DELORES, 29 ANS

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MessageSujet: DELORES, 29 ANS   Mar 29 Aoû - 19:09


informations


PRÉNOM : delores. dee pour les intimes. AGE : vingt-neuf au compteur. NATIONALITÉ : cubana. naturalisée anglaise depuis trois mois. HABITAT : à southampton, hampshire (royaume-uni). PROFESSION : esthéticienne prothésiste ongulaire. ORIENTATION SEXUELLE : hétéro. STATUT SOCIAL : disponible. OBJET PORTE-BONHEUR : médaillon offert à mon baptême. FILM PRÉFÉRÉ : girl, interrupted de james mangold. GENRE MUSICAL FAVORI : r'n'b des 90's. IDOLE :  mi madre. ENDROIT PRÉFÉRÉ SUR TERRE : sans hésiter, cuba. DEVISE : le proverbe cubain qui dit: pa’ trás, ni pa’ coger impulso (reculer? pas même pour prendre de l’élan). QUALITÉ MAJEURE : roublarde. DÉFAUT MAJEUR :  hargneuse.






rends-nous curieux


Il est temps de te présenter. Que dirais-tu de te livrer à une petite autobiographie ? Parle-nous de toi, de tout ce qu'on devrait savoir. Nous aimons les détails, alors n'hésite pas à développer si l'envie t'en prend.
Delores, vingt-neuf ans, comme remplis dans le formulaire. Si t'avais pris le temps de le zieuter, on se serait épargnés... - comment on dit en anglais ? - ces « banalités ». Pour ne pas perdre ton temps et le mien, je te livre quelques éléments de ma bio gratis. Pour le reste, tu peux crever. [sourire] Mes client(e)s et mes proches m’appellent Dee. Un blaze efficace et qui claque, n'est-ce pas. Mon accent à couper au canif provient tout droit de la República de Cuba. Luego, si tu captes pas tout ce que je dis, je peux rien pour toi. Ouais, j'suis Cubaine, originaire de la Havane, le paradis sur terre à mes yeux. On y vit comme des pauvres mais on y meurt comme des riches. Riches d'une culture métissée, d'un savoir-faire reconnu (du rhum et des cigares à profusion, rien que ça) et d'un climat tropical. Le Cuba que je connais n'est pas celui des docus où on te sert une image bien léchée du pays, pour attirer les touristes en tout genre. On ne peut effacer à coup d'exotisme gerbant la pauvreté des rues et l'instabilité politique qu'y règne... [pause] Rien que de parler política, ça me barbe déjà, je poursuis. Arrachée à ma terre natale, j'ai débarqué en Angleterre à l'âge de seize ans à peine, j'ai créché chez mi tías avant de m'installer en colocation avec mes sœurs. A l'époque, mon anglais était à chier (il l'est encore), un anglais que j'ai appris sur le tas sans pour autant le parler correctement. Je bute encore sur certains mots, mes phrases n'ont aucun sens parfois. L'essentiel c'est qu'on se comprenne, toi et moi [sourire]. Ça ne semble pas gêner les autres puisque selon eux, mon accent fait mon charme. Sinon dans la vie, j'suis esthéticienne, ma spécialité: le nail art. J'ai ouvert mon salon de beauté en 2012 que j'ai baptisé Sheba, en hommage à la reine de Saba, ouais rien que ça. Un truc bien classieux et même que je travaille actuellement sur ma propre marque de vernis gel. Je fais ma pub, au passage. [clin d'oeil]  Balèze pour une nana qui a commencé à partir de rien. Je me suis bâtie une réputation, une carrière. Pour certains, c'est de la frime et qu'il n'y a rien de noble dans ce genre de profession. Eh bien, je les emmerdes. En tout cas, la chance n'y est pour rien dans tout ça, ni le destin, ni le hasard.  J'suis pas peu fière de mon parcours et de mes petites victoires. Restons modeste tout de même hein. Mais ma plus grosse réussite, c'est d'avoir élevé ma fille Reyes correctement, de lui avoir fourni un toit, une éducation. Tout ce que je n'ai jamais eu, gamine. Rien n'est trop beau pour ma princesita. Qu'ajouter de plus ? Tout est dit, je crois. Alors, conquis ?


Quelle vision portes-tu sur ta personne, en toute objectivité ? Quels sont d'après toi tes atouts dans une telle aventure, et qu'est-ce qui pourrait bien être ta principale faiblesse ?
Querido, tu te doutes bien qu'avec la dégaine que je me traînes, on a souvent des aprioris à mon sujet. Parfois fondés, je l'admets mais pour le reste, de la connerie pure. C'est simple, je n'ai jamais fait l'unanimité: on m'aime ou m'aime pas. C'est pas grave, je le vis bien. Je l'ai toujours pris avec philosophie jusqu'ici. J'encaisse bien les coups, je dois dire. J'ai une peau d'acier. L'image que je dégage est peu valorisante et je m'en excuse jamais. Pourquoi ? Parce qu'il y a bien une chose dont je peux me targuer, c'est d'être entière et c'est pas près de changer, crois-moi. On me trouve méprisante, lunatique, autoritaire, etc. Bref, une vraie garce. Je prendrai ça presque comme un compliment. Si être une garce, c'est d'avoir du caractère et de l'ambition, alors oui je suis une garce et alors ? J’ai du mépris pour les autres, ceux qui ne savent rien et me prennent de haut quand je passe, parce qu’ils s’imaginent qu’ils ont plus de dignité. Je sais que mon principal vice, c'est l'orgueil, c'est même un péché dans certaines religions. J'ai un physique qui se remarque, une gueule qui plaît, je les utilise à mon avantage. De toute façon, quoique je fasse je serai constamment jugée. Autant s'y faire tout de suite. Au bled, j'ai grandi entouré de machos, de vrais mâles « alphas » qui n'ont rien à foutre que de te rabaisser. Il n'y a pas pire que d'être une femme jugée par ce genre de mecs. Tous les coups sont permis à commencer par les plus crades. Les meufs sont pas mieux, tu me diras. Dans ce genre d'environnement, t'as pas d'autres choix que de jouer les connes pour t'en sortir. Contrairement à l'idée que beaucoup de mecs se font, toutes les femmes ne sont pas des chiennes en chaleur. Certaines, par exemple, ont le goût du pouvoir direct, celui qui permet d'arriver quelque part justement sans avoir à sourire à trois vieux machins en espérant qu'ils vous feront engager comme ceci, ou vous confieront cela. Le pouvoir qui permet d'être désagréable, d’exiger, d'être tranchante. Je suis l'une d'elles. J'ai la langue affûtée, l'insulte facile donc ça ne les rassure pas de voir une meuf qui leur coupe la chique. Une vraie panthère, diraient certains. Beaucoup pensent que c'est un genre que je me donne et que ça cache forcément quelque chose de louche. Un mal être profond, un père absent blabla, de la psycho à deux balles. Il n'y a rien qui cloche chez moi. Gamine, j'ai toujours eu une haute estime de moi-même. Ma mère l'a toujours su et a voulu dompter cette nature indocile en moi. Résultat, j'ai été mal vue. Sous principe que je refusais de rentrer dans les rangs, de me plier à la tradition et de me marier sans faire de remous. C'est mal me connaître. Le scandale que ça a provoqué, le jour où je me suis barrée du pays sans prévenir personne. Désormais, je suis une tricarde, une exilée. Comme tu l'as constaté par toi-même, je suis une forte tête qui n'est pas capable de fermer sa gueule, une audacieuse tyrannique, limite cassante, surtout exigeante (surtout avec mes proches) mais jamais volontairement méchante, sache-le. Les gens qui me connaissent savent que j'ai des bons côtés, que derrière cette façade, je suis pas une si mauvaise fille. [rires]


La stratégie est le mot d'ordre de l'aventure Thrown Dice. Mais il arrive parfois que l'amour s'en mêle aussi, et s’immisce dans le jeu. Les sentiments auront-ils leur place dans ton aventure, ou feras-tu partie de ceux qui garderont en tête le jeu et s'interdiront toute parenthèse amoureuse ?
A ce sujet, j’suis plutôt du genre sceptique, tu vois. Avoir un coup de cœur, pourquoi pas. Quelques flirts par-ci, par-là, ça passe encore. Mais de là, à parler d’amour, c’est du délire complet. Je vois pas comment c’est possible et que ça soit durable. Je ne suis pas à la recherche de relations bancales, j'ai déjà donné.  Si je dois me trouver un mec, ce serait pour élever ma fille à ses côtés. J'évite de ramener des conquêtes à la maison pour ne pas lui donner de faux espoirs. Le jour où je lui présenterai quelqu'un, ce sera du sérieux, du concret. Mais pour l'instant, ce n'est pas à l'ordre du jour. Bon, admettons que je craque pour un candidat, ça va me prendre un sacré temps pour me l'avouer déjà. C'est plus facile de séduire l'autre que de se dévoiler à lui dans mon cas. J'suis bien trop pudique, bien trop fier. Je sais que les spectateurs sont friands d'histoires d'amour dignes d'une telenovela. Moi, c'est pas ma came c'est tout.


Justement, quel genre de joueur penses-tu être ? L'aventure Thrown Dice en a vu défiler de toutes sortes, des grands tacticiens aux véritables fayots, en passant par les je-m'en-foutiste de première. As-tu l'âme d'un redoutable compétiteur, ou risques-tu d'être dévoré dès que tu auras mis un pied dans l'arène ?
Si c'est pas pour gagner, qu'est-ce qu'on fout tous là alors ? Tous les moyens sont bons pour avoir de l'oseille et faire de la télé-réalité en fait partie. C'est de l'argent facile ? Ouais mais encore une fois quand on galère, c'est tout bénéf. Je vais pas mentir, j'adore la compétition. Juste pour l'effet que ça provoque à l'ego, ça le booste à mort. Cette adrénaline qui traverse tous les nerfs de ta carcasse, il n’y a rien de plus grisant. C'est LE fuel nécessaire pour te dépasser. J'éprouve ce besoin constant de prouver ma valeur. Et puis, que serait la vie sans défi ? Nada. Fade, dénuée d'intérêt.


T'es-tu préparé psychologiquement au fait d'être enfermé pendant plusieurs semaines ? Et d'ailleurs, que sais-tu vraiment de Thrown Dice, as-tu suivi les précédentes saisons ou bien débarques-tu dans l'inconnu le plus total ?
A t'entendre, on croirait qu'on va tous séjourner en taule. Être enfermée dans une villa de luxe, avec de la nourriture à volonté, des lits king size, des hectares de terrains à perte de vue, c'est terrible. Laisse-moi rire. C'est bon, arrête ton char deux secondes. Avec mes potes et mes frangines, on mate l'émission depuis le premier épisode et crois-moi les a vus les baraques, les salles de bains plus grandes que ma piaule et les meubles hors de prix. Ne me fais pas croire au pire alors que je sais qu'on y vit comme des rois pendant que d'autres crèvent la dalle à l'extérieur. Loin de moi de juger quoique ce soit. Tu fais de la télévision après tout, donc c'est ton job de nous vendre du rêve. Et ça doit rester comme ça, n'est-ce pas ? Pas besoin d'être une flèche pour le comprendre. T'es là pour nous divertir. Ecoute, je vais pas cracher dans la soupe et bien en profiter de ce séjour 5 étoiles à l'oeil. C'est un win-win situation, comme on dit.


La vie en communauté, ça te dit quelque chose ? Tu es plutôt quelqu'un de très sociable qui adore évoluer au sein d'un groupe, ou bien tout l'inverse, un véritable solitaire ? Penses-tu parvenir à t'entendre avec les autres candidats et supporter la cohabitation qui vous attend ?
Oh que oui ça me parle. Je vis en coloc avec mes frangines et ma fille. C’est très animé chez nous, il y a toujours du monde qui circule : les potes, les proches, les voisins ... Donc parfois question intimité, c’est limite. Par exemple: ramener un mec, c’est toujours délicat, surtout quand on risque de se faire railler le lendemain. On dirait que notre appart' est un sacré bordel vu de loin, mais en réalité, on a des règles de vie commune et on se distribue les tâches à faire, j’y veille au grain, surtout en la présence de ma fille et je ne me fais pas prier pour les rappeler à tout le monde. Je peux me montrer tyrannique quand je m’y mets.  Quand on les enfreint, elles savent à quoi s’attendre et elles en entendront parler pendant des jours. Rigueur et discipline, c’est ce que je compte enseigner à ma petite. T'imagines une seule salle de bain pour trois gonzesses et demie, avoue que c’est chaud. Niveau cohabitation, j’suis bien rodée de côté-là. Le seul soucis, c’est que j’ai tendance à jouer les matrones. Que ce soit chez moi ou chez les autres. Je pars du principe que quand on vit ensemble, on respecte l'espace vital de chacun, ça passe par faire attention aux petits habitudes et de garder un lieu propre. Le minimum syndical quoi. Quant à mon intégration, je ne me fais pas de bile. Il n'y a rien qu'un peu de rhum fait maison et qu'une cigare bien roulée ne peuvent faire. Du 100% Cuba. Ils ne pourront pas y résister, je te le garantie [clin d'oeil]


Autant te le dire tout de suite, nous sommes de vrais sadiques et tu auras parfois des choix difficiles à faire. Pourras-tu tout assumer dans le jeu ? Sauras-tu de ceux qui n'hésiteront pas à trahir leurs propres amis et à faire primer leur intérêt sur celui des autres ? Es-tu, concrètement, prêt(e) à tout pour gagner ce jeu ?
C'est une aventure individuelle donc il faut forcément s'attendre à ce que certains se la jouent perso. Moi y compris. Je pense que ça dépendra des situations et des enjeux à la clé. Une fois ma décision prise, je ne reviens jamais dessus. Pas de regrets qui tiennent. Je suis de ceux qui suivent leur instinct et jusqu'ici mon instinct ne m'a jamais failli. Il y a bien une chose qui est sacrée pour moi après la famille, c'est l'amitié. Dès que je m'attache à quelqu'un, il y a une sorte d'accord tacite entre nous. Quand cet accord est rompu, il ou elle doit s'attendre à des représailles. J'suis pas tendre avec mes ennemis, encore moins avec ceux qui m'ont trahi. Je n'oublie jamais quand on me fait une crasse. J'ai la rancune tenace.

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DELORES, 29 ANS

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