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Bugi
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MessageSujet: [LUN - 20:13] back on the market.   [LUN - 20:13] back on the market. EmptyDim 24 Sep - 23:48

BACK ON THE MARKET
@eyal

Un pack de bières sous le bras, une veste sur le dos, je trouve rapidement, après le dîner, le chemin pour quitter le château et me plonger dans le jardin anglais. La nuit est déjà partiellement tombée, mais les choses sont telles que je commence à avoir grandement l'habitude de passer au travers des allées dans l'obscurité ; à force de les fouler principalement en fin de journée, j'ai commencé à développer certains réflexes pour les arpenter en toute quiétude. D'un pas assez rapide, comme je le fais tout le temps, je passe entre les parterres de fleurs et les arbres, sans plus prendre la peine de lancer un seul regard à la sorte de moulin qui se dresse au milieu des fleurs, dans une allégorie que je garderai pour moi, histoire de ne pas choquer. Direction, la piscine. S'il n'est plus vraiment l'heure ou le temps de s'y baigner, à cause de la température qui a largement baissé depuis le début de l'aventure – bienvenus en Écosse, vous, candidats de cette saison qui découvrez le pays –, je sais que j'y suis attendu ce soir. Pas de dessert pour nous, il faut croire, j'ai juste pris le temps de remonter dans ma chambre pour attraper une veste encore assez légère pour la température après avoir rapidement aidé à débarrasser et faire la vaisselle, fais un détour par la cuisine pour récupérer notre du que l'on s'était promis, avant de me mettre en route pour rejoindre Eyal. Le fond de l'air est frais, quand bien même encore totalement supportable – la veste est plus là par principe qu'autre chose –, et je ne ressens pas encore les premiers frissons que l'automne impose d'ordinaire. J'essaye de voir ça avec philosophie, comme un avantage sur mes camarades les plus exotiques de la saison – Eyal comprit dedans, vu les températures espagnoles en plein hiver – de par ma résistance plus élevée aux temps d'ici. Comme les anglais, je serais capable de me promener en t-shirt dans la rue alors que la neige tapisse les trottoirs. Tout est une question d'adaptation, j'imagine. Quoi qu'il en soit, j'arrive assez vite à destination et pose une main sur l'épaule de l'espagnol pour lui signaler ma présence, avant de m'asseoir à ses côtés sur les bords de la piscine, posant entre nous le Saint Graal de notre soirée. Pack de douze, pour plus de sûreté : ne manquons de rien, vaut mieux trop que pas assez. « Prêt à faire notre after dinner ? » Je lance un sourire en coin en direction d'Eyal, arrache deux bouteilles à leur carton  et les décapsule sur le rebord de la piscine, entre un caillou et ma main – j'ai appris, avec les années, à préserver mes dents de l'agression que ça représentait de vouloir faire le malin – avant de tendre lui tendre la sienne. Mon goulot cogne doucement contre le sien, et je le porte à ma bouche pour ouvrir le bal de ma première gorgée. « Sans rancune pour le prime, alors ? » Sans me défaire de mon sourire, je lui lance un regard en biais et retire mes chaussures sans prendre la peine de défaire mes lacets, puis mes chaussettes. Je replis distraitement mon jean sur mes mollets et plonge finalement mes pieds dans l'eau, quand même plus froide que je ne l'aurais cru. « Tu sais que t'aurais pu m'afficher aussi, à la place d'Erica ? Ça aurait été de bonne guerre pour le coup. » Mon sourire s'agrandit un peu. Je me permets de lui souffler ça, maintenant que je le sais hors d'état de nuire à mon secret en balançant deux indices sur la place publique. Du moins, pour cette semaine.

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MessageSujet: Re: [LUN - 20:13] back on the market.   [LUN - 20:13] back on the market. EmptyMar 26 Sep - 0:22

Il fallait probablement être assez dingue pour risquer une première fois la pneumonie en piquant une tête dans cette piscine par des températures plutôt frisquettes puis pour tourner de nouveau autour du bassin quelques jours plus tard. Seulement, ce coup-ci, Eyal comptait bien n'y tremper que ses pieds – tout au plus – car ce soir l'heure n'était pas à une baignade improvisée, mais plutôt à une soirée entre mecs, avec tout ce qu'elle impliquait de blagues potaches et de confessions. Parce que ça lui manquait, à Eyal, de passer un moment de pure détente avec un acolyte masculin, comme il en avait l'habitude en dehors de l'aventure, avec la bande de fous furieux qui lui servaient de colocataires. Il n'avait peut être pas beaucoup d'amis, car trop peu d'occasions de s'en faire alors qu'il partageait ses journées entre ses répétitions et ses prestations aux clubs, mais ces mecs-là étaient comme ses frères et sans doute que leur humour vaseux et leurs petites manies commençaient à lui manquer un peu plus qu'il n'aimait se l'avouer. Et si dans ce château quelqu'un avait bien l'étoffe pour prendre la relève et devenir celui qui rirait à ses blagues limites, qui calmerait ses coups de sang et qui flatterait son ego et lui tendrait une oreille attentive dans les moments les plus critiques, c'était assurément Bugi. Parce que Bugi, il l'avait comme qui dirait adopté au premier regard, dès qu'il avait compris qu'ils se ressemblaient plus qu'ils n'en avaient sans doute l'air et qu'ainsi entre eux le feeling ne pouvait être que bon. La faute à leur sens de l'humour semblable et à leurs tempéraments complémentaires, qui leur avaient déjà valu de partager quelques profondes réflexions sur le sens de la vie au travers d'une mésaventure mémorable dans la tour de Jenna. Sans lui, il est certain qu'Eyal serait toujours entrain d'attendre sa princesse bien-aimée, et qu'il n'aurait jamais su que ses espoirs de se faire aimer d'elle un jour étaient bien vains. Aussi, c'était à lui qu'il avait consenti à se confier sur un pan de sa vie qu'il gardait le plus souvent secret. Sa vie sentimentale, sujet sensible qu'il avait peut être eu moins de mal à évoquer avec lui parce qu'il s'était senti en confiance dès le départ et avait eu le pressentiment que Bugi n'était pas homme à vous écouter vous confier pour ensuite vous balancer vos aveux à la figure dès qu'il ne vous portait plus en estime. Pour toutes ces raisons, il aurait plaisir à passer cette soirée en sa compagnie à boire et à raconter leurs conneries habituelles, comme s'il n'y avait pas ce jeu et qu'ils étaient juste deux potes venus traîner ensemble. Ainsi c'est un sourire joueur que l'espagnol afficha au moment où Bugi arriva sur place et s'assit à ses cotés au bord de la piscine. « Je suis prêt depuis que je suis né. » Eyal énonça, sûr de lui, en laissant ses yeux détailler le pack de bières apporté par son camarade. Ah oui, le bougre n'avait vraiment pas fait les choses à moitié. « Mais je te promets pas de t'aider à vider les stocks, cela dit. Enfin c'est pas grave, il en faut bien un pour porter l'autre sur son dos ou le sauver de la noyade si jamais la soirée dérape. » Eyal émit un rire, forcé de lui rappeler que lui ne buvait qu'en quantité très raisonnable. « Je serai cet homme courageux, Bugi. » Il posa une main sur son épaule d'un air solennel, prêt à être son chaperon s'il devait en être ainsi. Bugi était peut être un grand garçon, mais il ne savait pas encore de quoi il pouvait être capable après quelques bières. Saisissant en tout cas celle que le roux lui tendit, il lui lança un regard rieur lorsque Bugi revint sur l'épisode du prime. « Sans rancune, t'as eu raison de pas te priver. Comme tu disais hier, je suis moi-même assez joueur pour pouvoir comprendre. J'irais pas t'en vouloir de t'intéresser à ce que je cache, au contraire. » Parce que si quelqu'un devait l'avoir dans son viseur, autant que ce soit Bugi, qui prenait le jeu autant au sérieux que lui pouvait le faire et qui avait assez de jugeote pour ne pas le décevoir, il le savait. Par la suite, Eyal acquiesça. C'est vrai qu'il aurait pu cibler son secret en retour, quand l'occasion s'était présentée. « Je sais, mais j'ai estimé qu'un indice gagné en privé ne valait pas deux indices dévoilés à vingt-six autres candidats. Auquel cas c'est moi qui aurait eu une dette envers toi ce coup-ci. » Il lui souffla, dans un regard en coin, car d'avis que sa « vengeance » aurait été disproportionnée, et clairement désavantageuse pour Bugi. « Cela dit, reste sur tes gardes, si l'occasion se représente je suis pas sûr d'hésiter deux fois de suite. » Son ton se fit plus joueur tandis qu'il lui fit subtilement comprendre qu'à défaut d'avoir saisi cette occasion de se rapprocher de son secret, il ne l'intéressait pas moins pour autant et pourrait bien décider d'avoir moins de scrupules la prochaine fois. « Alors dis moi, il t'inspire mon indice ? » Eyal finit par demander, alors qu'il l'imita et trempa lui-même ses pieds dans l'eau. Mais subitement, un détail lui revint à l'esprit et l'occasion lui parut trop belle pour ne pas le taquiner. « Ou bien depuis le prime t'as l'esprit un peu trop occupé à gérer tes retrouvailles avec Achille pour penser à la chasse aux secrets ? » Et recroisant son regard, l'air de dire qu'il n'avait cette fois encore rien raté de ce qu'il y avait eu – de tout ce qu'il y avait eu – l'espagnol but une première gorgée de sa bière, pas peu fier de lui.

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MessageSujet: Re: [LUN - 20:13] back on the market.   [LUN - 20:13] back on the market. EmptyMar 26 Sep - 19:25

Je pense que tout le monde s'est fixé un but en arrivant dans l'émission. Un truc précis, quelque chose que l'on voudrait atteindre et avec lequel on aimerait repartir, dans l'idéal. Je sais quel était le mien quand j'ai débarqué aux castings, quand je suis monté dans leur foutu hélicoptère, et quand j'ai passé la porte du château pour en découvrir l'intérieur. Je ne me suis pas inscrit ici pour trouver l'amour ou pour me faire des potes. Comme un con, je m'étais dit que de toute façon, l'amour à la télé ne durerait pas, et que mes potes à l'extérieur de tout ça me suffisait amplement. Je m'étais dit, aussi, que j'étais là pour atteindre mon but, et pour pouvoir jouer. Genre, vraiment jouer : pas faire attention aux sentiments et tout ça. Je m'étais probablement pas mal monté la tête sur tout ça. Car au final, je me rends compte qu'après les deux premières semaines passées ici, je ne me suis pas franchement consacré à la compétition comme j'avais clamé que je le ferais. Je n'ai pas joué comme je m'étais imaginé jouer, et je me la suis surtout coulée douce en attendant que le temps fasse son œuvre, à sa façon. Au lieu de jouer, je me suis fait quelques potes, justement. Le genre, capable de casser un peu le manque de ceux qui m'attendent dehors, de siffler une bière avec moi en refaisant le monde à coups de « si » et de blagues, nulles et graveleuses pour la plupart, mais qui ne manquent jamais de nous faire marrer. Au lieu de me tenir à la terrasse ou au comptoir d'un pub, dans le salon d'un de mes meilleurs amis, je me retrouve ce soir au bord de la piscine avec Eyal, avec pourtant la sensation d'être un peu chez moi. Ça fait sans doute fleur bleue dit comme ça, mais ça fait surtout du bien de se sentir à sa place dans un endroit qu'on n'aurait jamais dû fréquenter si on n'avait pas participé à l'émission. La vie de château, j'en ai brièvement rêvé avant de me dire que ça n'était pas pour moi et que ça me ferait plus de mal qu'autre chose de poursuivre un rêve que je n'attendrais de toute façon jamais ; un peu comme quand, gamin, je rêvais d'aller dans l'espace et d'être le septième homme à mettre le pied sur la lune, ou le premier à partir à la conquête de mars, par exemple. C'était irréalisable. Et là, je me retrouve avec les pieds dans la piscine, à percer la surface de l'eau un peu plus froide qu'elle ne l'était quand on est arrivés, à décapsuler sur son rebord les bières qui nous servent à trinquer, Eyal et moi. « On a toute la nuit devant nous pour le faire, au pire. » Je lui lance avec un regard en coin, quand il évoque le fait qu'il ne soit pas sûr de m'aider à vider le pack entier. Puis je ris un peu, hausse les épaules. « Je n'ai pas envie de boire à l'excès ce soir non plus, cela dit. Je l'ai assez fait depuis une semaine pour éviter à mon foie le risque de dérailler sérieusement. Mais j'apprécie ta sollicitude, ça veut dire beaucoup, crois-moi. » Portant le goulot à mes lèvres pour accentuer mon propos, je passe une main dans mes cheveux et regarde la piscine qui s'étend juste devant nous. L'endroit est calme, agréable. Propice à une discussion tranquille, posée, comme c'est agréable d'en avoir avec lui. Je cale ma bière entre mes cuisses, sur le rebord de la piscine, et m'appuie sur mes mains pour me pencher un peu et profiter simplement de l'ambiance. « T'es un homme intrigant, et plein de mystères, faut me comprendre. » Je ris un peu, tourne la tête vers lui. « Puis j'avoue que dans notre team, toi et Cla vous êtes ceux qui m'intriguent le plus. Mais j'avais promis à Cla de pas lui faire de coup de pute après le sacrifice qu'il a fait avec les buzz. » Ce n'est pas une connerie : il aurait pu garder pour lui l'opportunité de buzzer gratuitement, et a préféré laisser six autres personnes le faire. Même s'il ne m'a rien demandé sur ça, je n'avais pas franchement envie de lui faire à l'envers et tenter de break son secret juste après. Je souffle à Eyal qu'il aurait pu me vendre en pâture aux autres aussi entre deux gorgées de bière, tourne la tête vers lui pour entendre sa réponse, et me feint d'un petit sourire quand je l'entends. « C'est pas faux, c'est vrai que ça n'aurait pas été très cool. » Je ris légèrement. Je ne vais pas faire l'hypocrite : c'est vrai que ça m'aurait sans doute fait grimacer de me retrouver dévoilé de la sorte à toute la promo 10 de l'émission, et j'apprécie le fait qu'il ait bien voulu m'épargner sur ce coup. Main sur le cœur, j'acquiesce un peu. « Je comprends bien, je comprends bien, ne t'en fais pas. » Ce n'est pas un mensonge, ça serait logique et sans doute assez flatteur s'il décidait de se lancer dans la chasse à mon secret. Ça voudrait bien dire que je l'intrigue suffisamment de mon côté aussi pour qu'il veuille en savoir un peu plus sur moi, non ? Sa question me fait sourire un peu, et je hausse les épaules avec un petit air désinvolte. « Quelques trucs, oui. J'ai des pistes mais comme j'ai déjà utilisé mon buzz gratuit, je préfère continuer à creuser avant de déterminer quoi que ce soit. » Regarda appuyé dans sa direction, je garde pour moi le reste de mes théories à son sujet, qui ne sont de toute façon pas encore suffisamment élaborées pour que je les expose à quelqu'un – encore moins au principal intéressé. Je préfère continuer de creuser, et attendre de voir sur quel trésor je vais tomber. Et, une fois n'est pas coutume dans nos moments passés à discuter, Eyal m'arrache un rire gêné en évoquant Achille. « C'est quoi cette remarque ? » je pouffe un peu, pose à mon tour mon regard dans le sien, regrettant presque instantanément quand je vois ce qui y brille.

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MessageSujet: Re: [LUN - 20:13] back on the market.   [LUN - 20:13] back on the market. EmptyJeu 28 Sep - 1:48

Eyal le savait, son rapport à l'alcool pouvait surprendre à partir du moment où on savait de lui qu'il bossait dans le milieu de la nuit. Parce qu'il évoluait dans un monde où la luxure côtoyait divers interdits, et où se mettre à poil sur une scène n'était qu'une des nombreuses voies qu'on pouvait choisir d'emprunter. Combien de fois avait-il vu ses collègues sniffer un rail de coke entre deux représentations, ou se mettre minables à la fermeture des clubs pour célébrer les pourboires du jour, glissés dans leur slip par des nanas aux mains baladeuses mais souvent généreuses ? Combien de fois avait-il trouvé des filles ivres mortes sur le chemin du retour, ou des jeunes encore en âge d'aller au lycée vomir dans des poubelles après le verre de trop ? Trop souvent, et chaque fois Eyal était un peu plus certain que ce monde n'était pas fait pour lui, et que la logique des choses aurait voulu qu'il en reste éloigné. Il n'était pas parfait pourtant, il avait son lot de petits vices, il ne vivait pas comme un saint et n'irait jamais prétendre qu'il était le meilleur musulman que la Terre ait jamais porté. Mais il n'en était pas moins un fils attentif aux principes qu'on lui avait inculqué, qui n'avait pas fait que rêvasser devant les discours de son père, et fidèle à sa foi. Ainsi c'est sûrement ce qui lui valait de dénoter chaque fois qu'il était question d'alcool, et d'autant plus ici où ses camarades avaient de lui une certaine image et n'iraient pas nécessairement imaginer que le type qu'on prenait pour le roi de la night madrilène était un buveur particulièrement raisonnable. La remarque de Bugi lui fit en tout cas esquisser un sourire. C'est sûr qu'ils n'étaient pas venus ici pour torcher leur bière et vaquer à leurs occupations. Ce soir, c'était soirée entre mecs sans restriction d'horaire. « Toute la nuit, et même jusqu'au petit matin. Après tout, on est majeurs et vaccinés, et je doute que nos compagnes de chambre lancent un avis de recherche si on découche, entre la tienne qui doit estimer qu'elle t'a assez eu sur le dos la semaine dernière et la mienne qui doit désespérer de me voir un jour enfiler autre chose qu'un boxer pour dormir. » Eyal eut un rire à la simple image d'une Constance soulagée de ne pas se voir imposer une séance d'effeuillage nocturne comme elle en avait pris l'habitude depuis quelques semaines. Et pourtant, une partie de lui aimait croire qu'il lui manquerait, un peu, s'il ne rentrait pas de la nuit et la laissait seule dans leur grand lit froid. La suite, elle, l'amusa pour de bon lorsque Bugi laissa entendre que lui-même tâcherait de boire avec parcimonie, après ses récents abus avec la boisson. Une occasion qu'Eyal saisit en vol pour l'honorer de son trait d'humour habituel. « C'est vrai que tu commences à avoir une sacrée réputation, dans le château. Je te l'ai pas dit plus tôt pour pas te blesser, mais ton surnom c'est « la cirrhose sur pattes ». Me demande pas qui l'a trouvé, j'ai promis de pas citer mes sources. » Et retenant un rire, il se fit la réflexion qu'il aurait l'air malin si Bugi gobait cette histoire et se mettait à s'inquiéter de son image d'alcolo prétendu. En ce qui le concernait, Bugi était surtout un joueur qui avait eu raison de saisir une occasion de remporter un indice sur son secret. Il n'avait pas la moindre rancune, non, et se satisfaisait même de l'intriguer dans une certaine mesure, sa remarque le faisant sourire à nouveau. « C'est pourtant pas faute d'en montrer beaucoup. » Regard en coin et allusion assumée à ce détail qui lui collait à la peau depuis son entrée dans le jeu, et que Bugi devinerait facilement. « T'as bien fait, c'est vrai qu'il a été vraiment cool sur ce coup-là. Je crois que jusqu'ici c'est la meilleure preuve d'esprit d'équipe qu'on ait eu, et 'faudrait d'ailleurs voir à lui rendre la pareille si l'occasion se présente. » Il reprit ensuite, au sujet de Claudio et de ce buzz gratuit dont il leur avait fait à tous bénéficier en s'en privant lui-même. Un geste qu'Eyal n'avait pas oublié et qui lui avait laissé penser que leur camarade était le genre de joueur à qui l'on pouvait faire confiance, en tout cas à l'échelle de leur team. « Et puis, c'est pas comme si on était potes, HEIN BUGI. » Eyal rajouta brusquement d'un air faussement outré, le menton en l'air et la moue boudeuse, faisant mine de sous-entendre qu'il s'était quand même senti bien trahi sur ce coup. Après tout, l'amitié était un drôle de concept qu'un simple indice avait vite fait de fragiliser, c'est bien connu. Eyal reprit finalement son sérieux au moment d'informer Bugi qu'il n'avait pas souhaité mettre son secret en danger en retour parce qu'il avait jugé que sa « vengeance » n'aurait pas été tout à fait égale à son maigre affront, tout en lui promettant toutefois qu'il s'encombrerait de moins de scrupules la prochaine fois, étant après tout un joueur et quelqu'un d'intrigué par ce que Bugi représentait. Bugi qui disait d'ailleurs avoir quelques débuts de pistes en ce qui le concernait, sous les yeux d'un Eyal curieux. « T'as bien raison, et pourtant c'est pas moi qui t'empêcherais de suivre une intuition, buzz gratuit ou pas. Rien à voir, bien sûr, avec le fait que ma cagnotte tire un peu la tronche... » Il grimaça légèrement à cette idée, voyant une ironie particulière à sa situation alors que c'était précisément pour protéger des indices sur son secret qu'il s'était initialement appauvri. Et ce, parce qu'à l'époque, il avait raisonné en terme de priorités. L'air plus mutin, le regard plus vif, l'espagnol ne se priva finalement pas de lancer un sujet de conversation qui sans doute aurait vite fait d'embarrasser Bugi mais qui lui l'intriguait tout particulièrement. Achille, en l’occurrence, et toute cette histoire qui ne lui avait pas échappé. Le roux joua à celui qui ne voyait pas où il voulait en venir, mais Eyal était sûr de lui : la situation avait du se préciser depuis la dernière fois. Et pour cause. « Rien, juste que j'ai bien vu que t'étais pas qu'à moitié content de le retrouver, au prime. Je te rappelle que j'étais aux premières loges, comme Abbi, qui n'a rien manqué du spectacle et vous a d'ailleurs dévoré des yeux toute la soirée. » Le brun esquissa un sourire plus malicieux en voyant que le regard de Bugi cherchait une échappatoire, comme s'il savait qu'il ne couperait pas à cette partie de la conversation. Après tout, ils étaient entre mecs, ils discutaient de tout et de rien. Y'avait pas de malaise, si ? « Je sais pas ce qu'il y a exactement entre vous, même si je crois deviner, mais vous avez une sacrée admiratrice alors j'espère que vous allez pas vous foirer, parce qu'Abbi place tous ses espoirs en vous j'ai l'impression. Ne me la décevez pas. » Parce que lui avait bien vu quel regard elle avait posé sur eux lors du prime, et savait qu'Abbi devait maintenant espérer que cette histoire encore un peu balbutiante filerait droit vers une jolie happy end.

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MessageSujet: Re: [LUN - 20:13] back on the market.   [LUN - 20:13] back on the market. EmptyJeu 28 Sep - 18:24

J'ai l'impression que l'eau commence déjà à rafraîchir, en même temps que le temps, et je regrette presque que notre saison de Thrown Dice se déroule sur la période automnale, ou sans piscine chauffée. Pas la possibilité d'en profiter à fond, et on va bientôt devoir oublier totalement l'idée d'un bain de minuit là-dedans, alors même que ça pourrait offrir bien des possibilités aux candidats qui seraient tentés d'en partager un, et un vrai – si vous voyez ce que je veux dire. Non pas que ça me soit passé par la tête, mais... Passons. Je laisse simplement mes pieds faire des petits mouvements sous la surface, dessinant des remous tout autour de mes chevilles, tout en souriant un peu en entendant Eyal parler de notre soirée entre mecs, en duo. C'est clair que c'est cool, et que rien ne nous oblige à rentrer à une heure notée à l'avance. Que si l'envie nous prend de passer la nuit dehors – et de chopper, qui sait, une jolie pneumonie –, eh bien... rien ne nous en empêche. Et ça me plaît bien, cette liberté. L'idée que l'on se laisse guider un peu comme on veut, selon le fil que la conversation suit. Et je n'ai aucun doute quant au fait qu'une personne en particulier se réjouira de la situation si jamais je me retrouve effectivement en position de rester dehors toute la nuit. Ma compagne de chambre, regretter mon absence ? « Mh, je doute fort qu'Hawa pleurerait mon absence si je venais à découcher. Je pense plutôt qu'elle s'installerait en étoile de mer au milieu du lit et prierait pour ne pas que je revienne de si-tôt, voire que je ne revienne pas tout court. » Je ris un peu. Ça serait plutôt ça, la vérité : elle serait ravie de voir que j'ai dégagé le plancher et ferait probablement une demande à la production pour ne pas que je revienne, et qu'on reste comme ça ; elle dans la chambre, et moi condamné à errer au bord de la piscine avec mes bières pour me tenir compagnie, quand Eyal, lui, aura sans nul doute pu retrouver le calme de son lit et de sa colocataire de dortoir. À moins que je ne trouve un autre endroit où dormir et, auquel cas... pourquoi pas, effectivement ? Vu ce que l'on fait de notre colocation, de toute façon. Je tourne la tête vers mon partner in crime de la soirée, tête le goulot de ma bière, avale ma gorgée et sourit finalement en coin, relevant un peu le menton pour me donner un peu plus de prestance que je n'en ai déjà de base. « Toi au moins, tu dors avec un boxer. Je suis sûr qu'Hawa apprécierait si j'avais la même attention envers elle. Ou bien, au contraire, elle fait mine de ne pas m'aimer parce qu'elle brûle de désir pour moi. » Je surjoue encore un peu, comme à mon habitude. Qui sait, peut-être que la tension sexuelle que Jenna a vue entre nous, elle survient surtout de chez elle. Elle a dit elle-même à Harrison qu'elle avait tenté de voir la marchandise et qu'elle n'avait pas été négativement surprise, au contraire, alors ça laisse à supposer que je puisse l'intéresser. C'est bien pour cette raison qu'elle a dû vouloir menacer ce que je garde précieusement entre les jambes. Je secoue un peu la tête, laisse le sujet dévier et ris légèrement. « Grand Dieu, qu'avez-vous fait de Bugi Nealon, si faible devant votre sang qu'il n'a de cesse de boire pour vous prouver sa foi. » j'ironise, une main posée sur ma poitrine. Tout le monde aura donc découvert mon secret ? J'aurais tendance à croire qu'Achille ait pu en toucher deux mots à quelqu'un, si tant est que je puisse croire à ce que me disait Eyal. Je suis à peu près sûr que si quelque chose était sorti à ce sujet, d'une façon ou d'une autre ça aurait fini par atterrir dans mes oreilles. Mais, comme à mon habitude avec lui, je joue le jeu et enfile le masque de la princesse alcoolique, attendant d'être délivrée de sa lourde tâche. Je pouffe de rire. « J'attends toujours que tu me montres comment tu fais, pour chopper quelques astuces moi aussi. » En plus de celles qu'il m'a déjà apprises et que j'ai pris soin de mettre en pratique après le prime, j'entends, bien évidemment. J'acquiesce un peu. « Clair que c'est le seul à avoir eu un vrai comportement de team mate pour l'instant. J'espère que les autres prendront aussi ça en compte et lui sauveront la mise quand l'occasion de le faire se présentera. » Claudio avait eu le vrai comportement d'un mec de l'équipe, d'un type habitué à ne pas penser qu'à sa gueule, et ça avait franchement été appréciable. Je pouffe de rire, secoue la tête. « Qui aime bien, châtie bien, tu connais le proverbe. » Regard en coin en direction d'Eyal. Évidemment qu'il connaît le proverbe, et évidemment qu'à la première occasion, je sais qu'il me le ressortira avec son sourire rieur et un peu moqueur, en coin. Et j'avoue que, sans ça, je serais relativement déçu de lui, en fait. Quand il me demande si j'ai des pistes à son sujet, je lui réponds que oui, quelques-unes à vrai dire, mais que j'attends encore de pouvoir déterminer si ça vaut le coup de tenter un buzz ou non. « Rien à voir, évidemment. Ni avec le fait que je me place en deuxième position des meilleures cagnottes du jeu. » Mon sourire s'agrandit considérablement à l'évocation de ce fait : j'avoue, je suis plutôt fier de moi, même si j'ai pas mal fait ma commère cette semaine en balançant des infos à Britta. On ne retiendra que mes interventions pendant le prime, la popularité dont j'ai fait preuve et qui m'a largement surpris je dois dire, et le fait que j'ai brillamment réussi à supporter Harrison et Hawa – surtout Hawa ? – pendant une semaine, ce qui valait bien les félicitations du jury. Et... immanquablement, Achille débarque sur le tapis, me faisant rouler des yeux. Pourquoi est-ce que le sujet de ma relation avec lui passionne autant les foules ? Sa remarque sur Abbi m'arrache malgré tout un petit rire, et je secoue la tête. « Non, c'est vrai, ça m'a fait plaisir de le retrouver. C'est con à dire au bout de seulement deux semaines mais, ça m'avait manqué de pas le voir, quand même. » Vraiment manqué, même. Et je me mets à espérer qu'Eyal ne renchérisse pas encore sur le sujet, et qu'il comprenne que c'est déjà un sacré truc pour moi d'avouer comme ça qu'il m'a effectivement manqué. Peine perdue quand je vois qu'il continue de plus belle sur sa lancée, et je soupire un peu, sans me défaire totalement de mon sourire. « Dis à Abbi de dormir sur ses deux oreilles. Parce que je pense que si tu étais effectivement aux premières loges, t'as vu un détail en particulier. » Le baiser au coin des lèvres d'Achille. Qui m'arrache un autre soupir, alors que je passe la main dans mes cheveux et que je récupère ma bière pour la porter à mes lèvres. J'en avale une gorgée, réfléchis un instant. « Même si ça n'était pas grand-chose, sur le coup ça m'avait paru pas mal quand même. » Je ris un peu, hausse les épaules. C'est pas que ça m'avait paru pas mal, en fait, c'est surtout que ça avait été le plus dont j'étais capable à ce moment-là, avec tout le monde autour, et que j'avais fait ça sur un coup de tête, sous l'impulsion du moment. Je tourne la tête vers lui, le détaille avec un sourire en coin. « Et toi justement, avec Abbi, c'est comment ? » Sourcils arqués d'un air interrogateur, je le regarde l'air de dire : « tu n'y échapperas pas non plus ».

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MessageSujet: Re: [LUN - 20:13] back on the market.   [LUN - 20:13] back on the market. EmptySam 30 Sep - 18:00

C'est vrai, rien ne les empêchait en soi d'éterniser cette petite soirée entre mecs au bord de l'eau, où la bière et les blagues lourdingues risquaient de couler à flot. Et quand bien même quelqu'un viendrait à s'inquiéter de leur absence, un aller-retour express vers leur chambre respective tranquilliserait tout le monde. Bien que du coté d'Eyal, si quelqu'un risquait de s'étonner de le voir disparaître, il était plus probable que ce soit Abbi que Constance, qui peut être ne subissait plus sa présence comme c'avait pu être le cas au début, mais n'irait sûrement pas remuer ciel et terre pour lui mettre la main dessus s'il désertait leur lit quelques heures. Au même titre qu'Hawa n'irait pas pleurer l'absence de Bugi, comme le disait si bien son camarade. Et pourtant, Eyal prit un air pensif au moment de répondre. « Peut être les six premières nuits, mais au fond je suis sûre qu'elle finirait par se languir de toi. A tel point que si ça se trouve, tu la retrouverais en train de respirer ton odeur dans vos draps comme une veuve éplorée. » L'image eut de quoi l'amuser, sur le coup, parce que même s'il imaginait qu'Hawa puisse tenir un peu plus à sa cohabitation avec Bugi qu'en apparences, il est vrai qu'il ne la voyait pas pour autant en arriver à ce genre d'extrêmes. Eyal apprit en tout cas que Bugi ne s'encombrait pas de pudeur – et de tissu – quand il dormait auprès de la jeune femme, et sa remarque l'amusa. « Ça doit être ça, parce que y'a certaines filles qui ont trop de fierté pour s'avouer ce genre de choses. Peut être qu'en fait ça la démange de te sauter dessus mais qu'elle aurait l'impression de te faire une faveur en cédant à tes charmes si facilement. » Tout un processus psychologique féminin qui forcément les dépassait un peu. Mais Eyal connaissait bien un spécimen du même genre, qui toute sa jeunesse avait prétendu être au-dessus de ce genre d'attirances pour des garçons peut être un peu trop conscients de leurs atouts. Et ironie du sort, elle en avait épousé un. « Si j'étais toi, je garderais un œil ouvert la nuit, pour voir si elle commence pas à tâter gentiment le terrain... » Il glissa en tout cas, dans un regard en coin, avant de pouffer de rire. Non, quand même, ça l'étonnerait beaucoup qu'Hawa prépare un plan d'attaque et repère à l'avance les zones stratégiques à prendre en otage le moment venu. Ou, dans ce cas, Bugi avait plus de chance qu'il l'imaginait. La suite valut à Eyal de lâcher un nouveau rire, avant qu'il ne se stoppe net et réalise, non sans effroi, quelle erreur fatale avait commis Bugi. « Nealon ? Putain la gaffe, mec, j'espère qu'ils vont avoir le réflexe de caser un « bip » au montage, parce que sinon tu peux être sûr que toutes tes groupies vont t'ajouter sur facebook puis choper ton numéro de téléphone, ton adresse, et débarquer chez toi en troupeaux. » Parce que si comme il l'imaginait Nealon était son nom de famille, bonjour le drame si des centaines de milliers de nanas dégainaient un calepin et un stylo pour prendre des notes. Par la suite, Eyal émit un nouveau rire. « Je demande que ça, tu sais bien. En plus je tente déjà de convertir Aryel, donc si je vous apprends aussi à Claudio, Dontae et toi comment maîtriser l'art du strip-tease, y'a moyen qu'on monte un spectacle à cinq « bras » pour sensibiliser le public au sort de la team compétition. Oubliés les One Direction, maintenant c'est notre heure de gloire. » Et l'espace d'un instant, il les imagina tous les cinq s'en donner à cœur joie au rythme d'une chorégraphie super rodée imaginée par ses soins. En plus ils avaient tous plus ou moins des physiques distincts, avec lui comme petite touche exotique histoire d'éviter les polémiques façon « Oscars So White ». L'espagnol acquiesça ensuite à l'idée qu'il leur faudrait à tous rendre la pareille à Claudio pour honorer sa décision de les avoir avantagés en début d'aventure, avant de s'offusquer de l'idée que Bugi l'ait potentiellement trahi avec cette histoire d'indice. Heureusement, le bougre s'en sortait bien avec son proverbe tout trouvé. « Chez moi, on dit « Qui t’aime te fait pleurer, qui te hait te fait rire » et je dois reconnaître que j'ai les larmes aux yeux, Bugi. » Il souffla dans un rire et le regard faussement larmoyant, prêt à balayer cette sombre histoire pour regarder vers l'avenir. Et l'avenir, c'était peut être bien les pistes que Bugi pourrait développer sur son secret. Des pistes qu'il prendrait le temps de creuser, Eyal le savait, bien qu'il serait le dernier à l'empêcher de tenter sa chance. Une question d'argent ? Ce serait si mal le connaître ! « Ça alors, tu me l'apprends ! Mais raison de plus pour ne pas te priver si tu as la moindre idée, tu sais, histoire que cet argent ne finisse pas englouti par la boule de cristal, mais plutôt dans la poche de ton poto. » Regard très insistant en prime, Eyal glissa l'idée l'air de rien. En vérité, l'argent fictif n'avait pas tant de valeur que ça à ses yeux et tant qu'il aurait de quoi buzzer, il ne ferait pas une maladie de sa pauvre cagnotte. En tout cas, Bugi dut le maudire l'espace d'un instant lorsqu'il comprit qu'il aurait droit à quelques allusions bien choisies sur ses retrouvailles très remarquées avec Achille, sur le prime. C'est qu'Eyal était curieux, et qu'il aimerait sans doute l'inciter à s'ouvrir un peu. A sa réponse, il esquissa un fin sourire. « C'est bien ce qu'il me semblait avoir vu. Et tu penses que cette séparation a pu t'aider à prendre conscience que tu l'estimais déjà beaucoup ? J'ai jamais tellement cru au proverbe « Loin des yeux, loin du cœur », personnellement. » A dire vrai, il en avait même fait la cruelle expérience : non, ce proverbe c'était clairement du flan. Le genre de conneries qu'on racontait pour servir la trame de quelques films dramatico-romantiques où il fallait bien créer des péripéties. Par la suite, le brun prit un air malicieux. « Oh ça pour l'avoir vu, je l'ai vu. Pourquoi tu crois que j'ai à peine attendu d'avoir entamé ma bière pour te lancer sur le sujet ? » Et il se mit à rire. C'est vrai qu'il n'avait pas perdu de temps, mais c'était comme être au cinéma et pouvoir grappiller quelques infos sur la fin du film avant l'heure. « C'est un truc que t'as fait spontanément, dans l'excitation du moment, ou bien l'idée avait fait son chemin depuis plusieurs jours ? » Il demanda en tout cas, suite aux précisions du roux, avant que Bugi ne manifeste à son tour une certaine curiosité et l'honore d'une question à laquelle il aurait sûrement du s'attendre. Eyal eut un sourire plus amusé. Chacun son tour, c'est ce qu'il essayait de lui faire comprendre ? « En dehors du fait que j'ai réussi à gâcher notre date d'après-prime alors que j'avais bossé toute la soirée pour gagner ce petit moment avec elle... je dirais que ça se passe, et plutôt bien. » Il glissa ainsi, d'un ton un peu obscur, avant que le regard lancé par Bugi ne laisse supposer qu'il attendait peut être un peu plus de détails. Allons bon, autant lâcher un spoiler que le roux avait bien mérité. « Je l'ai embrassée, pas plus tard que ce matin. » Eyal reprit alors, en laissant son regard caresser la surface de l'eau avant de retrouver celui de Bugi, puis d'avoir un rire nerveux. Il avait misé gros sur ce coup-là et ne savait pas vraiment de quoi ça avait l'air, dit comme ça. Tout ce qu'il savait, c'était pourquoi il l'avait fait et ce que ça lui avait procuré. « 'Me regarde pas comme ça, j'avais l'intention de te le dire. Je pensais juste attendre de te faire boire un peu plus avant de passer aux aveux. » Il rit, à nouveau. Il n'était pas gêné, mais c'était particulier de se confier à quelqu'un qui ne nous connaissait pas trois semaines plus tôt et dont on ne pouvait pas prédire les réactions. Lui n'avait toujours eu qu'une seule confidente dans sa vie, et il savait exactement ce qu'elle lui dirait s'il l'avait face à lui à cet instant.

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MessageSujet: Re: [LUN - 20:13] back on the market.   [LUN - 20:13] back on the market. EmptyDim 1 Oct - 2:41

Hawa en veuve éplorée à cause de mon absence dans notre lit, loin d'être conjugal – après tout, elle m'a elle-même dit qu'elle n'était pas prête de se mettre en couple, que ça n'était pas pour elle –, me fait ricaner tout seul, le goulot de ma bière porté contre mes lèvres étendues en un sourire assez large. Je secoue brièvement la tête, lance un regard en biais à Eyal, me retenant de rire un peu plus encore. « Sans vouloir te vexer, qu'est-ce que tu peux être con par moments. » Je roule des yeux, bois une longue gorgée et repose ma bouteille à côté de moi, les yeux maintenant fixés sur l'étendue d'eau qui prend place autour de nos chevilles. J'agite un peu mes pieds, vois quelques gouttes sauter à la surface. C'est qu'on est bien, là. Tranquilles, tous les deux, à parler de tout et de rien sans prêter attention aux caméras qui nous fixent dans le but de ne rien manquer de nos différents faits et gestes. Comme si quelque chose d'incroyable allait se passer ou se dire, au milieu d'une conversation entre deux potes qui plaisantent sur leurs colocataires de lit et sur les possibles idées d'une tension sexuelle qu'il pourrait y avoir de leur part lorsqu'elles les voient. Je plains mentalement les personnes en charge de tout observer et de tout dérusher, parce qu'une conversation comme ça n'est souvent intéressante que pour ceux qui ont l'occasion d'y participer. « Tu veux que je sois honnête avec toi ? » je lance quand il évoque Hawa et le fameux désir probablement entrain de brûler dans le creux de ses reins, n'est-ce pas. « Dans d'autres circonstances, j'aurais peut-être pas dit non. Si on part d'un contexte où l'on ne serait pas enfermés dans le même château pour une durée indéterminée, où on ne serait pas forcés par conséquent de se voir tous les jours, ni même filmés et scrutés en permanence, ça aurait peut-être pu le faire, le temps d'une nuit. » Et il y a encore d'autres points qui rentrent en compte dans mon raisonnement, et parmi eux ne se trouvent étonnamment pas le sujet de la mésentente dans laquelle on tente de construire l'un et l'autre notre équilibre, avec l'idée de parfois la mettre de côté. « Genre, pour un coup d'un soir ou quelque chose comme ça. Je me dis qu'elle ne m'aurait probablement pas foutu de vent, vu comment ma queue semblait la passionner au point d'en parler à Harrison et de causer notre peine collective d'une semaine passée non stop ensemble. Mais à condition de ne pas se revoir ensuite. » Qu'on se comprenne : ça n'est pas contre elle. Mais Hawa n'est pas le genre de personne qui se fera une place durable dans ma vie, tout comme je suis totalement conscient du fait que je ne suis pas le genre non plus à m'en faire une dans la sienne. Si nous sommes capables de mettre de côté temporairement notre désamour mutuel, le point réside là : ça ne sera jamais que temporaire. On s'est croisés, c'est bien, c'est intéressant sur certains points, mais il n'y a aucune raison valable pour que l'on garde contact après l'émission, par exemple, et je sais qu'elle sera de mon avis sur la question. Sans trop réfléchir, je balance ensuite à Eyal mon nom de famille dans une phrase, et arque un sourcil face à sa réaction qui me fait alors réaliser ce que j'ai fait, puis je me mets finalement à rire. « Je pense que la production est suffisamment clémente avec nous pour nous éviter ce genre d'embarras. Et franchement.. je vois pas où tu vas chercher que je pourrais avoir des groupies, moi. » Revenons sur Terre : ok, j'ai conscience d'avoir un caractère assez sympa dans certaines mesures, mais je ne fais clairement pas partie des « beaux gosses » de la saison, capables de rallier en un battement de cils et un clin d'œil toutes les potentielles groupies du pays, entre 15 et 55 ans. Eyal en fait partie. Claudio aussi. Eustache aussi. Dre aussi, dans un autre genre. Moi ? Probablement pas, même si Eyal n'est pas le premier à exposer cette idée. Honnêtement, je pense donc que ma réputation et mon appartement sont sains et saufs. « Si avec ça on ne devient pas la première team dans le classement jusqu'à la fin du jeu.. je ne sais pas ce qu'il faudrait. À part, peut-être, convaincre aussi Stella et Maia ? » Je lance en riant, quoique peu convaincu par rapport à l'idée de réussir à leur faire tomber chaque couche de vêtements qui les recouvre. Surtout du côté de Stella, qui semble assez frigide à l'idée qu'on lui parle de sa sexualité, de quelque façon qu'il soit, du peu que j'en ai vu. Une telle cohésion de groupe, pourtant, ferait sûrement monter quelques larmes aux yeux des membres de la production ; je pense particulièrement à notre chère Vera, qui serait probablement fière de ses louveteaux. Je tourne la tête vers lui et ris un peu plus devant son air offusqué. « Je t'aime tellement fort Eyal, fais gaffe à la dépression qui risque de pointer le bout de son nez si ça arrive. » Je pose une main sur son épaule – contact physique maximum dont je suis capable en temps normal, et j'entends par-là : quand Achille n'est pas dans les parages – et lui lance un regard tout à la fois compatissant et reconnaissant de bien vouloir l'admettre. Et j'ai l'impression qu'une fois n'est pas coutume : le sujet revient forcément, à un moment donné, sur Achille. Mon sourire se fait plus discret, teinté d'une gêne que je ne cherche même pas à dissimuler tellement ça serait vain, j'imagine, et je commence à éviter un peu de croiser son regard. Il a donc bien vu le semblant de baiser que j'ai donné à Achille pendant le dernier prime, trois fois rien à bien regarder comme ça, mais pourtant beaucoup plus significatif pour moi. « Je pense aussi que c'est de la foutaise, ce proverbe, mais on ne peut pas non plus dire qu'on était vraiment loin l'un de l'autre. Je le croisais tous les jours. » Je ris un peu, tentant une pirouette pour éviter de faire plus qu'effleurer la surface de la question. Il m'avoue donc réellement avoir assisté à la scène et je sens quelque chose se passer au creux de mon ventre quand il l'évoque, sans trop réussir à mettre des mots dessus. Je me contente de regarder toujours la surface de l'eau, me plongeant partiellement dans mes réflexions. J'inspire un peu. « J'en avais envie alors je l'ai fait, c'est tout, j'imagine. » je souffle finalement sans prendre le temps de réellement respirer entre les mots, grâce à l'inspiration que je venais de prendre. « C'est spécial. J'ai l'impression que tout va trop vite mais en même temps ça fait déjà trois semaines qu'on vit tous ensemble, toujours ensemble, justement, et ça me donne aussi l'impression que ça va trop lentement. » Je pince un peu des lèvres, agite à nouveau doucement mes pieds sous l'eau pour en troubler le calme, et porte ma bière à ma bouche pour la délester de quelques gorgées. « C'est complètement con, comme réflexion. » Nouveau rire, assez ironique cette fois, que je laisse s'envoler rapidement pour passer à autre chose, retournant la tête vers lui pour le questionner sur sa relation avec Abbi. J'arque un sourcil amusé quand il parle du date post-prime, lui lance un regard lourd de sous-entendus pour l'inciter à continuer dans ses petites révélations, histoire de ne pas me laisser comme ça sur ma faim. Mon sourire s'étend alors soudainement à nouveau sur ma face, beaucoup plus large. « Eeeeh bien joué ! » Je tends mon poing dans sa direction pour qu'il le cogne du sien, tapote à nouveau son épaule pour le féliciter de cette petite victoire. « Aaah, c'est cool, ça se voit que vous vous plaisez vachement, ça fait plaisir du coup de savoir que vous l'avez capté aussi. » J'ai bien vu comment ils se bouffaient l'un et l'autre des yeux, pendant le prime comme à d'autres moments. Abbi craque à fond sur lui, et lui aussi, c'est une évidence telle qu'elle en arrive au même point que 1+1 est égal à 2. Je ris un peu, sincèrement content pour lui, et tape ma bière contre la sienne pour trinquer à nouveau à sa petite victoire. « J'imagine que ça ne sert à rien de te demander comment c'était ou si t'as kiffé ? » Mon regard trahit alors toute la lourdeur dont je peux faire preuve mais... je m'en fous clairement, en fait.

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MessageSujet: Re: [LUN - 20:13] back on the market.   [LUN - 20:13] back on the market. EmptyLun 2 Oct - 22:42

Eyal le savait, il n'avait plus qu'à prier pour qu'Hawa n'entende jamais parler de cet échange, et du passage où il parlait d'elle comme d'une veuve éplorée qu'une trop longue séparation d'avec Bugi anéantirait tout bonnement. Car pas sûr qu'elle adopte le même ton rieur que son camarade et se contente de souligner à quel point il pouvait parfois faire preuve d'une connerie inégalable. A cette idée, le brun se joignit à ses rires. « T'as mis le temps pour t'en rendre compte. » Parce que con, il l'était souvent quand il se laissait prendre au jeu de ces petites discussions entre mecs, où l'on oubliait le politiquement correct pour s'embringuer dans toutes sortes de délires où l'on finissait par jouer à celui qui atteindrait le point de non-retour en premier. Et force est de constater qu'ici, il avait pris un peu d'avance sur le roux, et qu'à la façon dont il remettait Hawa sur le tapis, Bugi allait finir par croire qu'il avait été payé par Britta ou Jenna pour les inciter à mettre leurs différends à profit pour régler ce qui devait l'être en positon allongée. Seulement, il était en vérité curieux de les imaginer partager un même lit après tout ce qu'il avait entendu au sujet de leur « entente ». Tension sexuelle ou pas, ça devait être rock'n'roll entre ces deux-là. Mais voilà que Bugi se laissa aller à une confession qui eut le mérite de le surprendre. Car s'il avait compris qu'Hawa n'était pas la dernière candidate susceptible de l'attirer de prime abord, il apprenait ici qu'il aurait pu songer à vivre une éphémère aventure avec elle dans un autre contexte. Eyal assimila l'information, puis acquiesça. « Je vois ce que tu veux dire, même si je pense pas qu'Hawa soit le genre de fille à te créer des problèmes ou à s'enchaîner à toi après une nuit, même exceptionnelle – parce que je vous fais confiance, vu vos contentieux c'est sûr qu'elle l'aurait été. » Clin d’œil en prime, il appuya ses propos et l'idée décidément persistante qu'avec deux caractères comme les leurs, il y aurait eu bien des étincelles. « Mais ouais, c'est sûr que ça resterait compliqué de croiser ton coup d'un soir au petit-déjeuner puis de l'avoir sous les yeux pendant plusieurs semaines. En plus pour vous c'est d'autant plus spécial que vous dormez ensemble. Là, c'est sûr que la tentation serait grande de recommencer, or une fois ça passe, mais deux fois ça devient plus compliqué à gérer. » Et tout ce que Bugi aurait probablement voulu éviter dans ces circonstances, alors oui, il valait probablement mieux oublier l'idée d'une aventure avec Hawa s'il pouvait faire sans. « Ça t'arrive souvent, à l'extérieur ? De faire dans les « one-night-stand », je veux dire ? » Eyal se permit toutefois de demander, dans un regard en coin, peut être parce qu'il avait eu l'impression – fausse, si ça se trouve – que Bugi n'en aurait pas été à son coup d'essai. Et parce qu'ils étaient entre potes et dans une parenthèse qui les isolait de la vraie vie, c'était sans doute le genre de choses qu'ils pouvaient se confier entre deux gorgées de bière. Niveau confessions, en tout cas, Bugi commit une grave erreur en lâchant son nom de famille comme s'il avait oublié où il était et que des milliers de groupies risquaient de sauter sur l'occasion pour envahir son intimité et celle de ses proches. Et voilà qu'en plus il se voilait doublement la face. « Eh, n'oublie pas que tu parles de ceux qui t'ont séparé d'Achille pendant une semaine puis qui t'ont lié à Hawa et Harrison pendant la suivante. Si t'as l'impression qu'ils ont tes intérêts à cœur, c'est que t'es un mec vraiment compréhensif. » Eyal esquissa un sourire amusé, forcé d'admettre que Bugi était un type positif qui savait voir un peu de bon en chacun. « Ensuite, fais-moi le plaisir de te regarder dans une glace la prochaine fois que t'en croiseras une. Parce que je t'assure qu'en dehors de tes oreilles légèrement décollées – personne n'est parfait – t'as pas le physique du loser qui compte juste sa mère et sa voisine dans son petit fanclub. » Il lui lança un regard équivoque, et émit un nouveau rire. Oui, Bugi comptait indéniablement parmi les éléments charismatiques de cette saison et sa modestie partageait Eyal entre admiration et dépit. « En plus de ça, t'es un mec franchement intéressant qui doit pas en laisser beaucoup indifférent(e)s. » D'une façon ou d'une autre, oui, il l'imaginait bien avoir son lot de supporters, dont une moitié auraient été séduits par son physique et l'autre par son coté droit, posé, de mec qui était à sa place, qui restait humble et à qui on pouvait faire confiance. Comme un bon pote, aux yeux d'Eyal, qui était même carrément prêt à lui apprendre les bases du strip-tease et à monter un show dantesque avec lui et les autres garçons de leur team. « J'y pensais aussi pour les filles, mais j'aurais peur qu'on se mette les féministes à dos et vu qu'il en pousse tous les jours ce serait sûrement pas dans notre intérêt. Donc à moins qu'elles se proposent d'elles-mêmes... » Il valait sans doute mieux qu'eux n'émettent pas l'idée auprès de Stella et Maïa, parce que ce petit numéro était censé leur faire gagner des points auprès du public, pas leur en faire perdre. Par la suite, Eyal réprima un rire à la remarque toute en émotion de ce brave Bugi. Putain, se sentir aimé à ce point, ça lui rappelait que l'humanité avait encore de l'avenir. « Ça y est, je me sens tout fébrile. Je crois que c'est trop d'émotions pour mon cœur, et pourtant crois-moi des déclarations enflammées j'en ai entendu... même si rarement aussi poétiques. » Bugi comprendrait sûrement à quoi il faisait allusion, car on sous-estimait l'impact d'une chemise déboutonnée ou d'un pantalon arraché sur une horde de filles déjà passablement enthousiastes, et pas dépourvues de parole. Finalement, et comme Bugi aurait du s'y attendre, Eyal ne laissa pas passer l'occasion de l'interroger sur ses retrouvailles avec Achille, qu'il avait vues de près lors du prime. Et notamment ce baiser au coin des lèvres donné par le roux, qui lui parut plus gêné au moment de l'évoquer. Ce qui était drôle, c'est qu'il avait un point de vue sur le proverbe « Loin des yeux, loin du cœur » mais aucune réponse à apporter à sa petite interrogation. Quel malin ! « Depuis quand on répond plus aux questions des copains ? » Eyal souffla, dans un regard en coin et en lui donnant un léger coup de coude. Heureusement qu'il ne s'avoua pas vaincu et renchérit aussitôt avec une autre question, qui elle eut droit à sa réponse. Et une réponse que le brun accueillit avec un sourire sincère, parce qu'il l'entendit se livrer, introspecter ses ressentis, et finalement évoquer la notion du temps dans le jeu. « C'est pas con, non. On peut pas dire qu'ici le contexte soit le même qu'à l'extérieur, et on sent bien qu'on vit pas les choses comme on les vivrait si on était pas enfermés tous ensemble 24h/24 avec peu de moyens pour prendre de la distance avec tout ça. » Et comme pour appuyer ses propos à coup d'exemple imparable, il lui lança un nouveau petit regard, d'un air amusé. « Regarde-nous, on cause comme si on avait fait le Vietnam ensemble mais y'a trois semaines je savais même pas que Bugi était un prénom. » Et émettant un rire, il se fit effectivement la réflexion que Bugi avait pris une certaine place dans son aventure en un laps de temps relativement court, alors qu'à l'extérieur il ne lui était pas si facile de se lier aux autres. « Ce que je veux dire, c'est que t'es le seul à savoir si ça va assez vite pour toi. Et si c'est pas le cas, eh bien... je suppose que c'est à toi de mettre les bouchées doubles. » Et au cas où il ne comprendrait pas où il voulait en venir, Eyal l'honora d'un petit sourire largement équivoque. Passer la deuxième vitesse, ça lui parlait ?« T'as eu d'autres « envies » depuis le prime ? » L'espagnol demanda d'ailleurs, toujours souriant, et véritablement curieux. Le prime ne remontait encore qu'à hier soir, mais lui était plus que bien placé pour savoir qu'il pouvait se passer beaucoup de choses sur ce court laps de temps... Car Bugi ne manqua pas de faire lui-même allusion à Abbi, et Eyal comprit qu'il n'y échapperait pas non plus. Il évoqua ainsi l'après-prime, et cette occasion loupée de passer un moment avec la jeune femme. Mais il y avait eu autre chose, et ça Bugi le sentit probablement avant même qu'il poursuive et évoque – dans un mélange de fébrilité et d'enthousiasme – le baiser échangé le matin même. Le roux ne cacha pas sa fierté et Eyal émit un rire tout en cognant son poing contre le sien, les lèvres doucement étirées. « Disons que j'ai su en la voyant la première fois qu'elle était mon style, mais que depuis quelques jours je sais que c'est aussi plus que ça. » Qu'elle lui plaisait réellement, oui. En dehors même du fait qu'Abbi soit jolie, drôle, adorable, et le genre de filles qui le faisaient facilement craquer. Il y avait aussi quelque chose d'autre, qu'il sentait quand il était avec elle et qui l'avait incité à agir instinctivement quelques heures plus tôt. « Tu veux pas aussi connaître la durée en millisecondes ? » Eyal reprit en pouffant, face à sa question. Alors lui, c'était pas la subtilité qui l'étouffait ! « C'était... juste extra. Pas juste le baiser, le moment en lui-même. Ça m'a fait un effet incroyable, et j'avais pas ressenti ça depuis... « la dernière ». » Et s'il lui lança un petit regard entendu, c'est parce que Bugi était le seul avec qui il avait jusqu'ici brièvement évoqué sa dernière histoire, justement. Bugi savait déjà que ça ne s'était pas très bien fini, alors il imaginait sans doute combien ça pouvait être agréable de redécouvrir certaines sensations quasi oubliées dans les bras d'une fille comme Abbi. « Trêve de plaisanterie, tu m'en veux pas trop d'avoir fait ça dans ton dos, et sans t'avoir convié aux premières loges ? Je te devais pourtant une exclusivité... » Rapport au prime et à ce petit échange intercepté entre Achille et lui. Peut être que ça n'avait pas été le même genre de baiser, peut être que Bugi n'avait pas cherché à en faire profiter tout le monde, mais c'était sa manière à lui de lui faire comprendre qu'il ne le lui aurait pas caché, soirée entre mecs ou pas.

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MessageSujet: Re: [LUN - 20:13] back on the market.   [LUN - 20:13] back on the market. EmptyMer 4 Oct - 0:58

« T'as mis le temps pour t'en rendre compte. » Je me mets à rire un peu à sa remarque, secoue la tête en levant les yeux au ciel. « Détrompe-toi, je dirais plutôt que j'essayais de me convaincre du contraire pour garder un peu d'espoir pour toi, tu comprends ? » Un soupir exagérément las s'échappe d'entre mes lèvres et j'affiche un air légèrement désapprobateur. Quelle tristesse que de devoir me rendre à l'évidence à son sujet, mh ? À vrai dire, je commence à connaître Eyal à force de conversations avec lui, où l'on a rapidement tendance – et étonnamment, autant pour lui que pour moi j'ai l'impression – à se livrer l'un à l'autre et à glisser quelques vannes douteuses, le plus souvent salaces, çà et là. Je le taquine plus qu'autre chose et il le sait très bien : l'humour dont il fait preuve est, à peu de chose près, identique au mien, et si je le traite sincèrement de con, j'imagine que ça revient à m'insulter moi-même. Et qu'importe le peu d'estime que je peux avoir pour moi-même, je n'en suis pas non plus à ce point-là, fort heureusement. Je secoue à nouveau la tête et lui confie mon ressenti pour Hawa, priant pour qu'elle n'entende jamais cette conversation car je suis prêt à mettre ma main au feu qu'elle n'hésiterait pas à réagir et à faire entendre son avis sur la question. Et, quelque qu'il soit, je me porte parfaitement bien sans. « Oh non, c'est clair qu'elle n'est pas du genre à coller ou quoi, mais c'est surtout le côté... quotidien ensemble qui me gêne, on va dire. De toute façon la question ne se pose. » Je pouffe de rire, porte ma bière à mes lèvres. « Et ça m'étonnerait, pour être honnête, qu'elle aurait pu l'envisager de son côté non plus. Malgré la conversation apparemment passionnante qu'elle a eue avec Harrison sur le sujet de ma queue. » J'arque un sourcil, ris un peu. Je n'en ai entendu parler que le soir où on a été liés, tous les trois, et j'ai eu le droit aux remarques en direct live, quand Rico s'est offusqué de voir que je ne montrais pas mes attributs à la moindre occasion, et qu'il s'est montré particulièrement impatient à l'idée d'avoir une vue – qu'il n'a finalement pas eu – sur ces derniers. « Si tu veux mon avis, c'est plutôt avec toi qu'elle aurait aimé dormir. » Je soupire légèrement, mimant une déception certaine à ce sujet au point de poser une main désespérée contre ma poitrine douloureuse suite à ce constat. Quoi qu'il en soit, je tourne la tête vers lui quand il me questionne sur ma vie sexuelle – ou du moins, sur un de ses aspects – et me contente dans un premier temps de rire un peu à sa question. « Non, pas franchement. » Pas franchement ? Ça ne m'arrive même quasiment jamais, j'ai dû tenter le coup que trois, quatre fois en tout, si je me souviens bien, et ça n'était pas que des réussites. Sur un aussi petit chiffre, le ratio est franchement décevant. « Mon dernier remonte à il y trois, quatre mois, c'était pas très longtemps après ma rupture. » Je rajoute, histoire d'étoffer un peu ma réponse et de ne pas simplement lui balancer un « non », quand bien même j'imagine qu'il aurait totalement su s'en contenter ; l'un des avantages d'Eyal étant le fait qu'il n'est franchement pas chiant comme type. Après lui avoir donc avoué que ça n'était pas tellement mon truc, les relations d'une nuit – quitte à choisir, je préfère encore les « plans culs » aux simples coups d'un soir –, on en vient à discuter de la vacherie de la production, dans un premier temps. « En réalité, ils m'ont séparé d'Achille ET m'ont colllé Hawa et Harrison pendant la même semaine. » Je corrige, rajoutant une couche à la semaine légèrement merdique que j'avais pu passer et qui a enfin pris fin avec le prime. Puis, on en vient à parler de mes... groupies ? Ça me paraît tellement incongru que je me demande un instant d'où il a pu sortir ça. « La bière te monte déjà à la tête alors que tu n'es même pas arrivé au bout de ta première bouteille. C'est triste. » Je ris légèrement, secoue un peu la tête, sans chercher à polémiquer plus que ça sur la question. Certains verront ça comme de la fausse modestie, d'autres, néanmoins beaucoup moins nombreux, comme du déni, et d'autres encore comme une façon d'attirer l'attention sur moi. Rien de tout ça. Je lui lance un regard en biais après son dernier compliment. « Arrête, Eyal, ou je vais rougir et me mettre à glousser comme une fillette, et je doute que tu aies très envie de voir ça. » Je le regarde en biais, puis secoue un peu la tête. Non, vraiment, aucune envie, je le confirme. Quant au striptease des filles... certes, les féministes risquent de faire chier. Ou tout du moins : les fausses féministes. Fiona, à l'occasion de l'un de nos rares dîners, m'avait fait tout un discours sur le rôle des féministes et qui sont les « fausses féministes » comme elle se plaît à les appeler à la moindre foutue occasion qui se présente. J'en ai bouffé pendant toute une soirée et j'ai bien retenu la leçon, dans le fol espoir de ne plus jamais revivre ça. « Au contraire : les vrais féministes sont pour que les femmes disposent comme elles veulent de leur corps, et on serait de sacrément des connards de par leur proposer de se joindre à nous et, de la sorte, de les discriminer un peu. » Je n'ai pas beaucoup d'espoir concernant le fait que mon argumentaire puisse tenir debout, à vrai dire, et préfère le conclure d'un rire en atteignant peu à peu le fond de ma bouteille de bière. Je compte sur Eyal pour éventuellement en faire quelque chose, si l'inspiration lui vient à un moment donné. Et, à vrai dire, je suis toujours aussi convaincu que de leur proposer ça, surtout à Stella, est une mauvaise idée pour nos joues, voire nos testicules. Le regard plein d'amour pour lui, je pose ma main sur son épaule. « C'est parce qu'à la différence des autres, je tiens à ce que tu gardes tes vêtements sur le dos, mate. » Et ça fait, à mon avis, une réelle différence entre ses groupies – ah ! Lui en a, la preuve – qui désirent le voir nu et plus si affinités, et moi : ça n'est pas son cul qui m'intéresse, mais sa tête et son cœur. Et aussi étrange puisse-t-il paraître de dire ça, j'assume totalement de l'avoir pensé. Presque. Puis, inlassablement, devenant presque un rituel au cœur de nos conversations, Achille apparaît au travers des questions d'Eyal, qui tient apparemment à ne rien manquer de l'évolution de notre relation. Mes sourcils se froncent légèrement. « J'imagine que oui, ça a joué dans le constat, même si j'avais déjà ma petite idée sur le sujet à vrai dire. » Je n'en dis pas plus, cultive un peu de ce « jardin secret » que tout être humain est censé avoir. Du moins, je me dis surtout que je n'ai pas spécialement envie de m'étendre pendant des heures sur ça, puisque c'est loin d'être dans ma nature. Je ne sais pas ce qui a entraîné l'autre, mais je sais qu'il y a toujours eu corrélation entre ma pudeur et le fait que je n'ai jamais vraiment voulu, ou pu, parler de mon attirance pour les deux sexes. L'un a forcément provoqué l'autre, mais de là à savoir lequel, c'est comme chercher qui de l'œuf ou de la poule est arrivé en premier. Je souris un peu. « C'est clair que les amitiés aussi parviennent à le mesurer. Les gens se focalisent toujours sur les histoires plus... poussées, si je puis dire. » J'étais à deux doigts de parler d'histoires amoureuses, mais ç'aurait été clairement prématuré, qu'importe ce que l'on peut en dire. Je sais ce que je ressens pour Achille – je crois, du moins – et je peux juger par moi-même que parler directement de sentiments amoureux... Bref, je n'ai pas envie de l'évoquer à voix haute. Je prends note de ce qu'il me dit en tout cas sur la vitesse à laquelle vont les choses, et souris un peu à sa question. Ma main glisse dans mes cheveux, et je termine finalement ma bière avant de reposer le cadavre de bouteille à côté de moi. « Je l'ai réembrassé. Pour de vrai, cette fois. » Je précise avec un rire un peu nerveux. Personne en dehors d'Eyal – et d'Achille, évidemment – ne le sait, il me semble. Si Alessia avait été mise au courant, j'aurais déjà entendu son hurlement traverser le château. Je repense à la scène, la revois défiler sous mes yeux, et ne peux m'empêcher de sourire un peu plus, avant de passer une main sur mon visage pour me ramener les pieds sur Terre. Je passe rapidement au sujet « Abbi » en espérant ne plus avoir de question sur ça – espoir vain, je le sais bien, et ça ne me dérange finalement pas tant que ça quand ça vient d'Eyal – et me met à sourire sincèrement, pour lui cette fois. « C'est beau ce que tu dis, quand même, bravo à toi. » Je souris, attrape une nouvelle bière. « Non, pour de vrai, ça me fait d'autant plus plaisir pour toi, si ça s'est passé aussi bien que ça. Et si ça t'a permis une petite révélation sur ce qu'elle pourrait représenter pour toi. » Petit coup d'épaule dans la sienne, puis je décapsule la bouteille que j'ai nouvellement en main, la porte à mes lèvres et acquiesce. « Si, tant qu'à faire, que je puisse l'imaginer comme si je l'avais vraiment vécu. » Sourire en coin. Eyal évoque son ex, et je lui envoie un regard interrogateur. « Tu veux m'en parler ? Elle avait l'air d'être une vraiment chouette fille, de ce que tu m'en as déjà dit. » Un peu comme Abbi, alors c'est clair que ça n'est pas surprenant qu'il y ait un rapprochement entre eux. Je me permets de commenter simplement, sans aller plus loin. Je sais que ça peut faire du bien de lâcher le morceau sur quelque chose qui peut nous mettre le cœur lourd, et puis peut-être qu'il a tout simplement envie d'en parler, si jamais ça n'est pas ça ? Sa question m'arrache un dernier rire. « Non, t'en fais pas. Je t'ai privé d'une exlcu aussi, après tout. » Je hausse doucement les épaules, évoquant bien évidemment le nouveau baiser avec Achile, juste après le prime.

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MessageSujet: Re: [LUN - 20:13] back on the market.   [LUN - 20:13] back on the market. EmptyVen 6 Oct - 4:28

Eyal étouffa un nouveau rire à la remarque de Bugi. Alors comme ça, il se voilait jusqu'ici la face à son sujet et apprenait ce soir à ses dépends qu'il était bel et bien irrécupérable ? La déception devait être immense, et Eyal était forcé de la partager. « Je comprends, oui, mais du coup t'as plus qu'à me trouver un remplaçant avec qui partager ce genre de soirées, à l'avenir. Je verrais bien Alain dans le rôle, 'me demande pas pourquoi, son coté rock'n'roll peut être. » Quoi que le plus rock'n'roll chez Alain, c'était sûrement son langage. Bugi avait en tous les cas tout intérêt à ne pas miser sur le mauvais cheval après lui, parce qu'une désillusion c'était suffisant n'est-ce pas. Heureusement, la soirée était encore pleine de promesses et rien ne semblait pouvoir les empêcher de papoter autour d'une bière, un riche programme qu'Eyal appréciait d'autant plus que son sujet de prédilection revint bientôt sur le tapis : Hawa, ou plutôt, sa relation pour le moins intrigante avec Bugi et fruit de nombreuses divagations de la part de l'espagnol, qui les voyait déjà consommer leur attirance au fond de leur lit. Une idée qui n'aurait visiblement pas déplu à Bugi dans un tout autre contexte, et le temps d'une seule nuit. Ce qui tombait bien, puisqu'Hawa n'avait pas l'air d'une fille qui aimait se prendre la tête. Et pourtant, d'après Bugi, pas sûr que la jeune femme aurait consenti à cette unique nuit d'amour. Et ce, malgré une conversation apparemment passionnante au sujet de son sexe, qui valut à Eyal de pouffer. « Tu dis ça parce que t'es pas sûr de lui plaire, physiquement ? Parce que si elle arrive à tenir toute une conversation autour de ta queue, c'est que y'a au moins une partie de ton anatomie qui la rend curieuse, et c'est déjà pas mal. » Quoi que peut être pas suffisant si l'on regardait les choses avec un peu plus de logique, mais quand même. La suite étira finalement ses lèvres dans un sourire mi-hilare mi-coupable, tandis que Bugi lui fit remarquer que leur camarade aurait sûrement préféré dormir avec lui, qui voyait bien toute la détresse que cette simple idée propageait chez Bugi. « Je suis désolé, mec, je te jure que j'ai rien fait pour. Mais tu sais, Constance est tellement comblée par notre cohabitation nocturne qu'elle a du aller vanter mes mérites et mes atouts à travers tout le château, alors forcément... » N'est-ce pas, que l'idée était crédible ? Constance quittant leur chambre de bon matin avec un sourire jusqu'aux oreilles, pour aller répandre un peu partout l'idée qu'il soit un partenaire absolument parfait, oui ça ne devait pas être si éloigné de la réalité. Il n'y avait qu'à en juger par leur tout premier contact : un exemple de complicité et de chaleur humaine, surtout le moment où elle avait préféré faire face au mur plutôt qu'à lui. C'est en tout cas un Eyal un peu curieux qui interrogea Bugi sur le fait qu'il ait potentiellement déjà pu expérimenter le concept de « one-night stand », et qui apprit qu'il était loin d'être un abonné des coups d'un soir. « Donc c'était même peut être plus un besoin de réconfort qu'un coup complètement improvisé ? » Il demanda, suite à ses précisions, dans un regard qui comme chaque fois lui fit comprendre que rien ne l'obligeait à répondre s'il estimait en avoir assez dit. Bugi, par la suite, ne se montra pas très rancunier à l'égard de la production, qui lui avait quand même fait pas moins de deux sales coups, et la même semaine en plus. Putain de détail ! « ¡Oh, mierda! C'est toi qui as raison. Leur sadisme est sans limite, mais bon au moins maintenant t'es doublement tranquille, je suppose, ça doit quand même te soulager. » Enfin, dans la seule hypothèse où la production ne comptait pas lui refaire le coup une deuxième fois en le privant de contact avec l'un de ses liens dans le jeu ou en l'enchaînant à un ou deux autre(s) candidat(s), mais Eyal préférait penser – pour lui – qu'elle avait quand même un tout petit peu trop de scrupules pour ça. Bugi parut en tout cas étonné à l'idée qu'il lui prête des groupies en dehors de l'aventure, comme si l'idée était si farfelue que ça. « C'est ça, les gens qui boivent peu. J'ai pas ton expérience, moi, que veux-tu ! » Le brun se justifia faussement, dans un rire, avant de reprendre un air solennel. « Plus sérieusement, tu me fais un peu peur là. Parce que le choc risque d'être rude quand tu sortiras et que des filles te harcèleront pour prendre des photos ou choper ton numéro de mobile. Sérieux, tu croyais vraiment échapper à cette notoriété ? » Il le questionna en tournant son visage vers le sien, avant de rouler exagérément des yeux à sa prochaine remarque, après qu'il lui ait très justement fait remarquer que rien que son tempérament dans l'aventure n'avait pas du laisser grand monde indifférent à l'extérieur. « Regarde, en plus t'es modeste. Je sens les demandes en mariage affluer pour toi dès ta sortie, mec, je dis ça je dis rien. » Et il lui lança un regard intense pour appuyer ses propos, l'air de vivement lui conseiller de se préparer psychologiquement à l'arrivée d'une montagne de déclarations enflammées dans sa boite aux lettres dès sa sortie, qui à ce rythme-là n'était sûrement pas prête d'arriver et c'était tout ce qu'il lui souhaitait. Bugi, c'était ce type suffisamment humble pour ne même pas voir à quel point il avait l’étoffe d'un bon candidat, alors oui, définitivement sa place était ici. Une chose était en tout cas certaine, Eyal n'aurait jamais pensé que son camarade ici-présent puisse être aussi calé en féminisme, mais peu importe, il soulevait là un point crucial pour l'avenir de leur team. « Alors ça, ça change tout ! Je propose qu'on aille dès demain leur soumettre l'idée... enfin, que tu ailles la leur soumettre, parce que t'es plus diplomate, tout ça, avec toi ça passera mieux. » Tout à fait, oui, et puis peut être que le fait qu'il se soit rapproché d'un candidat et non d'une candidate laisserait penser à Maia et Stella qu'il puisse être parfaitement désintéressé. Eh oui, il pensait à tout. Mais le sourire qu'il s'était étendu sur ses lèvres laissa bientôt place à une mine éteinte lorsque Bugi lui remémora malgré lui le terrible épisode de la tour de Jenna, cercueil de ses désillusions passées. « Je croyais qu'on évitait de remettre le sujet sur le tapis ? Je sais déjà que je suis pas ton genre, crois-moi ça m'a fait assez mal de m'en rendre compte la première fois, alors pitié p-l-u-s u-n m-o-t. » Cette fois, c'est lui qui plaça une main contre son cœur et qui prit un air éprouvé, parce que bon sang, il se remettait à peine de leur triste rencontre de la semaine dernière, et voilà que Bugi tirait sur l'ambulance. Quel homme cruel. Pour sûr qu'il méritait qu'Eyal remette Achille sur le tapis, comme de coutume quand ils étaient tous les deux, bien que l'espagnol comprenne cette fois que Bugi ne tenait peut être pas à s'étendre sur l'idée que sa séparation d'avec le jeune candidat ait pu l'aider à prendre conscience de ce qu'il commençait peut être à éprouver en sa présence. Eyal accueillit alors sa réponse dans un léger sourire, se sentant un peu coupable d'avoir insisté, et se concentrant plutôt sur la suite. Bugi et lui étaient d'accord sur un point : les conditions dans lesquelles ils vivaient facilitaient les rapprochements, y compris – et même surtout – en ce qui concernait les amitiés pouvant naître au sein du jeu. Et quoi de mieux que leur exemple pour illustrer cette théorie ? « C'est clair, alors que c'est pas non plus banal de se lier aussi vite. Enfin c'est peut être ma propre expérience qui me fait dire ça, mais j'ai la même bande de potes depuis dix ans et je pensais pas pouvoir me sentir aussi vite en confiance avec toi ou qui que ce soit d'autre ici. » Son sourire s'élargit à la simple idée d'avoir déjà noué des liens précieux dans le jeu, des liens auxquels il ne pensait pas accorder autant d'importance quand il avait signé pour ce qu'il croyait être un jeu plus qu'une expérience humaine. Force est de constater que c'était un peu des deux. Au sujet d'Achille, à nouveau, Eyal émit (presque) innocemment l'idée que Bugi puisse passer la vitesse supérieure si toutefois les choses n'allaient pas assez vite pour lui. Et alors qu'il porta sa bouteille à ses lèvres, sa réponse lui valut d'avaler sa gorgée de travers. Attendez, quoi ? « Et c'est maintenant que tu le dis ?! Attends, ôte-moi d'un doute... t'avais bien prévu de me le dire ? » L'espagnol lui lança un regard suspicieux, parce que c'était quand même une information de choix, qu'il lui soufflait comme s'il lui annonçait le temps qu'il ferait demain. « Là, 'faut que tu me racontes tout, obligé. Ou au moins que tu me replaces le contexte, je sais pas, tu peux pas juste me balancer l'info et espérer que je m'en contente, on est d'accord ? » Ah non, il ne s'était pas tenu au courant de l'avancée de cette histoire pour ensuite être privé des détails les plus croustillants. Bugi savait déjà à quel point il pouvait être ouvert d'esprit, alors qu'il ne se gêne pas avec lui, il n'y avait rien qu'il puisse lui avouer qui risque de le perturber. Au contraire, rien que son petit rire nerveux lui laissait penser qu'il devait savoir. Tout comme Bugi se satisfit sans doute de l'avoir interrogé sur Abbi, lorsque l'espagnol avoua lui-même avoir osé se lancer avec la brune, pas plus tard que ce matin. Le tout, dans un baiser qui ce soir encore gardait un goût particulier, et auquel il donnait ici autant d'importance qu'il en avait eu sur le moment. Ainsi, dans un plus doux sourire, il acquiesça. « Oui avec Abbi, c'est devenu différent. Je veux dire, entre nous y'a toujours eu ce petit jeu pas très innocent, et on savait très bien qu'on se plaisait, mais là je me rends bien compte que j'ai lancé quelque chose de pas anodin et aujourd'hui y'a pas eu une seule minute où je me suis dit que j'avais peut être eu tort. » Parce qu'il n'avait pas regretté ce baiser, ni sur le coup, ni ensuite. Ça avait peut être eu l'air instinctif sur le moment, mais il n'avait fait qu'assumer une envie née de ses échanges avec la jeune femme. De toutes ces fois où ils s'étaient cherchés, un peu tournés autour, pour finalement avoir laissé l'évidence les secouer un bon coup et mettre leurs plaisanteries habituelles de coté pour se lancer. Parce qu'ici Bugi et lui blaguaient suite aux élans de curiosité du roux, mais qu'Eyal disait vrai lorsqu'il assurait n'avoir plus ressenti un tel effet depuis sa dernière histoire. Bugi l'interrogea du regard, lui fit comprendre qu'il était libre d'en parler, mais Eyal hésita. Peut être de peur de l'assommer de détails sur une histoire qui après tout n'avait aucune raison de l'intéresser au-delà de leur petite discussion entre mecs. Mais il savait que son camarade ne l'inciterait pas à vider son sac s'il n'était pas prêt à considérer ses confessions comme ce qu'elles étaient : le récit d'un type qui avait eu trop peu d'occasions d'admettre qu'il avait souffert. Alors, les lèvres étirées en un léger sourire, il souffla. « C'était une super fille, ouais. Très douce, très généreuse. Elle était danseuse elle aussi, c'est même d'ailleurs comme ça qu'on s'est connus. Elle a été ma partenaire pendant des années, quand j'ai commencé à faire quelques concours en parallèle du reste. On vivait pas ensemble, mais elle venait passer beaucoup de temps à la coloc'. Elle adorait mes potes, et mes potes l'adoraient. Et puis nous, on se voyait la journée pour danser et le soir pour se retrouver un peu seuls. Ça a duré comme ça presque trois ans, et je crois que j'aurais pu faire n'importe quoi juste pour pouvoir la garder. Mais ça l'a pas empêché de partir. » Il eut un sourire un peu plus triste, et but une gorgée de sa bière avant de planter son regard sur l'horizon. Il n'y avait que ses potes et sa famille qui connaissaient toute l'histoire, et Bugi entrait sans le savoir au plus profond de son intimité, là où les ravages avaient été plus nombreux qu'il n'aimait le dire. « Un jour, on lui a proposé une place dans une compagnie aux States, le genre de truc qui arrive qu'une fois dans une vie et que t'as pas intérêt à refuser. Alors elle m'a demandé de la suivre, mais j'ai pas pu. J'avais toute ma vie en Espagne, ma sœur notamment, c'était pas possible pour moi de me séparer d'elle alors qu'on l'avait jamais été plus de quelques jours. Et puis, c'est à elle qu'on avait fait cette proposition. Moi, j'avais aucune idée de ce qui m'attendrait à mon arrivée, aucune certitude de trouver une aussi bonne place que celle que j'avais à Madrid. Alors... elle est partie, et ça m'a mis en vrac. J'ai été vraiment mal pendant quelques mois, parce que j'ai eu l'impression de passer de tout à rien en une seconde. Et je crois bien que ça a tout changé pour moi, au delà même du fait que j'ai recommencé à partager des soirées pizzas avec mes colocs et à mater The Walking Dead sans sentir des ongles s'enfoncer dans mon bras à chaque fois qu'un zombie déboulait à l'écran. » Eyal eut cette fois un léger rire et reporta son regard sur Bugi, comme pour s'excuser de s'être répandu comme il n'aimait pas nécessairement le faire. Et pourtant ça lui faisait du bien, de parler de tout ça à quelqu'un qui n'irait sûrement ni le juger, ni le prendre en pitié. « Imagine un peu, on doit cette soirée au fait que mon ex m'ait largué pour vivre la grande vie à New York. Sans ça, qui sait avec qui tu serais entrain de partager ces bières, hein. » Et il se mit à rire. Ça lui donnait presque le tournis rien que d'y penser. Parce que s'il n'avait pas essuyé cette déception, presque deux ans plus tôt, sans doute que beaucoup de choses auraient été différentes pour lui, et sans doute qu'il n'aurait jamais mis un pied dans ce jeu. Comme quoi, « un mal pour un bien », c'était loin d'être con. Parce qu'il aimait être ici, qu'il aimait les rencontres qu'il avait déjà faites et qu'au moins tout ça avait le mérite de lui faire dire qu'il en avait chié, mais pas pour rien. « T'as raison, et rien que parce qu'on est quittes, je vais m'en ouvrir une deuxième, allez. » Eyal reprit, d'un ton complice, en finissant sa bouteille avant de s'en décapsuler une autre sur le rebord de la piscine. Jamais deux sans trois ? Non, là par contre, il aurait atteint sa limite. Il devait toujours s'assurer que Bugi rentre entier, après tout.

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