Alice et le lapin blanc (Bugi ; 7/09 - 7:36)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

Voir le profil de l'utilisateur  http://www.throwndice.com/t9177-alessia 

PSEUDO : calistouille
PRÉNOM : laurie
MESSAGES : 2444
AVATAR : dasha sidorchuk
ÂGE : 25
LOCALISATION : Kingtson
MÉTIER : future ex-serveuse dans un bar à pervers
ÉTAT D'ESPRIT : Nothing to wear


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 16250£
ASPIRATION: succès
AFFINITÉS:
MessageSujet: Alice et le lapin blanc (Bugi ; 7/09 - 7:36)   Sam 2 Sep - 2:45

Que c'est beau. Mon dieu ! Que c'est beau. Ca fait déjà quelques jours que nous sommes arrivés sur l'île pourtant, il me semble en redécouvrir les jolis paysages tous les jours. Dire que tout ça est à William ! C'est à se demander combien de zéros il y a dans le compte en banque de la famille ! Mais bon, je vais pas m'en plaindre : je peux en profiter, c'est déjà super ! Il était tôt ce matin quand mes éternelles séance vomissement m'ont réveillée. Comme d'habitude, je ne me sentais pas de retourner au lit, alors je suis descendue de notre jolie tour pour me prendre un petit dej (check) et faire une petite balade. Il ne me semblait pas avoir déjà pris le temps de détailler ce jardin. Et je suis pas déçue, il est vraiment joli. Rajouté à cela le calme du matin, le chant des oiseaux et cette petite brise légère... On se croirait dans un rêve. Et puis, je repère un bel arbre, dans le coin, et je décide de m'y poser. C'est une fois mes fesses sur le sol et le dos contre le tronc que je me rend compte à quel point je suis fatiguée. Mine de rien, j'en ai raté, des grâces mat ! Mais je ne suis pas ici pour dormir : armée d'un tome des œuvres complètes de Chateaubriand, j'ouvre le livre à la première page et entame ma lecture. Seulement, le p'tit François-René aura beau être mon auteur préféré... Doucement, je me sens piquer du nez. Finalement, au bout d'une petite heure de lecture, je finis par m'endormir complètement. C'est un bruit inconnu qui me fait me réveiller un peu en sursaut. Instinctivement, ma tête se lève vers la source du bruit et je me retrouve face à Bugi. Je n'avais eu l'occasion de lui parler que pendant la soirée d'entrée, mais j'en ai une très bonne impression, le sachant déjà proche de mon Pumbaa préféré, j'ai nommé Achille. Encore la tête dans le coaltar, je lui souris pour répliquer « Je me réveille au pied d'un arbre et fait face à un lapin... Tu comptes m'emmener au pays des merveilles ? »

_________________

what if it's us, and only us... and what came before won't count anymore or matter. Can we try that ? What if it's you, and what if it's me, and what if that's all that we need it to be And the rest of the world falls away

WHAT DO YOU SAY ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur  http://www.throwndice.com/t9178-bugi 

PSEUDO : kidd.
PRÉNOM : faustine.
COMPTES : es el primero.
MESSAGES : 3746
AVATAR : jack o'connell.
ÂGE : 30
LOCALISATION : kirkcaldy, scotland.
MÉTIER : glass-blower.


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 21 000£
ASPIRATION: compétition.
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: Alice et le lapin blanc (Bugi ; 7/09 - 7:36)   Dim 3 Sep - 1:14

Mon cycle de sommeil jour-nuit est tellement merdique depuis mon entrée dans l'aventure que je me retrouve à osciller entre des grâces matinées que je n'ai jamais fait avant et des réveils bien plus tôt que ce que j'aurais aimé. C'est comme ça que je me retrouve debout à 7:00 du matin, à la sortie de la douche, hésitant entre retourner me coucher ou commencer une journée que j'aurais préféré voir débuter un peu plus tard. Lâchant un bref soupir, j'enfile enfin un gilet et descends jusqu'à la cuisine pour me faire couler une tasse de café, incapable d'avaler quoi que ce soit aussi tôt. Problème d'une situation comme ça ? Trop de temps devant moi. Problème numéro deux ? Aucune motivation pour quoi que ce soit. Je déambule un moment dans les couloirs du château, le temps de finir ma tasse, et me résous finalement à enfiler ma paire de baskets pour me lancer dans une exploration de jour du jardin anglais, que j'avais commencé  à entrevoir au soir du premier prime. Laissant défiler mes pensées en même temps que mes pieds, j'enfonce mes mains dans les poches de mon gilet et commence à m'avancer sur les chemins qui mènent jusqu'aux parterres de fleurs et autres arbres. Un frisson me parcourt le dos à cause du froid ressenti et venant du léger souffle du vent à mesure que j'avance, et je me demande à plusieurs reprises si je ne ferais vraiment pas mieux de retourner me coucher un peu, ne serait-ce que dans l'un des canapés, pour laisser passer un peu de la journée. Jusqu'à tomber sur un détail qui attire mon œil et questionne ma curiosité. J'arque un sourcil en voyant des cheveux roux posés contre un des arbres du jardin, et marche finalement dans leur direction. Un livre à côté d'elle – je n'arrive pas à en discerner le titre –, Alessia semble s'être endormie il y a un petit moment à en juger la pagaille dans sa crinière et sa façon de pioncer avec la bouche légèrement ouverte. Je me rapproche un peu d'elle, racle la gorge et provoque son réveil dans un sursaut qui me fait un peu sourire, alors que je lève légèrement les mains en signe d'innocence et d'absence de risques. Je hausse légèrement les sourcils à sa remarque, et finis par pouffer de rire. « Désolé, j'ai arrêté de dealer après le lycée. » Renfonçant mes mains dans mes poches, je regarde rapidement autour de nous avant de reposer le regard sur elle. « Qu'est-ce que tu fais là ? » Je lance avec un air interrogateur posé sur ma face pas tout à fait réveillée non plus.

_________________
I PROMISE YOU, I'LL MAKE IT UP TO YOU
“Arrivé devant une longue plaque de verglas sur le trottoir, il hésite un instant puis, au lieu de la contourner, s’élança dessus, les bras écartés afin d’assurer son équilibre. Comme un gosse. Parvenu au bout sans encombre, il sourit aux étoiles” (DENNIS LEHANE)

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur  http://www.throwndice.com/t9177-alessia 

PSEUDO : calistouille
PRÉNOM : laurie
MESSAGES : 2444
AVATAR : dasha sidorchuk
ÂGE : 25
LOCALISATION : Kingtson
MÉTIER : future ex-serveuse dans un bar à pervers
ÉTAT D'ESPRIT : Nothing to wear


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 16250£
ASPIRATION: succès
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: Alice et le lapin blanc (Bugi ; 7/09 - 7:36)   Dim 3 Sep - 18:23

Il fut un temps ou je dormais normalement. Un temps ou je me couchais le soir pour me réveiller le matin, ou le midi. Ca me manque, je dois l'avouer. Aujourd'hui, je saurais même pas décrire ou faire un schéma de mon cycle de sommeil, tant ce n'est jamais la même chose et surtout jamais logique. Comme si d'être atteint du cancer avait fait oublier à mon corps le principe de la nuit. C'st parfois un avantage, parfois un inconvénient. Aujourd'hui, je vois plutôt ça comme un inconvénient. être réveillé par des migraines affreuses et des crises vomitives, on aura vu mieux ! Mais bon, voyons le côté positif : au moins, j'ai pu profiter de la douceur des jardins anglais au petit matin, et ait pu livre mon auteur préféré dans ce joli cadre calme et idyllique. Si calme d'ailleurs que la fatigue aura vite fait d'avoir le dessus sur moi, et j'ai finis par complètement m'endormir sur ma lecture. Je ne sais combien de temps est passé lorsque je me réveille en sursaut. Devant moi, Bugi lève les mains, comme pour m'indiquer qu'il ne s'agissait pas du son de l'apocalypse qui approche et donc aucun danger. Je souris, et lui fait une allusion à Alice qui découvre le Lapin blanc dans les mêmes conditions. Il pouffe de rire, sa réplique me fait rire à mon tour. Tandis que je m'étire comme un chat, je lui réponds d'un air faussement déçu « Moi qui fondait tant d'espoirs en toi. » Il regarde autour de nous, et moi, je repose le livre qui était tombé de mes jambes sur mes genoux. Puis, il me demande ce que je fais là. Bonne question. Maintenant que j'ai la tête dans le coaltar, j'avoue me la poser aussi. Pourquoi est-ce que je ne suis pas juste restée dans mon lit ? « J'ai été réveillée tôt ce matin, et j'ai naïvement pensé que je ne pourrais plus dormir. Je pense que tu as dû constater par toi même que je n'ai pas toujours raison, aussi étonnant que ça puisse paraître » c'est en riant que j'ai prononcé cette dernière phrase, tenant d'imaginer quelle tête ridicule je devais avoir, complètement endormie au pied de mon arbre. Je ne sens pas de filet de bave sur mon menton, c'est déjà ça ! « Et toi ? Déjà debout ou pas encore couché ? » Bah oui, quoi. Je sais pas quelle heure il est, mais y'en a qui se couchent tellement tard que le tard se transforme en tôt, alors pourquoi pas lui ? Il a bien une tête à veiller jusqu'au lendemain. « Alors, comment se passe la pêche aux secrets ? » c'était plutôt malicieusement que j'ai formulé cette question, mais j'avoue que la réponse m’intéresse. Parce que moi, en tout cas, je suis pas encore prête à buzzer quelqu'un, tu parles d'une Sherlock Holmes !

_________________

what if it's us, and only us... and what came before won't count anymore or matter. Can we try that ? What if it's you, and what if it's me, and what if that's all that we need it to be And the rest of the world falls away

WHAT DO YOU SAY ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur  http://www.throwndice.com/t9178-bugi 

PSEUDO : kidd.
PRÉNOM : faustine.
COMPTES : es el primero.
MESSAGES : 3746
AVATAR : jack o'connell.
ÂGE : 30
LOCALISATION : kirkcaldy, scotland.
MÉTIER : glass-blower.


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 21 000£
ASPIRATION: compétition.
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: Alice et le lapin blanc (Bugi ; 7/09 - 7:36)   Dim 3 Sep - 21:13

L'air encore frais me fouette doucement le visage par moments, et je passe par réflexe ma main sur ma joue pour masser ma barbe là où se fait ressentir le petit picotement. La tête surprise et un peu ahurie d'Alessia lorsqu'elle se réveille m'arrache un petit sourire, me rappelant rapidement celle que ma sœur, à la tignasse rousse similaire à celle de la candidate, fait lorsqu'elle est tirée du sommeil sans la moindre douceur ; quand bien même, elle, reste endormie lorsque je racle ma gorge à ses côtés. Lorsqu'elle me parle de son pays des merveilles, j'affiche un air de surprise légèrement exagéré, qui gagne dans ce sens dès qu'elle se sous-entend déçue de moi. Je lève un peu le nez et le menton. « J'ai l'air d'un dealer à tes yeux, alors ? » Puis je commence à  marcher un peu, vers la gauche puis vers la droite, donnant probablement l'impression de faire les cent pas à quiconque regarderait la scène ou y assisterait. « Mh, après tout, je suis peut-être un grand parrain de la drogue, créateur de la nouvelle meth, façon Breaking Bad. » Je lui lance un regard en biais, lâche un petit rire en haussant un peu les épaules. « Après, j'imagine que le rôle t'irait mieux qu'à moi, sans t'offenser. » Mon ton sous-entend une blague certaine quant à l'état de santé qu'elle arbore ; j'ai toujours été partisan de ne pas pleurer sur le sort des malades avant qu'ils ne soient morts, parce que vivre le reste de sa vie entre deux crises de larmes ou de panique, venu de nous-même ou de quelqu'un d'autre, ne me paraît pas la meilleure solution pour qu'elle puisse être agréable. J'espère qu'elle ne prend pas mal la remarque, histoire de ne pas avorter une conversation avant qu'elle n'ait un intérêt réel. Je ris à nouveau. « Effectivement, mauvaise estimation. Ne jamais sous-estimé le pouvoir d'une sortie dans la nature. » Regard prolongé dans sa direction, puis reprise de la marche que j'ai mise en route quelques minutes plus tôt. Je secoue la tête. « Déjà debout. Ma sœur me dit souvent que j'ai passé l'âge pour les nuits dehors et compagnie. » J'appuie le « compagnie » à l'aide d'un mouvement rotatif de la main, et lui adresse un nouveau sourire, léger. Elle me questionne sur la chasse aux secrets, m'arrachant un petit rire. « Désolé, j'ai déjà une alliance avec Achille sur ça. » Puis désigne d'un mouvement de tête le livre qu'elle a reposé sur ses jambes. « Qu'est-ce que tu lis ? » J'essaye d'imaginer un peu ce qui doit composer sa bibliothèque avant de rapidement oublier l'idée : je ne la connais pas assez, et je sais suffisamment bien qu'on ne peut que rarement taper juste sur les lectures des uns et des autres en y allant au pif.

_________________
I PROMISE YOU, I'LL MAKE IT UP TO YOU
“Arrivé devant une longue plaque de verglas sur le trottoir, il hésite un instant puis, au lieu de la contourner, s’élança dessus, les bras écartés afin d’assurer son équilibre. Comme un gosse. Parvenu au bout sans encombre, il sourit aux étoiles” (DENNIS LEHANE)

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur  http://www.throwndice.com/t9177-alessia 

PSEUDO : calistouille
PRÉNOM : laurie
MESSAGES : 2444
AVATAR : dasha sidorchuk
ÂGE : 25
LOCALISATION : Kingtson
MÉTIER : future ex-serveuse dans un bar à pervers
ÉTAT D'ESPRIT : Nothing to wear


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 16250£
ASPIRATION: succès
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: Alice et le lapin blanc (Bugi ; 7/09 - 7:36)   Mar 5 Sep - 0:11

C'est marrant, quand même, de se dire qu'on avait jamais vraiment parlé depuis le soir de notre arrive, avec Bugi. On a, à mon sens, d'autant moins d'excuses qu'on a quand même le p'tit Achille en commun. Oh, bien sûr, je me doute que la naissance du love est très certainement beaucoup plus présente entre eux deux, mais tout de même ! Du coup, le destin - car ça ne peut être que lui - a très bien fait de lui faire tomber sur ma dépouille endormie ! Il rit à ma remarque sur Alice au pays des merveilles, et encore lorsque je dis être déçue qu’il ne deal plus depuis le lycée, me demandant alors si je lui trouvais une tête de dealer. Je souris, un brin espiègle, pour répliquer « Je vais pas prendre le risque de répondre à cette question, je m’en voudrais de te vexer ! » Mais finalement, le jeune homme semble m’avouer à mi-mot qu’il serait en fait un cartel de la drogue, façon Breaking bad. Cette remarque me fait rire, mais lorsqu’il ajoute que ce statut irait plutôt à moi… C’est une explosion de rires qui sors de ma bouche ! On me l’avait jamais faite celle-là, et je n’ai pas la moindre once d’ironie en tête ! « Je t’arrête de suite, c’est totalement différent » je réponds d’un air sérieux - du moins, j’essaie - avant de rajouter « Walter White, lui… IL EST CHAUVE ! » C’est dans un magnifique mouvement de cheveux digne des plus grandes bimbos et de l'Oréal réunit que je ponctue ce dernier mot, ne pouvant plus du tout tenir mon air sérieux. N’empêche, je me félicite de l’avoir gardé pendant ces 10 secondes précédentes !  Le sujet change et Bugi me demande ce que je fais ici, chose que je lui explique non sans humour encore une fois et il ne peux que confirmer mes dires : c’était fou de ma part de penser ne pas dormir dans un tel cadre ! « Dame nature, cette fourbe. Moi qui la pensait douce et gentille ! » Je souffle dans un hochement de tête se voulant déçu. Décidément, je suis beaucoup de fois désappointée, ce matin ! Je lui retourne la question, et sa remarque sur sa soeur me fait pouffer de rire. « Elle s'inquiète sûrement pour toi, c’est mignon ! » C’est toujours mignon, une soeur qui s’inquiète. Et puis, je lui pose une question sur sa chasses aux secrets, mais apparemment, le sujet est secret défense dû à un pact de sang et du sort fidelitas avec Achille. Si si, je suis sûre qu’il a parlé de ça. « Oh, intéressant » je réplique d’un air intéressé, sourire malin aux lèvres, sourcil haussé. Néanmoins, je ne tente pas d’en savoir plus - je voudrais pas qu’il soit victime de son sort, le pauvre. Et c’est à ce moment là qu’il me pause la question fatidique… Celle qui illumine mon regard de milliers de petites étoiles et éveille pour de bon mon teint de zombie pas réveillé ! « Chataubriand, mon auteur préféré ! C’est un des tomes des oeuvres complètes, celui ou il parle de ses voyages. Ca fait tellement rêver ! Oh, enfin, pas tout, parce qu’il lui arrive pas que des trucs cools, mais sa manière d’écrire est si belle, il pourrait écrire les pires horreurs du monde, que j’en serais encore toute en amour. Un peu comme Baudelaire, en fait. C’est qu- » Me rendant compte que j’allais certainement bien plus loin que la réponse qu’il espérait sûrement, je m’arrête d’un seul coup, comme en plein vol. Je reste une ou deux secondes comme ça, bouche entrouverte, bloquée. Et je me sens bête. Alors, je rougis légèrement, et adopte un sourire mi-contrit, mi-désolé, comme à chaque fois que je me rends compte de mes élans bien trop passionnés. Après un petit « Désolée… » gêné, je toussote pour me redonner une constance. « Tu aimes lire, toi aussi ? » d’un ton cette fois un peu plus calme. C’est qu’il faudrait pas que je lui fasse peur, au chéri de mon Pumbaa.

_________________

what if it's us, and only us... and what came before won't count anymore or matter. Can we try that ? What if it's you, and what if it's me, and what if that's all that we need it to be And the rest of the world falls away

WHAT DO YOU SAY ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur  http://www.throwndice.com/t9178-bugi 

PSEUDO : kidd.
PRÉNOM : faustine.
COMPTES : es el primero.
MESSAGES : 3746
AVATAR : jack o'connell.
ÂGE : 30
LOCALISATION : kirkcaldy, scotland.
MÉTIER : glass-blower.


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 21 000£
ASPIRATION: compétition.
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: Alice et le lapin blanc (Bugi ; 7/09 - 7:36)   Mar 5 Sep - 11:15

Le soir de notre arrivée dans le jeu, j'avais brièvement eu l'occasion de parler à Alessia en même temps qu'Achille, puis plus rien. Pas eu l'occasion, j'imagine. En l'espace d'une semaine, elles peuvent souvent manquer leur coche. Tomber sur elle et sur son drôle de caractère, d'univers, était plutôt de bonne fortune ce matin ; autant profiter pour échanger un peu. Je relève le menton quand elle parle de me vexer, arque un sourcil en mimant une expression à la fois dubitative et hautaine dans le plus grand sérieux, soupir à son encontre et tourne brièvement la tête avant de lui lancer un regard en biais. Je guette sa réaction, finis par esquisser un fin sourire en coin, et me retourne vers elle pour lui lancer une blague que beaucoup auraient sans doute trouvée vaseuse à cause de sa situation mais qu'elle semble, à première vue, plutôt bien prendre : l'éclat de son rire résonne presque dans le jardin vide tant il est fort. Observant son mouvement de cheveux digne d'une publicité, je me penche finalement vers elle pour saisir une mèche entre mes doigts et planter mon regard dans le sien. « Qui sait, ça viendra peut-être ? » Je me mets à rire avec elle, me redresse en regardant à nouveau autour de moi, puis me retourne de plus belle vers elle, fronçant légèrement le nez sans cesser de sourire. « Elle l'est : elle t'a offert quelques minutes, ou heure, de sommeil en plus. C'est plutôt pas mal non ? » Haussement bref d'épaules. Elle exagère un peu ses réactions et m'arrache à chaque fois un rire léger, sincère, me faisant le plus souvent secouer un peu la tête face à son air désappointé, presque à deux doigts de la tristesse absolue. La remarque sur l'inquiétude supposée de Fiona fait légèrement faner mon sourire. « Elle se fout surtout de ma gueule, si tu veux tout savoir. Parce qu'elle est plus jeune que moi. » Je fais mine de lever les yeux au ciel, et lui révèle finalement l'alliance passée avec Achille au premier soir de l'aventure quant à la chasse aux secrets. Face à son air intéressé et son air un tantinet taquin, je lui fais un clin d’œil et pose mon index contre mes lèvres pour lui intimer de le garder pour elle quand, pourtant, aucunement je ne ressens l'importance de garder un tel secret pour nous. Elle ne cherche pas plus loin, peut-être interrompue par ma question suivante quant à ses lectures du moment. Le visage d'Alessia semble s'éclairer un peu, beaucoup même, et son regard prend une autre apparence à mesure qu'elle commence à parler de Chateaubriand. Je l'observe agiter ses lèvres à mesure que son explication avance, que sa déclaration d'amour à un auteur mort prenne en importance, et sens mon sourire s'étendre un peu plus, amusé par l'effet provoqué par ma simple question qui n'était, à la base, qu'un moyen comme un autre de lui faire la conversation : j'ai probablement tapé particulièrement juste avec celle-ci. Elle commence à enchaîner sur Baudelaire et s'arrête finalement au milieu de sa phrase, me faisant arquer un sourcil. Bouche-bée, elle se fige comme si elle bugait et souffle des excuses quant à son emballement précédent avant de toussoter. Je m'assois enfin à ses côtés, pose mon dos contre l'arbre et attrape son livre pour le faire tourner entre mes mains et l'observer. « T'excuses pas, c'est bien les gens passionnés. Ça fait longtemps que tu le lis ? L'auteur, pas le livre. » que j'ouvre d'une main, tenu par l'autre, et commence à feuilleter en lisant certaines pages en diagonale. Jamais eu l'opportunité de le lire. Jamais cherché à la créer non plus, cela dit. Je relève la tête vers elle sans fermer le livre. « J'aime bien oui, quand j'ai le temps. Je profite de l'aventure pour avancer certains romans que j'avais sur ma liste depuis un moment. » Je souris, repose mes yeux sur le bouquin, qui semble donc avoir une certaine importance.

_________________
I PROMISE YOU, I'LL MAKE IT UP TO YOU
“Arrivé devant une longue plaque de verglas sur le trottoir, il hésite un instant puis, au lieu de la contourner, s’élança dessus, les bras écartés afin d’assurer son équilibre. Comme un gosse. Parvenu au bout sans encombre, il sourit aux étoiles” (DENNIS LEHANE)

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur  http://www.throwndice.com/t9177-alessia 

PSEUDO : calistouille
PRÉNOM : laurie
MESSAGES : 2444
AVATAR : dasha sidorchuk
ÂGE : 25
LOCALISATION : Kingtson
MÉTIER : future ex-serveuse dans un bar à pervers
ÉTAT D'ESPRIT : Nothing to wear


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 16250£
ASPIRATION: succès
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: Alice et le lapin blanc (Bugi ; 7/09 - 7:36)   Mar 5 Sep - 22:27

S’il y a une chose par laquelle il est certain que j’ai toujours su me démarquer, c’est bien par mon amour des taquineries. Provoquer les autres pour aucune autre raison que m’amuser, les faire chier, les faire rire, ou même tout ça à la fois. De ce fait, je suis une experte en sarcasme et autres petites pique et ceinture noire de la contradiction ! Ainsi, lorsque Bugi semble s’insurger de sa potentielle ressemblance à un dealer, je ne peux qu’en rajouter une couche en prétextant ne rien dire de plus par peur de le vexer. Face à cette annonce, mon interlocuteur hausse un sourcil et prends une mine dubitative. Je retiens un pouffement de rire pour préférer lui lancer un grand sourire innocent surmonté de yeux papillonnants. Il esquisse finalement un sourire - ce que je prends comme une victoire - avant de blaguer sur mon cancer. Ca semble toujours hallucinant pour la plupart des personnes, mais la vérité, c’est que j’adore les gens qui prennent ma maladie avec autant de sérieux que je la prends moi même, à savoir, aucun ! C’est que les autres qui s'apitoient sur mon sort sont gentils, certes, mais tellement déprimant ! De pleurer ou non n’y changera rien à ma condition de toute façon, alors qu’ils réservent ça pour quand je serais plus là et qu’il me laissent profiter joyeusement de ce qu’il me reste ! Du coup, en entendant Bugi, ce n’est qu’un rire franc qui a pu sortir de ma bouche. Et je ne me suis pas faite prier pour surenchérir, me vantant du fait que moi, au moins, j’ai des cheveux. Il se penche alors vers moi pour m’attraper une mèche en supposant que ça viendra peut-être. Ha ! ça risque pas. Néanmoins, je réplique quand même d’un ton rieur « Faudra d’abord me passer sur le corps ! » le tout, en me demandant comment font les personnes sous chimio. C’est un traitement si douloureux, et puis, perdre ses cheveux et tout autres phanères, n’en parlons même pas… Ca me donnerait presque froid dans le dos ! Vient ensuite doucement le sujet de sa soeur, et plutôt de penser que celle-ci s’inquiète pour lui, Bugi semble plus être dans l’optique que la demoiselle se moque de sa vieillesse. Je ris, ne pouvant m’empêcher de répliquer « C’est de ta faute, aussi, t’avais qu’à pas être vieux ! Ah la la, tu fais aucun effort... » c’est en soupirant à s’en fendre l’âme et en hochant la tête de droite à gauche, d’un air dépité, que j’ai prononcé ces derniers mots. Quand je disais que mon sport favori était la provocation ! J’apprends ensuite que lui et Achille ont déjà formé une alliance de détective. Ca m’amuse, et je note l’information dans un coin de ma tête. Pas sûre que ça soit véritablement quelque chose d’important, mais bon, on sait jamais. C’est à ce moment là que le sujet dévie sur ma lecture, et, comme à chaque fois qu’il m’est donné l’occasion de parler de Chateaubriand, voilà que je m’emballe, mais finit vite par m’en rendre compte, m’arrêtant net sur ma lancée pour m’excuser. Mon changement de réaction à faire de surprendre mon camarade qui, en s’asseyant à mes côtés, pense que je n’ai pas à m’excuser pour ma passion. Je luis souris. « T’es gentil. C’est pas ce qu’on me dit, en général. » Après tout, si j’ai pris l’habitude de m’arrêter moi même dès que je m’emporte un peu trop loin dans mes déclarations d’amour à la littérature, ce n’est pas pour rien ! Je le laisse prendre le bouquin et le regarde tourner les pages. Est-ce que c’est quelque chose qu’il l’intéresse ? « Plutôt, oui. Ce n’est pas le premier auteur que j’ai découvert, mais on l’a étudié en cours de français au lycée, et je suis tout de suite tombée en amour avec sa plume. Une fois arrivée chez moi, je me suis ruée vers la bibliothèque de mon père, et, par chance, il avait quelques un de ses titres que j’ai dévoré en une nuit ! Et ma fascination pour ses écrits et aussi l’homme qu’il était n’a jamais diminué, bien au contraire ! » Et puis, me disant que de telles question ne peut venir d’un allergique à la littérature, je lui demande si, lui aussi, il aime lire. Et c’est un bingo ! Comme à chaque fois que je tombe sur quelqu’un d’ouvert à ma passion, mon sourire s'agrandit, et je réponds dans un léger rire « Ah, ces fameuses listes de lecture ! Si tu avais le but de la mettre complètement à jour, je t’arrête de suite : elle le sera jamais. » Je lui dit ça d’un ton se voulant sérieux, comme si je tenais à lui apporter les plus grandes des sagesses, avant d'ajouter d’une voix rieuse « C’est coriace, ces bêtes là de listes à lire. Un peu comme les écouteurs au fond de nos poches. Ca m’étonnerait même pas qu’ils aient pactisé ensemble pour nous rendre la vie infernale ! » Et si c’est le cas, ils réussissent très bien leur coup, les bougres.

_________________

what if it's us, and only us... and what came before won't count anymore or matter. Can we try that ? What if it's you, and what if it's me, and what if that's all that we need it to be And the rest of the world falls away

WHAT DO YOU SAY ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur  http://www.throwndice.com/t9178-bugi 

PSEUDO : kidd.
PRÉNOM : faustine.
COMPTES : es el primero.
MESSAGES : 3746
AVATAR : jack o'connell.
ÂGE : 30
LOCALISATION : kirkcaldy, scotland.
MÉTIER : glass-blower.


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 21 000£
ASPIRATION: compétition.
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: Alice et le lapin blanc (Bugi ; 7/09 - 7:36)   Ven 8 Sep - 2:01

Les cheveux d'Alessia filent rapidement d'entre mes doigts pour se perdre à nouveau dans son dos, dès lors qu'elle décide de tourner la tête pour les ramener à elle, me faisant pouffer de rire en secouant doucement la mienne. « C'est un défi que tu me lances ? » J'arque un sourcil quand elle me parle de lui passer sur le corps, relève le menton en la détaillant un instant pour savoir quoi en penser. Je penche la tête sur le côté, prenant le temps d'observer un peu plus précisément ses traits et ce qu'ils pourraient bien cacher. Ils sont fins, féminins ; ses yeux sourient en même temps que ses lèvres et ses mèches rousses encadrent le tout sur une teinte de peau rosée et parsemée de taches de rousseur. Malgré la situation, elle a l'air de respirer la joie de... vivre. Et c'est avec une grande ironie que je note ce constat. Vient le sujet de ma sœur sur le tapis, et de plus belle je roule des yeux vers le ciel en entendant sa répartie. « T'es décevante sur ce coup, t'aurais pu trouver autre chose que de me renvoyer à la figure les affres du temps contre lesquels je ne peux rien. » Mon regard s'appuie sur elle un instant, et je glisse un clin d'œil dans sa direction avant qu'elle ne parte en déclaration d'amour à un auteur français dont les lignes et les lignes n'ont jamais effleuré la mire de mes yeux. Je souris doucement en l'écoutant, me laisse tomber à côté d'elle pour caser mon dos contre le tronc de l'arbre qui lui a volé un peu de son temps, et continue de tendre docilement l'oreille dans sa direction, jusqu'à ce qu'elle se stoppe dans son élan que je pensais pourtant irréductible dès lors que j'ai compris qu'il ne risquait pas de se tarir tout seul. Je la détaille à nouveau, secoue la tête. « J'aime bien les gens passionnés, c'est ceux qui ont le plus à apprendre aux autres selon moi. Alors me dis que je suis gentil, c'est juste que je compte me servir de toi pour paraître plus brillant en société. » Je pouffe de rire en lui donnant un léger coup de coude, laisse ma tête partir contre le tronc à son tour en levant les yeux vers le ciel. Mes mains viennent tâter distraitement mes poches pour en sortir mon paquet de cigarettes, et j'en glisse une dans l'interstice de mes lèvres avant de tendre en direction d'Alessia la proposition pour qu'elle en prenne une ou non. Taquin, je rajoute avec un sourire en coin : « C'est pas ça qui te tuera après tout. » en déposant parterre le paquet pour mieux extirper mon briquet. Barrant d'une main le passage au vent, je laisse danser la flamme au bout du bâton pour le laisser s'embraser, aspire une longue bouffée, la garde quelques instants dans mes poumons et la souffle finalement en un trait vers le ciel avant de tourner à nouveau les yeux vers elle pour l'observer. Elle me décrit sa « rencontre » avec Chateaubriand et cette façon qu'elle a eu de dévorer ses romans un par un à une vitesse apparemment folle, acquiesçant par moments pour montrer que même si je ne parle pas beaucoup, j'écoute ce qu'elle me dit et tente de noter quelques choses au passage, tout en sachant que je ne m'en rappellerais pas forcément dans quelques jours si elle me le redemande. Je passe une main dans mes cheveux, me contente de sourire un peu plus dès qu'elle évoque les listes de lecture et leur côté si... indéfini, tant on doit se faire à l'idée qu'elles ne se termineront jamais. Je hoche la tête. « Je sais bien, c'est pour ça que je me dis pas qu'après le dernier livre que j'ai rajouté, il y en aura plus. Mais j'ai ramené avec moi ceux que j'ai depuis un moment dessus pour peut-être enfin prendre le temps de les lire maintenant, en profitant du fait d'être éloigné de mon atelier pour faire... autre chose. » Je lui lance un petit sourire, persuadé qu'elle pourra aisément comprendre le problème dont je suis sujet vu le court actuel de la discussion. Puis je finis par demander : « tu fais quoi dans la vie, toi, d'ailleurs ? » sans cesser de la regarder. J'ai tenté de me figurer ce qu'elle pouvait bien faire, mais je suis à peu près sûr que la majeure partie des idées que j'ai pu avoir s'avèrent être assez fausses.

_________________
I PROMISE YOU, I'LL MAKE IT UP TO YOU
“Arrivé devant une longue plaque de verglas sur le trottoir, il hésite un instant puis, au lieu de la contourner, s’élança dessus, les bras écartés afin d’assurer son équilibre. Comme un gosse. Parvenu au bout sans encombre, il sourit aux étoiles” (DENNIS LEHANE)

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur  http://www.throwndice.com/t9177-alessia 

PSEUDO : calistouille
PRÉNOM : laurie
MESSAGES : 2444
AVATAR : dasha sidorchuk
ÂGE : 25
LOCALISATION : Kingtson
MÉTIER : future ex-serveuse dans un bar à pervers
ÉTAT D'ESPRIT : Nothing to wear


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 16250£
ASPIRATION: succès
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: Alice et le lapin blanc (Bugi ; 7/09 - 7:36)   Ven 8 Sep - 15:29

Lorsque Bugi, sourcil arqué et menton levé, me demande si c’est un défi que je lui lance, en affirmant qu’il faille me passer sur le corps pour faire disparaitre mes cheveux, j’éclate de rire. Qu’il le prenne en défi s’il le veut, je n’ai pas peur, et j’ai confiance en mon petit crâne, il restera toujours couvert ! Je lève alors les yeux vers lui, et, sourire et regard mêlant malice et provocation, je lui réponds sans hésiter « A toi de voir, caro mio ! » Puis, lorsqu’il me parle de sa soeur qui ne souhaite pas le voir dehors trop tard, je ne peux m’empêcher de trouver l’inquiétude de celle-ci mignonne… Mais Bugi est plus de l’avis qu’elle aime tout simplement se moquer de son âge. Sa remarque me fait rire, et je ne peux m’empêcher de prendre le partie de sa soeur, lui reprochant de ne pas faire d’effort sur ce sujet là… Ce qui a l’air de le décevoir ! Devant son air las, c’est plus fort que moi ; je décide de rentrer dans son jeu. Portant une main sur le coeur, c’est d’une voix mêlant honte et tristesse que je lui réponds « J’en suis profondément désolée, je suis une véritable honte à la répartie elle-même, je- je… pourrais-je seulement un jour espérer ton pardon ? » on pourrait presque y croire… Si je ne devais pas, en même temps de prononcer ces mots, lutter contre cette irrépressible envie de rire de ma bêtise ! Et puis, voilà qu’il réussi à allumer mon mode “bavarde de l'extrême” lorsqu’il me demande ce que je lis… En même temps, c’était à prévoir : moi qui m’emballe toujours lorsque je parle d’un sujet qui m'intéresse, si c’est sur l’un de mes sujets préférés que je suis lancée… On me perd, c’est sûr et certain ! Néanmoins consciente que ce trait de caractère n’est pas toujours apprécié des autres, pour avoir reçu bon nombre de remarque depuis bien longtemps lors de mes états d’emballement intensif, je me stop instantanément, lorsque je me rends compte que je commence à partir en cacahuète, pour ensuite m’en excuser. Mais Bugi ne semble pas en avoir été indisposé, affirmant même que les gens passionnés sont bien. Je lui souris alors, tandis qu’il s’assoit à mes côtés, le trouvant gentil, mais il n’est pas tellement de cet avis. Lorsqu’il m’avoue compter se servir de moi pour briller en société, je ne peux m’empêcher de rire ! « Quel fourbe serpentard ! Mais t’as de la chance, va, je suis gentille : je veux bien t’enseigner tout mon savoir, jeune padawan ! Mais attention, petite pousse de bambou, c’est un travail de tous les instants ! »  c’est d’un air de vieux sage perdu au haut d’une montagne que je lui ait sorti ces dernières paroles et je m’impressionne moi-même pour avoir su y garder mon sérieux tout du long ! Et puis, Bugi sort de sa poche un paquet de cigarette. Il en prend une pour lui, puis, me tends le paquet pour m’en proposer. Je n’ai même pas le temps de répondre qu’il rajoute déjà que, de toute façon, ce n’est pas ça qui me tuera et sa remarque me fait pouffer de rire. « Ca c’est ce que tu penses. Mais tu sais, ma mère regarde l’émission, et crois-moi, tu n’as pas envie de croiser la route d’une maman italienne qui surprend sa fille malade désobéir aux médecins ! » je réplique non sans humour. Humour, certes, mais tellement vrai ! C’est fou comme une maman peut être à la fois l’amour à la crème et la furie sortant tout droit des enfers… A en donner froid dans le dos ! Enfin, je secoue légèrement la tête en signe de non. « Et puis j’ai jamais fumé, de toute façon. J’en ressens pas tellement le besoin. Mais merci de la proposition ! » Ce serait quand même bête de commencer maintenant, même si, effectivement, c’est pas ça qui aurait eu ma peau ! Je demande finalement à mon camarade s’il lit également, et j’apprends qu’il est effectivement lecteur, et même désireux d’en finir avec sa liste de lecture. J’en ris, lui faisant remarquer que voilà bien une chose impossible, et il en est conscient -comment ne pas l’être !- et je comprends totalement son état d’esprit actuel et sa volonté de profiter de l’émission, ce que je lui fait savoir par un hochement de tête entendu. Lorsqu’il me demande mon métier, et comme à chaque fois que cette question m’est posée, je ne peux empêcher un petit rire. « Serveuse, dans un bar miteux des bas-fonds de Londres. Je sers des bières à de gros motards bourrés qui, en remerciement, me touchent les fesses et me font des remarques et autres propositions interdites aux âmes sensibles toute la journée. Un véritable bonheur ! » Et tout à fait ce dont j’avais toujours rêvé comme boulot, en plus de ça. C’est que, soyons honnête : quelle petite fille digne de ce nom ne rêverait pas d’un tel quotidien pour sa vie d’adulte ? Aucune, je vous l’assure. « Toi, en revanche, ton métier à l’air d’être vachement plus cool. » Peu sûr de moi, je réfléchi quelques instants, fronçant les sourcils. « Soffiatore di vetro... Souffleur… souffleur de verre, c’est ça ? » C’est pas tellement le genre de mot que j’entends tous les jours, pour la pauvre italienne que je suis. Comme quoi, même à 25 ans, je peux encore apprendre des mots !

_________________

what if it's us, and only us... and what came before won't count anymore or matter. Can we try that ? What if it's you, and what if it's me, and what if that's all that we need it to be And the rest of the world falls away

WHAT DO YOU SAY ?
Revenir en haut Aller en bas
 

Alice et le lapin blanc (Bugi ; 7/09 - 7:36)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» Le lapin d'Alice , le coq et les poulettes
» Alice au pays des merveilles [helenada]
» ALICE AUX PAYS DES MERVEILLES (Pop up)
» Alice au pays de la folie
» lapin d'alice.version Cathyraggedy
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
THROWN DICE :: domaine quincy-clifford : niveau 0 - extérieur :: jardin anglais-
Sauter vers: