(les poussinets)

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MessageSujet: (les poussinets)   Jeu 21 Aoû - 22:06

Assis autour de cette table, le temps lui semble être devenu une éternité. Ces secondes se sont transformées en des unités de temps s’écoulant bien trop lentement, pour lui. Il ignore si tout simplement cela traduit un signe – ou plusieurs – de fatigue, accusant par la même occasion ce long vol en avion, ou si est-ce tout simplement ce monologue qui semble interminable de cette femme. Son regard s’égare tantôt sur le doux visage de Théodora, tantôt sur cette fenêtre qui offre une vue sur l’horizon méditerranéen, tantôt sur son assiette vide. Long est ce repas. Peut-être n’est-ce, après tout, qu’une amère impression. Il se racle la gorge, passant sa main dans sa barbe velue. Il baisse légèrement la tête, sûrement traduisant une certaine gêne qui commence à naitre chez-lui. Il se pince les lèvres, à l’écoute de cette femme. Des commentaires d’un jeune homme viennent, par moment, accompagner ce long monologue. Il porte furtivement son attention sur ce dernier, le frère de Théodora. Il a un espoir lorsqu’elle évoque le dessert – ce dessert qu’elle doit aller chercher dans la cuisine. L’espoir que cette conversation – ou plutôt quasi-monologue de la mère de Théodora – se termine. Il pose sa main sur la table, pressant légèrement le poing. Il pose furtivement sa main sur celle de la jeune femme, il lui lance un petit regard en coin. Cherchant à croiser son regard. Il souffle. Non, pour tout dire, il n’a pas le temps de souffler. Aussitôt partie, aussitôt revenue avec le dessert en main. Une véritable tornade… ou un véritable cauchemar – ce n’est certainement qu’une question de point de vue. Il porte son attention de nouveau vers cette femme lorsqu’elle l’interpelle d’un « oh Shem ! » (qui est certainement devenu son expression favorite au cours de cette soirée, elle a dû le prononcer plus d’une centaine de fois). Il fronce légèrement les sourcils, l’air surpris, lorsqu’elle mentionne ses parents. Parents qu’elle devrait rencontrer. Il lui lance ce regard penaud qui serait facilement traduit par un « pardon ? ». La réponse semble d’une telle évidence dans la bouche de cette femme. Pour le mariage. Evident ! Il cligne des yeux, il reste interdit et porte son attention en direction de Théodora. Elle saura, sûrement, mieux réagir que lui face à sa mère. Il lui donne un léger coup de coude, comme un appel à l’aide, comme cette bouée de secours à laquelle il tenterait vainement de s’accrocher tant dit qu’il se noie sous le flot de paroles de cette femme. (…) Et telle une offrande du Destin, ce repas prend fin. Il quitte enfin cette table. Il suit Théodora, sa main venant se saisir de la sienne. Elle lui fait furtivement visiter cette maison imprégnée de son enfance, de son adolescence, imprégnée de l’enfant qu’elle a été. La visite s’achève par la chambre de la demoiselle. Après avoir gravi trois étages – ce séjour ressemble plus à une épreuve olympique qu’à un simple séjour de courtoisie – il pénètre dans la chambre de la jeune femme. Il prend la peine de bien refermer la porte derrière eux. Un soupir presque de soulagement s’échappe alors de sa bouche. « Dis-moi… » souffle-t-il en portant son attention sur Théodora. « …Elle est comme ça juste parce que c’est le premier soir, hein ? » se rassure-t-il en lui posant cette question. Il s’avance dans la chambre, fait quelques pas et porte son attention sur les pans de mur. La voix de Théodora vient alors accompagner sa furtive observation de la chambre de cette dernière. « Moi qui m’attendais à une chambre de princesse, rose, avec des posters de Brad Pitt, de Johnny Depp, de Léonardo DiCaprio et consort couvrants tous les murs… je serais presque déçu. » commente-t-il alors qu’une pointe d’amusement colore le son de sa voix. Son regard se pose finalement sur ce lit. Lit d’une place, d’une seule et unique place. Il reporte son attention en direction de Théodora, lui lançant un regard teinté d’interrogation (bah ouais, il va dormir où s’il n’y a pas de place pour lui dans son lit ?).

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MessageSujet: Re: (les poussinets)   Ven 22 Aoû - 0:25

J'ai des sueurs froides. Mon regard bleu électrique se fait assassin lorsque je croise celui de ma mère. Elle fait comme si de rien n'était et continue à parler. Tais-toi ! Putain. Elle nous enchaîne, sans nous laisser un moment de répit, à vrai dire, je n'ai même pas eu le temps de parler seule avec Shem depuis notre arrivée tant elle se l'accapare. Parfois sa main frôle la mienne et je lui adresse un sourire compatissant presque nerveux, sans ne savoir que faire pour couper court à la conversation. Puis elle utilise le mot 'mariage', mon sang se glace, et d'un même mouvement on se regarde avec Shem. Elle nous parle de petits enfants ensuite, de mieux en mieux quoi, instinctivement je me voûte sur ma chaise, si seulement je pouvais disparaître, je lui réponds avec ironie qu'on a déjà un chaton comme enfant. Je reçois un coup sous la table et je découvre le sourire fourbe de mon frère en face. Bon. Je me lève brutalement, ma chaise raclant bruyamment le sol, signant la fin de ce repas ridicule. Je débarrasse et j'annonce qu'on va monter se coucher. Je capte le regard de mon frangin prêt à protester, je lui adresse un vague signe de la main passablement agacée avant d’entraîner Shem avec moi. Je lui fais visiter la maison avant qu'on ne monte voir ma chambre. De concert, nous poussons un long soupir, de soulagement bien sûr. «  C'est moi ou c'était terriblement gênant ? » je souffle en croisant son regard clair. Autant pour lui, que pour moi. Je ne savais plus où me mettre à la fin du repas, c'est pour ça qu'on a filé rapidement.  «  Je commence presque à regretter d'être venue » je confesse avant de mettre nos iPhones à charger. Je m'aperçois qu'il prend un certain temps à observer ma chambre. Evidemment, j'ai viré certaines choses compromettantes parce que je sais qu'il m'aurait charrié, je le connais. Il me parle de stars américaines, et je roule les yeux. «  C'est parce que j'ai demandé à mon frère de les enlever avant que tu arrives » je lâche en esquissant une moue, oui Kostas était arrivé une semaine avant nous, j'avais eu le temps de le briefer avant. De plus, lorsque j'étais plus jeune, je passais plus de temps à m’entraîner qu'à m'émouvoir devant des films pour ensuite aller fangirler. Chacun sa passion. Je capte rapidement le regard presque inquiet de Shem, j'hausse les épaules comme si je me sentais peu concernée par son sort. «  Tu vas dormir par terre » je fais mine de le menacer en posant mes rapidement mes mains sur mes hanches pour évaluer la situation un instant. Bon, il est hors de question que je redescende pour aller chercher un matelas supplémentaire ainsi qu'une couverture, sinon je vais me faire enlever par ma propre mère qui ne m'a pas vu depuis trois ans, il ne faut jamais sous-estimer la force de cela. Je pousse un profond soupir. «  On va se serrer » je conclus de ma voix cristalline avant d'aller vérifier que la chambre est bien fermée pour revenir vers lui. «  Dépêche-toi, je suis fatiguée » je lance avec une certaine autorité alors que je vois qu'il ne réagit pas. Note à moi même, ne plus jamais faire prendre l'avion à Shem, ça ralentit le fonctionnement de sa matière grise. Mon pauvre amour. Je fronce les sourcils, puis avec patience, je commence à détacher un par un les boutons de sa chemise, pour lui faire comprendre de se déshabiller, bientôt ses mains viennent prendre le relais des miennes. Pendant ce temps, je tire la couette, un drap nous cela sera amplement suffisant. Je retire mon débardeur et mon jean. J'aligne quelques pas en direction de l'interrupteur, éteignant ensuite la lumière, rapidement. Même dans l'obscurité, je connais parfaitement l'agencement de cette chambre. Je retrouve Shem trois mètres plus loin, il prend place sur le lit, en s'asseyant. «  Tu sais on peut partir demain si tu veux » je lui propose alors en m'asseyant derrière lui, mon buste contre son dos, mes jambes l'encadrant. « Je t'en voudrais pas » je dis avant d'entourer son torse de mes bras, je comprendrais, ma mère est assez lourde, d'ailleurs je pense que j'irais la recadrer demain, enfin, si on reste.

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MessageSujet: Re: (les poussinets)   Mar 2 Sep - 12:11

Il ne saurait quel qualificatif apposé à cette situation : gênant ou étouffant. Gênant et étouffant à la fois. Il imagine que la mère de la belle ne s’est conduit de la sorte, tout simplement, parce qu’elle était enthousiaste à l’idée de revoir et de retrouver sa fille adorée. L’effervescence du premier jour, du premier soir et du premier repas en quasi-tête à tête avec celle qui pourrait devenir sa future belle-mère. Cette euphorie n’est que passagère, elle lui passera d’ici demain. Il ne sait pas comment il pourrait se comporter face à toutes les insinuations de cette femme. Il se braquera, certainement.  Il se refermera et s’éteindra de plus belle. Il ne veut pas y penser. L’idée que ce n’est qu’une effervescence passagère le satisfait et apaise ses craintes de devoir aborder une énième fois, avec cette femme, les sujets personnels tels que le mariage, les enfants ou tout simplement fonder une famille. Il hoche légèrement la tête lorsque Théodora, la belle Théodora, le questionne sur ce repas qu’elle juge gênant. Ce n’est pas qu’une impression. Ce repas a été gênant. Tout du moins, c’est ainsi qu’il l’a vécu. Il lance un regard en direction de sa bien-aimée lorsque cette dernière confesse qu’elle regrette. Elle regrette d’être venue. Il reste silencieux. A la fois surpris, ce séjour semblait lui tenir à cœur, et désolé que son repas de retrouvailles avec sa mère se soit déroulés de la sorte. Son regard se pose alors sur les pans de mur. A droite, à gauche, en face, derrière lui. Il tourne sur lui-même et fait quelques pas dans la chambre cosy de la demoiselle. Il est presque déçu de ne pas avoir découvert quelques posters de ces idoles d’adolescente – il est persuadé qu’elle était une grande amoureuse de Brad Pitt et se rêvait d’être à son bras à la place de cette Angelina, ou encore de Depp et remplacer Paradis. Chaque adolescente est passée par cette case : celle d’afficher ouvertement leurs idéaux. Leur monde idéal. Un léger rire s’échappe de sa bouche lorsqu’elle lui explique avoir demandé à son frère de les avoir enlevés avant leur arrivée. « Il ne me reste plus qu’à lui demander où il les a caché. » s’esclaffe-t-il. Il dit cela juste pour la taquiner et l’embêter un peu plus. Il croise son regard alors que son sourire s’élargit de plus belle. Il continue alors d’inspecter, d’un regard curieux et attentif, cette chambre qui appartenait à celle qui partage à présent sa vie. Son attention s’échoue sur ce lit. Sur ce petit lit. Un simple lit d’une place. Il est presque surpris de ne pas découvrir un lit double place à baldaquin dans sa chambre qu’elle aurait, à l’époque, transformé en chambre de mini-princesse ou plutôt mini-déesse grecque. Toutefois, il soulève un problème de taille. Le lit. Où va-t-il dormir ? Il n’y a pas de place pour lui, dans ce lit. Il ne veut pas non plus dormir, ailleurs. Pas loin d’elle, en tout cas. Il écarquille légèrement les yeux lorsqu’elle lance l’idée de dormir par terre. Il agite légèrement la tête de gauche à droite, puis de droite à gauche comme pour réfuter l’idée proposée par la belle. « Et ne compte pas non plus que j’aille dormir dans le canapé. ». Il aurait bien trop peur de surprendre sa mère en train de le reluquer, au beau milieu de la nuit, telle une sociopathe ou encore de le réveiller au petit matin en fanfare avec l’idée d’organiser ce foutu mariage. Elle propose finalement qu’ils dorment ensemble, dans ce lit, dans ce mini-lit (mini pour le gabarit d’un homme taillé comme Shem). Ils vont se serrer. Il hoche la tête lorsqu’elle l’intime de se dépêcher. Son attention se porte sur une étagère où des trophées sont disposés en ligne – certainement des compétitions remportées par la belle lors de son âge d’or. Il s’égare un instant dans son observation lorsqu’il sent les mains de sa bien-aimée venir effleurer son torse pour lui enlever cette chemise qui l’habille. Il prend le relai pour déboutonner sa chemise. Il l’ôte soigneusement et vient la poser sur le dossier de cette chaise de bureau. Il s’attèle par la suite à la ceinture qui orne son pantalon. Il ne met que peu de temps pour finir de se déshabiller. En simple boxer, il vient prendre place sur le rebord de ce lit. Son regard se pose sur Théodora qui s’éloigner pour aller éteindre la lumière, bientôt il ne réussira qu’à ne distinguer qu’une silhouette dans ce noir opaque. La voix de Théodora sonne dans la pièce alors qu’il sent son corps tout près de lui. Il fronce légèrement les sourcils lorsqu’elle laisse entendre qu’ils peuvent s’en aller, demain. Ils peuvent partir, demain. Elle ne lui en voudra pas. Elle ne lui en voudra s’il souhaite partir, d’ici. Il se pince les lèvres, comme pour chercher ses mots. « Non » s’exclame-t-il. Ils peuvent rester. « On ne va pas couper court à notre séjour juste à cause de ta mère. ». Ce serait assez stupide. « Elle sera peut-être un peu moins… étouffante, les jours à venir. » Ou peut-être a-t-il bien trop d’espoir pour cela. Il tourne légèrement la tête pour avoir le joli minois de Théodora dans son champ de vision. Il bascule légèrement en arrière pour faire tomber, dans ce lit, la belle. Il s’allonge à ses côtés, la contemplant de nouveau. Un léger rictus se peint sur ses lèvres, alors qu’il approche son visage du sien. « Tant qu’elle ne vient pas nous réveiller, chaque matin, avec un test de grossesse. » plaisante-t-il en s’esclaffant de rire. Il plaisante, bien entendu. Il espère tout de même que la mère de Théodora ne le fera pas. Et sur ces quelques rires, il vient lui voler un furtif baiser sur ses lèvres. Il baille, laissant s’échapper un semblant de râle traduisant une certaine fatigue. Le voyage a été long et la soirée éprouvante. Deux facteurs pour éveiller une fatigue physique et psychologique aussi. Il enlace la jeune femme de ses bras, lui offrant alors une étreinte avant de s’endormir – enfin pas tout de suite. « Tu aurais aussi pu m’avertir que ta mère avait une dent contre les footballeurs. » dit-il dans un petit murmure, comme s’il craignait que l’intéressée se planque derrière la porte pour épier chacun de leurs gestes, chacun de leurs mots. « Laisse-moi deviner, elle s’est pris un râteau par un gars footballeur à l’époque du collège-lycée et elle en garde d’affreux stigmate ? » lance-t-il alors, comme pour comprendre ce désamour envers les footballeurs. « Si j’avais su, j’aurais dit que j’étais danseur de claquettes. ». Bien qu’il aurait été très peu crédible dans un tel rôle. Il se serait inventé toute une vie, toute une passion. En soi, si elle détestait tant les footballeurs, elle ne souhaiterait pas que sa fille s’amourache et, surtout, ne se marie avec l’un d’eux. Il semblerait que cette femme est dessinée le futur de sa fille : celui de devenir femme de footballeur. Ce n’est pas qu’une étiquette, c’est presque un métier. Il l’enlace un peu plus dans ses bras, comme pour lui quémander ce câlin.

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MessageSujet: Re: (les poussinets)   Mer 3 Sep - 13:05

Il veut soudoyer mon frère pour qu’il lui donne les affiches de mes fantasmes d’enfance. Hé, j’ai bien le droit d’avoir une vie privée non ? Enfin, en dehors de celle que j’ai avec Shem. Je peux encore garder quelques secrets ? Enfin, ceux qui sont encore gravés dans ma mémoire sans avoir besoin de Shem pour m’en souvenir. Ils sont tellement peu nombreux que je les protège farouchement. C’est déjà suffisamment dérangeant comme ça d’avoir l’impression que Shem est dans ma tête ... « Tu peux toujours essayer » je réponds, sans peur, en haussant les épaules. Mon frère m’est fidèle. Après tout, c’est suite à ma naissance que mes parents ont compris la chance qu’ils avaient d’avoir un fils aussi calme. Il m’est redevable à vie. Et encore. Il se déshabille à une lenteur presque exaspérante pour moi. Mon pied tapote nerveusement le sol quand j’attends le signal pour nous plonger dans l’obscurité. Je lui propose de quitter ces lieux le lendemain, je n’ose pas non plus avouer que je suis assez mal à l’aise ici. Surement parce que cela fait trois ans, c’est trop long, trop d’évènements se sont passés depuis ... Je me sens presque étrangère dans ma propre maison. Sa réplique suivante m’effraie plus qu’elle ne m’amuse. Je me retrouve sur le dos la minute d’après. « Je fermerais la porte à clef, chaque problème a sa solution » je lui annonce alors avec un sourire narquois. « Elle fonde beaucoup trop d’espoir en nous » j’ajoute en poussant un très long soupir, avec son histoire de petits enfants. C'est gonflant. Je l’écoute ensuite avec une certaine attention. « Sinon tu ne serais jamais venu » j’explique avec un sourire fourbe. Il émet une hypothèse concernant l’attitude de ma mère. Un instant, presque gênée, je me tortille, oui, j’ai honte de ma mère, franchement. « Elle est ... simplement expansive lorsqu’elle est contente » je dis comme pour l’excuser en posant le bout de mon nez contre sa clavicule, enfouissant ma tête dans son cou. « Un peu comme moi » je lui rappelle distraitement lorsqu’il continue. Danseur de claquette ? Par-don ? Je fronce les sourcils, un instant. « Arrête un peu de dire des conneries » je lâche, sans filtre en roulant des yeux. « Je mets cela sur le compte du voyage » je fais mine de le pardonner d’un vague geste de la main. Je l’excuse. Je sens ses bras qui se font de plus en plus pressants contre mon épiderme, si bien que les miens s’en vont entourer sa nuque un instant et mes lèvres se plaquent contre les siennes. « Je suis fatiguée Shem » je balance pour lui dire que je ne compte pas plus le câliner que cela. Il devra se contenter de cela. Involontairement, j’étouffe difficilement un bâillement avant que je ne pose ma tête contre son torse, mes longs cheveux s’éparpillant sur son buste nu. « Je te promets que demain, ça ira mieux » je dis alors, d’une voix traînante  qu’on passera une journée un peu plus intéressante, en même temps, ce n’est pas bien difficile. « Je te ferais visiter mon île » je balance avec une pseudo fierté, Santorin est de toute beauté. « Je mets le réveil ? » je lui demande lorsque je capte un mouvement de sa part, j’imagine que cela veut dire non. Très bien, j’ai compris. « La prochaine fois, on les fait venir chez nous et pas l’inverse » je lui rappelle, comme ça, l’air de rien, non dès fois qu’il compte m’emmener en Israël. « D’ailleurs puisqu’on parle de cela » j’amorce alors dans un raclement de gorge avant de me détacher de lui un instant pour tirer un coin du drap et le rabattre sur nos deux corps. « Shavit est encore en contact avec tes parents ? » je m’autorise à demander dans un froncement de sourcil avant de revenir contre lui en tentant vaguement de contrôler l’intonation de ma voix lorsque j’évoque le prénom de la demoiselle. Je dois rester neutre. Un léger silence s’installe. Je prends cela pour un oui, personnellement. « Laisse tomber, je connais déjà la réponse » je dis en haussant les épaules. Evidemment, oui.

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MessageSujet: Re: (les poussinets)   Ven 5 Sep - 14:30

Cette euphorie s’estompera au fur et à mesure de leur séjour. Tout du moins, c’est ce que Shem tente de se persuader. Peut-être parce que cette pensée est l’assurance que son séjour se déroulera au mieux : sans une future belle-mère sur le dos qui planifie, déjà à l’avance, leur futur, leur avenir. Demain, elle ne le parlera plus de mariage, de petits-enfants ou de tous ces autres aspects de la vie de famille. Après tout, ils ont encore tout le temps de penser à cela, ils ont encore tout le temps de penser à leur avenir, à leur avenir en commun, à leur futur ensemble… à cette vie à deux dans laquelle ils se projettent. Il est bien trop tôt pour parler de mariage – et de fiançailles – ils ont encore tout leur temps devant eux. Leur histoire n’a que six mois. Ils ont encore toute la vie devant eux pour concrétiser leurs projets, leur vie à deux. A croire que future belle-maman veut mettre la charrue avant les bœufs. Elle s’imagine déjà dans sa robe blanche – ou d’une autre couleur, d’ailleurs – qu’elle portera à leur mariage, c’est à peine si elle n’a pas prévu dans la semaine d’aller acheter une robe de mariée pour Théodora – sans lui, puisqu’il parait qu’il faut que la robe ne soit découverte qu’au jour J, qu’au moment il ne tardera pas à lui passer la bague au doigt, c’est tout du moins ce que la mère de Théodora lui a raconté. Il plaisante à dire qu’elle sera, là, chaque matin, devant la porte de leur chambre avec une boite contenant un test de grossesse à la main. Il l’imagine tellement bien, se pointer tous les matins, à huit heure pétante, en brandissant fièrement la boîte et en scandant le prénom de la belle. Thédora. Au fond, il ne fait que de plaisanter… bien qu’il craint que la femme soit capable de le faire. Il hoche légèrement la tête, presque rassuré d’une certaine façon, de savoir qu’elle a fermé la porte à clé de cette chambre. Demain matin, au réveil, il n’y aura donc pas de future belle-maman au pied de son lit avec un test de grossesse – il se mettrait presque à cauchemarder de cette situation. « Tu aurais préféré qu’elle chercher à rompre notre couple en insinuant que je n’étais pas assez bien pour toi ? » demande-t-il. En soi, il trouve cela plutôt rassurant qu’elle fonde certains espoirs sur eux, sur leur couple bien qu’ils soient bien trop précipités, ces espoirs. Elle doit l’apprécier un tant soit peu, autrement elle aurait tout fait pour qu’il quitte cette maison ou pour qu’il quitte, tout simplement, sa fille. Certes, elle s’est montrée quelque peu difficile et critique concernant sa profession. Sûrement des stigmates causés par un ancien footballeur qui l’avait bercé dans une douce idylle. Il semblerait qu’il ne serait jamais venu si elle lui avait dit. Il ne peut s’empêcher de rire à sa remarque qui suit. « Telle mère telle fille, ne dit-on pas. » réplique-t-elle d’un air plaisantin en lâchant un nouveau petit rire qu’il tente tout de même d’étouffer. Dans tous les cas, s’il avait su, il se serait inventé une nouvelle vie professionnelle, une nouvelle carrière avec de nouvelles perspectives. Exit le rêve anglais, exit le rêve d’une carrière sur les pelouses de Première Ligue Anglaise. Le temps de quelques jours, il n’aurait plus été Shem, le footballeur mais Shem, le danseur de claquettes – quoiqu’il aurait été incapable de se livrer dans une démonstration du genre, il aurait simulé une blessure pour échapper à cette corvée. Apparemment, il devrait arrêter de dire des conneries. Comme si l’éventualité de finir ses jours dans une carrière de danseur de claquette pouvait être une connerie. « Quoi ? » réplique-t-il en étouffant un bâillement. « Tu aurais eu honte de moi ? ». Il demande l’air de dire, comme si cette question avait son importance. Aurait-elle eu honte de lui s’il n’avait pas été footballeur professionnel, et s’il avait embrassé une toute autre carrière, l’aurait-elle accepté malgré tout ? Il aurait finir ébéniste, simple employé… elle l’excuse, il parait que ces délires sont dus à la fatigue. Peut-être. Il la prend dans ses bras, désireux d’une étreinte. Ses lèvres viennent réceptionner ce baiser qu’elle lui offre. Il ferme les paupières, quelques instants, juste le temps de ce baiser, de ce doux baiser. Il rouvre aussitôt les yeux lorsqu’elle se proclame fatiguée. Il hoche légèrement la tête qui vient s’échouer sur l’oreille. Il passa sa main dans la crinière brune de la demoiselle. Elle lui fait une promesse. Celle que demain sera meilleur. Il reste silencieux, pensif. Un léger rictus illumine son visage dans le noir lorsqu’elle parle de lui faire visiter l’île, son île. Celle qui l’a vu grandir. « Juste tous les deux, hein ? ». Il veuille à s’assurer que sa mère ne vienne pas s’incruster dans cette journée qui se projette. Il fronce légèrement les sourcils lorsqu’elle parle de réveil. De… ré-quoi ? Il laisse balancer difficilement sa tête de gauche à droite puis de droite à gauche. Nul besoin de réveil. Ils sont en vacances, après tout. Alors au vent, les réveils ! Il caresse du bout des doigts quelques mèches de ses cheveux alors qu’il vient déposer un furtif baiser sur le haut de son front. « Pardon ? » s’étonne-t-il lorsqu’elle évoque d’une prochaine fois. D’une prochaine fois où ce seront eux qui viendront en Angleterre et non l’inverse. « Ça nous fait voir du paysage, je trouve ça sympa, moi… » souffle-t-il. Il sourcille légèrement lorsque Théodora prend de nouveau la parole. Il s’étonne de plus belle de sa réplique. Il ne sait pas vraiment ce qu’elle veut parler lorsqu’elle dit « en parlant de cela. ». En parlant de… quoi ? Il tente de capter son regard alors qu’elle reprend la parole. Il est question de Shavit. De Shavit et de ses parents. Il reste un instant silencieux, absent… pourquoi veut-elle savoir cela ? Pourquoi veut-elle savoir ce détail ? Est-ce que Shavit est encore en contact avec ses parents ? A ses dernières nouvelles, il semblerait. Il l’ignore. Cela fait presque deux ans que sa route n’a pas croisé le chemin de la belle Shavit. Il a parfois des nouvelles, par le biais de ses parents, certes. Il ouvre difficilement la bouche. Il n’a pas le temps de répondre que Théodora vient lui couper le souffle. Elle connait déjà la réponse, il parait. Il reste silencieux encore quelques instants. Il réfléchit, il pense. Non pas à Shavit. « Pourquoi es-tu obligée de rapporter tout ce que je te dis, tout ce que l’on fait à elle ? » la questionne-t-il alors. Il a cette impression qu’elle ne cesse pas de se comparer à la jeune femme, à son ancienne petite-amie. Cette impression est peut-être factice, mais elle est pourtant bien présente. « A quoi ça te sert, bébé ? » continue-t-il à lui demander. A quoi ça lui sert de parler d’elle, de parler de Shavit encore ? « Pour te répondre, oui, elle est encore en contact avec mes parents. » conclut-il. « Tout du moins, j’imagine. ». Ou plutôt à ses dernières connaissances. « Je ne vais pas les empêcher de la fréquenter pour la simple raison que notre relation est terminée. » dit-il comme pour justifier sa réponse.

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MessageSujet: Re: (les poussinets)   Ven 5 Sep - 16:52

Comme si ma mère pouvait un instant penser à notre rupture, c’est bon, pour elle, c’est pour la vie maintenant. « Elle t’aimait déjà avant qu’on soit ensemble » Je lui annonce, depuis qu’il s’occupait de moi à cause de l’accident. Il songe se reconvertir. Si Shem pourrait un jour me fait honte ? Je fais mine de réfléchir un moment avant de donner ma sentence. « Jamais, voyons » Je réponds avant de lui voler un baiser. Il veut que je le rassure sur notre futur séjour. Rien que nous deux. « Ne t’inquiète pas » je balance en hochant positivement la tête avant que l’on sous-entende un voyage en Israël. Et j’évoque Shavit, puisque je l’associe toujours à là-bas. Selon Shem, je me compare toujours à elle, ce n’est pas vrai ! Je me renfrogne un peu. Je l’avoue. J’écoute ses questions avant de me crisper légèrement. « A rien » je lâche, en haussant les épaules. « Mes questions ne servent à rien » j'ajoute platement. Je pense que je ne vais plus en parler parce que ses réponses ne me donnent plus envie là. Il me refroidit. Enfin, le mot n’est pas adapté. Apparemment ses parents sont très attachés à son ancienne compagne... « Je ne t’ai jamais demandé cela » je clos la discussion sèchement. « Bon, bonne nuit » je réponds d’une voix moyennement chaleureuse. Les vacances commencent vraiment bien, je crains le pire. Voilà, je savais que ce n’était pas une bonne idée de venir ici. J’entends un léger soupir du côté de Shem tandis que je me défais de son étreinte, me libérant de ses bras prestement, je lui tourne dos avant de remonter le drap sur nos épaules. Une poignée de minutes plus tard, le paisible silence finit par m’endormir. Je plonge dans les bras de Morphée avec bonheur. J’ignore si c’est le décalage horaire mais quelques heures plus tard, j’ouvre difficilement les paupières. Mon regard s’accroche au réveil où les numéros rouges clignotent. Il est simplement sept heures du matin. Je tourne la tête et m’aperçois que Shem est encore dans ses rêves. Je lui laisse vingt minutes de répit en espérant qu’il émerge de lui-même parce que je ne compte pas m’ennuyer toute seule pendant que monsieur se repose. Finalement, impatiente, je me glisse sous le drap, pour m’asseoir sur son buste nu. Je laisse mes lèvres papillonner sur la peau de son torse, en remontant jusqu’à sa bouche. Je le sens évidemment se réveiller doucement. « Si tu ne veux pas gâcher ta journée, il serait temps d’ouvrir les yeux » je minaude alors en le regardant. Je suis sûre qu’il fait exprès maintenant de garder ses paupières closes pour que je continue. « Aller Shem, je sais que tu en profites là » je grogne alors avant que mes lèvres ne se déposent contre la peau tendre de son cou, la marquant très légèrement. Je suis la propriétaire des lieux ici. De sa personne aussi. « Bouge » je lui dis en me dégageant de son corps. Je m’extirpe du lit alors que mes fines mains n’aillent s’agripper à ses chevilles pour le tirer hors du cocon. Mon corps fait le contrepoids, incliné en arrière. Je suis à deux doigts de la chute. Il décide enfin de se mettre en mouvement, je pousse un soupir de soulagement en manquant de me renverser sur la moquette. Il se met doucement debout. « Je suis ton guide aujourd’hui » j’explose alors avec une certaine fierté. Evidemment, il connait mon sens de l’orientation légendaire, il devrait faire attention. « Tu peux aller prendre ta douche tranquillement, l’étage est à nous » je lui explique alors. Les seules parties communes sont au rez-de-chaussée, sinon, chacun fait sa vie dans l’espace qui lui est dédié. Je pointe du doigt la salle de bain au bout du couloir et je le laisse se débrouiller pendant que j’ouvre les volets et refais le lit. Je finis par le rejoindre. J’entends l’eau se fracasser contre l’émail de la baignoire. Je ferme la porte de la salle de bain et je sors deux serviettes moelleuses du placard et les dépose sur le lavabo. Je me déshabille rapidement avant d’écarter le rideau de douche et de demander à Shem de me faire de la place. Il est encore plein de mousse. J’enroule mes bras autour de sa nuque et je fais pareil avec mes longues jambes autour de son bassin. Je le serre dans une étreinte dès plus tendre. « Je t’aime » je commence alors en frôlant le bout de mon nez contre le sien. « ... surtout  quand tu es docile comme cela » je ronronne alors.

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MessageSujet: Re: (les poussinets)   Dim 14 Sep - 15:06

Shavit. Elle a toujours ce prénom là au bord des lèvres, elle a toujours ce prénom au bout de la langue. Shavit par-ci, Shavit par-là. Il a comme cette impression qu’elle ne cesse de se comparer à cette jeune femme, qu’elle ne cesse à comparer leur relation avec celle que Shem avait entretenue avec son ancienne concubine. Il ne peut s’empêcher de lui demander pourquoi, pourquoi elle ne cesse pas de tout ramener à Shavit. Pourquoi ? Après tout, il doit bien y a voir un « parce que » qui expliquerait ces remarques. A quoi ça lui sert ? Il fronce légèrement les sourcils lorsque la belle ne tarde de réagir. Tout ceci ne lui sert à rien. Ce n’est pas tant le fait de tout ramener à Shavit qui ne sert à rien, mais les questions qu’elle lui pose. Il reste silencieux, ne voulant pas contester. Un léger sourcil s’arque dans la pénombre de la chambre. Quoiqu’il en soit, il ne peut pas lui mentir, en prétendant que Shavit n’est plus en contact direct – ou indirect – avec ses parents. Il imagine qu’elle leur parle encore, qu’elle leur rend parfois visite, qu’elle vient leur apporter un peu de bonnes nouvelles en sirotant un thé. Il imagine. Il ne peut pas trop s’avancer à ce sujet. Il n’a plus été en contact avec Shavit depuis plus d’un an. Certes, parfois sa mère lui donne quelques nouvelles, quelques brèves nouvelles. Mais en soi, il n’accorde plus d’importance à ces nouvelles, à la vie de Shavit. Il se dit content pour elle, il se réjouit de son destin. Il dit juste cela pour lui faire plaisir, à sa mère. Mais il ne peut pas interdire Shavit de rester en contact avec ses parents ou au contraire d’interdire ses parents de la voir assez souvent – bien plus souvent que leur propre fils en tout cas. Il préfère ne pas répliquer aux quelques mots agacés et fâchés qui ne s’échappent de la bouche de Théodora. Il se fait silencieux, alors qu’elle déclare qu’il est temps de dormir. Un léger soupir s’échappe entre ses lèvres closes. Il se contente de répéter ce ‘bonne nuit’ prononcé par Théodora, quelques secondes plus tôt. Il se laisse glisse dans le lit, sur le côté. Il veuille à ne pas trop s’approcher du bord, pour ne pas tomber. Déjà que ce lit est bien petit pour un gabarit de son genre. Il laisse ses paupières se refermer et se laisse emporter son sommeil et sa fatigue. Il se réveille parfois, au cœur de la nuit, en s’assurant qu’il n’est pas tombé et qu’il se ne retrouve pas à dormir à même le parquet de cette chambrée. Ses songes viennent bercer sa nuit. Des songes qui s’assimilent étonnamment à des cauchemars, à des mauvais songes, à des songes sombres en soi. A croire que le traumatisme de la future belle maman se transfère même jusqu’à dans ses rêves. Il finit par tomber dans un lourd sommeil, oubliant tous ces rêves, toutes ces idées. Il dort. Il dort comme un bébé. Il dort jusqu’à se retrouver réveillé par une bouche qui s’aventure sur son torse nu. A moins que ce ne soit que dans ses rêves. Le rêve d’une belle brune (ou blonde, tiens) venue, rien que pour lui, pour lui offrir ces quelques délices libidineux, pour lui offrir ces tendres baisers. Ses paupières s’ouvrent difficilement lorsque cette même bouche, celle de ses rêves, ne vienne kidnapper ses lèvres. Il aperçoit dans le flou matinal une silhouette qui lui est bien familière. Ce n’est pas un rêve. C’est Théodora. A moins qu’il puisse assimiler Théodora à la notion de rêve. Il s’apprête à ouvrir les yeux lorsque la voix de la jeune femme retentit. Non. Il ne va pas ouvrir les yeux. Il s’efforce à garder ses paupières fermées alors qu’un léger rictus se peint sur ses lèvres. Son sourire s’élargit lorsque la belle affirme qu’il en profiterait. Lui ? En profiter, pas du tout. Ce n’est pas son genre, mais pour qui le prend-elle. Il laisse la jeune femme s’impatienter alors qu’il mime son sommeil, son sommeil de bébé, de grand bébé certes. Elle l’intime de bouger. Il reste inconscient, quelques instants, avant qu’il ne sente l’emprise de ses petites mains sur sa cheville. Il ouvre aussitôt les paupières et se redresse. Il se lève en quittant peu à peu son état de sommeil secondaire. Il fait quelques pas dans la chambre alors qu’il s’arrête précipitamment lorsque Théodora lui explique qu’elle lui sera son guide, aujourd’hui. Il hoche légèrement la tête, comme pour approuver l’idée. Elle lui indique alors la salle de bain. Il arque un léger sourcil. « Pas de future belle maman qui va me surprendre dans mon plus simple appareil, hein ? » qu’il vient à lancer. Certes avec une certaine ironie, mais avec l’infime crainte que la mère de la belle ne fasse sa plus belle entrée dans la salle de bain. Théodora lui assure que l’étage est à eux. Il ne devrait donc pas y avoir une femme approchant la cinquantaine qui le reluquera sous sa douche. Il dépose un furtif baiser sur les lèvres de sa bien-aimée, en guise de bonjour matinal et quitte la pièce pour rejoindre la salle de bain. Il observe la pièce, tentant alors de s’imprégner des lieux et de faire comme s’il était chez-lui. Il se débarrasse de son boxer qui l’habille et se glisse aussitôt derrière le grand rideau de douche qui vient le cacher. Il laisse couler l’eau avant de se glisser dessous. Il ne faut que quelques minutes pour que Théodora ne le rejoigne. Il lui fait une place à ses côtés alors qu’elle vient aussitôt l’enlacer. Un léger sourire se peint sur ses lèvres lorsqu’elle lui confie l’aimer. Elle l’aime. Il n’en a jamais douté une seule seconde, mais il aime l’entendre dire, l’entendre lui dire qu’elle l’aime. Il lève doucement les yeux en l’air lorsqu’elle reprend aussitôt la parole. Elle l’aime surtout lorsqu’il est particulièrement docile, comme à l’instant. Il agite légèrement la tête, avant qu’un rire ne s’échappe de sa bouche. Théodora ou l’art et la manière de venir mettre fin à un doux moment romantique et intimiste. Ses lèvres viennent se poser sur ses lèvres, pour lui adonner un doux baiser langoureux. Il recule légèrement son visage pour la contempler, quelques instants. « Dis-moi, quel est le programme du jour. » souffle-t-il, curieux et désireux ce qu’elle leur a prévu pour cette première journée en Grèce. « Tu as décidé de me faire visiter ta salle de bain, sous tous ses angles ? » reprend-il. Il la taquine, bien qu’il ne prenne un air quelque peu sérieux. « Dans la baignoire, sur l’évier, sur le meuble, contre le mur ? » liste-t-il en plantant un petit air libidineux alors que ses mains déposent quelques caresses dans le dos de la jeune femme et viennent trouver repos sur ses fesses gracieuses. Il ne peut s’empêcher de s’esclaffer lorsqu’il croise le regard désespéré de sa bien-aimée.

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