salto angel ♆ 04/09 vers 16h

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MessageSujet: salto angel ♆ 04/09 vers 16h   Jeu 31 Aoû - 17:23


ft. Rainer

On est lundi et j’arrive toujours pas à bout de mon exploration complète de l'île. Du moins il me reste certains lieux reculés mais au fond ça va, avec mes petites jambes j’ai ratissé la majorité des hectares à notre porté et je me vois bien recevoir dans pas longtemps une récompense pour avoir réussi à débloquer toute la map. Genre un trophée virtuel, ou un stickers collector qui n’a aucune valeur à l’extérieur mais qui pourrait ouvrir le chemin vers d’autres nouveau lieux ici par exemple, que j’accrocherais bien volontiers sur mon blouson. William, au fond de son canapé taillé en W, il doit rien piger à ce que je suis entrain de foutre. Moi non plus. Les autres aussi. Mais va savoir, ça m’occupe plutôt bien le temps que je me trouve une réelle activité. Je suis dans mon petit délire tranquille, loin du château, mon appareil photo pro en main collectant des pics de tout et de rien histoire d’avoir un stock pour ma future page sur les réseaux. J’essaye de jouer avec mon bidule à l’artiste photographe instagrameuse qui s’y connait en constitutions, prenant des clichés par-ci et par-là tout en poursuivant ma quête bidon qui ne rime absolument à rien, alors qu’au fond je rêverais de me poser parce-que ça commence à faire des plombes maintenant que je circule sans grande conviction. L’ardeur et l’émotion du début de journée se sont légèrement dissipés pour laisser place à une certaine nervosité, passagère elle aussi à la vue d’une silhouette au loin des falaises que je rejoins presque instinctivement d’un pas confiant. « coucou » j’articule presque spontanément avant de me glisser pas loin du bonhomme histoire d’avoir un léger aperçu de la vue. Une vue dont j’en prends un premier cliché après avoir changé d’objectif et modifier certains réglages. « tu t’appelles Rainer c’est ça ? » je check dans ma mini liste de prénom à apprendre par cœur que je m’étais faite dans ma tête avant et … disons dans mon délire d’association code couleur-prénom-animal aquatique, lui c’est Rainer. « dis, ça te dérange de me prendre en photo avec la vue ? » je peaufine mon sourire tout en le dévisageant chaleureusement du regard. Je suis sûre que non, mais je demande quand même on sait jamais. Les gens sont pas aussi free que moi en matière d’interactions sociales. Ça je le sais.

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Dernière édition par Abbi le Jeu 7 Sep - 13:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: salto angel ♆ 04/09 vers 16h   Sam 2 Sep - 2:51

C'est le quatrième jour de jeu, et tout va bien. Comme d'habitude, je m'acclimate assez rapidement à l'enfermement, au monde et à l'ennui. L'avantage, c'est qu'ici, le terrain de jeu est relativement étendu et dépourvu de tout risque d'explosion ou de tirs de mitraillettes. C'est à ça que j'ai droit, dans la vie de tous les jours, alors c'est reposant, de savoir en rond dans un aquarium, certes, mais dans un aquarium sécure. Aussi, je m'emploie à m'occuper, je discute avec l'un ou avec l'autre, je bouquine, je réfléchis, puis je pars à l'aventure. Aujourd'hui, c'est vers les falaises que je me dirige, pour le simple plaisir de respirer l'air frais de la mer. Ça, c'est quelque chose qu'on n'a pas à Londres, avec son atmosphère saturée en fumée de pots d'échappement, en effluves de poubelles ou en odeur de pluie, et encore moins en mission, peu importe où. Les mains dans les poches, j'inspire profondément et au bout d'un moment à marcher, j'aperçois la silhouette d'une candidate qui s'approche à vive allure. Je m'arrête pour l'accueillir et hoche la tête. « Et toi Bibi » je réponds avec un fin sourire. Abbi, en réalité, si j'ai bien compris, mais puisque tout le monde semble l'appeler Bibi, je suis le mouvement et adopte le surnom sans sourciller. Pour moi Abbi ou Bibi, c'est du pareil au même niveau nombre de syllabes et je ne me base que sur cet unique critère, dans la mesure où mon surnom ne souffrant d'aucun diminutif, je n'ai jamais connu les différenciations de personnes ayant droit à utiliser le surnom ou non. Mais puisque c'est Bibi, et bien soit. Je baisse le regard vers l'appareil photo qu'elle tient en mains en même temps qu'elle l'évoque et, aussitôt, mon visage s'éclaire d'un sourire. J'ai toujours adoré la photographie, que ça soit pour des clichés de guerre, comme je m'y emploie la plupart du temps, ou des clichés plus superficiels ou panoramiques. Il y a quelque chose dans la capture de l'instant qui me plait, qui me fascine. Cette photo, une fois réalisée, représente une virgule entre le passé et le futur, une particule de vie à tout jamais figée et qui vivra toujours, même lorsque les souvenirs disparaîtront. J'aime la photographie car c'est, bien souvent, une preuve objective du temps qui passe ou qui est passé, de la réalité telle qu'elle est, sans artifice autres que ceux préalablement développés par nous-mêmes. « Pas du tout » j'affirme, en tendant la main pour m'emparer de l'appareil. J'inspecte brièvement, juste par curiosité. Je ne suis pas un spécialiste des machines en elles-mêmes et pour être honnête, je ne me targuerai jamais d'être un spécialiste en la photographie non plus. Un curieux un peu calé, à la grande rigueur. Je recule, dévisage une seconde Abbi, puis la vue, puis Abbi au beau milieu de la vue. En général, je prends très peu de portraits, ou du moins, pas comme ça. Je prends des portraits mais le but n'est jamais de capturer la beauté, un individu devant un fond infini. Je me concentre sur les regards, les expressions, les détails que forgent la guerre. Alors photographier Abbi devant l'horizon, ça me change, c'est presque rien. « Tu documentes tes journées ? » je l'interroge en me plaçant à quelques pas et en levant l'objectif devant mon œil droit. Je ne vois pas trop ce qu'elle pourrait faire d'autre que construire des souvenirs. Je m'applique un instant à calibrer le zoom et les réglages, avant d'appuyer sur le déclencheur, une fois, deux fois, trois fois juste au cas où. Je me redresse pour jeter un œil au résultat avant de la rejoindre et de lui tendre l'appareil pour qu'elle juge elle-même. « Je peux en prendre d'autres dans ton état naturel, si tu veux » je propose avec un fin sourire. C'est toujours plus agréable à regarder que des photos où le modèle pose excessivement. Je trouve, en tout cas.

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MessageSujet: Re: salto angel ♆ 04/09 vers 16h   Lun 4 Sep - 17:26


Mon visage s’illumine presque naturellement quand je l’entends souffler mon surnom. D’habitude mon visage, il est toujours à 100% de brightness, même en fin de journée ou après des cuites légendaires parce-que je suis toujours chargée à bloc. Le mode économie d’énergie, je connais rarement alors je sais pas si les gens remarquent les changements de luminosité de ma trombine au fil des actions ou pas. Là par exemple, tout vient de s’éclairer, et pas comme avant ; comme si Rainer venait de débloquer le niveau 2 de mon visage, encore plus rayonnant et solaire que le premier. « la seule et l’unique, oui » les gens ils comprennent pas mon délire, mais c'est pas grave, c'est complexe, trop complexe pour eux et je le sais. Faut être à l’intérieur de moi pour saisir que y’a un phénomène de combustion qui se produit quand j’entends mon surnom être prononcé par un inconnu, comme s’il devenait éligible et enfin apte à rentrer dans ma base de donnée à tout jamais. J’ai l’impression de me faire adoptée et vis versa, d’être amie avec quelqu’un, d’être plus proche et Rainer maintenant, il vient de subir sans le savoir une sorte de dépucelage soft façon Abbi. Un peu comme si je l’avais collectionné avec les autres, collant son stickers collector à présent dans mon large tableau de l’amitié personnalisé, et c’est trop cool. Du coup, le reste de l’interaction entre lui et moi, ça va tout simplement devenir de la rigolade. En un quart de secondes on vient d’abolir toutes les frontières et les barrières géopolitiques entre nous. Je pourrais lui exporter mes sourires et ma joie de vivre sans trop avoir cette impression de l’inonder avec, et lui pourra importer de chez moi tout ce dont il en a envie, dans la limite du correct faut pas abuser non plus. « nickel merci ! » Je lui tends alors mon appareil photo pour qu’il m’immortalise avec la vue et je note un léger changement en lui aussi. Je le sens plus à l’aise. Enfin bref. Je recule pour prendre la pose. La plus naturelle possible. D’habitude chez moi j’ai pas à faire trente huit clichés pour que ça marche. J’ai juste à me tenir correctement selon les angles et … à sourire. Oui voilà, sourire. Et c’est ce que je m’applique à faire. Puis j’attends. J’attends que la magie du boitier opère, Rainer à la baguette. « Principalement pour mon réseau social » que je commence par avouer, me laissant un petit moment avec moi-même pour organiser mes idées. Pourquoi je le fais ? Pourquoi je capture des moments ? C’est vrai c’est une question qui mérite que je me pose pour y répondre. En fait non, ma première réponse, c’était juste un brouillon. Le premier jet que tu froisses avec la main gauche et que tu jettes avec la droite. « enfin oui, au sens global je collecte des moments, t'as raison » pour quelqu’un qui fait le tour du monde en plongée, c’est un peu aussi l’histoire de ma vie. Prendre la faune aquatique en photo. Immortaliser les profondeurs.  Les regrouper sous forme de dossiers sur une carte mémoire. Au fond je sais pas mais, ma vie est trop belle et je trouve qu’elle a trop de valeur pour ne pas être documentée.  Lui prendre des photos, cela me procure cette impression de la rendre… éternelle. Oui voilà. « pas toi ? » Je m’approche de lui pour checker le rendu, mon sourire traditionnel toujours sur mes lèvres. Ah oui c’est bon, sur les trois y’en a une que je surkiff. « j’aime beaucoup, merci ! » j’en suis pleinement satisfaite et je crois que ça se voit « dis donc tu gères » je décolle pas mes yeux de l'écran, un peu trop préoccupée à analyser chaque cliché selon mes différents critères de réussite. Franchement j’adore et dans mon fort intérieur, je me dis soit ce mec c’est un pro, soit il a un don « ça t’irait bien photographe, tu sais » ça lui irait vachement bien ouais, et pour le coup, je suis pas contre des photos sauvages aussi, surtout prises de ses propres mains. « oui je veux bien mais … » je bloque un instant car je sais pas de quoi il me parle au juste. Et je sais je dis à peu près oui à tout et à rien, je sais ça, mais j’adhère à l’idée, ça me parle déjà alors faut juste qu’on m’explique. « c’est quoi le concept au juste ? » comment ça marche ? genre je fais comment ? Et lui il fait comment ? Parce-que je sais pas, je me dis que si lui veut me prendre en photo, je vais pas être naturelle et cela même si j’essaye, nan ? Merde, j’ai l’impression d’être conne sur ce coup là. « en gros on fait comment ? » c'est une sorte de pacte sur la durée, c'est ça ? Je lui passe mon appareil et lui s'occupe de me couvrir en mode National Geographic ou quelque chose comme ça ?

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MessageSujet: Re: salto angel ♆ 04/09 vers 16h   Mar 5 Sep - 13:55

Son visage s'illumine d'une telle joie quand je l'appelle Bibi que je ne peux m'empêcher, tacitement, d'aussitôt adopter le surnom pour de bon. Sous bien des aspects, je ne suis pas un gars bien compliqué : faire sourire les gens me convient tout à fait, surtout lorsque cela ne requiert qu'un minimum d'investissement de ma part et que cela n'entrave pas le reste de mes projets. Je le prends comme un bonus, un bonus estimable qui remplit à petite échelle mon envie de rendre le monde moins pourri. Ça a un côté attendrissant, cette façon qu'elle a de se défaire totalement de toute réserve. Même si je l'avais voulu initialement, j'aurais été incapable de lui refuser une faveur. On peut dire ce qu'on veut, c'est difficile de résister à un sourire sincère. Je peux comprendre, en plus, qu'elle n'ait aucun problème à poser devant la caméra ou l'appareil photo, dans ce cas, car il y a une sorte de candeur qui semble lui ôter toute préoccupation trop futile concernant son image sur un cliché. C'est peut-être simpliste et réducteur de ma part, mais j'ai toujours eu cette impression que les gens sincèrement souriants, joyeux, joviaux, n'étaient pas aussi préoccupés par une photo ratée ou approximative que d'autres. Personnellement, je ne me range dans aucune catégorie, parce que je me considère comme le photographe et pas le photographié. Je ne suis pas un grand fan d'être du côté exposé de l'objectif, honnêtement. Je n'ai guère de problème d'image de moi mais je trouve simplement ma présence sur des photos superflue et inutile. « En général, je documente la vie des autres plus que la mienne » je réponds donc, comme je viens de le faire pour elle. Enfin, question de point de vue, je suppose, puisque si je suis là, présent, pour prendre l'existence d'autres en photo, c'est que je dédie moi-même ma vie à cet objectif. Par là, je vis une majeure partie de mes jours, de mes années même, sur place, auprès d'eux, si bien que cette vie que je présente comme celles d'inconnus, d'étrangers finit par devenir un peu la mienne, par définition. J'évolue, moi, Rainer, dans une sorte de dimension un peu parallèle, où le temps d'un être humain sur terre est composé non pas d'un long chemin parfois un peu sinueux mais toujours un minimum linéaire et cohérent, mais de plusieurs portions de chemins bien distincts et successifs. Je bouge, je me construis, dans trop de lieux différents que pour prétendre à avoir une vie quelque part réellement. On pourrait imaginer que mon moi réel est à Londres, voire même à Munich, mais la réalité, c'est qu'il n'y a pas de moi réel qui ne soit constitué d'autre chose que de mon travail et de mes ambitions, qu'elles y soient liées ou non. Alors oui, quelque part, je documente également ma propre vie, mais je préfère rendre à César ce qui est à César : je ne suis que de passage, un emprunteur qui veut spécifiquement être témoin de certains phénomènes là où César les vit au quotidien, sans avoir rien demandé à personne. Bref, je me concentre sur l'instant présent plutôt que sur les dizaines d'endroits différents qui m'ont invité ces dernières années et plutôt que des populations décimées, c'est sur Abbi le petit soleil que je fais le point. L'exercice n'est pas bien sorcier mais je m'applique tout de même, parce que ça a l'air de lui faire plaisir. Et le résultat également semble la contenter si bien qu'elle multiplie les compliments. « C'est gentil » je souris. Je n'irais pas jusqu'à dire que je me considère objectivement doué pour la photographie mais j'ai une certaine technique et de l'expérience, en plus d'un goût particulier pour ça. J'ai pu me perfectionner autant que possible jusqu'à être capable de faire quelque chose de convenable. « Ça fait partie de mon boulot, la photographie, donc je n'ai pas tellement de mérite » je précise toutefois, parce que je n'ai rien des gosses qui sont naturellement bons pour certaines choses. Mon niveau de départ était largement mauvais et les cours à l'Université, l'envie, le travail m'ont fait progresser. Par exemple, j'ai dû assez rapidement apprendre à m'adapter à la situation. En pleine zone de combats, tu n'as souvent pas le temps d'ajuster tes réglages comme tu le voudrais, tu dois pouvoir saisir l'instant avec une spontanéité et un naturel qui manquent parfois à d'autres domaines de la photographie. Tout comme un tireur à l'arc qui s'entraîne sur une cible immobile au départ avant de passer aux cibles mouvantes et aux conditions de moins en moins bonnes, je me suis formé à tirer quelque chose de rien. Aussi, je me sens capable de jouer avec la Bibi de tous les jours et ses moments volés. Ceux où elle ne fait pas attention, où une expression particulière traduit, sur son visage, une émotion ou une pensée fugace, où son corps se marie particulièrement bien avec la lumière ou le panorama derrière elle. C'est ce que je préfère, en réalité.« Le concept, c'est que pour commencer, on va marcher tous les deux. On va parler, tu vas me raconter des trucs, ta vie, les trucs que tu aimes, la déglutition des invertébrés, ce que tu veux, et moi, je fais le reste. » j'explique très simplement. Elle ne peut bien évidemment pas faire comme si je n'étais pas là, parce que je ne suis pas un paparazzi mais elle peut être elle-même et ignorer tout des moments ou des conditions dans lesquelles je choisirai d'utiliser l'appareil. Et même si elle guette au début, il est impossible d'être sur ses gardes en permanence, sans relâcher son attention. C'est l'un des nombreux paradoxes de mon travail : les photos naturelles faussées par la présence des caméras et en même temps, prises dans le feu de l'action. Elles conditionnent l'attitude du sujet qui voudra se présenter d'une certaine façon et, en même temps, elles le captureront tout de même sans le moindre artifice et sans la moindre pose. Et puis, honnêtement, je compte aussi sur l'image de bavarde solaire que j'imagine quand je la regarde. Je la sens parfaitement du style à se lancer sur un sujet et, finalement, totalement oublier le reste. Mais après tout, j'en sais rien, je ne la connais pas. « Ça te va ? » Je souris à nouveau, en tendant la main d'un air avenant, pour qu'elle me rende son appareil.

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MessageSujet: Re: salto angel ♆ 04/09 vers 16h   Jeu 7 Sep - 18:40


Je l’écoute pendant que je prends la pose. Une pose passe partout qui me réussi toujours peu importe le lieu et l’ambiance. Et puis j’ai foi en cette photo et je suis sûre qu’elle sera réussie, car dans mon fort intérieur, je le sens. C’est pas que je sois photogénique à ce point mais c’est plutôt une question de feeling. Des fois tu sais que tous les ingrédients sont là, réunis pour pondre le meilleur cliché de l’année, et des fois ça veut pas marcher, c’est comme ça. Avec Rainer, je me sens à l’aise, hyper bien et free alors ça me facilite vachement la tâche pour sourire et rester la plus naturelle possible. Je l’écoute aussi avec sa voix atypique parler de son point de vue et au fond de moi, ça m’intrigue. Pourquoi il a cette poussée de vivre pour les autres ? De documenter leur vie plus que la sienne ? Est-ce qu’il estime que la sienne n’en vaut pas vraiment la peine ? Ou bien la sienne prend sens dans celle des autres ? Il est facile de comprendre et de deviner que sa vie tourne autour de ça, que c’est une sorte de reporter ou de journaliste tout terrain, mais ce que j’arrive pas à saisir c’est pourquoi cet ''amour'' à vouloir être téléspectateur d’une vie qui n’est pas forcement la sienne, oui je comprends pas. J'essaye mais j’arrive  pas à reconstituer le point de départ de son idée. Je crois qu'il agit un peu comme les téléspectateurs de cette émission qui, le temps de la diffusion oublie leur vie à eux pour s’imprégner de la nôtre et il est facile de faire le lien. Rainer, il pense peut-être que c’est celui qui prend la photo, mais au fond il est comme tout le monde. Comme nous. Ce qu’il fait dehors il est entrain de le subir ici, car il a accepté de se faire filmer sa life dans un jeu. Accepter de participer c’est déjà accepter de vendre sa vie aux autres, tel un produit de consommation, pour divertir un consommateur échantillon d’une société de consommation ayant un certain besoin qui ne demande qu’à être comblé. Alors en général, il documente peut-être la vie des autres mais c’est qu’une illusion qu’il se donne. « ça te dérangerait qu’on documente la tienne ? » je sais pas « par exemple tu accueillerais comment l’idée que je commence à m’intéresser à toi, à ce que tu fais puis prendre des photos de toi et … les garder ?» ou les poster dans mon espace personnel comme témoin de l’avoir connu dans ma vie. Un souvenir. « Enfin moi j’aimerais bien prendre une photo de toi en tout cas » ou bien prendre une photo ensemble pour abolir cette relation photographe/photographié que j’aime pas. « et te rajouter dans mon album perso où je rassemble tous mes crush » que je lance avec un clin d’œil et un mini sourire au coin, toute amusée devant l’idée car oui, ce n’est qu’une idée malheureusement et ... non, j’ai dépassé l’âge de tenir ce genre de connerie cheesy. « je te rassure je n’en tiens pas un » c’était juste pour détendre l’atmosphère et le ramener à s’habituer d’avantage à moi, car son confort est plus qu’une priorité pour moi. Quoique l’idée de collectionner les photos des candidats ou les rassembler dans un calendrier ne serait pas bête, dans le sens où il aurait une certaine valeur liquide dans ce lieux. Voir dehors aussi. Ça ferait un bon produit à vendre et Rainer je le placerais bien dans le mois de novembre ou celui de décembre, car malgré toute ma présence rayonnante, il est encore distant. En dehors de sa pâleur physiologique, il est gris et c’est pas physique mais une impression qu’il dégage toute contraire à la mienne. Sauf qu'on s’entend bien, et c’est l’essentiel. Et surtout il prend de belles photos alors il peut être comme il veut je m’en fous. « ah bon et tu fais quoi comme boulot ? » je le savais ! Je savais qu’il avait un lien avec ce domaine là. Enfin. Je l’écoute m’expliquer le nouveau concept et j’en suis tout simplement ravie. Mes yeux s’illuminent presque automatiquement car c’est le genre de chose qui me plait bien : parler, marcher, raconter ma vie, se découvrir et en même temps prendre des photos. « j’adore l’idée ! » tout simplement. J’adore le programme. J’adore ce qu’on s’apprête à faire. Ça m’excite et c’est aussi simple que ça. Je suis facile à combler je sais, ou plutôt j’arrive à générer de la joie à partir de choses simples, si ce n'est à partir de rien du tout des fois. « mais juste une question. » oui je sais c’est chiant, j’en pose beaucoup mais il va s’habituer. Il a pas le choix. « pourquoi t’as pensé à la déglutition des invertébrés ? » ouais c’est chelou quand même. Est-ce que c’est la dernière chose à laquelle il pensait avant que je vienne ? Y’a bien une raison nan ? Enfin bref, je lui tends mon appareil une nouvelle fois. A vrai dire il peut le garder aussi indéfiniment qu’il veut ça me pose pas de problème « bon on commence quand ? » ah oui ça a déjà commencer je crois. Mmmh alors de quoi je peux bien parler … « j’aime bien la plongée, explorer le monde, les îles, les profondeurs tout ça tout ça alors … t’aimerais que je t’en parles un peu ? » genre ça risquerait pas de l’ennuyer par hasard ? En tout cas je demande au cas où, sinon j’ai pas mal d’autres sujets comme alternatives.

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