Family Life

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MessageSujet: Family Life   Mer 21 Mai - 20:49

Francis m’étonne un petit peu plus chaque jour. C’est un véritable papa poule. Il ne lâche pas Elliott d’une semelle quand il est à la maison et ne rechigne pas lorsqu’il faut changer les couches, lui donner le bain ou encore le faire manger. C’est même lui qui réclame à s’occuper du bébé et il serait capable de me faire la tête si jamais je venais à ne pas le prévenir lorsque la petite grenouille a besoin d’attention. L’autre jour je l’ai même surpris en pleine admiration devant notre petit ange en train de dormir. Je dois bien avouer que ces moment-là me font sourire. Je trouve ça tellement beau un jeune papa aussi dévoué à son enfant. Enfin c’est peut-être parce qu’il s’agit de mon futur époux et de mon fils que je trouve ça si beau. Certains diront que j’ai tendance à trouver de la beauté là où il n’y en a pas et qu’il n’y a qu’à regarder Francis et mon histoire d’amour avec lui pour le prouver, mais je m’en moque totalement de ce que les autres peuvent bien penser. Je suis heureuse et c’est bien la seule et unique chose qui compte pour moi aujourd’hui. Un mariage qui approche à grands pas, un bébé qui me comble de bonheur et un compagnon attentionné. Je ne vois pas ce que je pourrais avoir de plus. Ma vie est tout simplement parfaite. Peut-être bien trop banale pour certains, mais tellement parfaite à mes yeux. Mon petit corps de crevette commence tout doucement à s’extirper de l’étreinte de la douce Morphée. L’une de mes mains tapote délicatement sur le matelas à la recherche de Francis. Il ne semble pas être là. Etrange. Je frotte mes yeux de mes poings avant d’ouvrir les paupières pour constater qu’il ne se trouve plus à mes côtés. L’interrogation s’empare de moi et je ne tarde pas à envoyer valser draps et couvertures pour partir voir où il se cache. J’ai déjà ma petite idée, mais je peux aussi me tromper. Le chien manque de me faire tomber à la renverse en venant me faire des fêtes. Je le repousse d’un petit geste de la main après lui avoir donné une caresse. Une faible lueur me parvient de la chambre du p’tit. Souriante, je viens m’appuyer contre l’encadrement de la porte pour y découvrir une scène des plus attendrissantes. Mon Francis assit par terre, sur la moquette, en train de jouer avec Elliott. L’un empile des cubes en bois pendant que l’autre ne cesse de tout démolir d’un coup de girafe en peluche. Le premier semble perdre patience alors que le second rigole aux éclats. Sans faire de bruit, je m’approche des deux hommes de ma vie et vient, à mon tour, poser mes fesses sur la moquette. Mes bras entourent tendrement le buste de Francis et je dépose un bref baiser sur l’une de ses joues.  « J’crois bien que j’vais finir par t’installer un lit dans cette chambre. » Mon ton est taquin. Mes gestes aussi.  « Tu aurais pu rester un petit peu plus longtemps avec moi c’matin. » Ce n’est pas un reproche, mais une simple suggestion. Ma tête vient se poser sur l’épaule de mon Francis alors que d’une main je viens poser un cube sur la tour bancale de mon cher et tendre. Je viens effleurer la joue de mon bébé du bout des doigts.  « Tu es un papa formidable. » que je viens lui murmurer à l’oreille avant d’attraper le bout de chou pour le poser sur mes genoux. Papa, maman et le bébé, le cliché typique de la parfaite petit famille.
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MessageSujet: Re: Family Life   Jeu 29 Mai - 11:09

Je suis encore à moitié endormi quand je l'entends crier. Mon petit gars. C'est dingue, ce gosse doit avoir un réveil dans la tête, il se lève toujours en même que le soleil. Je me frotte les yeux et les ouvre enfin. Je regarde Marloes à côté de moi, dépose un baiser sur son front avant de me rendre dans la chambre d'Elliot qui appelle toujours l'un de ses deux parents en braillant à plein poumons. On croirait qu'il va se fatigué mais il capable de tenir un moment comme ça. De toute façon, on ne le laisse jamais pleurer trop longtemps, je n'y arrive pas. Pourtant on pourrait penser que comme je suis le père je préfère le laisser s'énerver tout seul mais il parait que ce n'est pas bien de faire ça, et puis je l'aime mon fils, même s'il me ressemble beaucoup et que donc il nous casse souvent les pieds. Vous me direz, c'est normal, c'est un bébé. En effet. Et c'est la seule façon qu'il a de communiquer, le pauvre. Alors je ne vois pas pourquoi on le laisserait dans cet état alors qu'il veut juste un peu de compagnie ou qu'on s'occupe de lui. Je ne mets pas bien longtemps à atteindre sa chambre, on vit toujours dans notre petit appartement, notre vie n'a pas énormément changé, le bureau, ou espèce de débarras, c'est simplement transformé en chambre pour enfant, avec tout ce dont on pourrait avoir besoin pour qu'il vive au mieux. Je pousse la porte et me dirige vers le lit de mon fils, mon visage marqué d'un air désapprobateur, comme si j'étais énervé qu'il m'ait réveillé. Mais pas du tout, ça m'ai égal de me faire lever aux aurores par mon petit bout, je suis son père, je suis lç pour ça aussi. Il se tait quand il me voit, comme toujours. Je crois qu'il m'aime bien. Le contraire serait étonnant, et peut-être même inquiétant. S'il ne m'aimait pas ça voudrait peut-être dire que je suis un mauvais père. Regardez, ma mère s'occupait mal de moi, je ne l'aime pas. Mais je crois pas être un si mauvais père que ça, enfin je fais de supers efforts, je fais de mon mieux, j'ai lu un tas de bouquins sur les bébés, et puis j'ai Marloes, donc même si je suis du genre boulet je crois que je m'en sors assez bien, du mois je l'espère. Je prends Elliot dans mes bras. « Ouais, moi aussi quand je fais des nuits complètes j'ai faim en me réveillant. » Que je lui dis d'un air compatissant. Je le comprends, c'est vrai, quand on dort toute une nuit sans se réveiller en plein milieu de la nuit on a le ventre vide au réveil. Logique. Alors je m'en vais vers la cuisine, mon fils dans les bras. Je lui prépare un biberon, parce que c'est pas à lui que je vais faire manger des toasts grillés, non ça c'est pour moi. Le temps que tout soit prêt je jette un coup d'oeil au panier de Batman, notre super chien. Il est pas là, rien d'étonnant, il doit être allé se mettre à ma place dans le lit, ou alors sur le canapé, alors qu'il est pas trop censé dormi dessus, mais je peux pas lui en vouloir, il est vachement confortable notre canapé. Je remets des croquettes dans sa gamelle mais ça ne le fait pas venir. Tant pis. Une fois le biberon et mes toast prêts, on retourne dans la chambre du petit où je lui fais boire son lait. Après il pleure plus du tout et je le garde dans mes bras un petit moment. On se regarde. C'est un moment vraiment bizarre et adorable à la fois. Je me demande ce qu'il pense de moi. C'est con, hein. Puis je repère quelques cubes que j'ai dû oublier de ranger la vieille après y avoir joué avec Elliot. Enfin, c'est moi qui empile et lui qui dégomme, mais on fait une bonne équipe quand même. Je croque dans un de mes toasts avant d'asseoir mon fils entre mes jambes et d'attraper les cubes.  « Je parie que j'arrive à faire la Tour Eiffel. » Que je dis d'un air convaincu. Je commence à empiler deux trois cubes quand il donne un coup dedans avec une horrible girafe qu'on lui a offert. Je râle mais ça a surtout l'air de l'amuser lui, alors un sourire se dessine sur mon visage et on continue comme ça jusqu'à ce que je sente quelqu'un me serrer dans ses bras et déposer un baiser sur ma joue. C'est Marloes, qui dit qu'elle va m'installer un lit dans la chambre de notre fils.  « Ouais, ça me semble être une bonne idée, parce que je pense pas pouvoir rentrer dans le sien. » Non, je ne peux vraiment pas dormir dans le lit de mon fils, déjà parce que je suis trop lourd et parce que je le casserais, puis parce que je suis trop grand, que je prendrais trop de place et surement qu'en me retournant j'écraserais notre trésor dans mon sommeil, le pauvre. Ma blonde dit que j'aurais pu rester plus longtemps. Oui, mais...  « Il avait faim », que je dis en désignant le biberon, « je voulais pas le laisser pleurer, il t'aurait réveillé. » Au final ça revient presque au même, elle doit s'être levé une demi heure après moi, mais c'est toujours ça de pris. Elle participe à la construction de ma tour en y ajoutant un cube. Je souris. Puis elle dit que je suis un papa formidable. Elle doit me le dire presque tous les jours, et ça me rassure, vraiment. Je n'ose rien dire, je suis partagé entre l'envie de faire de l'humour en disant que je le sais, ce qui voudrait dire le contraire, ou demander si c'est la vérité, si elle le pense vraiment, et je connais aussi la réponse.  « Et toi  t'es une maman formidable aussi. » Que je finis par dire en l'embrassant sur la joue à mon tour. Elle prend notre bébé sur ses genoux et je les regarde comme elle a dû nous regarder avant de venir jouer avec nous. On est heureux, c'est clair, c'est même trop beau pour être vrai, et je sens que quelque part se prépare une de ces merdes de la vie qui gâchent tout, parce que ça peut pas durer éternellement cette situation de bonheur. Au bien sûr, on a aussi quelque petit soucis, mais c'est franchement rien du tout comparé à ce genre de moments parfaits, tous les trois, ou quatre parce que le chien vient de s'étaler sur le sol devant nous en renversant ma tour. Je soupire. Il pouvait pas se mettre ailleurs ? Non. Mais c'est pas grave. Je lui caresse la tête.  « On a de la chance d'être une famille formidable. » J'ai de la chance d'avoir une famille formidable, c'est ce que je voulais dire, mais autant inclure tout le monde. Regardez nous, papa formidable, maman formidable, chien formidable, enfin ça dépend pourquoi mais il est sympa, et notre fils aspire e devenir formidable, sans doute. Il l'est déjà, ouais, je le sens. Enfin, c'est peut-être un peu con de penser comme ça, j'en sais rien.  « T'as faim ? » Que je demande à Marloes en lui tendant un toast intact, mais quelque chose me dit que Batman a cru que je lui parlé parce qu'il vient de se redresser. Il a pas intérêt à bouffer ça parce que sinon... Je lui ferais un truc, je sais pas encore quoi mais ça va venir, faut juste que j'y réfléchisse.

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Dernière édition par Francis le Mar 10 Juin - 11:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Family Life   Mar 3 Juin - 8:47

Francis passe la plus grande partie de son temps avec notre petit bout de chou entre les bras. Je ne l’avais encore jamais vu ainsi. Il m’impressionne un petit peu plus jour après jour. Il est complètement dingue du bébé. En même temps cette chère petite tête blonde est à tomber. Des petites joues rebondis que l’on a envie de croquer, un sourire charmeur qui fait fondre n’importe qui, des yeux bleus pour hypnotiser les plus méchants, des cheveux blonds qui lui donne des airs d’angelot et des petits mains qui ne demande que des centaines de câlins toute la journée. Sans me vanter, je crois bien que c’est l’un des plus beaux bébés du monde mon Eliott. Bon d’accord, c’est mon fils et c’est pour ça que je dis ça, tout comme pour mon futur époux, qui a d’ailleurs bien plus de succès maintenant qu’il a un pseudo célébrité sous l’bras. Pour en revenir à mon bébé, tout le monde dit qu’il ressemble à un poupon et je veux bien le croire. Un véritable petit tombeur déjà à son âge ce garçon. Alors que je cherche Francis dans le lit conjugal, je le trouve finalement dans la chambre de notre bébé. Sur le sol, le gamin près de lui, les deux hommes de ma vie s’amuse à construire une tour aussi haute que … trois pommes vu qu’Eliott détruit tout à chaque fois avec sa girafe en peluche. Un sourire aux lèvres, je m’approche de mon compagnon pour un câlin et un bisou express. J’crois bien que je vais lui installer un lit dans cette chambre vu le temps qu’il y passe. Bien évidemment je dis ça sur le ton de l’humour. Francis aussi parle sous le ton de l’humour. « Ouais, ça me semble être une bonne idée, parce que je pense pas pouvoir rentrer dans le sien. » Un rictus amusé s’empare de mes lèvres et je viens déposer un nouveau baiser furtif sur l’une de ses joues avant de prendre place à ses côtés.  « Fait gaffe c’est un motif valable pour un divorce ça. » Je le taquine. Je ne serais pas capable de le quitter. Je l’aime bien trop pour ça. Ma vie sans Francis à mes côtés n’aurait plus aucun sens. Je suis définitivement folle de lui. En tout cas j’aurais bien aimé que mon futur époux reste un petit peu plus longtemps au lit avec moi pour quelques petits câlins du matin. « Il avait faim » Tout s’explique alors. « je voulais pas le laisser pleurer, il t'aurait réveillé. » Quel papa poule.  « Pleurer ? Il n’était pas plus tôt en train de gazouiller sagement tout en jouant avec les barreaux de son lit ? » Ma tête vient se poser sur l’épaule de mon homme.  « Tu aurais pu le laisser un petit peu, il est comment à être grand maintenant, du coup il faut lui apprendre à patienter un peu. » Sinon on ne va jamais s’en sortir lorsqu’il sera plus grand. J’aide Francis avec sa tour en ajoutant plusieurs cubes avant d’attraper mon bébé pour venir le poser sur mes genoux. J’en profite pour balancer un petit compliment à ma star de télé-réalité. « Et toi t'es une maman formidable aussi. » Une maman formidable, je ne sais pas trop, mais en tout cas nous sommes une famille heureuse et ça c’est l’essentiel. Le chien débarque pour venir s’installer au milieu de nous. Je l’avais presque oublié à Batman. Lui aussi il est formidable. Nous sommes tombés sur le chien le plus brave de cette planète. Une véritable crème ce clébard. « On a de la chance d'être une famille formidable. » Une famille formidable ? Il a certainement raison. J’en profite pour lui voler un baiser furtif.  « Tu sais que parfois j’ai envie de remercier ta mère. » Dit comme ça c’est un petit peu étrange.  « Finalement sans elle, peut-être que je ne t’aurais jamais rencontré. » Si mon Francis n’était pas sous ce pont au moment où je suis passé, jamais je n’aurais pu rencontrer l’homme de ma vie. « T'as faim ? » Je suis affamé. Comme à chaque fois que je me lève en fait. Francis me tends un toast qui traine dans une assiette à ses côtés et là … Batman vient ingurgiter la gourmandise d’un coup de langue. Je ne peut m’empêcher de rire avant de passer une main sur la tête du chien. Même Eliott rigole.  « Gros nigaud. Tu piques la nourriture de tes maîtres maintenant ? » Une dernière papouille et je regarde dans l’assiette pour me rendre compte qu’il n’y a plus rien.  « Reste là, je vais préparer du café et tout ce qu’il faut pour un petit déjeuner dominical. » Je lui fourre Eliott dans les bras, me lève et m’en vais vers la cuisine où je commence à m’affairer pour préparer un petit quelque chose de sympathique.
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MessageSujet: Re: Family Life   Sam 7 Juin - 8:33

Je m'occupe beaucoup de mon fils, c'est vrai, et je trouve ça plutôt normal. On me dit souvent que je suis un papa poule, mais je ne l'ai jamais mal pris, je trouve que c'est plutôt positif comme remarquer, ça veut dire que je fais attention à lui, que j'en prends bien soin, de mon petit poupon. Ce n'est pas un jouet, hein, mais il ressemble vraiment à un poupon, un petit ange. Je parie que ça ne durera pas, il a l'air d'un angelot mais j'ai comme l'impression que quand il sera un peu plus grand, nous aurons toutes les peines de monde à le voir autrement que comme un diablotin. Donc autant profiter du fait qu'il soit petit et à peu près sage pour l'instant, dans quelques années ça ne sera peut-être plus pareil. Remarque, il n'est pas particulièrement mignon depuis qu'on a commencé à jouer aux cubes, il s'amuse à tout détruire, ça me fait rire. Je dois admettre que détruire des choses à un côté amusant, mais pour celui qui a construit, c'est un peu énervant, rien qu'un peu, hein. Mais c'est un bébé, encore tout petit, et puis il est vraiment trop mignon pour lui en vouloir. Bientôt, Marloes nous rejoint. Je crois qu'au niveau physique, notre fils tient d'elle. Ils sont vraiment magnifiques tous les deux, les plus belles choses qui me soient arrivées dans la vie. Elle se joint à nous, m'embrasse et fait remarquer qu'elle aurait surement dû m'installer un lit. En effet, celui de notre fils ne serait pas assez grand pour que je puisse y dormir, que je réponds. Elle m'annonce que c'est un motif valable de divorce. Je sais qu'elle plaisante, mais sur le coup, je me mets un peu à paniquer. « Quoi ? Mais on n'est même pas encore mariés ! » Elle ne peut pas déjà vouloir divorcer. Je le sais bien, mais j'aurais peur de la perdre pour si peu, pour le simple fait que je m'occupe de plus en plus de mon fils et un peu moins d'elle qu'avant, du coup, je reste moins au lit avec elle. Je crois que je ne supporterais pas de la perdre, ni elle ni le bébé. Ils sont ma vie, sans eux, je ne suis rien. Sans Marloes, je ne serais même pas là, je n'aurais même pas de fils. Je ne serais surement plus de ce monde. Elle ne me ferait jamais ça, de toute façon, je le sais. Elle m'aime trop, du moins je l'espère. Je retrouve très vite mon calme quand elle dit qu'elle aurait préféré que je reste plus longtemps au lit avec elle. Mais le petit avait faim et je ne voulais pas qu'il la réveille en pleurant. Enfin, elle a raison, il ne pleurait pas vraiment, mais je l'entendais balbutier, parler sa langue de bébé, et je trouvais ça mignon. Puis comme j'étais réveillé et pas ma blonde, je pouvais bien aller le voir. Je hausse simplement les épaules à sa remarque, même si elle avait raison, il ne faisait rien de plus que gazouiller. Et elle a aussi raison à propos du fait qu'il faut qu'il commence à être patient, puisque même en temps que parent, nous ne pouvons pas être tout le temps à la disposition de sa majesté. Mais vous savez comment je suis, un vrai papa poule. Je l'aime trop ce gosse, c'est dingue. « Ouais, t'as raison. La prochaine fois, je resterais avec toi. » Que je lui promets en déposant un baiser sur sa joue. Sa peau est si douce, comme toujours. Elle joue avec nous, et déclare que je suis un père formidable. Oh, je ne sais pas trop, peut-être que oui, peut-être non. Qui peut vraiment en juger, de toute façon ? Mais en tout cas, de mon point de vue, ma Marloes est une maman formidable, ça oui. Sur ces mots, le chien débarque, comme s'il souhaitait qu'on le qualifie de formidable lui aussi. On peut certainement dire qu'il l'est lui aussi. Je me sens bien, parmi tous les membres de notre petite famille, alors je ne peux m'empêcher de dire que nous sommes formidables, tous ensemble. Je crois que ma blonde trouve ça mignon, et peut-être se dit-elle que j'ai raison. Elle m'embrasse. Et, sans que je comprenne trop pourquoi, elle fait allusion à ma mère. Elle aurait soit disant envie de la remercier. « Moi aussi. » Que je dis d'un air un peu sombre. Marloes me fait remarquer que sans elle, elle ne m'aurait peut-être jamais rencontré. C'est vrai que, dans un sens, sans ma mère, je n'aurais pas été qui j'étais à l'époque où j'ai rencontré Marloes, je ne me serais peut-être jamais trouvé sous un pont en pleine soirée dans Paris et on ne serait peut-être pas ensemble à l'heure qu'il est, ma blonde et moi. « Peut-être qu'un jour... » Je ne sais pas si c'est une bonne idée, dans le fond, mais peut-être qu'un jour, si j'arrive à la retrouver, je pourrai présenter ma mère à Marloes, tient, et à notre fils. Mais il y a de grandes chances qu'elle soit morte, ou partie de notre ancien appartement, ou qu'elle ne veuille plus entendre parler de moi. Et puis, ma vie est à présent si différente de celle que j'ai pu vivre avec ma chère maman que je crois que ça ferait un trop gros choc à tout le monde. Personne n'a besoin de ça, il me semble. Mais sait-on jamais. Un jour, peut-être. Je crois que Marloes a compris de quoi je voulais parler, mais je préfère ne pas trop continuer dans cette direction et lui demande alors si elle a faim. Sauf que Batman, en bon chien, englouti le toast en moins de deux. Sa maîtresse le gronde gentiment, et je souris. « Comme si t'étais pas déjà assez gros. » Que je soupire d'un air affligé. En plus je lui ai remis de la bouffe il y a pas une demi-heure, mais il faut croire qu'il préfère de loin le pain grillé aux croquettes. Il n'y a maintenant plus rien dans l'assiette et ma future femme propose donc d'aller préparer le petit-déjeuner. Elle me rend mon Eliott et s'en va dans la cuisine. Je me lève à mon tour, mon fils dans les bras et m'en vais dans la salon. « Je t'ai parlé du petit geek du centre ? Tu sais, celui qui me fait penser à Silver ? » Il est arrivé il y a quelques jours, et je suis presque sûr de lui en avoir déjà parlé parce qu'il a remis en état un tas de trucs électroniques. Il est vraiment doué ce gosse. « Et bah il m'a dit que si je lui apportais notre ordi il pourrait y jeter un coup d'œil, et peut-être le réparer. Sympa, hein ? » Que je dis en regardant l'ordinateur posé sur la table. Il plante depuis quelques jours et honnêtement, j'ai la flemme d'aller voir un réparateur ou une connerie du genre. Je pourrais peut-être aussi carrément faire appel à Silver, mais comme le petit s'est proposé et qu'il avait l'air ravi j'ai pas envie de lui voler son petit bonheur, même si ça me fairait bien plaisir de revoir mon camarade de l'émission. Et quand j'y pense, il y en a tout un tas que j'aimerais revoir, mais soit je n'ai pas de moyens de les contacter, soit le temps manque de tous les côtés. C'est vraiment dommage, mais c'est la vie, c'est comme ça.

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