ERICA, 23 ANS

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MessageSujet: ERICA, 23 ANS   Mar 29 Aoû - 18:35


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PRÉNOM : Erica. AGE : Vingt-trois ans. NATIONALITÉ : Portugaise. HABITAT : Lisbonne, Portugal. PROFESSION : Réceptionniste. ORIENTATION SEXUELLE : Hétérosexuelle. STATUT SOCIAL : Mariée. OBJET PORTE-BONHEUR : Un bracelet tressé qu'elle porte à son poignet. FILM PRÉFÉRÉ : Le Monde de Narnia. GENRE MUSICAL FAVORI : American pop music. IDOLE : Cesaria Evora. ENDROIT PRÉFÉRÉ SUR TERRE : L'horizon sur le bord de la côte. DEVISE : I am no bird, and no net ensnares me. QUALITÉ MAJEURE : Attentionnée. DÉFAUT MAJEUR : Crédule.





rends-nous curieux


Il est temps de te présenter. Que dirais-tu de te livrer à une petite autobiographie ? Parle-nous de toi, de tout ce qu'on devrait savoir. Nous aimons les détails, alors n'hésite pas à développer si l'envie t'en prend.
Ce n’est pas vraiment dans mon éducation de parler de moi avec une aisance tel que vous le demandez. Je vais m’y employer tout de même avec plaisir, j’imagine que l’exercice aura au moins le mérite d’être amusant. Veuillez pardonner mon anglais approximatif, je ne maîtrise pas encore l’ensemble de la langue bien que mon oreille se soit nettement améliorée au fil des années à force de travailler à l’hôtel. Je risque aussi de rire souvent en vous répondant ou bien de m’exprimer en portugais par réflexe ; c’est la nervosité. Les locaux ici sont fort impressionnants et j’ai l’impression de me faire engloutir dans un monde inconnu duquel j’ai tout à apprendre ou désapprendre. Je m’appelle Erica, j’ai vingt-trois ans maintenant et je suis réceptionniste dans un hôtel à Lisbonne. J’ai eu la chance d’être engagée il y a presque cinq ans maintenant dans ce bel hôtel d’une chaîne internationale. Pas l’hôtel miteux dont on change les draps toutes les deux semaines et dont les coins des pièces regorgent de poussière, non. Le genre d’hôtel avec des draps blancs et soyeux avec un minibar dans la chambre. Le genre d’hôtel avec l’ascenseur chromé, un système électronique de réservation des chambres pointu avec lequel je galère encore un peu certains jours et un grand atrium dans le hall de la réception. J’imagine qu’il en existe des répliques presqu’identiques dans chaque capitale européenne mais dans cette réplique-là, je m’y sens comme à la maison. C’est un réel plaisir de travailler dans un cadre lumineux, chic et moderne. J’y ai mes petites habitudes, comme le café matinal dégusté avec les collègues de la réception ou de l’entretien. Je suis fière de porter l’uniforme de réceptionniste car cela signifie que je gagne mon pain. D’ailleurs, il paraît que je le porte bien. (rires) C’était quelque chose de très important pour moi de gagner ma croûte toute seule, sans dépendre de mon mari. Être une femme-objet, très peu pour moi. Je n’ai pas grandi avec ces valeurs-là. Je veux être indépendante et faire ce que je veux de l’argent que j’ai gagné par mes propres moyens. Même si je ne pense pas que cela aurait dérangé Ricardo, mon mari, qui a encore une vision très… archaïque du couple et du rôle à jouer par la femme et l’homme au sein de celui-ci. Je dois parfois le remettre dans le droit chemin et lui signifier que « chéri, le monde a changé ». (sourire) Ricardo est homme d’affaires dans le secteur de l’immobilier, je n’aurais donc techniquement pas besoin de me lever le matin pour que l’on ait une belle vie à deux.  Mais c’était mon choix, mon besoin personnel. Presque comme un cri du cœur qui s’avérait vital. C’était impensable que je reste à la maison à profiter du foyer et de la carte de crédit de mon mari en me curant les ongles. Ma mère m’a appris bien d’autres choses que la paresse et le luxe comme valeurs à défendre. Je travaille, je rencontre du monde, je lie des amitiés avec mes collègues, je gagne de l’argent, j’en dépense, cela m’épanouit. C’est le cycle de la vie et je me sens davantage vivante de cette façon-là. C’est aussi ce que j’aurai envie d’inculquer à mes enfants, le jour venu.


Quelle vision portes-tu sur ta personne, en toute objectivité ? Quels sont d'après toi tes atouts dans une telle aventure, et qu'est-ce qui pourrait bien être ta principale faiblesse ?
Beaucoup de gens aiment s’analyser et se regarder au travers du spectre d’un miroir, que ce soit au sens littéral du terme ou non. Ce n’est pas une activité naturelle pour moi. Dans la société actuelle, le paraître règne en maître. Mon monde a su rester hermétique à cela. Je ne suis pas une personne qui aime les choses matérielles. J’aime l’humain, avant toute chose et primordialement. S’il y a bien une facette de mon métier, certes modeste, que j’apprécie, c’est celle-là : la rencontre avec les gens de tous bords et de toutes origines, allant vers toutes destinations. Partager quelques moments, certes brefs et éphémères mais suspendus dans le temps, avec des vécus. Parce que c’est avant tout ce que sont les humains : des vécus et des envies, des passés et des ambitions, des histoires et des futurs. C’est en cela que réside toute la magie du métier de réceptionniste à mon sens ; du haut de ma chaise derrière la réception, ressentir l’envie d’évasion d’un globe-trotter amoureux du monde et de ce qu’il a à offrir, puiser une bribe d’histoire d’une actrice de cinéma qui rêve d’obtenir son premier grand rôle, se faire lire les premières lignes d’un roman engagé du bout des lèvres d’un écrivain insoumis. C’est là qu’est toute la beauté d’un métier où l’on voit passer des humains chaque jour devant son comptoir. Un défilé de personnages, une procession de livres vivants prêts à raconter leur histoire ou vous la laisser entrevoir par le biais de quelques indices éparpillés. J’aime mon métier parce que j’aime l’humain. Je suis quelqu’un de profondément humaniste ou, du moins, je le crois. J’aime faire attention aux autres, prendre soin d’eux et me montrer dévouée. Cette personnalité qui m’accompagne est applicable à beaucoup de gens sauf à une certaine catégorie : les nuisibles. Les êtres méchants, dégradants, n’ayant jamais imprimé la signification du mot « respect » dans leur crâne. Ceux qui ne viennent pas en ami, ceux qui ne possèdent pas un bon fond, ceux qui ne portent pas en eux une attitude positive. Ceux-là, je les exècre et ils ne méritent pas mon amour envers l’humain. Tout simplement parce qu’à mes yeux, ils ne représentent pas quelque chose qui comporte les caractéristiques et les qualités d’un être humain. Je pense que résident dans ma philanthropie mon atout et ma faiblesse. Un mélange inséparable et presqu’autant constructeur qu’autodestructeur. M’enticher des gens peut autant être une bénédiction qu’un aller simple pour les abysses. Tout dépend de l’Autre, avec un grand A. Celui qui se retrouve en face de moi a beaucoup de poids sur la façon dont je vis et sur ce que je ressens. C’est aussi exaltant qu’inquiétant.


La stratégie est le mot d'ordre de l'aventure Thrown Dice. Mais il arrive parfois que l'amour s'en mêle aussi, et s’immisce dans le jeu. Les sentiments auront-ils leur place dans ton aventure, ou feras-tu partie de ceux qui garderont en tête le jeu et s'interdiront toute parenthèse amoureuse ?
Gagner serait le but ultime, il ne faut pas le cacher et je pense que chacune des personnes que j’ai croisées aujourd’hui dans les couloirs sont toutes venues pour la même raison. Nous aurons tous ce même but final en soi malgré que chacun aura ses propres motivations qui lui donneront envie de l’atteindre. Je n’ai pas l’impression que « stratégie » ne puisse pas rimer avec « affection ». Je veux dire, pas phonétiquement mais de manière essentielle. (rires) Bien entendu, il faudra que je me rappelle souvent pour quelle raison je suis venue dans l’aventure et pour quoi je me bats. Je suis une fille qui peut se perdre facilement en chemin. Je pourrais aisément me laisser amadouer ou attendrir et je pense que maintenant que vous commencez à apercevoir ma personnalité se dessiner sous vos yeux, cela ne vous choque pas. Il faudra user de tactiques, d’intelligence et de stratégie. Je ne vois pas comment on pourrait aller jusqu’au bout sans s’adonner à tous ces jeux d’esprit. Car même s’il on n’est pas obligé de procéder à de la stratégie offensive, il faudra sans aucun doute de la stratégie défensive. Histoire de ne pas se faire manger toute crue par les stratégies des autres, même si l’on ne met pas en place soi-même des stratégies. Vous voyez où je veux en venir ? (sourire) Je ne suis pas venue passer ces castings pour vivre une parenthèse amoureuse mais je pense que je pourrai très bien allier affinités avec stratégie, il me faudra juste trouver la meilleure recette pour faire un bon mélange de tous ces ingrédients. Je n’imagine pas mon aventure sans des rencontres, des moments de partage, des surprises, des affinités, des rendez-vous entre certaines personnes en certains instants. C’est une aventure avant tout humaine et je n’ai pas l’intention de me renfermer dans mon coin à attendre que les heures passent avec une tasse de thé à la main. Aller à la rencontre des autres, partager nos histoires, cela me semble naturel et même presque essentiel dans ce type d’aventure. J’imagine des fous rires, des délires. J’imagine des moments de connivence et de complicité. J’ai d’ailleurs un sentiment de hâte et d’excitation à l’idée de mettre tout cela en perspective ici avec vous. Je ne peux que me réjouir de découvrir toutes ces émotions et tous ces moments si le destin me le permet. Je sais que la décision est entre vos mains mais j’aime croire au destin. A un chemin tracé pour nous, qui peut varier selon nos réponses à ce que cette fatalité met sur notre route. Ce n’est pas seulement votre décision qui entre en jeu, c’est davantage la réunion d’une multitude de conséquences. Une synergie de petites choses qui, mises bout à bout, feront que j’intégrerai ou non l’aventure. J’aime penser comme ça. Que rien n’est prédestiné, que certes il y a un destin mais qu’on tient dans le bout de sa main le moyen de le faire changer de rail à chaque instant et à chaque décision.


Justement, quel genre de joueur penses-tu être ? L'aventure Thrown Dice en a vu défiler de toutes sortes, des grands tacticiens aux véritables fayots, en passant par les je-m'en-foutiste de première. As-tu l'âme d'un redoutable compétiteur, ou risques-tu d'être dévoré dès que tu auras mis un pied dans l'arène ?
Le genre de joueuse avec une âme et une éthique. Hors de question de poignarder quelqu’un dans le dos et de trahir sa confiance. Vous ne me verrez jamais retourner ma veste, je m’identifie comme quelqu’un de loyal à qui on peut faire confiance et je ne ferai que des promesses que je me sens capable de tenir jusqu’au bout. Je ne pense pas être la future tacticienne de l’émission. J’aimerais beaucoup découvrir une multitude de secrets et arriver à me protéger à chaque nomination mais je ne pense pas avoir la psychologie, la ruse et le sang-froid nécessaires pour être le cerveau le plus malicieux de la saison. J’apprendrai, pour sûr. J’apprendrai à être sur mes gardes, à agir au moment opportun et à ne pas laisser tomber les murs trop vite avec n’importe quel candidat. Je n’ai pas non plus dans le sang cette propension à être quelqu’un qui graisse la patte à longueur de journée, tout cela pour se faire bien voir. Je porterai mes convictions et mes valeurs haut et fort, que cela plaise ou non. Pas question de faire plaisir à qui que ce soit ou de m’accommoder à certains mœurs qui ne sont pas les miens. Je ne suis pas venue dans cette aventure pour ne pas être moi-même ou devenir une pâle copie édulcorée de ma personne. On m’a toujours appris à être intègre, à dire ce que je pensais comme je le pensais, à m’exprimer. Ma mère était formidable dans ce sens, elle nous a toujours poussé, mes sœurs et moi, à nous exprimer et à ne jamais rien garder sur le cœur. Garder quelque chose enfoui en soi, ça vous ronge pour finir par vous briser de l’intérieur. Cela n’a pas toujours été facile durant l’enfance, nous avons vécu des moments parfois difficiles mais à chaque moment, à chaque instant, elle valorisait ces moments où nous devions dire ce que nous ressentions. C’est probablement cette éducation qui m’a forgée et qui m’a rendue très sensible et expressive. La sensibilité est une force et non pas une tare, si on apprend à en faire quelque chose d’utile. « Pequena flor cheia de emoções » me disait ma mère lorsque j’étais submergée par ma sensibilité exacerbée. Cela signifie « petite fleur gorgée d’émotions ». Cela me représente bien. Je pense que pour survivre en terre aride dans l’aventure, la petite fleur va devoir se contenter de peu d’eau ou apprendre à être vivace. Tout un challenge à relever. Avec joie.


T'es-tu préparé psychologiquement au fait d'être enfermé pendant plusieurs semaines ? Et d'ailleurs, que sais-tu vraiment de Thrown Dice, as-tu suivi les précédentes saisons ou bien débarques-tu dans l'inconnu le plus total ?
Je ne pense pas redouter l’enfermement. Il me faut plus que ça pour me mettre les nerfs à vif. Je dois avouer ne pas avoir suivi les précédentes saisons, à part quelques épisodes de la dernière en date. Je me souviens être tombée sur la dernière saison en streaming à la maison et je me rappelle très bien que cela avait déclenché mon envie de participer, comme un souffle intérieur qui me chantait que c’était la voie à suivre. Je n’avais jamais quitté le Portugal, ne fut-ce que rêver de partir à l’assaut de la nation anglaise pour une émission de télé me coupait déjà le souffle et me donnait un tournis grisant. Alors, je ne vous dis pas la détermination dont j’avais besoin pour franchir le pas. Il m’a fallu beaucoup de réflexion et réunir beaucoup de courage pour me sentir prête à affronter le voyage, vos castings et être en paix avec tout ce processus. Car évidemment, il n’était pas question de faire marche arrière. Hors de question. La décision de tout laisser derrière moi pendant quelques mois devait être prise et ça ne devait pas être matière à être rediscuté. Et au final, je pense que ce périple ne me dérange pas tant que ce que je ne l’aurais cru. C’est enivrant de se dire que, pour quelques mois, je serai comme ces clients de l’hôtel ; une âme en voyage. Les gens de la production me verront comme je perçois mes clients. Un vécu qui passera quelques semaines dans le château pour ensuite repartir d’où il est venu. Une histoire qui aura été racontée. Je ne débarque donc pas dans l’inconnu total en venant dans l’émission, je vois de quoi il s’agit, je me représente sans trop de difficultés les gros traits de l’aventure. J’ai cependant hâte d’en découvrir les détails et les nuances. C’est même un euphémisme, j’en tremble rien que d’y penser. (rires)


La vie en communauté, ça te dit quelque chose ? Tu es plutôt quelqu'un de très sociable qui adore évoluer au sein d'un groupe, ou bien tout l'inverse, un véritable solitaire ? Penses-tu parvenir à t'entendre avec les autres candidats et supporter la cohabitation qui vous attend ?
J’ai grandi avec mes parents et mes deux petites sœurs et nous étions très unis. Je n’ai jamais été, même l’espace d’un instant, seule durant mon enfance. Du moins pas que je puisse m’en souvenir. J’étais toujours entourée de ma mère, de mon père ou d’au moins une de mes deux sœurs. La famille est quelque chose de très important pour moi et j’ai toujours été élevée dans ce souci de l’autre. J’ai donc l’habitude d’évoluer au sein d’un groupe,  j’y suis même beaucoup plus à l’aise que dans une bulle de solitude. J’ai souvent pour ambition que tout le monde se sente bien dans la bande. Même si cela fait parfois du bien de prendre du temps pour se ressourcer et se centrer sur soi, je n’aime pas rester longtemps toute seule. Je me sens dépérir à une vitesse folle et je tourne en rond comme un lion en cage lorsque je reste seule à la maison et que Ricardo a des obligations en soirée pour son travail.  J’aime être entourée, c’est certain. Je compose facilement avec les autres dans la vie en groupe mais, comme pour tout le monde je pense, il y a des limites. J’ai des limites. Si chacun respecte la présence de l’autre et son harmonie, il n’y a pas de soucis. Quand il y a intrusion dans l’espace vital de la personne ou dans ses limites, c’est autre chose. Je me considère comme une femme tendre mais lorsque ma résistance dépasse un certain seuil, je me transforme en une autre ; prête à mordre et à se faire respecter. Ce sont les instants primaires qui resurgissent. Il est hors de question qu’on me manque de respect. Simplement parce que chacun a de la valeur, personne n’en a plus qu’un autre et certaines personnes ont du mal à le comprendre. Ceux-là, je m’assurerai qu’ils aient le mémo. Mais toujours en restant polie.


Autant te le dire tout de suite, nous sommes de vrais sadiques et tu auras parfois des choix difficiles à faire. Pourras-tu tout assumer dans le jeu ? Sauras-tu de ceux qui n'hésiteront pas à trahir leurs propres amis et à faire primer leur intérêt sur celui des autres ? Es-tu, concrètement, prêt(e) à tout pour gagner ce jeu ?
Vous ne pouvez pas noter quelque part qu’il faut m’épargner pour ce genre de dilemmes sadiques ? (rires) Je ne pense pas que je pourrai trahir des amitiés que j’aurai créées dans l’aventure. Ce sera peut-être mon point faible. Si c’est le cas, j’en serai fière. Mais pour trahir quelqu’un, il faut avoir fait une promesse au préalable. Une promesse de ne pas se donner des désavantages ou de toujours se protéger dans les jeux et les décisions. S’il n’y a aucun pacte convenu, je pense que chaque ami que je pourrai me créer dans l’aventure pourra comprendre que nous venons tous pour jouer notre propre jeu et sortir chacun nos atouts de la manière dont on le veut. En venant dans ce genre d’aventure, il ne faut pas s’attendre à ce que chaque candidat nous fasse des fleurs à chaque fois. Tout est à apprécier sur le moment-même de la décision. En prenant en compte l’enjeu, les personnes impactées, les conséquences positives et négatives. Il n’y a pas de réponse toute faite à ce que je pourrais faire dans ce jeu, cela dépendra beaucoup des circonstances exactes dans l’instant. Hormis s’il y a un serment entre deux personnes, ça, je ne le briserais jamais car cela irait à l’encontre de mes valeurs.

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ERICA, 23 ANS

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