– hidden figures (14/09, 07h05)

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MessageSujet: – hidden figures (14/09, 07h05)   Mar 12 Sep - 17:02

@Eyal
Il est rare que je fasse preuve d’une curiosité mal placée, je ne suis pas non plus le genre intrusif. Ce n’est pas que je ne m’intéresse pas à autrui, je respecte simplement leur intimité ainsi que leurs secrets comme j’aimerais qu’on respecte les miens. Malgré l’aventure, nous ne sommes pas dans l’obligation de tout partager jusqu’à notre âme. Quoiqu’il en soit, je ne cherche donc pas à savoir à tout prix quelque chose, à l’extirper de force d’une personne. Au contraire, ma façon de procéder est plus subtile, plus douce, à mon image j’imagine. Je ne demande jamais rien frontalement, j’attends qu’on me donne volontiers et je prends ce que l’on me donne. J’ai été formé pour pratiquer cet art, celui de la recherche de renseignement stratégique militaire et, aussi étonnant que cela puisse sembler, on ne l’obtient jamais par la force brute. Ce serait une façon de procéder bien trop sotte et risquer de ne rien avoir au final. Il ne faut jamais écraser celui qui détient ce que l’on désire ou l’opprimer. A l’inverse, il faut chercher ce qu’il désir, il faut déceler ce dont ils ont peur, ce qui les motive, ce qui les anime ou les fait vibrer et l’utiliser habilement. Ils ne voient alors jamais le tableau d’ensemble, donc quand ils finissent par me donner ce que je veux, ils pensent naturellement que ce n’est rien, que ce n’est pas grave ou décisif. Néanmoins, quand je rassemble ensuite toute les pièces du puzzle, une à une, j’obtiens exactement ce que je recherchais dans un premier temps. En l’occurrence, c’est simplement parti d’une énième provocation d’Eyal. Il m’avait avoué être un lève-tôt sans vouloir me dire à quoi il occupait ses premières heures matinales, préférant, à la place, que je le découvre. Si ça n’était pas une invitation, je ne sais pas ce que c’est… certainement, une bonne excuse, la mienne, pour le suivre ce matin. Habituée aux levés à 5h, j’ai vaqué à de très simples occupations comme de la lecture notamment avant de me recoucher vers 6h50 de façon à faire mine de dormir. Je l’ai entendu s’éveiller, s’extirper des draps silencieusement, s’affairer puis finalement passer la porte. J’ai attendu quelques secondes avant d’en faire de même. J’ai passé, à la hâte, un pull trop large pour recouvrir la misère et je l’ai suivi à travers les couloirs sinueux du château, silencieusement, discrètement, telle une espionne, avant qu’il ne disparaisse derrière la porte d’une salle. La salle de sport, donc. Un sourire mutin franchit automatiquement la barrière de mes lèvres et je pousse la porte à mon tour après quelques minutes. « Je savais bien que tu n’étais pas né comme ça » je lance, taquine, dans l’unique but de le provoquer parce que je sais que cela ne marche que comme ça. Et, mes pieds nus, alignent plusieurs pas à l’intérieur tandis que mes iris balayent la salle d’un œil curieux.

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MessageSujet: Re: – hidden figures (14/09, 07h05)   Mar 12 Sep - 21:18

Ça surprenait toujours dans une certaine mesure, mais Eyal n'avait guère besoin de plus de quelques heures de sommeil par nuit, qui se comptaient généralement sur les doigts d'une seule main, et ce même alors qu'il mettait souvent sa résistance corporelle à rude épreuve durant la journée. C'était une mécanique qu'il avait hérité de sa jeunesse, de l'époque où pour devenir le danseur prometteur qu'il avait toujours rêvé d'être, il s'imposait déjà un rythme à peine tenable, rien que pour être un peu meilleur que les autres. C'était cette idée qui l'avait animé pendant tant d'années, et qui continuait de l'animer aujourd'hui. Et c'était la raison pour laquelle ses entraînements avaient toujours une place aussi grande dans son quotidien, alors même qu'on pourrait croire qu’aujourd’hui dépourvu de sa pudeur, sur une scène face à des admiratrices bien insensibles à ses prouesses chorégraphiques, il avait perdu la flamme, l'envie de ressusciter le vrai Eyal. C'était faux, parce qu'elle continuait de brûler tout au fond de lui, derrière ce trop plein d'assurance qu'il servait pour ne montrer de lui que ses atouts, jamais ses failles. Et pourtant dieu lui en était témoin, la danse ne quittait jamais son esprit, pas plus que l'envie d'y revenir, pleinement, sans plus jamais qu'il soit question d'autre chose. C'est pour ça qu'il ne lâchait rien, et que chaque jour il trouvait une heure, deux ou parfois plus à accorder à l'entretien de cette fameuse flamme, qu'il ne laisserait pas s'éteindre sans s'être battu. Pour ça que ce matin, il avait quitté le lit qu'il partageait avec Constance avec l'intention de revenir à l'essentiel, sans machine, sans barre d'haltères, sans rien d'autre que le seul instrument dont il avait besoin. C'était un jour pour danser. Ainsi le brun passa rapidement un t-shirt et son jogging le plus confortable, puis jeta un dernier regard en direction du lit et de la place occupée par Constance, qu'il prit soin de ne pas réveiller, peut être plus soucieux de lui paraître respectueux qu'il le laissait penser. Car si son indélicatesse et son naturel un brin trop exubérant avaient valu à leur cohabitation de démarrer sous d'étranges hospices, l'espagnol ne désirait pas creuser un fossé entre la brune et lui. Ce qu'il voulait, c'était plus compliqué, mais il trouvait son compte dans le fait de partager cette chambre avec elle – toute allusion équivoque mise de coté – et n'avait pas plus envie de la faire fuir hors de leur lit que de lui laisser penser qu'elle était prisonnière de cette situation sans pouvoir en attendre quoi que ce soit. La vérité, c'est que quelques soirées avaient suffi à ce qu'elle ait peut être déjà un aperçu plus riche, plus authentique aussi, de la personne qu'il était. Des brides de détails énoncés ici et là, des idées qu'il n'avait partagé avec personne d'autres, des preuves indirectes qu'il y avait peut être plus à voir et à cerner que ce joli package qu'il offrait – comme il le disait si bien – gratuitement. Et aujourd'hui, alors que le jour se levait sur le château mais laissait les souterrains plongés dans cette obscurité qu'il aimait retrouver de si bon matin, il semblerait que l'occasion leur soit aussi donnée de se découvrir encore différemment. Car à peine installé à l'intérieur de la salle de sport, placé au sol pour ses étirements habituels, Eyal eut bientôt la surprise d'intercepter l'arrivée de Constance sur les lieux. Face à sa silhouette, il crut un instant que son rythme effréné lui jouait finalement quelques tours et que la fatigue lui valait ce matin de confondre mirages et réalité. Mais non, sa voix s'éleva bientôt et dessina sur ses lèvres un sourire joueur – qu'elle commençait à connaître mieux que son propre prénom, à force. « Né comment ? » Il demanda, faussement incrédule, tentant peut être de lui faire dire ce qu'elle n'avait pas admis même en le voyant bien moins vêtu que ce matin, et alors même qu'il savait qu'elle usait ici de la même provocation que l'autre soir, en piquant son ego à travers une remarque habile, qui semblerait presque anodine. Toujours au sol, son genou gauche plié sur le coté de son corps et sa jambe droite étendue devant lui, il avança doucement son buste jusqu'à laisser ses doigts attraper la pointe de son pied. Relevant les yeux vers Constance, il reprit. « Je pensais pas que tu me prendrais au mot, l'autre soir. Ou qu'au moins tu te ferais désirer un peu plus. » Sourire malicieux et envie d'insister sur l'idée qu'elle soit là, malgré l'heure matinale, peut être portée par une curiosité irrésistible, ou un simple désir de lui prouver qu'il n'avait déjà plus le moindre secret pour elle … ou presque. « Tu es venu m'offrir un public... » qu'il demanda ensuite, les yeux légèrement plissés, ajoutant «  ou une partenaire ? » Et écourtant ses étirements pour se relever et lui faire pleinement face, le brun lui lança ce regard suggestif, plein de défi, censé laisser entendre que lui savait déjà vers quoi allait sa préférence.

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MessageSujet: Re: – hidden figures (14/09, 07h05)   Jeu 14 Sep - 17:50

Depuis le premier soir, surtout depuis cette provocation à peine voilée, j’ai essayé d’imaginer à quoi il occupait ces quelques heures matinales qu’il s’octroyait. J’ai tenté de ne pas briser le mythe en évitant jusqu’alors de le suivre. Si, dans un premier temps, je n’ai pas voulu me montrer intrusive, j’ai finalement cédé à ma curiosité mais je préfère penser qu’il s’agissait plutôt d’une invitation. Donc, je réponds simplement à son invitation. C’est plus confortable ainsi à justifier. Je finis donc par pénétrer dans la pièce, l’interpellant d’une réplique parmi tant d’autres. Sa surprise se lit quelques secondes sur ses traits avant qu’il n’affiche, presque automatiquement un masque familier orné d’un sourire que j’ai l’habitude de croiser. C’est à ce moment-là que je sais qu’il réintègre son rôle, celui qu’il a écrit pour lui-même, celui qu’il prend lorsqu’il s’agit de ne rien prendre au sérieux, lorsqu’il s’agit de jouer ou plutôt se jouer de moi. Qu’importe. J’aligne alors quelques pas gracieux et légers, le bout de mes doigts trainant, effleurant, ici et là sur les machines sur mon chemin, découvrant la salle pour la première fois. Je ne relève pas l’interrogation qui s’échappe d’entre ses lèvres car je ne sais quelle interprétation de son cru il lui donnera alors je me contente d’une esquisse mutine et d’un haussement d’épaules faussement las. Puis, il détourne son attention pour la reporter sur ce qui semble être un début d’échauffement. Je l’observe alors à mon tour. Serait-ce un danseur ? Comme quoi, j’ai encore beaucoup de chose à découvrir. Piquée dans ma curiosité, je décide intérieurement de rester afin d’en voir plus. Je m’adosse alors contre une machine de course, croisant les bras sur ma poitrine. « Que veux-tu, il se pourrait que je sois impatiente » j’échappe d’une innocence feinte sur le visage. L’impatience n’est pas véritablement ce qui me caractérise le mieux. Je suis plutôt du genre à penser que tout vient à point à qui sait attendre. Mais, en l’espèce, j’avais plutôt eu envie de me laisser porter par un élan de curiosité certainement mal placée et surtout saisir cette perche qu’il avait outrancièrement tendue sinon agitée exagérément sous mes yeux l’autre soir. Toutefois, Eyal ne semble pas mal le prendre ou le vivre alors j’imagine qu’il n’y a pas de problème. Ma présence doit finalement être simplement son but. « Mais si tu es déçu, je peux aussi repartir… » j’échappe d’une voix légère, amusée même, en pointant du doigt la porte derrière moi face à l’insatisfaction feinte qu’il semble exprimer face à ma présence. Ce n’est pas mon genre de me faire désirer. Dans ma vie de tous les jours, je n’ai pas vraiment le temps pour ça. Néanmoins, sa voix grave s’élève ensuite me lançant une nouvelle alternative. Public ou partenaire. J’adopte un air pensif, l’index tapotant distraitement mes lèvres ourlées, toujours appuyée sur ma machine et engoncée dans mon pull trop large, quelques secondes. Il s’impose ensuite à moi, me faisant face, je relève sensiblement le visage pour accrocher son regard brun. Un danseur donc. Je le jauge un instant du regard avant de m’échapper de mon dossier de fortune, alignant un pas vers lui. « Dansons alors » je tranche de ma voix flutée en lui offrant une main. J’aime danser, j’espère juste que ceci n’est pas une énième vaste blague mais j’ai clairement l’impression que non. « So cue music…» je souffle en désignant d’un léger mouvement de tête le poste non loin.

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MessageSujet: Re: – hidden figures (14/09, 07h05)   Jeu 14 Sep - 22:18

La danse était un partage. Et Eyal, lorsqu'il dansait, se muait subitement en un oiseau qui n'avait plus peur d'être approché, plus peur d'être compris, trop vite ou trop bien. C'était chaque fois comme un voile qui quittait le dessus de son crâne pour s'échouer au sol, et laisser entrevoir autre chose que le mur d'assurance qu'il aimait dresser face aux autres. Comme une lumière qu'il laissait l'éclairer, de toute sa force et de tout son éclat, et dans laquelle il se baignait sans pudeur parce que c'était ça, mieux que n'importe quoi d'autre, qui dessinait de lui le portrait le plus riche et le plus vrai. S'il dansait depuis son adolescence, qu''il avait grandi comme un danseur, aimé comme un danseur, gagné puis perdu comme un danseur, c'est bien que tout ce qu'il pouvait montrer de lui, en dehors de la danse, ne puiserait jamais dans quelque chose d'aussi profond, d'aussi personnel, d'aussi intime que ça. Et s'il avait toujours cherché la reconnaissance, la considération des autres, au moins n'avait-il jamais dansé autrement que par passion. Loin de l'audace qui le caractérisait en dehors, loin des certitudes dont il aimait se nourrir pour affronter un monde qui ne l'avait pas toujours pris au sérieux. Comme ici, alors que l'évocation de son premier talent, de sa seule passion, avait déjà vu naître plusieurs sourires, tantôt sceptiques, tantôt amusés. Abbi dans cette même salle, quelques jours plus tôt, qui en l'espace d'un seul aveu avait vu s'esquisser un Eyal bien différent de la première impression qu'il avait du lui faire, au point d'en être sûrement restée incrédule. Titiou et sa façon de tourner en dérision le cœur qu'il pouvait mettre à parler de cette flamme qu'il aimait entretenir, à défaut de pouvoir tout le temps danser autant qu'il le voulait, simplement en partageant un peu de son amour pour son art. Alors peut être qu'ici, sous les projecteurs télévisuels où les masques se confondaient avec le réel et où les archétypes dans son genre se condamnaient d'entrée de jeu à jouer la même partition sur la durée, Eyal ne pourrait pas compter sur plus de considération et d'acceptation que durant ses premiers pas de danseur, des années plus tôt. Et peut être était-ce aussi ce qu'il voulait, quand il reposait les deux pieds au sol et se replongeait pleinement dans le jeu : que ces moments précieux échappent à leur analyse. Après tout, il ne dansait jamais toujours que quelques heures par jour, et n'avait jamais eu besoin d'un public pour l'encourager. Et pourtant, ce matin, lorsque ses yeux trouvèrent la silhouette de Constance à l'entrée de la salle, c'est un sentiment indescriptible qui trouva naissance quelque part en lui. Le fait qu'elle soit venue, qu'elle l'ait pris au mot l'autre soir dans leur chambre, et plus encore qu'elle soit entrée à ce moment bien précis. Parce qu'il y avait eu tant de matins où Constance l'aurait simplement trouvé assis à un banc de musculation, ou au milieu d'une série de pompes comme il en enchaînait beaucoup. Mais que ce matin, c'est Eyal le danseur qu'elle avait surpris. Alors il s'étonna, presque autant du fait qu'elle n'ait écouté que son instinct pour le surprendre ici, que du fait qu'elle ne l'ait pas fait languir davantage. Par impatience, disait-elle. « Maintenant que tu as percé mon petit secret à jour, tu dois espérer que ça en aura valu la peine. » Les lèvres du brun soufflèrent, dans un fin sourire moins joueur qu'à l'accoutumée, sans savoir ce que lui inspirait ici ce tableau mais songeant qu'elle devait compter sur cette parenthèse pour percer un peu du mystère qu'il représentait. Parce qu'elle lui avait déjà donné l'impression d'une jeune femme qui aimait en avoir le cœur net, savoir et comprendre. Sa prochaine remarque lui valut d'esquisser un sourire plus net, tandis qu'il confessa. « Même si je le voulais, je ne pourrais pas te laisser repartir d'ici en sachant ce que tu sais ... » Regard profond, faussement inquiétant, comme si ce qui se passait dans la salle de sport devait scrupuleusement rester dans la salle de sport. « Et comme je ne le veux pas. » Eyal reprit plus doucement, volontairement évasif, avant d'approcher de quelques pas pour la soumettre à un dilemme de choix, et loin d'être anodin. Parce qu'il ne lui interdirait pas de l'observer pendant qu'il danserait, mais qu'il préférerait nettement la voir participer, mettre un pied dans ce monde qu'il lui laissait consciemment entrevoir, alors même que personne d'autre en ces lieux n'avait eu jusqu'ici cet honneur. Ne perdant rien de la réflexion de la brune, de son air d'envisager l'une et l'autre de ces alternatives, le brun se surprit à rester suspendu à ses lèvres entrouvertes et à ses yeux pensifs, jusqu'à ce que soit soufflé l'ultime choix. Partenaire, donc. Eyal sentit une pointe d'exaltation le piquer, à lui qui lui reconnaissait là une audace bienvenue, accueillie de sa part par un sourire plus expressif, différent de ceux qu'elle lui connaissait jusque là. Comme s'il lui était reconnaissant d'oser, de ne pas choisir ce qui aurait fait office de choix évident, et peut être de laisser derrière eux leurs débuts si particuliers pour croire à ce qu'il lui proposait, à l'authenticité de sa proposition. Saisissant d'une main celle de la brune, puis d'une autre la télécommande du poste préalablement réglé, Eyal le mit en marche et profita, toujours silencieux, des premières notes qui vinrent résonner tout autour d'eux. La musique choisie était délicate, mais habitée, et – ironie du sort – se prêtait fort bien à l’exercice de la danse en duo. Faisant alors glisser la télécommande sur le sol de la salle, Eyal attira Constance plus au centre de celle-ci, sa main toujours dans la sienne, son regard plongé dans le sien, et lui souffla enfin. « Aujourd'hui on se fait confiance, on ne s'intimide pas et on va dans un même sens. » Ses yeux interrogèrent à cet instant les siens, comme pour s'assurer qu'elle était prête à s'en remettre à lui, qui plutôt deux fois qu'une devrait ce matin mener la danse. C'était aussi une promesse, celle de lui épargner son numéro de l'autre soir, ses allusions et sa quête de sollicitude. D'être dans la juste mesure, sans trop en faire cette fois. Et son regard était véritablement prêt à lui en faire le serment, tandis que son bras libre vint lentement s'enrouler autour de sa taille, comme premier aperçu de ce qui l'attendait ou par crainte qu'elle ne change déjà d'avis.

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MessageSujet: Re: – hidden figures (14/09, 07h05)   Lun 18 Sep - 22:03

La danse est incontestablement le langage dissimulé de l’âme et du corps. C’est un des moyens, par excellence, pour transmettre et exprimer ce qui ne peut l’être à haute voix. C’est un moyen de contourner ses faiblesses et ses défauts pour se montrer sous un jour nouveau, plus rayonnant, certainement plus sublimé aussi ou simplement de montrer son véritable soi. La première fois que j’ai pénétré dans une salle de danse, j’avais trois ans. Depuis, je n’ai jamais oublié les multiples sensations que j’ai pu éprouver ou ressentir en foulant un parquet ciré, en confrontant mon reflet dans un miroir, en me soutenant à une barre de danse, ou encore en chaussant des pointes pour la première fois. Mes parents avaient l’ambition que je n’avais pas à l’époque. Ils nourrissaient, dès mon plus jeune âge, le désir d’un avenir brillant, d’une carrière brillante pour moi au sein de ce monde. C’était tout à la fois prestigieux et respectable, c’était quelque chose dont on pouvait se vanter modestement lors des rendez-vous mondains. J’ai alors longtemps suivi des cours de danse classique et de modern-jazz. Je crois, qu’au fond de moi, j’avais envie de leur faire plaisir mais cela n’enlevait en rien le plaisir personnel que j’en retirais. Je ne dirais pas que j’étais douée mais j’avais une certaine facilité à mémoriser ainsi que reproduire et je ne lésinais jamais à travailler dur jusqu’à l’épuisement. C’est la discipline que vous inculque votre professeur de danse afin de faire ressortir le meilleur de vous-même, vous apprendre à repousser vos propres limites, vous apprendre à vous faire mal. Autrement dit, à dépasser le stade de la douleur, à escalader son échelle et la repousser un peu plus loin à chaque fois car, selon elle, c’est là que l’on progresse, que l’on s’améliore. Le rêve était commun : intégrer la troupe du prestigieux Opéra national de Paris, devenir une étoile à l’image de Marie-Agnès Gillot, d’Alice Renavand ou encore, très récemment, Hugo Marchand. C’était un rêve d’enfant cultivé par des géniteurs passionnés, des professeurs engagés. Ce qui est drôle avec la passion d’autrui est qu’elle se transmet volontairement ou non, elle vous assaille et s’immisce en vous comme si elle était et a toujours été votre. Toutefois, j’adorais la danse, c’était un fait mais ce n’était pas mon but. Je l’ai réalisé bien plus tard, adolescente, au moment où tout compte, absolument tout. De vos compétences à votre apparence en passant par votre morphologie. C’est la première fois que j’ai ressenti une telle injustice, je pensais qu’il s’agissait de méritocratie mais la politique était tout autre. Il fallait des standards en plus d’un grand talent, une armée de copies toutes similaires, pour accéder au niveau supérieur, pour entrer dans les salles les plus prisées, être entrainé par les professeurs les plus renommés. En l’occurrence, ma taille a été un problème majeur que je n’ai pu ni voulu contourner. Ce fut, certainement, ma première grande décision et opposition à mes parents. Il était hors de question de me battre contre le vent pour quelque chose qui n’était pas de mon fait. De cette taille moyenne, j’en ai tiré de sacrés avantages pourtant. Contrairement à beaucoup, j’ai rapidement trouvé mon axe, mon centre de gravité. J’étais excellente dans l’apprentissage des pirouettes. Néanmoins, les autres avaient cette qualité naturelle et innée contre laquelle je ne pouvais rien faire : leurs longues jambes interminables si bien qu’il me fallait constamment redoubler d’effort pour paraître aussi élancée lors d’un exercice de battements que ce soit à la barre debout ou au sol au par exemple. La souplesse était alors indispensable pour tenter de combler ces lacunes et éviter de paraître ridicule. C’est un monde très compétitif aux rivalités exacerbées. Puis, il arrive un jour où vous vous lassez de tout cela, où vous avez envie de voir autre chose, de changer d’horizon. C’est ce qu’il s’est passé. Je n’ai jamais regretté, la danse, sous toute ses formes, est restée un plaisir. Comme aujourd’hui lorsqu’Eyal m’invite à entamer une chorégraphie improvisée sur les premières notes d’une musique qui ne va pas tarder à résonner entre les murs de cette salle. « Effectivement, j’attends d’être éblouie à présent » je plaisante en esquissant un sourire face à la pression que je lui mets. Puis, des traits faussement inquiétant se dessinent alors qu’il dit ne pouvoir me laisser repartir. Je m’apprête à rétorquer puis, finalement, me ravise et le laisse approcher. Il me semble apercevoir un sourire bien plus naturel qu’à l’accoutumée en lui annonçant que je serais sa partenaire pour la matinée. Une main dans la sienne et les premières notes de la musique choisie jaillissent du poste. Une musique familière, douce, profonde, élégante et expressive. C’est le genre de musique qui vous habite et vous transporte le temps d’une chorégraphie, le temps d’une escapade hors du temps. C’est ensuite qu’il donne les directives, son ton est différent, son regard empreint d’un naturel et sérieux que je ne lui reconnais pas. C’est plaisant. Et j’hoche la tête, acceptant d’être guidée, de suivre son pas, son rythme et ses mouvements sans détours, sans remettre en question.  J’accepte d’entrer en osmose avec lui, de me mouvoir dans son ombre et son sillage. Son bras entoure désormais ma taille, je ne me défile pas, ma paume s’en va même, au contraire, se poser sur son épaule. « Quand tu veux » je souffle à mon tour en relevant les prunelles vers les siennes alors que la musique embaume déjà la pièce.

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MessageSujet: Re: – hidden figures (14/09, 07h05)   Mar 19 Sep - 21:12

Eyal n'avait jamais tellement cru aux signes. Aux présages. A ces petits riens qui nous faisaient un jour nous demander si le hasard avait vraiment sa place dans notre monde, ou si tout était le produit de nos choix passés, et un pas de plus vers la destinée qui nous tendait les bras. Ou bien y avait-il cru dans une mesure relative, à l'époque où le jeune danseur qu'il était enchaînait les castings ratés et avait fait ce pacte implicite avec son père : celui de reprendre le chemin des études et de passer son diplôme s'il devait encore échouer au profit de dizaines de danseurs mieux nés et mieux formés que lui, et sacrifier ses jeunes années pour une passion qui ne lui rendait pas tout le temps et toute l'énergie qu'il lui offrait. De ce jour-là, de ce casting bien particulier, il s'en rappelait comme si c'était hier. De son nom qu'on avait appelé, des visages qui l'avaient scruté dans ses moindres mouvements, dans ses moindres imperfections, tout le temps où il s'était mis à nu comme l'enfant qu'il était encore. Mais ce dont il se souvenait le mieux, c'était de ce « non » à peine formulé, mais aussi destructeur que tous les autres, qui avait lancé un ouragan à pleine vitesse à l'intérieur de son cœur et ravagé tout ce qu'il pouvait atteindre, jusqu'à son dernier souffle d'espoir. Il revoyait son père, consoler cet énième revers et finalement lui laisser quelques heures, quelques jours, pour digérer la nouvelle et choisir quoi faire sa vie... Jusqu'à ce coup de téléphone, de ce chorégraphe prêt non pas à lancer sa carrière, ni à le prendre en pitié, mais à lui apprendre tout ce qu'il savait, à la seule condition qu'il n'ait jamais à le regretter. Un signe, il s'était ce soir-là persuadé que c'en était un, parce que le tout jeune Eyal avait vu son monde s'écrouler puis se rebâtir pierre après pierre en l'espace d'une poignée d'heures. Et parce que tout à coup, il y avait eu quelqu'un, quelque part, pour croire en lui comme personne ne l'avait jamais vraiment fait en dehors de sa sœur, soutien de la première heure pour lui. Et la suite, les quelques belles années qui avaient suivi, l'avaient certainement conforté dans son sentiment que ce jour-là, le destin s'était peut être bien rangé de son coté en fin de compte. Mais difficile de préserver cette lueur optimisme à présent que la roue avait de nouveau tourné pour lui, et que sa bonne étoile l'avait largué face à un cul-de-sac, pour aller en aider d'autres dans son genre. Et pourtant, quelque part en lui, une impression familière l'avait envahi à l'instant où Constance avait passé la porte de la salle de sport et atterri sous ses yeux. Parce que le moment n'était pas anodin, et parce que la brune était certainement celle qui avait le plus à gagner à le surprendre ici, ce matin, à l'aube de répétitions qui n'avaient rien à voir avec une simple séance de sport. Non, ici, c'était ni plus ni moins d'une raison de vivre dont on parlait. De ce qui l'avait gardé vivant toutes ces années et que personne n'irait sûrement jamais prendre assez au sérieux, pour pouvoir comprendre. A cet instant il était question de lui, mais il était aussi question d'elle, qui depuis le premier soir devait espérer que le Eyal plein d'assurance et à la subtilité relative qu'elle avait aperçu n'était pas tout ce qu'il avait à offrir, et la seule facette d'un être qu'elle espérait sans doute plus complexe que ça. Serait-elle déçue ? La question resta en suspend mais il fut tenté de penser que non, si ce qu'elle espérait voir était un Eyal transformé par son art. Elle disait attendre d'être éblouie, et ça tombait bien, une petite partie de lui espérait certainement l'impressionner, lui prouver que le type avec qui elle partageait ses nuits avait d'autres talents que celui de flirter avec le politiquement incorrect. C'est alors qu'il s'approcha, après lui avoir avoué qu'il n'avait pas envie de la laisser repartir, saisissant sa main avant de lancer la musique qui les porterait le temps d'une danse. Une musique qui peut être suffisait déjà à lui donner un premier aperçu de l'ambivalence qu'il représentait. Eyal, qui en apparences n'était pas la subtilité incarnée, avait peut être bien une part de sensibilité bien cachée, développée par plus d'une décennie de danse, art empathique par excellence. Non, il dansait rarement sur du hard rock, préférant suivre un air qui lui laissait tout le temps de la précision, du lâcher prise, de l'improvisation parfois. Il ne dansait pas pour le spectacle, il dansait pour le ressenti. Et Constance aurait tout le loisir de le constater, de le sentir peut être, maintenant qu'ils étaient liés par un ambitieux projet : celui de danser ensemble, sans préparation, juste en se faisant confiance. C'était là le plus important pour lui quand il ne dansait pas seul et qu'une partenaire venait trouver le creux de ses bras. C'était un partage, une façon de communier, et ici peut être de se découvrir différemment. Passant alors un bras autour de sa taille, il sourit à son hochement de tête, puis à sa remarque. Elle était prête, lui aussi. Alors, saisissant quelques notes au vol, il s'y référa pour compter les premiers temps puis déposa une main sur son épaule et lui souffla. « Tourne-toi d'un quart. » Et l'observa faire, attentif. Sa hanche à elle à présent face à son torse à lui, il posa ses mains de part et d'autres de sa taille pour l'attirer dans un tour complet qui les amena à se retrouver dans leur position de départ. Là, ses mains se saisirent des poignets de Constance pour les déposer du sommet de son crâne au haut de son buste, puis plus bas, jusqu'à les immobiliser au niveau de son ventre et marquer un temps d'arrêt. (0:15 à 0:25) « Maintenant, calques tes mouvements sur les miens. » Sa main gauche saisit cette fois la main droite de la brune tandis qu'il initia un jeu de miroir en se cambrant de coté, son buste allongé sur sa gauche et son bras droit étiré vers le plafond, en tenant la position l'espace de plusieurs secondes. (0:47 à 0:50) « Je vais te faire tourner sur toi-même. » L'espagnol annonça ensuite, dans un souffle, avant de lui donner un léger élan, dans un geste précis, puis de la réceptionner après deux tours en plaquant de nouveau sa main contre son dos. Là, débuta un jeu de bassin qu'elle fut libre d’imiter, ou non. Puis une série de tours, à nouveau, plus serrés et qu'il initia cette fois dans une impulsion instinctive, suivie par une Constance appliquée. (0:51 à 1:00) Et ça lui plaisait, qu'elle se laisse aller, porter, guider, parce qu'il tenait à lui apparaître comme un danseur habité, passionné, plutôt que comme un chorégraphe directif. Et plus encore maintenant qu'Eyal croyait avoir noté un détail qu'il ne pouvait négliger ni feindre de n'avoir pas perçu. « Tu as déjà dansé, je me trompe ? » Il demanda tout bas, son regard sondant le sien comme pour tenter d'y lire le début d'une réponse, les traces d'une ancienne passion peut être. Il savait reconnaître une technique travaillée, une grâce qu'une parfaite débutante aurait mis du temps à cultiver. Ici Constance ne jouait pas seulement le jeu, elle semblait y prendre goût, s'y révéler. Se pourrait-il qu'ils aient plus en commun qu'ils le pensaient ? Qu'elle l'ait su, et pas lui ? « A ton tour. » Eyal souffla cette fois, en se rapprochant, et plus comme une proposition que comme une nouvelle consigne. Pourtant son regard brilla d'une lueur curieuse, impatiente à l'idée qu'elle puisse vouloir prendre les choses en main et lui voler les rênes l'espace de quelques instants. « Improvise, et je te suivrai. » Comme un soutien, un porteur, ou simplement un partenaire attentif qui n'en perdrait pas une miette et lui donnerait son avis si elle le lui demandait. Eyal était plus partageur, moins exclusif quand il était question de danse, et il savait parfois se mettre sur le coté pour laisser briller une autre que lui. Sa main retrouvant le dos de Constance, la tête légèrement penchée en avant pour ne pas briser la proximité de leurs deux visages, elle aussi essentielle au message que leurs corps faisaient passer, il en profita pour détailler ses traits, et lui sourire, plus chaleureusement.

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    that you really tried.
    forever trading places with the same old me, im racking up the cases of who i failed to be.
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– hidden figures (14/09, 07h05)

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