Hear them whispering. (jeudi, 19h30)

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MessageSujet: Hear them whispering. (jeudi, 19h30)   Mar 26 Sep - 19:58

@constance & @rainer

La jauge de vie qui flotte au dessus de ma tête façon sims serait dans le rouge si elle pouvait réellement exister. C'est une journée sans, je me sens vidée de ma substance, fatiguée de prendre sur moi pour un collectif qui ne plait pas totalement alors que d'un point de vue extérieur, on a l'impression que je ne fais aucun effort. Bien au contraire. Je me sens dans une spirale négative parce que je n'arrête pas d'y penser. C'est un cercle vicieux. Je me contente de zoner sur le patio -pour qu'on ne vienne pas me dire d'aller prendre l'air, de sortir- avec un bouquin coincé entre les mains. Un polar. J'espère qu'il sera bien ficelé au moins. Ma concentration frôlant le niveau de la mer en ce moment, je me rends compte régulièrement qu'il m'arrive de relire la même page. J'abandonne ma lecture, envoyant le livre valser je ne sais où d'un geste plus qu'agacé. La prochaine fois, je l'envoie dans la tête de quelqu'un que je n'aime pas. Mes pas me mènent rapidement jusqu'à la plage. Je plisse les yeux pour tenter de reconnaître les candidats qui squattent en toute impunité mon spot. J'aperçois Constance et Rainer qui observent le coucher de soleil en silence (?). (Je me fais la mission de venir troubler tout cela). J'avoue être assez déçue de ne pas avoir été invitée à la party, ça me blesse d'être déjà blacklistée au bout de seulement trois semaines. Je veux aussi profiter des couleurs qui s'effacent doucement avec eux aussi. Je galope aussi vite que le sable me le permet afin de rejoindre mes deux amants de la soirée. Mes chaussures s'enfoncent et ma progression se fait difficile. Je ne prends pas la peine d'annoncer en douceur ma présence. «Vous êtes romantiques » je minaude de mon doux soprano en passant mes frêles bras autour de leurs épaules pour concrétiser notre date à trois que je viens d'inventer. J'ai l'espoir d'essayer de gérer Constance et Rainer ce soir. J'aime le challenge et je me sens de taille. «Je suis presque séduite » j'ironise alors parce qu'il faut toujours distiller un peu d'espoir. Je finis par les lâcher et leur rendre leur liberté. Mon esprit fait une transition presque brutale. «Vous êtes déjà tombés amoureux ? » Je les interroge parce que sans vouloir les vexer, ils n'ont pas trop le profil, qu'on se le dise. Je les regarde à tour de rôle.

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MessageSujet: Re: Hear them whispering. (jeudi, 19h30)   Mar 26 Sep - 23:34

Ecouteurs résolument vissés dans les oreilles, les yeux dans le vide, je suis depuis trop longtemps déjà vautrée sur ce canapé, désormais moulé à mon corps, à réfléchir à tout et à rien mais surtout à rien. Je me suis volontairement isolée dans la musique pour éviter d’avoir à subir les chuchotements intempestifs des uns et la prolifération de rumeurs des autres. C’est dingue comme l’homme peut avoir une imagination soudainement prolixe lorsqu’il s’agit d’inventer une vie à un autre que soi. Ce penchant malsain et contestable de l’homme à ne jamais vouloir balayer devant sa porte en premier avant de s’intéresser à celle de son voisin. C’est aussi ce côté satisfaisant à croire que l’on est meilleur que son prochain ou irréprochable. Ce sont des choses insupportables qui, viscéralement, m’énervent. Je ne supporte pas ce genre d’ambiance, j’ai l’impression d’un retour dans ces années de sombre stupidité que sont celles du collège et du lycée où l’esprit encore simplet n’est guidé que par des hormones en éveil. Ridicule. C’est donc la voix de Jevetta Steele qui déchire tout à la fois mes tympans et l’atmosphère tandis que je ferme les paupières, un instant, pour les soustraire à ma vue. C’est peut-être pour cela que j’ai toujours eu du mal à me lier d’amitié avec certaines filles ou les filles en général. J’étais rarement en phase avec celles de mon âge. J’ai toujours accusé ma différence mais, en réalité, je commence à penser que l’explication était tout autre. Soit. C’est un modèle redondant et ennuyeux qui malheureusement se répète à l’infini tout au long de la vie. Voilà pourquoi l’humanité ne parvient pas à s’élever. L’attroupement s’élargit et la discussion qui plane prend le pas sur la mélodie qui bat dans mes oreilles. Je quitte alors la pièce discrètement avant de rejoindre l’extérieur. Je remonte la fermeture éclair de ma veste alors que les premières rafales de vent m’accueillent et agitent mes longues mèches qui encadrent mon visage poupin. Mes pas légers et distraits finissent par me porter jusqu’à la plage. Un horizon azur qui s’étire à l’infini s’impose à moi, à l’image de cette silhouette familière qui fait face à la mer. Avec un flegme certain, je prends place à côté de Rainer. On échange un regard silencieux et pourtant d’une rare éloquence, quelques secondes tout au plus, avant de reporter notre attention sur les vagues qui se forment au loin pour venir mourir à nos pieds. Je croise les bras sur ma poitrine, il n’y a alors plus que ce silence assourdissant mais étrangement habité, lui, moi, le soleil qui décline à l’horizon, un panel de couleurs qui explose dans un ciel panaché et la ritournelle de la houle qui ondule paisiblement… du moins, c’est ainsi jusqu’à ce que la voix flutée d’Elham s’élève derrière nous et que l’un de ses bras échoue sur mes épaules frêles. Je la gratifie d’un sourire amical lorsque ses prunelles croisent les miennes. « Presque ? Que te manque-t-il pour l’être complètement ? » je lui demande, le ton taquin. Puis, le couperet tombe. C’est souvent le cas avec Elham. Je laisse s’installer un silence que Rainer ne semble pas prédisposé à rompre immédiatement, donc je descelle les lèvres. « Disons que l’amour c’est compliqué » j’échappe, pensive, mes prunelles brunes dans les siennes comme dans un écho à notre conversation passée. « Éperdument, non » je confesse finalement d’une voix blanche. J’ai toujours eu cette facilité à me détacher de quelqu’un, quelque chose, s’il le fallait, si quelque chose de plus impérieux le commandait alors j’imagine que je n’étais pas suffisamment attachée. Je ne le serais probablement jamais, j'aurais toujours une excuse. « Vous ? » je relance ensuite, tout de même, avant de vriller mon attention sur eux tour à tour.

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MessageSujet: Re: Hear them whispering. (jeudi, 19h30)   Mer 27 Sep - 23:52

Comme d'habitude, j'ai pris la direction des extérieurs et, alignant les pas sur l'herbe, les mains dans les poches de mon sweat, je m'éloigne autant que possible du château. Il n'y a pas de raison particulière, seulement une succession de lecture et de socialisation trop intenses et longues, m'insufflant une sensation vicieuse d'étouffement et, brusquement, je n'ai plus qu'une envie : abandonner Achille qui me vante les mérites de la bouffe vegan - il peut toujours essayer, je pense faire largement ma part en ce qui concerne l'humanité - et m'extirper de cette termitière aux allures de bunker. Non, en vérité, j'aurais préféré être dans un véritable bunker, qui m'aurait donné l'impression de lutter pour ma vie et de subir pour une raison. Mais aujourd'hui, et il fallait bien que ça arrive un jour ou l'autre, je ne parviens pas à maîtriser mes pensées et à cesser de me demander si tout ça est vain. Ce jeu, ma présence en son sein, mes raisons, mes objectifs. J'ai emmagasiné environ deux semaines et demi d'intégration dans un monde qui n'est pas le mien et pour la première fois, je sens une faille. Non, c'est trop fort, une faille. Trop inexorable et trop définitif. Disons une interrogation. Un léger doute qui,silencieux, insidieux, se faufile dans mon esprit pour s'installer au détour de l'occipital et faire son nid. Je me connais, toutefois. Je sais qu'un doute ne peut pas grand chose contre le reste de mes convictions et que je peux facilement l'éradiquer, armé de solitude, de distraction et d'une bonne séance de recentrage de mes intérêts et objectifs. Aussi, j'atterris rapidement sur les rochers qui parsèment la plage et, sautant de l'un à l'autre, je me perche un instant face à la mer, inspirant une large bouffée d'air pur et frais, avant de retomber sur le sable et de m'y installer. Et, aussitôt, je me perds dans mes pensées, laissant mon esprit filer de lui-même et me guider vers l'extérieur, que mon regard tente de capter, au loin. Dans un hasard assez comique et digne d'un film à l'eau de rose, c'est lorsque je me retrouve plongé dans mes souvenirs de la Syrie que je sens une présence à mes côtés. Instinctivement, je tourne la tête pour aviser Constance et son regard qui en dit long. Je sais ce qu'elle pense, je sais pourquoi elle est là et l'acceptant tacitement dans ma bulle, je retourne à mes réflexions contemplatives. Un nombre inconnu de minutes plus tard, je troque définitivement la solitude et le recentrage pour a distraction en captant, bien à l'avance, cette fois, les pas précipités et soulevant des petites gerbes de sable d'une personne que j'identifie aussitôt. Ou du moins, que je devine sans peine. En sentant un bras frêle mais décidé entourer mes épaules, les doutes s'évaporent. Dans le doute, je roule des billes vers Elham, qui a l'air de s'emmerder et de chercher un moyen de passer le temps et, amusé, je souris, avant de doucement désigner le troisième mousquetaire. « Elle » j'explique sereinement. Il ne manquait qu'Elham pour compléter ce parfait et bucolique tableau, et maintenant qu'elle est là, tout est parfait. Bien sûr. Sans transition, elle balance une bombe, ou disons une petite grenade et aussitôt, je scelle les lèvres. C'est viscéral et je ne sais pas pourquoi, mais j'attends. J'attends que Constance parle ou qu'Elham se lasse parce qu'en ce qui me concerne, c'est un sujet auquel je porte peu d'intérêt. Aussi, je me contente de fixer Constance lorsqu'elle finit par briser le silence et je sais d'avance que je vais me retrouver dans ce qu'elle va dire, que nos expériences seront probablement similaires sous certains aspects. Quelque part, ça m'emmerde, parce que j'ai l'impression qu'on est presque condamnés, tous les deux. C'est con, bien sûr. Des milliers de militaires, des centaines de reporters trouvent l'amour, parviennent à vivre des histoires solides malgré la complexité de leur condition. « J'ai déjà aimé, mais je n'ai jamais été amoureux » je finis par distinguer, parce que je n'y couperai pas et que le sujet n'est pas non plus si sensible. C'est juste quelque chose que je garde en dehors de mon esprit par facilité, par commodité, et parce que je sais d'expérience que je n'excelle pas en la matière et que c'est plus un boulet pour mon travail qu'autre chose. Le jeu, actuellement, n'en vaut pas la chandelle. « J'y étais presque, une fois » j'ajoute dans un élan de bonne volonté, avant de m'interrompre et de sourire d'un air sarcastique. On dirait que je parle d'un record de bouffe. Et, du coup, évidemment, je repense à cette fois-là. En fait, il s'agit de la dernière personne avec laquelle j'ai tenté de créer quelque chose. Une femme évasive, le genre qui aurait tendance à passer inaperçu malgré qu'elle soit incroyablement vive et opiniâtre. Le genre à m'intéresser en permanence et dont je me suis senti proche presque instantanément mais qui avait comme défaut fatal de vivre exclusivement à Londres. Je détourne le regard vers le sable, y plonge une main pour en tirer une grosse poignée que je laisse se dissoudre d'elle-même à la manière d'un sablier. « Mais j'aimerais que ça arrive, je crois, simplement pour savoir si j'en suis capable » je confesse enfin, avec une franchise que je n'avais pas anticipée. Parce que le reste du temps, je me contente de voleter d'une histoire courte à une autre, dans lesquelles je ne m'implique pas. Je hausse finalement les épaules avant de reporter le regard sur la seule personne à ne pas encore avoir répondu à la question et en inclinant la tête sur le côté, avec une signification claire : n'oublie pas de répondre aussi. « T'es plutôt mal tombée si tu cherchais des coach en matière de vie de couple » j'ironise quand même. Elle aurait dû demander à Aryel ou Alain, tiens. Encore que, vu son parcours et ses voyages réguliers, on est peut-être pile les personnes qu'il lui faut : des intarissables surexcités qui ne restent jamais bien longtemps au même endroit.

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MessageSujet: Re: Hear them whispering. (jeudi, 19h30)   Ven 29 Sep - 22:47

Je m'impose dans leur duo romantique en plombant l'ambiance mais je m'en moque. Je remarque que l'accueil n'est si royal que je l'avais fantasmé et mon cœur s'effrite secrètement en même temps que mes bras les libère. Où sont les confettis en forme de cœur et le magistral tapis l'algue que je pourrais fouler ? C'est dur de subir des relations unilatérales comme celles-ci mais je persévère, l'idée de les faire un jour céder me motive au quotidien. Un jour ils comprendront que je suis le grain de sable indispensable pour donner de l’authenticité à l'engrenage. J'aime bien lancer mes questions à la volée sans forcément de fil connecteur. Je capte seulement après que le renvoi à ma personne va être fait et concède que mon idée n'était pas si intelligente que cela. Je l'avoue. Je sens néanmoins que je suis tombée sur des bons autistes du love, clairement, et ça me rassure au fond parce que je ne suis pas la seule handicapée des sentiments profonds. Je pivote légèrement vers la brune en attendant la sentence. Constance apporte ses nuances. «  A cause de ton métier ? » je l'interroge parce que c'est une raison qui s'impose à mon esprit. J'imagine que concilier vie professionnelle et personnelle doit être difficile dans son cas. Rainer enchaîne comme dans un groupe de paroles où  chacun évoque sa propre expérience. En même temps c'est un peu le but.  Je fronce un peu les sourcils face à sa distinction que je ne capte pas vraiment pour le coup. « Il manquait quoi ? » je l'interroge comme s'il s'agissait une recette qu'il fallait suivre à la lettre. C'est mon tour. « Non » Je réponds avec honnêteté. Évidemment je ne préfère pas dire que mon initiation aux sentiments n'a pas été naturelle mais presque forcée par l'autorité parentale. Une (presque) alliance formée par les besoins de deux familles ne fait pas rêver. C'est à partir de ce moment là que j'ai compris qu'il est réellement difficile d'éviter totalement une personne. Un effort de tous les instants. Je pense à mes expériences récentes. « Aucun garçon ne m'a jamais donné envie de rester donc j'imagine que cela veut dire non » je souligne. Y en a aucun que je voulais embarquer avec moi aussi. Il me faut soit du temps soit un presque coup de foudre pour créer un réel attachement (qui me plombera sûrement). Je ne veux pas surfer sur le cliché de la femme indépendante à l'extrême, j'ai besoin de plus que bien m'entendre avec la personne. Ça doit vraiment valoir le coup pour que je décide de pleinement me lancer dans une histoire et accepter de m'écorcher au passage. J'ai déjà laissé quelques lambeaux de moi en Egypte alors il me faut plus qu'une attirance physique et des conversations agréables pour me donner envie d'offrir. Je me suis peut être aussi trop tournée vers ceux qui me ressemblaient trop, des bruyants squatteurs d'espace et de temps mais qui se révélaient plus méfiants et exigeants lorsque la sphère devient trop intime. Je sais que j'en demande beaucoup trop. La remarque de Rainer me fait rire. « Vous ne me tirez pas vers le haut, c'est sur » Je concède avec un ton taquin en dodelinant de la tête. C'est bon, on est encore bien large... Quoi que Constance approche la trentaine il me semble ? J'adore cette pression sociale ridicule liée à l'âge. Mais … d'ailleurs ! Moi je vois en elle un bon plan de secours. « Mais Constance, on pourra se marier en France si tu veux pour les papiers et les impôts » je me marre (et plaisante bien sûr, je suis trop bien pour elle !) en battant des cils. Ça défiscalise en France, non ?

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MessageSujet: Re: Hear them whispering. (jeudi, 19h30)   Dim 1 Oct - 17:23

Ma réponse à la question d’Elham résonne encore dans ma boite crânienne, et plus elle tournoie en y occupant tout l’espace et plus je la trouve absurde voire ridicule. Qu’est-ce que l’amour si on n’est pas éperdument épris d’une personne ? Si on ne souhaite pas tout abandonner, tout offrir à cette personne ? J’ai été biberonnée et bercée avec ce genre de passions violentes à propos de l’amour si bien que c’est la définition que j’en garde encore aujourd’hui. Je resserre sensiblement les bras autour de moi alors que je fais face à ma froideur avec une certaine tristesse voire amertume. Je suis incapable d’aimer parce que j’aime autre chose encore plus fortement à l’égard duquel je ne suis prête à aucune concession. Je suis incapable de reporter un amour aussi fort car je crains la frivolité légère et l’inconstance puérile des relations humaines. Je m’accroche à ce que je connais, ce que je considère comme sûr, et à ce qui me fait vibrer au quotidien, ce qui me donne l’impression d’être follement vivante. « Pour une large part oui, je ne veux pas blesser inutilement quand je sais que c’est voué à l’échec » je réponds simplement avec une franchise et une pointe de fatalisme qui peut paraître déconcertant. Je ne peux m’attacher aveuglément et égoïstement à quelqu’un sans craindre de le faire souffrir par la suite. Comme je ne peux ni ne veux infliger ça à qui que ce soit, je m’abstiens simplement d’entrer dans une spirale nerveusement négative. Et, je me contente, à mon tour, de frivolité et de légèreté exacerbée pour combler ce côté-là. Personne ne m’a encore donné envie de dépasser tout cela. J’en reviens alors au point de départ, celui qui nourrit mes craintes et je m’en contente depuis des années. J’ai connu des hommes, tous différents, tous appréciables, tous aimables dans le fond, mais tous ont fini par prendre le large d’un commun accord ou non d’ailleurs. Des relations tantôt asymétriques, tantôt harmonieuses mais éphémères pour l’essentiel. C’est alors que je me retrouve dans les mots prononcés par Rainer. Avoir aimé, vaguement toutefois, sans avoir été amoureux. Comme un écho à cette conscience sous-jacente de la fin naturellement tragique de mes relations naissantes. Puis, la façon presque chirurgicale avec laquelle il dissèque l’une de ses relations me fait vaguement sourire. Un sourire amer, je crois. Je ne suis pas sûre que ce soit sain d’être comme ça car, dans le fond, j’ai conscience que nous avons besoin d’être aimés, entourés. Serait-ce alors un sursis ? Je cligne des yeux en revenant à moi lorsque la voix de Rainer s’élève à nouveau. Je soupire, imperceptiblement, je ne suis même pas sûre, comme à son image, que j’aimerais connaître cela, savoir si j’en suis capable. Néanmoins, je m’abstiens tout commentaire mais échappe un léger rire au moment où il informe Elham de notre incapacité à la coacher en la matière. A son tour, Elham confesse n’avoir jamais eu envie de rester pour un homme. « On forme une belle brochette de bras cassés » j’échappe sur un ton qui se veut amusé. Cela n’a pourtant pas l’air d’être le cas de certains dans cette aventure, j’ai eu plusieurs échos cette semaine... Soyons rassurés, l’amour ne crèvera pas avec nous » j’ajoute sur le même ton dans un haussement d’épaules flegmatique avant de réellement échapper un rire à la réplique d’Elham. « Pourquoi pas, si cela peut te rendre service » je lui réponds, entrant de son petit jeu, en lui adressant un clin d’œil amusé. « Tu n’es pas intéressé par la nationalité française ou égyptienne, en l’occurrence, il n’y a que là-bas la polygamie est autorisée » je m’adresse, cette fois à Rainer, sur le ton de la plaisanterie, un sourire aux lèvres.

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MessageSujet: Re: Hear them whispering. (jeudi, 19h30)   Ven 6 Oct - 13:20

J'aurais dû m'attendre à ce qu'Elham relève la distinction que j'ai faite entre aimer et être amoureux. C'est bien son style. Pourtant, je suis incapable de lui répondre spontanément, parce que je n'ai jamais vraiment réfléchi à la question. Dans ma tête, c'est comme ça, c'est tout. Tu peux aimer des gens sans nécessairement être amoureux d'eux, mais tu ne peux pas être amoureux de quelqu'un si tu ne l'aimes pas. J'imagine qu'à mes yeux, être amoureux, c'est le level au-dessus. C'est lorsque tu dépasses le stade où tu as des sentiments indéfinissables pour quelqu'un, où tu apprécies d'être avec cette personne, pour te rendre compte que c'est elle. « Je ne sais pas... L'envie sincère de créer quelque chose avec quelqu'un, en dépit du reste, j'imagine. » C'est ainsi que je parviens à le formuler de prime abord mais honnêtement, j'y ajouterais une infinité de nuances débiles qu'on nous ressort dès qu'on tente de nous expliquer c'est quoi l'amour. Tu as le cœur qui bat, tu fais passer l'autre avant toi, tu envisages le futur à deux, tu prends des décisions sous le prisme de ton couple et tu cesses de ne penser qu'à toi, dans un couple. C'est ce qui me fait dire que je n'ai jamais, absolument jamais été réellement amoureux : jamais je n'ai pu faire passer quelqu'un au-dessus de moi, de mes projets, de mon ambition, de mon travail et je n'en ai d'ailleurs jamais eu envie. Alors oui, j'en viens à me demander si c'est quelque chose dont je suis émotionnellement et sentimentalement capable. Ça peut sembler ridicule mais à ce stade, je pense que si je devais jouer le jeu, je devrais me forcer un peu au début, avant que ça finisse pas s'encrer dans mon esprit comme quelque chose de naturel. Parce que de moi-même, je ne le ferai pas. Et quand Elham confie qu'elle se joint à notre petit clan d'handicapés sentimentaux, ça ne m'étonne pas tellement. Dans mon esprit, je me la représente comme un petit électron libre, ne pouvant s'équilibrer et s'accrocher qu'à un proton particulièrement puissant. Je souris doucement en écoutant les filles échanger. Je ne sais pas ce qui me déride le plus : l'idée que d'aucuns se soient déjà aventurés sur les chemins sinueux de l'amour après à peine trois semaines de huis clos ou qu'elles envisagent de s'épouser pour le fisc. Je redresse le regard vers Constance lorsqu'elle me propose de me mêler à ce méli-mélo de nationalités et j'éclate de rire franchement, pas face à ses paroles mais à mon propre cerveau endoctriné. « Tu sais quoi ? La première chose que j'ai pensé en t'entendant parler de nationalité égyptienne, c'est : parfait, au moins un pays pour lequel je n'aurai plus à me battre avec l'immigration si j'ai besoin d'y entrer. » Sans blague, je suis incorrigible, irrattrapable. Parce que c'est la réalité, c'est exactement ce que j'ai pensé, l'espace d'une micro-seconde. Je n'ai pas encore eu l'occasion d'aller en Egypte et ça m'aiderait pas mal. Bon, ça serait probablement un désavantage pour tout autre pays arabe et non-allié mais c'est déjà ça. Enfin, de toute façon, j'ai déjà une double nationalité. « Je commence à comprendre pourquoi je suis célibataire » j'ironise. C'est pas comme si ça me préoccupait, de toute façon. C'est vraiment le dernier de mes soucis, en ce moment. Je me fous pertinemment de savoir pourquoi je suis célibataire et de toute façon, je le sais. Il n'empêche que je n'ai pas l'intention de faire quoi que ce soit pour y remédier dans l'immédiat. « Du coup, tous nos espoirs reposent sur toi. » je signifie à Elham. Elham, le petit bébé du groupe. « On va en faire notre mission. Te tirer vers le haut. » j'explique en reprenant ses propres termes, lançant un regard éloquent et de connivence à Constance, parce que nous travaillerons en équipe pour que notre petite connaisse l'amour.

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