vous n'avez pas le droit de garder le silence (+Eyal ; Mardi, 14h45)

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MessageSujet: vous n'avez pas le droit de garder le silence (+Eyal ; Mardi, 14h45)   Dim 8 Oct - 21:52

Aujourd’hui, très chers amis, je suis en mission de la plus haute importance. Une mission top secrète que je vais devoir mener à bien pour le bien de ma chère Biboune d’amour. Et ça tombe bien que je dise “Biboune d’amour” parce que c’est justement une mission de type love-love. Une des missions les plus importantes dans la vie de toute bff4ever qui se respecte, à savoir : mener mon inspection sur le monsieur qui veut à tout prix mettre sa langue dans sa bouche. Bon, d’accord, Biboune elle lui dit pas non à cette langue, bien au contraire. Elle semble la kiffer. Mais qui nous dit qu’elle ne serait pas juste aveuglée par la puissance du love, hein ? Qui nous dit ? Bah j’vais vous l’dire, moi, qui nous dit : Personne. Et c’est bien ça le problème. Personne nous dit, et moi, j’aime pas trop beaucoup ça. Du coup, il est de mon devoir, que dis-je DE MA DESTINEE que d’aller vérifier si le soupirant de ma Biboune adorée est digne ou non de lui fourrer cette fameuse langue. Dans sa bouche. Ou ailleurs, je juge pas. Et ce fameux soupirant n’est nulle autre qu’Eyal, a qui je n’avais encore jamais vraiment parlé. Ce qui est très con, étant donné qu’en plus, il coule la parfaite bromance avec Bug-Bugou. Mais ne vous en faites pas, tout ça va bientôt s’arranger de toute façon parce qu’après une bonne heure de recherche dans toute cette foutue d’île, je l'aperçois enfin, à quelques mètres, dos à moi ! Il semble marcher pour aller je sais pas trop où -j’suis pas sa boussole en même temps calmez vous- et je décide que ça serait une idée trop géniale que de profiter d’être dos à lui pour le surprendre, parce que je suis bien placée pour savoir qu’on est toujours plus enclin à avoir un comportement révélateur quand on est prit au dépourvu. Hinhinhin. Du coup, je fais signe à mon partner in crime @Bugi d’amour pour qu’il aille occuper mon @Abbi chérie, en pleine lecture un p’tit peu plus loin, contre un arbre, dans sa jolie robe de mariée. Et d’une démarche presque féline, je cours à petit pas sans aucun bruit, prête à lui attraper le bras soudainement pour devenir conductrice exclusive de la marche. Super plan. Ouaip. Super. C’est juste con que mes pieds en aient pas décidé de la sorte. Et pour cause. J’étais plus très loin de lui quand ils ont juste trouvé que ça serait très drôle de trébucher contre… du… rien… pour me faire tomber là, juste devant ses pieds, la tête la première. Le tout dans un énorme boum à en donner une crise cardiaque à Martin. « Aïe. » C’était pas prévu, ça. J’ai mal, mais je suis une femme forte, une femme courageuse, une femme de poigne et de conviction, une femme qui vaincra toute épreuve se portant contre elle ! Du coup, j’me relève en vitesse. J’avais encore l’espoir, quand j’avais encore le pif à terre, qu’il ait rien vu du tout - on sait jamais après tout, Biboune m’a jamais dit qu’il avait une bonne audition - seulement, en me relevant… J’me suis bien rendue compte que non. Merde. Allez Alessia, trouve une solution, c’est pas bien là, il t’a vu en position de faiblesse, comment tu vas pouvoir jouer aux détectives imposant le respect après ça ? « Euh… Va pas te faire des idées, j’ai fais exprès de tomber, sinon, le public aurait pu penser que j’étais trop parfaite, et ça leur aurait fait peur ! » Le tout dans un levé de menton digne de la Reine et un jeté de cheveux dignes de William. Ouais, parce qu’il fasse pas genre, j’suis sûre qu’il est du genre à faire du jeté de cheveux dès qu’il a un pet de traviole, cette dramaqueen. Allez, c’est cool, j’m’en suis plutôt bien tirée, je suis sûre qu’il y a vu que du feu ! Finalement, je porte mes poings sur les hanches, et, dans un long soupir, je lâche « Mmmmmh, Eyal. Eyal, Eyal, Eyal. » Ca va que je suis sûre de son prénom. Ca aurait été gênant si je l’avais appelé Robert. Je trouve. « Comment ça va, Eyal ? La vie est belle, Eyal ? Comment tu trouve le château, Eyal ? Tu te plais, ici, Eyal ? Allez, viens, Eyal, c’est l’heure de la balade. T'inquiète, on s'éloigne pas trop. Juste assez pour pouvoir être en amoureux. » Tout en prononçant ces dernières phrases, j’ai glissé mon bras dans le sien pour l’entrainer je sais pas tellement ou. Ouais parce que, au cas où vous auriez pas encore compris c’est pas la balade qui m'intéresse, dans c’t’affaire. Pas tellement. Je laisse planer quelques secondes de suspens, histoire d’instaurer l’ambiance, m’voyez, puis, après, en exagérant mon accent italien et en adoptant la manière de parler du Parrain, je lance « Ne me raconte plus que tu es innocent parce que c'est une insulte à mon intelligence et ça me rend de mauvaise humeur, Carlo. » Oui, parce que, “citer Le Parrain”, ça fait partie de la cheklist de tout bon italien qui se respecte. Mais le plus beau, c’est qu’on sait aussi improviser. Du coup, dans la même lancée, je continue « Je suis au courant de tout, mon petit. Personne ne peut garder un secret lorsque je suis ici. » Eh ouais mon pote, t’as à faire à la grande Alessia, pas du n’importe qui ! Tu devrais te sentir honoré de m’avoir à ton bras, la, maintenant, de suite. Plein de gens se damneraient pour être à ta place. Probablement. « Tu pensais pouvoir fréquenter ma petite sans mon autorisation ? » Franchement, la mafia entière serait trop fière de moi sur mon interprétation. Une parfaite marraine du crime. Enfin, mon petit numéro terminé, je reprends, un peu soudainement peut-être, mon ton des plus naturels pour reprendre la parole avec légèreté « Sur une échelle de 0 à 10 sans passer par 4,3 ; tu donnes quelle note à Biboune pour sa capacité à faire remuer ton pantalon ? A te donner envie de sourire comme un débile ? A vouloir virer Rico de leur chambre la semaine prochaine ? A lui avouer ton secret ?  » Ca, mes p’tits pères, c’est la super technique du ninja-détective niveau expert. Ca vous impressionne, hein ? Des années de pratique pour avoir la grâce et la délicatesse de la colombe, le tout, dans la force de la carpe. Oui, parce que une carpe c’est très fort, ok, juges pas. « J’ai pas finis. » T’as cru c’était si facile ? On est pas chez mémé. « T’as ressenti quoi, quand tu lui a roulé une pelle ? C’est ton coeur ou un autre organe plein de sang, qui en avait envie ? Si elle te le demandait et sachant que si tu le fais t’aurais aucune récompense, tu serais cap de mettre une main aux fesses à William ? Au petit déjeuner, tu lui servirais plutôt des céréales des oeufs ou des pancakes ? Si elle était coincée dans un chalet en flamme tu utiliserais un extincteur ou une hache pour la sauver ? Et si demain on te demande de choisir entre ta chance de gagner l’émission et Biboune, tu choisis quoi ? » Bon. J’ai plus d’autre questions qui me viennent, là, maintenant, de suite. Mais quand même. « J’suis un peu en panne, là, mais t’inquiète, j’vais me réalimenter le cerveau et on pourra passer au tome 2. » Mouhouhahaha. Kiss kiss love love Eyouyounne, j’espère que tu vas faire dans ta culotte, un peu. ...Quoique non, bonjour l’odeur, après…

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MessageSujet: Re: vous n'avez pas le droit de garder le silence (+Eyal ; Mardi, 14h45)   Mar 10 Oct - 0:42

C'était assez fou, quand on y réfléchissait, de se trimballer à longueur de journées dans ce costume particulièrement habillé, que William avait du négocier au plus bas prix auprès de son tailleur ou recycler après quatre unions chaotiques gardées secrètes pour ne pas entacher sa réputation d'oiseau solitaire qui tyrannisait des candidats entre les murs de son château. Ça l'était, oui, parce qu'Eyal s'était toujours imaginé que s'il portait ce genre de choses un jour, ce serait tout bêtement parce qu'il l'aurait choisi. Ce n'était quand même pas rien, un costume de mariage, ça n'avait certainement pas été conçu pour servir de plaisanterie au cours d'une émission de télévision qui le mettrait en scène comme un vulgaire accoutrement de clown. Et lui, qui trois ans auparavant vivait encore une histoire pleine de promesses et dont il n'avait pas vu arriver la fin, n'aurait jamais pensé qu'il arpenterait un jour un vaste jardin avec ça sur le dos, auprès d'une jeune femme qui ne lui avait pas dit « oui ». @Abbi avait probablement des rêves, elle aussi, des rêves qui jusqu'ici impliquaient sans doute de porter une jolie robe de princesse pour le plus beau jour de sa vie, alors peut être que pour elle aussi tout ça réveillait au fond des choses dont elle n'avait pas nécessairement tenu compte sur le prime, lorsque le gage était tombé et qu'on leur avait mis ces deux accoutrements entre les mains. Eyal l'observait du coin de l’œil, lire le livre qu'ils étaient passés récupérer un peu plus tôt dans la bibliothèque, et se faisait la réflexion qu'entre eux les choses se faisaient en quelques sortes dans le désordre, avec cette simulacre d'union après leur baiser dans la salle de bain, largement commenté, débattu dans les rubriques, et qui lui le faisait toujours sourire avec un peu plus d'émotion qu'à l'accoutumée. Le vent faisait voler plusieurs mèches des cheveux d'Abbi et il restait simplement là, à se faire tout petit, silencieux, parce qu'il savait que c'était cette heure de la journée où elle se détendait pleinement et qu'il avait appris à s'effacer pour la laisser profiter de ces petits moments à elle, même en étant à deux. Alors lorsqu'il se pencha à son oreille, l'arrachant pour quelques secondes à sa lecture, ce fut juste pour lui dire qu'il irait faire quelques pas à travers le jardin pour la laisser profiter du moment. Ce qu'il fit, donc, en s'éloignant de quelques mètres, les mains fourrées dans les poches de son pantalon de costume, et le menton levé vers le ciel. Le moment était paisible, on entendrait presque un oiseau se poser sur une branche, et c'est probablement pour cette raison que la suite lui valut de sursauter. Car un bruit sourd se fit entendre et qu'il eut juste le temps de porter son attention sur la silhouette échouée à ses pieds pour constater qu'Alessia venait très vraisemblablement de trébucher. Sur quoi ? Il l'ignorait mais fut forcé d'esquisser un sourire amusé, non pas par sa chute, mais par la façon dont elle la justifia. « Et bien, pour une cascade, je l'ai trouvé particulièrement réaliste. Surtout le petit cri, ça a du demander un sacré travail de préparation. » Il glissa, en réprimant un rire, sans avoir le temps de l'aider à se relever puisque la rousse s'était déjà remise sur ses deux jambes. « Rien de cassé ? » Il demanda cette fois, plus sérieusement, histoire de ne pas perdre de vue qu'elle avait quand même essuyé une sacrée chute, et alors que ni lui ni personne ici n'ignorait qu'Alessia avait des problèmes de santé qui forcément lui revenaient plus particulièrement à l'esprit dans un moment comme celui-ci. Mais il n'eut pas le temps d'y penser davantage qu'il sentit le bras de la rousse se refermer autour du sien pour l'attirer dans la direction opposée à Abbi, à qui il eut juste le temps de lancer un dernier regard, pour s'apercevoir que @Bugi se trouvait maintenant à ses cotés. Oh, wait, qu'est-ce qui se tramait exactement ? « Ça va, ça va, mais … qu'est-ce que tu mijotes, j'ai le droit de savoir ? C'est un enlèvement ? Tu demandes une rançon ? Non parce que mes parents risquent de pas avoir les moyens de la payer, et c'est sûrement pas avec ma cagnotte que t'iras bien loin... » C'est qu'après avoir repassé la barre des 10 000 livres, il était de nouveau retombé dans la pauvreté après son dilemme à la colonne alternative. Mais Alessia n'avait pas l'air très préoccupée par cette histoire d'argent, car voilà que la rousse lui servit une imitation pour le moins inattendue du Parrain, qui plongea Eyal en plein effroi, alors qu'il guettait déjà les alentours à la recherche d'une issue ou d'un moyen de lui échapper. Parce que quoi qu'elle ait en tête, à cet instant, ça n'était pas banal de se faire enlever par une jeune femme qui citait du Marlon Brando, qu'on se le dise. Ce n'est que par la suite qu'il crut comprendre, et là forcément, un sourire vint retrouver ses lèvres alors qu'il se sentit peut être un tout petit peu plus léger. Ce n'était donc pas une agression sexuelle, bon sang il se sentait revivre. « Ton autorisation, je comptais évidemment te la demander avant d'aller plus loin avec elle ! Tu sais comment se passent ces choses-là, on se laisse emporter, on ne réfléchit pas à tout... mais jamais, ja-mais je n'ai eu l'intention de te tenir à l'écart. » Eyal prit un air solennel, prêt à jouer le jeu de sa camarade le temps de quelques secondes, bien qu'il ait compris dès l'instant où elle avait mentionné sa « petite » qu'il aurait droit à une entrevue musclée avec celle qui était comme la meilleure amie d'Abbi dans l'aventure. Ça expliquait tout, y compris la présence de Bugi un peu plus loin, alors pendant un court instant il avait eu envie de saisir cette occasion en vol pour détendre l'atmosphère, alors qu'en lui montait une appréhension légitime, celle de ne pas savoir à quelle sauce il serait mangé. Car lorsqu'Alessia changea de ton, il comprit qu'ils y étaient, et que pour lui sonnait le moment de se confronter à un petit interrogatoire bien en règles. Les questions commencèrent à fuser, et il crut revivre ses premiers émois et l'époque où il lui avait fallu faire ses preuves auprès du frère ou du père de sa première copine. Bon, pas de panique, c'était sans doute une formalité, un moyen pour Alessia d'apprendre à le connaître et à cerner ses intentions avec Abbi. Il ne pouvait sans doute rien lui arriver de bien grave, et tout ce qu'il avait à faire, c'était répondre à ses questions en toute l'honnêteté... n'est-ce pas ? « Une note, donc ? Alors, hm... » Eyal réfléchit quelques secondes, puis reprit. « 9. » Il désirait Abbi, bon, ça n'était pas vraiment un scoop et l'inverse serait plutôt vexant. « 9. » Est-ce qu'il souriait davantage quand elle était dans les parages ? Oui, sans aucun doute. « 9 aussi. » Pour sa défense, il s'habituait franchement bien à prendre la place d'Harrison pour cette semaine. « Et... 0. » Là par contre, non non non, Bibi ou pas Bibi, son secret c'était la raison pour laquelle il se sentait légitime dans cette aventure et il savait qu'elle préférerait sûrement le découvrir par le biais d'un buzz ou d'une révélation, et non parce qu'il aurait fondu pour ses beaux yeux et laissé sa langue se délier dans un moment de faiblesse. Abbi méritait mieux que ça. « Cela dit, Bibi a créé une carte « indice », et je compte bien jouer le jeu avec elle. » Il précisa à Alessia, pour qu'elle n'aille pas imaginer qu'il comptait tenir Abbi éloignée de ce qu'il cachait quand au contraire, elle comptait parmi les candidats qu'il voudrait voir se rapprocher de son secret. Mais alors qu'il crut pendant une seconde ou deux être sorti d'affaire, Alessia revint à la charge, et cette fois avec l'artillerie lourde. Des questions à vau-l'eau. Des dilemmes cornéliens. Du drame, même. Oh bon sang, c'était pire qu'une audition ou un entretien d'embauche. « Attends, attends, reprends ta respiration quand même, c'est pas humain de parler aussi vite ! » Il glissa entre deux interrogations de la rousse, presque aussi inquiet pour elle qui semblait vivre l'interrogatoire de sa vie, que pour lui maintenant qu'il devait répondre à tout ça. «  Très bien, alors je... » Pour le coup c'est lui qui prit une grande inspiration, avant de se lancer. « J'ai ressenti tout un tas de trucs indéfinissables lorsque j'ai embrassée Bibi, mais ce que je peux dire c'est que je me suis senti hyper bien pendant, et après ce baiser. C'était pas calculé, et ça m'était pas arrivé depuis un certain temps... mais j'en avais envie depuis plusieurs jours, et ça a été un moment parfait. » Oui, c'est ce qu'il dirait pour définir ce baiser et plus généralement l'échange qu'il avait eu avec Abbi, du moment où il l'avait tenu contre lui, à celui où ils avaient séparé leurs lèvres et qu'il avait plongé son regard dans le sien. « Et je t'arrête tout de suite, si c'était ma queue qui m'avait dicté ma conduite dans la salle de bain, on aurait sûrement pas vécu exactement le même échange, parce que je sais me contrôler mais je sais aussi lâcher prise, héhé. » Petit regard malicieux pour lui confirmer que oui, Abbi éveillait des tas de choses en lui y compris un désir qui s'exprimait peu à peu au sein de leurs échanges, mais que non, il n'était pas obsédé ni pressé d'aller trop vite avec elle. On pouvait se plaire, se tourner autour et finalement s'avouer pour de bon son attirance sans finir au cœur d'une partie de jambes en moins de dix minutes. « Pour la main aux fesses à William, c'est probable que je le ferais, même si je risquerais de me faire sortir du jeu pour harcèlement sexuel, alors j'espère qu'elle aura jamais ce genre d'idées. » Mais bon, William avait peut être des penchants cachés et la manœuvre aurait peut être tout l'effet inverse, qui sait ? A tenter, c'est certain. « Au petit-déjeuner, je lui servirais ... ce qu'elle me demande, hé, j'ai senti le piège ! Mais je me verrais bien lui préparer des churros, à l'occasion, parce que je suis sûr que ça lui plairait. » Lui adorait ça mais ne se verrait pas en préparer juste pour lui, alors oui, ce serait l'occasion de faire plaisir à Abbi et de la surprendre surtout. « Pour la sortir d'un chalet en feu, c'est évidemment la hache que j'utiliserais. Les extincteurs, ça marche une fois sur cinq, et jamais au moment où on en a besoin, t'as remarqué ? Avec la hache, je défoncerais la porte quitte à y laisser un peu de peau une fois au milieu des flammes. Ça en vaudrait la peine. » Qu'on se le dise, il s'était toujours imaginé mourir en sauvant quelqu'un qui lui était cher et Abbi pouvait d'ors et déjà être sûre qu'il plaçait la sécurité de ses proches avant tout le reste, et qu'aussi longtemps qu'elle voudrait bien de lui, il ne laisserait rien lui arriver ni personne lui nuire. « Je veux toucher la victoire du doigt, et ça Bibi le sait. Elle sait que j'ai beaucoup à prouver en étant ici, y compris à moi-même. Mais les deux sont pas comparables. Je veux aller au plus loin dans le jeu, et y aller avec elle ce serait le must du must. » Okay, peut être qu'il ne répondait pas exactement à la question, mais elle était plus complexe et ça n'était pas possible pour lui de mettre Abbi et le jeu sur une même marche, alors que l'un et l'autre sollicitaient deux parties distinctes de l'homme qu'il était. Le long terme, évidemment, c'était Bibi et pas l'aventure. « Est-ce que tu caches un micro qui enregistre tout ce que je peux te dire ? Parce que j'aimerais bien relire ma déposition, à la fin, tu sais histoire que tu retiennes pas des trucs que j'ai pu dire sous le coup du stress ou de l'émotion... » Parce qu'il se sentait forcément un peu fébrile au cœur de cet interrogatoire et qu'il ne voudrait pas réaliser qu'il a dit des idioties sans les penser. « Au fait, c'est Bibi qui t'a demandé de me cuisiner ? » L'espagnol finit par demander, son regard vrillé vers le sien. Il savait comment fonctionnaient les filles entre elles et comprendrait que l'une ait pu missionner l'autre de le tester gentiment, mais il espérait tout au fond de lui que si Alessia avait encore quelques réserves légitimes à son sujet, Abbi, elle, savait qu'elle pouvait lui faire confiance.

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MessageSujet: Re: vous n'avez pas le droit de garder le silence (+Eyal ; Mardi, 14h45)   Mer 11 Oct - 16:44

Je comptais jouer sur l’effet de surprise, mais je pense que j’ai un peu foiré mon coup avec ma chute. Oh, ça a dû le surprendre, ça aussi, mais pas de la manière dont j’aurais voulu, du coup, je suis un peu déception mais que voulez-vous, je suis forte, je m’en remettrais ! Et quand il me demande si je vais bien, ma bonne humeur reprends le pas sur mon rôle de flic, et me voilà à lui répondre avec toute la spontanéité du monde « Maaaais oui, c’est rien, ça. J’ai vécu pire. Une fois, dans la forêt, en italie, je regardais pas ou j’allais et j’suis tombée dans un trou de genre 2, 3 mètres. Comme dans les dessins animés, t’sais ! Mes cousins ont mis 2h à me retrouver, parce que du coup forcément j’étais coincée pis en plus je m’étais cassée une cheville dans la chute ! C’était trop drôle ! » Oulaaaaaa mais reprends toi, Alessia, c’est pas comme ça qu’il va se sentir dans la mierda de l’interrogatoire ! Si ça continue, il va se mettre à penser que c’est à la bonne franquette et tu vas te retrouver flouée parce qu’il sentira pas que c’est moi qui mène la danse, eh ! Du coup, bien vite, je me reprends, et paf, d’un seul coup, sans prévenir, voilà que je le convie à une petite balade champêtre. Je le convie, oui, je ne le force à rien du tout, c’est juste qu’il a pas le choix. Franchement y’a une différence. « Un enlèvement ? » je répète sans cacher mon rire. « Mon pauvre, si tu savais... » Ouais, j’suis comme ça, moi, j’aime bien être rassurante avec les gens, ça instaure toujours une bonne ambiance; m’voyez, ça met à l’aise. J’suis une pro, moi, pour mettre à l’aise. Et parce que me la jouer mystérieuse n’était probablement pas assez, je décide d’enchaîner direct sur ma plus belle imitation de marraine du crime, perfectionnée par des années de pratique intense, doublé par mon sang italien qui forcément me donne le pouvoir d’être grave crédible quand j’adopte la manière de parler du Parrain. Et j’le vois bien que ça marche, à la tête qu’il tire, le p’tit Eyouyounne, c’est trop drôle, on dirait qu’il s’attend vraiment à ce que je l'emmène dans un hangar pis qu’il se retrouve avec deux balles dans le crâne avant de se faire découper en ptits morceaux par mes hommes de main, morceaux que je donnerais à bouffer aux chiens ou que je revendrais au marché noir. Alors que c’est quand même impossible qu’une telle chose arrive, j’veux dire, y’a même pas de hangar, ici. En tout cas, quand son cerveau fait toutes les connexions nécessaires pour le faire capter que je parlais de ma Biboune, il semble soulagé et m’assure aussitôt qu’il n’aurait pas fait de pas de plus sans mon aval. « Oh, mais, j’espère bien ! Pis de toute façon ça serait débile de le faire, ça te rendrais tout de suite super louche, et tu ne veux pas ça, être louche, mmmh. » Non parce qu’au pire des cas, même sans hangar, y’a toujours moyen de s’arranger, avec les gens louches. Uhuhuhuh. Mais finalement, je pense pas qu’il ait véritablement l’intention d’être louche parce qu’il a l’air de bien se prêter au jeu des notes. C’est super pratique les notes pour se faire une idée du ressenti des autres. Et lui son ressenti il est quand même au top niveau, il se cache pas que ma Biboune lui provoque des sourires et des trucs pas trop apprécié par les églises pis qu’il voudrait bien passer plus d’une semaine dans son lit et ça me fait glousser parce que j’trouve ça mignon pis s’il avait voulu faire sa prude en mettant une p’tite note t’inquiète pas que je l’aurais pas loupé parce qu’elle est quand même sacrément bonne ma Bibounette. Pour le zéro sur le secret j’hausse un sourcil, j’ai pas tellement d’avis sur celui là puisque bon j’peux pas juger sans connaître son secret, c’était juste de la curiosité. Mais finalement il est pas non plus très fermé sur le sujet secret puisqu’ils ont instauré un truc d’indices entre eux. « T’aimerais bien, que ça soit elle qui le découvre ? Ca serait pas un truc qui pourrait la peiner, du coup ? » Non parce qu’on sait jamais, c’est là que son secret c’est qu’il est un tueur en série ou j’sais pas quoi. Pas sûre que Biboune apprécierait. Et puis, d’un coup, sans lui laisser le temps de réfléchir, paf, deuxième round et j’enchaine la carte des dilemmes, parce que ça aussi c’est révélateur quand même. J’écoute toutes ses réponses avec la plus grande des attentions, et j’dois dire qu’il se débrouille pas mal, le petit. Pour être honnête, j’ai tellement sorti mes questions sans réfléchir que j’avais pas eu le temps de me pencher sur les réponses que j’aurais pu attendre de sa part, mais celles qu’il me donnent sont cools. Je lui dis pas par contre, il pourrait prendre la confiance après, et c’est pas bon, ça. « Naaaaaan nan nan nan nan, pas de relecture, les réponses sous le coup du stress c’est les meilleures, à quoi ça sert de t’interroger si t’as le temps de te préparer mentalement, eh » il m’a prise pour une débutante ou quoi ? J’suis bien placée pour le savoir, quand on a pas l’occasion de se préparer, les réponses sont direct plus croustillantes à se mettre sous la dent. « Biboune a rien demandé, mais elle savait que t’allais y passer à un moment ou un autre. Je lui avais bien dis que je laisserais personne lui faire du mal. Je compte bien m’assurer que ça arrive pas. » Eh ouais, garde du corps de la mort mon pote, qu’est-ce que tu dis de ça ! « et j’lui ai aussi dis que si quelqu’un lui faisait quand même du mal malgré mes avertissements, je le hanterais jusqu’à sa mort sans ménagement. J’ai toujours imaginé ça drôle de devenir un esprit frappeur. » J’suis sûre que je pourrais être super douée, à la tâche. Il ferait mieux de se tenir près, celui qui décidera de briser le p’tit coeur de ma Biboune ! Mouhouhahahahahaha ! « T’as eu combien de relations dans ta vie ? T’en a déjà eu des sérieuses ? Comment tu vois les histoires d’amour en général ? T’envisage comment l’après aventure avec elle ? Qu’est-ce qui te plait, chez elle ? Tu penses que tu pourrais en tomber amoureux ? » Attention mon pote, le troisième round arrive, et comme dans Mario Kart, c’est toujours le plus sérieux.



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MessageSujet: Re: vous n'avez pas le droit de garder le silence (+Eyal ; Mardi, 14h45)   Jeu 12 Oct - 20:30

Ce qui est sûr, c'est que dans le genre arrivée fracassante, Alessia pouvait se vanter d'avoir réussi son coup. Pas sûr toutefois que son histoire de cascade prévue et répétée soit très crédible, mais Eyal fit mine d'y croire, sur le coup, parce qu'il imaginait facilement qu'elle devait déjà un peu baliser de s'être vautrée de tout son long dans l'herbe, et juste sous ses yeux. Heureusement, Alessia ne se laissa pas abattre et le prit même une seconde fois de court au moment où il souhaita savoir si elle allait bien. Visiblement, oui, et son anecdote ne manqua pas de l'amuser, alors qu'il ne pouvait pas s'empêcher de s'imaginer la scène et la pauvre rouquine égarée au fond d'un trou. La chute n'en fut donc que plus surprenante. « Ça devait être... hyper drôle, oui. » Qu'il souffla, bien que d'avis qu'à sa place, il n'en garderait probablement pas un aussi bon souvenir. C'est que lui, il avait déjà été traumatisé par de simples parties de cache-cache avec sa sœur, quand celle-ci l'avait parfois laissé des heures dans un placard ou à l'intérieur d'une malle, livré à lui-même. Sûrement que c'était de là qu'il tenait sa hantise du noir et des tous petits espaces. Note à n'importe quel être censé vivant sur terre: ne jamais monter dans un ascenseur avec lui, en cas de panne ça pouvait devenir très, très compliqué. Toujours est-il qu'Alessia l'inquiéta au moment où elle saisit son bras pour entamer avec lui une balade un peu particulière. Parce qu'elle ne lui avait pas été proposée, mais plutôt imposée, et qu'il voyait bien que ça sentait le roussi, tout à coup. Alessia était peut être un petit gabarit, contrairement à lui qu'on ratait rarement dans le paysage, mais ça n'était pas pour autant qu'il se sentait en sécurité. D'où l'idée d'un enlèvement, parce qu'après tout, on ne savait jamais vraiment avec qui l'on vivait. Et ce n'est pas la réponse de la rousse qui vint le rassurer. Du tout. « Je sais pas ce qu'on t'a raconté sur mon compte, mais j'invoque la présomption d'innocence. Parce que le délit de faciès, je connais, j'y ai droit à chaque fois que je prends l'avion. » Le brun tenta alors, parce que qu'on se le dise, il avait un peu l'habitude d'être toisé à cause de la couleur de sa peau, de sa barbe ou de son accent. Et peut être qu'ici aussi, les amalgames avaient la vie dure et que c'était lui qu'on soupçonnait en premier lieu pour chaque histoire de bracelet égaré, de rouleau de papier toilette terminé ou de poils laissés au fond des douches. Alors quel ne fut pas son soulagement lorsqu'il comprit, enfin, où Alessia voulait en venir. La rousse mentionna Abbi et d'un coup, loin d'être une tueuse avec peut être un penchant pour le cannibalisme, elle lui fit plutôt l'effet d'une amie simplement soucieuse de garder un œil sur le type qui tournait un peu trop autour de sa meilleure copine. Bon, certes, sa petite imitation du Parrain lui laissa penser qu'elle était déjà à fond dans ce nouveau rôle, et c'est bien pour ça qu'il ne manqua pas de la rassurer sur le fait qu'il comptait naturellement attendre d'avoir son aval pour aller plus loin avec Abbi. A sa réplique, il acquiesça longuement. « J'ai déjà prévenu Harrison qu'il serait le premier au courant si on avait besoin de la chambre pour se retrouver seuls, mais je savais bien que sans ton accord officiel, c'était même pas la peine qu'il pense à nous la laisser. Il est pas fou, il voudrait pas te contrarier ! » C'est que lui aussi avait beaucoup à perdre dans cette histoire, ça n'était pas comme si l'épisode de la cuisine était resté un secret... Donc au fond, Alessia était sûrement bien placée pour comprendre la passion qui pouvait parfois habiter deux êtres qui s'attiraient en dépit de tout bon sens, et sûrement qu'elle n'était pas si intransigeante qu'elle le laissait penser... si ? Le doute était quand même permis, car au moment où elle dévoila pour de bon ses intentions et qu'il comprit qu'il aurait droit à un test dans les règles pour prouver sa bonne foi envers Abbi, Eyal se fit la réflexion qu'il n'avait pas intérêt à se planter, au risque sinon de divorcer avant la fin de la semaine. Alors lorsqu'il dut noter Abbi sur différents points, c'est sans fausse pudeur qu'il se prêta à l'exercice, au point d'admettre qu'elle n'éveillait pas chez lui que de l'affection, car bien sûr le désir était présent chaque fois qu'il posait les yeux sur elle, et sûrement qu'il en faudrait plus pour choquer Alessia. Au sujet de son secret, toutefois, il dut octroyer un 0, pour la simple et bonne raison qu'il ne voulait pas qu'Abbi le découvre parce qu'il aurait craché le morceau. Il précisa toutefois à Alessia qu'il se prêterait volontiers au jeu des indices avec la jeune femme, et acquiesça ensuite à sa question. « J'aimerais bien, oui. » Qu'abbi découvre ce qu'il cachait, parce que pour elle comme pour Bugi et ceux dont il était le plus proche, ce serait peut être plus précieux, plus riche de sens. Est-ce que son secret ne risquait pas de la peiner ? « C'est pas quelque chose qui remettra en question ce qu'on partage, elle et moi. Je peux pas prévoir sa réaction, ni celle de qui que ce soit parce que chacun posera sûrement un regard différent dessus, mais ça devrait pas la peiner, non. » Et il ne disait pas ça pour endormir sa méfiance, mais bien parce qu'il pensait sincèrement qu'Abbi n'aurait aucune raison de prendre son secret trop à cœur. Est-ce que ça plairait forcément à tout le monde ? Non. Est-ce qu'il irait lui-même clamer qu'il en était démesurément fier ? Certainement pas. Mais ça ne changerait rien, et il ferait tout ce qui s'imposerait pour le prouver. La suite de l'interrogatoire survint finalement lorsqu'Alessia le bombarda de questions hautement précises, cette fois, et Eyal dut s'imaginer les différentes situations décrites par la rousse pour répondre au mieux. A la fin, il n'eut pas l'impression d'avoir sorti trop d'énormités, et se rassura en se disant qu'il avait été honnête, spontané, et qu'au pire ça jouerait peut être en sa faveur. Mais quand même, il serait plus tranquille si Alessia acceptait de lui faire relire sa déposition à la fin de leur entretien. Seulement la jeune femme n'y consentit pas, et alors qu'il aurait du être dépité, sa remarque le fit sourire. « Ton père, ce serait pas le roux dans la série des Experts Miami ? Non parce que tes méthodes sont quand même hyper rodées. » Bon, pas sûr qu'elle apprécie de le voir s'amuser de ce détail, mais quand même, Alessia avait l'air de savoir ce qu'elle faisait et ça forcément l'admiration. Quant à savoir si Abbi était à l'origine de ce petit test, il fut rassuré d'apprendre que non, mais pas que. « Donc ce test, c'est pas seulement propre à moi, c'est un truc que tu réserves à tous ceux qui approchent de près tes amis ? » Ou de très, très près disons. Parce qu'il ne l'imaginait pas non plus courir après tous ceux qui disaient bonjour à ses potes, à moins de placer leur bien-être au top de ses priorités. « Ils ont de la chance, vu tout  ce que t'es prête à faire pour eux. » Et il le pensait, pas rancunier qu'il était alors qu'elle l'avait attiré loin de toute présence humaine pour lui faire subir ce test soigneusement concocté. Les questions reprirent alors, et ouh, cette manche serait plus corsée encore que la précédente. Et ses réponses, elles, fatalement plus intimes. Et l'idée de se confier sur certains pans de sa vie à Alessia n'était pas sans le gêner, forcément. Combien avait-il eu de relations ? « Eh bien, j'ai été jeune et comme tout le monde j'ai eu mon lot d'expériences, mais ça s'est calmé avec les années. Je sais pas... une dizaine, un peu plus ? » Il arrondissait sans savoir ce que ce chiffre pouvait bien valoir, ni si sa réponse serait considérée comme bonne ou au contraire abominable. Une dizaine de relations, consommées s'entend, à presque trente-deux ans et pour un homme comme lui qui dansait depuis quinze ans avec des femmes, et se déshabillait devant d'autres depuis plusieurs mois, ça restait pourtant raisonnable compte tenu des nombreuses occasions dont il n'avait pas profité. « J'ai eu deux vraies histoires sérieuses, dont une qui a duré trois ans. » La dernière en date, celle qui l'avait le plus marqué et qui expliquait beaucoup de l'homme qu'il était aujourd'hui. « J'ai jamais vraiment recherché l'amour, mais je l'ai plusieurs fois trouvé. Ça a pas toujours donné des histoires excessivement heureuses, mais j'ai jamais eu de regrets. » Parce qu'il n'avait jamais vécu à moitié, ça c'avait été valable pour la danse comme pour l'amour et ses relations en général. Il avait toujours énormément donné, et avait toujours préféré en dire trop, en faire trop, que de regretter ensuite. « L'après-aventure avec Bibi... je dirais que ça dépendra de ce qu'elle veut, pour nous. Mais je compte pas repartir en Espagne sans avoir réglé la question, quitte à l'emporter dans ma valise. Je suis même sûr qu'elle rentrerait. » Il eut cette fois un fin sourire, alors que la question était loin d'être anodine et qu'il aurait évidemment préféré en parler en premier lieu avec la principale intéressée. Mais bon, face à Alessia, c'était tout comme sans doute. « Ce qui me plaît chez Abbi, c'est l'ensemble. Bien sûr elle est superbe, c'est un détail que tu peux difficilement ignorer quand tu la vois pour la première fois, et c'est ce qui moi m'a frappé dès qu'on est descendus ensemble de l'hélicoptère. Mais ce que j'adore aussi, c'est sa douceur, sa sensibilité, son empathie. Sa fragilité et le fait qu'elle cache aussi beaucoup d'autres facettes que j'aime découvrir au fur et à mesure. Le fait qu'elle soit entière et qu'elle soit à la fois tout ce que j'aime et tout ce que j'ai jamais vraiment connu, chez une femme. » Justement parce qu'il se dégageait d'elle cette ambivalence qui faisait qu'elle pouvait surprendre, ce grain de folie et cette imprévisibilité qui le changeaient des femmes qu'il avait pu connaître. La dernière question d'Alessia le laissa pantois, parce que c'était un autre point qu'il lui était difficile d'évoquer avec une tiers personne, quand la rousse n'aurait peut être pas le recul d'un Bugi sur la question et assez d'éléments pour en saisir toute la valeur. Alors, doucement, il se contenta de souffler un « Oui » qui s'évanouit dans les airs lorsqu'une brise fit voler les feuilles autour d'eux. Alessia, ou la femme qui vous ferait avouer un meurtre rien qu'en vous fixant.


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MessageSujet: Re: vous n'avez pas le droit de garder le silence (+Eyal ; Mardi, 14h45)   Sam 14 Oct - 1:55

Je crois que j’suis super douée, n’empêche, dans les enlèvements. Entre celui de Bibi la semaine dernière et celui d’Eyal aujourd'hui, non vraiment, je crois que je tiens un truc, peut être même je devrais en faire un métier ou je sais pas quoi. Parce que je trouve que y’a un bon filon, derrière tout ça. C’est vrai, après tout, qui douterait une seule seconde de la dangerosité d’une pauvre petite cancéreuse dépassant à peine le mètre soixante, quand il s’agit d’un enlèvement. Et pourtant ! Watch me, j’suis déjà clairement une des meilleures de toute l’émission dans le domaine, alors avec un p’tit peu plus d’expérience et d'entraînement, j’suis sûre que je pourrais devenir la meilleure tout court ! Parce que, bon, là, ok, on est pas en train d’aller très loin avec Eyal, mais je suis sûre que si j’avais voulu, j’aurais pu l’emmener ou je voulais ! Mais, bon, il faut pas qu’il soit trop séparée de Biboune à cause de Jenna et elle est en train de paroltasse derrière avec Bugou donc bon. J’suis une bonne amie, moi, j’voulais pas la foutre dans la merde. Bah, ouais. Qu’est-ce que vous croyez. En tout cas, il est mignon son p’tit chéri à ma Biboune, à avoir peur de moi, comme ça. Ca me donne l’impression d’être un gros malabar alors que, soyons honnêtes, l’un à côté de l’autre comme ça je devrais plutôt avoir l’air d’une gosse. Mais c’est bieeeeen ça montre mon pouvoiiiiiiir qui s’impreeegne qui s’instaaaalle hinhinhin eh ouais fait gaffe à tes fesses mon p’tit, j’suis une dangereuse, moi, une vraie de vraie de vraie ! ...En tout cas la dangereuse, elle peut pas s’empêcher de glousser quand il me parle d’Harrison qui ne voudrait pas me contrarier. Crap, je perds encore en contenance, là. Mais il est fourbe, en même temps, à m’attaquer sur mes points faibles, comme ça ! Mais bon, c’était quand même drôle, du coup dans mon infinie bonté je conçois à rebondir sur sa blagounette dans le même ton que lui « le pauvre devrait dormir dehors, je lui ouvrirais même pas ma porte » ouais parce que bien sûr je pars du principe qu’il viendrait me voir moi s’il se retrouvait sdf hein, merci au revoir vous m’en voulez pas. Bon en vrai y’a même pas besoin de parler de tout ça parce qu’en vrai comme j’ai plus de colocataire y’a moyen que y’ait du déménagement dans l’air mais j’sais pas s’il mérite encore cette information, pis comme je sais que je vais être accueillis en messi quand j’vais lâcher la bombe je préfère encore un peu faire durer le truc, quoi. Parce que c’est marrant de jouer un peu à Inspecteur Satan avant de devenir Jesus présentatrice de bonnes nouvelles. D’alleurs en parlant d’inspecteur Satan voilà que j’me lance dans les question et pour les premiers round ouaaaaais j’avoue c’est pas mal, pour l’instant ce que j’entends ça me plait bien, c’est smooth et je vois bien la bulle de savon d’amour que ça doit être avec Biboune. Mais bon je m’enflamme pas parce qu’on sait jamais quoi et c’est exactement parce qu’on sait jamais que j’suis là à le cuisiner façon cauchemar en cuisine. Ouais parce que c’est comme ça dans le p’tit monde d’Alessia c’est l’Inception de la télé-réalité, encore mieux que les sims qui jouent au sims. « Bon, bah, si ça la rend pas triste ça va. J’te ferais l'interrogatoire pour savoir c’est quoi ton secret un autre jour t’inquiète, pour l’instant l’important c’est Biboune » vous avez vu comment je pars du principe que je vais forcément connaître son secret après mon interrogatoire ? J’espère que lui aussi, mouhahahahaha. « Bah tu sais quoi ? P’t’être bien. Parce que je suis la seule rousse de la famille en vrai et c’est trop suspect, ça, genre, t’as déjà vu une famille ou y’a que UN roux ? J’veux dire, regarde les weasley un peu, ou alors, j’sais pas, moi, Bugou ! Les roux ça attire les roux donc ça se trouve moi j’suis adoptée pis l’Horacio, là, bah c’est mon père. Faudrait que j’essaie le coup de l’enlevage de lunette de soleil d’après catchphrase, si j’suis sa fille c’est sûre que ça doit être une sorte d’héritage familial. » ...Damn, il a encore réussi à m’avoir, le fourbe ! Aaaaah, il est fort, il est fort, mais Alessia Balconi se fait pas avoir aussi facilement, t’inquiète pas pour ça ! D’ailleurs, je le vois venir, cette fois qui essaie de feinter là, avec ses p’tits compliments et tout ! Mais j’me suis déjà assez fait eut comme ça, stoup li counneries maintenant ! « grave, j’suis trop le genre d’amie qui serait prête à cacher des corps pour ses potes tu vois. » Traduction : je sais cacher des corps. Hahahahaha. Ouais bon ça fait un peu psychopathe sur les bords celle là mais bon c’était quand même drôle, j’suis trop pressée de voir sa tête j’suis sûre ça va être trop marrant. Et du coup ça tombe bien parce que voilà qu’on accueille la deuxième partie de mon test de la mort qui tue et c’est la plus importante donc comme ça il sait qu’il a pas intérêt à se louper ou quoi, le loulou ou sinon c’est moi qui le louperait pas ! D’ailleurs pour l’instant ça va comme réponse, genre une dizaine de nana alors que le gars il est encore pluuuus vieux que Bugi et qu’en plus il remue ses fesses all the night, j’veux dire, on a vu pire. Pis en plus il a déjà eu des relations sérieuses donc en principe il sait se poser correctement. Sauf si bien sûr en fait il retenait les nanas prisonnières dans sa cave mais ça c’est une autre histoire « C’était y’a longtemps, celle de trois ans ? Après une longue période comme ça, après, c’est chaud patate pour vouloir se réengager dans un truc et tout » ça se trouve parce que là on est pris dans le truc du game il croit qu’il est près mais une fois dehors il va se rendre compte qu’il veut plus ou j’sais pas quoi. Et le pire c’est que en fonction de comment il réagirait face à ça, on pourrait même pas forcément le traiter de connard. Même si, qu’on se le dise : je le ferais quand même. Mais bon, on en est pas encore là, donc haut les coeurs ! « Ah non ça va pas, pas dans la valise à renifler tes caleçons c’est pas romantique » je prends un air insurgé mais en fait j’ai envie de rire. J’espère que ça se voit pas. « en plus à la douane j’suis pas sûre que d’avoir une nana dans la valise ça arrange tes histoires de délits de faciès » va leur expliquer ça, aux gars de l’aéroport, après ! « j’te jure, ces amateurs du kidnapping » faudrait tout leur apprendre. Faudrait que je devienne prof de ça, en fait. Là y’a moyen de vraiment toucher la fame et l’argent. Pis finalement on arrive au dernier round des questions les plus importante, et là je meurs j’ai envie de trépigner sur place tellement que c’est trop mignon et j’dois vraiment batailler avec moi même pour qu’aucun p’tit bruit chelou sorte de ma bouche comme “gniiiiiiiiiiiiiiiiiiii” ou je sais pas quoi. Du coup je tente de me donner un air de grande dame en hochant la tête avec sérieux et tout mais j’vous jure c’est dur j’ai tellement envie de sauter de partout. « Je vois, je vois, je vois. » Du sérieux, du sérieux. « mais tu sens que ça pourrait arriver genre dans tes rêves, quand t’auras 80 balais et que tu te souviendras même plus de ton prénom ou genre dans deux semaine ? » ouais parce que c’était pas très précis là, j’ai besoin de placer tout ça dans des cases pour savoir si j’ai enfin le droit d’exploser devant tant de choupinance sans après passer pour une conne. « serre tes fesses parce que là on va passer au dernier round, Eyouyounne. » Paf, introduction du surnom, ça, c’est fait. En vrai c’est trop un gage de qualité Alessia genre j’t’ai presque adopté mais pas encore mais presque quand même, mais je me tiens bien de le dire sinon après il va croire que c’est la fête. Hors ça sera la fête quand moi je l’aurais décidé, eh. « T’aime lire ? C’est quoi le dernier truc que t’as lu ? Et le premier ? C’est quoi ton film préféré ? T’aime bien les kiwis ? Et Harry Potter ? T’as déjà caressée une biquette ? Une vraie, hein, genre à la ferme et tout, j’te vois v’nir, pervers. C’est quoi les pays que t’as déjà visité ? T’as un rêve ? Des frères et soeurs ? T’as combien de mugs, chez toi ? T’as déjà montré ta teub mais genre pour quelque chose de plus artistique que du striptease ? Comme, j’sais pas moi, dans un cours d’art et tout ? C’est quoi ton péché mignon en bouffe ? Tu connais le moyen mnémotechnique pour différencier les chameaux et les dromadaires ? » tention mon gars là on entre en final alors va pas tout nous foirer maintenant.


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MessageSujet: Re: vous n'avez pas le droit de garder le silence (+Eyal ; Mardi, 14h45)   Mar 17 Oct - 1:15

C'est drôle, mais alors qu'il crut quelques minutes plus tôt avoir été plongé en plein film de gangsters grâce à l'imitation remarquée d'une Alessia Corleone plus vraie que nature, à présent il se croirait presque dans une comédie romantique aux accents dramatiques où la rouquine jouerait le rôle de la meilleure amie du personnage principal, @Abbi, et lui celui du protagoniste débarqué d'on-ne-sait-trop-où avec l'idée de conquérir son cœur, mais non sans devoir auparavant prouver sa bonne foi. Sauf qu'ici, à l'inverse de ces films dont on devinait la fin dès l'apparition des noms au générique de début, Eyal ignorait ce qui adviendrait de lui pendant et après cet échange qui promettait d'être rock'n'roll, à en juger par la façon dont Alessia semblait prendre tout ça très, très au sérieux. Qu'elle ne se méprenne pas, lui aussi avait les intérêts d'Abbi à cœur et c'était bien pour ça qu'il n'était pas parti en courant comme le dernier des lâches, mais ça lui mettait tout à coup une pression monstre, cette histoire, parce qu'il se croirait presque replongé dans les méandres de son adolescence, à l'époque où on ne laissait pas facilement les garçons comme lui, issus de quartiers difficiles et qui plus est étrangers, s'approcher de n'importe quelle fille sans l'examiner des pieds à la tête des fois qu'il planquerait un flingue ou un sachet de drogue. Alessia n'avait probablement pas autant d'aprioris sur son compte, mais elle n'irait pas pour autant lui accorder d'office la main de sa copine adorée, alors il savait qu'il avait tout intérêt à réussir son examen d'entrée dans ce vaste monde qu'était celui des deux copines inséparables, là où n'importe quel gus n'entrait certainement pas sur simple invitation de la galloise. Non, si Abbi était probablement le cœur de ce joli duo, Alessia, elle, était le cerveau et celle qui pouvait décider de vous adopter dans la seconde ou de vous bannir à jamais. Ça y est, il l'avait bien compris, son objectif était qu'elle voit en lui un garçon à qui elle irait volontiers confier sa copine, alors définitivement il n'avait aucun droit à l'erreur. C'est pourtant un Eyal malicieux qui tenta une allusion à Harrison, qu'il devinait comme étant le point faible de la rousse, et donc probablement son meilleur atout à cet instant précis. Mais si le ton d'Alessia se fit plus détendu, elle n'en perdit pas pour autant son intransigeance. « Tu risquerais de l'entendre gratter à ta porte jusqu'au petit matin, je suis sûr qu'à la longue tu finirais par craquer et par le laisser entrer. » A moins que la simple idée de le savoir sur le pas de sa porte à attendre désespérément un signe de sa part ne la fasse craquer bien avant, parce qu'il n'était pas dupe, Eyal, il savait bien ce qu'il se passait entre les deux candidats et qu'Alessia, au fond, était bien placée pour le comprendre dans cette situation. Mais loin de lui l'envie de le sous-entendre trop lourdement, car ils n'étaient sûrement pas là pour faire copain-copine dans la déconnade et la légèreté. Preuve en était qu'elle lui servit un début d'interrogatoire d'ors et déjà musclé, à coup de notations ultra précises. Il fut question de son secret, de l'idée qu'il n'irait pas le révéler de but en blanc à Abbi mais accepterait de la mettre sur la piste dans le cadre de leur petit jeu de cartes, et c'est sincèrement qu'il répondit aux inquiétudes de la rousse. Son secret n'irait probablement pas blesser Abbi, quand bien même il nécessiterait sans doute de nombreuses explications pour qu'elle en cerne toutes les nuances et comprenne le fond de l'histoire. Alessia, elle, parut rassurée mais il ne put pas forcément en dire autant lorsqu'elle commença à évoquer l'idée de le questionner un jour sur le sujet. Car s'il était joueur, il avait maintenant un petit aperçu de ses méthodes. « Ah mais non, je viens d'y penser, j'aurai piscine ce jour-là ! C'est bête, hein, j'aurais adoré en parler avec toi mais j'ai un emploi du temps tellement serré que je peux même pas faire le moindre aménagement... » Il prit son air le plus navré pour lui annoncer la nouvelle, conscient que la désillusion serait énorme ou au contraire qu'elle serait tentée de l'attraper par la manche et de le fixer de son plus sombre regard pour bien lui faire sentir qu'elle ne lui laisserait pas le choix. Gloups. L'idée qu'elle puisse être la fille de ce célèbre flic rouquin, elle, était justement née du constat qu'Alessia menait les interrogatoires comme personne. Mais face à sa réponse, c'est Eyal qui adopta un air suspicieux. « La seule, t'es bien sûre de ça ? Non parce que plus j'y pense et plus je me dis que c'est quand même curieux, tous ces roux qui vivent ensemble dans le château. Je m'y connais pas hyper bien en statistiques, mais d'après toi y'avait combien de chances pour qu'il y en ait autant sur un total de vingt-huit candidats ? » Sans doute pas beaucoup, alors c'était quand même curieux cette petite colonie, on ne lui ferait pas croire le contraire. « Eh, je sais enquêter moi aussi. » Il précisa d'ailleurs, dans un sourire en coin, avant de le ravaler au risque sinon qu'Alessia soit tentée de penser qu'il prenait un peu trop la confiance. C'est qu'elle l'impressionnait pas mal, dans cette histoire, et qu'elle commença même à lui faire un peu peur lorsqu'elle rebondit sur l'idée qu'elle puisse être une amie qu'il faisait bon avoir. Cacher des corps ? Oh, mais quelle idée... « Et tu dis ça en me regardant parce que... ? » Sans doute sans raison particulière, du moins c'est ce qu'il préféra se dire, ignorant dans le même temps le fait qu'ils se soient quand même un peu éloignés d'Abbi et Bugi, comme de toute autre présence humaine à première vue. Pas de panique, ils n'eurent pas le temps de se regarder dans les yeux trop longtemps car déjà l'interrogatoire reprit, avec une salve de questions auxquelles il tenta de répondre avec toute l'honnêteté et la spontanéité dont il fut capable. Et dieu sait que certains sujets n'étaient pas évidents à évoquer pour lui, de but en blanc, face à quelqu'un qu'il apprenait encore à connaître et qui ici ne le questionnait pas comme une potentielle pote mais comme une inspectrice hautement déterminée. A l'image de sa dernière relation en date, sur laquelle  Alessia demanda quelques précisions. « C'était il y a deux ans. Et j'en sais rien, j'essaie... de pas voir trop loin pour commencer parce que je trouve qu'on est bien, aussi, dans le moment présent. J'avais certaines certitudes avec mon ex et ça l'a pas empêchée de s'en aller, alors... je crois que j'ai envie de découvrir la suite en même temps qu'elle s'écrit. » Comme un juste milieu, qui ne donnerait pas raison aux sceptiques qui les voyaient sans doute déjà s'oublier en même temps que cette aventure à leur sortie d'ici, mais qui ne mettrait pas non plus la charrue avant les bœufs et laisserait cette histoire s'écrire semaine après semaine, et les surprendre. Sa dernière histoire l'avait marqué, on pouvait le deviner rien qu'à la façon dont il agissait parfois avec Abbi, ou à ce qu'il confiait de temps en temps à Bugi, et c'était précisément la raison pour laquelle il ne comptait pas prendre cette histoire à la légère mais bien vivre à fond chacun de leurs moments avant de poser les grandes et vraies questions, concernant la suite. « T'as pas tort, elle risquerait de biper aux portiques. » Eyal reprit, en réprimant un rire, à l'idée de potentiellement rentrer en Espagne avec Abbi dans sa valise. « Les diamants bruts, ça doit bien pouvoir déclencher leurs machines, non ? » Petit regard malicieux à Alessia, tandis qu'il glissa là une petite louange à la gloire d'Abbi, songeant que sa meilleure amie apprécierait peut être cet élan poétique, qui tombait bien pour lui faire gagner quelques points, c'est sûr, héhé. Et puis, vint la question à un million de dollars, celle que même Bugi n'avait pas encore osé lui poser, peut être parce qu'il savait que le sujet pouvait être sensible et sa pudeur bien réelle quand on commençait à vouloir sonder son cœur et en comprendre les mécanismes, complexes et enrayés par des histoires encore un peu douloureuses aujourd'hui. Alessia souhaita savoir s'il pensait pouvoir tomber amoureux d'Abbi, et c'est dans un souffle qu'il lui souffla sa réponse, ce « oui » qui pouvait paraître timide, dénué de conviction, mais qui en vérité exprimait beaucoup, beaucoup plus qu'une hypothèse lâchée pour contenter tout le monde. Non, ce « oui » était déjà l'aveu le plus intime qu'il ait fait depuis son arrivée ici, et depuis des années que sa dernière histoire avait pris l'eau probablement. C'était un « oui » pour dire beaucoup plus qu'un « je pense », et ça peut être qu'Alessia le sentit. Alors, à sa question, un fin sourire vint étirer ses lèvres. Elle lui donnait le choix entre trois propositions, mais pour une fois il prendrait le risque de contourner un peu les règles. « Je vais choisir la réponse d : « je sens que ça pourrait arriver, mais je n'ai pas assez d'intuition pour prédire quand. » Y es mi respuesta final, Carlos. » Il souffla, sous le regard un peu perdu de la rousse, précisant. « Carlos Sobera. C'est le mec qui présentait ¿Quién quiere ser millonario?, en Espagne. » Pour la petite anecdote, et parce qu'elle aurait peut être au moins le sentiment d'avoir appris quelque chose à son contact, en plus de toutes les informations qu'elle lui tirait du nez, bien évidemment. Vint alors le moment de reprendre l'interrogatoire et... de se voir affubler d'un surnom pour le moins perturbant. « Eyou...younne ? » Il répéta, sans savoir s'il était plus surpris du surnom en lui-même – il n'était pas banal, autant se l'avouer – ou par le fait qu'Alessia lui en ait tout simplement donné un. Il n'eut cependant pas l'occasion de se poser plus longtemps la question, car les interrogations reprirent, et le niveau grimpa encore d'un cran. Ça n'était pas le moment de se relâcher. « J'aime lire, mais je suis plus un homme d'action que quelqu'un qui peut rester facilement plusieurs heures à lire un bouquin, même si ça m'arrive de prendre le temps de bouquiner quand je veux me poser. » Il le reconnaissait, son plaisir à lui c'était de se dépasser physiquement, mais il irait volontiers faire mentir l'idée qui voulait qu'un homme qui prenait soin de lui soit forcément un crétin incapable de tenir un bouquin à l'endroit. « L'autre soir, j'ai lu Le Crime de l'Orient Express et franchement j'ai appris pas mal de mots que je connaissais pas. » En anglais, s'entend, puisqu'ici il n'y avait pas beaucoup de bouquins qui ne soient pas écrits dans la langue de Shakespeare et que tout l'intérêt de son séjour, aussi, était d'en profiter pour se familiariser encore un peu plus avec l'anglais.« Le premier truc que j'ai lu... c'était un bouquin super riche, bourré d'informations et qui m'a beaucoup servi dans ma vie d'homme. Je crois que son nom c'était un truc comme... Mon premier atlas du Monde. Même si à l'époque, je crois que j'avais surtout regardé les images. » Il eut un rire, léger, car étant bien incapable en vérité de se souvenir du tout premier bouquin qu'il avait réellement lu – sans image – car sans doute que ça remontait aux bancs de l'école. « J'adore Fight Club, mais je crois qu'Apocalypse Now m'a laissé un souvenir encore plus impérissable. En plus y'a Marlon Brando, c'est un signe. » Petit regard en coin, parce qu'Alessia Corleone saisirait sans doute la référence à son imitation de tout à l'heure. « Les kiwis ? Ça va, j'aime bien. Harry Potter, j'ai vu quelques films mais je suis pas un fan inconditionnel, pendant la soirée de l'autre fois j'avoue que j'étais un peu paumé. Et j'ai jamais caressé de biquette, mais je suis déjà monté à cheval. » Quel était le rapport ? Il n'y en avait aucun, mais ça lui faisait une anecdote gratuite. « Je suis né en Tunisie, puis on a déménagé en Espagne quand j'étais encore petit. Je suis déjà allé au Portugal, au Maroc, j'ai passé des vacances aux États-Unis, et maintenant je peux dire que j'ai découvert un petit bout de l’Écosse. » Voilà pour les pays qu'il avait déjà visités, et il fallait ici tenir compte du fait qu'il n'avait jamais eu trop d'argent pour voyager, auquel cas il aurait sinon sillonné la moitié du globe, aventureux comme il était. « Mon rêve, c'est de re-danser et renouer avec le succès. J'ai une sœur jumelle, qui s'appelle Dounia. Et j'ai pas mal de mugs à l'appart' mais c'est parce que mes colocs sont accros au café, moi beaucoup moins. » A long terme et à trop grande dose, ça n'était pas très bon pour le cœur et un sportif de son niveau ne pouvait pas prendre de risques. Son truc à lui, c'était plutôt le thè à la menthe, mais honte à quiconque irait le boire ailleurs que dans une tasse adaptée. A sa prochaine question, il réprima un rire. « Non, ma queue estime qu'elle est une œuvre d'art à elle toute seule, elle aurait pas supporté qu'on la caricature. » C'est qu'elle était susceptible, et lui aimerait rester en bons termes avec elle. « En bouffe, j'ai été très mal habitué entre la cuisine tunisienne du coté de mon père et la cuisine espagnole du coté de ma mère, mais je suis surtout gourmand de sucré. J'adore les makrouds, mais si j'en mangeais autant que je le voulais je crois que je rentrerais plus dans mes pantalons détachables. » Et ce serait terrible, n'est-ce pas, qu'il finisse à poil avant même le clou du spectacle. Pour sûr qu'il perdrait l'effet de surprise. Enfin, à la dernière question de la rousse, il se pinça les lèvres. « Par contre là, je sèche. Mais je sais qu'un chameau ça a deux bosses et un dromadaire qu'une seule, ça peut quand même me valoir la moitié des points ? » Il demanda, à tout hasard, comme un élève qui tenterait de faire revoir sa note par sa maîtresse pour s'éviter la dérouillée du siècle à son retour à la maison.


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MessageSujet: Re: vous n'avez pas le droit de garder le silence (+Eyal ; Mardi, 14h45)   Mer 18 Oct - 17:23

Abbi, c’est quand même ma meilleure copine. Ma sistah, ma bff, ma partner in crime, le soleil du ciel de ma vie, l’étoile la plus brillante au royaume de la constellation de l’amitié. Et chez les bff, les amours, c’est quelque chose de super sérieux qu’il faut pas prendre à la légère. Bon alors elle pour Harrison c’était facile étant donné que c’est son colocataire en fait elle le connaissait même avant moi, et je me rappelle encore quand, au début de l’émission, des fois elle m’en parlait et que moi j’étais là genre “mmh attends il a quelle tête déjà” parce qu’on avait pas encore fait connaissance dans notre bataille d’eau ultime à la plage. Mais moi, pour Eyal, c’est un peu plus compliqué vu que c’est pas avec lui que je dors. Du coup, je suis un peu plus dans le flou et même si j’ai pas à me dire “mmh attends il a quelle tête déjà” quand elle m’en parle - enfin si mais au tout début et le tout début ça compte pas et puis de toute façon c’est moi qui parle donc même si c’est pas logique bah chut vous êtes que spectateurs vous, si j’ai envie de dire prout rien pour m’en empêcher, tenez, regardez : prout. voilà.- bon c’est pas pratique, quoi. Du coup cette séance interrogatoire elle était obligé parce que bon quand même, n’avoir même pas partagé une conversation avec le crush de sa bff ça craint quand même, faudrait quand même que mes connaissances soit un peu plus vaste que savoir quelle tête il a quand elle m’en parle. Et puis, surtout, faut aussi que je vois s’il est pas un de ces gars qui se la joue hyper trop gentil puis qui après vont te balancer l’éponge à la gueule parce que tu lui demande de faire la vaisselle, quoi. Non parce que j’vous assure que mine de rien ça peut faire mal, une éponge. Et en plus c’est dégueu quand ça vous arrive dans la face, puisque c’est tout mouillé. Du coup le p’tit Eyou, je le kidnappe et j’espère bien qu’il voit qu’avec moi o rigole pas ! Enfin, si, en fait, avec moi on rigole beaucoup parce que j’adore ça, moi, rigoler, mais ce qui est sûr, c’est que même quand je rigole je perds pas le nord. Rien peut m’enlever mes objectifs de la tête, même ses remarques fourbes sur Harrison. Mais bon, comme j’vous l’ai dis, j’aime bien rigoler, donc je rigole quand même un peu, et je pouffe carrément de rire quand il me parle de Rico qui gratterait la porte et moi qui finirait par craquer « Ouais, à la longue, genre, au bout d’au moins 5 centième de secondes ! » non parce qu’en vrai j’me la joue grosse dure mais j’suis pas dupe et lui non plus, tout le monde ici sait que quand il s’agit de mon Rico je deviens comme un marshmallow tellement que j’suis toute molle et je sais déjà que la simple pensée de l’avoir là, à attendre tout seul comme une pauvre p’tite chose à ma porte, je résisterait pas du tout et je finirais par l’ouvrir à la volée pour tomber dans ses bras. Mais bon c’est pas grave puisque de toute façon ça risque pas d’arriver, même s’il le sait pas encore. Mon interrogatoire commence par les premières phases et tout mon cerveau s’active pour lui donner les questions les plus pointues possibles. Ouais, parce que même si comme ça, de prime abord, elles peuvent paraître connes, vous en faites pas qu’après elles ont toute une signification hyper précise et le barème derrière est serré. Eh ouais mon pote, tu parles à une nana qu’avait pour vocation d’être prof en fac alors t’inquiète pas que les interrogatoires musclés ça me connait. Il a l’air de s’en rendre compte étant donné sa réaction à l’idée que je puisse m’interesser à son secret. Mais t’inquiète pas mon coco ça va quand même venir hinhnhin « Oh, mais, ça tombe bien tout ça, je suis libre comme l’air et j’adoooooore nager ! » je lui lance ça du ton le plus naturel du monde, pour lui faire comprendre que mes interrogatoires musclés de prof, il va pas y échapper. Bon apparemment, lui, ça lui fait un peu plus penser aux experts apparemment et ouais, c’est vrai, ça y ressemble, du coup ok j’accèpte. D’ailleurs sa théorie sur Horacio est vraiment drôle et je peux pas m’empêcher de réagir dessus et apparemment, ma réponse lui semble louche. Eh ouais, la seule rousse des Balconi, moi aussi pour moi c’est suspect. « Naaaaaan mais là t’insulte ma chevelure digne des Weasley, c’est des p’tits roux quand même les autres, alors que moi mes cheveux ils sont on fiiiiiiiiiiire » bon ok c’est toujours un peu plus compliqué pour un gars d’être roux, il paraît. Mais bon, ça n'empêche pas que j’le suis plus que les trois autres, j’veux dire, comparez un peu leur tignasse à Ed Sheeran et vous allez voir. Lui il a de quoi me rivaliser. Même s’il perd aussi. Bien évidemment. « c’est bien jeune padawan, mais je reste la maître en la matière ! » eh ouais, t’es bien mignon à te lancer des fleurs sur tes pouvoirs d’enquêteurs, mais sache que même au lancé de pétals je suis sans égale. Et le tout en rimes, siouplais. Si ça c’est pas la classe. Quoi qu’il en soit, Eyouyounne a le mérite de reconnaître mes talents d’amie fidèle et j’vous jure, sa tête quand j’ai lancé la réplique sur le fait de cacher des corps c’était tellement drôle, j’ai pas pu m’empêcher d’exploser de rire. Eh bah alors, mon minou, on est pas rassuré ? « Moi ? Oh, mais pour rien, voyons » mais oui, t’inquiète va, j’suis gentille comme nana, je disais ça juste à titre informatif si jamais un jour y’a un corps que t’as à cacher. Tant que c’est pas celui de Biboune. Non parce qu’après c’est moi qui va me retrouver avec un corps à cacher et ça va vraiment pas être pratique. Enfin bon après cette petite interlude, mon cerveau reprend du poil de la bête et on peut passer aux rounds suivants. Du coup je l’interroge sur sa vie amoureuse parce que bon quand même c’est important de savoir où est-ce qu’il a mis les pieds, histoire qu’il salisse pas trop le carrelage du coeur de Bibounette. C’que j’suis poète, putain. « oh, c’est elle qui est partie du coup ! » je remarque avec toute la spontanéité du monde quand il me parle de son ex. J’me rend bien compte que c’est peut-être pas un sujet qu’il aime aborder - et je suis bien placée pour le savoir - mais bon, au pire, si c’est encore douloureux ou que ça l’a traumatisé il a qu’à le dire. Ca me fera pas arrêter d’en parler mais au moins ça me donnera une raison de sortir tout plein de préceptes philosophiques pour lui redonner la pêche. Ouais parce que j’suis gentille, moi. « et toi, du coup, t’as déjà largué une nana ? C’était quoi ta piiiiiiiiire façon d’en larguer une ? » question qui peut paraître innocente, mais qui ne l’est pas tellement, huhuhu. « moi c’était au lycée, quand je me suis rendue compte de l'abruti que c’était je suis allée foutre sa chambre à l’internat sans dessus dessous avec une pote en mettant bien en évidence tout ce qu’il aurait voulu cacher et en cachant ses objets de valeurs. C’était trop drôle. Oh puis je lui ai laissé une lettre de 9 pages ou je lui expliquait en quoi il pouvait bien aller se faire enculer, aussi. » Technique numéro 6243 de la mise en confiance : répondre à sa propre question pour lui faire croire qu’on est à la bonne franquette alors que non. Hahahahaha. Bon, après j’avoue il s’en sort quand même pas mal le p’tit gars, du coup en vrai c’est quand même un peu à la bonne franquette, mais faut pas qu’il le sache. Quoi que, après s’il est à l’aise, ça lui donnera peut-être l’occasion de se lacher et de dire les conneries qu’il aurait voulu garder secret ? Mmmmmh, intéressant, comme théorie, intéressant. En tout cas, quand je lui fais remarquer que c’est pas une très bonne idée de foutre Biboune dans une valise, il réussit à me placer que c’est un diamant. Bien ouej , petit, bien ouej. Je l’avais pas vu venir et j’avoue que c’est trop mignon. Mais je suis d’humeur taquine et j’aime mettre les gens mal à l’aise du coup je me contente de lui répondre « Tu savais que les diamants n’étaient pas les pierres les plus précieuses ? En vrai devant eux, y’a les Grandidierites, les Painites, les Taafféites et tout plein d’autres aux noms compliqués. » Mouhouahahahahahaha. Comment c’est trop drôle. En plus j’ai réussi à pas me fendre la poire et a rester sérieuse, j’suis sûre qu’il va plus savoir ou se mettre. Je réussis à rester comme ça de bonne secondes et puis finalement j’explose d’un rire enfantin, alors que je viens le bousculer gentiment avec mon épaule « Je rigoooooole on s’en fout de ça ! Bien ouej de ta part mon pote c’était trop mignon j’avoue j’ai rien vu venir » ouais parce que j’ai pas siiii peu de pitié quand même, et bon, il s’en sort bien pour l’instant donc même si je le taquine un peu c’est pas méchant. D’autant plus qu’à ma dernière question, il est juste trop choupinou parce qu’il pense qu’il pourrait tomber amoureux et ça c’est trop bien parce que s’il est amoureux alors ma Biboune elle pourra en faire tout ce qu’elle veut et ça sera trop mignon. Je hoche la tête de compréhension quand il s’invente une nouvelle proposition que j’accepte parce qu’elle est tout aussi bien, et ne peux pas m’empêcher de rire quand il me parle du Carlos. « Il s’appelle Carlos, chez vous ? Oh c’est naze ! Enfin j’ai rien contre les Carlos mais bon, nous c’était bien mieux, il s’appelle Gerry, le gars. Genre en même temps d’être présentateur bah c’est aussi le président du Woop et il entraîne les Totally Spies, tu vois. Ca c’est du présentateur. » Ouais parce que pour moi y’a aucun doute que c’est le même type. Osef qu’il soit pas du même continent, le gars il a un jet privé à réacteur il pourrait même aller sur la lune s’il le voulait, eh. Mais bon du coup, on est fin près à entamer le dernier round et le dernier round, c’est sur lui alors il a pas intérêt à louper le truc. Le surnom à l’air de le surprendre et la tête qu’il tire est trop marrante, j’aurais trop voulu le prendre en photo et l’imprimer en poster géant pour Biboune mais bon, j’avais pas mon appareil photo sur moi donc j’ai du faire sans, c’est triste mais que voulez-vous. J’écoute toutes ses réponses avec attention et imprime chaque information dans un coin de ma tête, et ouais, ça va, pas mal pas mal. Il s’en sort bien le p’tit Eyouyoune, il arrive même à me faire rire avec son histoire de teube qui se la joue diva et quand il s’inquiète de pas connaitre le moyen mnémotechnique pour se souvenir du nombre de bosses. « en fait c’est super simple, DROMADAIRE, ça commence par D comme DEUX, du coup c’est lui qui a qu’une bosse. » ouais, je sais, souvent on me regarde bizarrement quand j’expose ma technique mais moi je trouve que c’est super simple en fait. D comme Deux donc U. C’est pas logique, okay, mais qu’est-ce qu’on s’en tape ? Le but c’est pas d’être logique, le but c’est de te faire souvenir du truc, eh. « mais en tout cas lance toi pour la danse eh ! T’es jeune et t’as toute ta vie devant toi y’a rien qui pourrait t’arrêter ! Et même si ça doit te foutre dans la merde financièrement, qu’est-ce qu’on s’en fout ? D’une, c’est pas ça l’important, de deux, si ça peut après te permettre de vivre de ta passion, c’est tout bénef. C’est génial, de vivre de sa passion. » Spéciale dédicace à Luca qui m’a vendu du rêve, elle aussi, avec son travail qui la fait vibrer. Quelle bande de p’tit veinards. « Eyouyouynne, tu veux que j’te dise un truc ? » je lui lance ça comme ça, d’un coup, sans prévenir. « Un truc qui va te rendre super trop heureux et qui fera que tu vas me kiffer genre comme si j’étais la sauveuse ultime de toute ta vie ? » Au moins, ouais. Non, j’exagère pas, eh. J’aime juste instaurer le mystère. « En vrai, Rico, vous l’aurez plus du tout dans les pattes, avec Biboune. » ouais, je lui dis pas tout de suite le pourquoi du comment, parce que j’aime toujours autant le mystère et c’est drôle de tourner autour du pot. « bon après je promets rien parce qu’il est quand même foufou et c’est pas dis que des fois j’ai envie de le suivre dans ses délires et de venir vous faire chier » et je touuuurne je touuuurne je touuuurne, parce que ce pot est joliiiii et parce que c’est marraaaaant « mais en tout cas pour les moments où vous avez le moins envie de le voir bah là c’est clair qu’il sera pas là tu vois » je sais pas s’il voit, mais en tout cas, j'estime que le suspens a assez duré, le pauvre. Du coup, je me lance. « Parce que j’ai plus de colocataire et du coup il va venir dans ma chambre à moi ! » Allez, prosterne-toi. Je sais que t’en a envie.


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vous n'avez pas le droit de garder le silence (+Eyal ; Mardi, 14h45)

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