taste the feeling (02/09, 10h35)

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MessageSujet: taste the feeling (02/09, 10h35)   Jeu 31 Aoû - 15:58

TASTE THE FEELING.
W / @Abbi

La journée était à peine commencée, le jour à peine levé, et pourtant Eyal avait déjà quitté le confort de son lit pour s'aventurer à travers le château, découvrant sur le tas tout ce qu'il n'avait pas eu le temps d'observer depuis le premier soir. Il n'était pas un gros dormeur, pas plus qu'il n'était un lève-tard, et c'était assurément une aubaine quand comme lui on tenait à profiter d'un soupçon de calme et de solitude dès qu'il était possible d'échapper à l'effervescence de la vie en communauté. De bon matin, quand beaucoup étaient encore prisonniers des bras de Morphée ou trop occupés à piquer du nez au-dessus de leur bol de café, il n'était donc pas bien difficile de s'isoler quelques peu. Et ça, il le savait pour avoir des colocataires pas beaucoup plus courageux que la plupart des ronfleurs que comptait probablement ce château. Et parce qu'il était plus attaché à ses habitudes qu'il aimait bien le dire, c'est assez naturellement qu'Eyal avait fini par se mettre en quête d'un endroit qu'il risquait fort de prendre en otage plusieurs fois par jour, y compris aux premières heures de la journée. La salle de sport. Un temple d'excellence. Un exutoire à taille humaine. Et une alliée incontournable quand comme lui on vivait de l'image qu'on renvoyait à défaut de pouvoir encore vivre de nos performances physiques. Eyal le savait, son rapport avec son physique était obsessionnel à bien des égards et ça n'était pas un hasard si sa première préoccupation avant de passer son casting avait été de savoir s'il lui serait possible d'entretenir à sa forme dans l'aventure. Il n'était pas là pour prendre des vacances, et encore moins pour s'engraisser sous l’œil des caméras et perdre son boulot à peine remis en liberté. Mais loin d'une contrainte, l'effort physique était pour lui un plaisir, un moyen de se fixer tous les jours de nouveaux challenges, de repousser ses limites, de se remplir la tête d'idées positives. Comme la danse, qu'il continuait de pratiquer, jour et nuit, nuit et jour, qu'importe que ce soit au milieu d'une salle polyvalente ou de l'équivalent d'un placard à balais. Et ici, il n'en serait pas autrement. Peu importe l'endroit, le moment, la compagnie. Il était bien là pour prouver qu'il n'avait pas la vocation d'un chippendale et qu'il ne voulait qu'une chose, une seule : danser. Habillé, si c'était encore un luxe qu'il pouvait s'offrir. Ce matin, en l’occurrence, c'est vécu d'un t-shirt et d'un jogging des plus sommaires qu'il avait arpenté les souterrains du château jusqu'à apercevoir la porte qu'il cherchait depuis un moment. Elle était donc planquée là, et Eyal ne regretta pas de s'être lancé à la poursuite de cette salle de sport lorsqu'il pénétra à l'intérieur et découvrit qu'ici, décidément, il aurait toujours de quoi s'occuper. Bon à savoir si un jour l'air devenait trop irrespirable à l'étage et qu'il était contraint de fuir la civilisation pour quelques heures. S'installant sur l'un des bancs de musculation pour faire travailler ses bras, il ne vit pas le temps passer une fois lancé dans ses exercices. Ce n'est que lorsqu'il crut entendre la porte s'ouvrir sur le coté de la salle qu'il porta son attention sur la silhouette postée à l'entrée. Et quelle silhouette, pensa-t-il en reconnaissant Abbi, qu'il avait observé de près mercredi. « J'avais espéré que tu prendrais ma défense, l'autre soir. » Sa voix s'éleva après un regard en direction de la brune, tandis qu'il se redressa légèrement sur le banc. « C'est juste qu'on parle tout le temps de féminisme, d'égalité des sexes, mais qu'on peut jamais compter sur les nanas quand on aurait bien besoin d'un peu de solidarité. » Son fatalisme, sa résignation, tout ce qu'il mettait à cet instant dans ses propos n'était rien de plus qu'un numéro de bluff, entamé au son d'une fausse complainte. Oui il avait vu d'un mauvais œil que leur camarade l'ait accosté comme il l'avait fait, mais non il n'y pensait déjà plus. Simplement, il y avait quelque chose de très innocent, de très crédule chez Abbi. Quelque chose qui lui avait sauté aux yeux en moins de temps qu'il lui en avait fallu pour avaler sa coupe de champagne. « Tu sais que s'il s'en était pris à toi, le mec serait retourné dans sa loge plus vite qu'en hélicoptère. » Il exagérait, bien qu'ici il se plaise à penser que leur camarade ne l'aurait pas emporté au paradis s'il avait servi son numéro d'imbécile plein aux as à la brune. « Mais j'ai sûrement surestimé ta loyauté, Bibi. C'est pas grave, c'est l'histoire de ma vie. » Cette fois, il se rallongea complètement sur le banc et empoigna la barre d'haltère encore un brin légère à son goût. Il n'ajouta pas un mot, tentant de savoir à quel moment son petit jeu serait percé à jour, s'il l'était.

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MessageSujet: Re: taste the feeling (02/09, 10h35)   Ven 1 Sep - 6:11


Quand tu jettes un coup d’œil à mon body minuscule, de loin tu peux facilement te dire que cette nana a vraiment pas besoin de se casser la tête à tenir une diète ou faire du sport presque quotidiennement, parce-que vu les proportions de son body, son poids mouche et sa petite taille elle a strictement rien à foutre dans une salle de sport. Mais en fait non, c'est faux et c’est là où la majorité des gens se plantent. C’est un peu une sorte de canular idéologique erroné qui date depuis les premiers siècles de la vie. T’es gros, t’as besoin de faire du sport. T’es mince, tu restes chez toi. C’est faux. Archi-méga faux. A la base, je suis génétiquement taillée comme une poire, mais une poire mignonne qu’à pas trop reçu d’oligo-éléments pour grossir et arriver au stade 3 de poire terminale. Oui. Pas cette grosse poire qu’on trouve en grande surface et qui ressemble à une bouteille orangina, non. Enfin j’étais un peu ronde avant, oui, j’avais des curves, des petits membres aussi, mais un bassin plutôt large qui me donnait cette impression d’avoir un assez gros cul avec de la matière, mais surtout de la graisse dedans et tout autour ce qui faisait que j’avais du mal à trouver une taille pour mes jeans. Toujours entre deux mensurations. Le calvaire ultime. La Abbi actuelle ressemble plus à un coton-tige, avec le cul en option mais elle est loin d’avoir été génétiquement gâtée et pour être arrivée à un résultat pareille, j’ai quand même dû payer un peu de ma personne. J’ai épousé le sport dès que j’ai compris que y’avait une couille dans mon physique, et j’ai rapidement gommé les imperfections à l’époque où peu de gens s’intéressaient aux shakers protéinés et à la musculation. Mes implications constantes dans des activités nautiques m’ont beaucoup aidé aussi. Mais au fond j’ai l’impression d’être une sorte d’illuminée qu’à compris la physiologie du stockage de graisse bien avant que ça ne se vulgarise à ce point, et maintenant j’en tire un retour sur investissement plutôt correct car je me trouve parfaite comme je suis. J’ai l’impression d’avoir hacker la vie et sa fatalité qui me prédisposait à ne ressembler à rien. Je ressemblais pas non plus à un sac mais je pouvais passer quasi-inaperçue si on jetait pas un coup d’œil un peu plus haut et tomber sur mes yeux par exemple, ou mon sourire. Mon corps, j’ai l’impression de l’avoir sculpté moi-même et ça me rends toute fière. Je sais que ça gonfle certains, mais même si je bombarde les réseaux à coup de hashtag fitness et motivation, je trouve qu’il est de mon droit de le faire, car après tout j’ai galéré pour ça. Sauf que voilà, la vie dans sa composante globale, c’est une grosse pute pas aussi facile que ça et pour me maintenir à ce niveau, il faut un investissement et un effort quasi-continu et c’est ça ce que les gens arriveront jamais à comprendre. Le corps, c’est un petit vicieux qui aime bien stocker de la graisse un peu partout, par sécurité au cas où il en aurait besoin au moment où ça commencerait à déconner, et c’est pour cette raison que je fonce chaque matin vers la salle de sport pour équilibrer les apports et les dépenses caloriques. Dans ma tête j’ai un système de calcul bien rôdé et cette application t’en bénéficie presque systématiquement une fois que tu commences à connaître ton corps. Le miens, je sais comment il fonctionne. Je sais par exemple qu’aujourd’hui, il faut que je travaille les jambes et les bras en split. 3 exercices pour les jambes. 2 exercices pour les biceps et 2 pour les triceps. Munie de ma brassière de sport et de mon legging, je pousse la porte de la salle de sport et je me surprends à voir Eyal en plein effort. Ow. Déjà il a pas idée à quel point sa présence suffit à faire ma journée et remplir mon stock de good vibes. « saluut » je sais qu’il m’a vu, mais c’est un peu plus pour la forme. Enfin. Autre chose d’automatique chez moi : le selfie. Un selfie pre et post workout. C’est le rituel avant l’échauffement, du coup je me pose devant un miroir et je prends des clichés au random jusqu’à en être satisfaite. Je range mon téléphone avant de croiser une nouvelle fois son regard, un large sourire sur les lèvres. Oh d’accord je vois. Monsieur fait le triste made in china, mais il le fait mal et faut quand même être sacrément stupide pour pas le remarquer. Je le trouve trop mignon et c’est avec difficulté que j’avorte un rire. « tu sais, tu te trompes. Je suis pas de celles qui y croient à cette histoire d’égalité de sexe » je pose ma bouteille près de la barre à squat, signe internationale qu’elle est à présent occupée et que je m’apprête à m’en servir. « ça peut te surprendre mais non, pour moi l’homme et la femme ne sont pas vraiment égaux » et que ce féminisme à la con, c’est un peu une grosse arnaque idéologique aussi. Biologiquement, la femme est nettement plus inférieure. Elle est plus vulnérable. Plus faible face au danger primal de la nature. Elle a besoin d’un homme. De protection. De sécurité. Et en contrepartie, elle lui doit un dévouement quasi-total. Je suis une femme et je le pense sincèrement. Je suis peut-être la seule qu’à garder ses idées en place, mais je le dis et je le répète, on est entrain de bouleverser un certain ordre naturelle préétablie depuis la naissance du genre humain, et ça m’inquiète. Les romains ont vécu des siècles dans cette configuration sans pour autant que l’empire ne s’effondre. Alors oui ils ne sont pas égaux, mais cela  veut pas dire que la femme est inférieure non plus, faut pas déconner. Enfin je suis pas venu ici pour discuter de ça, je suis venue pour soulever du poids mais c’est plus fort que moi, mon cerveau d’intellectuelle peut pas s’empêcher de s’activer dans pareilles situations. Mais bon Abbi calme toi, c’est pas le moment de se lancer dans ce que tu aimes par-dessus tout : les débats, analyser la vie et emmètre des points de vue tout en les expliquant. Mon dieu que c’est une torture pour moi de me contrôler ainsi. J’affiche un large sourire. Il est trop mignon Eyal. Je le porte déjà dans mon cœur. « je sais » si l’autre gars avait eu la mauvaise idée de s’en prendre à moi, ça aurait été pire, et tant mieux pour tout le monde je dois dire, car je préfère les happy ending. Toujours. « mais c’est ton rôle à toi de me protéger, y’a rien de quoi se vanter. » je réprime un nouveau rire, tout en chargeant la barre avec deux disques de cinq kilos. On va commencer en douceur. « j’ai préféré ne pas intervenir car je sais aussi que t’es assez grand pour gérer la situation tout seul » je sais, j’ai pas besoin de me justifier mais voilà, je le fais quand même et je squatte ma première série en comptant dix répétitions dans mon subconscient. Facile. « et tu es pas le genre d’homme qui a besoin d’une femme pour le protéger » ni d’une femme tout court, je pense. Je me trompe peut-être, mais j’ai déjà ma petite idée sur lui. C’est pas une question de jugement, non, mais on le fait tous alors bon. Eyal, c'est un solitaire. J'avais compris. « en tout cas tu as bien réagi » je tenais à ce qu'il le sache. Et je suis sincère. Il a évité le conflit physique et c’est honorable de sa part. Ça prouve aussi que c’est quelqu’un d’assez mature et calme, et je suis satisfaite de sa réaction. Je me repose un peu avant de le dévisager, un large sourire sur les lèvres. Ow. Il veut me déchirer le cœur c’est ça. D’accord. Au contraire je m’en m’amuse un peu avant de glisser « je déçois toujours, je sais » avec la petite moue qui va avec. C’est l’histoire de ma vie, aussi. Ce qui est drôle, c’est qu’il a pas idée à quel point je peux être loyale à l’extrême. Il a pas idée. Vraiment pas. Mais ça, c'est une autre histoire, et je préfère la garder pour moi. « c’est pas grave, je me rattraperais après » l’aventure est encore longue après tout, hm …

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MessageSujet: Re: taste the feeling (02/09, 10h35)   Dim 3 Sep - 3:28

Eyal ne se souvenait pas de la dernière fois où il avait consciemment fait l'impasse sur une bonne séance de sport matinale, car c'était bien la seule chose qui lui assurait chaque fois de débuter la journée du bon pied. Il avait besoin de fournir des efforts à peine sorti du lit, tout comme il avait besoin d'unir son mental et sa condition physique autour d'un même objectif, et de consacrer toute son attention au repoussement de ses limites avant de la dédier à quelque chose d'autre. C'était comme un rituel auquel il dérogeait rarement, et dont il aimait le plus souvent profiter seul, en bon solitaire habitué à se retrouver en tête à tête avec ses pensées. Et cette solitude, il n'était pas difficile pour lui d'y prétendre même maintenant qu'il vivait entre ces quatre murs, alors que les matins n'étaient pas synonymes d'effort physique pour beaucoup d'autres candidats et que certains aimaient mieux prendre la direction de la salle de sport à un moment où lui avait déjà reposé ses haltères depuis longtemps. Et pourtant, ce matin, c'est un flot de sentiments contradictoires qui l'envahit lorsqu'une silhouette se dessina à l'entrée de la pièce, et qu'il comprit que cette séance-ci pourrait bien se poursuivre en charmante compagnie. Car s'il était peut être encore un peu tôt pour que les efforts qu'il était prêt à faire pour sociabiliser et se mêler au groupe soient aussi efficaces qu'en milieu de journée, le fait de reconnaître Abbi et son enthousiasme à toute épreuve eut peut être tendance à le rassurer. Elle était la première qu'il ait rencontrée avant même de fouler le sol de ce château, et il gardait de leur toute première entrevue un souvenir plutôt plaisant. Dieu sait pourtant qu'il fuyait généralement ce genre de filles comme la peste, sachant combien leur coté lumineux se heurterait tôt ou tard à ses quelques parts d'ombre, mais Eyal n'avait pas l'habitude de faire une impression relativement positive à ceux qui croisaient sa route, or tout dans l'attitude d'Abbi lui laissait penser que ça pouvait être le cas avec elle. C'est pourquoi sa crainte de devoir partager son terrain de jeu s'effaça rapidement au profit d'un certain contentement. Parce qu'à choisir quelqu'un pour lui faire la conversation pendant qu'il serait plongé dans ses exercices habituels, il aimait autant que ce soit elle – qui lui donnait un peu l'impression d'être imperméable aux pensées négatives qu'il extériorisait quelques fois pendant l'effort. La suivant alors du regard tandis qu'elle s'approcha, c'est les yeux légèrement plissés qu'il l'observa bientôt dégainer son téléphone pour se photographier au milieu du décor. Ah, ces filles. Profitant ensuite des circonstances et de cette rencontre inopinée pour en appeler à son coté joueur, le brun osa faire écho à la soirée de mercredi et à cet épisode pour le moins navrant durant lequel il estimait n'avoir pas pu compter sur la solidarité de la jeune femme. En vérité, il était le premier à reconnaître que lui-même aurait mieux fait de se contenter de toiser leur camarade et ses grands airs en s'abstenant de lui répondre quand il l'avait prétendument confondu avec un serveur. Mais il n'était pas encore assez raisonnable, sans doute. Les paroles bientôt soufflées par la brune eurent en tout cas le don de le surprendre, lui qui releva la tête jusqu'à croiser de nouveau son regard, arquant un sourcil amusé. « Dans ce cas j'espère pour toi que le public de l'émission est majoritairement masculin, parce que tu viens probablement de fâcher pas mal de féministes. » Il nota dans l'esquisse d'un léger sourire, sans croire nécessairement à ses propres paroles, parce qu'après tout il ne devait pas y avoir une logique implacable derrière la façon dont telle ou telle partie du public décidait de se ranger ou non derrière tel ou tel candidat. Ça n'avait sans doute même rien à voir avec ce qu'ils pouvaient bien penser d'un sujet comme celui-ci, pourtant du genre à diviser les foules. « Le bon coté des choses, c'est que beaucoup d'hommes risquent de te trouver des airs de femme idéale, après ça. » Parce qu'être canon et anti-féministe de surcroît, c'était le genre de combinaisons qui pouvaient plaire à une époque comme la leur. Son propre regard en disait d'ailleurs suffisamment long et la voir bientôt s'installer sur l'une des machines acheva presque de l'en convaincre. Intéressante, la Abbi. Mais parce qu'il était décidément d'humeur à se jouer de la situation, Eyal ne manqua pas de renchérir au sujet de l'autre soir, prétextant que le fameux Eustache aurait fait le voyage en sens inverse en moins de temps qu'il lui en aurait fallu pour le réaliser s'il avait eu la mauvaise idée de se tromper de cible, et de s'attaquer à elle. Une idée il est vrai nettement plus réaliste que celle selon laquelle il était revenu de cette soirée déçu et dépité. Et la remarque d'Abbi à ce sujet ne manqua pas de le faire sourire. « Oh, t'as décidé ça toute seule, ou c'est toujours selon l'idée que les hommes et les femmes ont chacun une place et un rôle à jouer ? » Il demanda d'un ton joueur, le regard vif, tout en l'observant manier ses disques. « C'est vrai, c'est le genre de domaine dans lequel j'aime mieux me débrouiller seul. » Il ne la contredirait pas sur ce point, car il était loin le temps où quelqu'un pouvait encore ressentir le besoin de s'interposer entre lui et les ennuis dans lesquels il s'était quelques fois fourré. Et c'était d'autant plus vrai avec les femmes, avec qui ses rapports étaient plus floués qu'on pourrait l'imaginer depuis que son train de vie avait changé et qu'il passait le plus clair de ses soirées à moitié nu devant des groupies hystériques. Pas facile d'instaurer des rapports particulièrement sains dans ces conditions. Abbi lui fit en tout cas remarquer qu'il avait bien réagi, et c'est par un léger hochement de tête qu'il répondit d'abord, plutôt satisfait qu'elle ait jugé sa réponse appropriée dans ces circonstances. « Pourtant je suis sûr que t'étiquette de la brute épaisse m'aurait valu un certain succès auprès des amatrices de bad boys. » Il énonça d'un ton faussement convaincu, et dans un rire silencieux, avant de lui lancer un regard entendu. « Mais pour ce que ça vaut, j'ai pas inventé le couplet du pacifiste. » Qu'au moins elle sache que même dans l'effervescence du moment, et même passablement agacé, il s'était montré franc. Eyal n'était pas un saint, certainement pas, mais il avait bien trop d'ambition pour réduire ses efforts à un échange de coups de poings quand il pouvait l'éviter. La vie s'était suffisamment jouée de lui pour qu'il ne se place pas en plus délibérément dans ce genre de situations, et encore moins au commencement de ce genre d'aventure. Mais voilà qu'Abbi usait de la même stratégie que lui, assurant qu'elle comptait se rattraper. Il s'en amusa sans tarder. « Justement j'ai pas mal d'idées pour que tu te rachètes, si besoin. » Le brun lança alors, sans plus donner de détails mais en insistant bien sur le coté équivoque de ses déclarations, toujours armé de son sourire joueur. Et puis, délaissant un instant sa barre d'haltères, il l'observa plus longuement avant de se redresser. « Mais avant ça, j'aimerais savoir une chose. Tu es venue ici pour te prendre en photo sous toutes les coutures, ou parce que tu as le goût de l'effort ? » Il ne la lâcha cette fois plus du regard tandis qu'il quitta son banc de musculation pour se rapprocher d'elle. Une fois arrivé à sa hauteur, il s'appuya sur sa machine. « Tu vois Bibi, je pourrais rester des heures ici rien qu'à soulever ces poids. Et je dirais pas non à un peu de compagnie, mais seulement si tu te montres à la hauteur. » Et lui offrant un clin d’œil teinté de malice, il ajouta. « Dix kilos, c'est pour les petites joueuses. Toi je suis sûr que tu peux faire mieux que ça. » Et il la défiait de faire mieux, alors qu'il se tenait maintenant aux premières loges pour la voir à l’œuvre, curieux de savoir si Abbi en avait autant dans le ventre qu'il le soupçonnait et si elle avait d'autres surprises en stock pour lui.

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MessageSujet: Re: taste the feeling (02/09, 10h35)   Mar 5 Sep - 13:35


On pourrait parler des plombes sur le sujet. Sortir les tasses de cafés pour insuffler de la caféine et discuter sans arrêt sur chaque aspect de cette idée complexe qu’est le féminisme qui a divisé tant de gens pendant des décennies. Je suis une intellectuelle qui adore les idées, ça peut se comprendre. Lui je sais pas. Moi je peux, j’aime le faire aussi ; exposer un point de vue, lui donner vie, l’expliquer, le façonner, le défendre et le protéger à coup d’arguments pertinents en mode bras de fer vital. Oui moi je peux, j’aimerais bien parce-que c’est ce qui me passionne le plus en dehors de la plongée et l’amour, mais voilà, je sais pas si Eyal l’est tout aussi que moi alors j’évite de lui prendre la tête et je balaye dans mon inconscient l’idée de nous enfoncer dans ce marécage intellectuelle, pour le bien de notre bébé relation en pleine croissance. Du coup je nous sauve avec quelques échantillons d’idées que je peux sortir, même si je suis pas satisfaite de ce que je lui donne. D’habitude, j’aime bien sortir de la qualité en premier, un peu comme pour annoncer la couleur de ce que je suis. Hors ici, la majorité doivent déjà me prendre pour une kikoo bisounours gentille et … c’est tout. C'est triste. C'est pas la réalité. Mais je prends sur moi. Je m’adapte à mon interlocuteur. C’est pas que je le prends déjà pour un con, non, ou que je les prenne tous pour des arriérés du bulbe non mon dieu au contraire, je pense pas comme ça. C’est juste que je me dis que dans ce château, les gens sont un peu venu en vacance pour créer un bêtisier commun et c’est plus amusant que de parler des futilités de la vie quotidienne, des relations entre habitants, de la drague, des potins croustillants tout ça tout ça. J’aime donner aux gens ce qu’ils aiment  entendre ou ce qui les divertiraient le plus car au fond, si tu réfléchis bien, c’est ça le plus important. Quand tu réfléchis aux interactions humaines, tu remarqueras sans mal que les plus réussies sont celles où les participants ont compris mutuellement ce que l’autre voulaient entendre. Enfin bref, ce type est quand même pas venu dans cette salle pour parler de ça avec moi. Au sens global même, je me dis qu’il sont tous pas venu dans cette émission pour se casser les couilles à philosopher ou analyser des choses comme j’aime le faire, alors j’étale pas non plus tout mon potentiel et je reste en surface. Je plonge pas. Du moins j’ai pas encore plongé et ça va prendre un moment avant que ça n’arrive car même si j’aime quelque chose, je sais me contrôler. Eyal, il est venu dans cette salle pour s’entraîner. Pour pousser de la fonte et ressentir un pump qui ferait ressortir ses muscles au miroir à coup de vascularisation intense. Et moi aussi d’ailleurs. Sa remarque a le don tout de même de me faire rire. C’est vrai il a raison. Je viens de plomber une part de mon public qui s’était attaché à moi en une seconde juste parce-que je viens d’emmètre un point de vue personnel. Au fond j’aime pas les féministes. Enfin je respecte leurs points de vue, j’aime bien aussi leur motivation et certaines de leurs idées, mais j’aime pas la façon dont certaines défendent leur mouvement. J’ai pas mal d’idées féministes aussi, je suis une femme avec un vagin faut quand même pas l’oublier, mais ces derniers temps la connerie a tellement viré à l’extrémisme idéologique que j’ai dû me retirer du parti. « tu sais, je suis sûre que la plupart d’entre elles, se reconnaîtront en moi » là je suis un peu plus sérieuse car il n’y’a pas qu’une seule façon d’être femme dans ce monde. Et j’aime penser à croire que je suis pas la seule à défendre une position pareille. « mais le problème ne se pose pas. Je crois que ma fan base est principalement constituée d’hommes » que je lâche avec un énième rire mignon « comme la tienne doit être constituée de femmes » ouloulou je joue avec mes sourcils l’espace de quelques secondes. C’est bon. Chacun détient une part du marché de l’audimat alors il y’aura des fans pour tout le monde, peu importe le sexe. Sa nouvelle remarque par contre me fait arquer un sourcil, plus par théâtralisation qu’autre chose. Wait il veut dire quoi par ‘’airs de femme idéale ?’’ « ah bon parce-que t’avais pas encore pigé que je l’étais ? » Il est con. Faire l’offusquée c’est pas ce que je sais faire de mieux avec ma trombine, mais j’essaye. Le temps de quelques secondes avant de finalement abandonner l’idée. C’est pas que des airs que j’ai petit bichon, je suis parfaite sur pas mal de points et j’irais même dire que, en me connaissant, je suis un petit rêve pour la majorité des hommes car je suis une femme qui a réussi à comprendre leurs besoins les plus profonds. Je suis un extraterrestre. Ouais je suis la femme idéale et il en a vraiment pas idée le pauvre. « je te rassure j’ai beaucoup de défauts aussi » que je couine après avoir expirer un léger rire. « Mais c’est des défauts soft » et pas éliminatoires non plus. Des défauts que lui aimerais bien, je suis sûre. Je joue avec mes yeux une dernière fois avant de m’agripper à la barre pour la déposer sur mes épaules et entamer enfin ma première série de squat. En ce qui concerne mon nouveau statut de protégée, ça c’est plus facile. « les deux » que je souffle vers la fin de ma série. Je plonge en lui un regard amusé. En vue de mon statut de femme « j’ai des responsabilités envers toi aussi » et je serais toujours là pour lui au cas où il aurait besoin de moi. On a peut-être partagé qu’une entrée ensemble, en soi c’est pas grand chose, mais de mon côté c’est pas le cas et je me sens un peu responsable de son confort par exemple. Eyal, ça me dérangerait pas d’en prendre grand soin, lui faciliter son quotidien, participer à son bien-être tout ça tout ça, mais j’ai compris de part son mood que c’était un solitaire, et que son confort actuel se résumait en ce moment à être seul alors je le laisse tranquille. « tu es facile à lire » ouais bon j’exagère parce-que ça crève l’écran que monsieur est un self-made man qui veut gérer les situations tout seul, sans l’aide de personne. Encore moins d’une femme. Et techniquement, je pense qu’il a déjà une étiquette de brute épaisse de la part de la majorité des candidats ici, moi y compris je crois. Il est assez facile de le deviner, de le sentir. « tu as devant toi une graande amatrice de bad boys » je sors exprès mon sourire de groupie pour aromatiser la chose, avant de surenchérir « mais une amatrice de bad boys compliquée » parce-que j’aime pas les bad boys dans leur définition crue ou standard. Les petits cons qui se pensent insensibles et se justifient avec ça pour faire du mal exprès aux femmes. J’aime bien les mâles dominants calmes et sûrs d’eux. Qui ont de la rage au plus profond d’eux même et qui surtout, répriment cette violence intérieure qu’on a tous au fond de nous. Et puis il a pas besoin non plus de me rassurer ou de se justifier. La paix, c’est quelque chose qu’on sent et je la sens en lui. Je suis une pacifiste qui refuse les conflits, et l’autre soir je voulais absolument en éviter. Enfin bref, j’étais prête à me rattraper au cas où, et bien évidement, monsieur avait des idées. Bah bien sûr. Comme si j’étais à cours d’imagination en ce moment. Je n’eu même pas le temps de répondre que le voilà à mes côtés avec son sourire joueur qui n’échappe à personne. Ok il est entrain de me provoquer c’est ça ? Il est entrain de titiller le clitoris de mon ego en ce moment et dieu sait que je suis hyper sensible de cette zone. « t’as un faible pour les femmes qui font du sport ? » que je demande, curieuse comme je suis par ce soudain intérêt de sa part envers ma petite personne. « en tout cas toi ça se voit que tu en fais » c'est un peu un compliment subtil de ma part histoire d'éviter de me faire passer pour la nana qui se rince l’œil à chaque fois qu'elle le matte. C'est bon, faut arrêter le mensonge collectif un instant. On le fait toutes ici, et moi aussi de mon petit coin j'aime bien regarder un gars musclé avec de beaux bras puissants. Et dieu sait que j'accorde pas beaucoup d'importance aux physiques des autres. Mais le plus drôle c’est que lui, au sens général, il se prend vraiment pas pour une chiotte celui-là, parce-que maintenant, il faut se montrer à la hauteur pour accompagner monsieur dans ses journées intéressantes.  Bah voyons. « dix kilos c’était pour m’échauffer » ma moue et mon attitude défensive ne trompera personne. D'ailleurs je sais pas pourquoi je rentre dans son jeu, mais je me pose pas de questions et je plonge sans soucis. Bibi est forte connard, tu vas voir. « d’habitude je fais 20 kg - dix répétitions » après avoir monté progressivement le poids jusqu’à arriver à l’échec « mais je peux monter jusqu’à 25 » ouais, possible « à la presse à cuisse je peux soulever 100 kg ! » histoire de l’impressionner un peu. Bibi a quand même du muscle quoi. Bibi est forte aussi faut pas me sous-estimer. Je suis pas une débutante ça fait des années que je côtoie les salles de gym. « donc oui je peux en faire trois voir quatre répétitions au squat à 25, mais faudra que tu me spottes par derrière au cas où » oui parce-que squatter à vingt toute seule, je le fais souvent ; vingt-cinq me faut l’aide du coach, ou bien juste sa présence par derrière me suffi des fois à me croire en sécurité …

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MessageSujet: Re: taste the feeling (02/09, 10h35)   Jeu 7 Sep - 3:28

C'était peut être bien la première fois depuis qu'il était entré ici qu'Eyal se questionnait sur l'image qu'ils pouvaient tous renvoyer à leur public, et sur le rôle que jouerait celle-ci sur la manière dont on pourrait vouloir ou non les soutenir. Le féminisme n'était pas un sujet qu'il maîtrisait ou affectionnait, mais l'effleurer du doigt l'incitait à se poser les bonnes questions. Suffisait-il réellement d'un mot plus engagé qu'un autre, d'une position plus ou moins affirmée sur tel ou tel sujet, pour s'attirer les faveurs ou le mépris d'une partie de son public ? Il n'était trop sûr de rien pour le moment, étant généralement d'avis que c'était pour le jeu qu'ils étaient ici et pas pour alimenter les débats, mais ce petit brin d'échange avec Abbi le faisait réfléchir. Ils n'étaient tous au fond qu'une image reproduite à travers un écran de télévision, du moins pour la plupart des aficionados de ce genre de programmes. Tout comme ils étaient les esclaves d'un montage plus ou moins authentique de leurs faits et gestes, qui bien souvent devait se jouer d'eux et remplir les cases qu'ils laissaient vides pour leur donner plus de relief, au nom d'un spectacle qu'il fallait bien assurer. Et dieu sait dans quelle mesure leurs propos pouvaient être rapportés, déformés ou édulcorés, avant d'arriver aux oreilles de leur fan base. De quoi supposer qu'ils prenaient tous le risque de gagner autant que de perdre un peu de leur soutien à chaque fois qu'ils ouvraient la bouche. Mais Abbi, elle, n'irait dans le pire des cas vexer qu'une petite partie de la communauté féministe de ce pays. Parce qu'il voyait bien, Eyal, que la brune n'irait jamais s'attirer les foudres de ses sympathisants ni déclencher un ras-de-marée de réactions négatives. Elle incarnait à première vue la bienveillance et la candeur, rien qu'on puisse vouloir condamner. Alors elle avait probablement raison lorsqu'elle disait qu'il y aurait tout autant de femmes ici bas pour se reconnaître dans ses propos. Mais c'est sa prochaine remarque, au sujet de leurs fan base respective, qui valut au brun d'esquisser un sourire intrigué. « Alors si on suit ton raisonnement, la meilleure façon de fédérer un maximum de soutien c'est de s'allier. » Sérieux ou non, il la défia un instant du regard, guettant une réaction de sa part. « On nous a peut être pas fait entrer ensemble pour rien, Bibi. Certains appellent ça le destin. » Lui, il aurait plutôt tendance à voir ça comme un ramassis de foutaises dont certains aimaient se convaincre pour trouver un sens à la moindre chose. Pour autant, Eyal ne nierait pas qu'il avait comme le sentiment qu'un petit quelque chose le liait à présent à Abbi, avec qui il avait fait ses premiers pas dans l'aventure. C'était le genre de choses auxquelles on apprenait vite à donner de l'importance, quand on évoluait dans un cadre si singulier et qu'on était enfermés, isolés à plus d'un millier de kilomètres de chez soi. La suite lui valut en tout cas de sourire avec malice, alors que la brune feignait d'être outrée qu'il n'ait pas su voir la femme idéale qu'elle était. « J'aurais du ? » Il demanda, taquin, avant de lever les yeux au ciel. « L'idéal, c'est comme la perfection, ça fait envie au début mais au fond c'est pas si intéressant que ça. » Et il s'y connaissait pour avoir poursuivi la perfection, l'excellence, durant de nombreuses années où rien n'avait jamais été assez bien pour le perfectionniste qu'il était. Aujourd'hui, regarder en arrière lui faisait se demander s'il n'aurait pas mieux fait de voir plus loin, sur le moment, que la barre qu'il n'avait eu de cesse d'élever un peu plus haut pour repousser éternellement ses limites. Alors lorsqu'Abbi lui assura avoir des défauts, le brun redoubla d'attention. « Ah oui ? Cite-m'en quelques uns, pour voir. Je suis sûr qu'il m'en faudra beaucoup plus pour être traumatisé. » Parce que des défauts à la Abbi, soft qui plus est, ça ne devait pas être bien terrible. Pour preuve, là où elle estimait qu'il lui devait protection et soutien, la brune estimait aussi qu'elle-même avait des responsabilités à son égard, sous le regard amusé de l'espagnol. « Comme me nourrir ou t'assurer que j'ai toujours des fringues propres à me mettre sur le dos, tu veux dire ? » Il questionna, mutin, et l'air d'être tout droit sorti d'une garçonnière qui n'avait pas vu entrer un seul rayon de soleil depuis le dernier millénaire et qui sentait la pizza et les fringues puantes. « Alors tu dois savoir que je suis plus débrouillard que j'en ai peut être l'air. » Cette fois ses lèvres dessinèrent un plus fin sourire, tandis qu'il redevenait parfaitement sérieux. Eyal n'était pas de ces types qu'on avait trop materné et qui en étaient devenus complètement inaptes et assistés. Il était devenu indépendant à sa majorité, et son hygiène de vie ne devrait pas le précipiter dans la tombe avant plusieurs décennies. Non, définitivement, il n'avait pas attendu de croiser la route d'une femme pour se prendre en main. Les révélations s’enchaînèrent ensuite, lorsqu'en faisant de lui-même référence à l'échange houleux de mercredi soir, Eyal apprit de la bouche d'Abbi que celle-ci portait un intérêt non négligeable aux bad boys, rompant drastiquement l'image qu'il avait jusqu'ici de la jeune femme – qui à première vue ressemblait plus à une princesse Disney en quête d'un beau prince charmant qu'à une mordue de mauvais garçons. Elle nuança toutefois ses propos, mais Eyal en resta épaté. « Et est-ce qu'à première vue je remplis ta liste de critères ? » Le brun demanda, dans un regard en coin, subitement curieux de connaître sa définition du parfait bad boy, et peut être de savoir où elle était tentée de le placer au milieu de tout ça, en n'ayant encore de sa personne qu'une vision limitée. « J'ai une bécane que je me suis offerte quand ça marchait plutôt bien pour moi. Mais je danse, alors je suis pas censé prendre le risque de me retrouver en fauteuil en montant sur ce genre d'engins. » Ce qui ne risquait pas d'arranger sa situation et de l'aider à remonter plus rapidement sur une scène, c'est certain. « C'est pas pour autant qu'il m'arrive pas de faire un tour avec pour tester son pouvoir d'attraction sur les filles. Et en général ça fait son petit effet. » Clin d’œil, sourire malicieux. Abbi apprécierait peut être le tableau si elle le voyait sur sa bécane, à sillonner le centre-ville de Madrid et à oublier pour quelques minutes qu'il n'existait pas de risque zéro et que beaucoup de types dans son genre avaient déjà fini encastrés à l'arrière d'un semi-remorque ou projetés contre un mur de pierre. Mais bad boy ou non, Eyal se montra parfaitement honnête lorsqu'il assura à sa camarade qu'il n'avait pas inventé le couplet sur son coté pacifiste, l'autre soir. Si elle voulait le cerner un minimum, elle méritait de le savoir, parce que c'était le genre de détails sur lesquels on pouvait facilement être induits en erreur le concernant. « J'ai un faible pour les battantes. » L'espagnol confessa par la suite, d'un ton suave et le regard vif, après s'être approché d'elle et avoir questionné son intérêt pour le sport. Il le voyait bien, elle n'était pas qu'un joli sourire et une belle paire de jambes. Une main de fer dans un gant de velours ? Peut être, bien que ce soit toujours sa douceur et sa bonhomie qui lui sautait aux yeux quand il l'observait. Rien qui semble factice ou surjoué. « Tous les jours, oui. Mais ma compagne de chambre a l'air de trouver la vue insoutenable, elle. Tous ces efforts pour aussi peu de considération, t'imagines... » Et il exagérait à peine, en désignant ses bras façonnés par des années d'efforts et ses jambes trahissant sa longue expérience de la scène. Constance préférerait sans doute le voir dormir dans un pyjama qui éviterait à ses yeux d'entrer en contact avec la moindre parcelle de sa peau, et il faut dire qu'il ne faisait pas beaucoup d'efforts pour la mettre à l'aise. Abbi, en tout cas, ne se laissa pas démonter lorsqu'il provoqua son coté combatif, et le prit même de court lorsqu'elle énuméra devant lui ses meilleures performances sportives, donnant raison à son instinct qui avait pressenti qu'elle était capable de beaucoup, beaucoup mieux que ce petit avant-goût. « Je te crois, Bibi, et je suis assez impressionné tu sais. » Pourtant il lui en fallait beaucoup, à lui qui était presque aussi exigeant avec les autres qu'il l'était avec lui-même. A l'idée de l'aider à accomplir l'un de ses exploits,  il esquissa un sourire emballé. « Eh bien regarde, je suis ton homme. Prêt à te soutenir, littéralement. » Il assura en se postant à sa droite. Elle pouvait douter de beaucoup de choses, mais pas de sa fiabilité. Il avait l'esprit sportif, et savait mettre son coté solitaire de coté quand il fallait. « T'auras qu'à en profiter pour me parler un peu de Bibi, de ce qu'elle aime en dehors du sport et des bad boys, et de qui elle est en dehors de ce château. » Et s'éloignant le temps de récupérer quelques disques de 5 kilos chacun, il revint au moment de les tendre à la brune, échangeant avec elle un regard complice. « Je suis sûr qu'elle est pleine de surprises. » Et il le pensait, ayant déjà eu un aperçu de ce qu'on pouvait découvrir chez Abbi en grattant quelques peu la jolie surface qu'elle offrait.

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MessageSujet: Re: taste the feeling (02/09, 10h35)   Dim 10 Sep - 16:19


Fédérer un maximum de soutien en s’alliant c’est certainement l’idée la plus révolutionnaire si ce n’est la plus intelligente qu’ait sorti Eyal depuis le début de son aventure, je crois. Oui je crois. Par contre j’arque un sourcil devant ces propos et je sais pas trop quoi dire. « t’es con ou quoi ? » je sais pas, il le fait peut-être semblant pour amuser la galerie avec son sourire crâneur mais moi je trouve pas ça drôle « toi et moi on est déjà alliés qu’est ce tu crois » il suit quel programme au juste ? Je croyais qu'on était sur la même longueur d'onde en plus. Je fais la outrée pendant deux minutes. Pour moi c’est déjà le cas et il faut pas être un fin observateur pour s’en rendre compte. Si lui c’est toujours un vieux modèle avec sa vieille boite à vitesse manuelle, moi je marche en automatique et les alliances, les amitiés, les rapprochements ça se fait presque sans filtre et tout spontanément. J’ai pas besoin de passer deux semaines avec quelqu’un pour enfin décider si je vais le rajouter à mon cercle ou pas. J’ai pas de standards élevés en terme d’alliance non plus alors ça rend le truc très facile. C’est fluide, même trop fluide que ça pourrait donner l’impression que ça glisse un peu trop que la normal, mais Eyal, c’est le premier candidat avec lequel j’ai déposé le pied dans cette aventure, c’est le premier visage que j’ai rajouté à mon album de l’amitié colorisé et mon premier et unique rempart aussi pour le moment alors faut pas qu’il déconne en faisant encore semblant de pas m’avoir apprivoisée « on est même alliés pour la vie ! » que je lance avec ma petite voix toute enjouée. Il a pas le choix. J’ai de l’optimise dans les narines, ça on peut le dire, mais je le pense vraiment. Je suis sincère et je l’espère du fond de mon cœur. Dans ma dream bulle on a déjà un lien de malade ; on est déjà des alliés avec un lien puissant et il a vraiment pas intérêt à me niquer parce-que je le prendrais trop mal. Oui il s’imagine pas. Je suis pas quelqu’un de naïve, nan. Je ne m’aurais jamais avancé sur ça si j’avais pas senti un bon feeling avec lui alors c’est pour ça que je me permets. Si je mets beaucoup d’espoir en lui, je m’attends pas non plus à ce qu’il me sorte des merveilles en termes d’affections. J’ai plus au moins capté qu’il était pas trop copinage, mais j’ai un don pour cerner les gens et mon instinct ne me trompe jamais : à défaut d’être quelqu’un de 100% fiable, Eyal reste quelqu’un de correct et c’est pour ça que je trouverais pas de mal avec lui. « moi j’y crois trop au destin » il s’imagine pas à quel point j’y crois. Non ça pourrait même lui faire peur car lui ça se voit : pas besoin de sortir un microscope pour comprendre que monsieur y crois que dalle à ce genre de conneries. « tout le monde va nous shiper à mort maintenant » puis il s’imagine pas o combien on va rassembler de gens avec notre union. En ce moment il devrait y’avoir pas mal de rumeurs et de scénarios Abbi X Eyal qui pullulent sur les réseaux, hm. Je souris pleinement histoire de l’énerver encore plus et défier l’équilibre de son air si sûr de lui. Il se la joue trop confiant, le bonhomme. « alors si on suit ton raisonnement je crois qu’au fond, je ne suis pas intéressante » je fais semblant de copier sa façon de parler, avec son air pseudo-profond à deux balles et ses regards de mecs experts en la vie. Je ne peux m’empêcher de lâcher un rire amusé pour gommer tout ça et revenir au mode Abbi avec lequel je suis plus à l'aise. Je suis pas très sérieuse, mais à choisir entre être parfaite et intéressante, j’opterais pour une troisième catégorie : extraterrestre. C’est une étiquette assez spéciale qui me définit parfaitement. Parce-que non, je suis loin d’être parfaite et je m’avancerais pas non plus à dire que je serais intéressante pour tout le monde. La preuve je lui avoue sans mal avoir pas mal de défauts qu’il me demande de citer dans un ton de défi. « t’es sûr de vouloir des échantillons ? » pas sûre que ça soit une bonne idée pour lui, mais bon, bonjour le traumatisme crânien et le mal de tête qui va avec « Emotionnelle. Collante. Libre. Jalouse. Passionnée. Tordue. Sapiosexuelle. Paradoxale. Ultra-complexe. Bavarde. Impatiente. » je continue ? Non je crois que c'est bon. Certains pourraient s’apparenter mal à des défauts mais chez moi la notion de défaut et qualité est assez floue, voir c’est une même et unique entité mais bon, ça c’est une autre histoire. « et si j’ai envie de te faire à manger ? » monsieur dirait quoi ? Oh non qu’il est débrouillard et qu’il a pas besoin qu’on prenne soin de lui. Contrairement à ce qu’il pense, il renvoi vraiment l’image de quelqu’un de complètement autonome qui ne dépend de personnes et vit tout seul. « tu sais moi j’ai aucun problème avec ça » que je prends la peine de préciser. Et je peux m’occuper de lui avec grand plaisir. L’étiquette de mec débrouillard lui colle à merveille, mais dans ma perception si unique qu’est la mienne, je trouve qu’un homme n’a pas à perdre son temps et son énergie dans des activités qui ne sont pas les siennes. Du moins là encore on risquerait de s’étaler sur le sujet à coups d’arguments interposés, c’est pour cela que je laisse couler pour lui avouer mon penchant assumé pour les bad boys. Mais pas n’importe lesquelles, faut pas déconner avec ça. « mmmh » comment lui dire qu’il match vraiment  avec ma vision du mâle dominant sans pour autant tomber dans un flot de confessions gênantes … ? si je le lui avoue comme ça il va un peu se les sentir bouger au fond de son caleçon alors je me contente d’expirer avec mon sourire de princesse double-face « m’ouais ça va » hm ouais, je fais ma difficile, même si au fond de moi j’ai juste envie de lui crier qu’il est tout simplement parfait pour le rôle. De première vue il remplit vraiment plusieurs critères maintenant que j’y pense en profondeur. Le coup de la bécane par contre c’était pas nécessaire parce-que c’était pas de ça que je parlais. Bon c’est un luxe, un accessoire qui rend le tableau plus au moins crédible, mais ouais je crois pas qu’il assimile de quoi je parle quand j’évoque un bad boy. Personne ne comprendrait à vrai dire tellement j’ai une définition propre et complexe, mais c’est pas grave. « tu danses ? » je sais pas pourquoi j’ai retenu que ce détail là, mais d’un coup, ça fait un peu moins viril et ça casse le truc. Je m’en amuse avec mon petit rire, mais après tout je respecte, ça doit être sa passion et je m’imagine un truc très beau parce-que moi aussi, je suis une artiste dans l’âme. Une artiste doublée d’une battante oui, mais je me laisse distraire par ses paroles en mimant une moue offusquée doublée d’un soupir. Comment ça ? Insoutenable ? C’est qui celle-là ? C’est le genre de trucs qui me fait rouler mes billes tellement c’est pas crédible comme comportement féminin. Et puis quoi encore. « t’as vraiment pas de chance alors » mais pas du tout et je sais pas qui blâmer, de la production ou de la fille en question parce-que t’as toute l'angleterre et même plus encore qui l’envie, et elle, tout ce qu’elle a à trouver c’est une vue insoutenable. Mon dieu. Insoutenable. Ok. « je suis triste pour toi » oui j’ai les larmes aux yeux « tu mérites vraiment quelqu’un de mieux » quelqu’un comme … non tous les doigts semblent se diriger vers moi mais non, il mérite mieux. « on peut négocier un transfert si elle veut » que je lance avec mon sourire qui suinte l’innocence. Bon un échange peut-être envisageable, oui. Je me tape Harrison, un gros dingue, mais je l’aime bien aussi alors … je sais pas. Pour l’instant je veux pas bouleverser l’écosystème et l’équilibre préétabli par le grand Wiwi dans les chambres alors je ferme ma gueule et je pousse pas l’idée plus loin. Mais plus sérieusement, il mérite quelqu’un de bien, Eyal. Au sens global du terme il mérite quelqu’un avec un peu plus de considérations, oui. « c’est vrai ? » je peux pas m’empêcher d’ouvrir grand les paupières de joie parce-que le simple fait de l’impressionner déjà ça me rend toute chose. J’ai l’impression qu’il saisi un peu ma petite valeur et c’est déjà bien. J’adore. « je savais que tu étais mon homme » c’est pas moi qui le dit, c’est lui, et j’en rigole un bon moment avant de m’agripper à la barre pour enchaîner ma deuxième série, plus lourde que la précédente. « genre sérieux, tu veux vraiment savoir ? » je sais pas, ça me parait un peu bizarre et … suspect. Enfin je suis en total love de la perspective de lui parler de moi, mais j’avoue que je m’y attendais pas une seconde, surtout venant de lui « tu veux vraiment que je te parle de Bibi ? » Bibi est loin d’être ennuyante, elle cache plein de surprises c’est sûr et il aurait pas tort de creuser plus loin…

finish .

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taste the feeling (02/09, 10h35)

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