What I saw in the water. (jeudi s2, 12H10)

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MessageSujet: What I saw in the water. (jeudi s2, 12H10)   Mar 12 Sep - 18:55

@Delores

Mon appareil photo passé en bandoulière et lové contre mon flanc, j'aligne les pas dans les extérieurs du château, la fin d'une tartine au fromage et à la confiture de fraises coincée entre les dents. J'avais pour objectif d'aller jusqu'à la plage mais en chemin, je me suis perdu. Mentalement, je veux dire. J'ai changé de direction, me suis laissé happer par l'inspiration du moment, laissant mes pieds et mes pensées volages me guider, comme d'habitude. J'arpente le domaine, escalade les roches, les arbres, dégaine ou non mon appareil, découvre les derniers coins et recoins découvrables et au bout d'un moment à ratisser les mètres carrés, je finis par me retrouver à la case départ, sur la trajectoire de la plage et tourné dans la direction de la brise. Aussi, de mes grandes enjambées, je recoupe tout le trajet parcouru pour débouler sur les rochers paressant sur le sable. Me perchant sur l'un d'eux, je parcoure l'endroit du regard, dégageant mes cheveux de mes yeux et, en un clin d’œil, je repère la silhouette de Delores. Instinctivement, je me laisse retomber au sol pour la rejoindre. Planté à ses côtés, légèrement en retrait, j'embrasse la vue d'un regard appréciateur. « J'ai toujours voulu voir Cuba » je dis simplement. Comme beaucoup d'occidentaux qui n'y ont jamais mis un pied, j'imagine. Ou, du moins, ceux ayant une inclination particulière pour l'histoire politique du pays ainsi que sa situation et son actualité. On n'en a qu'une version à la fois très pragmatique et idéalisée, à la fois totalement réaliste et pourtant rêvée. Avec d'un côté, ceux qui imaginent un pays pauvre et compliqué et pourtant passionnant et de l'autre, ceux qui ne voient que les palmiers, le soleil et les cigares. Le monde n'est pas aussi binaire, toutefois, et certains doivent probablement se trouver quelque part au centre, voire totalement hors du continuum. Ce qui m'attire, personnellement, c'est l'aspect culturel du pays, son héritage politique. Et je dois bien reconnaître que de façon un peu pédante, j'adorerais visiter Cuba avant qu'il ne devienne le garage des États-Unis et tant qu'il est préservé de l'armada capitaliste, forgé dans la graisse de McDonald. Oui, l'aura rouge m'attire, tant qu'elle embaume toujours un pays qui en a probablement beaucoup souffert. « Qu'est-ce qui t'a fait partir ? » Je ne sais pas si elle a le droit de m'en parler, si c'est un sujet sensible ou si elle ne veut tout simplement rien dire. Chacun a ses raisons d'immigrer ou d'émigrer, peu importe ce que les autres peuvent en penser.

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MessageSujet: Re: What I saw in the water. (jeudi s2, 12H10)   Dim 17 Sep - 11:51

les pieds nus sur le sable et les bas du jean retroussés, elle déambule le long de la rive, pensive. elle éprouve, depuis quelques temps déjà, une sorte de mélancolie. sa petite lui manque beaucoup. ce constat la tiraille nuit et jour. sa dernière pensée avant de s'endormir est pour elle, toujours. la maternité l'a bien changé, l'a adouci. elle le remarque dans son interaction avec les autres. certains parviennent à raviver cette fougue endormie et cela lui prodigue un bien être fou. elle avait bel et bien d'une pause, d'avoir un peu de recul sur soi et cette aventure lui fournit la place nécessaire d’introspection. le fait d'être isolée sur une île ravive inévitablement des souvenirs liés à sa terre natale. le climat n'est pas semblable, plus doux, plus clément mais le sentiment de réclusion est bien présent. elle observe le panorama morne d'un œil hagard. elle poursuit sa cavalcade. la bise écossaise s'engouffre dans sa chevelure ébène, lui provoquant des frissons. elle ne s'y fera jamais à ce temps. sans soleil, elle devient désagréable, plus encline à des émotions négatives. elle ne supporte pas de se morfondre. le panorama sous ses yeux l'éloigne de ce vivier de sentiments contraires. elle se détache, s'éloigne de la rive pour admirer la vue en silence. ses chaussures aux pieds, elle sort une clope de la poche arrière de son futal, la cale entre ses lèvres et dégaine son briquet. @rainer ne tarde pas à la rejoindre. elle l'accueille avec le sourire. il lui confie qu'il aurait aimé voir cuba. elle ferme les yeux, écoutant à la fois le bruit des vagues et la voix apaisant du reporter. – si t'as l'occasion, n'hésite pas. il y a de belles photos à prendre là-bas., qu'elle réplique avant d'allumer sa clope. elle la porte à ses lèvres, songeuse quand il lui demande les raisons de son départ. ce genre de questions ne la déstabilise pas. elle prend le temps tout de même de réfléchir, de trouver les mots exacts. elle lui réponds en toute simplicité: – c'est compliqué. elle rit légèrement avant d'enchaîner de façon plus sérieuse cette fois. – c'est la famille. une famille étouffante. les traditions, le poids de l'héritage sans doute, le contexte politique qui s'en est mêlé. bref, un vrai bordel. – elle n'a pas accepté qui j'étais. elle aspirait à plus que d'être une simple femme au foyer. elle a évolué dans une société machiste. s'affirmer quand on est une femme est mal vu, décrié. elle préfère taire la véritable raison de son départ. elle la dirait un jour. elle ramasse ses chaussures et se rapproche de lui. quand elle parle à une personne, elle préfère la proximité. ça peut paraître envahissant, mais rainer semble être un gars accessible. – qu'est-ce qui te plaît à propos de cuba ? , l'interroge-t-il avec curiosité. beaucoup d'occidentaux sont séduits par sa vitrine, celle d'une cuba passionnée, figée dans le temps. en particulier, la havane. de ces fantasmes en découlent les clichés. elle est curieuse d'entendre sa réponse.

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MessageSujet: Re: What I saw in the water. (jeudi s2, 12H10)   Mer 20 Sep - 2:05

Parce que je sens qu'elle ne souhaite pas forcément entrer plus que ça dans les détails, je la laisse clôturer d'elle-même la courte conversation. C'est compréhensible. On ne se connait pas, après tout, et le peu que j'entrevois de sa situation familiale ne laisse pas sous-entendre quelque chose dont elle doit avoir envie de parler avec n'importe qui. Je me contente donc de hocher doucement la tête. Je pourrais lui dire qu'elle a bien fait, que c'était ce qu'il y avait de mieux pour elle que de quitter un cocon anxiogène et intolérant vis-à-vis d'elle, de ce qu'elle est réellement et qu'elle a tous les droits d'affirmer son identité, mais qui suis-je pour objectiver de telles choses ? Elle seule connait réellement sa situation, et même si elle aurait probablement été d'accord avec moi, ça reste déplacé. Aussi, je me contente de la suivre du regard avec un léger sourire, tandis qu'elle vient s'asseoir à côté de moi, puis de détourner les yeux vers la mer, pour réfléchir à la question qu'elle me renvoie. « Je ne sais pas trop, ça semble si lointain, presque hors du temps » je commence, sans parvenir à mettre en mots, ni même à cerner les idées qui se bousculent dans mon esprit lorsque je pense à Cuba. Cuba. Cuba. Un concept à elle toute seule. Et, si je sais que je ne le dirai pas aussi explicitement, du moins pas tout de suite, en tout cas, je sais que ce qui m'attire profondément, entre autres, c'est tout son système communiste, qui fait tant parler de lui. Mais c'est plus fort que moi : j'ai vécu, réellement vécu, dans deux des pays les plus capitalistes du monde et c'est le seul modèle économique et politique que j'ai connu jusque-là. L'inconnu m'attire, m'intrigue. « L'histoire du pays me fascine, sa situation passée et actuelle, son évolution en parallèle au reste, sa préservation de tout ce qui parasite les sociétés occidentales et sa culture très singulière. J'imagine que ça a ses mauvais côtés également, mais ça lui donne un côté presque pur. Pas idyllique, bien sûr, juste très, très différent. Et c'est ce qui m'intéresse. Voir comment un pays fait pour évoluer seul, de son côté. Comment les hommes se développent, lorsqu'ils ont une influence minimum provenant du reste du monde. Si ça... marche. » Le truc, c'est que j'en ai la vision qu'un occidental, précisément, en a et elle est peut-être complètement à côté de la plaque. Parce que tout ce que je sais sur cette île et la façon dont on y vit, je le tiens de ma culture générale, de bouquins, de documentaires, du qu'en dira-t-on, des recherches que j'ai faites sur les structures politiques, économiques et humanitaires pour ma simple culture personnelle. Evidemment, ça reste terriblement incomplet et, évidemment, largement superficiel comparé à ce qu'une véritable native de l'endroit pourrait m'en dire ou ce que je pourrais moi-même constater en allant moi-même sur place. Du coup, j'espère tout de même ne pas avoir placé un mot de travers ou avoir été indélicat d'une façon ou d'une autre durant le processus de mise en place de mes pensées. À nouveau, je secoue vaguement la tête, avant de l'aviser avec curiosité. « Tu permets ? » je demande alors en remontant mon appareil photo devant mon buste, avant d'ajouter, avec un sourire mutin, « c'est un début. » Cuba format de poche.

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