Havana Club. (31/08 à 6h10)

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MessageSujet: Havana Club. (31/08 à 6h10)   Jeu 31 Aoû - 12:24

@Constance

Aryel, ce soir, il a le cerveau complètement embrumé, comme égaré dans un quelconque monde alcoolisé. Il a encore les effluves du joint qu’il s’est sifflé avant de grimper dans l’hélicoptère qui embrouille sa vision de l’univers, et des relents d’alcool que son estomac menace de régurgiter. Le bateau, ce n’était peut-être pas une bonne idée. Débarqué sur l’île, Aryel, il est venu s’échouer sur le sable, laissant aux autres le champ libre pour explorer le château. Officiellement, il raconte qu’il compte profiter des rayons qui s’apprêtent à venir flirter avec le ciel, suite à cette longue soirée. Officieusement, c’est seulement sa force qui l’a abandonné après sa troisième bouteille. Il est comme ça, lui. Il vit trop vite et trop fort. Il n’en a rien de foutre, parce qu’il a compris que ça ne servait à rien de résister et de se priver. Mais bordel Aryel, tu n’es pas censé montrer l’exemple ? Etre l’un des atouts sagesse de cette émission et éclairer les plus jeunes sur le chemin tortueux qui mène à la célébrité ? Pour la majorité, ils ont la vingtaine, mais pour être franc, il n’a jamais été aussi sage qu’à vingt ans. C’est après que ça s’est gâté, qu’il a décidé que ce serait mieux de vivre aux frontières de la réalité. Et tant pis si le lendemain, il ne ressemble à rien. Il s’allonge dans le sable, en proie à ses sensations exacerbées. Il y a le parfum salé caractéristique de la mer qui embaume les environs et les grains de sables dans lesquels il se sent s’enfoncer millimètre par millimètre. Les rayons du soleil devraient bientôt venir lui lécher le visage et c’est tout à fait ce dont il a besoin pour parvenir à se relever. Ça lui rappel l’éternité qui s’est écoulée depuis la dernière fois qu’il s’est laissé aller à ce genre de petits moments de paradis. Maintenant, à Los Angeles, il se réveille toujours sur un bout de canapé. Il y a une fille à ses côtés, une actrice ou une énième groupie qui veut goûter à ce qu’elle a cru percevoir sur son écran d’ordinateur Haute-Définition. Aryel, il n’est plus jamais seul et parfois, ça l’emmerde un petit peu, même s’il a fini par s’y faire. Le temps file et il sent que ça commence à bouger. Peut-être quelqu’un qui vient admirer sa mort prématurée à Aryel. Aryel, la sirène, alanguie sur la plage comme un poisson ayant chaviré un peu trop violemment. Il sait bien qu’il est légèrement au-dessus de la moyenne d’âge qu’on attend dans une émission de télé-réalité, mais il ne faut pas exagérer. Il n’est pas assez vieux pour décéder des suites d’une nuit un peu agitée. Et encore s’ils savaient. En attendant, lui il s’en balance du nouvel arrivant. Ses yeux refusent de s’ouvrir, tentant de grapiller encore quelques instants de cette parfaite harmonie qu’il risque de ne pas revoir avant longtemps au milieu des vingt-huit autres candidats à l’affiche de la super production pour laquelle il vient juste de signer. Il y a la plage, c'est bien. Son âme ne veut pas se réveiller. De toute façon, seul Dieu a le droit de l’animer. Son bras, il se laisse mouvoir dans un vague élan de vitalité pas bien imposant. Il bouge doucement et vient tapoter le sol à ses côtés. Voilà petit inconnu, je ne sais pas qui t'es, mais je t'autorises à t’incruster à défaut d'ouvrir un oeil. Laisse moi juste quelques minutes. Un instant, le temps que la nuit laisse sa place au jour.


Dernière édition par Aryel le Sam 2 Sep - 0:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Havana Club. (31/08 à 6h10)   Sam 2 Sep - 0:05

La soirée de la veille a été très longue… en ce sens qu’elle s’est terminée très tard, ou tôt ce matin, du fait notamment des nombreuses surprises que la production nous a soigneusement réservé. Il fut, par exemple, tout bonnement impossible d’aller dormir alors qu’une île entière vous ouvre généreusement les bras ou encore lorsqu’on découvre devoir partager pas seulement une chambre mais un lit avec un inconnu. Par-dessus tout, il fut compliqué de sombrer dans les bras de Morphée à la suite d’une telle dose d’excitation et d’adrénaline. Tout cela pour dire que mon quota de sommeil en fut considérablement diminué. J’ai, en tout et pour tout, dormi deux heures, trois tout au plus. Effectivement, avant même d’ouvrir les yeux, avant même de sortir de la torpeur d’un sommeil réparateur, mon palpitant battait déjà à tout rompre à l’idée de la première journée qui m’attendait. Toutefois, il en faut bien plus pour m’abattre ou m’achever. C’est ainsi que dès les premières lueurs de l’aube, je me suis empressée de sortir de la douceur cotonneuse de mes draps pour aller enfiler une tenue de sport : short-débardeur-running. Cela a toujours été le meilleur moment de la journée pour aller s’aérer les poumons, se vider l’esprit et prendre un shoot d’endorphines afin d’espérer passer une bonne journée. A force, c’est devenu une routine matinale indispensable qu’il pleuve, vente, ou neige. Je suis à toute épreuve. Une queue de cheval plus tard, les écouteurs vissés dans les oreilles, me voilà accueillie par une brise tout à la fois fraiche et salée. J’esquisse un léger sourire avant de m’engager au pas de course sur sentiers du domaine. Soudainement, plus rien n’existe… sauf les battements de mon palpitant contre ma cage thoracique, le bruit de ma respiration régulière, la chaleur dans mes joues, ainsi que le mouvement régulier de mes jambes qui passent de plus en plus rapidement l’une devant l’autre ou encore le mouvement de balancier impulsé par les bras qui fendent l’air vigoureusement. Au bout de plusieurs minutes peut être même des heures, mes pas deviennent lourds, presque gourds, et ce n’est qu’en baissant les iris que je m’aperçois être arrivée sur une étendue sablée. Une plage. Je ne ralentis pas pour autant, au contraire, je m’élance avec plus d’énergie, repoussant toujours plus loin les limites, les résistances de mon corps, mon esprit. Je suis comme ça. Néanmoins, mes efforts se trouvent rapidement anéantis lorsque se dessine, non loin, un corps échoué. Celui d’un candidat ? Un cadavre ? Mon imagination s’emballe assez rapidement et j’élabore une série de scénarios toujours plus sinistres. Dans le même temps, mon rythme ralentit progressivement jusqu’à finir par simplement marcher, marcher vite. Je plisse les yeux, luttant contre les rayons plus intenses du soleil afin de mieux distinguer l’urgence de la situation. Je m’approche et lorsque je parviens à le distinguer clairement, je vérifie les constantes vitales. Du moins, je remarque que sa poitrine se soulève fébrilement mais suffisamment pour comprendre qu’il est loin d’être décédé. Puis, son bras s’anime pour venir tapoter le sable à son côté. J’arque le sourcil, dubitative. « Aryel, tu vas bien ? » je questionne dans le doute. Je connais son prénom, déjà. Encore une histoire de mémoire très fonctionnelle et d'observation. « Tu as l’air très alcoolisé, tu as passé la nuit dehors ? » je lui glisse d’une voix douce, relevant des évidences seulement pour le faire parler, en m’asseyant en tailleur non loin. Il serait irresponsable de ma part de le laisser là après avoir constaté l’état lamentable dans lequel il était.

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MessageSujet: Re: Havana Club. (31/08 à 6h10)   Lun 4 Sep - 12:48

Aryel, il aimerait juste qu’elle le laisse crever en paix. Il y a cette voix qui l’appelle, ignore les signes, sous-estime sa main essayant de communiquer son envie furieuse d’étirer encore ce petit moment de félicité. Peut-être bien qu’il a la tête prête à exploser et le cœur vacillant au fond de la poitrine, mais bordel qu’est-ce qu’il se sent bien comme ça. Boum Boum Boum. Ça tambourine à l’intérieur, qu’elle se rassure, il n’est pas mort. Elle continue avec ses questions, il finit par se résigner. Il se réveille, se redresse et fait face à la lumière brûlante qui l’oblige à plisser les yeux pendant un instant. Ils sont à deux doigts de provoquer un choc cosmique, si ça continue. Lui, l’obscurité, la nuit qui marque salement les traits de son visage, alors que de son côté elle est jolie et fraîche comme cette matinée qui ne fait que commencer. Ils ne sont pas censés se croiser. Ça ne fonctionne pas alors qu’il est toujours en vadrouille, partout et nulle part à la fois, écumant les boîtes de nuit et les bars avec son statut d’acteur raté à plus d’un titre aux yeux de beaucoup. Et elle, comme ça, opposé manifeste avec ses fringues de sport déjà sortis alors qu’il n’en est même pas au stade de décuver… Ça y est, il est parti Aryel. Il se demande ce qu’elle peut faire dans la vie et commence à émettre une multitude de conjectures uniquement à partir de cette seconde d’aprioris qui a envahi son cerveau en constatant les divergences évidentes de leurs modes de vie. Aller courir après une longue soirée telle que celle qu’ils viennent de se taper, ça demande une certaine force de caractère et de conviction. Peut-être même qu’elle fait gaffe à ce qu’elle mange et que son frigidaire est rempli de quinoa. Aryel, il prend un peu son temps avant de lui répondre. Il faut l’excuser, il n’a pas encore les yeux tout à fait en face des trous et surtout, il ne trouve pas ses mots parce qu’il n’a pas grand-chose à rajouter. Lui, ça va, ça ne va pas, il n’y a rien dont elle devrait s’inquiéter. Il a atteint un âge où il n'a plus besoin de se soucier de quoi que ce soit. Dans sa tête, son séjour sur Terre touche à sa fin, et il veut vivre ses derniers jours comme bon lui semble, même quand ça signifie pioncer sur la plage comme un vagabond. « Oui, mais c’était super. » il rétorque, balayant tranquillement de sa voix posée toutes les critiques éventuelles qu’elle pourrait se formuler dans son esprit. Les apparences jouent contre lui, mais il n’échangerait pour rien au monde la nuit qu’il vient de passer avec un matelas tout pourrit préparé par la production. Il est peut-être un chouilla déjà mort, mais en même temps très vivant. Aryel, il adore se sentir en phase avec le monde. Conscient de la brise légère qui lèche son visage, de l’obscurité qui l’avale, puis du soleil qui vient le narguer le lendemain matin. Quand il était petit et qu’il vivait encore en Australie, il ne compte pas les nuits qu’il a passé à mater les étoiles, virevoltant les pieds nus dans la terre battue en en ayant rien à foutre de tout. Le bas de son dos vient retrouver le sable, pendant qu’il prend appui sur ses coudes et lève le nez en direction du soleil qui se réveil. « On le fera un de ces quatre, tu verras. » il balance tranquillement, le coin de ses lèvres s’étirant d’un sourire léger pendant qu’il l’imagine hausser les sourcils d’un air sceptique. Il est sérieux quand il dit ça. Il a très envie de la faire boire et l’emmener se promener dans l’espoir de voir un bout de lune, au sens propre comme au sens figuré. Aryel, il tient ses promesses et le seul obstacle qui pourrait se dresser face à ses plans, c’est elle. Déjà, alors qu’il avait envie de la voir s’allonger à ses côtés pour mater le l’univers qui reprend vie tout doucement, elle a préféré s’installer à deux mètres de distance. Il ne fonde ainsi pas non plus de très grands espoirs sur la nuit épique qui commence à se dessiner dans son petit crâne. Remarque, elle a eu raison de conserver une distance de sécurité. Au moins, ça lui évite de devoir s’excuser pour l’odeur qui émane actuellement de sa personne. « Comment tu t’appels, déjà ? » Parce qu’elle, elle semble avoir mémoriser son petit nom, mais lui il n’était pas vraiment en possession de tous ses moyens avant même d'avoir atterri en hélicoptère.
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MessageSujet: Re: Havana Club. (31/08 à 6h10)   Mer 6 Sep - 0:15

Mon rythme cardiaque finit par retrouver une cadence normale, et je me dis que, plus tard, je regretterai de m’être arrêtée aussi brutalement pour ensuite échouer sur le sable. C’est pour cela que je profite du léger silence pendant lequel Aryel semble finir d’émerger pour étendre mes jambes afin de les étirer quelque peu. J’ai toujours eu le souci de prendre soin de mon corps, de mon esprit également, du moins autant que faire ce peu étant donné que toute ma carrière de militaire est fondée là-dessus à l’image des sportifs de haut niveau. Sans un corps fonctionnel, je ne suis plus rien, je ne sers plus à rien. C’est l’essentiel de mes outils de travail. Sans cela, je serais reléguée dans un bureau perchée dans une tour d’ivoire à l’état-major… tout ce que je redoute d’autant plus lorsque mon ambition première n’a toujours été que le terrain et exclusivement le terrain. Et il n’est pas question que cela s’arrête de sitôt. Finalement, je suis le genre esprit sain dans un corps sain. C’est une conséquence logique. Il finit par ouvrir difficilement les yeux et se redresser lentement sur les coudes à la façon d’un automate oxydé qu’il faut graisser pour que la mécanique retrouve ses habitudes et réflexes. Il a l’air ravagé par sa nuit passée, on soupçonnerait même l’accumulation de nuits du même acabit. Son visage laisse apparaître des traits affaissés comme usés par la violence des liqueurs et des nuits trop courtes, des yeux vitreux qui peinent à s’ajuster à la lumière solaire, et un teint gris comme celui qui ne vit que la nuit. Ce n’est pas ce que l’on peut dire être sous son meilleur jour mais je commence même à me demander si Aryel connaît seulement des bons jours car à l’entendre ces nuits, cette nuit, a été super. Par politesse ou bienveillance, je ne sais trop, j’esquisse un léger sourire toutefois peu convaincue par ce qu’il avance. « Il vaut mieux vu l’état dans lequel tu te retrouves » je ne peux m’empêcher de laisser filer dans un souffle tandis que mes prunelles continuent de scruter son visage creusé. Cela dit, je ne juge pas, bien au contraire, je ne fais que constater car il est suffisamment mature pour prendre les décisions opportunes. C’est alors que je me rends compte qu’on forme un tableau plein de contrastes sans aucune similitude sinon cette plage qui nous a, par hasard, réuni. Il est inconscience là où je suis conscience, il est obscurité quand je suis lumière, il est nuit alors que je suis jour. Il est yin et je suis yang. Toutefois, ces contradictions coexistent voire parfois se complète. Si j’en suis certaine pour la première hypothèse, j’ai des doutes quant à la seconde. La brise iodée vient caresser mes traits poupins, agiter les quelques mèches échappées de leur carcan et me ramène au présent. Sa voix s’élève et propose. Essayer ? J’arque le sourcil, le regard perdu vers l’océan infini. « Tu serais étonné de voir comme je tiens l’alcool » je souffle pensive tandis que des souvenirs assaillent mon cerveau. Mon petit gabarit ne ferait parier personne sur moi mais j’ai l’avantage d’un rude voire brutal entrainement mené par des personnes aguerries en la matière. Finalement, je ne refuse ni n’accepte. « Constance » je réponds d’une voix légère en reportant mes prunelles vers les siennes alors que je ramène mes jambes contre moi, les entourant d’un bras. « Pourquoi me fais-tu l’effet de quelqu’un d’autodestructeur ? » je laisse échapper d’une franchise déconcertante, ne détournant pas le regard. Peut-être bien que je me fourvoie mais j’aimerais comprendre. J’associe peut-être bien trop alcool à tout sauf un vrai plaisir dont personne pourrait avoir réellement besoin.

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MessageSujet: Re: Havana Club. (31/08 à 6h10)   Jeu 7 Sep - 0:18

Constance, elle le regarde longuement. Elle dévisage ses traits marqués par la petite nuit sordide qu’il vient de passer, de même que les autres qui ont précédées, qui se voulaient tout autant glorieuses que lamentables. Et Aryel, s’il avait une once de dignité, il rougirait sans doute, mais au final, il en a un peu rien à foutre de ce qu’elle pense. Il a appris à se protéger, à envoyer bouler les sourires suintant la pitié et les haussements de sourcils sceptiques face à la vie qu’il s’est créé qui peut rendre perplexe. Et le pire de tout, c’est que ce pourquoi on le juge les trois quarts du temps, ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Il y a tout un tas d’autres données qu’il ne dévoile jamais, parce qu’il sait que la société n’est pas prête à connaître tous les détails qui font qu’il est ce qu’il est. Alors voilà, quoi qu’elle dise, il continue à se persuader que c’était une bonne nuit, sans doute meilleure que s’il l’avait passée échoué dans son lit, seul, isolé avec ses pensées qui n’ont pas subies un petit élagage par quelques substances illicites pour ne conserver que ce qu’il veut bien garder. Mais elle verra Constance, quand il l’emmènera dans son univers alcoolisé où il fait bon vivre. Ils parleront, ils riront et ce sera super chouette. Même si elle tient bien l’alcool, on a tous nos limites. « Et toi, tu serais étonnée de voir que je peux tenir la distance dans tes activités à toi… » il rajoute en faisant un léger mouvement de doigt vers ses fringues de sport qui lui laisse deviner que sa présence sur la plage à cette heure de la matinée est due à un jogging improvisé. Peut-être que comme ça il ne paye pas de mine, mais Aryel, il fait un boulot plus sportif qu’il n’y parait. Son corps, il a beau le malmener, ça reste son outil de travail. Et par chance, comme s’il y avait quelqu’un là-haut qui veillait sur lui, il reste épargné par toutes les merdes qu’il prend. Malgré l’alcool, les cigarettes, la cocaïne et autre pétard interdit par la loi, il se porte étrangement bien quand il n’est pas dans une de ses phases descendantes. Quand il est en monté, il est un vrai dieu doté d’une force surhumaine et de capacité hors norme pour éblouir toutes celles et ceux qui materont ses performances sur petit écran. Courir, ce n’est pas un problème dans ces moments-là. Elle l’informe qu’elle s’appelle Constance et il sourit, au bord du ricanement, comme s’il y avait une plaisanterie sous-jacente. Elle qui semble si différente de lui, quasi opposée dans son mode de vie à celui auquel il se tient, il sent que tous les séparent jusqu’au nom que les parents de la jeune femme lui ont donné. Parce qu’Aryel, il est l’inconstance même personnifiée. On ne sait jamais vers où il va aller, imprévisible et multiple dans sa manière de se comporter. Il vrille ses iris en direction de la candidate à sa prochaine question. « Parce que tu as raison. » il répond en toute franchise. Il est autodestructeur, il le sait. C’est un fait avéré, même s’il ne saurait poser des mots exactes sur les raisons qui font qu’il est devenu comme ça. « Je ne devrais peut-être pas te le dire… » il commence calmement. Par parce que c’est quelque chose qu’il cache particulièrement ou que dans le cadre du jeu, ça fasse parti de son secret. Non, il ferait juste mieux de se taire, parce que ce qu’il va suivre, ce n’est pas le genre de choses qu’on raconte aux autres, ou qu’eux même ont envie d’entendre. Mais Aryel, il continue, et c’est sans doute à cause de la forte quantité d’alcool qu’il a ingéré la veille que sa langue se délie. « J’y réfléchissais cette nuit, et je crois que tout ce que je fais dans ma vie est poussé par une sorte de pulsion de vie mêlée à une pulsion de mort. » Pendant longtemps il s’est drogué pour sentir son cœur battre fort et s’emballer dans sa poitrine, quand bien même il risquait par la même occasion de s’arrêter définitivement. Il lui est déjà arrivé de baiser sans capote pour prendre ce risque inconsidéré de choper une maladie ou d’assurer une descendance qu’il ne mérite pas et dont il ne saurait s’occuper convenablement. Et même là. Lui, participant à une télé-réalité, c’est toujours la même rengaine. D’un côté, il espère pouvoir redécoller. Il veut prendre un nouveau départ parce qu’il se fait terriblement chier dans son existence actuelle, mais de l’autre côté, il remet tout en jeu, lance les dés et ne sait pas s’il va finir par s’enterrer de lui-même alors que sa carrière se voulait encore florissante. « Par exemple, j’ai furieusement envie d’aller me baigner là maintenant. Je veux sentir l’eau fraîche fouetter ma peau, me réveiller au rythme des vagues agitées, mais si je le fais, il y a quand même un bon pourcentage de chance pour que je finisse par me noyer. » Parce qu’on ne va pas se mentir, Aryel, il a quand même pas mal abusé la veille. Un petit plongeon avec son esprit complètement embrouillé et son estomac vide depuis près de vingt-quatre heure, ça n’annonce rien de bon.
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