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 Jeunesse talking blues. (samedi, après le prime)

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Tonia
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MessageSujet: Jeunesse talking blues. (samedi, après le prime)   Jeunesse talking blues. (samedi, après le prime) EmptyLun 8 Juil - 0:49

@bart

Barto me suit directement et uniquement guidée par sa main dans la mienne, je branche le pilote automatique spécial Bart, celui qui est pas aussi faux que celui des autres. Je sais où je l'emmène et même si j'oublie chaque phrase les unes après les autres, y'a la chaleur de ses doigts qui change un peu tout. C'est drôle, parce que même si je sais qu'il doit probablement pas du tout vivre ces retrouvailles de la même manière, pour moi, c'est comme si on s'était quittés il y une heure. C'est dans mon caractère d'être à l'aise avec les gens, je ressens pas la gêne des débuts ou des fins, encore moins celles des pendants. Alors pour le coup, j'en joue à mort, pour qu'il se sente pas tout chelou, Barto, à me voir débarquer comme une apparition douteuse qui vient foutre la merde dans son environnement. Je veux qu'il le vive comme moi : le temps et l'éloignement ne changent rien. « Tu sais que je me suis découvert un talent pour la danse du ventre, je me disais que j'allais me faire un tatouage dans le bas du dos pour rendre ça encore plus cool, t'en penses quoi ? » je raconte sur le chemin du lounge bar, notre espèce de coin privé à nous depuis qu'on l'a squatté comme deux clochards pendant une semaine. C'est marrant de l'associer à cet endroit, parce que Bart, il a franchement rien à voir avec le genre de gars, voire de meufs, que je côtoie d'habitude dans ce genre d'endroits. « D'ailleurs il y a plein de trucs auxquels j'ai pensé pendant deux semaines et sur lesquels je voudrais ton avis. » Ben oui, Barto, à force, c'était un peu devenu mon partenaire de bêtise, le réceptacle de toutes mes pensées parasites et hautement philosophiques. C'est comme ça qu'on s'est retrouvés à avoir des putains de conversations d'autistes à en faire reculer avec prudence tout intrus s'étant aventuré un peu trop près de notre bulle en ébullition. Du coup, à part parler toute seule ou lui envoyer des messages dans ces moments-là, j'avais pas vraiment de possibilité d'évacuer mon cerveau en surchauffe. J'ai bien essayé avec Tasneem mais c'était pas pareil. « J'ai fait une liste » j'ajoute joyeusement en tirant de ma poche une feuille pliée en quatre dans laquelle un autre petit papelard s'est tapé l'incruste. Je fourre ça dans ma poche avant de brandir mon précieux relevé de pensées et en y jetant un œil rapide. J'ai rien relu du tout depuis le début, j'écris un truc puis je l'oublie et probablement qu'aujourd'hui, je pigerai plus la moitié de ce que j'ai tapé là parce que j'aurai mis que des mots clés en étant persuadée que tout me reviendrait plus tard. « Par exemple, est-ce que tu crois vraiment que les extraterrestres ont besoin d'eau pour vivre ? parce qu'au fond, on dit ça parce qu'on pense que toutes les formes de vie sont comme nous mais... et si c'était pas le cas ? » je lâche ma petite bombe interstellaire en fronçant les sourcils, l'air sérieux, comme si j'étais un génie de l'astro-biologie et que personne y avait jamais pensé avant mais franchement, je me pose la question, parfois. Chaque fois que je voyais passer des articles comme quoi grande révélation, on a retrouvé des traces d'eau sur Mars, je me disais : et si les aliens ont pas besoin de ça ? et si on ne fait que transcrire nos propres critères alors que si ça se trouve, on n'a rien en commun ? peut-être que pour eux, selon leurs critères, on n'est même pas vivants ? Peut-être qu'on passe à côté de millions d'écosystèmes parce qu'on est pas capables de voir au-delà de ce qui fonctionne sur Terre. « ça j'y ai pensé en imaginant Kenza dans l'espace » j'ajoute avec un sourire, comme une gosse, comme si c'était vraiment important comme détail. Je range ma liste parce qu'on arrive devant l'entrée du lounge bar et on s'y glisse comme deux proprios. Machinalement, on va jusqu'à nos banquettes, celles où sont imprimées les traces de nos corps respectifs et je me pose à côté de lui. « Mais ça peut attendre, c'est pas le plus important pour l'instant » je précise en secouant ma main libre d'un air nonchalant avant de capter son regard et de lui offrir un beau sourire. Oui, faisons les choses dans l'ordre, le bordel dans ma tête c'est bon pour une autre fois, et maintenant qu'il est là, tout bêtement face à moi, je me dis que j'ai pas si besoin que ça d'avoir des réponses et des avis. « Tu m'as manqué » je râle comme si c'était la faute de quelqu'un en particulier et comme s'il y pouvait quelque chose. Je me rends compte que c'est sortit tout seul. C'est l'influence de Polly et son petit cœur tout mou qui essaie de casser la pierre autour du mien. « Comment tu vas ? » je lui demande très sérieusement en l'observant avec bienveillance. Entre son élimination totalement débile, injustifiée, scandaleuse et dégueulasse qui me donne envie d'arracher les ongles de tous les téléspectateurs, la perte de sa cagnotte, la fin qui approche, Malcolm qui s'acharne sur lui comme un pré-ado et tout le reste. C'est ça, le plus important.

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MessageSujet: Re: Jeunesse talking blues. (samedi, après le prime)   Jeunesse talking blues. (samedi, après le prime) EmptyMar 9 Juil - 1:42

Bart et Icare, ils se retrouvent un peu comme des cons au milieu du salon, à attendre que les téléspectateurs les départagent rapidos. Ca le fait vraiment chier Barto de se retrouver dans cette situation, parce que dans un cas comme dans un autre, le résultat ne va pas lui convenir. C’est le parisien qui obtient sa place en DF et il ne ressent pas grand-chose. Enfin disons qu’il y a une sorte d’annulation émotionnelle qui se crée entre sa déception de se faire éliminer et la satisfaction de voir Icare atteindre l’étape supérieure. Du coup maintenant, c’est lui tout seul qui se retrouve planté sur place, à ne pas piger ce qu’il est censé faire. Il y en a qui viennent le réconforter et c’est zarbi, parce que Bart, il a l’impression d’être mort ou un truc comme ça. Alors que non, pas du tout. Il ne sait pas trop quoi faire de sa peau, mais comme il a déjà pu le faire comprendre à plusieurs reprises, il compte rester pour soutenir Lula. Il la cherche du regard, mais elle est justement en train de se barrer du salon. En parallèle, il y a la porte du sas qui s’ouvre pour faire entrer les anciens candidats qui ont décidé de se pointer pour la fin de l’aventure et tout ce qu’il voit Bart, c’est une mèche rose qui se barre à l’opposé d’où il se trouve. Du coup, il ne capte pas tellement tout ce qui se passe. C’est comme si son cerveau était trop lent pour suivre les événements. Il glisse les mains dans les poches de son futal, réfléchissant pendant des plombes à son futur move parce qu’il ne sait plus vraiment où se mettre, lorsqu’il sent une main venir se poser sur son épaule. Il se retourne et il y a Tonia qui le gratifie d’un regard qui le fait se sentir tout bizarre. Il y a son regard de gros neuneu sentimental qui tombe sur leurs mains qui se sont nouées l’une à l’autre, avant de revenir sur elle dans un sourire tranquille. « Oui, j’ai fini. » il répond simplement, avant de se laisser traîner dans les couloirs. C’est super chelou comme situation, tout en ne l’étant pas. Les choses se remettent en place naturellement et Bart, ça le conforte dans son auto-ship et sa conviction que quelque part, il y a moyen pour qu’ils finissent ensemble à la fin de l’histoire. Comme d’hab, elle lui raconte des trucs qu’il ne pige qu’à moitié comme son histoire de danse du ventre. Il a un petit moment de flottement perso pendant qu’il se fabrique une petite scénette étrange de Tonia ondulant lentement des hanches dans sa boîte crânienne comme ça lui arrive parfois. « Ouais, j’sais pas. » il expire, légèrement à côté de ses pompes, parce qu’il faut qu’il se reconnecte à la réalité après ce prime wtf qui est parti dans tous les sens et la matérialisation de Tonia dans son univers tout gris de mec en dépression depuis qu’il l’avait perdue. « Faudrait peut-être que tu me montres ce que ça donne afin que je me fasse une idée avant de te donner une réponse. » il suggère l’air de rien, posant ça là dans la conversation sans trop savoir ce qu’il raconte. Bart, il kifferait bien un petit spectacle dans le palace, avec le décor qui va bien tant qu’ils sont encore sur le plateau mille et une nuit de l’émission, mais il assume à moitié ses rêves de weirdo. Tonia, elle lui sort un truc qui lui tire un nouveau smile de guimauve, parce que ça lui plait bien qu’elle veuille avoir son avis même si ce n’est que pour des trucs cons et zarbi. « Fais-voir » il lâche en essayant de choper cette fameuse liste qui l’intrigue à mort, mais au final il pige que dalle à l’association de mots-clés qu’elle a noté n’importe comment et qu’il est forcé de lui rendre assez rapidement. Elle lui parle extra-terrestre et tout de suite, Bart, il tourne le bouton du premier degré absolu parce que c’est le genre de questions qui lui importent énormément. « Je trouve que ton raisonnement tient la route. » Dans le fond, on ne sait pas c’est quoi le fonctionnement des Aliens, même si E.T. il se fait plutôt plais’ avec les réserves du frigo quand il a besoin de se désaltérer. Bart, il ne sait pas si Tonia elle disait ça pour déconner et si du coup elle va se mettre à réévaluer son potentiel génétique pour devenir un mâle reproducteur avec lequel elle pourrait copuler dans un avenir plus ou moins proche face à son sérieux tout débile. « T’y crois toi à la vie extraterrestre ? » il demande dans un léger sourire. « Moi, je pense qu’il faudrait vraiment être ultra égocentrique pour penser que nous sommes les seuls êtres vivants dans la galaxie. » Et puis c’est grave cool de s’imaginer que quelque part, à des années lumières de cette planète, il y en a peut-être une sur laquelle des désaxés dans leur genre se sentiraient pleinement à leur place. Ce n’est pas facile de se projeter, mais le secret de Kenza, il donne de l’espoir d’une manière super awkward sur ce qu’ils pourront bientôt faire dans l’espace. Ils débarquent dans le lounge bar pour aller se poser sur les banquettes. Bart, il n’arrête pas de mater Tonia du coin de l’œil depuis tout à l’heure et maintenant qu’ils sont assis l’un à côté de l’autre à se regarder en face to face, il se sent à nouveau tout bizarre. Comme si c’était irréel que Tonia soit de retour ou qu’on l’avait fait vriller sur un tout nouveau plan astral. « J’ai toujours dit que je m’en foutais d’aller loin dans le jeu, que je ne voulais pas de la notoriété ou de l’argent. Quand on me posait des questions sur ce que je comptais faire de ma cagnotte, je ne répondais pas parce que je ne voulais pas me projeter alors que tout n’était qu’immatériel. » il souffle, à mesure qu’il fait lui-même le point sur tout ce qu’il ressent après son élimination. Rien que cette semaine, il s’est montré vague avec Malcolm et Anaswara pour ne pas parler d’un projet qu’il ne saurait tenir. « Mais cet après-midi, après avoir trouvé le secret de Kenza et qu’on m’ait dit qu’il y avait 117 000 £ qui m’attendaient si je parvenais à me qualifier, j’ai forcément commencé à penser à tout ce que je pourrais construire. Ce qu’on pourrait faire avec une telle somme… » C’est un on un peu étrange où il avait envisagé de l’inclure si ça lui disait de le suivre dans son utopie personnelle. Il est déçu Bart, forcément. Il se sent con d’avoir fait perdre toute sa cagnotte à Kenza pour rien, dans son désir de vouloir péter une bonne fois pour toute son secret après plusieurs semaines à tourner autour du mystère kenzien et à s’entendre dire qu’il était un gros nul. « Je suis aussi… Soulagé d’une certaine manière. Tout ça, c’était beaucoup de pression. » C’est super bizarre de dire ça, mais Bart, même sans être finaliste, avec le tas d’or sur lequel il serait sorti de l’émission, il aurait gagné une importance qui le faisait flipper d’avance. « Et je crois que ça me rassure de savoir que la production ne va plus en avoir rien à foutre de moi à partir de ce soir et que je peux vivre mon truc pépouze dans mon coin. » Plus de débrief avec Elena, plus de montage vidéo sur les embrouilles dans lesquelles il se retrouve bloqué sans savoir pourquoi, plus de compte à rendre aux téléspectateurs sur sa vie sentimentale qui prend des plombes à se concrétiser… « Je suis content de te voir. » Parce que ça aussi c’est très important pour lui fournir une idée de comment il va. Et Bart, il le pense vraiment cette fois. Pas comme quand il disait qu’il kiffait la LV, alors que dans le fond elle l’angoissait sévère. « J’ai beaucoup pensé à toi. Je me demandais ce que tu pouvais faire à l’extérieur. J’essayais d’imaginer, mais c’était compliqué. » Mais ça, elle le sait sûrement déjà vu comment il a gonflé absolument tout le monde à son sujet depuis son élimination. Bart, il est resté en boucle sur le départ de Tonia pendant deux semaines, à geindre dans son coin. Il n’a pas juste beaucoup pensé à elle. C’était tout le temps, comme un truc grave persistant qui ne voulait pas se barrer de son esprit et qu’il a pas mal encouragé à rester en la faisant perdurer à sa manière dans l’aventure.

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MessageSujet: Re: Jeunesse talking blues. (samedi, après le prime)   Jeunesse talking blues. (samedi, après le prime) EmptyVen 12 Juil - 18:34

C'est tout bizarre de retrouver Bart et ses yeux cernés d'éternel ado qui passe trop de temps sur les jeux vidéos. Depuis deux semaines, je suis ballottée d'un monde à l'autre, d'un environnement à l'autre, d'un cercle social à l'autre, où on me demande de ressentir des trucs différents, j'ai pas une seconde pour me poser et penser un peu à tout ce que ça implique, tout ça. Et le truc, c'est que j'adore ça. Je me suis jamais autant éclatée que ces derniers temps. J'ai toujours été une personne d'action, dans le présent irrémédiable, le présent insouciant et qu'on finit toujours par regretter dans un futur qui importe peu. Je fonctionne au divertissement, aux sensations, au plaisir immédiat, sans penser aux conséquences, ni même aux boulets que sont les souvenirs qui t'entravent dans un ersatz de ce que ça aurait pu être. Malmenée entre deux particules de vie, entre le travail, les copains, Flint d'un côté et le jeu, les copains, le palace de l'autre, je me suis sentir terriblement libre. Pourtant, me renfermer dans notre bulle consanguine qui commence à sincèrement puer la merde, ça me dérange pas outre mesure. Parce que je prends les choses comme elles viennent, sans m'en faire, avec presque trop de pragmatisme. Tout l'inverse d'un Bart dont le regard me happe comme une tornade d'émotions que j'arrive pas à vraiment ressentir comme il faudrait. On marche, on marche, on papote, ou plutôt je papote et je me laisse imprégner voire contaminer par tout ce qui s'agite sous son crâne. Je m'amuse à lire la multitude de questions qui défilent derrière ses prunelles, les dizaines d'expression qui parasitent son visage pourtant paumé. « ça dépend, tu paies combien ? » je le taquine en lorgnant d'un regard de braise et un sourire mutin dans sa direction. Je me rends compte que revenir ici, ça change tout. ça change tout parce que j'ai déjà plus rien à voir avec la Tonia qui est sortie après des semaines d'exil en-dehors de tout ce qu'elle connait. Pas que l'enfermement m'a changée, mais comme eux tous, je suis un être humain et parfois, je vois plus clair. Pas étonnant que je les retrouve tous sur les rotules à se taper dessus pour des bêtises. Si j'étais restée, j'aurais probablement pris part à tous les dramas qui traînent en ce moment, mais là, j'arrive comme une petite bulle de lumière, insensible aux mauvaises ondes qui ondulent dans les couloirs. Quand je pense que j'ai failli me prendre la tête pour des trucs aussi cons, j'ai presque envie de me marrer toute seule. A la place, j'étire un sourire hyper satisfait quand Barto me dit que je suis loin d'être conne et si j'avais pu ricaner de fierté je l'aurais fait mais je me tiens tranquille et j'attends la suite, style décontractée ça m'importe pas tant que ça mais vas-y je t'écoute. « Tu rigoles, j'étais trop une adepte des théories de la zone 51 quand j'étais gamine, je te jure j'avais des chapeaux en aluminium pour entrer en contact avec eux et tout ça » je peux pas m'empêcher de m'exclamer en balançant ma main libre en l'air avec enthousiasme. Bon, faut me pardonner, je suis américaine, les théories du complot, c'est un peu nos contes pour enfants à nous. Mais j'avais aussi juste pas mal d'imagination et comme 99% de la population, j'étais intéressée par tout ce qui pouvait se passer loin, très loin au-dessus de nous, dans tout cet espace qu'on arrive pas vraiment à appréhender. Savoir que je vais certainement crever sans qu'on ait jamais les mystères de tout ça, ça me bousille un peu. « Je me suis calmée depuis, mais je pense aussi qu'il y a forcément de la vie quelque part » je précise histoire qu'il me prenne pas pour une folle dingue qui se balade avec une antenne parabolique scotchée sur la casquette pour vivre des expériences paranormales. « ça serait déprimant, dans le cas contraire, ça serait un peu comme si on était une erreur de la nature » je continue de raconter façon monologue comme d'habitude. Kenza elle dirait probablement que c'est au contraire la preuve qu'on est hyper spéciaux, le genre race supérieure, et Bart, ça lui mettrait probablement la pression de malade de savoir qu'il fait partie de l'unique chance de l'univers d'avoir une race vivante réussie. Moi, j'ai toujours le côté ultra fataliste caché sous les paillettes et les sourires colgate. Franchement, même maintenant, je pense que l'humain était une chouette idée à la base un projet intéressant, qui a fini en grosse erreur de parcours. On a merdé quelque part, on n'a pas prévu la connerie de l'espèce. « Tu sais, il y a ce livre où l'un des personnages disait que les rêves, c'était les souvenirs d'un autre univers » je souffle en repensant à ces vieux romans jeunesses qu'on avait entre nous. C'était pas à moi, c'est pour ça que je me rappelle pas du titre, mais c'était un bouquin que Martin lisait souvent à Jane quand elle était plus jeune. J'ai jamais pigé pourquoi elle l'aimait autant parce qu'il était pas mal déprimant sous certains aspects, mais j'imagine que ça lui faisait sentir comme une héroïne, comme si tout était possible, en fin de compte. « ça serait dingue non ? » je rêve tout haut en levant les yeux comme pour me perdre dans mes souvenirs de tous ces autres univers que j'ai visités. Le truc, c'est que je rêve pas beaucoup, moi, ou en tout cas, je m'en souviens pas. Mais Barto, lui, il doit avoir visité des tas de mondes comme ça. Finalement, je secoue vaguement la tête pour me faire retomber sur Terre, notre bonne vieille et ennuyeuse Terre, pour essayer de capter dans ses yeux quelques infos sur son état actuel. J'ai bien vu qu'il avait pas été au top ces derniers temps, il aurait fallu que je sois aveugle ou insupportablement modeste pour pas m'en rendre compte. Mais au final, en étant toujours là, il a eu mille fois plus d'emmerdes que ma sortie, j'ai l'impression. Moi je faisais la pompom girl derrière mon écran, j'essayais de le cheer up un peu par messages privés, mais il s'en ai pris plein la gueule, Barto, et s'en prendre à lui, c'est un peu facile. Je me suis dit quelques fois que j'aurais cassé quelques gueules si j'avais été toujours là, mais au final, je sais pas s'il aurait été très content que je le fasse. Du coup, je dis rien, je me contente d'écouter ce qu'il a envie de me dire, de le laisser faire le tri entre ce qu'il peut ou veut me confier et ce qui ne me regarde pas. « C'est vrai que ça fait un sacré paquet de voitures » je souffle, parce que j'ai pas oublié ce qu'il m'a dit. Ses projets, son envie de construire quelque chose, de réparer quelque chose. C'est hyper con mais moi, pendant deux semaines, j'ai zieuté chaque chien que j'ai croisé en me demandant s'il s'appelait pas Stanley. C'est débile parce qu'il n'y a aucune chance qu'un arabe appelle son chien Stanley, mais je pouvais pas m'en empêcher.« De l'argent ça peut se gagner autrement, ça veut pas dire que tout tombe à l'eau » je serre ses doigts. C'est peut-être parce que j'ai l'habitude de pas avoir de fric que je raisonne avec plus de sérénité. ça fait longtemps que j'ai appris qu'il faut pas s'arrêter à la galère immédiate pour se dire que les rêves peuvent pas se concrétiser, sinon rien n'arrivera jamais. Tout peut changer du jour au lendemain et le futur n'est pas écrit dans la roche. « Si tu savais le nombre d'interviews que j'ai fait en deux semaines » je souris avant de rire d'un air entendu. Putain combien de fois j'ai entendu le nom de Bart depuis ma sortie. Limite plus qu'en cinq semaines à vivre avec lui. Ils avaient que ça à la bouche. Mais tout ça pour dire que le fric, ça va, ça vient. J'ai récupéré une certaine partie de ma cagnotte rien qu'en répondant à quelques questions et en montrant ma tronche en boite de nuit. Clairement, c'est profiter d'une célébrité éphémère et un peu stupide mais si je peux me faire du flouze facile, je vais pas me gêner. J'ai vraiment pas de scrupule pour ça. Je cale ma tête contre le dossier de la banquette en l'observant. Je sais pas trop comment expliquer, mais des fois, j'ai l'impression que tout ça, c'est pas vraiment réel. Comme si je le vivais depuis le fond de mon crâne, à observer quelqu'un d'autre jouer mon rôle. Bart, j'ai comme envie de le toucher juste pour vérifier qu'il est vraiment là et du bout du doigt, je récupère une boucle pour l'y enrouler. « Oui, c'est reposant » j'acquiesce. C'est vrai que même lorsqu'on ne ressent pas la pression durant le jeu en soi, une fois que tu en sors, brusquement, la différence, elle est là. C'est comme te retrouver en vacances après avoir bossé non stop pendant des mois. Y'a d'autres contraintes mais qui paraissent toujours faciles, au début, en comparaison. Donc oui, une fois dehors, j'ai vécu ma meilleure vie, qui a filé à une vitesse hallucinante, comparée au temps distordu dans le palace. « Oh j'ai traîné avec les autres éliminés façon petite bande de rejetés, et puis j'ai rencontré deux expats anglais, j'ai pas mal bougé avec eux » je raconte tranquillement. En vérité, deux semaines, ça passe plutôt vite, surtout quand tu t'empêches de trop réfléchir. Les seuls moments qui m'ont vraiment parus interminables, c'est ceux où j'essayais de m'imaginer ce que lui faisait. « Enfin, j'ai visité Abu Dhabi un peu et Dubaï, c'était incroyable, comment ils ont pu faire sortir cette ville de la terre, genre, comme ça ? » je claque des doigts avec fascination. Dubaï, c'est un délire. Tout le monde adhère pas et moi-même je sais pas si j'aurais pu rester là indéfiniment mais faut être cinglé pour pas reconnaître le caractère incroyable du truc. Y'a pas une mouche qui vole, là-bas, tellement c'est une construction Lego grandeur nature. Mais à côté de ça, tu fais un parc aquatique géant, du ski sur une piste artificielle et une balade à dos de chameau dans le désert dans la même journée. « C'était bizarre au début, j'avais l'impression de vivre la vie de quelqu'un d'autre » j'admets. C'est la première fois que je me retrouve loin de chez moi, de façon aussi peu encadrée. En fait, c'est la première fois tout court. J'étais jamais sortie du Michigan, jusque-là. Alors il m'a fallu un moment d'adaptation, pour intégrer que oui, c'est bien moi, Tone, gosse de merde, qui promène Ibrahim le chameau. « Mais maintenant je sais pas si je pourrais encore me contenter de ma petite existence inintéressante à Flint. » Et j'ai beau avoir appris que Jaden Smith a joué les sauveteurs pour nous refiler de l'eau potable, ça rend pas le truc plus intéressant à mes yeux. J'arrive pas à y trouver le moindre contentement, la moindre satisfaction, à l'idée d'y retourner. Comme si, sans m'en rendre compte, j'avais fermé ce chapitre définitivement. Sauf que c'est pas si simple. Je suis pas toute seule, dans l'histoire, et je les vois tous d'ici, Martin, Polly, Luke, Gabi et les autres, avec leur regard farouche, à me dévisager comme pour me rappeler que je peux pas décider comme ça de tout plaquer. « Tu sais ce que je t'ai dit que je ferais en sortant » je reprends d'une petite voix, sans m'en rendre compte, le regard posé sur le bar. J'ai dû pas mal le faire psychoter avec toutes les conneries que je lui ai dites, Barto. Le truc, c'est que j'ai pas vraiment de filtre, je pense pas toujours ce que je dis et je réfléchis pas trop à ce que ça peut provoquer comme réaction. Et j'ai ce truc à la con que plus je vais te balancer des trucs qui pourraient te faire fuir, moins j'ai envie que ça arrive. Psychologie inversée à deux balles. « J'ai rien fait de tout ça. » Rien de rien. Un verre à l'occasion avec les autres en matant les primes mais rien de plus. J'sais pas pourquoi. Pas envie.

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MessageSujet: Re: Jeunesse talking blues. (samedi, après le prime)   Jeunesse talking blues. (samedi, après le prime) EmptyLun 15 Juil - 11:19

Bart, il esquisse un petit sourire hésitant en croisant le regard que lui lance Tonia. « Je n’ai plus d’argent. » il fait mine de se plaindre, alors qu’il y a grave moyen de négocier une danse du ventre autrement. Faut juste y’aller doucement avec lui pour commencer, le temps qu’il reprenne les marques qu’il avait déjà mis des plombes à se créer au cours du jeu avec elle. Là, Bart, il lance un sujet super sérieux mine de rien. Non pas qu’il risque de virer Tonia de sa tête si elle lui dit qu’elle ne croit pas qu’il y a de la vie autre part dans l’univers que sur la Terre, mais presque. Elle lui parle de son chapeau d’aluminium et ça y est, il est amoureux face à cette anecdote d’adepte de soucoupes volantes qui la fait rejoindre le club des dérangés du bulbe qui pullulent sur la planète en rêvant de foutre les pieds dans la zone 51. Tonia, elle aurait pu être la sœur ou la copine dont Bart avait toujours rêvé quand il était môme. C’est comme s’ils s’étaient ratés à l’âge de huit ans à ne pas pouvoir regarder E.T. en binôme ou partir à la chasse aux aliens façon MIB en couche culotte. La vérité, c’est que Bart, c’était un gamin très seul qui n’avait pas beaucoup d’amis parce qu’il était trop occupé à gérer les hauts et les bas de sa mère maniaco-dépressive pour faire des trucs de son âge. Il se demande si pour Tonia c’était la même chose et qu’elle galérait à se trouver des potes. Il a toujours l’air d’un gamin malgré ses vingt-huit ans, mais c’est aussi parce qu’il n’a pas vraiment pu profiter de son enfance. Lui, il est le gars qui veut juste jouer à des jeux-vidéos et mater des séries plutôt que de se plier à des activités d’adulte, comme Will Byers qui ne demande qu’à faire une partie de D&D avec ses potes alors qu’eux ne pensent qu’à pécho des meufs. Il se sent immature et en décalage, Bart, comme s’il ne pigeait pas bien le mécanisme des relations humaines. Quand Malcolm laisse entendre qu’il est un peu teubé à ne pas comprendre ce que ça signifie d’être en couple, il ne le vit pas très bien. Il sent le retard qu’il a accumulé dans sa jeunesse et ça lui fait mal de ne pas être tout à fait normal. Parfois, il a des coups de mou Bart, il faut savoir le maintenir dans de bonnes dispositions tout au long d’une conversation. Tonia, elle ne se démerde pas trop mal en enchaînant sur le monde des songes après en avoir terminé sur la thématique des extraterrestres. Ça aussi c’est un truc qui le fascine et ça lui parle pas mal la manière qu’elle a d’évoquer les rêves. « Une fois, j’ai entendu dire que lors d’un moment ou d’une décision importante, la vie se divisait en deux parties. Il y a la tienne qui continue d’un côté et une autre qui se développe en parallèle. D’une certaine manière, tu vis ces deux existences en même temps. » C’est un peu comme le concept du et si… qu’on nous balance dans les séries tv. Il y a Friends qui a basé certains de ses épisodes là-dessus. Et si Ross n’avait jamais divorcé de sa femme lesbienne ? Et si Monica n’avait jamais entamé de régime ? Et si la mère de Bart ne s’était pas suicidée ? C’est rassurant de s’imaginer qu’il y a cet univers contigu quelque part où on ne s’est pas forcément encore foiré. « Je me demande du coup si les rêves, ça ne pourrait pas être une passerelle entre ces univers. » il poursuit doucement en cherchant à créer des connexions entre leurs délires respectifs, parce que ça lui plait bien l’idée de se mélanger avec Tonia même si ce n’est qu’au niveau de leur théories de gens zarbi. « Et ça expliquerait pourquoi j’ai déjà eu l’impression que ma mère me parlait. Peut-être que la membrane qui nous sépare, elle est trop fine à certains endroits et qu’en fait elle ne s’adresse pas à mon moi actuel, mais à mon moi de là-bas… » Bart, s’il ne pige pas ce que sa mère lui dit, c’est parce qu’il n’y a rien à comprendre. Elle n’a pas de véritable message à lui délivrer, mais juste des trucs cons de la vie de tous les jours à lui raconter comme descends manger ou passes moi le sel s’il-te-plait tellement invraisemblables qu’il n’arrive pas à les décoder. Il a un peu l’impression de péter l’ambiance avec son délire morbide/optimiste d’une façon étrange, mais il est comme ça. Il n’arrive pas à contenir ce qui tourne dans sa tête, créant de petits moments malaisants suspendus dans le temps. Il doit passer pour un fou, comme lorsqu’il avait fourni le début de cette même idée à Kenza et qu’elle lui avait demandé s’il était suivi médicalement parlant. « Je t’avais parlé d’une voiture sur le moment, mais c’était surtout le fait de réparer quelque chose qui me plaisait. » Colmater les fissures de ses propres doigts, comme ils l’avaient fait avec Icare en réassemblant des morceaux de céramique brisés à petite échelle. Bart, on dirait pas comme ça, mais il est très manuel. « Ca me disait bien l’idée de la maison. » il expire doucement. Pas forcément celle de Flint dont elle lui avait parlé, parce que ça c’est le rêve de Tonia, mais oui, retaper un édifice pour construire un lieu pour lui et d’autres désaxés, ça le bottait pas mal. Avec toute sa cagnotte, il aurait pu faire les choses bien et générer un projet qui tenait la route. Pour le moment, tout ce qu’il va pouvoir réparer, c’est un vélo au mieux. L’argent, ça peut toujours s’obtenir différemment comme le dit Tonia, mais ce serait une grosse blague de la part d’une boîte de nuit d’essayer de le booker Bart. Ça, c’est un coup à se retrouver avec toute une bande de geeks chelou qui doivent constituer sa fanbase aux portes de l’établissement. Les mêmes gars qui se font habituellement recaler direct à l’entrée entant que repoussoirs à meufs lorsque les plus téméraires d’entre-eux osent s’aventurer sur le plan IRL de leur existence. Il n’arrivait pas à s’imaginer la vie de Tonia à l’extérieur. Lorsqu’on se trouve encore dans le palace, à baigner dans leur jus de candidats de télé-réalités incapables de voir la vie en-dehors des quatre murs de leur cage, c’est quasi impossible de se rappeler tout ce qu’il y a après. Il y en a que ça fait rêver toute cette liberté et il y a des gens comme Bart qui flippent à mort face à ce champ des possibilités. Parfois, il se posait dans un canapé pour déprimer en paix et il essayait de la visualiser avec ses cheveux roses à faire des trucs de candidate fraîchement débarquée dans le monde réel. Le truc qui n’aidait pas, c’est que Tonia lui avait balancé une bande annonce assez dérangeante de ce qu’elle comptait faire une fois éliminée. Quand elle lui parle d’expats anglais, ça n’aide pas vraiment à se sortir les images chelou qui se créent naturellement dans son esprit de grand malade, même s’il continu de sourire en jouant au mec cool. « J’aimerais bien visiter la ville en sortant d’ici. C’est bizarre de se dire qu’on a passé deux mois sur place en ayant aucune idée de comment c’était réellement. » Parce que bon, le souk bidon de l’émission avec ses marchands qui ont autant de conversation qu’un host de Westworld, ce n’est pas la meilleure immersion qui soit. « Où est-ce que tu aimerais aller ? » Tonia, c’est le genre de meuf capable de se donner les moyens de toucher ses rêves du bout des doigts. Elle n’est pas comme Bart, à s’angoisser pour un oui ou pour un non. Si elle ne veut réellement plus de Flint, il sait qu’elle a ce qu’il faut pour se barrer. Il tourne légèrement la tête pour la mater en biais quand elle reprend la parole d’une petite voix. Il ne sait pas trop quoi dire, mais ça le rassure Bart, d’apprendre qu’elle n’a pas fait ce qu’elle lui avait dit qu’elle ferait en sortant. Elle ne lui devait rien en soit. Il ne lui aurait jamais posé de questions, mais ça l’emmerdait de penser à tout ce qu’impliquait son élimination. Ce n’est même pas pour lui ou pour leur nous méga bancal. Bart, il préfèrerait juste qu’elle ne se prenne pas une cuite ou qu’elle ne s’envoie pas en l’air pour les mauvaises raisons, parce qu’elle a besoin de s’oublier ou de ne plus rien ressentir. Dans l’émission, on ne parle que de Lula et de Kenza, les gonzesses premium qui captent les prix du genre de la candidate la plus séduisante, mais on a tous connu une Tonia pleine de problèmes dont on tombe éperdument amoureux sans pouvoir se la sortir de la tête. Bart, il continue de la regarder en biais, au risque de se cramer la rétine face à son aura d’astre solaire, même quand elle tire une gueule plus sombre. Elle est lumineuse, tout le monde s’accorde à le dire, mais il y a aussi une sorte de fragilité et d’inaccessibilité chez elle qui l’attirent comme un moucheron tout débile prêt à venir s’enflammer sur un halogène. Il ne sait pas trop ce que ça va donner tout ça. Par contre, il sait qu’il craque complètement pour Tonia et qu’il a envie de parler d’elle à tout le monde. Il a aussi parfaitement conscience de l’ampleur de ses sentiments bien trop gros pour eux deux, mais il s’en fout pour le moment. Elle va sûrement le briser en plein de petits morceaux, mais ce n’est pas si grave, parce qu’il a envie d’y croire dans son utopie de type romantique où le pseudo nerd intello finit avec LA fille à la fin. « Tu te souviens de ce que j’avais dit que je ferais quand on se reverrait ? » il balance d’un ton détaché en plissant les yeux, l’air de dédramatiser le truc en faisant croire que c’est insignifiant et oubliable. Sauf que non, ça ne l’est pas vraiment. Du moins de son côté, il y a pas mal pensé ces deux dernières semaines et pas juste parce qu’il était bloqué dans le palace incapable de se focaliser sur autre chose. Bart, il a un peu arrêté de vivre son aventure après l’élimination de Tonia. Il s’est mis en pause et c’est incroyable que malgré cet état léthargique dans lequel il s’est plongé en l’attendant, il ait tout de même trouvé un moyen de péter un secret. Le truc, c’est qu’avec Bart, la tristesse est toujours là pour l’accueillir dans ce genre de situation qui lui foutent les boules. Elle lui tend les bras et il ne lui reste plus qu’à se laisser tomber pour déprimer et ne plus avoir envie de rien faire. La distance, c’était quitte ou double dans leur cas. Soit ça permettait de confirmer leur attirance respective, soit de se rendre compte qu’ils s’étaient emballés à cause de l’enfermement. « Je n’ai pas oublié. C’est toujours d’actualité. » Bart, il compte bien embrasser Tonia à un moment ou à un autre, mais il ne sait pas trop quand ou comment. En fait, il y pense même depuis qu’elle est réapparue dans son environnement, parce qu’il sait que c’est à lui d’initier le truc pour une fois. Quand ils se sont quittés, il a un peu voulu faire le mec en lui promettant un baiser, mais le teasing il a pris pas mal d’importance dans son cône alors ça lui fout la pression même s’il annonce ses intentions d’une voix tranquille. Bart, c’est comme un adolescent romantique. Il se comporte en mode téméraire deux secondes avant de se remettre à intellectualiser le truc plutôt que d’agir. Il n’a pas la technique et se montre un peu maladroit en demandant à demi-mot si elle a toujours envie qu’il l’embrasse pour checker l’état de leur relation, plutôt que de se la jouer type passionné. Ça le rend au choix mignon ou pathétique. Un peu des deux sûrement, dans un combo qui lui ressemble bien.

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Long à la détente, mauvais sur la longueur
A quelques millièmes de secondes
de laisser passer mon heure.
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