ARYEL, 39 ANS

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MessageSujet: ARYEL, 39 ANS   Mar 29 Aoû - 18:54


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PRÉNOM : aryel. AGE : trente-neuf ans. NATIONALITÉ : australien. HABITAT : los angeles, californie. PROFESSION : acteur. ORIENTATION SEXUELLE : hétérosexuel ouvert d’esprit. STATUT SOCIAL : libre. OBJET PORTE-BONHEUR : je ne crois pas en ce genre de choses. FILM PRÉFÉRÉ : virgin suicide. GENRE MUSICAL FAVORI : tous et aucun. IDOLE : madonna. ENDROIT PRÉFÉRÉ SUR TERRE : un lit, n’importe lequel, un pieu reste un pieu. DEVISE : i always tell the truth, even when I lie. QUALITÉ MAJEURE : vivant. DÉFAUT MAJEUR : instable.





rends-nous curieux


Il est temps de te présenter. Que dirais-tu de te livrer à une petite autobiographie ? Parle-nous de toi, de tout ce qu'on devrait savoir. Nous aimons les détails, alors n'hésite pas à développer si l'envie t'en prend.
Aryel. Provenance indéterminée. Un père inconnu au bataillon et une mère névrotique sur les bords. Actuellement, je suis célibataire, mais tu sais ce que c’est : les filles, ça va, ça vient. J’ai déjà eu des relations suivies avec certaines de mes partenaires à l’écran, mais c’était un peu trop comme ramener du boulot à la maison. Sans enfant. Enfin, je crois. Je suis né là où la poussière s’étend à perte de vue, dans un petit bled en Australie dont tu n’as jamais entendu parler. A quinze ans, je suis parti parcourir le continent de bout en bout à bord d’une Westfalia. Je ne sais pas ce que je cherchais, encore moins ce que j’ai pu trouver.  A ce moment de ma vie, j’ai pris un abonnement pour ces boulots au salaire proportionnel au peu de dignité qu'ils requièrent, enchaînant de terribles expériences en collants pour des spectacles de catch discount ou des séances de rodéo qui ont eu raison de mon hypothétique descendance.  J’ai depuis déménagé à Los Angeles, troquant les rouages d’un monde ensoleillé pour un nouveau. D’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours voulu jouer la comédie. J’admirais les actrices qui se pavanaient à la télévision. Le doré de la robe de Maryline, aussi étourdissant que les coupes de champagne hors de prix qu’on me sert aujourd’hui à longueur de journée. Le scintillement argenté des cuisses des jolies nymphettes, le bleu des piscines privées californiennes, le jaune du comprimé qui fond sous la langue dans une explosion chimique sensorielle. Mais il est maintenant loin, le temps où je me laissais abuser par les jolies couleurs de la fête. Aujourd’hui, je sens la trentaine qui me rattrape, prête à me faire payer mes excès passés. Le problème, c’est que j’ai toujours cru que je crèverais avant d’atteindre quarante ans et je ne sais pas si je vivais à cent à l’heure à cause de ça, ou si je pensais ça parce que je vivais à cent à l’heure. Il fut un temps où je remplaçais allègrement mes déjeuners par quelques cachets. Je ne pionçais jamais, toujours en vadrouille, une et parfois deux femmes à chaque bras. Si on fait le décompte, il me reste un an. Une année à supporter les langueurs de mon existence avant de rejoindre mon linceul en or. Je suis un prince. C’est le pseudonyme qu’on m’a attribué dans le milieu. Je règne dans mon domaine, on me passe tout, on me donne tout et je peux t’assurer que ce n’est pas si satisfaisant que ça en a l’air. Trente-neuf ans, et c’est déjà l’âge de la retraite quand bien même ma peau est toujours aussi ferme que mon outil de travail. Mon physique, c’est mon gagne-pain. Vois ma queue comme ce qui m’assure mon plan d’épargne logement pour quand j’arrêterais d’habiter l’hôtel gracieusement payé par ma boîte de production. Ça fait longtemps que je me suis fixé, mais j’ai gardé mes habitudes de vagabonds. Pas d’appartement, pas de maison à moi, je suis très mauvais dans tout ce qui s’apparente à un minimum de stabilité. Autrement, je ne mènerais jamais la vie que je me suis créée. Je suis acteur. Le genre qui fait des millions d’entrées, mais que personne ne semble n’avoir jamais vu. Celui qui fait rougir les dames et jouir leurs maris.


Quelle vision portes-tu sur ta personne, en toute objectivité ? Quels sont d'après toi tes atouts dans une telle aventure, et qu'est-ce qui pourrait bien être ta principale faiblesse ?
Mi-héros, mi-raté, un savant mélange de ce qui se fait de mieux dans chacun des rôles. Membre de la jet-set misère, qu’on regarde autant de haut qu’on ne l’envie. Noble dans la pensée, mais médiocre dans l’action. Je suis comme un gosse dans un corps d’adulte. Impatient, inconstant, peu fiable et pourtant charmant et charmeur. Je suis le cul entre deux chaises et on ne sait jamais trop bien où me placer. Est-ce qu’on m’aime ou est-ce qu’on me déteste ? Sûrement un peu des deux à la fois. Tendre macho. Vigoureux mélancolique. Idéalistique pessimiste. Je suis un battant. Mais un battant ramolli par des années d’ennui pathologique. J’ai cette dualité en moi qui ne veut pas s’accorder. Ma personnalité dissonante, elle me met sur un fil et on devine rarement de quel côté je risque de pencher. Je ne contrôle quasi rien dans ma vie, même quand c’est moi qui choisit. Je peux avoir l’impression de maîtriser ce qui va suivre, en donner l’apparence, mais c’est juste des conneries. Je suis imprévisible. Pour tout dire, je ne réfléchis que rarement avant d’agir. Je ne suis certainement pas le plus intelligent, mais j’aime croire que je pourrais être le plus débrouillard. Aucun diplôme en poche, mais j’ai tout appris sur le tas comme un autodidacte enivré par son trop plein de liberté. Quand je suis parti de chez-moi, j’étais aussi maigre qu’une allumette et toutes mes économies tenaient dans mes poches. Je n’avais rien pour moi, si ce n’est un brin de mythomanie et un chouilla d’insolence. Ce qui m’a propulsé vers le statut de mini-célébrité, c’est un peu de tout ça à la fois. J’avais une attitude. Plus de gueule que de talent avec ma tronche de bellâtre et mes yeux clairs, l'air ailleurs, l'air parfait. J’ai réussi. Ouais, j’ai réussi, mais je me suis loupé en même temps, c’est ce que tout le monde se dit. Pour ma part, je ne sais toujours pas quoi en penser.


La stratégie est le mot d'ordre de l'aventure Thrown Dice. Mais il arrive parfois que l'amour s'en mêle aussi, et s’immisce dans le jeu. Les sentiments auront-ils leur place dans ton aventure, ou feras-tu partie de ceux qui garderont en tête le jeu et s'interdiront toute parenthèse amoureuse ?
Je tombe amoureux tous les jours. De la petite nana qui apporte le café sur le plateau de tournage de mon dernier film, de la présentatrice que t’as placardée sur l’abris bus en bas de ce bâtiment. Et je m’en fous qu’elle soit déjà à un autre, moi, j’ai le cœur qui bande et l’émotion palpable au fond du pantalon. Il n’y a rien de plus sûr que d’aimer une parfaite inconnue. Elle est parfaite, fantasmée, jamais elle ne déçoit. J’admets que c’est un peu comme choisir la solution de facilité. Sauf que voilà, je fais des plans sur la comète, qui jamais ne se réaliseront. Aussi rapidement que mon émoi pointe le bout de son nez, la fin se montre souvent tout aussi prématurée. J’ai le sentiment amoureux précoce. Il dure une seconde, un film, une nuit. Puis je me las, parce que je suis comme ça. Désabusé et blasé par avance. Alors tu vois, bouleverser toute mon aventure, ce serait sûrement me surestimer.


Justement, quel genre de joueur penses-tu être ? L'aventure Thrown Dice en a vu défiler de toutes sortes, des grands tacticiens aux véritables fayots, en passant par les je-m'en-foutiste de première. As-tu l'âme d'un redoutable compétiteur, ou risques-tu d'être dévoré dès que tu auras mis un pied dans l'arène ?
Je croyais que vous auriez compris, maintenant. Je suis le genre de type qui ressent le besoin de graver son nom dans le panthéon des univers qu’il côtoie. Le gars qui lève la patte et marque son territoire pour qu’on se rappel de lui quand il ne sera plus là. Mais si je joue comme je respire, si j’aime attirer les regards et si je veux briller, marquer vos mémoires et peut-être même gagner, à quoi est-ce que tout cela me servirait ? C’est toujours comme ça avec moi. Oui, non. Chaud, froid. Je suis un compétiteur qui n’en a rien à branler. Le fait est que bientôt je ne serais plus là et tout ce qu’il me reste, c’est un furieux désir de prospérité qui gronde au fond de ma poitrine.


T'es-tu préparé psychologiquement au fait d'être enfermé pendant plusieurs semaines ? Et d'ailleurs, que sais-tu vraiment de Thrown Dice, as-tu suivi les précédentes saisons ou bien débarques-tu dans l'inconnu le plus total ?
Pour être tout à fait franc, je n’ai aucune idée d’où est-ce que je m’apprête à foutre les pieds et je ne parviens même pas à me figurer ce que ça peut faire d’être ainsi enfermé. La télé-réalité, ça m’évoque tout un monde très connoté, mais depuis peu je ressens comme un besoin inconditionnel d’exister. Je suis juste un homme sur le déclin. Je dirais que je me trouve actuellement sur la pente descendante de mon existence, alors quoi de mieux que ce genre d’expérience pour me relever ou chuter définitivement. Au moins une fois dans ma vie je serais fixé sur quelque chose. Star ou gros naze, plus d’entre-deux.


La vie en communauté, ça te dit quelque chose ? Tu es plutôt quelqu'un de très sociable qui adore évoluer au sein d'un groupe, ou bien tout l'inverse, un véritable solitaire ? Penses-tu parvenir à t'entendre avec les autres candidats et supporter la cohabitation qui vous attend ?
Comme tout le monde, j’ai des hauts et j’ai des bas. Il y a des jours où je vais moins bien qu’à d’autres moments, mais je me considère globalement comme un type assez agréable et vivable. Ni trop vieux con, ni trop pot de colle. Je me situe quelque part au milieu. Comme toujours, entre-deux. La vie en communauté ne devrait pas me poser de problèmes. Tout au long de mon existence, j’ai développé ce qui pourrait presque s’apparenter à un mécanisme de survie face à la société contemporaine. Je suis toujours seul, mais très bien accompagné. Isolé au milieu d’un grand groupe d’amis, voire de groupies languides, qui font illusion, mais ne me permettent pas pour autant de me sentir en phase avec le reste du monde.


Autant te le dire tout de suite, nous sommes de vrais sadiques et tu auras parfois des choix difficiles à faire. Pourras-tu tout assumer dans le jeu ? Sauras-tu de ceux qui n'hésiteront pas à trahir leurs propres amis et à faire primer leur intérêt sur celui des autres ? Es-tu, concrètement, prêt(e) à tout pour gagner ce jeu ?
Au-delà des derniers brimborions de fierté qu’il me reste et me poussent à vouloir gagner, je suis surtout plus malin que j’en ai l’air. J’assumerais mes actes, je jouerais avec application, mais la trahison, c’est quelque chose de dangereux dans le monde télévisuel. Les coups par derrière, ça finit forcément par se savoir et je suppose que tu ne te priveras pas de dévoiler supercherie, s’il y a. Dans un jeu comme Thrown Dice, au milieu de nominations et divers délices de ta concoction, les autres c’est la clé pour une place en finale. Je suis prêt à assumer tous mes actes, mais j’espère seulement ne pas être assez con pour me retrouver en porte-à-faux suite à une mauvaise décision qui exigerait de ma part plus amples explications.  

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ARYEL, 39 ANS

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