RAINER, 28 ANS

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MessageSujet: RAINER, 28 ANS   Mar 29 Aoû - 19:25


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PRÉNOM : rainer. AGE : vingt-huit ans. NATIONALITÉ : double nationalité allemande et britannique. HABITAT : londres, royaume-uni. PROFESSION : reporter, correspondant de guerre. ORIENTATION SEXUELLE : hétérosexuel. STATUT SOCIAL : célibataire. OBJET PORTE-BONHEUR : un canon 5D. FILM PRÉFÉRÉ : reservoir dogs. GENRE MUSICAL FAVORI : rock 70's. IDOLE : martha gellhorn. ENDROIT PRÉFÉRÉ SUR TERRE : aucun en particulier. DEVISE : le plus important dans la terre promise, ce n'est pas la terre, c'est la promesse. QUALITÉ MAJEURE : ambitieux. DÉFAUT MAJEUR : casse-cou.






rends-nous curieux


Il est temps de te présenter. Que dirais-tu de te livrer à une petite autobiographie ? Parle-nous de toi, de tout ce qu'on devrait savoir. Nous aimons les détails, alors n'hésite pas à développer si l'envie t'en prend.
Je m'appelle Rainer, j'ai vingt-huit ans et pour le moment, je vis à Londres, même si franchement, vu le peu de temps que j'y passe, ça serait plus correct de dire que je suis sans résidence fixe. Initialement, je viens de Munich, en Allemagne, une ville plutôt cool mais dont on a vite fait le tour. Alors à dix-huit ans, j'ai pris trois-quatre fringues et toute mon assurance et je me suis taillé pour intégrer une école de journalisme, en laissant là-bas ma vie, ma famille, mes potes. Je pourrais vous dire que ça a été compliqué de débarquer si jeune dans un pays étranger, ayant une culture et une langue différentes mais pour être honnête, ça ne l'était pas tant que ça. En fait, je dois être celui qui a le moins souffert de la séparation, je n'ai jamais été très nostalgique, ni sentimental. [sourire] Bref, j'ai immigré en Angleterre simplement parce que les universités là-bas sont réputées, et parce que je voulais maîtriser parfaitement l'anglais pour son côté pratique et international. J'ai eu mon diplôme et depuis, je bouge pas mal. Pour mon expérience personnelle d'abord, puis pour mon travail. Je n'ai jamais aimé être enfermé, le nez devant des dossiers ou un ordinateur, et si j'ai choisi d'être reporter, c'est aussi pour pouvoir être envoyé dans l'action, sur le terrain, pour voir de mes propres yeux la réalité que je suis supposé vulgariser pour la télévision. C'est un côté du boulot qui ne me satisfait pas complètement, le fait de livrer de l'information prémâchée, parfois presque fausse tant elle est préfabriquée par la présence des caméras, alors lorsque j'en ai la possibilité, j'aime bien m'éloigner et tenter de capturer le furtif avec mon appareil photo ou ma caméra, quitte à ce qu'il y ait moins de qualité que de vérité dans le résultat. C'est parfois compliqué, dans la mesure où je me spécialise dans le reportage de guerre et que je suis en permanence dans des zones de combats ou plus généralement dans des zones à risque. Ça fait un peu plus de trois ans que je bosse pour la BBC [sourire], et depuis, j'ai principalement couvert le Proche-Orient et l'Afrique noire. Ces derniers mois, j'étais au milieu de la guerre civile de Mossoul, mais je suis également passé par Tripoli, par exemple, ou par le Mali et la Syrie. Ce contact brutal et sans artifice avec les faits tels qu'ils existent, avec la réalité de la guerre, de son caractère destructeur, avec les êtres humains qui la vivent, la subissent ou la font au jour le jour est une expérience à la fois intense, terrifiante et importante. Pourtant, je sais que je suis là-bas en tant que privilégié, avec mes appareils photos, mes caméras, mes bloc-notes et mon regard de jeune occidental qui veut voir le monde tel qu'il est, comme s'il voulait allait jouer avec ses poissons dans son aquarium. Mais un jour, j'ai lu que l'Histoire, il y a ceux qui la lisent et ceux qui la font. Moi, j'ai décidé de l'écrire. J'ose croire que mon boulot, notre boulot, a un impact, ne serait-ce qu'un peu, sur les gens et sur la vision qu'ils peuvent avoir de la guerre et de la destruction qu'elle engendre. Aujourd'hui, mon but, plus que la simple information, réside en le fait d'ouvrir des yeux, peu importe à qui ils appartiennent. Mais s'ils s'avèrent que ce sont ceux de dirigeants belliqueux, je m'estimerai chanceux et content.


Quelle vision portes-tu sur ta personne, en toute objectivité ? Quels sont d'après toi tes atouts dans une telle aventure, et qu'est-ce qui pourrait bien être ta principale faiblesse ?
Je pense que l’essentiel, c'est que je suis plutôt satisfait de la personne que je suis, aujourd'hui. Je ne dis pas ça pour m'encenser ou m'envoyer des fleurs, mais simplement parce que c'est l'une des valeurs sur lesquelles mes parents ont le plus insistées quand j'étais gamin : l'acceptation. L’acceptation de soi, l’acceptation d’autrui, l’acceptation du monde dans lequel on vit mais également l’acceptation des pensées, décisions, actes impromptus qui s’éloignent de la norme. Un jour, ils me prenaient par la main et s’agenouillaient devant moi pour m’expliquer des heures durant les raisons qui faisaient que c’était mal de rire de quelqu’un ou être méchant envers lui, qu’elle qu’en soit la raison et le lendemain, ils me lâchaient complètement pour me laisser gambader et explorer le monde à ma façon. Autant qu’une témérité acquise dans mes aventures de gamin intenable, je tiens de mon enfance une manie infernale pour la spontanéité et la remise en question voire le désintérêt. Pas de moi-même, de tout ce qui m’entoure. Les codes, les vérités, la normalité. On m’a déjà qualifié d’”esprit libre”. J’ignore si je suis libre, mais je me donne les moyens de l’être autant que possible, tout simplement parce qu’il s’agit de moi, de ma vie et de tout ce que je désire en faire. Ce qui m’intéresse, c’est ma durée de vie, mon chemin, et sa mise au service de ce en quoi je crois. Et ce que je sais, c’est que ça sera quelque chose de bien, de grand, quelque chose qui aura un impact. La vérité, c’est que je me fous pas mal qu’on se souvienne de moi ou qu’on cite encore mon nom dans des centaines d’années. Une trace invisible mais indélébile me suffit. La perspective de partir en n’ayant fait aucune différence alors que j’en avais les possibilités me mortifie et j’ai tendance à, parfois, en oublier le reste. Je parcoure le monde, je me plonge tout entier dans mon travail, ma mission, et j’en oublie les gens, les choses, jusqu’à ma propre existence. Vous savez, quand j’étais gamin, j’aimais bien chasser les écureuils, les poursuivre jusque dans leur arbre et voir à quel point je pouvais m’approcher d’eux pour en avoir une vision inédite et unique. Un jour, j’ai grimpé trop haut, j’ai glissé et je suis allé me fracasser cinq mètres plus bas. Il a fallu des semaines pour que je sois retapé et j’en garde encore des cicatrices. J’ai promis à mes parents de ne plus jamais jouer les Spiderman mais dès que je suis revenu à la maison, j’y suis retourné. [léger rire] On m’a souvent dit que j’étais complètement inconscient, un casse-cou de seconde zone qui devrait se souvenir qu’il n’est pas immortel et réfléchir un peu à ce qu’il fait, en particulier lorsqu’il se trouve au milieu d’un conflit armé. Je manque parfois de recul, je l’admets, mais j’ai toujours fonctionné à l’impulsion et... et bien, je suis toujours là, et toujours entier, pas vrai ?


La stratégie est le mot d'ordre de l'aventure Thrown Dice. Mais il arrive parfois que l'amour s'en mêle aussi, et s’immisce dans le jeu. Les sentiments auront-ils leur place dans ton aventure, ou feras-tu partie de ceux qui garderont en tête le jeu et s'interdiront toute parenthèse amoureuse ?
On m'a souvent dit que je n'accordais pas à l'amour la place qu'il mérite et, par extension, que je n'accordais pas aux gens la place qu'ils méritent. Bien sûr, c’est tout à fait louable et beau de rêver à l’amour, mais personnellement, je ne me suis pas construit en ayant ce futur pour ultime objectif. Si je n’exclus pas l’idée d’être marié et père un jour, il se trouve que c’est plutôt secondaire, en ce moment. Mon quotidien est trop instable, trop parsemé et divisé entre des pays où l’espérance de vie est extrêmement réduite, je ne reste jamais plus de quelques mois au même endroit, voire quelques semaines. Alors j’évite de m’attacher, parce que c’est un mode de vie que j’ai adopté depuis un moment, déjà, et qui me réussit plutôt bien. Je vous l’ai dit, je ne suis pas un sentimental, et si l’Homme est ma préoccupation principale, les hommes, en revanche, et en l’occurrence, les femmes, sont plus négligeables. Je ne suis pas un solitaire, au contraire, mais je sais parfaitement me détacher du côté émotionnel intrinsèque aux relations humaines, qu’elles soient intimes, amicales ou même familiales. Je prends le superficiel et je laisse les sentiments pour plus tard. Alors pour ce qui est de m’interdire une parenthèse amoureuse dans le jeu, je dirais que non, mais ce “non” vaut également pour le fait de laisser l’amour s’en mêler.


Justement, quel genre de joueur penses-tu être ? L'aventure Thrown Dice en a vu défiler de toutes sortes, des grands tacticiens aux véritables fayots, en passant par les je-m'en-foutiste de première. As-tu l'âme d'un redoutable compétiteur, ou risques-tu d'être dévoré dès que tu auras mis un pied dans l'arène ?
Pour être honnête, je n’ai jamais été un grand compétiteur, dans le sens où je ne me mesure que rarement aux autres et, lorsque je le fais, ce n’est pas exactement dans une compétition comme vous l’entendez. Le monde des médias est relativement compétitif, il faut toujours avoir le meilleur article, les sources les plus incroyables, les photos qui choquent, les plus gros titres, mais c’est aussi un monde où tout est tacite, implicite, où vous n’êtes pas ouvertement à couteaux tirés avec quelqu’un d’autre. C’est plus subtil que ça. Je ne suis donc pas compétiteur de mon propre chef, je le suis pour satisfaire mes patrons ou mes éditeurs. C’est aussi pour ça que c’est un microcosme dans lequel je ne me plais pas complètement et que la compétition, je ne veux la faire que contre moi-même : je veux me surpasser, faire toujours mieux que précédemment, je veux bouleverser les gens car ils vont voir, à travers mes articles, mes reportages ou mes photos, quelque chose de vrai, de dur, de beau, d’intense. Je me fiche pas mal d’être le meilleur je ne sais quoi, ou le premier machin chose, car le seul contre lequel je veux me mesurer, c’est moi-même. Et que l’on soit dans le jeu ou dans la vraie vie, c’est la même chose. Je préfère œuvrer sur moi-même que contre d’autres candidats dont j’ignore tout.


T'es-tu préparé psychologiquement au fait d'être enfermé pendant plusieurs semaines ? Et d'ailleurs, que sais-tu vraiment de Thrown Dice, as-tu suivi les précédentes saisons ou bien débarques-tu dans l'inconnu le plus total ?
Je crois être préparé psychologiquement pour pas mal de choses et j’ose imaginer qu’être enfermé dans le luxe pendant plusieurs semaines sera plus facile que d’être enfermé quelques heures sous les décombres d’un bâtiment effondré suite à un bombardement. J’ai déjà eu l’occasion de regarder l’émission, épisodiquement, pendant les longues heures de voyage ou d’attente avant de sortir dans les zones de combat, et de ce que j’ai cru comprendre, le plus compliqué à gérer est l’ennui. Je peux supporter ça, tout comme je peux supporter l’omniprésence des autres candidats dans mon espace vital, parce que c’est quelque chose que j’ai dû apprendre. Le plus compliqué, en fait, ça risque d’être le fait d’être coupé du monde pendant un certain temps. N’être au courant de rien, être loin de toute réalité et ne pouvoir rien faire contre ça.


La vie en communauté, ça te dit quelque chose ? Tu es plutôt quelqu'un de très sociable qui adore évoluer au sein d'un groupe, ou bien tout l'inverse, un véritable solitaire ? Penses-tu parvenir à t'entendre avec les autres candidats et supporter la cohabitation qui vous attend ?
De nouveau, je ne suis pas un solitaire, la présence des autres m’est appréciable pour le simple fait d’échanger avec quelqu’un, de discuter d’idées ou de conneries. Ça me stimule, ça m’aide à réfléchir moi-même. J’ai le contact facile et j’ai toujours été suffisamment détaché des gens que pour ne pas avoir de problèmes de timidité. En outre, je suis quasiment en permanence accompagné de mon équipe et on se déplace rarement à moins de cinq. Où que l’on aille, on est ensemble, comme un seul corps dont on serait les membres. En général, j’essaie de ne pas me mêler des tensions inévitables qui peuvent naître dans de telles circonstances parce que je me connais : lorsque je m’implique, je m’implique toujours trop. J’ai déjà gueulé sur des pauvres gars qui se sont juste trouvés au mauvais endroit, au mauvais moment ou qui avaient eu le malheur d’être un peu trop opiniâtres. Je suis impulsif, je peux m’emporter, mais la plupart du temps, les gens ne s’aventurent pas sur les terrains minés qui peuvent me faire exploser.


Autant te le dire tout de suite, nous sommes de vrais sadiques et tu auras parfois des choix difficiles à faire. Pourras-tu tout assumer dans le jeu ? Sauras-tu de ceux qui n'hésiteront pas à trahir leurs propres amis et à faire primer leur intérêt sur celui des autres ? Es-tu, concrètement, prêt(e) à tout pour gagner ce jeu ?
Vous savez, ce que vous me décrivez là, les gens qui n’hésitent pas à trahir leurs propres amis et à faire primer leur intérêt sur celui des autres, moi, je n’appelle pas ça le jeu, j’appelle ça la vie. Ça n’a rien de nouveau, ni d’incroyable. De révoltant, à la rigueur, mais je doute que quiconque arrive devant vous sans avoir jamais dû faire face à ça auparavant. Pour ma part, je me considère comme quelqu’un d’intègre et comme je vous l’ai dit, je ne suis pas suffisamment compétiteur que pour avoir envie de saboter quelqu’un. Je suis ambitieux, je suis prêt à y mettre les formes pour atteindre mes objectifs, mais je me suis aussi déjà retrouvé dans des situations où c’était l’humanité plutôt que l’ambition qui a triomphé, parce qu’il s’agissait d’une question de vie ou de mort. Donc je ne pense pas avoir de problème à assumer quelque décision que ce soit ici, parce que c’est quelque chose qui s’apprend assez vite dans des quotidiens comme le mien.

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RAINER, 28 ANS

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