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 NEUVIÈME PRIME, S.12 - [20-21/07]

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Niels
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MessageSujet: Re: NEUVIÈME PRIME, S.12 - [20-21/07]    NEUVIÈME PRIME, S.12 - [20-21/07]  - Page 5 EmptyDim 21 Juil - 18:28

Les révélations avaient débuté et donné le ton de cette soirée au travers de récits percutants, créant plus ou moins d'étonnement sur leur passage, et c'est à peine reconcentré sur ce qui l'attendait que Niels fut appelé à son tour, l'esprit déjà ailleurs. Il s'était imaginé la scène des dizaines de fois depuis qu'il avait mis un pied ici, et même bien avant que l'avion ne le dépose au milieu de ce paysage qui au fil des semaines était devenu le théâtre d'une quête personnelle bien plus importante que ces histoires de cagnottes ou de places en finale. Il n'avait toujours eu qu'une seule idée en tête, et même lorsque le jeu avait pris plusieurs tournants plus ou moins inattendus pour lui, Niels n'avait jamais cessé de s'accrocher à cet espoir qui l'avait animé pendant deux mois. Aujourd'hui il était temps de lever le voile sur tout ce qui était devenu sa force autant que sa faiblesse, et ça le terrifiait autant que ça lui donnait l'impression de pouvoir enfin reprendre sa respiration pour la première fois depuis des semaines. Plus de mystères, plus de réponses évasives, plus de gaffes évitées, et surtout, plus de tabou entre @April et lui après que ça lui ait tant coûté, vis à vis d'elle, et d'eux, de garder le silence sur autant de détails de sa vie. Des détails qui parfois lui avaient fait regretter ce cadre et de ne pas pouvoir s'échapper avec elle juste le temps de tout lui dire, sans risques ni conséquences. Et des détails qu'il avait à la fois hâte de pouvoir enfin partager avec elle, et qui en même temps faisaient monter cette angoisse en lui à quelques minutes de ce moment qu'ils avaient attendu pendant des jours. Il savait qu'elle voulait comprendre tout ce qui pour l'instant demeurait obscure ou incomplet, qu'elle avait besoin de reconstituer ce puzzle, mais elle était la seule dont l'avis puisse vraiment l'atteindre. Il le lui avait dit, elle n'avait rien à craindre de ce qu'il révélerait et ça n'avait rien à voir ni avec elle ni avec ce qu'ils vivaient ensemble, mais il y avait des choses qu'elle ne s'attendait probablement pas à découvrir et ne pas pouvoir prédire sa réaction n'aidait pas à ce qu'il aborde tout ça avec sérénité. Niels prenait sur lui, les doigts d'une main resserrés sur l'accoudoir du canapé, avant de quitter sa place pour rejoindre le centre de la pièce, son regard s'accrochant à celui d'April comme s'il était le seul à pouvoir lui donner le courage de prendre la parole. Ce qui n'avait jamais été aussi vrai. « Je sais que l'une des choses qui n'a pas forcément toujours aidé à ce que certains d'entre vous me cernent ou aient l'impression de vraiment me connaître pour celui que je suis, c'est mon silence autour de pas mal de points de ma vie personnelle. Ça fait quelques temps que je dis que j'avais hâte que ces révélations arrivent pour pouvoir enfin lever le voile sur toutes ces choses, et vis à vis de ceux dont je me suis le plus rapproché, mais vis à vis d'April surtout, c'était loin d'être évident. » Il lui adressa à ce moment-là un fin sourire, un peu anxieux maintenant qu'il était lancé et qu'il avait pas mal de points sur lesquels revenir pour pouvoir vraiment tout expliquer de façon à ce que tout le monde, mais elle tout particulièrement, comprenne pourquoi ce silence avait été nécessaire. « Je n'ai jamais menti sur aucun détail que j'ai pu partager, précisément parce qu'en dire le moins possible était le moyen que j'ai trouvé de ne jamais avoir à le faire. Il y a même pas mal de choses que j'ai consciemment introduites au fil des semaines pour vous mettre doucement sur la voie, des détails que je n'ai pas caché. Comme le fait que je ne bois pas d'alcool. » Et ça, c'était le premier élément dont il avait besoin de parler pour introduire le reste, peut être aussi l'un de ceux qui avaient fini par planer si naturellement au dessus de ses échanges dans l'aventure que personne n'y avait porté plus d'intérêt que ça. « J'ai été alcoolique. Pendant des années. A cette époque, chaque jour était comme une épreuve et j'étais incapable de commencer ma journée sans un verre. Incapable de ne pas m'en resservir au milieu de la matinée, puis au déjeuner, puis de plus en plus tôt jusqu'à sortir une bouteille du tiroir de mon bureau à peine arrivé au boulot. C'était comme ça et parfois même pire, et un cercle vicieux qui recommençait chaque jour de la même façon. Je buvais parce que j'en avais besoin, et puis je buvais pour oublier que je devais boire. Aujourd'hui, c'est la première fois que j'en parle sans détour et à des personnes qui n'ont jamais été dans la même situation, ou presque, parce que des réunions j'en ai connu des tas, que c'était pas qu'un passage obligé mais aussi un moyen de partager ça avec quelqu'un qui pouvait comprendre ce que je vivais. Et c'est surtout la première fois que j'en parle ouvertement à des personnes avec lesquelles j'ai vécu pendant des mois sans jamais réellement en faire un mystère, mais sans pour autant jamais le dire non plus. Pourtant, c'était tout le temps là. Moi, je vivais avec cette pensée tous les jours en passant devant le bar, en m'y aventurant parfois, le plus souvent pour me prouver que c'était du passé. Et ça l'est. Mais c'était une époque compliquée, avec mon boulot qui me stressait beaucoup, les chantiers sur lesquels je bossais qui étaient de vrais gouffres, de temps et d'argent, et moi toujours en première ligne pour payer les pots cassés. J'ai jamais caché que j'étais malheureux dans mon travail, mais ça n'a pas exactement été le déclencheur de tout ça, juste un accélérateur. A l'époque où les choses ont réellement échappé à mon contrôle, mon ex-femme Susan et moi avions deux enfants. Mais quelques années plus tôt, avant la naissance de notre deuxième garçon, nous attendions une petite fille que nous avons perdu avant le terme, et ça a été un deuil très difficile à faire. Elle a eu beaucoup de mal à s'en remettre et moi j'intériorisais mon chagrin pour l'aider à traverser le sien, pour notre fils aussi. Après ça, après le reste, j'ai pris sur moi et prétendu que tout allait bien devant ma famille, mes parents, nos amis, nos voisins. Puis quand notre deuxième fils est arrivé, ça a été comme si ce malheur avait fini par trouver un semblant de sens, et un réconfort qui je crois nous a rendus d'autant plus protecteurs en tant que parents. Moi surtout, et c'est l'une des raisons pour lesquelles je me noyais dans le boulot non plus pour ne plus penser à rien, mais parce que j'avais besoin que ma famille puisse compter sur moi. » Il venait d'un milieu modeste où ses parents lui avaient très tôt inculqué le goût de l'effort, et ça avait toujours été moins difficile de multiplier les chantiers et les heures supp' que de toquer à leur porte pour leur demander un coup de main. Il ne se serait jamais résolu à le faire, par fierté peut être, par envie d'assumer seul surtout. « Les voyages professionnels de plus en plus fréquents, ça a contribué à ce que mon boulot prenne encore plus de place dans ma vie, et rester des jours, parfois des semaines loin de ma famille, ça a été un crève-cœur de chaque instant. Alors là-bas aussi, je buvais. Puis une fois rentré, pour décompresser. C'est devenu de pire en pire, mais je me débrouillais pas trop mal pour le cacher. J'organisais des déjeuners sans que nos amis ne soupçonnent quoi que ce soit, je sortais promener le chien avant d'aller dormir pour me vider la tête et atténuer les effets de l'alcool, je prenais des douches froides et je faisais beaucoup de sport. Au début j'arrivais à faire illusion, parce que je buvais pas assez pour être complètement saoul et que j'habituais mon corps à donner le change. Et puis c'est devenu de plus en plus difficile, parce que je pouvais tromper beaucoup de gens à long terme mais pas les personnes qui vivaient avec moi. Susan s'est douté de quelque chose, un jour. Mais j'ai nié. Même avec les bouteilles vides sous les yeux, même quand mon changement d'attitude ne lui a pas échappé, et même alors que pour moi c'était inconcevable que personne n'ait rien remarqué plus tôt, j'ai nié. Parce que tout aurait été mieux que de lire la déception, l'inquiétude ou le rejet dans ses yeux. Ce soir-là, j'ai décidé de me faire aider, j'ai pris des vacances, et ça a été mieux quelques temps. Mais les choses ont rapidement de nouveau empiré et la volonté que j'avais de m'en sortir n'a pas été aussi forte que ce que j'aurais voulu. Alors j'ai recommencé sans rien dire à personne, et j'avais une telle peur qu'elle l'apprenne que j'ai commencé à le faire systématiquement en cachette, dissimulant ici et là des bouteilles qu'il m'était facile de ressortir. C'est là que j'ai su que j'avais touché le fond. » Niels s'arrêta plusieurs secondes, le cœur serré et la gorge comprimée, incapable de relever les yeux rien que de savoir ce qu'il y lirait peut être maintenant que ce point-là n'était plus un secret pour ceux avec qui il avait vécu des semaines sans qu'ils ne se doutent probablement de rien. Quelque part, c'était aussi ce qui allégeait un peu ce qu'il ressentait comme honte, de savoir que personne n'avait rien soupçonné parce qu'il n'était plus du tout le même que celui qu'il avait été à une époque. Finalement, il reprit sa respiration, prêt à évoquer ce qu'il y avait de plus difficile encore à formuler tout haut. « Un soir où je suis passé récupérer mes enfants à l'école, j'avais bu un ou deux verres, j'étais lessivé et plus aussi attentif que j'aurais du l'être. J'ai pas vu le stop au bout de la rue et j'ai freiné juste à temps pour éviter de nous projeter dans une autre voiture. J'ai cru nous avoir tués tous les trois et j'ai eu la pire peur de ma vie à l'idée que c'aurait pu être le cas. Là, je me suis haï, effondré à l'idée d'être devenu un danger pour mes propres enfants. J'ai complètement perdu pied, désespéré et incapable de tout dire à Susan. J'ai pas dormi de la nuit, j'ai réfléchi des heures, et le lendemain matin, sans plus vraiment me sentir capable de réfléchir de façon rationnelle... j'ai fait mes valises. Je voyais pas d'issue et j'avais la trouille au ventre à la seule idée de mettre ceux qui comptaient le plus pour moi en danger. Alors, assis dans ma bagnole à quatre heures du matin, j'ai pris la décision la plus difficile de ma vie. J'ai tout quitté. Ma famille, ma maison, la vie que j'avais construite et tout ce qui comptait le plus pour moi. Pour fuir, et mettre le maximum de distance entre eux et moi. Je voulais pas partir, et ça me déchirait le cœur rien que de m'imaginer les quitter, mais j'étais pas capable de veiller sur moi alors je savais pas quel père je risquais de devenir, mais pas celui qu'ils auraient mérité d'avoir. Parce qu'à me détester je me sentais même plus capable de veiller sur eux. Cette nuit-là j'ai roulé aussi loin que j'ai pu, dans un état second qui aurait pu achever cette histoire beaucoup plus vite. Puis j'ai appelé ma sœur qui vivait à des milliers de kilomètres de là, et sans rien lui expliquer au téléphone je lui ai demandé si elle pouvait m'accueillir chez elle quelques temps. Des semaines qui sont devenues des mois, des mois qui sont devenus des années. Je saurais même pas dire comment. Mais chaque fois tout recommençait, et c'était comme retomber toujours plus bas au fond du puits dont j'arrivais pas à m'extraire. Alors à défaut d'être près à risquer de les remettre en danger, tout ce que je pouvais faire c'était essayer de guérir, pour redevenir un jour le mari et le père qu'ils méritaient de connaître. Ma sœur m'a poussé à m'inscrire aux alcooliques anonymes quand elle a compris l'ampleur de mon problème, et à partir de là ça a été long et difficile. Je me suis battu chaque jour contre mes envies, je me suis acharné à les combattre, tous les jours, sans relâche. Et c'est lorsque j'ai commencé à me sentir un peu mieux que j'ai repris contact avec Susan. Pas mal de temps s'était écoulé et je savais tout ce qu'elle avait du ressentir, penser, redouter. Tout comme je savais que la douleur que j'éprouvais chaque jour à l'idée de les avoir laissés, ma famille devait l'éprouver elle aussi d'être sans nouvelles. Je savais pas ce qu'elle imaginait depuis le jour où j'étais parti, mais j'ai toujours pensé qu'elle avait du comprendre. Là, au bout du fil, je lui ai tout expliqué et lui ai fait promettre de ne rien dire aux enfants pour le moment. Parce que je voulais pas voir la déception dans le regard de mes fils, de mon aîné surtout, que c'est pour ça m'a été impossible de venir les retrouver les centaines de fois où il aurait fallu juste un soupçon de force ou d'inconscience en plus pour que je laisse plus un seul jour se lever sans les avoir auprès de moi. J'ai cru mourir rien que de chagrin, j'ai cru vouloir mourir tout court parfois, et pourtant ça restait toujours mieux que de leur imposer celui que j'étais. » Combien de fois il avait décroché son téléphone, prêt à les joindre, eux, ses parents, ou ne serait-ce que des amis pour avoir des nouvelles tous les jours où le manque d'eux le rongeait de l'intérieur comme un poison bien plus vorace que l'alcool lui-même ? Combien de fois il s'était connecté sur la page de son ex-femme en espérant y trouver une photo, ou quoi que ce soit pour le réconforter ? Laisser sa famille derrière lui, ça avait été un mal nécessaire mais la pire chose qu'il aurait pu s'infliger et il en payait encore le prix aujourd'hui. « Je sais que mon plus jeune fils n'a pas du se rendre compte, ou pas complètement, il était petit quand j'ai disparu de sa vie, trop peut être pour vraiment réaliser. Mais mon aîné, lui, a du le vivre comme un abandon et cette idée m'a hanté toutes ces années, nuits et jours, sans que je trouve la force de réapparaître pour tout lui dire. Cette force, je ne l'ai trouvé qu'il y a quelques mois, quand j'ai reçu le jeton anniversaire de mes sept ans de sobriété. Sept ans sans plus boire une goûte d'alcool, sept ans durant lesquels j'ai essayé de reconstruire ma vie professionnelle en me lançant dans un projet qui accaparerait toutes mes pensées et redonnerait un semblant de sens à ce qui n'en avait plus depuis longtemps. Sept ans qui m'ont coûté mon mariage. Sept ans que j'aurais du passer auprès de mes fils mais qui m'ont permis de guérir sans qu'ils aient à voir combien ça a été dur, insurmontable parfois. Les premières rechutes, les baisses de volonté, le manque, les mois passés reclus à subir la moindre rencontre... Je voulais leur épargner tout ça, et je voulais que le plus grand en particulier se construise sans avoir pour seul référent masculin un type qui tentait de recoller les morceaux de sa vie. » Encore aujourd'hui et au milieu de tous ces regrets qui lui grignotaient le cœur sans relâche et se rappelaient à lui dès qu'il ouvrait les yeux au réveil ou s'endormait le soir, la certitude d'avoir probablement épargné à ses fils un spectacle navrant et douloureux, dans les pires moments, c'était la seule chose qui l'apaisait un tant soit peu. Le cœur plus lourd que si on y avait enfoncé une pierre, Niels s'arrêta quelques secondes, puis reprit. « Et parce que je sais que ces détails-là je n'ai pas pu les partager non plus, maintenant je peux vous dire que j'ai rencontré Susan pendant un semestre d'études au Canada, et qu'on s'est installés ensemble à Vancouver quand elle est rapidement tombée enceinte de notre premier garçon. Un sacré petit tempérament, déjà tout gamin. Et un prénom qui l'espace d'une seconde vous fera peut être vous demander si c'est juste une coïncidence, ou la preuve que ce jeu peut réserver pas mal de surprises. @Jesse. » Ses yeux croisèrent quelques regards et ses lèvres étirèrent un sourire un peu plus tendre, profondément mélancolique aussi, tandis que ces mots-là résonnaient d'autant plus fort dans son cœur maintenant qu'il était sûr qu'il ne reviendrait pas finir cette aventure à ses cotés. Ça lui faisait mal, et il savait que cette partie risquait d'être toute aussi surprenante s'ils n'avaient vraiment rien pressenti, tandis que son regard retrouva celui d'April avec l'impression que si quelqu'un avait pu sentir quelque chose, c'était elle. Surtout ces derniers jours. « Je sais ce qu'il a été raconter durant son casting, tout comme je sais que ça a probablement un rapport avec ce qu'il aurait révélé s'il était revenu parler de son propre secret... mais le gamin un peu caractériel et turbulent que vous avez côtoyé pendant des semaines avec je le sais plus ou moins de plaisir, c'est bien celui que j'ai tenu dans mes bras à la maternité quand il faisait pas plus que la taille d'une poupée. J'espère que quelque part ça éclairera aussi son comportement avec certains d'entre vous d'un nouveau jour, parce que c'est vraiment pas un mauvais garçon. » Et tout ça il se le reprocherait toujours comme il s'était reproché chaque échange un peu compliqué entre Jesse et les autres, chaque fois où il avait manqué de dépasser les bornes, chaque fois où on s'en était plaint auprès de lui sans imaginer ce que ça lui ferait d'entendre ces mots. Il n'en voulait à personne, si ce n'est à lui-même, mais ça avait rendu ces quelques semaines un peu plus éprouvantes et de ne pas l'avoir en face de lui pour ce qui allait suivre, c'était le pire scénario qui soit pour lui. « Lorsque je suis rentré à Vancouver après ces années passées auprès de ma sœur, en Allemagne, mon ex-femme était là pour m'accueillir, comme si presque rien n'avait changé. J'ai su qu'elle avait refait sa vie et j'ai déployé toute l'énergie du monde pour ne pas montrer à quel point ça m'a d'abord brisé une seconde fois. Pas parce que les sentiments n'avaient pas eu le temps de se transformer en autre chose, ça aura pris du temps mais j'ai du guérir de ça comme du reste pour avoir une chance de me reconstruire et je savais où j'en étais malgré le fait qu'une partie de moi n'oublierait jamais, mais parce que j'ai pas mis longtemps à le percevoir comme un type bien. Ed, le genre drôle qui peut pas vous faire autre chose que bonne impression, ce qui faisait aussi un peu mal sur le coup. Et lorsque j'ai revu mes fils, c'était comme si le temps s'était arrêté la veille alors qu'ils n'avaient plus rien à voir avec les photos que j'avais gardé tout ce temps avec moi. Lucas était devenu un adolescent, et Jesse déjà un jeune homme. C'est à ce moment là que j'ai su que le temps qu'on avait perdu ne se rattraperait pas, et j'ai pas été surpris que contrairement à son frère qui a rapidement émis l'envie de me laisser reprendre une place dans sa vie, Jesse ait chaque fois refusé d'entendre mes explications. Je voulais tout lui dire, tout ce que j'espérais pouvoir lui avouer quand toutes ces années je vivais dans l'espoir que ça lui permette un jour de comprendre. Pas d'oublier, juste de comprendre. Mais je voulais surtout lui demander pardon, lui dire que j'avais jamais voulu sortir de sa vie, et que ça m'avait déchiré le cœur chaque jour où je n'avais pas été là. Mais je savais que je pouvais pas réapparaître après tout ce temps et lui demander de m'écouter. J'ai essayé plusieurs fois de faire un pas vers lui, de lui parler, mais je savais qu'il était légitime qu'il m'en veuille et je voulais pas l'empêcher d'éprouver de la colère. Une colère que j'avais moi aussi. Seulement j'avais besoin qu'il sache, et c'est pour ça que je suis ici. C'est celle-ci, la vraie raison de ma venue dans ce jeu. » Il n'avait jamais caché que se présence ici était le fruit d'un projet bien plus important que celui de prendre juste quelques vacances ou se lancer un défi personnel, mais c'était même encore au-delà de ce qu'il avait pu insinuer, sans avoir jamais vraiment pu répondre à cette question comme il l'aurait voulu. La seule réponse vraiment valable qu'il aurait pu donner, ce soir il le pouvait enfin. « Sa mère m'a dit qu'il s'était inscrit aux castings de Thrown Dice pour s'amuser, alors je l'ai fait à mon tour dans l'espoir qu'on soit sélectionnés tous les deux. Et que là, enfin, je pourrai lui parler sans qu'il ne trouve le moyen de me fuir. C'est tout ce que je voulais, lui prouver que j'étais prêt à tout pour qu'il m'écoute et pour qu'il sache, pour pouvoir ensuite décider de me détester en connaissant au moins toute l'histoire, de prendre tout le temps dont il aurait besoin pour décider. Et toutes ces semaines, ça a été plus difficile encore de vivre si proche de lui sans totalement réussir ni à ce qu'il me laisse suffisamment l'approcher, ni à ce qu'il baisse sa garde et m'écoute. J'ai cru qu'on y était presque arrivés lorsqu'on a commencé à pouvoir se parler sans qu'il ne soit complètement sur la défensive... et puis son élimination a anéanti toute chance que ce jeu nous aide, et mes espoirs avec. Je comptais énormément sur le retour des anciens pour le revoir, j'ai espéré jusqu'au moment où j'ai posé un pied dans ce salon... pour m'apercevoir que tout ça n'aura rimé à rien. Que j'avais pris sur moi pour ne rien montrer, souri même quand le cœur n'y était pas, sans jamais pouvoir ni partager ça avec personne ni pouvoir évacuer ce qui me rongeait de l'intérieur. Et tout ça pour rien. Ça a été des semaines éprouvantes que je m'attendais à devoir affronter seul, et ce soutien que j'ai trouvé auprès de toi, @April, sans jamais que tu aies la moindre idée de tout le bien que tu me faisais rien qu'en étant là, rien qu'en comprenant mes silences, rien qu'en prenant cette place dans mon cœur que je pensais anesthésié depuis des années, ça a été la seule chose qui m'ait rempli de bonheur pour la première fois depuis longtemps. Et probablement la seule qui m'ait aidé à tenir. Pour ça, je pourrai jamais trouver assez de mots pour te dire ce que tu as changé pour moi, pour te remercier, mais je passerai autant de temps qu'il le faudra à essayer. » Niels sentit ses lèvres dessiner un sourire un brin fébrile, mais infiniment tendre et reconnaissant, le regard embué par ces révélations qui soulevaient beaucoup de choses et libéraient ce qu'il avait contenu pendant des mois sans rien montrer, rien pouvoir partager non plus. Ces mots, il avait besoin de les lui souffler, tandis que ses yeux ne quittaient plus les siens comme s'ils se retrouvaient tout à coup seuls dans ce salon, quand paradoxalement les heures qui les séparaient du moment où ils le seraient réellement lui paraissaient encore longues. « Je suis désolé d'avoir du faire un mystère d'autant de choses, désolé aussi que ça fasse autant d'éléments à assimiler d'un coup. J'aurais aimé qu'il n'y ait pas ces secrets pour pouvoir tout te dire bien plus tôt, et j'espère que tu comprendras que ça remet pas en question celui que je suis aujourd'hui, celui que j'ai toujours été avec toi, et celui que je continuerai à être grâce à ce que tu m'apportes. Ça faisait longtemps qu'on m'avait plus regardé comme tu le fais, April. Aujourd'hui je suis guéri, sobre, et déterminé à réparer mes erreurs même si ça doit prendre du temps, et tu y es pour beaucoup si je peux me tenir ici ce soir pour dire tout ça. » Parce qu'autrement, et sans ce soutien qu'elle lui avait offert, il ignorait s'il en aurait eu la force ou si ça aurait eu le même sens à poursuivre son objectif jusqu'au bout quand même la personne à qui il espérait le plus offrir ce discours, ces explications, ces réponses, n'était pas là. « Mon secret est qu'Ancien père absent, je participe à Thrown Dice pour reconquérir l'amour de mon fils. Une réussite, comme vous l'avez sûrement compris. » Sa voix se brisa sur ces derniers mots, dans une dernière esquisse triste et éteinte qui ne tromperait personne. Il devrait se sentir soulagé, mais ce qu'il éprouvait surtout c'était une peine immense et Niels dut se faire violence pour ne pas céder à son envie de sortir prendre l'air pour évacuer tout ce qui s'était accumulé, juste là. Il aimerait pouvoir souffler loin des caméras qui se régalaient sans doute de ces révélations comme du reste, mais il était hors de question de laisser April alors que sa révélation à elle n'était pas encore passée et qu'il voulait plus que tout être à ses cotés, sa main retrouvant la sienne pour la serrer dans un besoin viscéral de la sentir, de se raccrocher à quelque chose. Hors de question aussi de craquer maintenant, s'il y avait la moindre chance que Jesse, Lucas ou leur mère soit devant leur écran. Alors Niels prit sur lui, tentant de ralentir les battements de son cœur au bord de l'implosion, quelques larmes au bord des yeux qu'il essuya dans un besoin de repousser encore un peu le moment où il pourrait lâcher prise pour de bon. Pas maintenant, pas comme ça.

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Dernière édition par Niels le Dim 21 Juil - 18:37, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: NEUVIÈME PRIME, S.12 - [20-21/07]    NEUVIÈME PRIME, S.12 - [20-21/07]  - Page 5 EmptyDim 21 Juil - 18:35

Bart, il se retrouve là comme un con, avec son déphasage chronique vis-à-vis de la réalité et sa copine toute droite sortie d’une œuvre de science-fiction. Il ne sait pas trop comment réagir et il a l’impression de tout faire de travers depuis tout à l’heure. Il a peur de ne pas bien maîtriser le sujet et de se montrer maladroit avec les questions qui lui brûlent les lèvres. Du coup, plutôt que de sortir des conneries, il ne dit rien. Il s’excuse et il se sent un peu gêné de ne pas gérer à la perfection sa révélation comme il se l’était promis en interne en scénarisant toute leur histoire pleine de love et de feels digne d’un film où tout devait se jouer sur ce prime. Et c’est ce qui se passe en soit. Elle se fait toute douce et conciliante, pendant que la caméra se braque sur lui et sur son incapacité à faire ou dire quelque chose dans l’immédiat. C’est difficile de devoir gérer la révélation de son secret en plein prime. On leur laisse trois minutes de coupure pub pour débriefer, mais ce n’est clairement pas suffisant par rapport à tout ce qu’ils ont à se dire. Il tire sur sa cigarette en silence, pendant que @Tonia propose de parler à sa place. Elle lui raconte le vote au sommet qui a eu lieu le concernant et il se sent un peu bizarre. Bart, il a l’impression d’être fou en se mettant à visualiser la table de réunion cérébrale de Tonia et à se laisser porter par le concept sans trop se poser de questions sur sa véracité. Il n’est pas sceptique ou dans l’attente de saisir comment ça se passe un trouble dissociatif de la personnalité pour se laisser convaincre. Peut-être que ça fait de lui quelqu’un de bizarre, il ne sait pas trop. « Je suis une décision importante ? » il demande en croisant son regard, laissant son éternel sourire mi-gêné mi-flatté s’installer sur ses lèvres comme à chaque fois que Tonia lui fait comprendre qu’il lui plait. Il a eu douze voix. C’est pas mal, ça se voit à la tronche qu’elle tire qu’il s’en est bien sorti, mais ce n’est pas non plus l’unanimité. Elle se marre et ça lui fait du bien. « Moi aussi j’ai peur des chiens. Mais je crois que ce n’est pas tout à fait la même chose quand c’est le tien. » il balance sans trop savoir pourquoi, parce que personne n’en a rien à branler présentement de ses paradoxes de gros névrosé. « Et donc... Ils m’apprécient tous globalement ? » il demande doucement parce que c’est important. Pas juste pour Tonia et ses petits copains d’alter-ego, mais aussi pour lui. Il va y avoir pas mal de trucs à prendre en considération pour bien faire les choses et c’est un détail essentiel. Tonia, elle a des responsabilités s’il a bien pigé leur règlement intérieur. Elle est la gardienne de tous les autres, donc elle ne peut pas laisser débarquer n’importe qui dans leur vie. Surtout un mec dans son genre, qui se trimbale ses propres soucis et qui n’a pas le matériel de base qu’on attend chez un homme. Sauf que c’est peut-être là qu’elle est sa force et que si IRL personne ne lui correspond, Tonia c’est différent parce que plus que n’importe qui d’autre il peut comprendre certaines choses. « D’accord. » il expire un peu paumé quand elle lui dit qu’il n’a pas à se positionner maintenant et qu’il ne lui doit rien. Il reste un peu silencieux pendant qu’ils se regardent en terminant leurs clopes. « Je ne veux juste pas que tu penses que ça change quelque chose à tout ce que j’ai pu te dire. » C’est vrai que là il n’est pas au top de la communication pour la rassurer, mais tout ce qu’il ressent, ça ne s’est pas volatilisé. Il est un peu sous le choc, parce qu’il ne s’y attendait pas, même si assez étrangement il avait aussi vu son secret arriver. Tonia, c’est la première fille depuis longtemps qui est parvenu à le réveiller, autant sur le plan mental que physique. Lui qui ne savait plus comment bander se remet à nouveau à sentir des trucs au plus profond de lui et en dehors. Elle le trouble et l’impact. Il ne s’est encore rien passé, parce qu’il est mou et qu’il lui faut des plombes pour amorcer un mouvement, mais c’est là, à ça de se passer. Bart, il flippe beaucoup, il ne parvient pas à plaquer sa logique morale à leur relation toute étrange vis-à-vis de Jane, mais il a envie de lui dire des trucs chelou de guimauve sentimentale et de l’embrasser. Il se sent un peu triste et nerveux, mais de l’autre côté ça le rassure de savoir. Dans le fond, Bart, il a toujours su que Tonia finirait par le briser en pleins de petits morceaux, mais il ne savait pas vraiment comment. Là, il commence à percevoir le genre de finalité qu’ils vont connaître, sans toutefois parvenir à se la dessiner clairement dans son esprit. Et c’est peut-être le seul truc qui ne l’angoisse pas, même s’il ne sait pas vraiment pourquoi. « Ca fait un peu peur, mais pas… d’une manière négative. » il cherche ses mots en gérant le truc un peu n’importe comment. C’est pour ça qu’il s’excusait de ses éventuelles maladresses tout à l’heure, il ne veut pas qu’elle se méprenne sur ce qu’il pense. Surtout qu’il a conscience que ce qu’il raconte, ça va déterminer s’il est qualifié pour le reste de l'aventure ou s’il est éliminé parce qu’il ne fait pas l’affaire dans son univers. « Et même si je ne comprends pas encore tout, je sais que je t’aime vraiment beaucoup et ça compte. » Du genre suffisamment pour la choisir, pour s'imaginer une vie avec elle-même si ce n’est pas forcément possible. Bart, il s’est tapé une putain de montagne russe avec Tonia pendant tout le jeu, à se sentir très haut dans la LV, à pleurer après son élimination, à remonter cette semaine… Il cherche son regard, mais on les rappelle dans le salon où ils sont encore censés faire acte de présence pour la fin des révélations et les résultats des votes. Pourtant, Bart, il se sent à des kilomètres du jeu en ce moment et il n’arrive pas à s’y intéresser. « On en parle après, d’accord ? » il expire, pendant qu’ils se laissent happer par le prime en retournant vers leur canap’. Parce qu’il n’a pas vraiment fini son laïus de fragile amoureux et qu’il y a un dernier truc qu’il doit régler dans le palace les concernant.

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MessageSujet: Re: NEUVIÈME PRIME, S.12 - [20-21/07]    NEUVIÈME PRIME, S.12 - [20-21/07]  - Page 5 EmptyDim 21 Juil - 18:38

Anaswara sirote sa boisson, avant de grimacer légèrement, croisant le regard de Faith. « Je déteste le sucre », elle souffle. Elle s’efforce tout de même d’en boire quelques gorgées, afin de faire honneur à celui ou celle qui a conçu ces boissons mises à leur disposition pour ce prime. Malgré la pause imposée, elle est encore dans son mood révélation de secrets et s’intéresse à savoir si l’un d’entre eux ne cacherait pas par hasard un secret en commun. Elle présente concernant le fait que Jesse et Niels partageraient un secret en commun, alors que la seule chose qui, dans un premier temps, ils auraient en commun ce n’est que la forme et l’épaisseur de leurs sourcils. Le prime reprend alors. C’est alors que William invite à Tasneem de révéler son secret. Anaswara s’attend à suivre une capsule vidéo diffusée à l’écran avec le visage de la jolie sud-africaine mais pourtant c’est bel et bien une Tasneem concrète, réelle, en chair et en os qui s’affiche devant eux. « Tasneem ? », elle souffle, surprise, en tournant son regard vers Faith. Elle est surprise de voir leur camarade, @Tasneem, de retour. Surprise, mais agréablement surprise. « C’est un hologramme ? ». Elle a du mal à se faire à l’idée qu’elle est de retour. Tant ce retour semble inattendu. C’est alors que Tasneem prend la parole. Elle commence par s’adresse à tout le monde, puis à évoquer le fait qu’elle a des candidates favorites. Ana lui adresse un petit signe de la main, comme pour la saluer de loin. Elle écoute alors attentivement la révélation du secret de la jeune fille. Elle reste un instant dubitative devant son intitulé, quand elle se définit comme la marionnette de la production. Elle arque un léger sourcil et continue d’écouter les explications, en bonne auditrice qu’elle est depuis le début. Tasneem devait relever des défis, afin de les bousculer. Elle réprime un éclat de rire silencieux, quand elle évoque la rumeur qu’elle avait lancée. La népalaise applaudit silencieuse, avant de lancer un signe à leur camarade pour l’inviter à se joindre à elles. « Viens, Tasneem ! », elle exclame, dans un sourire. Elle pose sa main sur la place juste à ses côtés, pour l’indiquer de s’y installer. « Je suis contente de te revoir », elle lui confie. « C’est plus agréable de te parler en face à face, qu’à travers une tablette », elle réplique, sur un ton léger, en faisant référence au petit message laissé par la demoiselle sur le réseau social. Il y a ensuite Niels qui parle de son secret. « Qu’est-ce que je vous avais dit ? », elle souffle, discrètement, en direction de Faith, notamment. « Les sour-cils », elle scande, d’un ton appuyé, évoquant le fait qu’elle avait depuis longtemps un rapprochement entre Niels et Jesse.

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MessageSujet: Re: NEUVIÈME PRIME, S.12 - [20-21/07]    NEUVIÈME PRIME, S.12 - [20-21/07]  - Page 5 EmptyDim 21 Juil - 18:48


@niels, le Maître te remercie.

Laissons à présent la parole à april qui va nous révéler son secret.


@april, nous t'écoutons.
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April
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MessageSujet: Re: NEUVIÈME PRIME, S.12 - [20-21/07]    NEUVIÈME PRIME, S.12 - [20-21/07]  - Page 5 EmptyDim 21 Juil - 18:52

Entre les indices et ses pressentiments un peu en vrac depuis plusieurs semaines, le puzzle qu'elle avait essayé de rassembler prend tout son sens à mesure qu'elle observe Niels parler de son histoire. Il sait pas encore à quel point ça l'affecte aussi d'entendre ça comme une espèce d'écho bizarre à sa propre enfance, mais aussi à quel point elle est soulagée d'entendre tout ça et que ce soit le gars droit, juste  et responsable qu'elle a toujours vu depuis le début du jeu. Peut-être que ça a pas toujours été le cas, mais on a tous droit à l'erreur, et de l'entendre détailler son voyage retour depuis les bas-fonds entre addiction et dépression de l'éclatement de sa famille, pour se présenter tel qu'il est face à eux, elle a limite envie de pleurer aussi, par fierté, par soulagement, un mix d'un peu tout. Le voir dans un état comme ça après son récit ça la fout en vrac intérieurement alors qu'elle fait ce qu'elle peut pour pas le montrer, sa main toujours dans la sienne, mais la remarque d'@Anaswara ça la fait péter un plomb. Elle peut pas fermer sa gueule cette connasse ? Elle croit vraiment qu'à chuchoter comme une gamine à trois mètres d'eux personne va la capter ? « T'as vraiment aucune décence. » jette April d'un ton froid et sec à la Népalaise qui se fait ses petits commentaires comme si elle lisait Closer au bord de la piscine. On lui a pas demandé son avis à celle-là bordel, elle croit que ça va lui donner l'air intelligent ou quoi ? Putain vivement qu'elle se casse et qu'elles aient plus à devoir se croiser. Y'a peu de gens qui la font sortir de ses gonds et elle essaie généralement de garder son calme même quand c'est rageant mais là c'est plus possible. Trop personnel et trop viscéral. Et puis elle a pas le temps de réagir que William appelle son nom à elle, dans un espèce de clash chelou de sentiment mitigés, parce qu'elle voudrait juste rester là à écouter silencieusement aux côtés de Niels avant qu'ils puissent s'isoler, mais non. Là c'est à toi April. Le moment que t’as attendu pendant deux mois et demi, le truc que tu gardes pour toi depuis des mois, juste pour trouver le bon moment pour en parler publiquement et rétablir la vérité. Elle se redresse légèrement dans son kimono, réajuste son obi, avant que sa main ne revienne serrer un peu plus celle de @Niels pour affirmer sa présence et se maintenir au sol pour rien oublier. Une inspiration, et c’est parti, de son ton éternellement neutre, le visage dénué d’expression, concentrée sur ce tout ce qu’elle veut dire et exprimer dans un laps de temps relativement court. « L’année dernière, en cherchant des documents, je suis tombée sur des lettres destinées à ma mère. Une correspondance qui remontait à presque trente ans, entièrement en japonais, envoyées par une femme qui portait mon nom de famille. » Elle a pas mal réfléchi à comment commencer son récit qui risque de durer plusieurs longues minutes, mais finalement, autant reprendre à partir de ce moment-là. Retracer son chemin et son processus jusqu’à la vérité. « Depuis que je suis gamine, j’avais toujours cru que mon père était décédé, ou avait quitté ma mère avant ma naissance. Je l’ai jamais connu, mais je porte un nom américain. J’ai toujours trouvé ça étrange que ma mère n’ait gardé aucune photo de lui, mais je ne m’en suis jamais vraiment inquiétée. » Quand t’es gamine, que tu passes six heures par jour, six jours par semaine à l’entraînement, et que tu as pas une relation hyper verbale avec ta mère, y’a plein de trucs sur lesquels tu préfères faire l’impasse et te faire tes propres scénarios. « En voyant le nom de cette femme, vivant à New York, ma ville de naissance, j’ai commencé à me faire des films. Je me suis demandé si c’était ma tante, ou un membre de la famille de mon père avec qui ma mère a gardé le contact. Mais ça n’avait pas de sens. Ça se voit plus ou moins, mais mon père, c’est un Blanc. Ça n’avait pas de sens que cette femme soit japonaise. » Faut avouer que April a aussi effleuré la théorie dans laquelle cette femme était sa vraie génitrice et qu’elle était adoptée, aussi, mais rien de tout ça. « J’ai fini par la contacter. J’ai pas utilisé mon nom pour éviter de laisser trop de traces, et je suis allée la voir à New York. J’ai rencontré une dame japonaise, un peu plus âgée que ma mère, parlant un anglais parfait. C’est elle qui m’a tout raconté. » Elle passe sous silence les larmes que cette femme, totale inconnue, a versé en apprenant son identité, et de leur entrevue chargée en histoire et en émotion alors que c’était la première fois qu’elle la rencontrait. « J’ai jamais trop su ce que ma mère avait quitté en venant aux États-Unis. Je savais qu’elle vivait à Kyoto, je savais qu’elle avait laissé sa propre mère là-bas, décédée il y a quelques années maintenant. Je ne l’ai jamais rencontrée non plus. » Mamie était visiblement pas une femme hyper commode, qui a rayé sa propre fille de sa vie quand elle a quitté la maison. April lui a jamais parlé, et n’en sait pas grand chose non plus, et son décès quelques années plus tôt ne lui a pas fait grand chose. Sa mère, par contre, ça devait être une autre histoire, bien qu’elle ne soient techniquement pas liées par le sang et simplement mère et fille d’adoption. « Ma mère était ce qu’on appelle une geiko. Ce que l’Occident appelle geisha. L’une des dernières de sa génération, parce que ce job est en train de disparaître à mesure que le Japon se modernise. Je vous vois venir avec les idées reçues de l’exotisme et du racisme latent de l’étranger. J’avoue que moi-même, avant d’apprendre tout ça, j’y connaissais rien non plus. Geiko, ça veut littéralement dire, femme des arts. Elles passent des années d’entraînement pour parfaire leurs manières, leur éloquence, leur danse, elles apprennent à jouer des instruments de musique traditionnels, à divertir leur public, pour représenter tout le raffinement et l’élégance de la culture japonaise traditionnelle. C’est une carrière rare et difficile, et ma mère faisait partie des geiko les plus respectées de sa génération. Et puis elle a rencontré mon père. » April marque une pause. Ça va commencer à se corser, dans son récit, mais elle garde une expression et un ton neutres. « Ou plutôt, mon géniteur. Vous voyez, à l’époque, c’était un honneur d’avoir une geiko du rang de ma mère dans des dîners diplomatiques ou entre hommes d’affaires importants. Lui, c’était un entrepreneur américain prometteur, bourré de fric et d’ambition, qui faisait des allers-retours fréquents au Japon. À chaque voyage, il réclamait la présence de ma mère lors de leurs dîners. Il était fasciné par sa présence et son aura, et c’était réciproque. Au bout de plusieurs années de relation purement professionnelle, elle a fini par le suivre à New York. Elle a tout abandonné, l’okiya de sa mère, le hanamachi, sa carrière, son pays, pour cet homme qui la fascinait tout autant que lui la considérait comme sa muse. Jusque là, vous me direz, y’a pas vraiment de problème. » Finalement, c’est sa vie. Si elle voulait suivre cet homme jusque dans un pays étranger par amour, pourquoi pas. April ira pas la juger, c’est tout de même une décision courageuse et que sa mère a assumée jusqu’au bout avec dignité. « Elle était logée, nourrie et blanchie à New York, dans un appartement de luxe aux frais de mon père. Il l’a introduite à tout le gratin local, et elle vivait sa vie en intervenant dans des soirées mondaines, comme artiste puis célébrité locale. Mais voilà, lui, il était marié. Elle le savait. Ça lui convenait, et visiblement, ça posait pas de problème à sa femme, qui savait aussi qu’il allait régulièrement rendre visite à cette artiste japonaise qu’il entretenait partiellement de sa poche. C’était purement platonique, mais il a fallu d’une fois, d’un seul écart. » Une seule fois pour que April débarque dans le paysage. « Grosse panique dans son empire industriel qui commençait à prendre un poids énorme dans l’économie américaine. Parce qu’une maîtresse, ou une muse, ça convenait à tout le monde. Mais un petit bâtard comme héritier, par contre, c’était pas possible. » Ils en voulaient pas, sa femme en voulait pas, sans doute blessée dans sa fierté de pas pouvoir lui donner d’héritier légitime avant cette inconnue avec qui elle devait partager l’attention de son mari. Et ça faisait désordre dans l’histoire de son entreprise florissante. « Il a vite montré son vrai visage, ce gros porc. Ma mère s’est retrouvée enfermée dans sa prison dorée, alors qu’on lui a offert une grosse somme d’argent contre un avortement et son silence. Elle a refusé. Elle voulait pas grand chose. Juste que mon père assume et qu’il fasse partie de ma vie, d’une manière ou d’une autre, même si ils devaient rester séparés. Quand ses refus ont commencé à attirer des menaces, elle a commencé à comprendre que c’était un mauvais plan. Le charmant et fascinant entrepreneur américain dont elle était amoureuse s’est transformé en un parrain digne de la pire des mafia pour assurer ses arrières, et elle a compris qu’il hésiterait pas à la détruire. Ce qu’il a fait. Elle s’est vue interdite d’entrée dans les endroits qui lui permettaient de vivre sa vie. Ses “amis” ont arrêté de la contacter. Elle est devenue une paria dans une ville et un pays dont elle ne parlait pas bien la langue, enceinte, sans possibilité de pouvoir gagner du fric elle-même pour s’en sortir. Retourner au Japon, c’était non seulement pas possible financièrement, mais ma grand-mère lui avait bien fait comprendre qu’elle l’avait rayée de sa vie. Le cercle des geiko, et plus particulièrement le hanamachi de Pontocho, est une matriarchie régulée par un code de conduite sévère. En l’abandonnant pour une relation personnelle avec un étranger, elle a enfreint pas mal de règles officielles et officieuses, qui sont aujourd'hui relativement acceptées, mais que la communauté d'il y a trente ans et que ma grand-mère, ancienne geiko de l’avant et après-guerre, ont toujours veillé à suivre au nom de la tradition. Elle a jamais remis les pieds au Japon, par honte et par peur, se retrouvant coincée aux États-Unis alors qu’elle s’est jamais vraiment sentie intégrée, et qu’on lui a fait les pires coups de pute alors qu’elle a jamais rien demandé qu’un peu de justice. » Rejetée de partout, alors qu’elle voulait juste vivre sa vie avec son enfant sans rien demander de plus. C’est étrangement un peu similaire à ce que April a toujours vécu aussi, dans un parallèle qui donne raison à pas mal de psy, qui dit que ce que tes parents ont vécu, tu le fais involontairement subir à tes enfants. À jamais pouvoir faire partie de rien et rejetée de tout. Pas assez ci, mais trop ça. La voix d’April se teinte d’une légère agressivité à mesure que son récit aborde ce qui lui fout la rage depuis qu’elle connaît toute l’histoire. « Alors elle a fini par prendre le fric, mais elle a pas avorté. Elle voulait pas. Elle est juste partie. Disparue. Avec l’aide de cette femme qui me racontait tout ça, sa seule véritable amie, avec qui elle a toujours gardé le contact pendant presque trente ans. Une Japonaise mariée à un Américain, qui l’a aidée à mener sa grossesse à terme en toute sécurité, et qui l’a aidée à retrouver un logement et un job loin de New York. C’est son nom de famille que je porte, et j’en suis aujourd’hui bien plus fière que si c’était le nom d’un quelconque paternel. » Même si son prénom et son nom ne sont américains que parce que sa mère a voulu lui donner toutes les clés pour qu’elle puisse s’intégrer dans cette société qui la verrait grandir, elle a jamais autant porté ce nom de famille avec fierté que depuis qu’elle sait pourquoi elle le porte. Elle a rencontré une femme forte à la loyauté à toute épreuve, et April se plaît aussi à se dire que c’est indirectement grâce à cet héritage de patronyme qu’elle partage peut-être aussi des valeurs similaires. « Ma mère a passé sa vie sous silence à se démener pour nous garder la tête hors de l’eau. Elle m’a jamais parlé de tout ça, mais j’ai compris beaucoup de choses à son sujet en entendant son histoire. » Pourquoi son second prénom est Shizuki. Pourquoi elle a jamais foutu les pieds au Japon. Pourquoi sa mère est la personne la moins démonstrative mais la plus déterminée qu’elle connaisse. Son soutien inconditionnel, son travail acharné pendant trente ans à repartir de zéro juste pour elle et sa fille. Elle a appris à apprécier sa mère sous un nouvel angle, découvrant toute la profondeur de son amour pour son enfant quand elle ne l’a jamais vraiment ouvertement démontré. Découvrant une femme qui peut faire aussi des choses complètement dingues par amour, que ce soit pour un homme ou pour sa famille. April marque une pause avant de reprendre, pour planter ses yeux directement dans une des caméras du salon, alors que sa main se serre un peu plus autour de celle de @Niels. « J’ai pas de temps à perdre avec des histoires légales, je veux rien tirer de tout ça, et je suis pas assez conne pour balancer des noms et me retrouver avec des procès pour diffamation au cul. Sachez juste que cet homme est mondialement connu, est assis sur des milliards de dollars qu’il est en train de léguer à son fils légitime, et que toute personne l’ayant côtoyé lui ou ma mère à cette époque saura exactement de qui je parle. Et ils sauront aussi que je dis la vérité. » Elle va peut-être se retrouver avec des problèmes d’ordre légal et médiatique dehors, mais en prononçant aucun nom, elle assure ses arrières. Personne peut vraiment lui reprocher quoi que ce soit de légalement punissable, et elle a déballé la vérité à la télévision, comme elle le voulait depuis les castings. Parce qu’elle veut rien. Elle veut pas de fric et elle veut surtout rien avoir à faire avec ce type, qui a jamais désiré sa présence avant même qu’elle n’aie un putain de battement de coeur. Elle veut juste un peu de justice. « Alors voilà. Je tenais à raconter son histoire en portant ce kimono. C’est le sien, qu’elle a donné en guise de reconnaissance à cette femme qui l’a aidée en quittant New York, et qui me l’a rendu lorsque je suis allée la rencontrer. C’est un objet de famille que je tiens aussi à lui retourner. Mais y’a autre chose que je veux lui rendre. Son honneur. C’est pour ça que je suis là. Je suis la fille illégitime d’une des dernières geisha et de son riche danna. Et je participe à Thrown Dice pour rétablir l’honneur de ma mère. » April lisse légèrement la soie colorée sur ses genoux, avant de reprendre face à la caméra, mais pas en Anglais. « お母さんありがとう。もう日本に帰ってもいいよ。» Parce qu’elle sait qu’elle regarde, qu’elle l’a vue raconter son histoire en portant fièrement le dernier kimono de famille qui leur reste. Parce qu’après ça, alors que sa grand-mère n’est plus là pour retourner le couteau dans la plaie, peut-être qu’elle peut enfin passer à autre chose. Parce que April n’a plus vraiment besoin de son aide et peut voler de ses propres ailes, et que c’est à son tour de lui rendre la faveur et de s’assurer qu’elle puisse entamer un nouveau chapitre plus sain dans un environnement plus favorable. Et putain qu’est-ce que c’est jouissif d’avoir enfin tout déballé, parce que outre Thrown Dice, ça fait des mois qu’elle fait ses recherches et essaie de creuser autour du mystère qu’est sa mère sans jamais rien lui dire. Y’a encore mille détails liés à cette histoire qu’elle aurait pu ajouter, mais c’est pas important pour cette révélation. Ça donne du relief à son histoire et ses valeurs en dehors du sport et de la compétition, héritière d’une lignée de femmes au caractère puissant et libre de leurs actes, dans une facette de féminisme qui a pas besoin d’être tonitruant pour exister et avoir du sens.

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MessageSujet: Re: NEUVIÈME PRIME, S.12 - [20-21/07]    NEUVIÈME PRIME, S.12 - [20-21/07]  - Page 5 EmptyDim 21 Juil - 18:55

Monsieur est absorbé par ses pensées, je roule des billes dans une légère insolence. Le bal commence. Je reste complètement fascinée par le secret de Tonia parce que c’est presque irréel, toutes ses personnalités qui cohabitent ensemble pour empêcher Jane de souffrir. Je m’accroche à chacun de ses mots que j’imprime dans mon esprit avant que la parole ne soit passée à Icare. Je me doutais que son secret serait dans ce genre parce qu’il a jamais trop caché son addiction qui était palpable et au centre de nos discussions finalement. Y a @Malcolm qui est appelé à la barre et forcément mes opales s’accrochent à sa silhouette qui se mouve. J’attends un peu cette révélation avec impatience et je me fais forcément très attentive au choix de ses mots dans son histoire.  Je l’écoute jusqu’au bout et quand il revient je sens son regard interrogateur peser sur moi parce qu’il veut savoir ce que j’en pense. « Je ne m’attendais pas forcément à ce secret » je glisse dans un sourire lorsqu’il revient s’asseoir à mes cotés.  Enfin le thème était évident pour tout le mode : un engagement contre le racisme et la discrimination mais … « J’avais pas mal de théories pas forcément super rassurantes » Je concède, je me suis faite un peu peur toute seule c’est vrai. Alors forcément ça me rassure d’entendre ça en comparaison. J'ai une vague de soulagement interne qui se répand. C’est mon tour et ça me libère pas vraiment parce que finalement, avec les idées mises bout à bout de Faith et April, ils savaient déjà tout. je sais que j'arrive à prendre de plus en plus de recul dans cette histoire, que la blessure se panse naturellement avec le temps. Je sais exactement sur quoi Malcolm a buté dans ce que j’ai pu dire, en vrac ce soir. Je hoche docilement la tête lorsqu’il me fait comprendre qu’il veut qu’on revienne ensemble sur certains points qui ont été balancés. J’ai envie de lui dire qu’il n’a pas à s’inquiéter, je lui prends la main avant qu’il ne fasse revenir à une réalité qui ne me plait pas.  « C’est vraiment pas cool de le rappeler dès que t’en as l’occasion » Je lui dis en fronçant un peu les sourcils, surtout pour la forme. «  C’est négociable ou pas ? » Je demande à Malcolm lorsqu’il parle son départ s’il n’est pas retenu pour la finale. J’ai l’impression que tout est acté dans sa tête, il a son petit plan et rien ne pourra y changer. C’est un brin frustrant, je dois l’avouer.

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MessageSujet: Re: NEUVIÈME PRIME, S.12 - [20-21/07]    NEUVIÈME PRIME, S.12 - [20-21/07]  - Page 5 EmptyDim 21 Juil - 19:06


NEUVIÈME PRIME, S.12 - [20-21/07]  - Page 5 I7Ph8HnT_o
une sonnerie retentit soudainement...

un conseil : ne laissez pas le téléphone sonner dans le vide !


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MessageSujet: Re: NEUVIÈME PRIME, S.12 - [20-21/07]    NEUVIÈME PRIME, S.12 - [20-21/07]  - Page 5 EmptyDim 21 Juil - 19:10

Yes ?
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William Quincy-Clifford
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MessageSujet: Re: NEUVIÈME PRIME, S.12 - [20-21/07]    NEUVIÈME PRIME, S.12 - [20-21/07]  - Page 5 EmptyDim 21 Juil - 19:12

@alt zoe, merci d'avoir répondu le Maître commençait à se sentir vraiment seul au bout du fil..

Il est par ailleurs curieux de savoir, de ton point de vue de chroniqueuse, quel secret de candidat éliminé tu as le plus hâte de découvrir ce soir.
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Alt Zoe
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MessageSujet: Re: NEUVIÈME PRIME, S.12 - [20-21/07]    NEUVIÈME PRIME, S.12 - [20-21/07]  - Page 5 EmptyDim 21 Juil - 19:15

"Il y en a deux qui m'intriguent beaucoup à vrai dire, Maître... Et les téléspectateurs aussi. D'abord celui de @Pierpaolo et @Judith, je n'arrive pas à croire qu'ils n'ont pas un secret commun. Et puis, il faut le dire, celui de @Sekhmet, dont la fanbase n'a jamais faibli malgré son passage éclair dans l'aventure."
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