui tentent de faire  leur place dans le monde du sport pro.

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MessageSujet: Re: running up that hill (dimanche, 18h)   running up that hill (dimanche, 18h) EmptyJeu 20 Juin - 0:16

Il faut croire que j'ai appuyé sur la bonne touche pour Icare aujourd'hui, parce qu'habituellement je suis plus maladroite débutante dans un cockpit d'avion. Ça me surprend presque mais je m'installe aussi confortablement que je peux sur le sable en essayant de capter les rayons faiblards du soleil. « T'as pas l'impression d'étouffer ? » je lui demande lorsqu'il glisse qu'il traine beaucoup avec les mêmes personnes du milieu, ça a un côté consanguin et qui ne favorise pas la stabilité parce que tout le monde se connait au fond. Parfois il est bon de compartimenter pour s'offrir un peu d'oxygène et de liberté concernant l'image qu'on veut renvoyer. Je ne traine qu'avec qu'une poignée de sportifs parce que je sais que ce que je renvois est déjà arrêté. « Tu as l'occasion d'élargir tes horizons parfois ? » Je l'interroge, de faire de nouvelles rencontres, d'avoir le plaisir de découvrir. Je continue de l'écouter avec attention en hochant délicatement façon de la tête en signe de compréhension ou juste d'approbation. « L'effet de groupe, c'est partout pareil, regarde même ici » parce que je nous trouve insupportable quand on est en petite bande sur les canaps du salon pendant les primes alors que c'est toujours un peu plus profond lorsqu'il faut générer moins de personnes en même temps. « Et ça te convient le côté freestyle fêtes, drogues et tout ? Je veux dire, tu t'y retrouves ? » je lui glisse, parce que je le juge pas, j'suis pas trop en position de le faire mais je me demande si ça lui plait, ce qu'il vit actuellement. J'ai l'impression qu'Icare me parle sport pour que je me sente un peu plus concernée parce que je me suis un peu duper entre ses idées plus conceptuelles. J'esquisse un sourire amusé, inconsciemment. En tout cas, il sait parler, c'est indéniable. Sauf que bon, pour la non intellectuelle que je suis pour le coup, les idées abstraites n'arrivent pas tellement à trouver un écho dans mon quotidien, moi je m'attendais plutôt à des anecdotes concrètes plutôt qu'à une description à peine palpable même ça reste très beau à l'oreille, ça réveille pas grand chose au fond me concernant. Il me sort un nom plutôt familier et mes opales captent les siennes quelques secondes. « Oui, je le connais » parce que si les autres sports ne sont pas ma came, il serait inconcevable de ne pas voir même de loin qui compose l'équipe d'athlétisme française. Krauss, sa spécialité, c'est les haies, c'est ce qui me vient en premier à l'esprit. Pas trop mon délire mais il en faut pour tout le monde. « Plutôt sympa, je le croise souvent » je lui explique. C'est pas un pote non plus, on se situe au stade de la connaissance ++, c'est cool de se croiser, de discuter tranquillement en s'attardant entre deux entrainements mais c'est vraiment le hasard de nos emplois du temps qui créent ce genre de rencontre. « Vous vous connaissez d'où ? » je lui demande parce que pour moi, c'est deux modes de vie qui s'entrechoquent quand même.

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