CLAUDIO, 25 ANS

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MessageSujet: CLAUDIO, 25 ANS   Mar 29 Aoû - 18:52


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PRÉNOM : claudio AGE : vingt-cinq ansNATIONALITÉ : brésilien avec vaguement des origines italiennes et allemandes HABITAT : brésil, paraty PROFESSION : actuellement surfeur pro ORIENTATION SEXUELLE : hétérosexuel, la question ne s’est jamais vraiment posée  STATUT SOCIAL : clairement aisé, même si j'ai vécu une bonne moitié de ma vie très simplement  OBJET PORTE-BONHEUR : aucun, jamais été très superstitieux. mais du coup je me moque de ma cicatrice qui longe tout mon flanc droit (le plus spectaculaire de tous les accidents de surf croyez-moi) en disant que c'est mon porte vie, mon porte-bonheur FILM PRÉFÉRÉ : mystic river dans le genre thriller, mémoire de nos pères dans le genre bon gros film de guerre, paranoid park dans le genre film indépendant, je suis assez flex tant que les films me foutent la boule au ventre GENRE MUSICAL FAVORI : rap et hip-hop, au-delà du cliché surfeur indie rockeur, même si j'écoute beaucoup de rock indépendant et alternatif, un peu de techno, de la bossa nova et du tropical. en ce moment c'est surtout du rap anglais qui tourne, comme « 67 » IDOLE : dylan rieder en était un, maintenant y'a toujours le mythique marighella, un résistant brésilien, ou tim duncan, clairement le meilleur pivot de tous les temps ENDROIT PRÉFÉRÉ SUR TERRE : paraty, plage de trindade, bon spot à vagues et bonnes caïpi DEVISE : « i surf to get tan » (shane dorian) QUALITÉ MAJEURE : passionné DÉFAUT MAJEUR : obstiné.





rends-nous curieux


Il est temps de te présenter. Que dirais-tu de te livrer à une petite autobiographie ? Parle-nous de toi, de tout ce qu'on devrait savoir. Nous aimons les détails, alors n'hésite pas à développer si l'envie t'en prend.
je m’appelle claudio douglas pietro garbi, claudio, claudinho comme on a tendance à dire au brésil. je suis né à são paulo au fin fond d’une vieille fourgonette 4L que mon père avait retapé. à l’époque, après son diplôme de médecine il avait entrepris de s’installer dans une ville de plage pour aider les « caiçara » (c’est comme ça qu’on appelle les habitants « modestes » traditionnels des zones littorales du sud du brésil), puis, pris d’amour pour sa petite maison au bord de l’eau, il s’est replongé dans sa vieille passion adolescente, le surf. mon père vient d’une grande famille d’entrepreneurs italo-brésiliens, quand ma mère était une petite caiçara du coin. quand mon premier frère - octavio - est né ils ont acheté un vieux camping-car et sont partis sur les routes de mer du sud du brésil, vers santa catarina, pour surfer. on est tous nés sur la route, je suis le cadet des quatre gosses garbi. tous fils d’un médecin surfeur un peu tyran. il nous a appris à surfer avant d’apprendre à lire. on a grandi sur les vagues, bouffé des haricots rouges et du riz pendant nos dix premières années de vie, parcouru la côte une quinzaine de fois. c’était un train de vie dur, anticonformiste, qui nous a conquis gamins, puis épuisés à l’adolescence. très peu de liberté et d’intimité, une vie modeste quand le porte-feuille familial nous aurait largement permis une villa avec piscine au bord de l’eau. on était ses pantins, ses petits soldats, et ma mère - toujours souriante - s’appliquait à nous rendre beaux et présentables. jusqu’à mes treize ans on a vécu sur les routes, je portais les vieilles fringues de mes frères aînés et me faisait engueuler quand j’ouvrais un peu trop ma gueule. j’étais le cadet, celui qu’il fallait à la fois choyer et à la fois bien cadrer. j’ai toujours lu et dessiné pour fuir la pression de pap. et surfé, évidemment. puis, y’a un âge où tout le monde a pété une durite. trop de bonhommes adultes dans trop peu d’espace. mon père est retourné en ville, à rio. il a monté une boîte avec son frère et l’aventure s’est arrêtée là. aussi brutalement qu’elle avait commencé. on nous a inscrit à l’école, on était des petits merdeux, pas habitués au système des grands collèges pour bourgeoisie blanche. mais tu finis par te faire des potes, par goûter au luxe et à la facilité, aux bonnes grillades du dimanche et aux vêtements bien taillés. et aux filles (sourire). j’ai fini par déserter pas mal la maison familiale, dès mes quatorze ans, pour me réfugier chez les autres, pour me faire inviter dans leurs maisons secondaires, pour boire, pour faire mes premières expériences, pour m’émanciper. c’était le bonheur. octavio est entré à la fac, rafa et felipe ont ouvert un commerce à paraty et moi je profitais de mon lycée comme un petit truand. de l’argent plein les poches, un sourire de petit con et des cheveux dorés par la plage. je plaisais autant que mon égo se dessinait. puis l’entreprise a marché, trop bien, j’ai fait des études d’économie et marketing et j’ai suivi les traces de mon père. ça fait maintenant un an que j’ai tout quitté à nouveau, pour partir surfer à paraty.


Quelle vision portes-tu sur ta personne, en toute objectivité ? Quels sont d'après toi tes atouts dans une telle aventure, et qu'est-ce qui pourrait bien être ta principale faiblesse ?
je pense franchement être quelqu’un d’assez cool. dans le sens détente, quoi. plutôt facile à vivre. plutôt souriant. plutôt bien carré. grandir dans 4m2 de camping-car à 4 gosses (mecs) et deux parents ça te forge une attitude de respect pour les autres. j’étais le cadet donc j’ai dormi tour à tour avec chacun de mes frères, avant qu’on m’installe un matelas par terre. ça fait pitié dit comme ça mais c’était franchement excitant quand j’étais môme. on se réveillait et on partait, on se baignait, on faisait nos 5 heures de surf par jour, on se contentait vraiment de ce qu’on avait. puis quand on a déménagé à rio et que j’ai touché à une toute autre vie, j’ai évolué. j’avais toujours appris à me faire discret parce que j’étais le dernier, mais là je suis celui qui a fait le plus d’année d’études, baigné dans un monde d’argent, de grosses soirées et de chemises blanches. je pense pas avoir trop changé, être devenu trop con, trop snob. sans doute un peu, mais j’ai quand même toujours la sonnette « vie à la dure » qui m’a conditionné gamin qui se rallume. je suis facile à vivre, même si j’ai de plus en plus de mal à faire de compromis. quand t’en as trop fait et que t’as moyen de ne plus en faire, c’est compliqué. j’ai tout facilement, maintenant. je suis quelqu’un d’assez passionné, je m’emballe vite, j’aime beaucoup de choses, je suis curieux, débrouillard. je m’adapte. aux situations et aux demandes. j’arrive assez facilement à me faire aimer. parce qu’au fond je suis quelqu’un de simple. mon seul problème, c’est que j’ai vécu trop cloisonné par mes frères et mon père quand j’étais gamin. et maintenant j’ai beaucoup de mal à supporter les gens qui m’exaspèrent. je perds vite patience et je suis plus trop capable de fermer ma gueule quand quelqu’un dit quelque chose qui me tend. j’encaisse, mais j’ai une certaine rancune envers la connerie des autres. et je crois tellement fort en mes valeurs, que j’ai parfois tendance à écraser et mépriser les convictions différentes des miennes. mais bon (rire) faut quand même me pousser à bout pour ça.


La stratégie est le mot d'ordre de l'aventure Thrown Dice. Mais il arrive parfois que l'amour s'en mêle aussi, et s’immisce dans le jeu. Les sentiments auront-ils leur place dans ton aventure, ou feras-tu partie de ceux qui garderont en tête le jeu et s'interdiront toute parenthèse amoureuse ?
j’en sais rien, je suis pas là pour ça. après, si ça vient, pourquoi pas. j’ai beau être sociable et détente j’ai des attentes assez élevées des autres. je sais ce que j’aime, chez quelqu’un, je sais ce que j’aime dans la vie, et j’ai besoin que la personne avec qui je suis partage mes mêmes passions. faut qu’on se surprenne, qu’on s’apprenne mutuellement, mais j’ai eu une existence assez particulière et je peux pas être avec quelqu’un de juste « normal », qui a (et a eu) une petite vie bien cadrée, conformiste. la normalité ça m’angoisse, j’ai besoin d’exotisme et d’aventure, d’opinions bien marquées et de pulsion. alors si je rencontre quelqu’un de passionné, pourquoi pas. je pense qu’à caractères sanguins on saura se trouver.


Justement, quel genre de joueur penses-tu être ? L'aventure Thrown Dice en a vu défiler de toutes sortes, des grands tacticiens aux véritables fayots, en passant par les je-m'en-foutiste de première. As-tu l'âme d'un redoutable compétiteur, ou risques-tu d'être dévoré dès que tu auras mis un pied dans l'arène ?
sérieusement, je suis le cadet d’une famille de quatre enfants garçons, je suis né dans la compétition. on avait au max deux ans d’écart (j’avais que 11 mois d’écart avec rafa), on avait tous la même gueule, la même dégaine, les mêmes cheveux, les mêmes jambes maigrichonnes, les mêmes peaux brûlées par le soleil. et surtout, on avait tous le même père qui nous jetait à l’eau dès la naissance. il nous noyait pour qu’on apprenne à nager. c’était un malade, sérieux. mais il pensait bien faire. lui, grand passionné, amoureux comme un dingue de sa vie, de l’océan et de sa femme. ils pouvaient passer leur nuit à baiser alors qu’on dormait tous dans un espace commun. on était sanguins, ils nous ont poussés à l’extrême. des casse-cou de première. mon père nous inscrivait à des compétitions de surf, on était les quatre enfants garbi. et on se battait les uns contre les autres. c’était pas une compétition contre le reste du monde, mais entre nous. et on pouvait être ravis comme se haïr pour une victoire. moi j’ai toujours été plus calme et moins dans la démonstration, mais parce qu’à naître dernier t’apprends avant tout à écouter les autres. ça n’empêche qu’on me foutait sur une planche et je les dégommais tous. le calme ne fait pas la passivité. j’ai pas appris à attendre qu’on m’offre quelque chose. j’ai appris à gagner ce que je mérite. quitte à me briser les os, je m’en fous, j’en ai vécues des blessures sur les rochers. dans la vie, après, en études, ça m’a beaucoup appris. écouter pour mieux attaquer. j’ai beau être sanguin je suis pas si impulsif. faut bien apprendre à être analyste si tu veux survivre dans une fratrie de grandes gueules. alors la compétition, oui, la stupidité, jamais.


T'es-tu préparé psychologiquement au fait d'être enfermé pendant plusieurs semaines ? Et d'ailleurs, que sais-tu vraiment de Thrown Dice, as-tu suivi les précédentes saisons ou bien débarques-tu dans l'inconnu le plus total ?
j’ai rien suivi, j’ai jamais été très télé. mais j’ai quand même bien visionné les debrief post-aventure et les attitudes des différents candidats, « l’avant - après » pour voir si ce genre de jeu me conviendrait. je suis pas assez maso et assez con pour me lancer dans une aventure avec que des abrutis en mal de reconnaissance. c’est pas ça que je cherche, moi. je pense que vivre avec des personnes que t’aurais jamais croisé dans ta vie c’est une sacré chance et un bon défi. par contre je sais que l’océan va me manquer. et même si j’ai déjà vécu à 6 dans un camping-car, ce facteur là va me peser. être enfermé loin du monde, pourquoi pas, mais loin de l’eau ça va être dur.


La vie en communauté, ça te dit quelque chose ? Tu es plutôt quelqu'un de très sociable qui adore évoluer au sein d'un groupe, ou bien tout l'inverse, un véritable solitaire ? Penses-tu parvenir à t'entendre avec les autres candidats et supporter la cohabitation qui vous attend ?
je me fais pas de soucis pour ça. j’aime les dynamiques de groupe, j’ai grandi entouré de monde, j’ai grandi au fil de rencontres et de liens que mes parents mes frères et moi tissions le long des routes. ceci dit j’ai jamais été le genre animateur de groupe, même si j’aime marcher devant. on m’entendra pas trop gueuler pour clamer l’attention, mais si on me pose les bonnes questions et qu’on me lance sur un débat qui m’intéresse je suis plutôt du style participant actif que spectateur. le groupe ne m’a jamais effrayé, sans être leader je suis assez spontanément dans l’équipe qui mène. le surf c’est une discipline solitaire qui se nourrit des images et des défis lancés par les autres. je peux pas surfer seul, sans le stimulus de la compétition, de vouloir faire mieux qu’un pote, de vouloir faire aussi bien qu’un autre. c’est tout un écosystème où tu rencontres des gens super différents, chacun son histoire et ses bordels, tu mélanges tout le monde autour d’un feu de camp ou de trois packs de bière et t’obtiens un groupe qui se supporte et partage énormément. y’a qu’avec un groupe qu’on apprend à aider des personnes dont on connaît pas l’individualité. le groupe t’apprend, l’isolement pas vraiment. vous m’enlèverez pas pour autant des instants en solo, j’estime qu’on a tous besoin d’un peu de calme pour comprendre ce qu’on veut, où on va et comment on peut y arriver. le groupe te donne confiance en toi, mais pour être en accord avec moi-même j’ai aussi besoin de pouvoir me retrouver seul. quand tu vois des films comme la vague, tu captes que la phénomène de groupe peut être méga destructeur. du coup faudra voir pour la cohabitation, tant que je suis à peu près en accord avec l’esprit des autres, ça devrait aller.


Autant te le dire tout de suite, nous sommes de vrais sadiques et tu auras parfois des choix difficiles à faire. Pourras-tu tout assumer dans le jeu ? Sauras-tu de ceux qui n'hésiteront pas à trahir leurs propres amis et à faire primer leur intérêt sur celui des autres ? Es-tu, concrètement, prêt(e) à tout pour gagner ce jeu ?
je ne tuerai pas mon père… mais j’ai un bon objectif à défendre. maintenant, le jeu c’est aussi d’oser voir de quoi je suis capable. y’a qu’en pariant sur moi que vous serez surpris (sourire).

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CLAUDIO, 25 ANS

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