Maestro. (16/09 à 04h45)

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MessageSujet: Maestro. (16/09 à 04h45)   Lun 11 Sep - 1:36

@Elham

Aryel, il s’est déconnecté de l’emploi du temps que la production leur a concocté. Rien à branler des lumières qui s’allument quand les candidats sont censés se lever pour s’éparpiller dans le château ou du rythme automatiquement imposé par les activités et soirées. Lui, il évolue dans l’aventure sans se soucier du reste. Il n’y a personne qu’il pourrait croiser à cette heure de la journée, mais il s’éclate comme un fou à errer entre ces moments perdus auxquels nul autre que lui ne prête attention. Ni ses camarades qui pioncent dans leur coin, ni la production qui va laisser tomber les bandes de ses ballades nocturnes dans l’oubli face au manque d’intérêt de celles-ci. De toute manière insomniaque, Aryel rôde trop souvent dehors pour que ses sorties revêt un caractère exceptionnel ou intéressant. Il se laisse avaler par la nuit et se rapproche de la mer où on lui a toujours soufflé que les levés de soleil étaient les plus beaux. Son visage a imprimé les heures cumulées sans sommeil, mais ce n’est pas un problème. Les cernes, ça lui donne un certain charme qui a toujours su faire des merveilles en soirée. Non pas que ça lui soit particulièrement utile dans l’émission. Ça fait plus de deux semaines qu’il n’a baisé personne et il ignore s’il devrait se réjouir de son RTT dûment mérité après tant d’années de bons et loyaux services ou le déplorer. Il débarque au bord de la falaise et décide que le moment est bien choisi pour s’allumer une clope qu’il coince entre ses lèvres. Entre deux bouffées de fumées venant se loger directement au fond de ses poumons, il s’amuse à longer une ligne imaginaire qu’il doit être le seul à percevoir. Là, juste où le végétal laisse place au minéral à quelques centimètres de ce vide aux allures d’éternel. Des bruits de pas l’obligent à quitter sa position de funambule pour aviser du regard celui qui vient troubler ses activités particulièrement prenantes. Il plisse les yeux pour parvenir à distinguer la silhouette qui brave l’obscurité pour s’approcher. Elham débarque et lui il lui sourit de loin, décidant qu’il est d’humeur à l’apostropher même s’il y a un risque non négligeable pour qu’elle le prenne pour plus taré qu’elle ne le pense déjà. « Tu me donnes quoi si je descends ? » il l’interroge, élevant la voix pour qu’elle parvienne à l’entendre malgré le vent qui s’agite autour d’eux. Tu parles qu’il s’en fout du défi qu’il instaure tout seul comme un grand. Il a repéré quelques prises faciles sur les falaises et lui, depuis que l’idée a commencé à germer dans son esprit, il crève d’envie d’aller se foutre à l’eau pour rejoindre le bout de rocher à quelques mètres de la rive. Elham ou pas, il est déjà prêt à entamer la descente qui s’annonce laborieuse. Ce sera parfait pour accueillir le Soleil qui menace de venir chasser la Lune au fil des heures qui s’écoulent. Pauvre fou, Aryel. Accro à l’adrénaline, au trop plein d'émotion et à se besoin de ressentir son cœur battre avec effusion au fond de sa poitrine. Pauvre dingue. Pauvre con. « Je n’ai pas bu. » précise-t-il d’une voix tranquille, pour minimiser le danger dans lequel il s’apprête à foutre les pieds. T’inquiète, je suis en possession de tous mes moyens, ce ne sera pas un problème. Normalement, il ne tombera pas.
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MessageSujet: Re: Maestro. (16/09 à 04h45)   Mar 12 Sep - 22:54

Je me retourne dans mon lit sans arriver à me rendormir. Je fixe l'obscurité qui me déroute et m'angoisse. Je déteste me noyer seule dans mes pensées trop incohérentes. Je tente de me caler sur les respirations des personnes âgées de ma chambre mais rien n'y fait. Morphée vient de me larguer salement. Je débats afin d'abandonner mes draps, la pointe de mes pieds entre rapidement en contact avec le sol et je profite d'une impulsion pour m'enfuir. J'enfile le premier jean qui me vient ainsi qu'un pull sans vérifier si ce mix n’agresse pas la rétine. Je me dis que j'ai assez de marge pour assister à mon premier levée de soleil sur les falaises. Une clope entre les lèvres, des volutes de fumées s'en échappent régulièrement. Mes prunelles finissent par capter un candidat trop près du bord. Aryel se la joue suicidaire ce soir. Comme les autres jours. Un soupir s'échappe d'entre ses lèvres. Une petite psychanalyse ne serait pas de trop s'il veut mon avis. Il pousse le vice en me demandant de lui procurer un enjeu, je comprends donc qu'il est tout à fait sérieux en plus. « Moins que ce que je pourrais te donner si tu restais en vie à mes côtés » je réponds en sourcillant, placide, sans me vouloir tentatrice, qu'on se le dise. Quoi que, ça pourrait éventuellement être la seule méthode qui se révélerait efficace avec lui. Je fais donc l'effort de feindre un sourire faussement charmeur, ne sait-on jamais. C'est dire ce que je suis prête à faire pour tenter de le garder sain et sauf. Par prudence, je m'avance d'un pas dans sa direction. J'attends qu'il me rejoigne. « Tu peux arrêter d'être con, Aryel ? » Je lui demande sérieusement, parce qu'il veut descendre les falaises alors qu'il n'est même pas cinq heures du matin. On n'y voit strictement rien. Il a besoin de se prouver quoi ? Qu'il peut être stupide ? Je crois que c'est bien la seule certitude que j'ai sur lui. C'est assez. « Recule » j'énonce plus autoritaire -je le sens s'échapper- d'une voix sérieuse et blanche avant de lui prendre la main afin de forcer le geste. On notera que je ne l'ai pas encore insulté pour le moment, on progresse. Mes phalanges se nouent furieusement autour des siennes. Je n'ai pas peur mais je n'ai aucune envie qu'il tente de me surprendre. « Tu as vraiment un problème, tu en as conscience au moins ? » je lui demande en le tirant vers moi, autant que mon gabarit me le permet surtout. Mes prunelles se braquent avec un agacement non dissimulé.

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MessageSujet: Re: Maestro. (16/09 à 04h45)   Ven 15 Sep - 2:10

Elle parle, mais il l’écoute à peine après avoir compris qu’elle ne lui fournirait pas l’alibi idéal pour filer dans l’eau. Et pourtant, Elham lui sert l’un de ces sourires qui pourraient lui faire oublier tout ce qu’il faisait jusqu’à maintenant. Aryel, il a toujours été particulièrement sensible à ce genre d’esquisses visant à l’allumer. Comme un con. Il faut croire qu’elle manque d’un soupçon de conviction, parce qu’à la place de fondre vers la jeune femme, il préfère se retourner en direction de la mer, ignorant les suggestions émises jusqu’à présent. A quoi bon rester à ses côtés si c’est pour ne pas s’amuser. Il est tard et tôt à la fois. L’heure pour prendre des décisions démesurées qui resteront inscrites dans son esprit, alcool ou non pour lui faire oublier tout ce qu’il a vécu jusqu’à présent. Il avance. Un nouveau pas sur ce fil si mince qui le relie à l’éternité. Putain, ce que c’est bon de vivre à cette frontière. Au bord de la falaise, si proche d’une chute potentielle et à plusieurs dizaines de mètres de distance des rochers qui stagnent à la surface de l’eau, Aryel ne s’est rarement sentit aussi vivant. Ironie. Si proche de la mort, mais en même temps ressentant pleinement cette vitalité qui a de plus en plus tendance à se faire oublier dans son quotidien. Elle lui dit qu’il est con. « Arrête, ce n’est rien. » il susurre en plongeant son regard bien plus bas, dédramatisant la tension qu’elle vient d’incorporer à la scène qu’il juge pourtant anodine. Il fait toujours ce genre de choses. Des actes dignes des plus grands tarés. Il l’ignore dès lors qu’il a compris que le discours de son interlocutrice ne s’accorderait absolument pas au sien. Il voulait qu’elle joue le jeu, qu’elle le défi pour lui donner ce coup de pouce qu’il lui manque parce que ce soir il n’a pas bu. Aryel, il voulait même descendre à ses côtés pour admirer le lever du soleil qui s’annonce d’ores et déjà grandiose, mais elle a ruiné tous ses fantasmes. On s’en fout. Si elle ne veut pas venir, alors il s’y rendra seul, comme toujours. Ses prunelles se posent sur la première prise qu’il a repéré, prêt à se lancer malgré les réticences de la brune. Sa voix se fait plus autoritaire, mais il s’est déjà échappé de son emprise après avoir compris que le petit sourire charmeur qu’elle lui servait n’était qu’une grosse arnaque pour le faire miroiter ce qu’il n’obtiendra jamais. Il est là, à deux doigts de s’en aller quand il sent des doigts venir attraper les siens pour le tirer loin du vide. « Je sais. » il rétorque automatiquement quand elle sous-entend qu’il a un problème. Evidemment, comme toutes les personnes qui gravitent actuellement dans le château parce que quiconque de saint d’esprit ne viendrait jamais s’enfermer dans une télé-réalité. Soit ça vient de leurs secrets, soit de leurs personnalités forcément autodestructrices d’une manière ou d’une autre. « Et alors ? » il murmure dans sa voix qui se meut en un léger grondement. Pourquoi est-ce qu’il n’aurait pas le droit de faire ce qu’il désire ? Il est grand, Aryel. Presque quarante ans et ce n’est pas une gamine ayant la moitié de son âge qui devrait lui donner des leçons sur sa manière de mener de sa vie. Elle ne sait encore rien de ce que c’est. C’est un bébé qui ne connait pas le fonctionnement de la société qui t’oblige à devenir ce que tu ne voulais pas être, parce que ça arrangerait le plus grand nombre si tu t’y cantonnais. Sa mère, il l’a virée de son paysage il y a plusieurs décennies, et ce n’était pas pour se chercher une nouvelle nana prenant plaisir à anéantir tous ces désirs. Il se sent presque émasculé. C’est stupide, mais pourtant c’est bel et bien ce qu’il ressent après qu’Elham l’ait coupé dans son élan. Ce soir, il avait furieusement envie de foutre en l’air quelque chose. Apparemment, ça ne peut pas être sa personne. Même lui, il n’y arrive pas. Alors Aryel, à défaut, il se dit qu’il va bousiller ce qu’il y a de plus facile à casser autour de lui. Il fait toujours ça. Il construit. Il empile les lego de sa vie dans une construction précaire mais néanmoins stable, avant de tout envoyer valser comme un gamin agacé. Il avait l’impression que ça commençait doucement à fonctionner avec la candidate. Leur dernière soirée s’était bien passée. Il ne se souvient plus de tout évidemment, mais il lui semble qu’ils avaient bien rigolé et passé un bon moment. Alors Aryel, il fend en direction d’Elham, parce qu'il veut briser, c'est eux. La bonne entente qui commençait à s'installer en douceur entre-eux. Ses mains agrippent sa taille furieusement et parce qu’il ne trouve rien de mieux à faire pour exprimer physiquement toute la frustration qu’il ressent, il l’embrasse. Ses lèvres viennent sceller celles de la jeune femme dans un baiser un brin agressif. Maintenant, il attend, l'étouffant de l'emprise de ses bras. Qu’elle le repousse, qu’elle le gifle, qu’elle l’insulte. Il n’est pas difficile, il prendra tout ce qu’elle consentira à lui foutre dans la gueule pour calmer la boule d’angoisse qui monte dans sa gorge depuis sa dernière réplique.
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MessageSujet: Re: Maestro. (16/09 à 04h45)   Ven 15 Sep - 23:24

Je comprends que la notion de danger semble échapper à Aryel. Justement c'est ce qu'il recherche mais à ce niveau c'est juste de la connerie.  Je sais que c'est ironique venant d'une fille qui a envisagé de sauter des falaises plusieurs fois. La frontière est pourtant énorme entre l'envie et la concrétisation. J'agrippe Aryel de toutes mes forces pour le retenir, je n'ai pas envie d'être spectatrice de sa chute. C'est suite à ce geste -pourtant anodin selon moi- qu'Aryel se déchaîne. J'esquisse un pas en arrière mais je ne suis pas assez rapide. Une vague de panique s'infiltre en moi le temps d'une seconde lorsqu'Aryel se colle à moi. Je sais que je ne fais pas le poids au niveau du gabarit et l'étonnement me paralyse encore plus. Je me sens un instant vulnérable entre ses bras et c'est une sensation presque inédite tant j'ai l'habitude d'avoir la main, généralement. C'est l'effet de surprise qui m'impressionne. Les lèvres d'Aryel se plaquent contre les miennes sans que je n'ai eu le temps de prévoir son geste. Mais qu'est-ce qu'il fout ? Je subis une seconde avant de tourner brutalement la tête sur le côté pour mettre fin à cette mascarade. Putain. J'ai envie de lui éclater la gueule maintenant. Je le regarde, oscillant entre la surprise et l'énervement. Mais qu'est-ce que tu as fait ? Pourquoi ? Je me retiens de lui hurler dessus, de le frapper, parce c'est bien trop facile. Je n'arrive pas à m'empêcher de lui lancer un regard assassin et électrique, la colère embrume un moment mon esprit. Je suis encore plus agacée de ne pas avoir pu prévoir son geste. Je suis serrée dans ses bras pourtant je me vois mentalement écraser mes poings contre son torse afin de me libérer. Je veux de l'air afin que gonfler mes poumons d'oxygène.  « Lâche-moi ! » J'éclate d'un ton froid mais ferme parce que j'estime ne pas avoir besoin de gaspiller mon énergie pour retrouver la liberté qui m'est due. Je ne vais pas me débattre inutilement et il a intérêt à défaire son emprise assez rapidement. Je ne me sens pas forcément bien, j'avoue. J'effectue un effort surhumain afin de me retenir de l'insulter, de le pousser. Ma concentration est si extrême  que je garde le silence quelques secondes, le regard rivé au sol afin d'éviter les opales provocatrices d'Aryel. Je sens que si je me confronte trop rapidement au candidat, mon faux calme risque de rapidement s'envoler. J'inspire et j'expire. « Je sais ce que tu es entrain de faire » Je glisse en soutenant son regard. Je l'ai pas laissé descendre alors il recherche cette espèce d'intensité négative qui le fait vibrer autre part. Je ne compte pas laisser cet acte impulsif balayer notre début de relation parce qu'il a décidé que cela devait merder maintenant. J'ai bien conscience qu'il attend ma réaction, il guette. Rien que pour cela, je ne courberai pas, je refuse de rentrer dans son jeu. Sans moi. « Ça ne marchera pas » Je réponds, parce que je vais pas lui faire ce plaisir. J'estime que ce baiser n'existe que pour nous foutre en l'air et il n'est pas l'expression d'un potentiel désir d'Aryel. Alors ça ne me fait pas peur. Pas pour l'instant. Ça ne me gêne pas de lui tenir tête tout en lui fait comprendre qu'il n'aura pas ce qu'il veut. Il peut prendre cela comme un défi, je m'en moque. J'en suis certaine, c'est tout. Je ne lui offrirai pas ce qu'il attend. « Tu veux quoi en fait ? » Je glisse de mon doux soprano. J'ai bien compris qu'il était dangereux de se dresser entre Aryel et ses désirs. Il recherche quoi en décidant de descendre une falaise escarpée dans le noir ou en m'embrassant soudainement et furieusement ? Il vient réellement de me confirmer qu'il vrille, mais pourquoi ?

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MessageSujet: Re: Maestro. (16/09 à 04h45)   Dim 17 Sep - 19:06

Ses hanches se calquent aux siennes, pendant que ses doigts viennent s’accrocher à la taille d’Elham. Aryel, il emprisonne ses lèvres sans attendre qu'elle le frappe, grignotant sa bouche dans un baiser tant qu’il le peut. Il profite de l’effet de surprise. Elle ne réagit pas tout de suite, avant de détourner le visage brusquement. Lui, il ne bouge pas. Elle lui demande de la lâcher, mais il ne plie pas tout de suite, front contre front, son souffle chaud venant lui chatouiller le visage. Il essaye d’accrocher ses prunelles aux siennes pour jauger, défier, démontrer où il ne sait trop quoi. Il n’a pas toutes les réponses, mais en attendant, ça tambourine à l’intérieur de lui. Son cœur bat si fort qu’il pourrait imploser et c’est justement ça qu’il cherchait. Dévaler une falaise ou embrasser une quasi-inconnue, ça lui fait un choc électrique qui parcours son corps des pieds à la tête. Il aime ça, prendre des risques démesurés. C’est un truc qui le fait se sentir vivant, parce que justement pour l’atteindre, il faut frôler la mort ou la destruction. Il gravite comme ça sur une ligne, ignorant de quel côté il va tomber et lui, il espère vraiment qu’Elham va le frapper. Il n’aime pas quand c’est tiède, ni l’un, ni l’autre. Il veut qu’il se passe quelque chose ou qu’à défaut de le repousser ou de l’insulter, elle entre dans la danse. Qu'elle l'embrasse puis qu'elle le baise, pour oublier le reste de leurs soucis. Aryel, il sent ses vaisseaux sanguins qui se dilatent, alors que sa tension artérielle vient de faire un bond. Il doit avoir des yeux de fous avec ses pupilles qui ont doublées de volumes. Il se demande s’il lui fait peur. Il n’est pas dangereux, pourtant. Il a toujours été plus victime que bourreau à se laisser dominer même quand il essaye de jouer les hommes aux muscles bandés pour tromper son monde. Il ne l’agressera pas. Du moins pas davantage qu'il ne l'a déjà fait en sautant sur ses lèvres. Il respecte les femmes bien plus qu’il ne se respecte lui-même, malgré les idées préconçues qu’on pourrait avoir sur son choix de carrière. Sa mère lui a donné des valeurs de ce côté-là. Même quand il déconne, ça ne s’efface jamais de son esprit, parce que ça fait directement parti de qui il est. Les prunelles de la jeune femme viennent rencontrer les siennes, affirmant qu’elle sait ce qu’il essaye de faire et que ça ne marchera pas. Sauf qu’Aryel, c’est un paumé et même lui, il n’est pas trop sûr de ses actes. Ça l’a pris d’un coup. Un éclat de frustration qu’elle a généré sans s’en rendre compte et il est complètement parti en vrille. Il soutient son regard une demi-seconde, avec de détourner ses iris, un peu troublé. C’est un faible. C’est ça la réalité derrière ses grands airs de mâle alpha. Il lâche son emprise et recule de plusieurs pas pour lui redonner son espace vital. Il pivote pour faire face à l’océan et surtout laisser le temps à la candidate de respirer sans qu’elle ne sente ses yeux de dégénérés la sonder. Il cherche son paquet de clope et son briquet au fond de sa poche, avant de venir s’assoir sur l’herbe fraîche. Au moment d’allumer sa cigarette, ses mains tremblent légèrement. C’est normal. Il ne serait pas contre un verre de whisky, là maintenant, pour calmer ses nerfs mis à l'épreuve par l'épisode qui vient de se dérouler. Elle lui pose une question qu’il prend le temps d’assimiler, avant d’essayer d’y apporter une réponse. C’est compliqué. « Je n’en ai plus pour très longtemps… » Aryel, il a toujours été persuadé qu’il crèverait à ses quarante ans. Il ne sait pas d’où sa viens exactement, mais ça a toujours été présent comme une sorte de vérité scellant sa destiné. Il darde un regard en arrière en direction d’Elham, avant de préciser « Je ne suis pas malade, je ne vais me faire sauter la cervelle. C’est juste une certitude que j’ai depuis longtemps. » Promis, ce n’est pas un vrai suicidaire. On pourrait croire qu’il essaye de foutre sa vie en l’air, mais il y croit dur comme fer à ce qu’il avance. Jusque-là, il ne risque rien, alors il profite tant qu’il peut. Il a besoin de s’assurer que son cœur est bien présent au fond de sa poitrine, prêt à s’agiter à la moindre émotion. « Je veux me sentir vivant. T’es encore trop jeune pour comprendre, ce que c'est. Bientôt, ce sera comme si je n'avais jamais existé. » Il est sur le point de se faire remplacer à tous les niveaux dans son existance. Par sa boîte de production, à la recherche d’un acteur plus jeune, plus fougueux. Par ses copines qui vont peu à peu se lasser de lui quand il ne sera plus sous le feu des projecteurs. Aryel, bientôt il sera mort aux yeux de tout le monde. Il n’a pas vraiment de famille, pas d’amis en dehors de ceux du milieu qu'il s'apprête à quitter. Il va tomber dans l'oublie.
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MessageSujet: Re: Maestro. (16/09 à 04h45)   Mar 19 Sep - 1:17

J'oscille. Je n'arrive pas à me décider. Il me fait peur tout en m'agaçant. J'ai envie de le repousser tout en restant calme pour le contrarier. Mais c'est aussi le fait même que je puisse avoir l'envie de l'irriter dans une telle situation et dans de telles circonstances qui me trouble. Qu'est ce qui ne fonctionne pas chez moi ? La cage que m'impose Aryel ne s'ouvre pas. Il reste collé, sa tête trop près tandis que je m'acharne à regarder ailleurs, cachant avec aisance ma fébrilité. Je sais qu'il me cherche alors comme une autiste, je fixe -déterminée- un rocher au loin, mes opales se concentrant uniquement sur ce point précis. Je sais qu'il m'observe et je me demande s'il est satisfait de son coup d'état parfaitement mené. Mes prunelles ne lui offrent plus aucune attention alors que mon esprit fait tout le contraire. Ma respiration se cale involontairement sur la sienne difficile à occulter avec cette proximité. J'ai même l'impression que l'incompréhension et la pression que subit mon palpitant font que ce dernier s'emballe comme le sien. Je les entends. Sauf que je n'ai aucune envie d'être en symbiose avec lui. Il faut qu'il le sache. Lâche-moi bordel. Je suis à deux doigts d'intervenir physiquement avant qu'il ne cède de lui même. Je préfère. Je m'autorise à respirer correctement lorsqu'il me libère. J'ai les phalanges qui me démangent de colère et de frustration, parce que je me suis retenue et c'est un effort presque surhumain me concernant. Je serre mes poings, c'est mieux que de se rendre compte que je pourrais potentiellement trembler. Au moins, je ne me laisse pas le choix. Ça m'agacerait de voir qu'un con comme lui soit capable de me mettre dans un état pareil en passant ses nerfs sur moi. J'ai rien demandé, la prochaine fois, je me contenterai de l'observer au loin jouer avec sa vie. C'est déjà plus divertissant. Je n'ai habituellement quasi aucun self-contrôle, j'ai réussi à museler mon impulsivité, parce qu'avec Aryel, j'allais être perdante. Je lui offre une oreille attentive et je mets quelques secondes. Je reste uniquement parce que je cherche à comprendre, je m'attends à une explication fumeuse. Je le regarde sans ciller simplement parce que je n'aime pas. Il arrive à faire rejaillir mes névroses les plus profondes en quelques mots qui me soulèvent et retournent l'estomac. La sensation ne m'est pas agréable, mes mains se posent sur mes bras afin de lutter contre le froid que je remarque enfin. J'ai soudainement envie de lui demander de fermer sa gueule, parce que ce n'est pas le moment. C'est tellement simple d'être agressive. J'ai suffisamment d'honnêteté intellectuelle pour ne pas essayer de le rassurer, parce que c'est vrai, on l'oubliera sûrement comme on m'oubliera. La fille ayant viré sa famille, ses amis, la fille qui s'enfuit juste avant de construire. J'ai toujours eu du mal à offrir une réelle attache et emprise, c'est moins compliqué de se contenter d'un lien insolent mais temporaire. Mais je suis jeune. C'est la seule certitude qui me rassure et qui m'offre le temps d'analyser mon fonctionnement défaillant avant de tenter un changement à 360 degrés. Pour moi Aryel est encore jeune aussi. Au bout de quelques minutes, je finis par m'installer à ses côtés, ma main froide va chercher la sienne dans un geste clairement irréfléchi. Comme ça. Parce que je préfère garder en mémoire un contact paisible plutôt que brutal et unilatéralement imposé comme le dernier. J'ai l'impression de maîtriser la situation, aussi. «Tu penses que c'est trop tard ? » je lui demande simplement avant de croiser ses prunelles. Moi j'ai juste l'impression qu'il s'est efforcé à être celui qu'il pensait : seul. Il s'est pas donné la peine de se prouver à lui même que ce n'était pas le cas, au contraire, il s'est conforté lui même dans sa vision de lui-même. C'est toujours rassurant de se dire qu'on arrive à être lucide sur notre propre personne. Dis-moi ce que tu penses, Aryel. Je n'ai pas envie de lui mentir, je n'ai pas envie de lui dire qu'il est dans le faux, parce que je ne le connais pas. Je ne sais rien de lui sauf ce qu'il daigne parfois distiller dans ses rares interventions qui ne se font pas charmeuses. C'est peu pour me prononcer. Un silence s'installe, je le laisse finir de consumer sa son bâton cancérigène. «Occupe-toi des fondations d'abord au lieu de détruire » je glisse d'une voix plus froide en pivotant mon minois vers le sien un instant, mes opales cherchant les siennes dans un regard entendu.

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MessageSujet: Re: Maestro. (16/09 à 04h45)   Jeu 21 Sep - 1:48

Aryel, il se tait après avoir répondu à la question qu’elle lui a posé. Il n’a rien d’autre à dire. Pour lui, l’épisode est clos et Elham, il ne lui reste plus qu’à se barrer. Ce serait la réaction la plus judicieuse à adopter vu comment il a déconné de son côté. Il inspire l'air piquant des feuilles de tabac, le regard vrillé sur l’horizon qui devrait bientôt s’éveiller sur une journée qui s’annonce merdique au possible. Les minutes s’écoulent et elle finit par venir s’installer à son tour dans l’herbe. Il sent sa main venir chercher la sienne et sa douceur lui retourne l’estomac. Il reste immobile, soufflant une longue traînée de fumée, ses prunelles venant se plonger dans le regard de la jeune femme. Elle ferait tellement mieux de le laisser sans son coin. De partir très très loin. Aryel, il l’a déjà prévenue lors de leur dernier tête-à-tête. Le mélange n’est pas idéal. Le cocktail est bien trop explosif et hétérogène pour donner quelque chose de positif. Avec lui, tu ne peux rien construire. Il est comme la vieille liqueur bas-de-gamme oubliée au fond du bar qui ne pourra jamais rien mettre en valeur. Ses relations avec les autres ne sont jamais saines, parce qu’il est un gros tordu qui finit toujours par tout gâcher. Quand il sent que la passion et la tension régissant ses échanges se tari, il ne peut pas s’empêcher d’agir tel qu’il vient de le faire. « Oui. » il se contente de souffler, lâchant la main d’Elham. Il est comme ça, parfois terriblement tactile, avant de redevenir distant à ne plus parvenir à supporter qu’on le touche. Toujours à graviter entre deux personnalités, à passer de l’une à l’autre en une demi-seconde. Il se sent remuer par un soubresaut. Un seul. Un truc remplit d’incompréhension, de questions, de dénis et de peur, mais Aryel, il ne pleurera pas. Un garçon, ça ne chiale pas et il a un peu trop conscience de la présence de la jeune femme pour se laisser absorber par son avenir qui le terrorise. Il ravale les sanglots qui s’étouffent dans la boule qui s’est lovée dans sa gorge, se contentant de faire comme si de rien n’était. Comme si ça allait marcher. Ça l’emmerde que le vernis ait craqué en public. Il ne veut pas qu’on le voit dans cet état. Complètement ivre, digne d’un déchet ambulant ça passe encore, mais faible et fragile il ne peut pas le supporter. Il a toujours été mal dans sa peau, alors que lui, il veut juste briller et constituer celui que chaque femme dessine dans ses rêves. Un homme fort, puissant, prêt à se hisser au panthéon de la testostérone et des muscles saillants. Il a envie de lui demander de le laisser tranquille et de se casser puisqu’elle ne le fait pas d’elle-même. Ça le tiraille de plus en plus, mais la tempête est déjà passée. Elle lui glisse un conseil qu’il accueil dans un ricanement narquois. Parce que non, il n’y croit pas. « Tu veux m’épouser Elham ? Me laisser te faire un enfant ? » Non. Alors lâche moi avec tes paroles qui se veulent réconfortantes. Ses prunelles cherchent les siennes, mais lui il ne veut pas le regarder. Alors il fixe ses lèvres et il se dit qu’il l’embrasserait bien une nouvelle fois. Pas comme sa dernière tentative visant à allumer une mèche qui va lui exploser à la tête et la faire le détester. Pas non plus par simple désir. Il veut juste arrêter de réfléchir. Mais il n’est pas fou, il ne bronche plus maintenant qu’il s’est fait recadrer. A ses yeux, il n’y a que ce qu’il lui balance qui pourrait l’aider et lancer le processus de reconfiguration de toute son existence. Mais personne ne pourrait envisager de fonder un foyer avec lui. Il est trop instable à bien des égards. Ca va faire des années qu’il a accepté l’idée qu’il n’aurait jamais d’enfants. L’idée d’avoir une fille le terrorise, alors que de son côté il se tape des gamines de vingt ans et qu’il n’envisage pas de s’arrêter de sitôt. Aryel, c’est une sorte de Benjamin Button du cul. Plus il vieillit, plus ses conquêtes se font jeunes afin de lui donner une impression de vitalité salvatrice. Il ne veut pas finir comme Hugh Heffner. Il ne veut pas être ce vieux en peignoir qui sort avec des gamines qui n’en ont qu’après son argent. Il ne veut pas devenir un acteur vieillissant relégué sur les sites pornos à des hashtags qui le résumeraient à son âge avancé. De toute façon, quoi qu’il fasse, il ne serait qu’une vaste imposture. Il n’a pas la carrure pour aller au-delà de la quarantaine. Il a tenu jusque-là, c’est déjà bien. Maintenant, tout ce qu’il espère, c’est clamser d’une crise cardiaque impulsée par toutes les merdes présentes dans son organisme. Idéalement, son décès surviendrait lors du tournage d’une énième scène de sexe dont il a le secret. Une belle mort. Dans la fleur de l’âge et inscrit pour la prospérité sur des bandes de pixels présentant tout ce qu’il n’a jamais su faire dans la vie. « T’inquiètes, ça va aller. » il laisse entendre, parce qu’il commence à atteindre ses limites personnelles en ce qui concerne se livrer sur des sujets qui lui donne envie de se frapper la tête contre un mur. Quand il est en descente, il est complètement flippant et dépressif. Mais il va régler le problème. Avant que l’heure légale pour aller prendre un verre très tôt le matin ne soit dépassée, il va aller se griller le cerveau avec un bon vieux whisky. Avec un peu de chance, il va tout oublier et ce sera comme si rien ne c’était passé.
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MessageSujet: Re: Maestro. (16/09 à 04h45)   Ven 22 Sep - 0:57

La sentence du candidat tombe. Il estime qu'il est trop tard pour son cas. Il est le seul qui se connaît. Ça  sonne bien trop comme une fatalité pour que j'arrive à l'accepter. Je continue à penser qu'il s'obstine à rester dans le faux parce que c'est plus facile que d'essayer. Je ne cille pas lorsqu'Aryel tente de faire le malin en voulant s'essayer à l'art de la rhétorique. Son ton me crispe un peu, son ricanement me vexe presque. Je l'observe parce qu'il transfert ses névroses sur mon propre comportement. Il est le premier à repousser et pas l'inverse. D'ailleurs il prive ma main de la chaleur de la sienne, je crois que cela illustre bien la chose. Mes bras se contentent donc d'entourer mes genoux déjà plaqués contre ma poitrine. Mes sourcils se froissent un instant, marquant une rapide contrariété sur mon visage. « L'idée que je puisse, qu'une fille puisse, répondre positivement te paraît si absurde que cela ? » Je lui demande en soulevant un sourcil alors que mes prunelles se braquent avec insistance sur son visage que je détaille. Je tente de généraliser, d'agrandir le périmètre. « Parce que c'est cela que tu veux réellement ? » je lui demande presque inconsciemment insolente en le regardant : se poser, fonder une famille ? Il faut bien qu'il sache que son attitude comporte de nombreuses incohérences. Il est part en vrille. Complètement. J'assiste en tant que spectatrice au massacre. Aryel ne montre rien, mais veut tout. Je ne suis même pas certaine qu'il arrive clairement à identifier ses désirs. Les gens ne sont pas sensés connaître la teneur de ses réelles envies s'il ne les exprime pas correctement. Honnêtement je ne sais pas si j'arrive à le croire. J'ai envie. Mais... « Tu crois que tu serais capable de te contenter d'une seule femme pendant par exemple six mois pour commencer ? La voir tout les jours, rester fidèle et ne pas te lasser ? » Je réponds avec une certaine vivacité, mes prunelles se vrillant aux siennes pour l'obliger à soutenir mon regard et à m'offrir une réponse. J'ai envie de lui crier que c'est lui qui fuit, mais c'est injuste, il est déjà pas bien. « Tu as tellement envie de plaire à toutes les filles que tu en serais sûrement incapable » Je juge sur ce que je vois, sur ce qu'il m'offre. Aryel ne se rend même pas compte qu'il se la joue prédateur, c'est peut-être inconscient, je ne sais pas. Certains diraient que je suis presque provocatrice mais je m'en moque. Il ne peut pas continuer à vivre dans sa réalité alternée pour se chercher des excuses. Je ne suis pas qualifiée pour faire exploser la bulle. « Même ici tu es sur tous les fronts » Je dis parce que c'est vrai. Constance, Stella, Heidi … ? Franchement c'est bien trop long de tout citer. Tout le monde. Si Aryel se sent insecure, la fille qui sera avec lui aussi. Il n'y a aucun doute. Je pivote légèrement la tête dans sa direction quand il tente de me rassurer ? C'est bien cela ? « Je ne m'inquiète pas » Je réponds d'une voix blanche mais légère. La vérité est que je ne sais même pas encore ce que je fais là. Je ne prends même pas la peine de me chercher une raison, je ne veux pas savoir, je ne veux pas comprendre. J'ai juste envie de le gifler et à la place, je me contente de lui parler. Je sais de toute façon qu'il n'a pas besoin de moi pour vriller, se foutre en l'air, il s'en sort très bien pour cela. Il trouvera une autre activité qui le mettra minable, j'en ai conscience. Je me contente à la place de soulever légèrement mon bassin pour extraire mon paquet de cigarettes de la poche arrière de mon jean. Mes doigts fébriles lui redonnent un certain arrondi avant de l'allumer.

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MessageSujet: Re: Maestro. (16/09 à 04h45)   Ven 22 Sep - 17:41

Aryel, il sait bien qu’il ne peut pas être le genre de type avec lequel tu te décides de te poser et de fonder un foyer. Si certaines passent les aprioris que suscitent automatiquement sa profession en souhaitant vivre quelque chose de mieux, ça finit toujours par foirer à cause des diverses névroses qu’il se trimbale. Clairement, l’idée est absurde et elle le saurait si elle le connaissait un peu mieux. Il y a des choses qu’il ne peut pas dire. Ce n’est pas une histoire de secret à préserver, c’est juste que c’est trop compliqué de mettre des mots sur ce qui l’anime. Expliquer, ce serait trop long et fastidieux. Aryel, c’est juste un gamin qui finit par te sortir des répliques monosyllabiques quand tu commences à le faire chier. « Ouais. » il souffle d’un ton sans appel pour répondre à sa question. Il est presque prêt à réitérer la même réponse pour l’interrogation suivante, mais le fait est qu’il ne sait absolument pas si c’est ce qu’il désire au plus profond de lui. C’est tellement inconcevable, qu’il ne cherche même pas à réfléchir à la question. Aryel, il ne serait pas un bon mari. Il a trop de problèmes à régler pour parvenir à se détacher de son égoïsme latent afin de se donner pleinement à une autre personne. Quant aux enfants, c’est encore pire. Il n’a jamais eu de père et a grandi dans un univers bancal qui n’est pas étranger aux problèmes qu’il se coltine. Faute de modèle, il ne saurait pas comment faire. La question reste en suspens, pendant qu’il profite du silence pour tirer sur sa clope. Elham, elle doit sentir qu’à travers ce doute, il est tout simplement pas fiable en ce qui concerne les relations amoureuses. Il se sent un peu attaqué par ce qu’elle avance en reprenant la parole. Et pourtant, bordel, elle a déjà tout compris. Il n’arrive pas à rester avec quelqu’un plus de trois mois, parce que ça le fait flipper. Mais attention, lui il ne les quitte jamais le premier quand c’est sérieux. Il se fait virer, parce qu’on sent qu’il n’est jamais complètement franc, qu’il y a un truc en plus qu’il ne veut pas avouer et qu’il finira donc par décevoir d’une manière ou d’une autre. Aryel, il ne trompe pas. S’il va voir ailleurs, c’est uniquement dans le cas où les règles préétablies en amont de la relation étaient en adéquation avec une certaine liberté dans le couple. Il ne peut pas être l’homme d’une seule femme dans le milieu où il évolue. Lui, il appartient à tous et à toutes. C’est le deal quand tu commences à te monnayer et que tu te trouves en libre accès sur n’importe quel moteur de recherche. « Je vois que tu as une très haute estime de moi… » il murmure, ses yeux dans les siens, piqué par ce qu’elle présente déjà comme la réalité. Même si c’est vrai, il se sent vexé parce que ça sonne comme une tare dans la voix d’Elham. Il n’est pas un héros capable de cumuler les conquêtes. Non, il est juste un gros raté qui ne sait pas se fixer. « J’imagine que non. » C’est bon, ils le savent déjà tous les deux qu’il n’y arriverait pas. Aryel, c’est une sorte d’anecdote qui ne dure pas au milieu de la vie des femmes qu’il rencontre. En fait, c’est lui la vraie conquête. Celui que t’épingles, que tu racontes à tes copines autour d’une margarita en le désignant simplement comme l’acteur qui avait une queue du feu de dieu. Aryel, c’est juste une bite. Rien de plus. Il ne sait pas non plus comment prendre sa réflexion selon laquelle il se trouverait sur tous les fronts. « Qu’est-ce que tu veux, je suis comme ça. » il souffle d’une voix plate. Un prédateur. Un gros con. Ou peu importe la caractéristique qu’elle a en tête pour désigner le genre d’homme auquel il appartient. Il a toujours été charmeur, mais ce n’est pas totalement pour se glisser dans la petite culotte de ses conquêtes. Lui, il a juste besoin de les sentir séduites pour se rassurer. Il aime les femmes, plus que n’importe qui. Il adore jouer avec elles, les découvrir, les imaginer. Comprendre leurs fonctionnements et individualités parce que ça n’a jamais été qu’une question de séduction. De toute façon, tout ça n’a aucun sens. Elle ne comprend pas Elham qu’il veut juste crever dans l’année pour ne pas avoir à se préoccuper de son avenir ? Aryel, c’est un lâche. Il choisira toujours la solution de facilité, même quand il essaye de jouer les durs qui sait parfaitement ce qu’il fait et où il va. Il lui dit de ne pas s’inquiéter peut-être pour la rassurer ou faire cesser la conversation. Ce n’est jamais clair, jusqu’à ses réactions. « Super. » il marmonne, le front plissé, puisqu'ils sont au moins raccord sur ce point. Elle répond avec légèreté comme si elle en avait rien à foutre de sa gueule et lui, ça le blesse. C’est stupide, parce que c’est justement ce qu’il cherchait, qu’elle le lâche, mais parfois il aimerait bien qu’on fasse attention à sa personne. Qu’on persiste, même quand il brise tout. Aryel, il se lève sans la regarder. « Bonne nuit, Elham. » il souffle pour conclure ce petit interlude merdique qu’ils viennent de vivre, parce qu’il n’y a rien de plus à dire. C’est con, parce qu’à la base ça s’annonçait magnifique. Elle, lui, sur ce rocher au pied des falaises pour mater le lever du soleil. A la place, il s’en va en direction du château afin de regagner le bar et s’enfiler des verres jusqu’à en avoir mal au foie.
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Maestro. (16/09 à 04h45)

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