CONSTANCE, 29 ANS

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

Voir le profil de l'utilisateur   

MESSAGES : 11931

MessageSujet: CONSTANCE, 29 ANS   Mar 29 Aoû - 19:16


informations


PRÉNOM : constance. AGE : vingt-neuf ans. NATIONALITÉ : française. HABITAT : versailles, France. PROFESSION : officier navigant de l’armée de l’air (pilote d’hélicoptère). ORIENTATION SEXUELLE : hétérosexuelle. STATUT SOCIAL : célibataire. OBJET PORTE-BONHEUR : la plaque d’identité militaire de son frère. FILM PRÉFÉRÉ : aucun en particulier. GENRE MUSICAL FAVORI : classique. IDOLE : Jean Moulin. ENDROIT PRÉFÉRÉ SUR TERRE : loin du fourmillement de la jungle industrielle. DEVISE : if you want something you’ve never had, you’ve got to do something you’ve never done. QUALITÉ MAJEURE : l’honnêteté. DÉFAUT MAJEUR : la discrétion.






rends-nous curieux


Il est temps de te présenter. Que dirais-tu de te livrer à une petite autobiographie ? Parle-nous de toi, de tout ce qu'on devrait savoir. Nous aimons les détails, alors n'hésite pas à développer si l'envie t'en prend.
Parfois, vous savez, je me pose également cette question (pause). Qui suis-je aujourd'hui ? Qui étais-je hier ? Et qui vais-je devenir demain ? Est-ce que ces différents moi seront toujours similaires ou subiront-ils des variations contrastées ? Y’a t-il une constante immuable ou ne sommes-nous qu'êtres influençables ? Est-ce que lorsque je deviens une autre, que je décide de changer, d'adopter un comportement différent, une part de l'ancien moi demeure ou est-ce qu'il disparaît, se meurt complètement ? Est-ce que cette part resurgira un jour à un moment inattendu et opportun ou se taira-t-elle funestement à jamais ? Également, je me demande souvent avec quelle force notre environnement et des événements peuvent-ils nous changer, nous marquer, nous briser... A mon sens, notre nous profond, comme la vie, ne tient qu'à un fil. Nous sommes modelables, aisément altérables, presque programmables... À quoi se résume donc notre identité ? À rien. Mais, je m'accroche tout de même à des éléments presque invariables : Constance, 29 ans, militaire, Versailles, catholique. Que je répète en boucle comme dans un mantra, comme pour ne pas m'oublier, comme pour ne pas l'oublier. Simple, efficace, incisif. Cinq éléments flottant dans les airs mais solidement enracinés dans la chair.

À vrai dire (silence), je suis même le Commandant Constance de Villiers. Il est de coutume, en France, de ne pas amputer le grade, le titre honorifique qu'une personne porte lorsqu'on s'adresse à elle, la salue, ou la mentionne. À l'image des traditions nippones, il s'agit d'une marque de respect quasi-sacrée dans la militarité. On pardonne aux non-militaires mais s'offusque dans le cas inverse. Dans mon cas, je ne saurais vous dire si ça flatte seulement mon ego ou si cela m'est égal mais j'en ai véritablement bavé pour obtenir ces galons... j'imagine alors que c'est simplement un besoin de reconnaissance. Dans le jargon, on dit que je suis un officier navigant, mais retenez simplement que je suis pilote d'hélicoptère dans l'Armée de l'Air française. Je dois dire que j'en éprouve une certaine fierté. Encore quelque chose pour laquelle je me suis battue férocement malgré mon apparente fragilité. De manière plus banale, j'ai vingt-neuf ans, et je suis née un soir glacial d'un hiver rude selon ceux qui ont assisté à l'événement. Je suis originaire de Versailles et issue d'une famille bourgeoise. J'aime bien porter sur eux un œil critique et pragmatique, j'ai ainsi l'impression d'être différente d'eux (soupir) sans pour autant les mépriser car, après tout, nous partageons un même sang. J'ai toutefois rapidement compris la destinée et les aspirations des femmes de Villiers : un avenir au soleil auprès d'un gentilhomme fortuné qui saura satisfaire leur désir en perles nacrées, maison pavillonnaire et petite tribu d'enfants blonds aux yeux clairs. Alors, tout simplement, j'ai fuis. Je m'en étais fait la promesse à l'âge de seize ans. Je l'ai tenue. J'ai eu le courage de mes propres aspirations et j'ai eu la force de mes ambitions. Enfin, je suis catholique dans un monde où la religion n'a plus vraiment de sens sauf celle de la violence et de la haine. Je le suis d'ailleurs non pas par choix ou conviction mais par éducation. Je porte alors discrètement cette croix contre ma peau depuis ce jour où j'ai été baptisée.


Quelle vision portes-tu sur ta personne, en toute objectivité ? Quels sont d'après toi tes atouts dans une telle aventure, et qu'est-ce qui pourrait bien être ta principale faiblesse ?
Objectivement, je suis la fille d’un militaire et la cadette d’une famille de trois enfants dont deux garçons mes ainés. Et, je dois avouer que cela forge le caractère. Egalement, peut-être par mimétisme, j’ai intégré un monde à dominante masculine. Les enseignements que j’en tire est que, à chaque fois, j’ai su trouver sinon me faire une place. Aujourd’hui, j’ai plusieurs hommes sous mon commandement, je suis un chef militaire avec des responsabilités importantes et décisives. Toutefois, je ne suis pas une machine de guerre, cela n’a jamais été ce que l’on a exigé de moi contrairement à ce que l’on pourrait penser. En revanche, je sais me montrer maligne, stratège, et calme dans les situations les plus périlleuses. C’est probablement l’un de mes plus grands atouts : mon calme. J’ai appris à analyser des situations rapidement et à donner les ordres opportuns sans jamais céder à la panique. Je fais preuve d’un sang-froid et d’une maitrise de moi assez hors norme. Rares sont les fois où je vais exploser ou craquer. Je dois avouer avoir une façon assez singulière, assez clinique, de disséquer les événements qui surgissent ou encore les crises qui tentent de me bouleverser. Je n’ai rien d’une figure autoritaire ou charismatique à outrance. Je suis, à vrai dire, tout l’inverse. Je suis quelqu’un de discret et de très observateur, c’est probablement ce qui fait ma force tout comme ma gentillesse parfois exacerbée ou encore ma bienveillance. Ce sont des qualités insoupçonnées mais qui ont su se révéler déterminantes. Certains me trouvent courageuse, d’autres trop délicate. On dit souvent que mon apparence, mon tempérament ne colle pas avec la voie que j’ai choisie, que je n’ai pas la gueule de l’emploi, c’est également l’une des raisons pour lesquelles je n’abandonnerai jamais. J’aime leur montrer que je ne dépends de personne, surtout pas d’eux, que je suis indépendante, que je n’ai besoin de personne. Parfois, je me fais docile, j’admets me plier aux désirs d'autrui non pas par altruisme ou générosité mais pour éviter d'avoir à me battre vainement. J’ai constaté qu’il est parfois plus facile d'abandonner que de s'accrocher car souvent s'accrocher blesse bien plus qu'abandonner…


La stratégie est le mot d'ordre de l'aventure Thrown Dice. Mais il arrive parfois que l'amour s'en mêle aussi, et s’immisce dans le jeu. Les sentiments auront-ils leur place dans ton aventure, ou feras-tu partie de ceux qui garderont en tête le jeu et s'interdiront toute parenthèse amoureuse ?
Tout dépend de la façon dont on décide de considérer le jeu : une mission ou un divertissement. De manière générale, je garde la tête froide et je suis hermétique aux sentiments étrangers à mon devoir. J’évite de trop m’attacher, de tisser des liens trop profonds, trop intenses, je déshumanise s’il le faut. Ma condition ne me permet pas de voir sur le long terme, de me projeter sur plusieurs années alors j’use de voies parallèles pour m’éviter des souffrances inutiles et encombrantes. Il y a longtemps que j’ai refusé de prendre part au jeu de l’amour. C’est la seule façon de survivre et de mener à bien ce qui est ordonné…  

Néanmoins, ce serait mentir si j’osais affirmer que l'amour n'a pas sa place que ce soit dans la réalité ou la fiction. L'amour, les relations, et même les rapports plus intimes ont toujours eu une importance capitale que ce soit aujourd'hui, hier ou demain. À vrai dire, cela fait tourner le monde... avec l'argent et la cupidité de l'homme j'en conviens. Mais il n'en reste pas moins que, depuis toujours, les hommes ont fait la guerre pour l'amour et au nom de l'amour. Un visage a même lancé mille navires… Pour autant, je ne prétends pas être Hélène de Troie, donc ma grande théorie s'arrêtera là. En tout cas, j’ai du mal à me positionner face à ces contradictions notoires. Je ne considère pas que cela soit totalement exclu mais je n'affirme pas que cela se produira inéluctablement. Beaucoup de choses gravitent autour de l'amour comme la confiance, la complicité, la compréhension... bref autant d'éléments qui ne sont pas aisément atteignables, qui ne sont pas aisément réalisables car les relations demandent et prennent du temps. Trop de temps.


Justement, quel genre de joueur penses-tu être ? L'aventure Thrown Dice en a vu défiler de toutes sortes, des grands tacticiens aux véritables fayots, en passant par les je-m'en-foutiste de première. As-tu l'âme d'un redoutable compétiteur, ou risques-tu d'être dévoré dès que tu auras mis un pied dans l'arène ?
Je n’ai jamais pratiqué un sport dans l’unique but d’exceller, d’être la meilleure ou de monter sur les podiums. Je n’ai jamais souhaité être regardée, enviée, acclamée. Je n’ai jamais rien ressenti de plus qu’une timide satisfaction personnelle face à la victoire. J’ai toujours préféré l’aspect spirituel, c’est-à-dire les bienfaits que cela m’apporte. J’ai longtemps fait de l’escalade pour l’adrénaline, la sensation de vide sous mes pieds et l’apaisement que cela me procurait. Et lorsque je m’en suis sentie capable, j’ai commencé à grimper, seule, des falaises sans rappel pour les mêmes raisons mais avec des sensations décuplées. J’ai atteint un stade de méditation et de quiétude supérieur tandis que le danger frétillait plusieurs mètres plus bas. Tout cela pour dire que je n’ai peut-être pas l’âme d’une compétitrice mais je suis quelqu’un de très déterminé pour atteindre ce que je définis être un objectif. Et parce que je ne souhaite pas gagner pour gagner, je ne vais pas écraser et user de moyens peu fair-play et malhonnêtes. Au-delà, les valeurs d’honnêteté et de loyauté me sont chères. De la même façon, j’ai un sens de l’honneur prononcé et, jamais, je ne me mêlerai aux bassesses humaines pour des raisons peu louables. Ce n’est pas pour autant que je demeure sans défense et me laisse malmener dans l’arène. Je suis une battante.


T'es-tu préparé psychologiquement au fait d'être enfermé pendant plusieurs semaines ? Et d'ailleurs, que sais-tu vraiment de Thrown Dice, as-tu suivi les précédentes saisons ou bien débarques-tu dans l'inconnu le plus total ?
En toute modestie, je pense sincèrement avoir déjà vécu pire qu’un simple et paisible enfermement dans une bulle ouatée que vous proposez. Psychologiquement, je crois être prête à beaucoup de choses désormais, je le sais, même plus que je ne soupçonne. Je crois que c’est l’expérience qui parle. Une expérience tellement enrichie et diverse que mon corps ne réagit plus de la même façon à présent face à l’inconnu. Mon esprit et mon corps connaissent déjà leur capacité à la résistance voire à la résilience. Depuis mon engagement dans l’armée, je ne perçois et n’appréhende plus le danger ou l’inconnu de la même façon. Je suis, quelque part, malgré moi, conditionnée à avoir une certaine réaction principalement fondée sur une mise à distance, une réflexion, puis une action. Une réaction qui, au final, se trouve délestée de toute panique ou angoisse. Je demeure toujours calme et concentrée malgré l’adrénaline qui cavale dans mes veines. Donc, au sein du jeu, je ne pense pas être assaillie par le manque de mes proches par exemple, je ne pense pas non plus suffoquer face à un paysage toujours identique ou la routine. Je saurais m’adapter, prendre sur moi s’il le faut. La seule chose qui serait éventuellement susceptible de me déranger, plus que de me déstabiliser d’ailleurs, est la présence continuelle de caméras. Finalement, peu importe que je débarque ou non dans l’inconnu le plus total étant donné que je saurais dominer cet inconnu.


La vie en communauté, ça te dit quelque chose ? Tu es plutôt quelqu'un de très sociable qui adore évoluer au sein d'un groupe, ou bien tout l'inverse, un véritable solitaire ? Penses-tu parvenir à t'entendre avec les autres candidats et supporter la cohabitation qui vous attend ?
J’ai dû apprendre à être les deux : sociable et solitaire et n’en souffrir d’aucun. J’occupe un poste où j’ai dû apprendre à être seule en groupe, à être le moteur d’une dynamique positive, à faire évoluer les membres du groupe, à remplir des objectifs sans jamais oublier que les responsabilités sont asymétriques, que j’étais le décideur. J’ai toujours été entourée mais constamment seule notamment dans la prise de décision finale. Je ne suis pas une amie, je ne suis pas une copine ou une sœur, je suis le chef. Je fais donc des va-et-vient réguliers entre ces deux points. Je dois trouver et maintenir un équilibre parfait entre ces deux pôles sans jamais les confondre ou franchir une frontière imaginaire.  Aujourd’hui, dans ma vie de tous les jours, cette situation est aussi vraie. J’imagine que l’on est marqué par ce genre de choses, de fonctionnement. Pour ce qui est de la vie en communauté, ce n’est qu’une question d’habitude et d’organisation mais aussi de bonne volonté de tout un chacun. Cela ne peut marcher que si tout le monde est sur le même longueur d’onde. Par ailleurs, j’ai conscience que les personnalités seront variées et très différentes, donc je composerai simplement avec sans me forcer à quoi que ce soit.


Autant te le dire tout de suite, nous sommes de vrais sadiques et tu auras parfois des choix difficiles à faire. Pourras-tu tout assumer dans le jeu ? Sauras-tu de ceux qui n'hésiteront pas à trahir leurs propres amis et à faire primer leur intérêt sur celui des autres ? Es-tu, concrètement, prêt(e) à tout pour gagner ce jeu ?
Je pense que vous ne mesurez pas le sadisme des instructeurs de l’armée, c’est un titre très convoité apparemment (rires). Quoiqu’il en soit, j’ai presque envie de vous renvoyer à ma réponse précédente sur la solitude du décideur. Donc, si le cas se présente, j’imagine que je fonctionnerai rationnellement de façon à prendre la décision la plus juste que, naturellement, j’assumerai. Comme toujours. Dans le cadre de ce jeu, une chose est sure : je ne me parjurerai pas, je resterai honnête et droite. Je ne me laisserai pas avoir par l’appât du gain et je ne cèderai pas non plus aux vices qui souillent l’âme humaine pour si peu. La trahison ne coule pas dans mes veines et de là où je viens, à une époque, on la payait de sa vie. Toutefois, je saurais aussi ne pas perdre de vue mes intérêts ou encore ma survie dans ce jeu car je ne suis qu’humaine également.

Finalement, quand je repense à toutes mes réponses, je constate que l’armée est plutôt une bonne école… Bref.

Revenir en haut Aller en bas
 

CONSTANCE, 29 ANS

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
THROWN DICE ::  :: Les candidats :: CANDIDATS SAISONS 5 A 10 :: CANDIDATS S.10-
Sauter vers: