– not in my name (lundi.06h48)

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MessageSujet: – not in my name (lundi.06h48)   Dim 24 Sep - 23:46

@Aryel
Comme trop souvent, je me suis levée avant que les premiers rayons du soleil n’aient eu le temps de percer la couche d’obscurité du ciel. Je me suis extirpée de mes draps soyeux de manière si discrète et silencieuse que cela en deviendrait presque inhumain dans un but, toutefois, louable : ne pas réveiller mon partenaire de chambrée, Eyal, qui, d’ailleurs, selon une routine tout aussi rôdée que la mienne, s’éveillera dans deux-trois heures environ. Après seulement trois semaines de jeu, c’est effroyable de pouvoir constater la force des habitudes. Tous, plus ou moins, avons déjà commencé à prendre nos marques dans cet univers parallèle étranger au nôtre. Certains se sentent déjà comme chez eux, ils se sont appropriés le temps et l’espace, ils ont pris possession de leur aventure, comme si la frontière pourtant flagrante entre le réel et le jeu était devenue si ténue qu’elle avait disparue. Ils arrivent à jouer de cela, cela m’impressionne presque… Moi qui demeure solidement enracinée dans ma réalité, à m’attacher à ses petits riens qui font d’ordinaire mon quotidien à l’extérieur, la reproduire ici, à confronter les deux univers, à leur trouver leur différence et à préférer le mien. En chaussant mes baskets pour aller courir, je m’étonne de cette facilité à nous déprogrammer et reprogrammer. L’Homme est littéralement tout terrain. Je ne saurais dire si c’est effrayant ou réconfortant. Certainement les deux, cela dit. A quel point un Homme changeant peut-il être fiable ? A quel point peut-on avoir confiance en une personne caméléon ? J’inspire et expire doucement alors que l’air frais matinal brutalise mes traits poupins tandis que je fends le paysage, m’enfonçant dans les dernières nappes opaques. Plusieurs heures défilent avant que je n’échoue, essoufflée, sur la plage. Sans attendre, j’abandonne mes baskets, mon short, ma veste sur le sable pour me retrouver en maillot de bain et poser un premier pied dans l’eau glacée. Je répète à mon esprit que j’ai connu pire, que nous avons dû faire face à pire, que manifestement la douceur de la vie civile fait prendre de bien mauvaises habitudes, qu’elle ramolli. Détestant cette idée, je me laisse tirer par les quelques vagues qui m’entrainent à l’intérieur avant d’immerger totalement mon corps de la tête aux pieds...

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MessageSujet: Re: – not in my name (lundi.06h48)   Mar 26 Sep - 16:02

Nouvelle insomnie. Ce n’est pourtant pas faute d’essayer. Aryel, après avoir vidé une bouteille aux côté d’Elham, il a vraiment tenté d’aller se coucher. Ce n’est pas de l’alcoolisme. Cette fois, boire, ça constituait un besoin social complètement nécessaire pour le bien de leur relation. C’est la même idée que l’expression qui parle de fumer le calumet de la paix, sauf que là c’était plutôt se décoller la tête en buvant au goulot de la Gordon’s London Dry. Il a rejoint sagement sa chambre à coucher. Il n’a pas dormi. Ou peut-être que si, mais il se souvient surtout d’avoir tenté de s’imposer d’essayer d’arrêter de réfléchir. Il est resté allongé plusieurs heures, avec cette impression de somnoler seulement depuis cinq minutes. Vide-toi la tête Aryel. Arrête de penser, mais il n’y avait rien à faire. Le con, à force de se remplir la tête d’idées, il a même fini par aller buzzer. Sauf qu’au vu de comment il est tout le temps embrouillé en étant bourré, ce n’était peut-être pas une si brillante idée. Il se traîne depuis. Il aime bien se promener à cette heure-ci, quand le soleil vient tout juste de chasser la lune et les autres astres nocturnes. Normalement, ça signifie qu’il devrait également aller se terrer. Parce qu’Aryel, il n’est qu’obscurité et il n’est pas sûr d’avoir un laissez-passer pour envahir les êtres qui sont plein de luminosité. Une cigarette coincée au creux des lèvres, il avance le long de la plage, le regard rivé sur l'horizon. Il a viré ses chaussures à un moment de l’histoire, parce qu’il en avait marre d’essayer d’évoluer sur les mini collines constituées de sable. Quelqu’un. Une silhouette gâche le paysage de carte postale ou l’améliore. Il n’a pas encore décidé, parce qu’il ne voit pas très bien de qui il s’agit depuis où il se trouve. Il a la vue encore trouble et une gueule de bois à faire tomber n’importe qui. Ses yeux se plissent afin d’appréhender l’apparition miraculeuse qui jaillit à plusieurs mètres de son corps fatigué. Rêve ou réalité. Il sent le vent contre sa peau, l'odeur que la nuit a laissée derrière elle entre cocktail et mégots puisqu’il a fait l’impasse sur la douche au petit matin. S'il s'agissait d'une vision, il n’aurait pas à se coltiner ce parfum de liqueur associé au tabac froid en guise de bienvenue. Il se fige un instant, ferme les yeux et quand il les ouvre de nouveau, ça a déjà disparu. Merde. Et si c’était lui qui devenait fou ? Il poursuit son chemin de manière à s’approcher du joli mirage qu’il vient de subir. Ses prunelles se posent sur les fringues égarées sur le sable et putain, il espère vraiment pas que quelqu’un s’est noyé au cours de la nuit et qu’en plus ce soit tombé sur lui pour en gérer la découverte. En même temps, il serait bien le seul taré sur cette île à pouvoir finir par crever aussi bêtement. Parce qu’il ne réfléchit jamais et que lui, il fait tout et n’importe quoi, comme plonger dans l’eau glacée alors qu’on n’y voit rien. Il n’est pas très bien réveillé, mais Aryel, à force d’être obnubilé par les détails, il y a certains éléments qui sont complètement inscrit dans son esprit. Il sait à qui appartiennent les vêtements. Il les regarde tous et toutes, ici. Il stalke, rêve, imagine et devine. « Constance ? » il interroge d’une voix mal assurée, après avoir fait quelques pas supplémentaires pour s’approcher de l’eau. Juste assez pour que les vagues viennent lécher ses doigts de pieds. Enfin, elle réapparait et lui il sourit. Un peu tranquillisé, mais ça va, il savait bien qu’une fille comme elle ne devait pas disparaitre aussi aisément au fond de l’océan. « Qu’est-ce que tu fais ? » C’est lui le type qui se passionne pour la noyade. Celui qui ressent un million de pulsions à la minute et finit par se jeter à l’eau comme un abrutit. « C’est moi normalement la sirène. » Il en a le nom, c’est déjà un début. Par contre, la chevelue de naïade, il la lui laisse.
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MessageSujet: Re: – not in my name (lundi.06h48)   Mar 26 Sep - 21:51

Cette sensation est tout à la fois grisante et oppressante voire désagréable. L’eau soudainement glacée contre ma peau ambiante créé cette sensation de cage gelée qui compresse et emprisonne mon corps tout entier dans un puissant étau. C’est comme si la pression de l’eau était décuplée et broyait ma peau jusqu’à mes os. Cette même pression qui vient s’exercer autour de ma boite crânienne avec force et mettre en suspens toute activité cérébrale. Cette fraicheur, presque foudroyante, meurtrie mon épiderme et électrise mon cerveau. Paupières closes, je demeure un instant immobile, sous l’eau, laissant mon corps chétif se faire happer par les profondeurs. Le silence qui règne est dual : apaisant et angoissant. Cette impression de vide me gagne et j’ai l’impression de pouvoir y succomber à tout moment. Et, je m’abandonne. Je relâche la tension dans mes muscles et je m’enfonce inexorablement dans le gouffre iodé. Une ivresse s’empare également de moi face à l’adrénaline qui cavale dans mes veines et à mon souffle qui se meurt doucement de ces bulles qui s’envolent vers la surface. Et ce n’est que lorsque mon apnée arrive à sa fin, que mes capacités s’éteignent, que j’ouvre les yeux et entame un mouvement pour m’élever vers l’air salvateur. Lorsque j’émerge, je prends une inspiration de naufragé, celle qui vous emplit violemment et brutalement les poumons. La différence de température m’agresse tout autant et me brule la peau au contact avec l’air ambiant. Je flotte un instant quelque peu sonnée et enivrée avant que mon prénom résonne, déchire le silence. J’arque un sourcil et soupçonne mon imagination avant que mes prunelles brunes ne tombent sur la silhouette familière d’Aryel sur la plage. Il s’avance et me questionne. « Je profite de la marée » je lui lance simplement, suffisamment fort pour que ma voix soit portée jusqu’à ses tympans, en guise de réponse. C’est ensuite qu’il disparaît à son tour dans les vagues éparses. J’attends qu’il se matérialise. Il me parle de sirène, une esquisse passe sur mes lèvres. « Rassure moi, tu n’es pas éméché ? » je questionne en sondant ses iris tout en me maintenant à la surface de battements de jambes. « Je pourrais te sortir de l’eau mais pas te ramener à la vie, je ne sais pas encore faire » j’ajoute sur un ton qui se veut tout à la fois sérieux et railleur, amusé.

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MessageSujet: Re: – not in my name (lundi.06h48)   Jeu 28 Sep - 2:07

Le bruit des vagues étouffe la voix de Constance. Il confère à la scène une ambiance un peu particulière. Ils sont obligés de déclamer chacune de leurs répliques et lui, ça le fait sourire comme un con. Il n’y a pas de raisons. Il est peut-être encore un peu bourré, c’est pour ça. Elle apparait, puis disparait. C’est comme si la conversation était en filigrane. Le réseau est tout pourrit et ils sont obligés de marquer des pauses entre chaque phrase pour parvenir à communiquer. Elle lui demande s’il est éméché. « Je ne crois pas. » Bien qu’il se sente en possession de tous ces moyens, dans son sang, il reste sans doute encore quelques traces de la soirée de la veille. Il faut plus d’une heure pour que le foie évacue chaque verre ingéré. Sauf que lui, il a arrêté de boire relativement tard et surtout, sa consommation se compte plutôt en bouteilles. S’il devait passer un test d’alcoolémie, il se ferait recaler direct. Dans tous les cas, il se rend compte que sa réputation commence de plus en plus à le précéder au sein du château. Après chaque cuite, Aryel, il prend tout un tas de bonnes résolutions. Promis, c’est la dernière fois qu’il fait ça. Sauf que comme il s’apprête à quitter ce doux monde alcoolisé, il se dit toujours qu’il mérite bien un ultime verre pour sceller le pacte qu’il a conclu avec lui-même. Il les enchaîne, se met au plus mal parce qu’il s’apprête à atteindre la finalité de sa condition de buveur compulsif, si bien que le lendemain matin, rien ne va plus. Il n’arrive jamais à tenir ses promesses de toute façon. Deux jours plus tard, il s’est déjà laissé entraîner au bar le plus proche d’où il se trouve géographiquement parlant. Personne ne le laisse faire son deuil de ses deux copines, la Tequila et la pinte de bière, en paix. On attend toujours qu’il rejoigne la fête, parce qu’il ne sait pas faire grand-chose mis à part ça et baiser. Zéro volonté. « Je suis prêt à prendre le risque. il lui gueule depuis la rive quand elle lui dit qu’elle ne pourra que le sortir de l’eau en cas de soucis. On s’en fout. De toute façon, elle devrait savoir que la possibilité d’égarer sa vie quelque part en milieu aquatique, ce n’est pas ça qui va l’arrêter. Elle ramènera son corps à sa mère et tout le monde se portera bien. Là, il se fait un peu l’effet d’être un héros prêt à braver un obstacle de fou. Est-ce qu’il va réussir à nager ? Est-ce qu’il va se noyer ? Le suspense est à son comble pour les téléspectateurs qui suivent les diverses péripéties qui jalonnent le film de sa vie. « Et faut bien que je t’impressionne. » Il faut toujours réaliser quelques exploits pour démontrer sa valeur à la fille. C’est un truc quasi physiologique. Comme le paon qui séduit la femelle en déployant sa queue multi-chromatique ou le cerf qui brame en guise de parade nuptiale. Il faut prouver sa virilité, bander les muscles, étaler sa testostérone comme témoignage qu’on est un mâle viable pour la reproduction. Parce que ouais, Constance, elle lui plait bien et il sent que l’entreprise s’annonce plus compliquée qu’avec les autres parce qu’elle doit être difficilement impressionnable par son mode de vie. « Tu seras ma Hélène et je serais ton Pâris. » il s’emballe comme un abrutit en luttant pour retirer ses chaussettes. Heureusement, elle est loin. Elle ne comprend peut-être pas tout ce qu’il raconte dans son discours complètement décousu. La distance comme avantage. Il vire son haut et déboutonne son pantalon. Il laisse choir ses fringues à côté de ceux de Constance, allant même jusqu’à faire glisser son caleçon le long de ses cuisses. Mais Aryel, quand il fait ça, il ne se pose pas de questions. Il ne se dit pas qu’il risque de passer pour un goujat, parce que pour lui, la nudité c’est ce qu’il y a de plus naturel. De toute façon, sa queue, elle fait déjà partie du domaine public. Il y a tellement de monde qui l’ont déjà vu, qu’il n’est plus à une nana près. Il se balade à poil sur les tournages, avec son peignoir qui a l’affreuse tendance à s’entrouvrir, même quand il ne fait pas exprès. Tout est une question d’attitude. Il ne fait pas tout un cirque du fait qu’il se déshabille. Il s’en fout et dans sa tête, elle va en faire de même. Il entre dans l’eau d’un pas frileux. Elle est glaçée. « Tu aurais pu me prévenir. » Que ce n’était pas sous l’angle d’un coma éthylique qu’elle envisageait déjà son décès, mais plutôt d’une hypothermie. Il plonge d’un coup sec dans une vague qui comptait de toute façon l’engloutir. Comme ça, c’est comme si c’était lui qui choisissait. Il ressent une lame froide qui va jusqu’à sa moelle épinière. Un frémissement. Il la rejoint et secoue vigoureusement la tête. Au moins, maintenant, il est sûr d’être réveillé, lui qui la prenait pour un mirage, un énième doux rêve alcoolisé il y a encore une dizaine de minutes.
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MessageSujet: Re: – not in my name (lundi.06h48)   Ven 29 Sep - 23:58

Je flotte à la surface de l’abîme bleutée. Je ne suis qu’un minuscule point, chétif, prêt à être englouti, aspiré dans ses tréfonds au moindre caprice de l’océan. C’est ce qui est à la fois excitant et effrayant. Je suis constamment tiraillée par des émotions contradictoires. Comme une étrange attirance pour l’inconnu avec cette envie singulière d’y gouter quand même. J’ai pleinement conscience du danger voire des dangers mais cela ne m’empêche pas d’aller faire jouer avec les limites. Danser avec le feu pour sentir ma peau se flétrir sous sa chaleur ardente, pour éprouver la brulure sur ma peau diaphane. Je n’ai jamais reculé devant une nouvelle expérience aussi folle soit-elle. Je suis une adepte des sensations fortes, comme une addiction à laquelle je ne sais résister. Frôler la mort, la consommer sans jamais m’empêcher de vivre. En l’occurrence, la peur des profondeurs, de ne pas savoir ce qui se trouve sous mes pieds, de ne pas maitriser son élément, son environnement… C’est parfois cette détresse qui m’étreint lorsque je suis à la dérive en plein milieu de l’océan. Quoiqu’il en soit, présentement, je demeure quelque peu dubitative face à la présence si matinale d’Aryel, c’est aussi pour cela que je le soupçonne d’être éméché. Notre première rencontre était dans un cadre similaire, il y a dans l’air comme un comique de répétition. Il est du genre à ne vivre que la nuit, animé par ce qui semble être ses meilleures alliées : l’alcool à très forte dose et certainement autre chose de plus énergisant encore. En l’occurrence, étant donné l’heure, sa journée doit commencer à toucher à sa fin. Il doit être en phase de redescente, la plus désagréable, celle qui oblige à revenir à la réalité qu’on a tenté de fuir par tout moyen. Il ne croit pas, j’hausse le sourcil. Evidemment. Il est comme un enfant. Bien que pris en flagrant délit, il n’avoue pas sa faute. De manière générale, les personnes alcoolisées ne savent que rarement ce qui est bon ou mauvais pour elles, et savent encore moins prendre les décisions optimales, rationnelles qui s’imposent. « Comme tu veux » j’échappe simplement, flegmatique, avant de glisser sur le dos comme allongée sur la surface bleue, le regard vers le ciel. C’est ensuite qu’Aryel parle de m’impressionner, j’échappe un rire qui résonne un léger moment dans mes oreilles immergées. « Il te faut surtout rester en vie, si tu veux mon avis » je lance en forçant quelque peu sur ma voix fluette pour qu’elle lui parvienne sur un ton amusé. Il a ce côté dramatique qui l’habite qui ne permet pas de saisir à quel point il peut être sérieux ou, au contraire, dans l’autodérision poussée à l’extrême.  « Tu es bien prétentieux » je déclare sur le même ton, paisible, lorsqu’il se déclare être « mon » Pâris tandis que mon corps ondoie voluptueusement au gré des mouvements imposés par l’océan. Puis, soudainement, je relâche toute la tension concentrée dans mes muscles pour laisser mon corps choir dans une enveloppe iodée. Quand je remonte à la surface, que j’ouvre les yeux, je tombe sur un Aryel entièrement dénudé. L’air siffle alors à mes oreilles en même temps qu’une vague d’agacement me submerge complètement et que le rouge pivoine teintent mes joues pâlies par le froid. Mes iris se rétractent, je détourne les yeux et m’ordonne de me calmer. Je suis mal à l’aise avec la nudité d’autant plus lorsque je ne l’ai pas choisie. « Tu n’as donc aucun respect pour toi-même… » je soupire déconcertée voire affligée, rhétorique plus qu’une vraie question d’ailleurs, ne sachant même plus comment réagir face à trop de désinvolture et de spontanéité. J’ai été élevée dans l’idée que notre corps était ce que l’on possédait de plus précieux, quelque chose qui ne s’offre ni ne se dévoile aisément. « Pourquoi es-tu comme ça ? » je finis par questionner spontanément, sans filtre, lorsqu’il se trouve non loin de moi, flottant à son tour, mes prunelles brunes le dévisageant. Et par « ça », il comprendra ce que je veux dire.

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MessageSujet: Re: – not in my name (lundi.06h48)   Dim 1 Oct - 2:40

Ca y est, Aryel il s’est trouvé une mission. Prouver à Constance qu’il ne va pas se noyer, malgré l’alcool qui continue de squatter son système veineux. Il fait le malin au loin, pendant qu’il se prépare mentalement à la petite baignade que l’organisme de la santé publique n’approuverait sans doute pas. Ils te disent toujours de faire attention, de respecter le périmètre de sécurité pour ne pas te perdre dans des vagues qui se voudraient trop violente ou d’attendre trois heures après ton dernier repas pour éviter les chocs. Ca tombe bien, il n’a rien mangé depuis la veille, avant le prime. L’alcool, c’est encore une autre histoire. Il n’a jamais entendu la moindre préconisation officielle à ce sujet. Sans doute parce que les gens ne sont pas assez con pour effectuer le grand plongeon en eaux troubles en étant éméchés. Le fait est qu’Aryel adore nager. Il a grandi au bord de l’océan, dans un petit bled pourrit en Australie. Sa mère lui racontait des histoires contradictoires à propos de son géniteur, mais sa préférée, c’était qu’il s’agissait d’un touriste de passage, venu dans ce coin reculé du pays pour surfer. C’est presque inscrit dans sa chair d’une certaine manière. Quelque part au milieu du manque d’engagement et des problèmes très sérieux de vagabondages qu’il se coltine, héritages bien plus crédibles de son père. Il n’a pas de maison. Il vit à l’hôtel depuis une bonne quinzaine d’années, sa vie se résumant au contenu d’une valise pourrit qu’il a d’ailleurs amené avec lui sur l’île. Il avance dans l’eau et ne capte même pas le regard que lui balance Constance. Il ne pense même pas à aller vérifier, jauger la gêne que cette soudaine nudité peut provoquer chez la jeune femme. Il s’approche comme un bienheureux et elle, elle le refroidit direct en lui balançant qu’il n’a aucun respect pour lui-même. C’est vrai que sa dignité ne vaut pas grand-chose, mais Aryel il se stoppe sans rien capter au changement brutal d’atmosphère. Ses joues ont viré au rouge et ses prunelles ne viennent même plus flirter avec les siennes. C’est con, mais il lui faut un petit moment pour relier les fils. Se balader à poil, c’est une telle évidence dans son esprit. Quelque chose de bien plus naturel que de s’habiller. Elle ne pourra jamais comprendre la félicité qu’on ressent à se baigner nu dans l’océan. Sa queue se laisse effleurer par quelques courants maritimes qui prennent presque un aspect sensuel. C’est de la pure liberté. Le bonheur de se détacher des jugements qu’on peut apposer sur ta personne, comme celle de chasser toutes pensées pudiques qui te dicteraient de te cacher. « Je ne comprends pas. » il annonce en plissant le front. « Est-ce que je viens de faire quelque chose de décadent ou obsène ? » il relève d’un ton sarcastique, alors que c’est franchement rien. Il a juste enlevé ses fringues et il a l’impression de venir de se faire choper par la police de la morale pour cause de débauche sévère. Constance n’a jamais vu la moindre bite, à travailler pourtant dans un milieu essentiellement masculin, où on ne doit pas tout le temps faire autant de manières sur le terrain. Il est blessé par sa remarque et même honteux de sa propre spontanéité. Est-ce que c’est chez-lui que ça déconne ? Il y a moins de vingt-quatre heures, un portrait bien peu flatteur de lui était fait lors d’une rubrique. On lui donne l’air d’être un pervers et ce qui lui fait encore plus de mal, c’est de la voir s’offusquer pour si peu alors qu’il y a encore tellement pire à découvrir à son sujet. Encore une qui te balance à la gueule que tu n’es pas normal. Voilà Aryel, cesse donc de vouloir être toi-même. Fond dans le moule, une bonne fois pour toute ou on continuera à te qualifier de malade ou d’exhibitioniste. « J’en sais rien. Je ne réfléchis pas. » il gronde un peu brutalement, alors qu’il sent qu’il est une nouvelle fois à deux doigt de vriller, alors qu'il y a une minute seulement la matinée s'annonçait épique. « La vrai question, c’est pourquoi toi tu es comme ça ? A voir le mal où il n’y en a pas ? »Parce que peut-être bien que plutôt d’essayer de le psychanalyser lui, il vaudrait mieux qu’elle se concentre sur ses propres inhibitions et frustrations. Il a tout un tas de névroses, mais cette fois, il n’a rien fait de répréhensible.
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MessageSujet: Re: – not in my name (lundi.06h48)   Mer 4 Oct - 11:30

D’un point de vue extérieur, il est vrai que ma réaction peut paraître excessive compte tenu de la situation qui se veut tout à la fois candide et naïve. Ce que je comprends seulement après que mes prunelles brunes aient croisé celles d’Aryel. Il n’a pas l’air de comprendre, c’est la stupéfaction et l’incompréhension que je lis dans ses yeux clairs. Objectivement, il n’y a rien de scandaleux ou matière à être offensé. Il me le dit, lui-même, haut et fort alors que son front se plisse sous l’incrédulité suscitée. Ses paroles raisonnent dans mes tympans et se répercutent en écho dans ma boite crânienne tandis que son ses traits perplexes s’impriment sur mes rétines. Toutefois, le propre de l’être humain est aussi sa spontanéité, ce côté sauvage et incontrôlé qui peut ressurgir malgré toutes les tentatives d’assagissement. Je ne fais pas exception malgré mon tempérament extrêmement calme. Et que celui qui n’a jamais cédé à une pulsion soudaine et irrépressible me jette la première pierre. Dès lors, c’est l’eau glacée qui m’aide à récupérer mon sang-froid et réarmer ma jauge de tolérance et de compréhension. Néanmoins, c’est également à ce moment précis que l’évidence me frappe comme la foudre qui s’abat sur le bois. Je ne dois pas céder si facilement parce que les choses ne se passent pas comme je l’ai imaginé, comme je l’ai prévu et comme je suis conditionnée à le percevoir. J’ai eu une éducation, il en a eu une autre avec ses propres valeurs, ses propres règles mais aussi ses propres défauts. C’est, d’ailleurs, bien là que l’on retrouve la richesse et la diversité du monde. Je ne dois pas être fermée à ce qui m’est étranger. Je ne dois pas être fermée à la diversité et aux différences. Je ne dois pas me scandaliser parce que cela ne correspond pas à ma vision personnelle de ce que doit être les relations sociales ou le monde. Qui suis-je pour juger ou pour le juger ? Moi-même, suis-je défaillante en ces matières et, certainement, bien plus que beaucoup ici. Parfois, je ne sais juste pas faire. N’est-ce pas, d’ailleurs, la finalité de mon combat que je viens de piétiner ? N’est-ce pas la liberté dont je fais figure de proue ? Automatiquement, je me déteste pour avoir été si agressive, si rigide dans ma façon d’appréhender la situation et, finalement, si intolérante à son égard. Je me déteste pour ne pas avoir pris du recul, pour ne pas avoir tenté de percevoir l’image plus globale, générale. Mais, surtout, je me déteste d’avoir abdiqué si aisément à la plus basse des tentations humaines que, pourtant, j’exècre : le jugement, qui plus est infondé. J’accuse mon côté trop conservateur et vieille France dans lequel j’ai été élevé. Inconsciemment, mon regard s’affaisse vers les profondeurs tandis que je me noie dans mon silence. « Je te demande pardon » je finis par échapper, sincèrement, en relevant le regard vers le sien. Pardon de t’avoir jugé, pardon de t’avoir blessé. « La nudité me met mal à l’aise » je tente vaguement d’expliquer, laissant transparaitre que nous n’avons simplement pas les mêmes standards lui et moi. Dans ce genre de situation, j’imagine que la solution est simple : soit on s’évite, soit on trouve un compromis pour continuer de respirer le même air. Il n’a pas à neutraliser ce qu’il est pour autrui, moi en l’occurrence, mais je n’ai pas, pour autant, l’obligation d’être un autre pour lui. C’est ensuite que sa voix s’élève et tonne plus vigoureusement qu’il ne réfléchit juste pas. Cela ne fait que confirmer mes pensées précédentes et j’acquiesce simplement. Puis, la question me revient comme dans un boomerang. J’arque un sourcil, le dévisageant un instant. « Je ne suis pas névrosée, juste conditionnée. Je vois ce qu’il y a de pire en l’homme tous les jours. Pour autant, je ne perds pas espoir en l’humanité… enfin je ne crois pas » je réponds d’une voix douce, calme, posée, qui s’essaye à détendre l’atmosphère que j’ai plombé. « Je dois me méfier et anticiper au quotidien pour la sécurité de tous, j’imagine que ce n’est pas quelque chose dont on vient à bout aisément pour les bienfaits d’une émission » je poursuis simplement avant d’hausser les épaules. Je prends le temps d’expliquer pour dégager de cette situation une note positive, une note qui nous permettra de mieux se comprendre, de ne pas se détester et s’éviter. J’aime les challenge. Cependant, en toute honnêteté, je ne compte pas me débarrasser de ces réflexes difficilement acquis pour cette aventure. « Tu peux le comprendre ? » et ne pas me détester pour ça ? Je demande, la tête qui s’incline légèrement comme dans un réflexe pour aller jauger son expression, d’une voix douce délestée de toute once de sarcasme ou de cynisme mais empreinte d’une réelle candeur et d’une simplicité, peut être excessive, dans sa naïveté tandis qu'une légère esquisse étire mes lèvres.

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MessageSujet: Re: – not in my name (lundi.06h48)   Ven 6 Oct - 14:01

Aryel, il se sent blessé. Il a l’impression de se voir attribué un jugement qu’il n’a pas mérité. Il est impulsif, il ne réfléchit jamais. Naïvement, il a baissé sa braguette et maintenant il le regrette. Le silence s’installe pendant qu’il se sent presque anormal. Il a conscience d’être un sombre con et il a beau parler d’une voix acide, il est penaud, la queue basse sous l’eau entre ses jambes ancrées dans le sable. La voix de la jeune femme s’élève à nouveau, cette fois-ci pour lui demander de la pardonner. Il lui lance un coup d’œil curieux. Lui, il lui faut toujours un certain délai avant de ravaler sa rancœur, même quand il est en tort, afin de prendre ses responsabilités et aller s’excuser. La durée estimée de la livraison est au minimum de 24h. C’est ce qu’il lui faut pour ravaler sa fierté et accepter le point de vue qu’on a parfois pu lui balancer à la gueule à son sujet. Il prend tout extrêmement mal, mais il n’est pas du genre rancunier passé cette durée. Constance lui explique que la nudité la met mal à l’aise. « Ce n’était pas le but recherché. » il précise d’une voix neutre et prudente. Il ne cherchait vraiment pas à la gêner. En virant ses fringues, il n’a pas vu plus loin que le bout de son nez, toujours aussi autocentré sur sa propre petite personne. Il l’aime bien. Ce qu’elle dégage lui plait, parce qu’il a bêtement l’impression d’avoir commencé à se créer une petite routine à ses côtés. La plage, l’océan. Lui, toujours éméché, elle tout autant saine et grande. Aryel, toi aussi tu dois apprendre à la comprendre. Ils viennent de deux mondes radicalement opposés. Constance ressemble sûrement à l’éducation qui lui a été donné, tout comme lui est dépendant de ce trop-plein de liberté qui lui a été offert dans sa jeunesse. Quelque chose allant bien au-delà des mœurs bien rangés formaté par la société. La nudité, c’est une évidence. Môme, il a toujours pu faire tout ce qu’il voulait, de se passer de ses fringues jusqu’à porter absolument tout ce qu’il voulait. Sa mère a toujours voulu lui laisser l’opportunité de se réaliser. De devenir qui il était sans lui imposer les conventions que l’univers dicte depuis la nuit des temps. Aryel, il glissait des barrettes dans ses cheveux et enfilait des robes si l’envie le lui en prenait. La liberté c’est super, sauf quand tu essayes ensuite de t’intégrer à un monde qui n’est pas prêt à t’accueillir. Alors tu dois t’adapter, fondre dans le moule parce que ça arrangerait tout le monde si tu cessais de faire des vagues. Ce ne sont pas ses excuses qui le touchent le plus. C’est son attitude qui le fait tomber, de la sincérité au fond de sa voix à la candeur du sourire délicat qu’elle lui offre. « Oui. » il confirme simplement dans un souffle quand elle lui demande s’il peut la comprendre. Il reste un peu à l’écart, plus tout à fait sûr de savoir ce qu’il est censé faire à présent. S’approcher semble indécent, retourner sur la plage pour attraper un caleçon provoquant. Alors Aryel, il patauge dans son coin, comme un con, glissant ses prunelles à distance sur le visage de Constance. Il faut qu’ils se donnent tous les deux le temps de s’apprivoiser. Ils sont sûrement tous les deux méfiants pour des raisons qui leur sont propres. L’entreprise s’annonce délicate. Preuve s’il en faut, leurs différences a même été le sujet d’une chronique la semaine dernière. Constance et Aryel ne sont pas fait pour matcher sur le papier. « Tu n’as pas peur de contraster avec l’ambiance générale ? » Ce n’est pas un reproche, mais une véritable question. Parce que c’est ça le grand point d’interrogation qu’elle constitue dans son esprit depuis qu’il l’a découverte sur cette même plage. Qu’est-ce que tu fous ici, bordel ? La télé-réalité, c’est bien pour les types comme lui, qui craignent l’oubli après avoir un peu trop connu la lumière. Qui s’ennuient, qui subissent leur vie. Elle a l’air saine d’esprit, droite et honnête, propulsée sur le petit écran dont Aryel a bien trop conscience du pouvoir de réduire les gens. L’émission, c’est la promesse du lâcher-prise. Des amourettes sans conséquences pour alimenter le scénario du film pour lesquels les téléspectateur dégainent leurs téléphones afin de voter. Des jeux débiles où on te demandera d’embrasser d’autres candidats ou d’échanger tes vêtements avec ces mêmes gars. Alors non, il ne comprends pas. « Est-ce que tu es venu chercher un peu de légèreté ? » Pour arrêter de te méfier, de craindre pendant quelques semaines les horreurs de l’humanité.

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– not in my name (lundi.06h48)

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