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 étoiles vagabondes (samedi, post-prime)

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Icare
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MessageSujet: étoiles vagabondes (samedi, post-prime)   étoiles vagabondes (samedi, post-prime) EmptyDim 21 Juil - 22:36

Comme d’hab le prime se termine sous pas mal de vibes d’émotions. Cette fois d’autant plus, à cause de l’avalanche de secrets qu’on a dû assimiler, et de nos éliminations. J’arrive pas trop à savoir si les uns et les autres décident de partir, parce que nous on a décidé d’un regard implicite qu’on resterait une semaine de plus. Mais j’aimerais bien capter Tone et vérifier qu’elle va pas se casser sans me dire au revoir. Je suis ultra frustré contre moi-même, pour pas mal de raisons. En premier lieu parce que ça fait toujours chier de se faire dégager aux pieds du carré final. Mais ça encore je fais avec, mon côté compétiteur a eu sa dose de satisfaction avec la découverte du secret d’Esa l’autre jour. S’il faut être sincère je dirais même que je suis surtout soulé pour Kenz’, parce qu’elle était dans la lumière depuis le début du jeu et qu’elle méritait de boucler l’aventure sur une des plus hautes marches. Je suis plein de sentiments contradictoires, alors que l’écran s’éteint. Je retrouve ma place près de Kenz’ mais je peux pas m’empêcher d’être frustré par une autre connerie. J’étais à ça de faire la razzia sur le secret commun de Pierpa et Jude. Et pour un gars comme moi qui aime jouer c’est une grosse raison de devenir dingue. J’ai envie de voir Jude et de l’engueuler, parce qu’elle s’est bien foutue de ma gueule pendant la confrontation. Et en même temps elle a joué son jeu, ses dernières cartes. Je me suis fait avoir comme un bizuth. Quel con. A l’heure actuelle j’aurais une cagnotte pas dégueu. Pas de quoi se payer 10m2 à Paris, mais au moins de quoi louer une bonne baraque à la mer sur les prochaines années. J’ai l’impression que la plupart d’entre nous font le choix de rester pour la dernière semaine. Histoire de boucler le truc tous ensemble. Le salon se vide lentement et je finis par dire à Kenz’ que je file me fumer une clope. Je la laisse discuter avec Faith et Ana, sa nouvelle besta. Moi j’ai besoin de faire le point sur tout ce qu’il s’est passé depuis quelques heures. En passant je claque la bise à Malcolm, au cas où il décide de se barrer, et j’intercepte Barto qui m’indique qu’il va pas se casser tout de suite. Je cherche mon deuxième point de repère de l’aventure, mais Tone a disparu. J’aurais bien fumé une clope avec elle, mais au fond je sais qu'elle se barrera pas sans passer par la case Kari. C'est acté, elle et moi. Les autres, j'imagine qu'ils vont rester. Jojo parce que c'est Jojo, et qu'il va vouloir faire la teuf jusqu'à la fin. Et April pour soutenir Niels. Ca me fait chier aussi, de m'être fait tej par des personnes qui ont pas forcément déglingué de secrets, mais j'imagine qu'on n'est pas tous des psychopathes de la compét' et que je dois apprendre à accepter la défaite. J'ai besoin de silence. Je profite de la nuit noire qui est tombée sans qu'on ne s'en aperçoive. J'ai besoin de sentir l'air frais me taper les joues et s'infiltrer sous ma chemise. J'espère que @Kenza va pas tarder à me rejoindre. Pour le coup, j'ai plein de choses à lui dire. Des trucs qui me prennent la tête depuis quelques heures et que j'ai étouffés histoire de faire profil bas avant ma révélation. Mais cette histoire là, avec Ana, ça m'a blessé. Et ça a pas simplement blessé un égo de mec ultra confiant en son charisme et en sa capacité de drague. Non, ça a blessé l'Icare qui s'est ouvert à elle bien plus qu'aux 15 psys qu'il a vu pendant ces dix années d'emmerdes. Alors je veux bien qu'elle ait été sincère et qu'elle assume ses actes, mais ça n'empêche aucunement le fait que j'y pige que dalle, à sa manière de procéder. Et si on doit partir dans une semaine tous les deux dans ce voyage qu'on a dépeint l'autre jour, je veux qu'on soit honnêtes. Parce qu'autrement moi je fais mes valises et je rentre à Paname, je crois pas à la demi-mesure. Kenz' je la vois passer la porte du palace tandis que je suis appuyé contre une des rambardes qui fait face au jardin. Elle s'approche et on marche un peu, le temps d'anticiper ce que va dire l'autre. T'aurais mérité plus. Je souffle, même si je m'étais déjà esclaffé tout à l'heure quand on a entendu son nom en premier. Je voulais qu'elle gagne. C'est pas parce que je suis véner que mes sensations ont changé. Elle s'est battue depuis le début du jeu, elle a construit son petit chemin, elle méritait de démontrer sa valeur jusqu'à la fin. Mais bon, le public en a peut-être eu marre de la Queen Kenza. Au fond ils veulent peut-être juste se projeter sur des gens normaux. Des parents, des galériens, des ambitieux. Pas des gens comme elle et moi qui de toute façon n'avons rien à perdre, là-dehors. Finalement je m'arrête vers une rangée de sièges, près des hamacs. Ecoute Kenz' faut qu'on parle de cette histoire avec Ana. Je lâche sans préavis, même si au fond je pense qu'elle s'en doutait. Ca me fait chier. Je cherche à accrocher son regard, parce que même s'il fait nuit et que je suis un peu déboussolé, j'ai pas envie de lui donner l'image d'un petit gars fragile et blessé, comme pourrait l'être Barto. Non, moi je suis vraiment gavé, et je peux pas passer une nuit comme ça l'air de rien, retourner dans notre pieu à se faire des câlins en me disant que dans tous les cas ça passera. Je suis pas du genre à garder mon calme, elle le sait, là j'ai fait des efforts depuis des heures et je suis pas près de hausser le ton, mais quand même j'ai besoin d'y voir plus clair. Je comprends pas en fait, j'ai besoin que tu m'expliques. Parce que là, ça fait foutage de gueule. Et j'ai beau m'attacher à elle, je compte pas me tirer une balle dans le pied pour autant. Moi ça fait des années que je me bas pas pour une relation, alors maintenant j'ai besoin qu'elle me dise clairement si ça vaut le coup que je reste là, où si y'aura toujours un élément perturbateur, dans ce nous qu'on essaye de construire.

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MessageSujet: Re: étoiles vagabondes (samedi, post-prime)   étoiles vagabondes (samedi, post-prime) EmptyLun 22 Juil - 20:03

Kenza, elle se prend son élimination en pleine tronche mais assez bizarrement, ça ne lui fait absolument rien. C’était quelque chose d’assez attendu car au final, les personnalités qui divisent et aussi controversées qu’elle, ça partaient loin mais ça gagnaient rarement vu que le public avait tendance à préféré des personnalités plus humaine, sur lesquelles on a pas du mal à s’identifier. Kenza, avec ses airs de queen, son buzz, son image de nouvelle star incontestable de la télé-réalité et son mec bg instragramable en mode couplegoals qui vont écumer les îles et poster des timelines de fou en narguant leurs followers, elle donne un peu l’impression d’avoir tout gagner, et de ne manquer de rien en cette fin de saison. Il n’y’a limite aucune différence à ce qu’elle finisse sixième ou dans le dernier carré, car ça reste un petit détail anecdotique tellement elle s’en tamponne elle-même du dernier chèque, ou du prestige de figurer dans le panthéon des grands gagnants. Dans sa tête, elle a déjà marqué cette saison de son empreinte, en étant une figure emblématique tellement elle a dominé le game de A à Z, encore plus qu’un Niels gentil mais pacifique ou soporifique sur la longue, une Lula soumise mais gentille aussi, un Esaias gentillet avec ses nombreux gag buzz et son évolution maladroite, ou encore une Faith au jolie sourire gentil mais qui aura vécu une saison en mode figurante dans plusieurs mini histoires où elle n’aura au final, jamais retrouvé une place de choix. Dans le fond, ce carré, il est dans la logique et la continuité de l’esprit général du Monde qui décide souvent de sacrer les attributs de cœurs et les personnalités chaleureuses. Les bisounours sont récompensés. Les grands méchants sont mis à la porte. Les Malcolm, Icare et Ana, ils sont loin de faire l’unanimité aussi et payent leurs caractères polémiques. Kenza, elle y songe à cette fin loin d’être malheureuse pour elle, car elle ne sort pas bredouille non plus. Elle a rempli tous ses objectifs. Elle a réussi son plan de base et elle peut être fière d’avoir très bien su rentabiliser son temps consacré à cette émission car elle en ressort vraiment gagnante. Et sur plusieurs points. Elles se rassemblnte à la fin du prime avec Anaswara et Faith en petit comité pour féliciter cette dernière pour sa place au final. La pauvre, avec son secret de grosse malchanceuse de la life, son background, sa situation et son aventure, cette place en finale, c’est limite un très bon lot de consolation pour elle. C’est très sympa pour elle aussi, d’avoir des copines avec qui elle peut fêter et extérioriser sa joie en post prime, mais Kenza, elle est rarement dans l’accompagnement alors elle décide de s’excuser car elle a bien plus important à régler. Elles comprendront que y’a quand même plus prioritaire à ses yeux vu que tout n’est pas réglé avec Icare. Elle a bien senti tout au long du prime qu’elle était juste en apnée, que le tribunal et la séance qu’elle allait se prendre dans la gueule était juste reportée pour plus tard, le temps qu’il révèle sans pression supplémentaire son secret et qu’il assiste aux résultats dans un bon mood. Maintenant que tout est redescendu, elle ressent très bien que l’heure de la mise à jour est arrivée. C’est le moment le plus chiant, mais c’est un passage obligatoire, et au fond, elle l’attendait aussi. Car elle en avait marre de ce sentiment de discussion pré-prime inachevée ou elle n’a fait qu’avouer ce qu’elle avait foutu comme merde hier sans avoir de retour. C’est bon faut qu’ils en parlent et crèvent l’abcès une bonne fois pour toute alors elle se dirige vers la grande porte avec ses hauts talons et sa tenue provocante, là ou elle intercepte le petit regard assez communicatif d’@Icare qui l’invite à venir marcher un peu avant de se poser quelque part « arrête t’abuses quand même » qu’elle lâche avec un fond de rire pour alléger l’ambiance pesante qui règne déjà dans cette marche nocturne. « On va pas tout rafler quand même » faut pas exagérer et laisser aux autres ce mini lot de consolation qu’est la finale, et pourquoi pas, potentiellement la victoire. Elle fait exprès d’utiliser le terme On et pas Je, elle sait pas pourquoi mais dans sa tête, elle est toujours dans un délire en binôme et elle aimerait bien qu’il s’imprègne ça dans son cône avant de commencer à s’embrayer. « Ah d’accord, tu as choisi mon endroit préféré » le coin hamacs, là où elle aime bien venir mater les étoiles en solo. Mais Kenza, elle est pas conne non plus. Elle sait que si Icare à choisi cet endroit, c’est un peu pour la rôtir loin des regards des autres, mais aussi pour contrebalancer et apporter un peu de vaseline puisqu’elle sait qu’elle va pas passer l’instant le plus glamour de son aventure. Mais elle accepte, se laisse traîner sans dire un mot et décide de s’installer sur un siège en croisant les jambes, le visage immuable de toujours n’empêche parce-que même dans une entrevue, elle perd jamais la face. Il commence à déballer son sac, direct et elle apprécie déjà sa manière de procéder qui ressemble comme deux goûtes d’eau à la sienne. Direct, précise, chirurgicale et surtout, efficace. Comme ça ils perdront pas de temps. Il fonce comme un train et lui rentre dedans. Ça le fait chier. Voilà. Elle est pas surprise ou étonnée. D’ailleurs son visage à elle n’exprime absolument rien, mais intérieurement, elle a un peu honte. Au fond, et assez secrètement, elle est même un peu contente car c’est ce qu’elle attendait un minimum, comme réaction. Elle a pas de mal à accepter l’idée de se faire réprimandée, car elle l’a bien mérité pour le coup. C’est quelqu’un de très lucide Kenza, très correct aussi et qui essaye d’être la plus juste possible, dans toutes les situations où elle est impliquée. Alors elle ferme sa gueule et encaisse. « Je te comprends » Elle a merdé. Ça c’est sûr. Déjà il arrive à lui tenir tête, c’est un bon début. Elle aurait trouvé ça vraiment navrant s'il s’était écrasé en mode chill alors que non, fallait quelqu’un pour lui remonter les bretelles. Elle est d’accord et ça se voit un peu dans son regard, qu’elle aurait bien aimé s’excuser et avouer ses torts si elle le pouvait. Mais c’est une femme avec une grosse fierté alors faut pas déconner. Icare il est peut-être dans le vrai, mais faut pas qu’il en demande trop non plus. Elle irait jamais s’écraser non plus. Après, le fait qu’elle garde le silence et qu’elle ne dise rien, c’est déjà ça. « Il n’y’a rien à expliquer » qu’elle commence, sachant très bien ce qu’elle a à dire « J’ai merdé » voilà, c’était le seul truc à retenir de tout ça. Mais Kenza, elle avait cette prestance, et cette maturité qui laissait qu’elle pouvait facilement accrocher son regard, sans pour autant se faire mangé par lui malgré le contexte « Ce qui s’est passé avec Ana n’a rien à voir avec nous » qu’elle reprend néanmoins, histoire de fixer certaines choses et remettre les choses dans leur contexte « C’était de la curiosité. » elle sait pas trop comment lui expliquer, mais elle a senti l’envie de découvrir un truc qu’elle a jamais osé pu faire auparavant, et qui s’est déclenché d’un coup. Ce n’est pas en rapport avec elle. Ça aurait pu être Tonia par exemple, ou Lula si elle était plus ouverte alors faut pas non plus qu’il commence à se sentir menacé par une personne spécifique, car ce qu’elle vit avec lui n’a rien à voir avec tout ça. Eux, ils sont dans une vraie relation. Avec Ana, c’était une expérience où les deux savent plus au moins ce qu’il en est. Elle ne cherche pas à se justifier ou se trouver des excuses, mais faut pas qu’il s’amuse à venir tout mélanger non plus. Si elle aurait voulu, elle aurait pu lui ressortir tout un récital de causes qui l’auraient poussé à faire ce qu’elle a fait, sans pour autant qu’il ait quelque chose à dire. En vrai, Kenza ça fait quand même 4 grosses années qu’elle fait ce qu’elle veut alors les notion de liberté, de couple et de responsabilités se sont un peu dénaturés dans son cône. Ça fait aussi 4 ans qu’elle fait plus confiance à un seul homme, comme elle l’a balancé à Nicho alors elle pourrait easy faire sa queen des glaces et s’imposer, mais elle ne le veut pas. Elle tient quand même à ce nous dont il commence à douter, car au fond, elle veut pas non plus le perdre pour une histoire de pulsion bi qui ne date pourtant pas d’hier. Après, faut pas qu’il abuse non plus, c’était qu’un baiser comme elle le lui a avoué. Il s’est rien passé d'autre ou de plus alors il a pas à bouffer la grenouille avec ses nouveaux centimes et sa valise car avec le recul, ça serait limite con, surtout que comme elle arrête pas de lui dire, ce n’était que de la curiosité qui la rongeait bien avant de postuler dans cette émission. Elle voit qu’un léger silence malsain commence à s’installer alors elle détourne légèrement l’attention vers lui pour planter son regard dans le sien « le problème avec toi, c’est que je n'arrive pas à te dominer » qu’elle tente avec une once de légèreté et un sourire approximatif qui se transforme en mini rire, pour apaiser l’ambiance. Du moins elle essaye en tout cas et tente même un premier geste vers lui en venant caressant l’intérieur de sa cuisse. C’est peut-être lancé sur un ton de rigolade, mais il y’a une part de vérité dans tout ça. Dans le fond, c’est une grosse dominante qui a peut-être vu en Ana l’occasion de se réconcilier avec elle-même. Parce-qu’avec Icare, il n’y’a qu’à voir comment elle subi depuis le début avec ses histoires de drogues et sa situation de tox qu’elle a accepté, comment ils baisent ou comment elle arrive à s’imposer, hausser le ton et faire sa queen devant tout le monde, mais pas devant lui ou avec lui. Vraiment. Il y’a qu’à voir comment elle le laisse lui parler en ce moment même parce-que le pauvre, il sait pas ce que les autres endurent normalement avec elle. Ce qu’il se rend pas compte, c’est qu’il a réussi à dompter un sacré caractère. Une sacrée femme ultra compliquée, complexe, psychologiquement difficile à gérer au quotidien, libre dans sa tête et égoïste à la base qui serait à présent prête à tout faire pour lui. C’est pas rien quand même. Niveau accomplissement, Icare il a peut-être pété un secret, mais ce qu’il a réussi de plus fort c’est avec Kenza car c’est un sacré exploit. « Plus sérieusement, je ne veux pas que tu penses que je me fous de toi, que je te manque de respect ou que c’est une trahison de ma part, rassure toi » ça n’a rien à voir, et si il venait à lui dire que c’est le cas, c’est à elle de se barrer car elle est pas prête à commencer un truc avec quelqu’un qui va lui reprocher son mini caprice toute la vie. « Je t’ai promis d’être avec toi jusqu’au bout et je compte bien tenir ma promesse » en vrai, Kenza, c’est une vraie femme, dans le sens traditionnel des femmes marocaines qui sont connues pour être très fidèles alors il n’a rien à craindre sur ce point. « J’ai vraiment pas envie de te perdre » et là elle resserre très fort sa cuisse sans le ressentir. C’est hallucinant qu’elle dise ça mais c’est vrai. Tout ce qu’elle a pensé durant le prime, elle vient de l’extérioriser. Parce-qu'elle parle pas que de le perdre au sens de je te quitte tu me quitte bye bye, mais aussi dans le sens où elle a pas envie qu’il retombe dans sa grosse consommation de drogue qui a failli l’éteindre pour de bon.

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MessageSujet: Re: étoiles vagabondes (samedi, post-prime)   étoiles vagabondes (samedi, post-prime) EmptyMar 23 Juil - 13:20

J’ai besoin de régler ce truc vite fait bien fait avec @Kenza. Parce que c’est une connerie et parce que j’ai envie de passer à autre chose le plus vite possible pour arrêter de me pourrir la soirée. Y’a bien plus important, dans l’échelle des révélations, que ce baiser. Mais j’ai pas non plus l’intention de passer outre comme si je m’en battais les couilles, parce que c’est pas le cas. J’ai assez de respect pour le truc qu’on construit inconsciemment depuis des semaines pour me laisser avoir par l’histoire d’un coup de curiosité, comme un bizuth. Et ouais, ça me gave de devoir parler de ça là maintenant tout de suite alors qu’on vient de se faire tej juste avant la finale et qu’on vient aussi de lever le voile sur mon secret qui était – a priori – le dernier truc pas vraiment net entre nous. Mais au fond tout ça je trouve que ça représente rien. Parce que la finale c’est qu’un pas vers un hypothétique gain de tune. Notre notoriété on l’a déjà construite, on a joué le jeu, on a quand même réussi à avancer pendant des semaines en se sauvant les fesses de l’élimination, et tout ce qu’il s’est passé ici depuis le début du jeu ça vaut mille fois plus qu’un quatuor final. Le quatuor, c’est pour l’honneur. Mais pour moi gagner Thrown Dice c’est pas un achievement, c’est pas comme gagner une coupe du monde, c’est pas comme faire péter un secret, c’est pas comme prouver à tes parents qu’ils ont tort. C’est qu’un bonus. De l’autre côté, y’avait mon secret. Mais ça aussi je m’en bas les steaks, parce que j’ai pas l’impression qu’il signifie grand-chose, ce secret. C’est peut-être mon point de vue de mec ultra détaché face à la petite condition fataliste dans laquelle il s’est enfermé depuis des années, mais ça reste un fait. Y’a rien de vraiment compromettant, rien qui puisse remettre en question la sincérité de ce que j’ai montré depuis le début de l’aventure. Moi je leur ai montré Icare, tout entier, avec ses faiblesses et ses conneries. Maintenant, j’ai jamais joué aussi franc jeu que ce soir, mais au fond tout était annoncé. Je lui ai juste confirmé que j’avais envie de changer la donne sur ce que je suis. Alors y’a plein de trucs qui me prennent la tête tandis qu’on avance silencieusement dans le parc. Kenz’ elle essaye de détendre l’atmosphère avec des phrases construites en « on », et je sais que c’est volontaire. Rien n’est laissé au hasard chez elle. Je souris et quand elle parle du fait que c’est son endroit préféré je mets quelques secondes à capter. J’y avais pas réfléchi, au fait qu’on est sous les étoiles et tout le toutim. Moi j’avais juste envie qu’on soit suffisamment au calme pour pouvoir discuter sans être interrompus par les autres. Et j’avais besoin de respirer aussi. Je commençais à étouffer, à l’intérieur. Je laisse filer quelques secondes et puis j’annonce de but en blanc mon ressenti face à tout ça. Voilà c’est bon elle a été honnête avec moi alors moi aussi j’y vais cash. J’ai pas 14 ans, ça me dérange pas d’avoir ce genre de discussions, mais je préfère que ce soit fait efficacement. Et elle ça se voit qu’elle a bien préparé ce qu’elle allait me dire. En fait ça me dérange un peu ce rationnel extrême derrière lequel elle se cache. Son « j’ai merdé » moi il me satisfait pas, j’ai envie de mots en plus. Et au fond je trouve ça d’autant plus ouf alors qu’elle m’a pris la tête y’a quelques semaines quand j’ai osé répondre  à Elena que je trouvais Ana subjectivement belle. Ca me fait une belle jambe, sa curiosité. Kenz’ parfois j’aimerais qu’elle lâche un peu son visage de marbre pour me partager un peu de ses émotions. Je dis rien pendant quelques secondes, le temps de capter ce que j’aimerais lui répondre, mais elle finit par continuer. Et sa phrase m’étonne. Je redresse ma tête et croise son regard en me détendant. Je sais qu’elle dit ça sous un faux humour, parce qu’il y a une part de vrai dans ses mots lancés avec légèreté. Kenz’ elle aime le contrôle, sauf que moi aussi j’aime le contrôle. Et forcément, à un certain moment, il en faut un qui lâche du lest. Pourtant j’ai jamais trop eu l’impression qu’il y avait un jeu de domination entre nous. Je sais que notre premier date dans la LR, quand elle s’est ouverte à moi, a pas mal changé la donne. Mais après tout s’est plutôt construit naturellement. Je la laisse finir et je finis par souffler un gros coup et poser ma main sur la sienne à sa dernière phrase. On parle plus uniquement de notre relation là, pas vrai ? Je préfère lever le tabou, même si je pense pas faire fausse route. Autant qu’on exorcise ce point là aussi. Kenz’ ce dont elle se rend pas compte c’est que moi aussi je veux pas la perdre et du coup je compte pas rester bloqué sur cette histoire avec Ana trop longtemps. Je finis par tourner complètement mon buste vers elle pour clore une fois pour toutes ce chapitre. Je sais que c’était pas grand-chose. J’ai l’impression de passer pour un con, mais c’est pas non plus la fin du monde. Je lui ai dit, ça me fait chier. Maintenant j’avale la pilule et je prends sur mon égo de grand garçon parce que ça sert à rien de foutre en l’air la seule relation qui compte pour moi depuis des années, pour une histoire aussi banale. Au fond, son histoire de curiosité je sais pas des masses comment l’interpréter. Je me souviens que dans sa prez’ Kenz’ elle s’est jamais définie en temps qu’hétérosexuelle affirmée, donc j’imagine que ça va dans ce sens. Par contre, pourquoi t'aurais besoin de me dominer ? Ca aussi, c’est un point qui me titille. Je glisse ma main dans la sienne en faisant abstraction de ce petit pincement qui me brûle le torse. J’ai pas envie que ce soit ça le délire entre nous. Un jeu de domination inconscient. Ca l’a jamais été, dans ma tête. Peut-être juste au lit, mais ça c’est des simples instincts physiques qui prennent le dessus. Pour le reste j’ai pas une conception des relations qui marche comme ça. J’ai peut-être joué au con avec pas mal de mes dernières meufs, mais mon besoin d’avoir l’ascendant il se manifestait uniquement pour me permettre de garder cette distance émotionnelle qui me garantissait ma liberté d’action. La possibilité de mettre un terme au truc, quand ça devenait trop engageant, trop oppressant. T'es la personne qui m'a fait prendre une décision que huit ans de thérapies et trois overdoses m'ont pas permis de faire. Je pense pas que ton pouvoir d'action soit si faible sur moi. Et ça, c'est quand même quelque chose d'extrêmement flippant. Elle s'est infiltrée petit à petit dans ma vie, dans ma tête, jusqu'à faire tomber certaines barrières que j'avais consciemment dressées. Je tiens quand même à le lui rappeler. Parce que c'est pas un truc à sens unique. Elle compte être là pour moi, oui, mais moi aussi j'ai pris mes engagements. Et ça me tord déjà les tripes de savoir que dans quelques jours on sera dehors, vraiment dehors, parce qu'on se prépare jamais vraiment au retour dans la vie réelle.

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MessageSujet: Re: étoiles vagabondes (samedi, post-prime)   étoiles vagabondes (samedi, post-prime) EmptyMer 24 Juil - 17:27

Icare, ça se voit que malgré les tentatives de Kenza à dépressuriser l’atmosphère, il est bien déterminé à y aller jusqu’au bout. Il badine plus. Il est limite froid et s’avance de façon très sérieuse vers l’endroit qu’il a prévu pour eux histoire de régler cette affaire. Quand elle lui balance avec légèreté qu’il a choisi son endroit favoris, elle espère un peu adoucir ses traits mais il s’en balec total et réagi même pas. Il se contente de lui envoyer à la gueule une réponse glaciale, et c’est à ce moment là où elle comprend qu’il est pas dans le mood Icarien chill pépouze qui laisse vivre et passer avec tolérance et amour les problèmes de la vie quotidienne. Non, monsieur commençait à étouffer à l’intérieur et elle pige qu’elle va avoir droit à une ejac faciale direct, sans préavis. Elle sent qu’il a le sang chaud alors elle dit rien histoire de pas créer d’animosité supplémentaire. Elle aurait aimé qu’il s’y prenne de façon douce, qu’il choisisse de meilleurs mots et mette un peu de crème histoire d’adoucir un peu le tout, mais elle est pas en position de choisir la manière dont elle se fera pénétrer vu comment elle a merdé alors elle ferme sa gueule et encaisse. C’est brutal mais Kenza, elle a un sacré coffre pour subir et absorber n’importe quel coup. Elle est pas indestructible mais elle gère assez facilement ce genre de remise en question de couple, car en soi, c’est pas quelqu’un de bête ou stupide. Au contraire, c’est quelqu’un de très lucide, qui a pas de mal à se remettre en question et avouer ses torts. Alors elle lui explique de façon très sommaire ce qu’elle arrive à elle-même du mal à s’expliquer. Mais elle voit que ça ne suffit pas. Qu’il en veut plus. Qu’il est pas très convaincu par sa communication à elle ultra maîtrisée. Mais elle y peut rien. C’est tout ce qu’elle trouve à dire pour ne pas créer d’avantage de problèmes et envenimer la chose. Elle se mouille quand même beaucoup en ouvrant des valves carrément rouillés de son côté. Elle se doute bien qu’elle va pas s’en sortir comme ça si elle se donne pas un peu alors elle se lâche, parce-que ça fait quand même des plombes qu’elle a pas avoué à quelqu’un à quel point il était pas aussi inutile que ça dans sa vie. Elle choisi toujours ses mots car elle a un art de l’entretien de l’image qu’elle renvoie hallucinant, mais au fond d’elle, elle est prête à troquer sa réputation pour pas perdre son mec. C’est sûr que là, elle veut trop en montrer mais avec le prime, sa révélation de secret et cette entrevue au coin hamacs, elle sent un léger pincement au cœur qui la freine. « Voilà tu as compris » elle parlait pas que de la relation, et ce qui est bien avec Icare, c’est qu’il est pas stupide pour pas comprendre le hors texte. « je ne pensais pas que ça pouvait être aussi grave » son histoire de vécu avec la drogue, quand il la lui avait déballé dans la plage en même temps que sa nappe son petit dej et ses couvercles, elle pensait pas que c’était parti aussi loin. Elle se doutait pas qu’il avait failli se faire buté par la poudre et ce n’est que ce soir qu’elle se rend compte de l’extrême complexité de la situation. En vrai, l’addiction elle trouvait que c’était gérable. Elle avait un peu élaboré son plan dans sa petite tête pour éviter à Icare de replonger, mais là, son truc c’est parti trop loin. Alors normal qu’elle flippe. Normal qu’elle s’imagine le pire et qu’elle commence à paniquer silencieusement dans son coin, parce-que malgré ça, elle se devait de garder la face et ne rien montrer histoire de ne pas l’inquiéter. Alors bien sûr, il y’avait ses promesses à lui de plus retoucher à cette belle merde, et puis y’avait aussi ses promesses tacites à elle de ne plus reproduire la petite curiosité d’hier soir. C’est pas grand-chose, c'est pas la fin du monde comme il dit mais il a l’impression de passer pour un con n’empêche et là elle sait pas trop quoi lui dire de plus. C’est bon, elle va pas quand même s’agenouiller devant lui pour une histoire de bisous faut pas déconner. « Force pas trop et laisse moi du temps aussi. Je ne sais pas si tu t’en rends compte mais tu n’es que ma deuxième vraie relation, et quand on voit comment la première a mal tourné, franchement … » c’est pas facile de s’y refaire à cette idée de replonger dans un truc où le cerveau a son mot à dire et te dicte de faire carrément l’inverse. Parce-que lui aussi, il faut le comprendre. Il a vécu un sérieux trauma et c’est pas évident de se réconcilier avec cette idée qui l’a fait souffrir « je crois que tu l’ignores parce-que je n’ai jamais osé te le dire en face, mais depuis, j’avais arrêté de faire confiance aux hommes. » elle se pose pas en victime, au contraire. C’est comme ça. C’est une fatalité, voir un résultat engendré de ce qu’elle a vécu durant sa précédente relation et qui l’ont conditionné à se comporter ainsi avec les autres. « mais avec toi j’ai compris que je devais, et puis après que je pouvais te faire confiance » il n’y’a qu’à voir les ultimatum qu’elle lui a lancé et les challenges qu’il a accepté de relever à ses côtés, sans oublier sa déclaration au prime à la fin de sa révélation, et tout ça aussi, qui les entourent depuis qu’ils ont eu ce premier date à la loveroom. Elle a aussi comprit qu’elle avait pas non plus à le dominer comme les autres. D’ailleurs, il a bien fait de ne pas se faire mangé car sinon, c’est sûr que la finalité aurait été toute autre. « c’est dans ma nature je crois, mais ça aussi j’ai fini par comprendre que ça n'a pas lieu d’être entre nous » Kenza, elle a passé quatre ans à mener les hommes en bateau, s’imposer et les dominer pour en soutirer ce qu’elle voulait, mais au fond, pour ce qu’elle est entrain de construire avec Icare, et ce qu’elle veut pour elle-même, elle doit pas chercher à reproduire le même schéma psychologiquement défectueux qui la mène a rapidement se lasser de quelqu’un. Icare, mine de rien, il s’est imposé, il a réussi à la dompter et s’éviter de se prendre un sale caractère en pleine figure, ce qui est vraiment très fort et elle le respecte pour ça. Plus encore, elle est limite émerveillée au point de penser que c’est peut-être le bon, voir celui qu’elle lui fallait ou qui serait au moins susceptible de l’accepter comme elle est. Quand il commence à se déverser elle coule un regard vers lui, et là son visage de queen se décompose car ce qu’il raconte, ça la touche énormément au point qu’elle se sent encore plus conne avec sa curiosité à deux balles, quand elle entend ce genre de chose « arrête c’est toi qui me fait passer pour une grosse conne maintenant » clairement, la grosse tepu curieuse qui va embrasser une autre alors qu’elle a a un mec en or tout mignon et parfait, prêt à faire des efforts ouffissime pour devenir clean et réglo. Elle est un peu mal à l’aise mais arrive tout de même à sauver la face en souriant, car ce qu’il dit, ça lui fait tellement plaisir que ça la fait décoller de son siège pour venir s’asseoir sur ses cuisses à lui. « C’est bon on oublie s’il te plait » elle sait vraiment pas ce qu’elle fait sur ses genoux mais elle a subitement eu l’envie de casser la distance pour se donner complètement à lui. Elle ose pas trop l’embrasser, elle sait pas trop si elle en a le droit même si elle en a terriblement envie. Il est trop sérieux avec sa petite tête maigrichonne alors elle joue un peu de ses regards pour essayer de le faire rire, car une fois qu’il va rire, c’est bon, elle sera sûre que c’est enterré une bonne fois pour toute derrière « Est-ce que t’es bien avec moi ? » le fait de réentendre à quel point son pouvoir d’action sur lui est loin d’être si faible l’a clairement fait décollé, mais le plus important c’est de savoir surtout s’il est content, de ce qu’il a en ce moment, et de ce qu’il s’apprête à vivre dans en court, moyen et pourquoi pas, long terme.

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MessageSujet: Re: étoiles vagabondes (samedi, post-prime)   étoiles vagabondes (samedi, post-prime) EmptyJeu 25 Juil - 0:00

@Kenza

Je finis par comprendre qu'on parle bien de moi et de ma révélation, et que Kenz' est vraiment touchée par tout ce que j'ai pu balancer ce soir. Alors finalement je prends un peu de recul sur tout ça et j'essaye de me détendre en prenant sa main et en cherchant quoi lui dire. Je conçois que ça soit pas évident, même si pour moi ça a rien d'exceptionnel. C'est tellement ancré dans ce que je suis - ce que j'ai été - que j'arrive pas encore vraiment à en saisir les fausses notes. Je suis désolé que t'aies compris tout ça de cette façon. Mais de mon côté il faut comprendre que c'était pas évident d'en parler au quotidien sans tomber dans un scénario hyper mélodramatique. Y'a que ceux qui ont vécu la vraie addiction, celle viscérale, qui peuvent saisir l'étendue de cette sensation. Ce "je m'en fous" qui te rend terriblement vivant. Parce qu'il y'a pas meilleure façon de vivre que de vivre sans se soucier des conséquences. Mais j'ai une bonne étoile. Je tente cette fois-ci de détendre la discussion en amorçant un sourire et en levant les yeux au ciel. Les étoiles, je sais que c'est un truc qui lui parle. Et au fond ça fait un peu écho à tout, au début de notre relation, à notre première vraie discussion. Quand on tirait les cartes, que je fuyais l'idée d'un lendemain et que je me méfiais des astres. Maintenant je me dis que tout n'est pas forcément conditionné par l'instinct de l'adrénaline. Je rebondis sans trop savoir pourquoi sur le reste, sur mon ressenti vis-à-vis d'Ana. Et au fond c'est juste que les mots sortent trop vite, sans être réfléchis. Je lui dis que je me sens con, ouais. Mais à ce stade je sais pas vraiment pourquoi je me sens con. Y'a énormément d'histoires qui se mélangent et qui me prennent la tête. Et c'est à son tour de me lâcher une petite bombe. Un truc auquel je m'attendais plus ou moins, parce qu'elle m'a jamais parlé de ses ex et qu'elle a toujours défini ses relations comme des histoires de passage, des plans cul, des situations de confort. Mes yeux s'accrochent aux siens autant que ma main serre la sienne. C'est bon, j'ai zappé la moitié de mon amertume. J'ai jamais reçu autant de déclarations et j'ai du mal à les assimiler. Je me suis juste contenté d'être moi, avec elle. J'ai pas joué de jeu, à part sans doute celui de la séduction, mais ça a pas été au détriment du reste. Quand j'ai pu lui parler de mes problèmes je l'ai fait, la mettant doucement face à une réalité qu'elle comprend à peine. Mais ça crée tout un ensemble de sensations, ses mots, cette histoire de confiance. On est très bons pour se faire comprendre les choses réciproquement, mais moi quand il s'agit de dire vraiment ce que je ressens y'a un blocage qui s'opère. Comme une fenêtre d'alarme qui m'avertit du danger dans lequel je m'apprête à me jeter. Sauf qu'au fond, il faut bien que je compense mon manque d'adrénaline chimique par un autre type d'adrénaline. Et ce saut en parachute là, il me paraît quand même hyper excitant. Je la laisse glisser sur mes genoux et je finis par passer mes deux bras autour de ses hanches. Tu me racontes ce qu'il s'est passé et pourquoi ça a mal tourné ? Faut qu'on commence sur ces bases là, si on veut vraiment se lancer dans notre histoire, elle et moi. J'ai jamais été du genre effrayé par les souvenirs des ex, parce que je me suis jamais senti en danger, en couple. Pour moi la notion du couple c'était une notion passagère. J'ai déjà vécu des relations passionnelles, mais des relations complètement sous l'emprise de drogues dures. Ca s'est révélé destructeur, parfois. Souvent juste explosif. Mais ça allait aussi vite que ça partait. On fait un deal ? On fait carte blanche ce soir. De toute façon maintenant qu'elle a abordé la question j'aurai du mal à passer à autre chose. Je pose mes mains sur ses joues pour qu'elle me regarde et je finis par l'embrasser. Kenz' je commence à avoir du mal à lui résister, avec ses blessures cachées, ses sourires pseudo-assurés, ses yeux noirs qui te foutent des claques mentales à eux seuls. Elle sait quoi dire, elle sait comment le dire, et elle sait avoir l'impact qu'il faut au bon moment. C'est l'exemple de ce que je suis pas. Quelqu'un qui a su construire sa vie et sa façon d'être avec les autres. Moins avec moi apparemment. Moi je suis l'opposé. Je sais me vendre, je sais me rendre désirable. Mais ça fait des années que j'ai pas de contrôle sur ce que je renvoie, dans certains contextes. Je marche par mimétisme. Mais dans l'euphorie, je vrille. Et c'est ça qu'il faut que je change. Mes mains retombent sur ses épaules. Coup de poker. Echec et mat. Victoire du PSG. On se dit tout et puis on brûle le ticket gagnant avec tous ces sales souvenirs pour passer à autre chose. C'est ma façon à moi de blaguer, mais surtout de dire que oui, on oublie et on s'en bat les couilles de cette histoire. Plus de véto. Si t'as d'autres questions par rapport à ce que j'ai raconté, vas-y. Et ça aussi ça signifie un tas de choses. Ca veut dire d'abord que je suis bien avec elle. Que oui, je suis un mec qui sur-réagit. Un gars qui a ses putain de défauts. Un gars qui sera sans doute pas toujours une partie de plaisir là-dehors, le premier soir où il se retrouvera dans un contexte vraiment festif. Mais aussi un gars qui est prêt à se donner, comme il lui a annoncé à elle et au monde entier. J'attrape son menton avec ma main et je serre ses joues entre mes doigts en me marrant parce que ça lui donne une fausse allure de grimace de poisson rouge. Puis j'attaque ses lèvres de baisers entrecoupés de murmures. Oui. Un baiser. Je. Deux. Suis. Trois. Bien. Quatre. Avec. Cinq. Toi. Je la libère. Et j'ai hâte qu'on se barre tous les deux. Même si ça me fait flipper, mais ça elle doit s'en douter. J'insiste sur le tous les deux, pour la rassurer à mon tour sur le poids de cette entité sur laquelle elle s'appuie depuis tout à l'heure. Qu'elle ait pas l'impression d'être la seule à se mouiller là-dedans. Alors ? D'autres questions ? C'est le moment. Parce que sinon elle sait que c'est à son tour de m'amener ses réponses. Et je commence à appréhender un peu le truc, même si je sais que ça date et que depuis Kenz' a parcouru un certain chemin. Je me dis que, la connaissant, ça doit pas être une bombe à sens unique.

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MessageSujet: Re: étoiles vagabondes (samedi, post-prime)   étoiles vagabondes (samedi, post-prime) EmptyVen 26 Juil - 22:18

@Icare, il descend un peu quand il est question de son secret et des répercussions qu’il a pu avoir sur elle. Pour lui c’est peut-être pas grand-chose à cause de son je m’en foutisme chronique, mais pour Kenza et son esprit très rationnel, c’est pas un truc qu’elle gobe assez facilement. Se péter le cerveau et faillir clamser à cause d’une drogue, c’est juste le truc le plus débile qui soit et en plus de craindre la rechute, elle aime pas trop cette pseudo-insouciance qu’il se trimbale depuis sa révélation comme si au fond c’est bon, il avait balancé son secret maintenant, il a fait sa petite déclaration, suivie de ses promesses et ses remerciements et puis hop, tout était réglé on pouvait passer au dossier Ana. Hors que non. Son intitulé, il a peut-être un aspect cool qui vient du fait qu’il s’est perdu dans un jeu vidéo pendant on sait pas combien de temps, mais au fond c’est pas drôle du tout, surtout pour une personne qui tient à lui un minimum. Et Kenza, du haut de ses talons et de ses mimiques de queen glaciale qui ne laisse rien transparaître, elle est loin de s’en foutre complètement. Au contraire, ça l’inquiète plus que la perspective de le voir en reprendre à la sortie ou la quitter après une crise quand il se rendra compte qu’il aura accès à rien avec elle. Alors il a beau être désolé, croire en une belle étoile mais c’est pas suffisant pour détendre l’atmosphère. Elle ne dit rien car en ce moment, y’a plusieurs dossiers sur le tapis et qu’elle sait plus trop par lequel elle doit commencer, alors elle procède par ordre de priorité et surtout, de facilité. Le dossier Ana, c’est bon, il est classé. Y’a pas à polémiquer là-dessus car c’est limite con de se prendre la tête pour un baiser et une histoire de curiosité bi qui date pas d’hier. Kenza, ça fait un moment qu’elle veut tester sa compatibilité avec une femme et c’était pas non plus un secret pour tout le monde. Alors oui maintenant qu’elle est en couple et qu’elle a des comptes à rendre pour quelqu’un, elle se doit de se calmer un peu et respecter son conjoint. Ce qu’elle se promet d’ailleurs tacitement de faire en avouant ses torts et en essayant de passer à autre chose. Après c’est aussi lié d’une certaine manière mais y’a son historique toxique avec son ex qui a conditionné un peu la Kenza actuel à se comporter de cette manière depuis tout ce temps, que ça soit avec les hommes ou avec les femmes, et forcément, c’est un sujet qui arrive sur la table aussi. « D’accord je vais le faire » qu’elle promet en soupirant. Tôt ou tard, elle se devait de parler de son vrai secret et de son passé. L’avantage avec Icare, c’est qu’il arrive à facilement placer un contexte favorable pour le relâchement des tensions et l’ouverture. Elle se retrouve sur ses cuisses et accepte le deal de faire carte blanche ce soir. La perspective de tout brûler derrière, que ça soit les sales souvenirs ou les antécédents aussi. Ça fera une bonne base sur laquelle ils pourront construire quelque chose de correct. « Ce qu’il s’est passé c’est que j’ai été impliquée dans une histoire de mariage arrangée avec une grande famille marocaine. J’étais promise à quelqu’un, on s’est fiancés et c’était voué à être ma première et certainement ma dernière relation puisqu’on était amenés à se marier. » qu’elle commence en brossant le tableau et les grandes lignes d’une histoire dont il faut très bien en saisir le contexte social, culturel et économique aussi pour comprendre pourquoi ça a mal tourné. Parce-que Kenza, elle est issue d’une famille très pauvre, elle vient vraiment de loin et a connu la vraie misère avant de devenir la personne influente médiatiquement parlant qu’elle est aujourd’hui « c’est ma mère qui a tout arrangé pour moi. C’est une tradition chez nous, de nous marier très jeunes. 18 ans je connaissais déjà l’identité de mon fiancé. Première allure, c’était le prince charmant. L’homme idéal. Bonne famille. Noble. Riche, bien éduqué, éloquent, qui fait de grandes études, promis à un bel avenir et en plus de ça, c’était une fierté pour notre famille de s’unir, et ma mère, je la voyais, ravie et contente de savoir que sa plus belle fille allait lui faire décrocher le gros lot, car elle tenait pour elle son plus grand accomplissement. » Icare, il aura du mal à comprendre car c’est très loin de sa culture, mais c’est comme ça « Bref, tu connais l’histoire. Lune de miel au début. Conte de fée. Tout est parfait. On s’est fiancés. Grosse première fête pour sceller notre première union puis je l’ai suivi à Londres où on s’est installés. Et disons que là-bas, loin de ma famille, j’ai commis l’erreur fatale de le croire et lui faire confiance, car il a fait des promesses qu’il n’a pas pu tenir. En plus, j’ai découvert qui il était réellement. » et c’est là où les problèmes ont commencé à pousser et pulluler comme des boutons sur un visage de gros acnéique. Elle s’impose une pause car ça commence à devenir légèrement compliqué pour elle de raconter la suite. Mine de rien, c’est assez douloureux pour elle de revenir sur ça. A mainte reprise Lula a essayé de la faire parler mais ce n’est que là, devant Icare, qu’elle trouve enfin le courage pour revenir sur ce qu’elle a vécu pendant cette période sombre de sa vie dont elle est la seule, à en connaître le script « J’ai vécu un enfer. Une belle prison dorée où en superficie, ça ferait rêver n’importe quelle fille vu que je me payais le luxe de voyager et sortir là ou je voulais. En plus je ne manquais de rien financièrement parlant, mais en vrai, c’était un cauchemar. Il savait très bien jouer sur les apparences, personne ne se doutait réellement de qui il était mais moi j’ai côtoyé cette part obscure … » c’est pour ça qu’elle ne fait jamais confiance aux hommes, à leurs promesses et leur bande annonce de prince charmant façon Malcolm et son baratin de chic type chill et 100% détente. Comme elle a pas eu de mal avec le côté Dark d’Icare drogué jusqu’à la moelle car elle en a côtoyé bien pire, en vrai « C’était quelqu’un de violent. Très violent. Imbu de sa personne. Très dominant, macho, viril, orgueilleux, têtu et irrespectueux. Limite à l’époque j’étais encore vierge et on avait convenu de garder notre premier rapport le jour de notre mariage. C’est une tradition, mais un soir il est rentré encore plus déchaîné, méconnaissable, complètement ivre et drogué et il m’a violé. » C’est un douloureux épisode dont elle voulait l’en épargner car elle connait plus au moins le caractère d’Icare, il peut rapidement monter mais c’est comme ça, c’est ce qu’elle a enduré. C’est pas très beau à entendre mais c’est la fatalité. Des femmes sont amenées à vivre des choses durant leur vie qui les conditionnent à devenir malgré elles ce qu’elles n’ont pas forcément envie de devenir par la suite. Elle baisse les yeux un instant pour mater ses ongles rouge sang écarlates, avant de poursuivre « depuis ce jour, je crois que quelque chose s’est cassé. En nous c’était certain, mais surtout en moi. J’ai su à ce moment là ce que c’était le vide. » En vrai, parmi les dix aspects de la mort, celui de Kenza, c’est celui du vide et le nihilisme « Cette sensation où nous sommes le néant. Notre tête est vide. Et sans rien autour de nous, nous ne sommes rien. Nous devenons ce que nous percevons et à ce moment là, nous ne percevons rien. » ça aussi, c’est un sentiment qui même avec toute l’empathie du monde, seuls les femmes comme elles, qui ont traversé ce qu’elle a traversé, peuvent ressentir et comprendre. « Bien évidement, il a regretté. Il s’est excusé, il a promis de se racheter, m’a rassuré sur le fait que de toute manière, on allait se marier mais sans le savoir, il a brisé un rêve de jeune fille. Celle qui rêvait que son premier rapport, aussi banal que cela puisse paraître, allait se passer d’une bien meilleure façon. Bref. De toute façon, je n’avais plus trop le choix. Je devais prendre sur moi, tout étouffer et encaisser comme j’ai toujours appris à le faire. Mine de rien, j’étais prisonnière de cette situation. J’avais perdu ma virginité, tout ce qu’il me restait à présent c’était de préserver l’honneur de ma famille intact alors j’ai décidé de m’y plier à cette fatalité. J’allais peut-être passer le reste de mes jours avec la mauvaise personne, mais au final, tout ce qui m’importait, c’était la famille. La même qui me reniera des années plus tard pour les décisions que j’ai prise. Mais bon. Il savait aussi que je n’avais plus le choix, que j’étais prisonnière, alors la période des remords passées, j’ai enduré celle où j’ai du subir ses tromperies insolentes sans avoir mon mot à dire. Sans m’imposer. De toute façon, je n’étais rien pour décider quoique ce soit. Et le jour où j’en ai eu un peu marre qu’il me prenne pour acquise et que j’ai essayé de lui faire comprendre que ça ne se faisait pas, de me traiter de la sorte, il m’a enfoncé contre un mur et m’a jeté dehors. Et du jour au lendemain, je me suis retrouvée dans la rue. » Et là elle détourne du regard car ça commence à devenir trop pour elle. « Excuse moi Icare je ne voulais vraiment pas en parler mais c’est trop » c’est too much pour elle qu’elle craque et commence à fondre en larme. C’est hallucinant mais elle n’arrive plus à maîtriser ses yeux qui se perd un moment dans l’obscurité. Similaire à la fosse dans laquelle la Kenza reine des glaces que tout le monde connait si bien est née. Où aucune lumière ne brillait. Comme si elle était pressée par les ténèbres. Insensible à tout. Née sous ces sédiments sombres. Elle ne ressentait plus rien. Ou peut-être que ce qu’elle ressentait depuis tout ce temps là, c’était le vide. Il n’y’avait plus rien pour elle. Elle ne pouvait plus rien entendre, plus rien voir, plus rien ressentir, plus rien toucher. Les choses qui se reflétaient dans ses yeux n’avaient plus aucune signification. Elle n’avait plus de compagnon aussi. C’était une première cinglante tellement elle s’était aussi rendue compte à quel point elle était devenue dépendante envers quelqu’un, et c’était l’horreur. Elle savait juste qu’elle devait à présent marcher seule. Abandonnée comme ça, laissée pour semi morte dans un environnement hostile. C’est pour ça qu’elle n’a pas pu s’empêcher de venir en aide à Anaswara quand elle l’a vu dans un pareil état, quoique atténué mais sur pas mal de point, similaire. C’est comme ça aussi pourquoi elle vrille à chaque fois qu’on essaye d’atteindre une de ses copines, ou qu’elle voit qu’elles vont souffrir à cause d'un gros gland. Kenza, elle lâche trois-quatre larmes, mais songe par-dessus tout à pas niquer son mascara alors elle se ressaisit et arrive tant bien que mal à l’aide de ses doigts et ses ongles à sécher la totale. « Enfin bref. Un mois après, il est revenu vers moi en pleurant. En me suppliant et en implorant mon pardon, car au fond, il adorait me posséder, avoir le contrôle sur moi et ma vie en générale. Il m’aimait aussi. Il s’était rendu compte de la chance qu’il avait de m’avoir car au final, on ne se rend compte de la valeur des choses que lorsqu’on les perd, mais c’était trop tard. J’avais déjà commencé mon processus de vengeance et c’est un peu ce qui m’a amené à faire certaines choses. » Quatre ans à lui faire subir les pires tortures psychologiques qui existent. Son nouveau mode de vie à base de mecs jetables, son succès professionnel, sa nouvelle image bankable, sa récente gloire médiatique, sa sex-tape dans l’espace, sa participation à l’émission et Icare qu'elle se tape dans la LR et avec qui elle file le parfait amour en guise de cerise sur le gâteau, ce sont un peu les outils qu’elle a trouvé pour se venger d’un type tordu ultra possessif qui n’arrivait tellement pas à encaisser l’idée de voir la femme qu’il allait épouser, celle qu’il aimait et avec laquelle il était prêt à se racheter pour de bon se faire prendre dans l’espace en 4k qu’il a fini dans un asile psychiatrique pour gros dépressifs délirants. Au fond, ça en fait peut-être d’elle une grosse psycho qui a niqué la santé mentale d'un fdp, une grosse pétasse sans cœur, mais la vendetta, c’est un concept qu’elle a dans le sang et sans ça, c'est elle qui aurait fini dans un plumard pour dingos. « Ma famille a su ce qui m’était arrivé, que j’ai été dégagée de chez lui comme une merde mais au lieu de m’apporter du soutien, ils ont cherché à me pousser à revenir vers lui. Pour eux, c’était moi la fautive car les femmes ont toujours torts. » elle marque une pause, prend un dernier souffle pour clore une bonne fois pour toute cette histoire ultra pesante pour tout le monde. « Mais pour la première fois, j’ai pris MA décision. Celle de me construire toute seule et de me venger coûte que coûte. J’ai élaboré tout un plan. Sauf que j’en connaissais les conséquences aussi et pour ma mère, j’allais devenir une honte à ses yeux. C’était un grand déshonneur pour elle comme pour sa grande famille conservatrice et musulmane de voir sa fille préférée tourner dans un film pornographique, d’autant plus dans l’espace, alors là aussi je savais que j’allais devoir faire une croix sur eux. » Depuis qu’elle a prit ce chemin obscur, elle a été reniée par sa famille et en vrai Kenza, depuis, elle est toute seule. Zéro partenaire, zéro assise familiale, niet, nada. Et malgré ça, elle a su vivre, se construire la femme forte qu’elle est devenu et qui éclate tout sur son passage. « Mais c’est la vie. Je ne me plains de rien tu sais. C’est comme ça, il faut apprendre à s’y faire et puis c’est tout » Elle sèche une dernière fois ses larmes histoire de retrouver sa fierté et son caractère. Derrière sa grosse façade et ses nombreux défauts se cache en vrai un gros cœur très tendre. Et puis elle s’impose aussi un sourire, dans le genre éclatant en retrouvant les prunelles d’Icare pour amorcer le changement, et aussi lui signifier que c’est bon, elle se sentait plus légère vis-à-vis de lui, et qu’entre eux, ils avaient à présent exorciser leurs passifs à tous les deux et qu’ils étaient cleans pour passer à autre chose. « Tous les éléments composant l’univers, les galaxies, les amas de poussière, les astres, s’éloignent les uns des autres, inexorablement, un peu comme nous ... » qu'elle commence à murmurer faiblement à l'oreille d'Icare, comme pour lui réciter son poème favoris et qu'il connait à présent par cœur à force de le lui chuchoter de temps en temps « Et quand deux étoiles sont trop proches, et que l’une d’entre elle explose, il arrive qu’elle condamne l’autre étoile à errer sans trajectoire dans l’univers ...» Et il sait comment on les appelle, Icare. Les étoiles vagabondes. Celles qui errent en grande perdition, jusqu'à se trouver tôt ou tard, une nouvelle trajectoire. Elle le dévore du regard mais se ressaisit, tout en enlaçant ses bras autour de son cou. « J’ai d’autres questions, oui » qu’elle annonce avec son tout nouveau faible sourire. A vrai dire, elle est déjà contente à l’idée d’oublier ce moment gênant ou elle y est allé trop fort, trop trop fort en matière de déballage de life, le classer et passer à autre chose. Y’a son secret à lui qui trotte aussi dans un coin de sa tête, et des tas d’autres questions en rapport avec sa vie, son milieu, ses habitudes et comment il réagirait devant certaines situations qu’elle compte lui imposer, alors elle trie tout ça dans sa tête pendant qu’elle se fait haggar les joues et la bouche par ses petits bisous mignons et successifs. L’idée de se barrer tous les deux, ça la fait bander direct et ça la conforte dans l’idée qu’elle allait lui proposer, ou plutôt imposer, de se tailler d’ici au maximum jeudi soir, une fois qu’elle aura terminé ce qu’elle aura terminé avec ses dernières pineco du game. Elle prend un air pseudo sérieux, redresse la dos et s’imagine la chanson ultra stressante de qui veut gagner des millions dans son cône « Première question » on joue pour la somme de 2000euros « Que ferras-tu en premier avec l’argent gagné dans cette émission ? » elle s’amuse en plantant son regard dans le sien. « Réponse A : m’acheter un sac Balenciaga, Réponse B : partir retrouver tes potes et organiser la plus grosse teuf parisienne post émission ? » c’est sa façon à elle d’adoucir l’atmosphère et apporter une petite touche d’humour un peu mignonne à ce moment hyper chargé en émotion. En vrai, Icare, c’est un mec à potes comme l’a prévenu Tonia alors elle se demande ce qu’il en est, de eux. Ses potes, qu’il arrêtait pas de ramener comme étant des acteurs importants de sa vie dépravé. En le regardant à la télé, ils doivent certainement le prendre pour un canard à caresser sa nana dans ses genoux, à l’heure actuelle, mais elle est vraiment curieuse de savoir la place qu’elle a, comparé à eux.

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MessageSujet: Re: étoiles vagabondes (samedi, post-prime)   étoiles vagabondes (samedi, post-prime) EmptySam 27 Juil - 11:43

Je savais pas vraiment à quoi m'attendre, en lui demandant de me raconter son histoire. Sans doute un peu à ça, parce que malheureusement c'est assez évident que quand une femme te dit avoir perdu confiance envers les hommes il y a une affaire de violence conjugale qui rôde. Je me doutais aussi qu'il y avait un truc avec sa famille, parce qu'elle a beau rester discrète dessus @Kenza ça se sait qu'elle a une grande famille et que cette famille compte à ses yeux. C'est pas non plus pour rien qu'elle s'est attachée à son groupe de copines, au point de créer cet espèce de noyau solide qu'elle défend coûte que coûte. Et plus elle me situe les choses, plus je serre sa cuisse avec ma main. Son mariage arrangé bizarrement c'est pas quelque chose qui me surprend, j'ai bien compris qu'il y avait un fort poids des traditions autour de son éducation. C'est pas ma culture, c'est pas mes connaissances, mais j'ai déjà pu avoir des débats sur l'islam, sur la construction familiale et sur la relation aux femmes avec des potes, à Paris. Des potes qui étaient eux-mêmes des fils, ou des grands-frères, et qui nourrissaient de loin ces traditions, de manière désabusée et faux-cul, quand ils sniffaient des rails en soirée avec moi. Sa vie, sa tradition, elle me paraît hyper loin de mon noyau de vie à moi, et même si c'est quelque chose que je comprends fondamentalement pas, c'est aussi quelque chose que j'arrive à intégrer. Moi c'est la suite que j'attends. Parce que si tout a bien commencé la chute doit être d'autant plus grande. Je fais en sorte de rien laisser transparaître, en restant hyper sérieux face à elle, face à ses grands yeux qui se plissent et à ses paupières qui tremblent au fil de ses mots. Je vois les reflets de sa prison dorée, j'imagine cette dépendance qu'elle avait à lui, loin de tout, de son pays, de sa famille, de ses principaux soutiens et de ce qui pouvait la rassurer. La violence c'est quelque chose qui m'arrache déjà un frisson. C'était sans doute le clou auquel je m'attendais, mais j'espérais pas l'entendre prononcer. Le viol, par contre, c'est autre chose. C'est comme un coup de poing dans le bide, le même que j'ai pu ressentir quand Tone racontait l'histoire de Jane et de son beau-père. Je relâche la pression sur sa cuisse parce que j'ai d'un coup peur de lui faire mal, et je plante mes yeux dans les siens. Mon souffle il s'étouffe dans mon thorax et j'ai l'impression d'être suspendu à un truc, ses mots, son regard qui s'assombrit. Ma main sur sa hanche finit par y dessiner quelques caresses, en silence. Kenz' quand elle me parle de nihilisme j'essaye de m'accrocher mais c'est déjà un peu trop pour moi. Je pense que je pourrais comprendre en soi ce qu'elle essaye de m'expliquer sur ce vide, parce que si j'ai créé cette dépendance à la drogue c'est aussi parce que d'une certaine manière je cherchais à combler mon vide à moi. Mais là c'est autre chose et c'est un truc beaucoup plus brutal et intime. Comme si d'un coup on t'arrachait tout et que tu devais te retrouver à construire une existence autour d'une absence. En fait, ce qui me trotte par-dessus tout dans le coeur c'est ma haine contre ce gars. Je ferme ma gueule mais je commence à avoir sérieusement le seum. Surtout au fil de sa dernière longue explication, quand elle me fait comprendre qu'elle avait pas le choix de se soumettre, parce que le poids de la tradition et de son éducation voulait qu'elle accepte cette condition. Là je vrille un peu, parce que c'est un peu le genre d'histoire sinistre que t'entends dans un documentaire Arté, ou dans un film politiquement engagé. Le genre qui te donne envie de péter ta télé et de cracher du feu pour niquer le monde. J'imagine les mains de ce gars qui la plaquent contre un mur, lui marquent la peau et l'abandonnent comme une chienne et là je peux pas m'empêcher d'ouvrir la bouche prêt à dire un truc qui me crève la voix, mais mes mots s'éteignent aussi vite que je sens son hoquet et que je la vois pleurer. Pendant quelques secondes je continue simplement mes caresses dans son dos, puis je la serre contre moi et je glisse ma tête dans son cou. On reste un moment comme ça, mes bras croisés dans son dos, sa tête contre ma peau, ma tête contre la sienne et je finis par y déposer un baiser lorsque je sens qu'elle veut se redresser pour parler. Kenz' fidèle à Kenz', qui efface ses larmes. Moi je glisse mon doigt sur son visage pour en supprimer l'ultime rebelle et retirer une marque de maquillage latente. Le reste de ses mots paraît logique par rapport à tout le reste. Son vécu. Son besoin de réussir, d'être la première, d'être forte, d'être désirable, d'être celle capable d'écraser les mecs. De contrôler, pour analyser, anticiper, gagner. D'effacer la Kenz' qui n'avait pas eu d'autre choix que de se soumettre à ses traditions pour ne pas ternir de déshonneur sa famille. Et la sex tape au final c'est qu'un détail dans tout ce qu'elle est aujourd'hui. Putain j'ai tellement envie de lui éclater la gueule. C'est plus fort que moi, j'ai besoin de l'extérioriser parce que ça allait finir par ressortir à un moment ou à un autre. Et je préfère que ce soit tout de suite, plutôt quand dans quinze minutes. Je sais pas quoi dire, en fait. J'ai plein de questions qui viennent et qui s'étouffent dans ma gorge, prises entre deux pensées et deux battements de coeur. Je prends ses mains dans les miennes. Kenz' elle a l'air de vouloir de clore la discussion à ce sujet mais c'est pas si évident. Je sais qu'à l'instant précis mes sensations à moi elles sont complètement au dernier plan vis-à-vis des siennes, et que si elle me fait comprendre qu'elle veut plus en parler je dois m'y résoudre. Je suis désolé. J'accroche son regard parce que c'est pas n'importe quel désolé que je lui souffle. Je suis ému, c'est certain, mais y'a autre chose. Au nom de tous les mecs qui ont pu vous ruiner vos vies. Parce que y'a qu'à voir cette saison. Y'a Kenza, mais aussi Tonia, et April, et à la limite même Faith. Elles ont toutes un lien avec des gars qui se sont comportés comme des chiens, à un moment donné. Et dans tout ça moi je me demande surtout si j'ai pu déjà aussi mal me comporter avec quelqu'un, à cause de la drogue. Je suis presque sûr que non, je sais que je me suis déjà battu avec des mecs dans la rue, parce que j'étais éclaté. Je sais que j'ai déjà eu de grosses disputes avec une ou deux de mes ex. Mais pas à ce point, pas avec elles. Sauf que ça me fout la mort d'y réfléchir et de réaliser qu'au fond, un jour, ça aurait pu mal tourner. Kenz' je sais pas si elle réalise que je rumine et si c'est pour ça qu'elle essaye de se détendre et de détendre l'atmosphère en souriant et en me murmurant son explication sur Les étoiles vagabondes. Je souffle. Ses mots ils ont un truc grisant, comme à chaque fois qu'elle a pu me les prononcer, toujours à des moments bien précis. Et d'un coup je repense à ses mots que je captais pas forcément quelques minutes plus tôt. Tu le ressens encore ce vide ? Ce truc qui pousse à errer, sans trajectoire. J'ai plein de questions, mais j'ai pas envie de t'étouffer avec. Parce que je prends un minimum de recul sur tout ça et je réalise qu'elle a fait un putain d'effort pour tout me déballer d'une traite, Kenz'. C'est pas moi avec mon secret pour lequel j'ai eu des semaines de préparation. Elle je lui demande et l'instant d'après elle me raconte tout. Et au fond je prends ça comme un putain de signe de respect. La confiance dont elle me parlait tout à l'heure. Ca devrait faire flipper l'Icare que j'ai toujours été, mais pas ce soir. Du coup je la prends en otage de mes baisers. Et j'en profite pour lui signifier que c'est son tour, si elle a besoin de me poser d'autres questions. Parce que le deal de la carte blanche c'est moi qui l'ai lancé, et qu'à défaut de pouvoir ou vouloir répondre à tout ce soir, je compte bien lui apporter ce qu'elle a besoin de savoir. Sauf que Kenz' finalement elle me trolle un peu avec sa question qui m'arrache un rire. Je m'attendais à un truc cash sur mon secret et c'est ma cagnotte qui finit au centre de l'attention. C'est pas difficile de savoir la réponse attendue, surtout que dernièrement je lui ai vachement dépeint mon groupe de potes comme étant l'épicentre de mon lien avec mon addiction. Facile, la réponse D. Je souris avant de préciser. Je nous prends deux allers simples en business class vers une putain d'île et t'auras la possibilité de dégoter ton sac Balenciaga dans l'immensité de l'aéroport d'Abu Dhabi. La vérité c'est que je sais pas si elle attend un truc de plus de cette réponse. Elle, j'imagine qu'elle est à cran de tout ce qu'elle m'a raconté. Mais moi aussi je suis un peu à vif, de cette soirée. Parce que depuis qu'elle a commencé on se prend des électrochocs d'émotions en pleine gueule. Comme des montagnes russes, en crescendo. Et je me sens un peu bizarre avec ce poids au coeur qui disparaît pas complètement. Tu sais, ils me manquent grave. Mais je pense que j'ai encore besoin de régler des trucs avant d'envisager cette énorme teuf de retrouvailles. Teuf, dans le sens qu'elle imagine. Je suis pas prêt à me retrouver face à mon meilleur pote qui sniffe. Et même s'ils étaient discrets, tous, je saurais pertinemment que ça se la colle sévère derrière les rideaux, et au fond ça reviendrait au même. Mais un putain de dîner dans un resto stylé, ça ouais. Et là je capte son sourire. Et ça c'est pour quand tu t'arrêteras à Paris, quand on reviendra du Maroc. Parce qu'en vrai j'ai aussi envie que nos vies commencent vraiment à s'emmêler. Même si on n'a jamais parlé concrètement de comment on s'arrangerait après, en se confortant dans l'idée que Paris et Londres c'est pas loin. A un moment, ça va pas le faire. Moi je me vois mal rentrer de ces mois avec elle et retourner solo dans ma coloc. C'est bon j'ai gagné ? Je fais mine, satisfait. Je me rends quand même compte que ma life a pris un certain tournant depuis le début du jeu. Parce que j'ai jamais caché à Kenza que j'étais plutôt bon en tout ce qui visait à en foutre plein la gueule à une meuf. La chine en mode prince charmant du premier date ça a toujours été mon dada. Mais là c'est différent, c'est d'engagement dont on parle depuis un certain temps, depuis le pacte dans la LR en fait. Et je commence sérieusement à me demander ce que je vais faire, après tout ça. Une fois qu'on sera rentrés. J'le savais. Je fais mine de m'enjailler de ma victoire, en anticipant toute réponse de sa part, grâce à la perfide méthode du vol de baiser. Vas-y je suis chaud j'attends la deuxième. Je finis par souffler au coin de ses lèvres.

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