strangest thing (15/09, 14h10)

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MessageSujet: strangest thing (15/09, 14h10)   Lun 11 Sep - 20:22

STRANGEST THING.
W / @Bugi

Eyal n'aimait pas perdre son temps, mais quelque fois il était bien forcé d'admettre que ça ne faisait pas de mal de lever un peu le pied, et de profiter d'un moment d'accalmie, d'un soupçon de paresse dont il se privait scrupuleusement en général. Preuve en était que paresser, pour Eyal, ça n'était pas s'affaler sur l'un des canapés du salon en attendant qu'une mouche se dépose sur le bout de son nez ou qu'une Abbi toute frétillante déboule dans sa petite bulle pour y semer un peu de douceur. Lui, il se sentait plus paresseux qu'à n'importe quel autre moment alors qu'il avait le menton levé vers la tour qui se tenait juste devant lui, et alors qu'il ne saurait même plus tellement dire ce qui l'avait conduit ici au départ. Ce qu'il savait, c'était qu'il commençait mine de rien à se sentir un peu idiot, à rester planté là comme s'il espérait que les briques céderaient sous la fermeté de son regard ou que l'un de ses camarades surgirait du haut de la tour pour attenter à sa vie. Il ne se passait rien, et les minutes défilaient pour lui laisser la troublante impression qu'ici, effectivement, il commençait à perdre son temps. L'espagnol envisagea alors de revenir sur ses pas de tout à l'heure et de remonter en direction du château pour y traîner sans au moins avoir l'air d'un type qui attendait patiemment le déluge, mais l'idée de s'aventurer à l'intérieur de la tour fut sur le moment plus tentante pour le curieux qu'il était. S'il ne se passait rien au dehors, peut être aurait-il plus de chance une fois arrivé là-haut. Ou bien peut être ne trouverait-il au mieux qu'une porte close, signe que sa journée ne serait décidément pas révolutionnée par ce petit détour de ce coté du domaine. Il poussa donc la porte de la tour, commençant à en monter les marches mais fut bientôt stoppé dans son élan par l'arrivée, dans le sens de la descente, d'un de ses camarades. « Toi ? » Il souffla, un peu pris au dépourvu au moment où il reconnut Bugi, bientôt accompagné de Hawa et Harrison restés un peu plus haut sur les marches, qui il est vrai lui étaient étroitement rattachés en cette semaine qu'il imaginait avoir des allures de supplices pour chacun d'entre eux. « Enfin, vous. » Il rectifia alors, dans un sourire rieur, constatant qu'il ne connaissait jusqu'ici Bugi qu'au détour de conversations partagées lors de quelques repas ou pour ses affinités avec certains candidats, souvent au cœur des discussions ou des rubriques des chroniqueurs. Pourtant Bugi, c'était un membre de la team compétition, ainsi qu'une aura qu'il était difficile d'ignorer quand on la comparait à l'existence toute relative au sein du jeu de quelques moitiés de candidats qu'il parviendrait tout juste à nommer. Et puis Bugi, c'était aussi ce type qu'Abbi avait immunisé le soir du prime, et sans doute le plus chanceux d'entre eux tous en cette semaine de lourdes nominations. « J'espérais tomber sur une princesse, ça doit bien faire vingt minutes que j'attends en bas qu'elle me balance sa longue tresse mais rien, personne. » Et ça commençait à devenir un poil vexant, d'où le fait qu'il ait finalement décidé de monter pour en avoir le cœur net. « Tu crois qu'elle m'a vu arriver de loin et que je suis pas son type ? Si c'est ça, c'est qu'on peut même plus compter sur les valeurs sûres. » Parce que les princesses, qui plus est quand elles étaient enfermées en haut d'une tour, ça n'était pas censées être très regardantes. Et lui qui vendrait son âme pour un baiser. « Et toi, qu'est-ce que tu fais ici ? » L'espagnol demanda finalement, après s'être souvenu que lui et ses acolytes semblaient justement revenir du haut de la tour, là où si princesse il y avait, la gueuse ne l'avait définitivement pas attendu. Morte dans le game.

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MessageSujet: Re: strangest thing (15/09, 14h10)   Mar 12 Sep - 0:22

Qui de nous trois a eu l'idée d'aller frapper à la porte de la tour de Jenna ? Aucune idée. Plus les jours passent et plus j'ai la sensation que nos cerveaux, en plus de nos gestes, vont finir par ne faire plus qu'un – et je prie intérieurement pour que ça ne soit qu'une impression, parce que merci le bordel que ça ne manquerait pas de créer. En réalité, soit @Hawa soit @Harrison avaient eu l'idée de se pointer là, et j'avais tout bonnement rendu les armes et accepté de les suivre, un peu poussé par ma curiosité en plus de la simple obligation à rester collé à eux. J'en prends l'habitude et, plus j'arrive à accepter l'idée, plus je nous sais proches du prime salvateur où chacun pourra retourner à son quotidien, plus ou moins éloigné de celui des autres. Pourtant, j'ai aussi l'impression que l'idée d'un lien indéfectible – en théorie : rappelons qu'il suffirait que je change mon sens de marche pour les quitter mais que, encouragé par le jeu et mon caractère, justement, joueur, j'obéissais sagement à la mission qui nous avait été confié – n'était pas si mauvaise : je sens que les relations évoluent et, si je ne pourrais écrire la conclusion qu'une fois l'expérience terminée, j'ai l'impression qu'un mieux se créé autour de tout ça. Alors j'ai suivi la marche, profité de parler à Harrison et tenté de laisser à Hawa l'occasion de s'exprimer plus ou moins brièvement sur les sujets sur lesquels on conversait en chemin. Et nous voilà arrivés devant puis dans la tour de Jenna, face à une porte close qui nous laisse un instant dubitatifs. On échange tous les trois un regard, tente de l'ouvrir, sans grand résultat. Je propose qu'on attende un peu de voir si quelque chose se passerait ou non, qu'on tende une oreille attentive à ce qui pourrait bien se cacher derrière la porte, tout en haut de la tour. On nous avait promis une Jenna présente sur les lieux et, finalement, on se retrouve comme trois cons devant une porte qui ne semble pas prête à s'ouvrir devant nous. Je fronce le nez, froissé par l'effet frustrant qu'a sur moi cette absence de réponse, et soupire un peu en haussant les épaules. Au moins on aura tenté le coup, rien ne nous empêche de revenir un peu plus tard pour réessayer ; à part peut-être un pique sévère de flemme qui nous prendrait par surprise. D'un signe de tête, je propose à mes comparses de descendre les escaliers quand, pourtant, ils restent un instant en haut. J'arque un sourcil et secoue la tête. Tant pis, je descends, et serais techniquement toujours dans la même pièce qu'eux. Les mains enfoncées dans mes poches, je me replonge dans le fil de mes pensées qui a un peu tendance à dérailler en ce moment, perturbé par plus d'un détail sur ce qui a pu se passer dernièrement. Je laisse vagabonder un peu mon esprit, et me fais finalement tirer de ma réflexion par une voix, alors que je descends les escaliers. Je relève la tête, aperçoit le visage d'Eyal qui me regarde avec ce qui semble être un air surprit. Je remets mon dos droit, hoche la tête. « On dirait bien, je lance dans une expression mélangeant un petit sourire et un air légèrement sceptique face à sa façon de m'aborder. » Je le détaille de haut en bas. J'ai pas mal entendu parler d'Eyal, qui semble déchaîner les foules – en bien comme en moins bien apparemment – au niveau de la gent féminine de cette saison, et j'ai tendance à comprendre pourquoi en le regardant : typiquement le genre de physique qui fait son petit effet auprès d'elles. Il évoque la potentielle princesse des lieux et je prends un air des plus sérieux pour lui répondre. « Simplement parce que j'ai les cheveux courts, je ne pourrais pas être la princesse des lieux ? » Okay, soyons d'accord : c'est vrai qu'Hawa remplirait mieux le rôle, ne serait-ce que par les organes offerts par Dame Nature lors de sa conception. Mais elle me semble dans l'incapacité de répondre à Eyal, alors je continue, un demi-sourire au coin des lèvres. « Désolé, t'es pas mon genre. Un peu trop... masculin » je conclus après avoir fait mine de réfléchir un instant, avant de pouffer de rire et de secouer un peu la tête. Eyal n'a pas l'air du genre à s'insurger à cause de ce genre de blague, j'en profite un peu, avant de finalement hausser un peu les épaules, reprenant sincèrement mon sérieux. « La curiosité, et sans doute un peu l'ennui, nous ont amenés jusque-là. Et ça donne pas grand-chose. » Je soupire avec une pointe d'exagération, secouant la tête pour traduire toute ma déception, avant de relever les yeux vers lui et de lui adresser un petit sourire.

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Dernière édition par Bugi le Mer 13 Sep - 10:54, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: strangest thing (15/09, 14h10)   Mer 13 Sep - 3:34

On ne croirait pas à le voir comme ça, planté devant cette tour avec son air sceptique et impatient, mais au fond Eyal en connaissait un rayon en matière de contes de fées. Mais de contes de fées sans fin heureuse, sans jolie conclusion pour mettre du baume au cœur après tout un paquet de folles péripéties. La rencontre de ses parents, leur départ pour l'Espagne où ils espéraient faire fortune, s'élever socialement, et tout ce qui avait finalement suivi pour ne leur laisser que des dettes et des regrets, ça illustrait mieux que n'importe quoi d'autre sa vision plus que réaliste des contes de fées. Et sa propre histoire, sa propre expérience de la vie à trente ans passés, n'était pas un exemple beaucoup plus glorieux en la matière. Oh il est vrai qu'à une époque il avait tout pour lui : le talent d'un danseur à qui on prédisait de grandes choses, et beaucoup d'années devant lui pour transformer l'essai et prouver qu'il était arrivé jusqu'ici pour durer, pour compter. Seulement pour lui aussi l'histoire avait tourné au mauvais drame, quand le succès s'était envolé avec ses rêves de reconnaissance. Et où en était-il aujourd'hui ? Il dansait toujours, oui, mais devant une tripotée de bonnes-femmes qui le voyaient probablement comme un bout de viande avec deux yeux, qu'elles avaient vite fait d'oublier une fois le spectacle terminé et leur petite vie tranquille, bien sage, retrouvée. Alors s'il avait pu connaître les premières pages d'un conte de fée, et en savourer chaque joli succès, le sien n'avait pas tenu la route non plus et voilà qu'il en venait à se repasser le fil de l'histoire au beau milieu d'un jeu télévisé, où personne n'irait jamais penser que le type qui regardait cette tour avec tant d'attention était plus esquinté, plus ébréché que chacune de ces pierres. Mais assez ressassé tout ça. Ce qu'il était venu trouver ici, c'était un semblant de compagnie, et à choisir, celle d'une princesse pas trop regardante prête à lui faire une petite place à l'intérieur de sa tour. Sauf que ça ne courrait pas les rues, manifestement, tandis qu'il attendait en bas comme un idiot depuis déjà un petit moment. A croire que même ici, même dans ce pays plein de promesses, même dans ce jeu où tout paraissait possible, il ne pouvait pas espérer un heureux dénouement. C'était bien sa veine, et ça lui donnerait presque envie de repartir au pas de course en direction du château, pour aller noyer sa déception dans la cave à vins de William. Mais au lieu de ça, et c'était sans doute plus sûr, Eyal préféra en avoir le cœur net et s'aventurer à l'intérieur de cette tour qu'il n'avait jusqu'ici observée que de l'extérieur. Mais l'ascension qu'il entreprit fut rapidement freinée lorsqu'il tomba nez à nez avec Bugi, accompagné de ses deux acolytes de la semaine, qui quoi qu'il puisse en dire n'avait quand même pas tellement l'allure de la princesse qu'il avait imaginé surprendre en ces lieux. Mais sa remarque, inattendue, valut au brun d'esquisser un fin sourire. « Une princesse sous couverture, alors. Parce que t'as toujours eu l'air d'un candidat comme les autres, mais maintenant j'en viens à me dire que tu venais peut être juste vider le frigo pour t'organiser de bons gros festins ici... » Son regard le détailla un court instant, l'air de sérieusement envisager que Bugi puisse jouer double jeu depuis le départ, et feindre d'avoir sa place auprès de leur communauté pour n'en tirer que des avantages matériels. Le bougre. « Cela dit, sans robe j'ai du mal à te prendre au sérieux. C'est que j'attendais plus de ressemblance avec les princesses de chez Disney ou, au moins, avec Kate Middleton tu comprends. » … Qui était princesse ? Non ? Aucune importance, c'était surtout en guise de comparaison et parce qu'il ne pouvait pas utiliser un exemple bien de chez lui, les petites Leonor et Sofia d'Espagne ayant encore quelques années devant elles avant d'être possiblement à son goût. Bugi, en tout cas, ne manqua pas de toupet quand il lui annonça, sans prendre la moindre pincette, qu'il n'était pas son type. Donc non seulement la princesse de ses rêves avait du poil au menton, mais voilà qu'en plus elle jouait les difficiles. « Je crois que t'as aussi deux-trois poils en trop, et quelques attributs pas indispensables à mon bonheur. C'est dommage, on passe peut être à coté d'un truc. » Et il émit un rire silencieux, bien forcé d'admettre que ce Bugi avait un humour pas désagréable, le genre qui lui rappelait un peu celui de ses colocataires, qui comptaient parmi les rares personnes en ce bas monde à pouvoir transformer une journée passablement merdique en une journée relativement réussie. Ici, en l'occurrence, ce trait d'humour lui ferait presque oublier qu'il avait manifestement perdu son temps en s'aventurant dans le coin puisque, ô surprise, l'intérieur de la tour ne valait pas beaucoup mieux que la façade. « Donc y'a rien de très intéressant, là haut ? Et vous étiez sur le point de rentrer ou … ? » Il demanda, laissant sa phrase en suspend pour tendre le cou et croiser le regard d'Hawa et Harrison, toujours debout sur les marches supérieures. « Je veux dire, l'un de vous a une envie pressante à satisfaire ou on peut rester là un moment ? Qu'on soit pas venus pour rien. » Dans le langage si particulier d'Eyal, c'était une façon comme une autre de proposer d'engager plus longuement la conversation – aussi surprenant soit-ce peut être venant de lui – histoire de pouvoir retenir autre chose de ce début d'après-midi que cette quête échouée qui ne manquerait déjà pas de le tenir éveillé une bonne partie de la nuit.

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MessageSujet: Re: strangest thing (15/09, 14h10)   Mer 13 Sep - 12:26

J'ai retenu, en arrivant en haut de la tour pour constater une simple porte fermée quand on nous avait pourtant promis une princesse à venir libérer, un petit « je vous l'aurais bien dit » de sortir de ma bouche. Au lieu de ça, j'ai réussi à le ravaler et tenter, malgré le peu d'espoir qui s'offrait à nous quant à cette possibilité, de trouver un moyen de pousser la vieille porte et de pénétrer dans la dernière salle, le donjon, la prison de la demoiselle en détresse qu'on était censés venir sortir de sa pénitence. Aucun doute qu'à la question « qui la réveille ? », Harrison se serait très probablement proposé pour embrasser ses lèvres et obtenir toutes les félicitations quant à la situation. Hawa se serait probablement défilée en agitant sa main vers nous, l'air de dire que c'était nous, en tant qu'hommes, de nous en charger – et elle viendra ensuite clamer haut et fort (quand elle le pourra à nouveau) que l'égalité homme-femme est d'une importance capitale, et cætera. Je me serais bien proposé, selon l'apparence de ladite princesse. Non pas que je sois en mesure de faire la fine bouche, mes derniers mois en tant que célibataire me rappelant la tristesse de l'état de ma vie sexuelle plutôt, au contraire, asexuée en ce moment, mais simplement un peu regardant sur la marchandise ;  il ne manquerait plus qu'on me colle en plus de ça une pseudo future reine aux allures de gnome, entre la licorne et la marâtre que j'ai déjà à mes côtés, pour les deux derniers jours avant ma libération. L'espace d'un instant, j'hésite à proposer à mes comparses une petite mise en scène où l'on resterait enfermés dans la tour jusqu'au prime, attendant que le grand William Quincy-Clifford lui-même vienne nous libérer de notre sort. Puis je me ravise finalement, jugeant que ça n'en vaut sans doute pas la peine – quoique l'idée aurait très probablement séduit l'excentricité d'Harrison. Au lieu de ça, les mains enfoncées dans les poches, je commence à descendre les escaliers de pierre pour finalement tomber face à face avec Eyal-le-stripteaseur comme je l'ai si souvent entendu. Étonné de ne pas voir de princesse venir à sa rencontre, je fais mine de m'offusquer et de lui demander sous quelles conditions je ne pourrais pas remplir le rôle. Je ravale brièvement le rire que m'inspire sa réponse, secoue la tête. « J'ai pas été assez discret, surtout, et regardé ce que j'ai écopé comme punition. » D'un mouvement de pouce, je désigne par-dessus mon épaule les comparses qui se tiennent toujours au-dessus des marches. « Le Maître est dur, même avec la princesse des lieux, que veux-tu. » Je secoue la tête d'un air désespéré, accentuant la mise en scène d'un petit soupir à en faire pleurer dans les chaumières – hm. Le pire dans tout ça, ou plutôt le meilleur j'imagine, c'est que la cohabitation ne s'est pas montrée si éreintante que je l'aurais cru quand on nous l'a annoncé. Quand bien même on est loin du statut de bff-bromance-love-kiss, j'admets que les rapports avec Hawa se sont améliorés durant la semaine et que la résistance pratiquée pour ne pas balancer Harrison par-dessus la falaise ayant porté ses fruits, son caractère est finalement bien plus supportable sur la constance que je ne l'aurais cru au premier abord. Et c'est, avouons-le, plutôt cool comme résultat. « Tu fais un amalgame malheureux : je te rappelle que Mulan, par exemple, ne porte pas de robe pendant la majeure partie des films. Idem pour Jasmine. Mais elle a un sarouel donc je suis pas sûr que ça soit mieux. J'ai pas d'excuses pour Kate Middleton. » Je pouffe finalement de rire, levant les mains en signe d'abdication, à court d'exemples. Les Disney qui m'intéressent sont rarement ceux avec des princesses qui papillonnent et battent des cils en parfaitement synchronisation avec le chant des oiseaux. Exposition d'une vision réductrice et parfaitement machiste du monde des jolies princesses : check. J'annonce ensuite à Eyal qu'il n'est pas mon genre, et il ne manque pas de me renvoyer la balle, m'arrachant un nouveau rire. J'acquiesce. « Ce qui me dérange dans tes attributs ce serait plutôt là où tu voudrais les mettre, surtout. Mais effectivement, on a fait avorter dans l'œuf une belle histoire d'amour. De quoi briser le cœur de Jenna, si tant est qu'elle soit là. » Je désigne du doigt le haut des escaliers, reprend ma descente pour finalement poser le pied sur le sol du rez-de-chaussée. Eyal questionne sur ce qu'il y a là-haut et sur le potentiel intérêt que ça pourrait avoir, et je me contente dans un premier temps de secouer la tête. « Juste un peu de poussière pour l'instant. » Puis il lance en sous-entendu une invitation à continuer la discussion. Avec un petit sourire, je hoche la tête en haussant un peu les épaules, lance un regard en direction d'Hawa et Harrison, puis le regarde à nouveau. « Autant éviter la frustration si on a les moyens de le faire, après tout. » Je me laisse tomber sur les marches, me décale un peu pour lui laisser l'opportunité de s'asseoir à côté de moi, et tourne finalement la tête vers lui pour le détailler un instant, un sourire taquin dessiné sur le visage. « C'est tellement la dèche côté... sentimental, on va dire, que tu voulais venir voir si tu pouvais chopper miss couronne ? » Je pouffe de rire, supposant que la blague ne serait peut-être pas trop mal accueillie par Eyal, dont l'humour semble assez libéré pour ça. Mes coudes appuyés sur la marche derrière moi, j'étale un peu mes jambes et observe les alentours.

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MessageSujet: Re: strangest thing (15/09, 14h10)   Dim 17 Sep - 1:40

Qu'aucune princesse n'ait pointé le bout de son nez à la fenêtre de la tour pour lui balancer de quoi la rejoindre en haut de celle-ci, qu'on se le dise, c'était passablement décevant. Parce qu'un mec prêt à dépenser des fortunes pour aménager une île de cette superficie et à accueillir sous son toit plus d'une vingtaine d'inconnus qui ne tarderaient pas à faire flamber les factures d'eau et d'électricité, pouvait bien engager quelques extras pour s'assurer du bien être de tout ce petit monde. En l'occurrence, une princesse prête à offrir un peu d'affection entre deux siestes dans son petit cocon préservé, ça n'aurait quand même pas été un luxe. C'est qu'Eyal avait bien besoin qu'on lui témoigne autre chose que de l'agressivité ou de l'indifférence, ces jours-ci. Parce que les filles du château et leurs sautes d'humeur, ça allait bien quelques temps mais qu'il n'était pas venu ici pour s'entendre traiter de frustré ou de misogyne. D'abord parce qu'il ne l'était pas, et ensuite parce que lui n'avait jamais voulu manquer de respect à aucune d'entre elles. Bien au contraire, il chérissait de partager le quotidien de tous ces brins de filles pendant plusieurs semaines, et le fait d'avoir le compliment facile ou une tchatche un peu maladroite ne devrait pas lui valoir de se manger des coups de griffe à la première occasion... si ? Heureusement qu'il avait le pardon facile quand deux jolis yeux le fixaient. Mais il semblerait que si sa quête initiale était restée bien vaine, une princesse attendait bel et bien de faire sa rencontre dans cette tour. Seulement voilà, son mixte idéal entre la Reine Letizia et Leia Organa ne fut pas vraiment honoré par l'apparition pour le moins inattendue d'un Bugi qu'il n'attendait pas dans ce rôle-là. C'est qu'il n'aurait jamais pensé qu'il puisse être un agent double : simple candidat les trois quarts du temps et princesse isolée le reste de ses journées. Le manque de discrétion de son camarade, en tout cas, était apparemment à l'origine de sa cohabitation forcée de cette semaine. « Bon, le chevelu je dis pas, à ta place je l'aurais sûrement déjà balancé du haut de la tour en ayant fait passer ça pour un accident. » Eyal souffla dans un rire spontané et en lançant un regard navré à Harrison, contre qui il n'avait rien de personnel. « Mais la miss, faudrait être difficile pour pas en vouloir comme acolyte. Je sais pas comment ça se passe au niveau des douches, tout ça, mais tu serais con de pas essayer d'en profiter selon moi. » Il disait ça, il disait rien. Mais Hawa était pour le moins charmante, et à moins d'avoir des billes opaques à la place des yeux, il lui paraissait assez inenvisageable qu'un homme dans leur condition puisse se plaindre d'être étroitement lié à la candidate. Eyal, en tout cas, avait tout le mal du monde à prendre Bugi au sérieux dans cet accoutrement terriblement … eh bien, masculin. Parce que princesse ou pas, tout ce qu'il voyait face à lui c'était le type qui lui avait déjà tendu le sel au cours d'un repas ou passé une clope quand lui en manquait. Autant dire que la magie avait un peu de mal à prendre. Mais l'argumentaire de Bugi, ultra détaillé il est vrai, irait presque convaincre l'espagnol. Presque. « Oula, tu m'as perdu. Je te pensais pas autant calé sur le sujet. Au moins j'en conclus que ta nomination à ce poste ne résulte pas d'une promotion canapé, ou pas seulement en tout cas... » Petit sourire, regard en coin. Eh oh, ça restait quand même étrange cette histoire de double occupation, surtout si l'on commençait à réfléchir et qu'on partait du principe que William irait difficilement mettre à la porte quelqu'un qu'il avait engagé. Bugi immunisé à vie ? Allez savoir. « Mais je maintiens, si tu veux remonter dans l'estime de William, tu ferais bien de faire quelques efforts. Une barrette dans les cheveux ou un peu de vernis à ongles, franchement ça mange pas de pain et ça ferait tout de suite beaucoup plus crédible. Penses-y. » Il se permettait de glisser ce conseil pour lui, ne serait-ce qu'histoire qu'il n'ait pas à subir une deuxième fois le courroux du Maître, parce qu'allez savoir à qui il irait le lier cette fois. Eustache ? Martin ? Bon sang, ça lui filait des frissons rien que d'y penser. De quoi le mettre en condition pour ce qui suivit, alors que Bugi et lui constatèrent que l'attraction physique qui aurait du faire basculer cet instant n'était pas au rendez-vous. Eyal aimait mieux les princesses quand elles avaient une paire … d'escarpins, et Bugi se disait plus hermétique à l'idée qu'il fasse usage de ses attributs plutôt qu'à leur existence. Oh. « Bah voilà, je crois qu'on tient le nœud de notre problème : on serait incapables de consommer notre amour. Et on sait tous les deux que sans ça, à notre époque, on n'irait pas loin. » Parce qu'il était lucide, Eyal, il savait que même la plus belle des passions ne saurait survivre sans le plaisir charnel, que c'était aussi une façon d'aimer que de mêler son corps à celui de l'autre. Et là, force était de constater qu'arriverait un moment où la volonté ne suffirait plus à sauver ce qui était né d'un coup de foudre. Tellement dommage. Mais pas de quoi décourager Eyal et sa curiosité, qui n'oublia pas l'endroit où ils se trouvaient et voulut savoir s'il avait le moindre intérêt à monter en haut de la tour alors que ses trois camarades en revenaient, et visiblement pas transportés par leur exploration des lieux. Le rapide compte-rendu de Bugi suffit d'ailleurs à le lui confirmer, et il supposa qu'ils pouvaient du coup en profiter pour échanger un peu plus longtemps. Ainsi observa-t-il Bugi s’asseoir sur les marches avant de l'imiter pour prendre place à ses cotés. Là, la question bientôt formulée par le candidat lui valut de réprimer un rire. « Bah oui, faut dire que le tableau faisait rêver. Une fille seule dans sa tour, qui sans doute n'avait pas vu un homme depuis un bout de temps et n'attendait que d'être libérée de sa prison … Je sais pas, ça m'avait l'air bien parti comme histoire sur le papier. » Eyal souffla dans une fausse naïveté qui ne tromperait assurément pas Bugi, avant de hausser les épaules et d'ajouter. « Et puis on n'a pas tous ta chance. » Et là, il lui lança un petit regard censé laisser entendre que oui, il savait. Qu'il avait vu ce bref échange entre Bugi et le jeune Achille à la fin du prime et qu'à moins d'avoir développé la berlue, c'est bien à un rapide baiser qu'il lui semblait avoir assisté. Ce brave Bugi n'attendait donc pas de rendosser son costume de princesse pour faire des ravages. « Moi tout ce que j'ai failli recevoir lors du prime, c'est une gifle. Alors on peut pas me reprocher de rechercher par ici l'affection qu'on me donne pas ailleurs. » Et concluant ses élans dramatiques d'un soupire, Eyal songea qu'au fond le problème venait peut être de lui : les princesses n'attendaient après tout que des princes, non ?

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MessageSujet: Re: strangest thing (15/09, 14h10)   Dim 17 Sep - 13:19

Comment perdre du temps quand on peut profiter d'un château : venir chercher à ouvrir une porte close derrière laquelle est censé se trouvé un vrai trésor ou, tout du moins, quelques défis à réaliser si on arrive à y accéder. Pas de défis pour nous aujourd'hui, donc, et c'est dans un mélange de déception et de soulagement que je redescends les escaliers de la tour après avoir tenté de pénétrer dans la dernière salle à plusieurs reprises. De déception à l'idée de ne pas faire partie de ceux ayant réussi à se trouver au cœur des défis, de soulagement pour... exactement la même raison. Comprenez-moi : Jenna Gibson est celle qui a lié nos existences pour toute une semaine et si, effectivement, ça s'est montré plutôt convaincant – je ne vais pas mentir en gardant pour moi le fait qu'effectivement, mon hostilité envers Hawa a diminué –, j'ai un peu peur de ce qui se passerait si on venait quémander plus de défis encore auprès de la grande prêtresse. Eyal, en bas des escaliers, nous interpelle et lance la conversation. Hawa et Harrison dernière nous, je commence à lui raconter que l'unique princesse de ces lieux n'est autre que... moi. Petit sourire au coin des lèvres, je suis assez satisfait de ma blague, quand bien même elle ne prend pas une seule seconde. Au moins, j'ai réussi à le faire se marrer, et ça c'est plutôt cool. La remarque sur Hawa me fait un peu arquer un sourcil sans pour autant m'étonner. J'ai cru comprendre qu'Eyal était pas mal titillé par la question en ce moment. Une semaine d'enfermement suffit à lui faire perdre la tête ? Qu'il essaye mais cinq ou six mois d'abstinence après ma rupture. Ça ne manque pas de me faire ricaner à imaginer, et je secoue un peu la tête. « Pas franchement mon genre. Trop de contentieux. Je l'ai trouvée bonne en arrivant dans la chambre mais maintenant je vois surtout son caractère avant de voir son physique, et l'intérêt a pas mal diminué. » Je pouffe de rire. Je sais que je me ferais probablement tué si Hawa m'entendait parler d'elle comme ça : j'ai réussi à lui couper la parole mais son ouïe, elle, est toujours aussi développée. Tant pis ? Un peu d'amour vache, rien d'autre, comme dirait si philosophiquement parlant Claudio. Amour vache. Hm. J'hésite à rajouter que je la lui donne dès que la semaine est terminée, avant de me dire que ça n'était sans doute pas la peine de préciser et qu'Eyal ne manquerait probablement pas de se servir lui-même si l'occasion se présentait de le faire. Faisons confiance à son instinct et à son charme. Je vais donc éviter de foutre mon nez là-dedans, et me contenter d'observer avec un œil amusé l'évolution de la situation. Quand il commence à parler de promotion canapé, je me contente de lever innocemment les mains et de mimer avec l'une d'entre elles une bouche cousue, la posant ensuite sur mon cœur. « Désolé, je suis pas autorisé à parler des mentions de mon contrat avec un profane. Je te raconterais tout ça à la fin de l'aventure si tu veux, plutôt. » Faire planer un peu le mystère, c'est peut-être ça le secret pour faire long feu dans l'émission ? J'ai longuement écouté – d'une seule oreille mais tout de même – les analyses de Fiona sur la question, lui renvoyant à la figure que c'était sérieux de vouloir concourir pour le gouvernement tout en passant ses dimanches après-midi affalée dans le canapé à bouffer devant une rediffusion de Thrown Dice. La remarque sur mes ongles me fait hausser les sourcils et afficher un air un peu outré. « Déconne pas, j'ai déjà réglé la question des ongles, Delores m'a fait une manucure l'autre jour et ils sont nickel. » Je tends mes mains vers lui pour lui montrer comme le feraient les filles, fait mine de replacer une longue mèche derrière mon oreille et le regarde avec un petit rire. Et vient la question d'une histoire  d'amour avortée entre nous deux. Triste conclusion, et sacrément rapide aussi. J'espère pour lui qu'il n'arrive pas toujours aussi vite à la fin des choses. Je secoue la tête d'un air désolé. « Je suis célibataire depuis six mois, quitte à me mettre en couple à un moment je préfère pouvoir faire autre chose que de regarder l'autre dans les yeux. » Mon air désolé se transforme en un petit sourire amusé que je ne cherche pas particulièrement à retenir. Il avait pas tort sur ce point : je tiens trop à l'idée de pouvoir consommer ma relation future, si relation future il y a à un moment donné, pour m'engager dans une histoire totalement platonique, aussi charmant Eyal puisse-t-il être. Je me laisse tomber sur l'une des marches, rapidement rejoint par le candidat, et tente de m'installer un minimum confortablement dessus. « C'est vrai que ça rend bien sur papier, mais tu t'imagines que la princesse a tout le confort nécessaire là-haut ? Douche, savon, maquillage, brosse à dents et dentifrice ? Parce qu'une fille séquestrée depuis des années doit surtout être maigre et pas super-apprêtée. Une fois que tu mets un peu de logique dedans, le tableau fait nettement moins envie. » J'appuie mon regard dans sa direction et laisse entendre un rire franc suite à ça. La logique reprend le dessus, de quoi bien décevoir Abbi si elle m'entendait, j'en suis pratiquement sûr. J'arque un sourcil quand il évoque ma chance. Quoi, de me faire passer pour la princesse des lieux à ses beaux yeux ? C'est ça ma chance ? J'allais lui demander quand il reprend la parole et tout s'éclaire alors. Le prime. Ok. Je ris, plus gêné cette fois, et passe une main sur mon visage pour me masser distraitement la tempe avant de tourner la tête vers lui. « Donc toi aussi t'as vu, c'est ça ? » Je me redresse un peu, garde les yeux tournés vers lui en haussant brièvement les épaules, le temps de réfléchir à ma réponse. « Achille avait bu, donc il avait pas les idées totalement claires. Rien de plus. » Probablement rien de plus, non. Et c'est bien la question sur laquelle je réfléchis depuis le dernier prime, pour en revenir à chaque fois à la même conclusion : rien de plus que ça, pour lui.

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MessageSujet: Re: strangest thing (15/09, 14h10)   Lun 18 Sep - 20:20

Eyal n'avait rien contre Harrison, qui en plus de porter le déguisement de licorne comme personne, avait assurément quelques autres qualités que l'espagnol était assez curieux de découvrir. Seulement, à choisir d'être étroitement lié à un candidat durant toute une semaine, il aimerait autant que ce soit avec une candidate qu'il aurait au moins plaisir à regarder. C'était une question de bon sens : si sa semaine devait être entachée par un gage pas franchement accommodant, au moins aurait-il de quoi relativiser dans les moments où ça lui serait le plus pénible. Et si Hawa ici présente lui était encore relativement inconnue et n'était pas la candidate qu'il aurait de base choisie pour l'accompagner dans tous ses faits et gestes, Eyal devait bien reconnaître qu'elle avait plus d'un atouts pour concentrer toute l'attention d'un homme sur autre chose que le ciel ou la décoration tape-à-l’œil de William. Est-ce qu'elle était son style ? Difficile à dire, dans la mesure où il n'en avait pas vraiment. Il l'avait dit à Abbi, les femmes fortes, combattantes, avaient toujours eu sa préférence parce qu'il ne se sentait pas la patience de supporter une pleureuse qui passerait son temps à se plaindre de la météo, du réchauffement climatique, de la taille de ses seins, du comportement de sa belle mère... Mais physiquement, il n'avait jamais eu de standards particuliers, en dehors du fait – et il n'irait pas le nier – qu'il aimait comme n'importe quel autre homme la vue d'une jolie femme. Hawa, en l'occurrence, était une jolie femme. Comme toutes ses camarades, qui n'avaient assurément pas été choisies uniquement pour leur intuition et leurs qualités de cœur. Au même titre que lui, qui jouait plus que jamais de l'image qu'il renvoyait, devait sûrement une partie de sa sélection à son physique. C'était le monde de la télé qui était ainsi, et lui se contentait d'en apprendre les codes sur le tas. La réflexion de Bugi le tira alors de ses réflexions, en plus de lui faire émettre un rire. Il semblerait qu'Hawa ne soit pas ce qu'il y avait de plus facile à vivre ici, et l'idée de les imaginer se prendre le chou dans leur chambre était il est vrai assez amusante. « Pourtant les conflits, c'est ce qui entretient la passion. Tu sais ce qu'on dit, les hommes viennent de Mars et les femmes de Vénus, et ça doit pas être si problématique que ça sinon la race humaine se serait sûrement éteinte depuis un moment. » D'accord, il était loin d'être passé expert en psychologie féminine et n'avait eu lui-même que trop d'occasions de constater que deux tempéraments forts faisaient parfois quelques étincelles, mais il vivait aussi pour ça. Pour ce qui n'était pas facile, pas tout rose, sans être ni tragique ni irrémédiable pour autant. Auquel cas, et il le savait, sa sœur et lui n'auraient jamais vu le jour trente-et-un ans plus tôt. Et puis, mauvais caractère ou pas, Hawa avait définitivement un truc que n'avaient pas ses deux acolytes masculins. Eh non, pas même Bugi, qui pourtant assurait être la princesse de ces lieux et était même prêt pour le prouver à disserter des heures durant sur la représentation de la princesse dans les œuvres populaires. Une preuve avérée qu'il méritait la confiance de William, bien qu'il se la joue mystérieux et refuse d'entrer dans les détails. L’œil brillant de déception, Eyal dépassa son dépit pour lui souffler. « Après le jeu, tu veux dire ? » Et de l'interroger du regard, peut être un peu plus sérieux que son ton le laissait penser, alors qu'il se demandait si Bugi l'était lui aussi. « Tu comptes déjà revoir certains d'entre nous ? » Qui sait, il y en avait peut être déjà quelques uns pour faire des plans sur la commette, prévoir de se garder un petit cercle de proches connaissances à l'issue de l'aventure, au moment où tout le monde était censé repartir sagement chez lui. C'est en tout cas un Eyal stupéfait qui apprit que Bugi s'était déjà occupé de ses ongles et avait recouru aux talents de Delores, mettant à mal l'argumentaire de l'espagnol au sujet de son manque de féminité. « Attends voir, ça veut donc dire que Delores est dans la confidence ? Et moi qui croyais qu'on partageait un grand secret, franchement les bras m'en tombent. » Il soupira, l'air de s'être pris un poignard en plein cœur, avant de reprendre. « N'empêche, je serais curieux de savoir dans quel contexte ça s'est fait, cette histoire. C'est un truc que tu devrais me raconter un soir autour d'un verre, si tu veux mon avis. » Et cette fois de lui adresser un regard complice, un peu curieux, comme s'il risquait de s'imaginer la scène des centaines de fois en attendant que Bugi veuille bien lever le voile sur cette anecdote. Mais tout ça ne changeait rien à leur problème : aussi tolérants soient-ils chacun de leur coté, l'amour qu'ils auraient pu voir naître et grandir était bien impossible s'ils ne pouvaient pas un jour le consommer. Et sur ce point, son camarade semblait d'accord avec lui : c'était purement inenvisageable. Toutefois, c'est sa confidence qui attira d'abord l'attention de l'espagnol.  « Qui a voulu arrêter, elle ou toi ? » Il osa demander, dans un regard censé lui faire comprendre qu'il pouvait ignorer sa question, quand bien même elle était anodine. « En tout cas je te rejoins, si on avait quatre-vingt cinq ans on serait sûrement moins difficiles, mais à notre âge ce serait quand même triste d'occuper nos soirées avec des parties de scrabble. » Ainsi donc, il valait mieux que chacun suive sa route pour s'éviter une frustration éternelle que tous les mots doux du monde ne sauraient pas atténuer. On ne savait pas de quoi demain serait fait, et on avait vite fait de se faire renverser par un bus, alors autant profiter des plaisirs qu'offrait la vie – tant qu'elle les offrait. La mine d'Eyal se décomposa toutefois par la suite lorsque Bugi acheva de balayer ses rêves d'idylles en soulignant quelques points non négligeables, qui lui coupèrent la respiration. « Por Dios!, j'avais pas vu les choses sous cet angle. Maintenant que tu le dis, c'est sûr que ma princesse m'aurait accueilli avec des dents toute noires et une épilation douteuse. Et ça, seulement si l'odeur me m'avait pas fait tomber à la renverse avant. » Quelle tristesse, décidément. C'est ce qu'on appelait une histoire maudite. Contrairement à un autre genre d’idylle dont les timides débuts n'avaient pas échappé à l’œil affûté de l'espagnol, le soir du prime. Il faut dire qu'il savait reconnaître un baiser quand il en voyait un, et ça n'était pas l'air surpris de Bugi qui irait le faire douter de ce qu'il avait vu. Ainsi, quand il l'interrogea, Eyal acquiesça doucement. « Par hasard, oui. Je suis resté quelques instants dans le salon quand Dre m'a abandonné pour aller lui-même résoudre un problème de cœur, et c'est là que je vous ai vus. » Sans qu'il l'ait particulièrement cherché au départ, mais oui, il y avait bien eu un léger rapprochement et ça ne lui avait pas échappé. Pas plus que la gêne perceptible de Bugi à cet instant précis. « Rien de plus pour toi non plus ? » Il demanda suite à sa prochaine remarque, avant de faire craquer ses doigts et de lui lancer un regard songeur. « Tu sais, mon père a jamais vraiment été fin psychologue, mais il m'a toujours dit : « Quand quelqu'un t'offre quelque chose, ne gâche pas ton temps à te demander pourquoi, félicite-toi plutôt qu'il l'ait fait. » Alors c'est peut être que t'as tort de lui trouver des excuses. » Ou de mettre ce geste sur le compte de l'alcool sous prétexte qu'il avait été inattendu. Est-ce qu'au moins Achille avait l'âge de boire ? Ça ferait aussi une bonne question. « Et s'il en avait juste envie ? » Il supposa, en haussant les épaules, juste comme une éventualité probable. « Je veux dire, il a peut être perçu ton coté princesse, lui aussi. » Et cette fois ses lèvres dessinèrent un sourire plus amusé, comme pour encourager Bugi à cesser de se poser des questions. Qu'il profite, plutôt, c'était pas comme si une tuile lui était tombé dessus.

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MessageSujet: Re: strangest thing (15/09, 14h10)   Mar 19 Sep - 12:00

Le sujet dérive rapidement, comme j'ai pris l'habitude toute cette semaine, en direction d'Harrison et Hawa, mais particulièrement vers le pendant féminin de notre trio. Elle semble avoir tapé dans l'œil d'Eyal qui, sans grande subtilité, me fait comprendre ce qu'il aurait tenté avec elle s'il avait eu l'occasion de passer une semaine collé à ses côtés. J'arque un sourcil, un demi-sourire se peignant sur mes lèvres, à peine étonné du sous-entendu presque grossier quant aux douches, et roule finalement des yeux. Les hommes de Mars, les femmes de Vénus, tout ça tout ça. La théorie est connue et probablement un minimum avérée, quand on se rend compte de la complexité des rapports hommes/femmes – qui ne sont pourtant pas forcément plus simples que des rapports entre personnes du même sexe, par ailleurs. « Avoir mon service trois-pièces de menacés dès le premier soir a tendance à me faire rapidement débander, si tu veux tout savoir. » Je ris un peu, secoue légèrement la tête. « Je t'accorde le fait qu'elle soit pas mal, mais je sais pas de quoi elle serait capable pendant l'acte et ça reste assez flippant. Je tiens à ce que j'ai en bas, un minimum pour les préserver. » Question de logique : on m'a donné quelque chose dont je n'ai pas à rougir – laissez-moi me jeter des fleurs, pour une fois – alors j'ai envie d'en prendre soin et de lui éviter de se faire massacrer par une nana dont les menaces ont volé dès le premier soir, peut-être à cause de ma « tête de Bugi » comme elle disait. Et puis, qu'est-ce que ça voulait dire d'ailleurs ? Dans tous les cas, j'hésite un instant à proposer à Eyal d'échanger nos colocataires de chambres à la fin de la semaine, pour lui laisser l'occasion de tenter une approche avec Hawa, avant de me rappeler un point : je n'ai aucune idée de qui partage sa chambre. Et encore moins du caractère des différentes filles de la maison lorsqu'elles sont dans un lit, à côté d'un homme. Mh, le choix de partir à l'aveugle vers d'autres contrées n'est peut-être pas le plus judicieux, et je garde pour moi l'idée qui m'a parcouru l'esprit en secouant légèrement la tête. Je lui souffle ensuite que je ne serais en mesure de lui révéler les secrets de mon contrat de princesse, et sa réponse me surprend un peu. J'arque un sourcil en le regardant. Si j'ai déjà l'intention de revoir certaines personnes après le jeu ? Le sérieux de sa question créé la véritable surprise face à l'interrogation, et je hausse un peu les épaules, une moue sur le visage. « Bah quoi, on va pas tous se prendre une villa à Malibu pour vivre en parfaite harmonie et communauté jusqu'à la fin de nos jours ? Quelle déception, moi qui me voyais déjà prendre des couleurs... » Je mime la tristesse sur mon visage quand, en réalité, j'en ai aucune foutre idée à vrai dire. Comment, au bout de deux semaines, je pourrais faire une liste de candidats à qui je donnerai bien mon numéro pour qu'on puisse avoir l'occasion de se revoir ? On verra à mesure que l'aventure avancera et selon le temps que je passe dedans. Après tout, rien ne me dit que je ne sortirais pas la semaine prochaine. Je finis par dévoiler à Eyal la perfection de ma manucure et relève le menton. « Non, j'ai prétendu qu'elle m'en devait bien une pour la pizza que je lui ai offerte la semaine dernière, échange de bons procédés, tout ça. Un peu comme l'invitation, je te ferais croire que je t'offre un verre pour que tu me files quelque chose en retour, tout ça. Je sais être malin quand je veux. » J'accentue le trait en tapotant mon index à plusieurs reprises sur ma tempe, un regard entendu dirigé vers lui. Ça part loin cette connerie de princesse, mais ça reste assez marrant. Je devrais songer à faire partir les gens sur ce point pour protéger mon secret, peut-être ? Je ricane rapidement à l'idée et laisse la conversation continuer de couler en suivant son cours. L'aspect plus personnel de nos vies arrive sur le tapis, et face à sa question, je reste un instant à réfléchir. « C'est moi qui ai évoqué le sujet et elle a approuvé par rapport à la rupture. On avait plus grand-chose à faire ensemble, on va dire. » Je hausse les épaules, l'air de dire que de toute façon, on n'y peut pas grand-chose. « Et toi, sur ce plan-là, ça se passe comment avec ton boulot ? » Je ne sais pas si beaucoup de femmes accepteraient de se mettre en couple avec un homme dont la nudité n'est plus vraiment un secret aux yeux de bien des gens. Mais en même temps, je n'ai jamais été dans cette situation. Je lui lance le même regard que celui qu'il m'avait adressé pour lui indiquer que lui non plus n'était pas obligé de me répondre sur ce point s'il préférait le garder pour lui. Puis pouffe finalement de rire, passant une main dans mes cheveux en regardant un instant vers le sol. « Même à quatre-vingt-cinq ans, imagine par miracle on est encore sexuellement actifs ? Ce serait triste de ne pas profiter de cette forme physique intense et superbe. » Autant profiter de ce que nous donne la vie, après tout, peu importe l'âge qu'on a : si j'ai la chance de pouvoir encore m'envoyer en l'air à plus de quatre-vingts ans, j'espère franchement avoir l'occasion d'en profiter, peut-être même de voir ma photo affichée dans le Guiness Book. J'avoue ensuite la dure vérité à Eyal : si princesse séquestrée il y a, elle ne doit pas ressembler au rêve qu'il s'en fait. Maigre, voire décharnée, sale et sans doute à l'odeur si forte qu'on ne tiendrait pas là où nous sommes, elle ne risquerait pas d'être en état de poser sur ses lèvres un doux baiser de remerciement, pour mieux se faire tringler ensuite dans sa prison. Et j'ai l'impression que cet aveu lui brise... le cœur, ou autre chose ? « Désolé mate, mais fallait bien que je te le dise pour que t'arrêtes de te faire des illusions à son sujet. Essaye plutôt de te trouver une princesse parmi les candidates, ça vaudrait mieux côté hygiène. » À moins qu'il soit branché délire à la Walking Dead ? Dans ce cas, je ne juge pas, mais je préfère l'ignorer encore un peu. L'histoire avortée d'Eyal, la deuxième de la journée – quelle tristesse ! – fait dériver le sujet sur un point que j'aurais préféré ne pas avoir à aborder. Avec un léger soupir, je me laisse finalement glisser vers le point en lui demandant s'il fait partie de ceux qui ont aperçu le rapide baiser samedi soir, entre Achille et moi. Réponse positive. Mh. « Trahi aussi par Dre alors, en plus de la princesse qui semblait t'être promise ? » Je lui adresse un petit sourire, puis soupir légèrement. Achille avait bu. Et si j'ai toujours en tête la théorie d'Alessia comme quoi il s'agissait juste d'une prise de courage à travers le champagne, j'ai assez réfléchi à la question quand l'occasion s'en est présentée pendant la semaine pour me dire que l'alcool avait quand même dû avoir son mot à dire dans l'histoire. J'arque un sourcil. « Qu'est-ce que t'essayes de me faire dire ? » Mon regard posé sur lui, il dévie ensuite vers mes mains, jointes entre mes genoux, les avant-bras posés sur mes cuisses. Je laisse Eyal parler, lâchant un petit soupir entre deux phrases, et esquissant finalement un nouveau sourire face à sa dernière hypothèse. Je passe une main sur mon visage, le frottant légèrement avant de la laisser retomber mollement. « J'en sais rien ? Je suis pas dans sa tête et j'ai pas franchement eu l'occasion d'aborder ça avec lui cette semaine. » Ni foncièrement l'envie ? « Selon Alessia, c'était pas poussé par l'alcool. De mon côté, je pars du principe qu'il est suffisamment câlin et tactile de base pour que le fait de boire un peu puisse pousser un peu plus ce trait. Ça s'arrête là, j'imagine. » Nouveau haussement d'épaules. J'essaye de repousser un peu le sujet quand, pourtant, je me doute que si Eyal a vu le baiser, il a aussi vu ma réaction après. Je soupire un peu.

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MessageSujet: Re: strangest thing (15/09, 14h10)   Ven 22 Sep - 0:02

S'il est sûr qu'Eyal n'échangerait sa situation avec Bugi pour rien au monde, l'espagnol devait bien reconnaître qu'à sa place, il aurait tâché de prendre cette cohabitation forcée avec un brin de philosophie. Ou en tout cas, d'y voir un bon coté : oui c'était assurément pénible d'avoir deux de ses camarades sur le dos à longueur de journée, mais tout de même, il aurait pu tomber sur pire compagnie qu'Hawa. Eyal ne la connaissait pas encore réellement mais lui trouvait beaucoup de charme et c'était suffisant d'après lui pour que la situation ne soit pas aussi déplaisante qu'elle en avait l'air. Mais il semblerait que Bugi tienne rigueur à la jeune femme de son comportement, et que ça l'empêche de se concentrer sur ses atouts physiques. Dommage, d'autant plus qu'Eyal était d'avis qu'un peu de conflit, ça apportait du piquant. Mais à la réponse de Bugi, il comprit que c'était plus grave encore qu'il l’imaginait, et lâcha un rire franc. « Si vraiment le problème vient de là, je peux te suggérer deux ou trois accessoires assez pratiques pour l'attacher et éradiquer la menace de ses ongles. » Il souffla, hilare, à l'idée d'un Bugi forcé de mettre Hawa hors d'état de nuire avant de passer aux choses sérieuses. William devait bien avoir une paire de menottes dans ses tiroirs. « Plus sérieusement, je sais déjà à qui je n'arrangerai pas de rendez-vous avec Tess si elle me relance pour passer un moment avec elle. Parce que la Tess, y'a sûrement pas que ses ongles qu'elle te planterait là où je pense... » Oh non, et ni lui ni Bugi n'avait vraiment envie d'imaginer la chroniqueuse à l’œuvre, c'est certain. Et l'heure était de toute façon à la déception, tandis que Bugi refusait de lui confier les termes du contrat qui l'unissait au Maître, prétextant vouloir d'attendre la fin de l'aventure pour ça. Une confession qui amena Eyal à s'interroger, spontanément, quant à l'idée qu'il puisse peut être prévoir de garder contact avec certains candidats, une fois le jeu fini. Ce serait un peu précipité à ses yeux, mais il ne le jurerait pas pour autant. Bugi répondit toutefois sur le ton de la plaisanterie et Eyal n'eut aucun mal à rentrer dans son jeu. Une villa à Malibu ? Si seulement. « Je sais pas, moi on m'a dit qu'on vous larguait tous sur une île déserte pendant que moi je partais mener la grande vie avec la candidate de mon choix à l'autre bout du monde. On m'aurait donc menti ? » L'espagnol fit mine de s'étonner, et de chercher dans un coin de son esprit l'élément qui pouvait lui manquer dans cette troublante histoire. Un programme un peu trop beau pour être vrai, sans doute. Vraie, la manucure de Bugi l'était belle et bien cependant, et Eyal ne fut pas peu étonné d'apprendre qu'il la tenait de Delores, à qui il avait donc probablement confié le secret de sa double identité. Mais non, d'après le roux, il n'avait même pas eu à lâcher l'info, et c'est un regard faussement suspicieux qu'Eyal lui lança. « Et ça fait partie de ton stratagème de me mettre dans la confidence, ou tu comptes m'assommer à la fin de notre échange en priant pour que je me réveille amnésique ? » C'est que Bugi avait peut être tout prévu, et que ça l'arrangeait peut être bien qu'ils soient tous les deux assis sur ces marches. Un accident était si vite arrivé, et puis qui sait si Hawa et Harrison ne prévoyaient pas de lui servir de complices... Au sujet de leur amour impossible, ils tombèrent en tout cas d'accord, avant qu'Eyal n'ose une question plus personnelle en interrogeant Bugi sur sa dernière relation – et la rupture qui en avait découlé. Écoutant sa réponse avec attention, il mouva doucement la tête. « Je vois, c'est sûrement pas plus mal que ça se soit passé comme ça. Les cris, les larmes, ça a pas l'air d'être des trucs dont tu raffoles. » C'était une impression, peut être influencée par ce qu'il avait dit un peu plus tôt sur le caractère d'Hawa, et le fait que Bugi lui paraisse être une personne calme. La question qu'il se vit poser en retour laissa ensuite Eyal un peu pensif. Il n'avait jamais tellement effleuré le sujet du doigt depuis son arrivée, et c'était la première fois qu'il pousserait aussi loin le jeu des confessions. « Ça se passe pas, c'est simple. Ma plus longue relation remonte à avant ma reconversion. Et même si parfois je me dis qu'elle aurait pu comprendre, accepter sous certaines conditions peut être, la question ne s'est de toute façon pas posée. » Parce qu'entre eux ça s'était terminé deux ans plus tôt, avant qu'il ne songe à payer ses factures en remplissant des clubs de strip-tease. Et s'il pensait qu'elle aurait pu comprendre, c'est parce qu'elle avait été là quand les choses avaient commencé à être plus compliquées pour lui. Les auditions plus rares. Les succès plus fragiles. Avec elle, peut être qu'il n'aurait pas eu à faire tout ça. Comme quoi tout changeait. Comme le temps faisait des ravages, mais heureusement pas à tous les niveaux, alors que Bugi et lui comptaient bien profiter du plus grand plaisir qu'offrait la vie aussi longtemps qu'ils respireraient. Quatre-vingt-cinq ans ? Une simple passade. « T'as amplement raison, en plus ce matin Aryel m'a filé un tuyau pour rester d'attaque plusieurs heures. Je lui ai dit qu'aujourd'hui je mangeais pas de ce pain-là, mais à quatre-vingt cinq ans je me ferai pas prier. » A ce moment-là, toute astuce serait sûrement bonne pour tenir la forme le plus longtemps possible, puisqu'il n'aurait plus exactement les mêmes préoccupations. Mais ils avaient encore le temps de voir venir, lui comme Bugi, car pour l'heure son camarade avait brisé ses derniers espoirs de croiser la route d'une jolie princesse, sous le regard ému mais réaliste d'un Eyal qui devait bien admettre qu'un long isolement aurait sûrement eu raison de l'hygiène de la belle, et donc freiné son enthousiasme. Mais d'après Bugi, il lui restait une option : trouver une princesse parmi ses camarades. Eyal poussa un long soupire. « Plus facile à dire qu'à faire, j'ai comme tu sais une certaine réputation due à mon métier qui fait que les filles d'ici m'ont sûrement pour certaines déjà rangé dans une case. » Il savait que ça n'était pas le cas de toutes parce qu'il avait quelques (très) bons rapports avec certaines d'entre elles, mais il n'était pas idiot, il savait que pour d'autres le fait qu'il soit strip-teaseur n'aidait pas à ce qu'on le prenne au sérieux. Pourtant un métier, c'était un métier, et tant qu'à vouloir le cerner, autant s'intéresser à l'ancien. « La princesse m'aurait pas jugé, elle. Elle vivait recluse, sans compagnie ni affection, c'est sûr qu'elle m'aurait fait une place à ses cotés. Je sais pas pourquoi ça foire toujours. » Eyal reprit dans un élan de résignation, vrillant son regard à celui de Bugi comme pour y chercher un peu de soutien. Mais comment pourrait-il comprendre, lui, alors que ça n'était rien de moins qu'à un baiser qu'il avait eu droit l'autre soir ? Un baiser qui ne lui avait donc pas échappé, alors que Dre l'avait lui-même abandonné pour gérer ses petites affaires. « Je te jure, où sont passés les grands principes ? On se le demande. » Ce qui était sûr, en tout cas, c'est que Bugi semblait à cet instant relativement embarrassé par cette histoire de baiser. Un peu trop embarrassé pour tenter de prétendre que ça l'avait laissé indifférent. Ce qu'il essayait de lui faire dire ? « J'en sais rien, qu'est-ce que t'essaies de garder pour toi ? » Eyal souffla, malicieux, songeant que son camarade devait avoir de bonnes raisons de rester secret, mais supposant qu'il n'y aurait pas mort d'homme à ce qu'il admette qu'il n'y avait pas « rien » de son coté. Quant à sa théorie, elle lui fit arquer un sourcil. « Donc tu penses qu'il est tactile de base, et que sous le coup de l'alcool, il t'a embrassé toi parce que vous aviez un peu accroché au départ ? » Eyal prit quelques secondes pour réfléchir, sachant qu'en général il évitait de trop s'embarquer dans ce genre d'analyses, ce domaine n'étant pas sa spécialité. « Sauf que moi je crois pas que l'alcool puisse t'inciter à faire une chose à laquelle t'as jamais pensé. A titre d'exemple, si tu te tapes ta meilleure amie après avoir trop bu, c'est qu'au fond de toi t'en avais déjà eu envie à un moment ou à un autre. Je veux dire, l'alcool ça donne du courage, ça te change pas radicalement une personne. » Du moins c'était comme ça que lui voyait les choses, pensant qu'à moins de se mettre vraiment minable, il y avait peu de chances qu'on se retrouve à faire tout le contraire de ce qu'on ferait en temps normal. « Remarque, je dis ça, j'ai jamais été bourré de ma vie. » Il admit toutefois, pour justifier qu'il garde quelques réserves, avant de poursuivre. « Et franchement, si j'étais toi, je me poserais pas autant de questions. » Parce que véritable attraction ou non, il retournait tout ça dans sa tête mais semblait oublier qu'il était plutôt veinard, comparé à ce pauvre Eyal qui en plus d'avoir essuyé deux déceptions sentimentales dans la même après-midi, allait probablement rêver de princesses à mono-sourcil et aux dents noircies toute la nuit...

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AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: strangest thing (15/09, 14h10)   Ven 22 Sep - 12:56

J'éclate d'un rire franc face à la proposition d'Eyal pour empêcher Hawa de nuire à mes parties intimes si quelque chose devait se passer entre nous, sur un plan purement physique. Donc, monsieur a pensé à emporter ce genre de choses dans ses valises ? Vraiment ? On en apprend tous les jours sur les personnes qui partagent notre quotidien et cette nouvelle-là... est-ce que ça me surprend vraiment ? Peut-être un peu. Je secoue la tête. « Non merci, garde-les plutôt pour toi. On sait jamais, avec le nombre de partenaires potentielles que t'as dans le château, ça pourrait te servir à un moment. » Je lui lance un regard appuyé, l'air de dire : on se comprend. Puis nouvel éclat de rire. Sérieusement, Tess ? Ou plutôt : Tess et ses attributs, pas tous aussi féminins qu'elle aimerait bien nous faire croire. « Garde-la pour toi, j'ai cru comprendre qu'elle avait pas mal flashé sur toi. » Regard entendu. Tess, d'après ses divers messages sur les réseaux sociaux, a l'air d'avoir Eyal dans le collimateur de son... attribut un peu trop viril pour la condition de femme qu'elle prétend avoir. Et je suis à peu près sûr qu'elle saurait parfaitement s'en servir avec lui si l'occasion se présentait, en plus de lui offrir sa bouche grande ouverte et son regard papillonnant, les genoux posés au sol pour autre chose que des remerciements adressés à Dieu le Père. Je lève les yeux au ciel, et m'estime encore une fois heureux de ne pas encore avoir eu droit à des avances du genre de la part de la chroniqueuse. Mais j'imagine que je suis, de toute façon, loin d'être assez basané, grand et musclé que ne l'est mon comparse. Et probablement loin d'être capable de lui faire tourner la tête de la même façon, tous thèmes confondus. Beau et danseur. La vie est parfois d'une injustice sans nom. Je fais la moue quand il évoque une île et... un voyage en tête à tête avec la candidate de son choix. « Quelle déception, encore une fois. Mais si tu ne dois en choisir qu'une seule, et toutes les autres restent sur l'île avec nous autres, j'espère que tu prendras Hawa. Pour mes parties intimes, tu comprends. » Bien sûr qu'il comprend ! Lui aussi doit avoir une affection particulière pour les siennes, après tout, et peut sans mal imaginer la peur que j'ai à l'idée de savoir les miennes mutilées. Non pas quelles me soient d'une utilité immense ces derniers temps, mais quand même : j'ai l'espoir, peut-être un peu fou, de pouvoir m'en resservir à un moment donné. À défaut d'en avoir l'occasion pour l'instant, j'ai au moins le mérite d'avoir des ongles plaisants à regarder et ne manque pas de le faire remarquer à Eyal, agitant doucement mes doigts devant son visage, tel la princesse que je suis supposé être. Puis secoue la tête d'un air consterné. « Si je t'assommais, ça serait dans le but que tu ne te réveilles pas, réfléchis un peu. J'aurais juste à jeté donc corps de la falaise, et plus aucune preuve contre moi. » Quoi qu'encore faudrait-il que je puisse m'approcher du bord sans me prendre un coup de vertige dans la gueule, et c'est une autre histoire que je préfère garder pour moi pour l'instant. Et doucement la conversation glisse vers un sujet plus sérieux, et peut-être un peu plus sensible. Je hoche un peu la tête. « J'imagine que c'est mieux, oui. Parce que non, ce n'est pas mon plus gros délire. » Rapide haussement d'épaules, l'air de dire que de toute façon je n'y pouvais rien. Si je me suis remis de ma rupture assez facilement, malgré les souvenirs de mon ex que je retrouve encore parfois chez moi – un vêtement, un objet qui lui appartient et qu'elle vient récupérer, un sourire un peu triste au coin des lèvres et un baiser déposé au coin des miennes –, c'est vrai que j'ai plus de mal à gérer l'aspect solitude dans lequel je me suis immanquablement plongé. Mais encore une fois, je n'y peux rien. Je renvoie une question un peu similaire à Eyal, pour savoir comment se déroulent ses histoires à lui. « Et tu n'as pas essayé de retenter le coup avec elle ? Si ça se passait bien, après tout. Vous avez rompu pour quoi ? » Je le détaille du coin de l'œil, lui laissant l'opportunité de ne pas me répondre si le sujet est justement trop sensible ou trop personnel. On ne se connaît, après tout, pas vraiment. Mes lèvres se fendent d'un sourire en coin, un brin taquin, voire moqueur, et je relève le menton dans toute la fierté que je peux avoir quand il évoque l'astuce d'Aryel pour tenir des heures. « Parce que t'as besoin de ça pour y arriver ? Tu me déçois. » Je passe, sans me défaire de mon expression, une main dans mes cheveux en faisant mine de rejeter une de mèche invisible vers l'arrière. À bien y réfléchir, tenir pendant des heures... on doit finir par se faire chier. Mais j'aime assez l'idée de lancer cette rumeur sur les capacités de mon attribut dont la taille fait déjà apparemment parler d'elle sans que je ne sois réellement à l'origine du sujet. Merci Hawa pour ça, le mot est passé de sa bouche à celle d'Harrison, puis d'Heidi, du moins à ma connaissance ; aucune idée s'il est passé par d'autres en chemin. À croire que mon sexe est en passe de devenir le vingt-neuvième candidat de la saison, tant il fait parler de lui. Eyal m'avoue qu'apparemment, les candidats de cette saison ont tendance à être réfractaire à cause de son occupation. J'arque un sourcil, partiellement réellement surpris. « Ce serait sacrément con comme réaction, pardonne-moi l'expression. » Je lâche simplement. Sans vouloir offenser ces dames, admettez que l'idée de caser Eyal dans une idée simplement parce qu'il a la fâcheuse tendance de se déshabiller devant des yeux très certainement avides d'en voir plus n'est pas une preuve d'ouverture d'esprit – ou d'autre chose – envers cet homme. Clair qu'à côté de ça, notre princesse imaginaire – que je remplace, donc – n'aurait pas fait la fine bouche et aurait accepté avec une main sur le cœur le cadeau offert par la production, d'un descendant ibère, de son accent, son sourire et sa plastique avantageuse. Et finalement, Achille apparaît dans la conversation. Je ris un peu à sa question, secoue la tête. « Tellement de secrets en moi, tellement de choses à découvrir, que veux-tu, je ne saurais même pas par où commencer. » Un air faussement dramatique pour remplacer mon expression naturelle, c'est à mon tour de poser une main qui se veut douloureuse sur ma poitrine. Puis soupire un peu. « J'en sais rien, c'est pas impossible après tout. » J'écoute son argumentation sur la question, qui me rappelle vaguement la conversation que j'ai eu avec Alessia quelques jours plus tôt, et me retient de lâcher un nouveau soupir en l'entendant déballer ce qui pourrait effectivement être une vérité. « Tu devrais t'allier avec Alessia, à vous deux vous pourriez nous faire les courriers du cœur, quand bien même vos conseils et vos idées sont sensiblement les mêmes. » Je souris légèrement. Et par sensiblement, j'entends quasiment à 100%, dans le fond, malgré la façon de le dire qui diffère. « Et je me suis déjà tapé ma meilleure amie en étant bourré. » J'ajoute, à la fois pour tenter de changer un peu de sujet et d'alléger la conversation qui a tendance à m'embarrasser un peu. J'acquiesce quand il me dit qu'à ma place, il ne se poserait pas autant de questions, et tourne à nouveau la tête vers lui. « Et à ma place tu ferais quoi, donc ? » Petit sourire. Ça me rend curieux de savoir, quand bien même j'ai déjà ma petite idée de la réponse qui m'attend sur la question.

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“Arrivé devant une longue plaque de verglas sur le trottoir, il hésite un instant puis, au lieu de la contourner, s’élança dessus, les bras écartés afin d’assurer son équilibre. Comme un gosse. Parvenu au bout sans encombre, il sourit aux étoiles” (DENNIS LEHANE)
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