petit détail technique (+Harrison ; Dimanche, 00h10)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
avatar

Voir le profil de l'utilisateur  http://www.throwndice.com/t9177-alessia En ligne

PSEUDO : calistouille
PRÉNOM : laurie
MESSAGES : 2436
AVATAR : dasha sidorchuk
ÂGE : 25
LOCALISATION : Kingtson
MÉTIER : future ex-serveuse dans un bar à pervers
ÉTAT D'ESPRIT : Nothing to wear


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 16250£
ASPIRATION: succès
AFFINITÉS:
MessageSujet: petit détail technique (+Harrison ; Dimanche, 00h10)   Dim 8 Oct - 21:53

Et nous voilà sur cette plage ! Tout le monde s’affaire un peu de partout, et c’était aussi mon cas il y a quelques minutes sauf que maintenant, je reste plantée là, comme une cruche, mon sac de couchage entouré de mes deux bras comme un gros doudou. C’est qu’en fait, je viens de penser à un truc. Un truc tout con. Tellement con que c’est à se demander pourquoi je n’y pense que maintenant. Pourquoi j’avais pas fait le rapprochement. Je regarde autour de moi, frappée par cette réalité pas tellement réjouissante, et, dans mon tour d’horizon, mon regard se pose sur Harrison. De dos, à quelques mètres de moi, je ne sais pas ce qu’il est en train de traficoter, et, honnêtement, c’est pas tellement à ça que je pense à ce moment. Parce que maintenant que je l’ai vu, je ne peux poser mon regard sur quelqu’un d’autre, sur autre chose. Et d’un seul coup, je sens mes pieds avancer tout seuls dans sa direction. Sans rien que je contrôle. Non, vraiment, je vais réellement finir par penser que je suis sous Imperum ! J’avance doucement, sans bruit, me sentant un peu plus idiote à chaque pas qui me rapproche de Rico, et une fois que je suis juste derrière lui, je me stoppe. Il est toujours dos à moi, il ne m’a toujours pas vu. Et moi, je suis toujours à moitié cachée par mon sac de couchage. Et je me sens bête. Pour changer. Je sais pas ce qui m’a pris de venir et je sais pas quoi faire. Je crois que je devrais juste profité du fait qu’il ne m’ait pas vu pour m’en aller ni vu ni connu… Mais en fait j’ai même pas le temps de me décider. Parce qu’il se retourne. Qu’il se retrouve juste devant moi. Voilà, comme a, c’est fait. Je m’y attendais tellement pas, que j’en ai eu un beau sursaut. « Oh ! Euh, p-pardon, je, euh…» Oui. Voilà. T’as raison Alessia, bafouille, rougis. Tu vas bien avoir l’air fine, comme ça. Bon, allez, faut que j’me reprenne. Du coup, je pince mes lèvres, et baisse ma tête en posant le menton sur mon sac. Maintenant que je suis là et surtout qu’il m’a vue, je peux pas faire demi-tour. Alors je prends la parole, d’une petite voix. « Tu sais, j'étais contente de cette histoire de camping, j’me disais que ça serait marrant parce que j’aimais bien ça quand j’étais petite et en plus qu'on pourrait- ...passer plus de temps ensemble et ça serait bien…. » Parce qu’après tout, c’est cool, le camping. J’ai toujours aimé en faire, que ça soit en Italie avec mes amis ou ma famille, on en Angleterre, avec mes amis. Ca a toujours un peu été l’aventure et ça soude les équipes. Du coup, à première vue, cette “punition” n’en était pas tellement une à mes yeux. Ouaip. Je pensais qu’il n’y aurait aucune ombre au tableau. Puis après je me suis rendue compte de ce léger petit détail qui faussait toute la donne : mon cancer. « Mais maintenant qu’on est là j’me rends compte que- qu’on va être ici tout le temps et que du coup, je… je vais pas pouvoir cacher… la cancéreuse... aux autres, ils pourront tous voir- ils pourront tous voir dans quel état je suis les matins, ils pourront tous voir à quel point je me drogue de médicaments, ils pourront tous voir mes- mes crises, j’aurais pas moyen de me cacher, ils seront toujours là, en plus je sais même pas si j'ai pris assez de médicaments et du coup ça se trouve je vais avoir encore plus de crises et je- je veux pas qu'ils voient, je veux pas qu’ils se rendent compte de… de ce que c'est, je veux pas… je veux pas leur montrer, je- je sais que je dis de pas faire de mon cancer un tabou et je sais que tout le monde le sait déjà que je suis malade, mais la différence est tellement grande entre le savoir et le voir, et puis, tout ça, c’est tellement… c’est… intime, je… je veux pas le montrer, je- » je m’arrête parce que d’une je sens que je suis en train de radoter comme une mamie, de deux, j’ai plus de souffle, de trois, j’ai pas tellement envie de finir par chialer. Parce que j’aime pas ça. J’aime aucun des trois points, d’ailleurs. Et puis, je me rends compte que j’ai même pas encore osé regarder Harrison depuis le début de mon monologue, et j’me dis que ça se trouve il est déjà plus là et que peut-être je suis en train de parler à une tente. Du coup je lève les yeux, timidement. Et il est toujours là. Et je me sens toujours aussi bête. Puis je me rends compte que si y’a quelque instants, je planifiais de fuir comme une voleuse avant qu’il ne me voit, maintenant que je vois ses yeux posés sur moi, j’ai plus envie d’aller nulle part. Alors je mes joues chauffer d’avance parce que je m’apprête à dire et, après une petite moue hésitante, je me lance. « Est-ce que cette nuit… est-ce que je peux… rester… avec toi ? » dans l’éventualité où ma tête n’aura pas explosé tellement que je rougis, bien sûr. Mmmh.

_________________

what if it's us, and only us... and what came before won't count anymore or matter. Can we try that ? What if it's you, and what if it's me, and what if that's all that we need it to be And the rest of the world falls away

WHAT DO YOU SAY ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur  http://www.throwndice.com/t9219-harrison 

PSEUDO : MEL
COMPTES : [...] RUSSELL
MESSAGES : 616
AVATAR : FINN JONES
ÂGE : 28
LOCALISATION : MONTEVIDEO URUGUAY
MÉTIER : ELECTRICIEN


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 10000£
ASPIRATION: SUCCES
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: petit détail technique (+Harrison ; Dimanche, 00h10)   Lun 9 Oct - 22:48

Harrison n’a jamais fait du camping qu’à la « barbare ». En mode bourré, après de longues soirées ou festivals. Pas avec l’esprit clair. Alors ça fait facilement six à sept minutes qu’il se bat avec un sac de couchage. Pour le mettre à l’endroit. Pour comprendre comment son corps pourrait glisser dedans sans avoir ’air d’un con. Bon OK il s’est promené avec un costume de licorne pendant toute une semaine. Mais il préfère ça à dormir dans un sac de couchage… Qui a peut être déjà servie d’ailleurs. Il grimace et ramène ses cheveux en arrière. Il souffle, prêt à tirer un cigarette de sa poche arrière. Quand il sent une présence derrière lui. Ça se sent effectivement lorsque quelqu’un reste dans notre dos sans rien dire. Une pression silencieuse. Alors il de retourne. Et son regard se pose sur la petite Alessia. Depuis combien de temps elle est là? Peu important. Mignonnette, son sac de couchage entre ses bras. Presque trop grand pour elle. Lui cache partiellement le visage Il appuie doucement dessus pour découvrir ce dernier toujours aussi magnifiquement constellé d’étoiles que sont ses tâches de rousseurs. Il sourit joyeusement. « Qu’est ce qui t’arrives petite crevette ? » Parce qu’elle semble perturbée par quelque chose. Pas comme d’habitude. Pas tant enjouée. Son visage pas si éclatant qu'habituellement. Elle lui dit alors qu’elle était contente de ce camping forcé, et l’idée de passer du temps ensemble. Il sourit à la fin de sa phrase. Mais ce dernier retombe immédiatement. Rico passe son pouce droit dur le visage d'Alessia, tout en douceur. Il n’en place pas une, étonnement, parce qu’elle enchaîne. Tout ce qu’elle a sur le cœur en cet instant. Alors ça lui rappele sa discution avec Bugi la semaine passé. Qu’il n’a pas envie de souffrir. Ni de la voir souffrir elle. Et qu’il sera là pour elle. Mais c’est toujours difficile de se mettre à la place de quelqu’un d’autres. Alors il boit ses paroles. Les sourcils froncés tant de compréhension que de douleur parce qu’il imagine le merdier qui doit régner dans son esprit. « Alessia... Regardes moi Alessia… » qu’il lui demande en posant ses doigts sur son menton. Prenant l’air le plus sérieux et serein à la fois. Son cœur pourtant serré de la savoir souffrir de sa maladie et en même temps de trop penser. « Les autres on s’en fout ! De leurs regards. De ce qu’ils pensent. Tes crises, c’est pas toi qui les décident. Tu ne peux pas toujours les avoir quand tu es miraculeusement seule. Alors si ça les dérange, ils n’auront qu’à partir plus loin. Mais je suis certain qu’ils comprendront et…et puis… Je suis là pour t’aider. Parce que moi ça m’importe peu que tu sois aussi belle que ce soir ou en pleine crise. Non je ne peux pas mettre à ta place parce que je ne ressentirais jamais tes souffrances. Mais je veux être l’épaule sur laquelle s’appuyer. Je peux… je veux te soutenir. Et surtout… surtout ce n’est pas parce que je ne te parle pas de… de ça que ça ne me concerne pas. Que ça ne m’inquiète pas… » Tout en parlant, un peu confus, il avait pris le visage de la belle entre des mains. Pour être certain qu’elle le regarde. Pour lui faire passer silencieusement, par son regard, tout la peine – et non la pitié – qu’il a à l’entendre dire ça. Mais son sourire s’agrandit Instinctivement alors qu’elle lui demande si elle peut passer sa nuit avec lui. Tout doucement il coupe l’espace qui existait entre eux deux pour venir la prendre dans des bras. Déposant un baiser appuyé contre sa tempe. « Tu peux rester avec moi… cette nuit… le nuits suivantes… et toutes celles que tu veux… j’ai soudoyé Abibi pour avoir la chambre quand je le souhaitais… Alors je ne peux pas vraiment te dire de quelle manière parce que c’est un peu honteux, mais… » Il rigole. Mais quand il se rend compte de ce qu’il dit, il avale sa salive. Rigole. Tout en meme temps. « Enfin si toi tu veux. Mais si tu veux que cette nuit c’est d’accord et puis ça tombe bien parce que je n’ai pas envie de dormir seul dehors et puis je n’ai pas pris d’oreiller… » Un nouveau baiser sur la tempe et un clin d’œil.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur  http://www.throwndice.com/t9177-alessia En ligne

PSEUDO : calistouille
PRÉNOM : laurie
MESSAGES : 2436
AVATAR : dasha sidorchuk
ÂGE : 25
LOCALISATION : Kingtson
MÉTIER : future ex-serveuse dans un bar à pervers
ÉTAT D'ESPRIT : Nothing to wear


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 16250£
ASPIRATION: succès
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: petit détail technique (+Harrison ; Dimanche, 00h10)   Mer 11 Oct - 0:31

Je sais pas ce que j’aurais fais si Harrison n’avait pas été là, qu’on ne soit pas dans la même team, qu’il ne soit pas dans cette même galère de camping. Alors c’est un peu étrange comme sentiment parce que d’un côté, pour lui, j’aurais quand même souhait qu’il ait un bon lit pour dormir, le confort qu’on avait au château et tout ça. Mais une part de moi, elle, est juste contente de me donner cette petite chance de l’avoir dans le même bateau. Et, peut-être ai-je tort, peut-être une telle façon de penser est égoïste. Mais je me surprends moi-même à, au final, ne me concentrer que sur le soulagement de l’avoir ici, près de moi. D’autant plus maintenant que j’ai réalisé ce que “camping sauvage” voulait vraiment dire : Pas de toilettes, pas de salle de bain, pas d’intimité… rien. Et si, sans la maladie, j’aurais trouvé ça marrant de se la jouer aventurier, maintenant… j’ai juste peur. Ouaip. Je la sens bien, monter doucement et grandir en moi à mesure que je prends conscience des choses, la coquine. Je flippe vraiment de ce comment les choses pourront se passer et j’ai peur de perdre le contrôle. Un peu comme toujours, en fait. Du coup, quand j’ai aperçu Rico, non loin, se débattre avec son sac de couchage, je n’ai pas pu retenir mes pas, sentant mon corps avancer tout seul, comme un grand. Seulement, trop prise dans mes pensées, je ne savais même pas pourquoi j’allais vers lui, ni ce que j’allais bien pouvoir lui dire. Je me suis sentie tellement idiote que, l’espace d’un instant, j’ai même envisagé le fait de fuir tout bonnement et simplement. Profiter du fait qu’il ne m’ait pas vue. Faire comme si de rien était. Seulement, il finit par se retourner. Il finit par me voir, malgré ce sac de couchage me cachant un peu le visage. Et voilà que je me sens bête à nouveau. Après quelques bafouille, il me demande ce qu’il m’arrive parce que très certainement que je dois avoir une tête à faire peur - génial. J’hésite un peu, mais finalement, je prends mon courage à deux mains. Et déballe mon sac, d’une seule traite, sans oser porter un regard sur lui. Je lui explique comme j’étais contente de pouvoir être avec lui. Comme la réalité m’avait ensuite bien explosé en pleine face en me rendant compte de ce que serait vraiment le quotidien ici. En me rendant compte que tous les autres pourraient se rendre compte de ce que je vis. Que je ne pourrais plus me cacher comme jusqu’à maintenant. Et surtout ; à quel point une telle situation m’angoissait. Au bout d’un moment, ce fut assez compliqué de continuer sur cette lancée, à cause du manque de souffle et compagnie, mais en fait, j’ai pas tellement eu besoin de continuer. Parce qu’Harrison m’a doucement attrapé le menton, me demandant de le regarder. Et m’appelant par mon prénom. J’ai remarqué que les seules fois où il utilisait mon prénom pour l'apostropher c’était pour me rassurer, pour me consoler, pour m’apaiser. Du coup, le simple fait d’entendre “Alessia” de sa bouche, ça me fait déjà tellement de bien que je m’ose même à lever le regard pour les plonger dans ces yeux que j’aime tant. Son air à la fois calme et sérieux m’hypnotise presque, tandis que j’écoute tout ce qu’il me dit avec la plus grande des attentions. Il me dit que les autres n’ont pas d’importance. Que mes crises sont incontrôlables. Qu’ils n’ont qu’à s’en aller si ça les dérange. Mais surtout il me dit qu’il sera là, il me dit vouloir être l’épaule sur laquelle m’appuyer, il me dit vouloir me soutenir et rajoute que ce n’est pas parce qu’il ne me parle pas de tout ça de lui même qu’il ne se sent pas concerné. Et tout ça me fait tellement plaisir que je sens mon coeur se gonfler. Je soutiens ce regard si touchant qu’il me donne quelques secondes, puis, tout en faisant gaffe a pas faire tomber le sac de couchage, je libère une de mes mains pour venir la poser sur une des siennes, sur mes joues. Et ce contact est si agréable que, dans un mince sourire, je décide de fermer les yeux quelques secondes. Pour me calmer, pour en profiter le plus possible. Et je me rends compte d’à quel point sa présence m’apaise. Alors je rouvre les yeux, sourire retombé par une moue gênée. Et j’ose lui demander si je peux rester avec lui cette nuit dans une petite pointe d'appréhension. Mais son sourire s'agrandit aussitôt, et quand il vient me prendre dans ses bras, c’est le mien qui réapparaît instantanément. Sans réfléchir, je lâche le sac de couchage pour pouvoir répondre à son étreinte et enrouler mes bras autour de lui. Mon sourire ne fait que grandir encore, accompagnée d’un joli rougissement des joues, lorsqu’il déclare que je pouvais rester avec lui toutes les nuit que je veux. Riant légèrement quand il m’apprend avoir d’ores et déjà négocié avec ma Biboune pour avoir la chambre quand il le voulait. Souriant avec attendrissement lorsqu’il préférait bon de s'assurer que tout ça n’était que si je le voulais également. « Toutes les nuits que je veux ? C’est vrai ? » je souffle, une pointe de malice dans la voix. « Ca risque d’être plus long que ce dont à quoi tu peux t’attendre » je sens mes joues chauffer un peu plus, mais en fait, je suis tellement bien que je m’en fiche, riant même légèrement de ma propre réponse. « Par contre, j’espère que t’as bien lu toutes les p’tites lignes avant de signer le marché avec Bibounette, pis que t’as le droit à l’échange et au service après vente, parce que sinon, tu t’es fais avoir, Rico mio » Déposant mon menton sur son torse pour pouvoir le regarder, je continue sur ma lancée « Parce que ma Elna est partie. Je suis toute seule, maintenant, dans ma chambre. » j’avais tenté un air malicieux et enjoué, mais je crois que c’est raté. Parce que ma Elna est plus là, et que je suis encore dans le deuil de ma colocataire trop mignonne avec qui j’adorais papoter toute la nuit, faire des câlins et dormir. Puis, resserrant finalement mon étreinte encore un peu plus, et re-nichant ma joue contre lui, j’ajoute d’une petite voix « et puis je sais que tu t’en fiches pas, gros bêta. J’en ai jamais douté. Pas une seconde. » Je ne précise pas de quoi je parle, mais je pense que j’en ai pas besoin. « et j’en douterais jamais de ma vie » même que d’abord.

_________________

what if it's us, and only us... and what came before won't count anymore or matter. Can we try that ? What if it's you, and what if it's me, and what if that's all that we need it to be And the rest of the world falls away

WHAT DO YOU SAY ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur  http://www.throwndice.com/t9219-harrison 

PSEUDO : MEL
COMPTES : [...] RUSSELL
MESSAGES : 616
AVATAR : FINN JONES
ÂGE : 28
LOCALISATION : MONTEVIDEO URUGUAY
MÉTIER : ELECTRICIEN


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 10000£
ASPIRATION: SUCCES
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: petit détail technique (+Harrison ; Dimanche, 00h10)   Jeu 12 Oct - 11:58

Harrison est heureux. Ce qu’elle lui dit est poignant, lui serre le cœur. Il aimerait se mettre à sa place mais il ne pourrait jamais le faire. Pourtant il est heureux. Parce qu’elle se confie à lui. Elle ouvre son cœur. Lui livre ses peurs, ses failles. N’est plus uniquement cette petite boule d’énergie et de joie. Et comme il le lui avait déjà dit, elle a bien le droit d’être triste. Apeurée. Parce que ce n’est pas de sa faute. Il ne peut s’empêcher de prendre un ton sérieux. Trop pour ce qu’est Rico en temps normal. Mais il veut lui faire comprendre que les autres ne sont vraiment rien. Et que lui il veut être son tout. Un ami. Plus encore. Un soutien. Un partenaire. Plus, vraiment plus encore. Il n’en dit rien de tout ça, mais se livre quand même. Il n’arrive pas à lui parler de sa maladie sans penser derrière à sa dernière touche mortelle. Il repense à sa conversation avec Bugi. Le rapprochement personnel. Ses larmes qui ont coulé. Il ne pleurera pas devant Alessia. Non, il est fort avec elle et veut être son pilier. Doucement il lui prend le visage pour lui faire passer toute la palette d’émotion qu’il contient en lui. Et la belle vient doucement fondre l’une de ses mains sur l’une des siennes. Prémisse d’une étreinte. La délicatesse d’un moment en suspend. Et cette silencieuse communion lui coupe le souffle. Lui provoque un temps mort dans les battements de son cœur. Et s’il est attaché à Alessia quasiment depuis le début. S’il n’a jamais hésité à faire évoluer leur relations sans jamais réfléchir. C’est la toute première fois qu’il ressent cette sensation avec elle. Même leurs baisers échangés ne lui provoquèrent pas cette espèce de chaleur, prenant sa source dans son cœur et se diffusant à toutes les extrémités de son être. Un essoufflement sans même avoir fait d’effort. Son regard se perd dans le sien. Se serait presque noyé si elle ne lui avait pas demandé de rester avec lui cette nuit. Une demande qui le fait immédiatement sourire. Lui claque la réalité du moment dans la figure. Et il craque. Rico la prend dans ses bras pour lui dire que toutes ses nuits seront à elle si elle le souhaite. D’ailleurs il en mourrait d’envie depuis un moment sans jamais lui dire. Comme il meurt d’envie, tout de suite, maintenant d’explorer son corps. De l’embrasser partout. De la faire sienne. Mais elle colle son petit corps contre le sien. Qu’elle serre de toute des forces. Il est conquis. Un air niais sur le visage. « Peut être bien que ce sera long… Ouai très long même parce que t’es pas facile facile quand même…. et que du coup ça pourrait être éprouvant. Bah je suis prêt à prendre le risque ! Je te rappelle que je suis un ninja moi, un guerrier ! J’ai peur de rien du tout. Même pas d’une crevette bavarde et agitée ! » Il lâche un rire. Malgré sa moue de défiance. Et puis elle lui parle d’Elna. Il ouvre grand les yeux. À peine exagérément. Ce n’est pas comme si ce pacte avec avec Abbi n’existait pas en vérité et qu’il venait de l’inventer de toute pièce. Mais c’est vrai qu’il avait complétement oublié Elna. Il avait complètement oublié qu’elles dormaient ensemble. Et donc que la rouquine se retrouvait seule. « Oh non. Oh non. J’ai accepté d’être sa bonne à tout faire jusqu’à ce que je sois éliminé. Tout ça pour avoir le droit à une seule nuit par semaine avec toi. Et de dormir par terre devant la porte de la chambre quand elle voudra d’Eyal dans notre lit ! Ah la garce ! Elle en a profité hm ! Qu’est que je vais faire, ô ma crevette ? » Il parle, s’agite un peu, avant de poser son front contre celui de la rouquine. Un sourire bienheureux sur les lèvres. Et parce qu’elle lui parle de sa vie, c’est le déclic. Une boule d’énergie qui se libère en lui. Une pulsion qui ne peut rester inassouvie. Et quand il a envie, Rico, il le fait. Ses bras quittant le dos de la belle pour venir attraper ses jambes. La soulever du sol aussi facilement qu’une poupée. Calant ses mains sous ses fesses sans prendre de gant. Sans lui demander la permission. Pour la tenir fermement contre lui. Un sourire malicieux sur le visage. « Je ne suis pas un gros bêta. Je crois que c’est une fille hyper craquante…. Un peu dans ton genre… Qui m’a dit un jour que je n’étais pas bête. Que j’étais quelqu’un d’intelligent. Que je ne devais pas croire ça et puis des trucs dans ce goût là." Il lui donne un baiser sur l’une de ses joues. « Je suis certain que tu la connais. C’est une petite italienne. Qui aime les cheesecakes. Super fan de Harry Potter. Qui n’aime pas les pêches, mais qui adore leur odeur. Et qui veut être philosophe ou un truc  comme ça ! » Un baiser sur l’autre joue.

_________________

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur  http://www.throwndice.com/t9177-alessia En ligne

PSEUDO : calistouille
PRÉNOM : laurie
MESSAGES : 2436
AVATAR : dasha sidorchuk
ÂGE : 25
LOCALISATION : Kingtson
MÉTIER : future ex-serveuse dans un bar à pervers
ÉTAT D'ESPRIT : Nothing to wear


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 16250£
ASPIRATION: succès
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: petit détail technique (+Harrison ; Dimanche, 00h10)   Ven 13 Oct - 21:41

Je pense que si on m’avait dit, lorsque je me suis inscrite à Throwne Dice, que cette émission me permettrait de rencontrer une personne pour qui la portée de mes sentiments me transporterait si loin, je n’y aurais jamais cru. D’une, parce que pour moi, il était hors de question de m’attacher plus que raisonnablement à une personne à cause de la maladie, de deux, parce que j’avais, depuis quelque temps, considéré le sujet amoureux comme étant un sujet… presque stérile. Comme beaucoup de fille, j’avais rêvé au prince charmant, j’avais rêvé au mariage, j’avais rêvé à être mère et à tant de choses encore. Pendant longtemps, je croyais dur comme fer, et peut-être un peu trop naïvement, au pouvoir que peut avoir ce sentiment chez l’être humain. Et puis, comme un peu trop souvent à mon goût, la vie et le destin se sont chargés de me faire comprendre à quel point l’amour était traître. A quel point ça n’était qu’une jolie façade faite d’illusions et de désillusions. Alors j’ai commencé à douter à l’existence même de ce terme d’amour comme j’en rêvais petite. A me dire que ce ne devait être d’une chimère, que le père noël des grandes personnes. J’en étais tellement persuadée, qu’à mon sens, rien ne pourrait changer ma nouvelle manière de penser. Certainement pas des inconnus avec qui je n’allais partager que deux mois de ma fin de vie. Et pourtant. Pourtant, aujourd’hui, je me surprends à de nouveau espérer. De nouveau sentir mon coeur se serrer et se gonfler, de nouveau sentir ce sourire incontrôlable à la moindre de mes pensées. De nouveau avoir besoin d’une présence bien spécifique pour me sentir vraiment bien. La semaine dernière, quand Abbi m’a dit que je tombais amoureuse d’Harrison, j’ai pensé son constat absurde, irréfléchi, irrationnel. Aujourd’hui, alors que mes yeux sont plongés dans les siens, alors que je l’écoute, souffle presque coupé, affirmer que les autres candidats n’ont aucune importance, et qu’il sera là pour moi, je semble d’un seul coup me rappeler d’une chose que j’avais semble-t-il oublié, tant bien même je me plaisais à le penser haut et fort, lorsque j’étais enfant et adolescente : l’amour est absurde, irréfléchi, irrationnel. Et c’est justement ça qui le rend beau. C’est en réalisant cela que j’ai posé ma main sur la sienne. C’est en ayant pour la première fois cette pensée que j’ai sentis mes lèvres s’étirer pour lui doucement, avec tendresse : Je l’aime. « Pourtant, les crevettes bavardes et agitées, c’est les plus dangereuses ! Regarde, jamais aux infos t’as entendu parlé d’une crevette qu’à réussi à rendre fou un ninja, non ? Bah c’est justement parce qu’elles laissent aucune trace. T’es foutu, quoi. » Je ris avec lui, le suivant allégrement dans des conversations qui nous feraient passer pour beaucoup pour des imbéciles, mais voilà bien le dernier de mes soucis. En fait, ce soir, plus rien d’autre que lui n’a d’importance. Ni mes maux, ni même ceux du monde. Je suis tellement bien dans ses bras et tellement heureuse de pouvoir m’imaginer y rester toutes les nuits. Toutes les nuits, oui, parce qu’il n’y a pas besoin de négocier avec qui que ce soit. Il n’y a besoin d’aucun compromis. Parce que je n’ai plus aucun colocataire. Lorsque je l’apprends à Rico, se réaction digne des plus grands dramaturges me fait rire et son sourire, lui, explose littéralement mon coeur. « T’auras qu’à te cacher chez moi autant que tu veux, promis je dirais rien à Biboune et ferait comme si je savais pas où est-ce que tu es passé ! » je ris, moi-même témoin des mots que je réponds sans réfléchir. Si je rougis lorsqu’il pose son front contre le mien, moi-même ne saurait dire si c’est de gêne ou de bonheur. Puis, je me rappelle d’une partie de sa réponse de tout à l’heure. Je comprends qu’il s’en voulait peut-être de ne pas me parler de mon cancer. Alors j’ai fais de mon mieux pour le rassurer. Quand il m’a dès lors soudainement attrapé les jambes pour me porter, j’ai été si surprise qu’il a bien fallu que je pose mes bras sur ses épaules pour garder un semblant d’équilibre, le tout dans un rire enfantin et par mes joues qui décidément n’en avaient pas finis de rougir. « Elle doit être super cette fille, dis donc ! Elle a des supers goûts ! » riant allègrement, ne pouvant retenir le sourire que m’avait provoqué chacun de ses baisers et tellement contente qu’il ait pu se souvenir de ces petites conneries que je lui avais raconté sur moi. « En plus, elle a raison, les autres Rico je sais pas, mais le mien, il est super intelligent ! » naturellement, sans trop réfléchir à mes gestes, mes mains se sont glissées derrière sa nuque, et tandis que l’un de mes pouces caressait doucement sa peau, mon regard, lui, s’est pour une énième fois perdu dans le bleu de ses yeux. « et je serais toujours là pour faire en sorte qu’il s’en rappelle » j’avais prononcé ces mots dans un doux sourire qui ne manqua pas de s’étirer un peu plus malicieusement quand j’ai rajouté « même si je préférerais largement qu’il puisse s’en souvenir tout seul comme un grand ! » et non non non, ce n’est absolument pas pour m’amuser à le narguer en lui répétant toutes les trois secondes “j’te l’avais dis”. ...Pas que.

_________________

what if it's us, and only us... and what came before won't count anymore or matter. Can we try that ? What if it's you, and what if it's me, and what if that's all that we need it to be And the rest of the world falls away

WHAT DO YOU SAY ?
Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur  http://www.throwndice.com/t9219-harrison 

PSEUDO : MEL
COMPTES : [...] RUSSELL
MESSAGES : 616
AVATAR : FINN JONES
ÂGE : 28
LOCALISATION : MONTEVIDEO URUGUAY
MÉTIER : ELECTRICIEN


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 10000£
ASPIRATION: SUCCES
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: petit détail technique (+Harrison ; Dimanche, 00h10)   Dim 15 Oct - 11:45

Alessia pense peut-être lui faire peur en lui disant que ce sera long. Pas qu'une seule nuit. Pas qu'une seule semaine. Peut-être toute sa vie. Il avale sa salive en pensant ça, baisse ses yeux. Ca lui provoque toujours un pincement au coeur. Un frisson. Mais la réponse d'Alessia ne que le faire sortir de cet état et le faire sourire largement. "C'est vrai, c'est vrai. Mais j'accepte mon destin ! Surtout si c'est toi qui doit me rendre fou, hm..." Il sourit de plus bel. Malicieusement. Ce serait certainement l'une des plus belles choses qui lui serait arrivé ses dernières années. Rendu fou par Alessia. Bien que ce soit déjà un peu le cas. Un début de douce folie. Le coeur qui bat trop fort quand il la voit. L'explosion dans sa tête quand elle se tient contre lui. Et quand elle lui propose de se cacher chez elle. "Vraiment? Tu ferais ça? Tu ferais vraiment ça? Parce que j'ai pas envie d'entendre ça et que si après je veux me cacher chez toi, tu me dises oh bah non j'ai pas trop envie. Parce que tu sais, Biboune, c'est ma best friend for ever and more. Alors si elle veut que tu te couches sur le palier, tu le fait. Parce que je sais que des meilleures copines c'est encore plus fourbe qu'une seule crevette bavarde et agitée !" Il parle avec une moue  sérieuse. Avant de lui tirer la langue. Mais finalement, c'est ce qu'elle lui dit après qui lui retourne la tête. Sa réponse le bouleverse. Vraiment. Parce qu'encore une fois il est question de sa vie. Et forcément de sa mort. De sa maladie. Et elle sait qu'il ne s'en fout pas. Elle semble comprendre qu'il lui est difficile d'en parler. Pas parce qu'il est gêné, mais il n'a pas envie de craquer. Comme il avait craqué avec Bugi. Et s'il n'a pas peur de pleurer devant elle, il se dit simplement qu'elle n'a pas besoin de ça. Pas besoin de rajouter de la peine à sa peine. Alors il la prend dans ses bras. Mieux, il la porte, sentant son corps plus proche du sien encore. La serrant si fort contre lui. Pensant que cela pourrait lui rajouter quelques années de plus. Il l'embrasse. Il parle d'elle et balance des détails qu'elle lui avait raconté. Parce qu'il a tout retenu. Absolument tout. Se rappelant de leur conversation sur le rocher. Elle aussi s'en souvient. "C'est la meilleure." Qu'il souffle tout simplement. Entre deux de ses paroles. Souriant à la moindre de ses remarques. Riant de la voir toujours aussi réceptive à ses conneries. L'une des rares ici. Certainement la seule d'ailleurs. Alors il hausse les épaules. "Mais c'est parce qu'il adore les compliments. C'est pas de sa faute !" Il lève les yeux au ciel, l'air de rien. Parce que s'il ne se sent pas tellement intelligent et qu'il vit plutôt bien avec cette idée, ça lui fait toujours plaisir de l'entendre le dire. Par elle. Et soudainement il reste un instant à la contempler. En silence. Immobile. Ses yeux tombant dans les siens. Puis sur son petit nez, pour échouer sur ses lèvres. Resserant toujours son étreinte autour d'elle. Pour finalement la lâcher. D'un coup. D'un seul. Il brise le moment. Un sourire amusé aux lèvres. Evidemment il la pose délicatement, mais rapidement il lève ses bras vers le ciel. S'étire. La nuit quasiment noire autour d'eux, cachant son expression un peu étrange sur le coup. Parce que s'il brise tout ça, ce n'est pas parce qu'il n'en a pas envie, mais justement parce qu'il en a trop envie. Qu'il ne veut pas aller trop vite. Qu'il a remarqué qu'elle ne l'avait pas encore embrassé. Et qu'il aimerait comprendre ses relations passées. Il souffle légèrement et, aligant les pas vers une des cabanes gentiment construite par Achille et Vivian, il se tourne vers la rouquine. "Je ne sais pas toi, mais moi je vais me coucher !" Un clin d'oeil, il court vers la cabane. Attrape son sac de couchage qu'il étend sur le sol. Semblant de matelas parce qu'il est hors de question pour lui de dormir en mode momie. Il pose son oreiller au centre. Oreiller qu'il avait eut la présence d'esprit de prendre. Il n'enlève ni son t-shirt, ni l'horrible bas de costume de Martin. Parce qu'il fait froid quand même. Juste baskets, pour finalement s'étendre. Et parce qu'Alessia arrive dans l'abri, il lui tend ses deux bras. "Allez viens crevette."

_________________

Revenir en haut Aller en bas
avatar

Voir le profil de l'utilisateur  http://www.throwndice.com/t9177-alessia En ligne

PSEUDO : calistouille
PRÉNOM : laurie
MESSAGES : 2436
AVATAR : dasha sidorchuk
ÂGE : 25
LOCALISATION : Kingtson
MÉTIER : future ex-serveuse dans un bar à pervers
ÉTAT D'ESPRIT : Nothing to wear


PARCOURS DU CANDIDAT
CAGNOTTE: 16250£
ASPIRATION: succès
AFFINITÉS:
MessageSujet: Re: petit détail technique (+Harrison ; Dimanche, 00h10)   Dim 15 Oct - 15:39

Je n’arrive pas à défaire mon sourire. Il est si grand si incontrôlable, c’est totalement peine perdue quand j’essaie de le retenir un peu pour pas trop paraître débile. Parce qu’il réapparaît aussitôt. Comme si c’était la plus grande des forces qui le maintenait comme ça. Comme un boomerang qui va toujours nous foncer en plein dans la gueule même quand on essaie de le lancer loin, le plus loin possible. Et si je ne le pensais pas capable de s’agrandir plus qu’il ne l’était déjà, lorsque Rico semble consentir à se plier à son destin, celui de partager toutes mes nuits, il parvient quand à s’étirer encore plus, se faisant même accompagner d’un léger rire et de joues rougissante lorsqu’il ajoute qu’il accepte d’autant plus son destin si c’est moi qui doit le rendre fou. Moi, je sens que la folie m’a déjà attrapée. Il suffit de voir ce que me provoquent chacun de ses regards. Chacun de ses sourires. Sa simple présence, qu’elle soit auprès de moi ou dans mon esprits. A quel point le moindre de ses mots a le plus grand des pouvoirs sur moi. A quel point il ne lui suffirait que d’un seul regard pour me rendre la plus heureuse ou la plus malheureuse. Ouaip. Pas de doute. J’ai déjà sombré dans la folie. Une douce folie aussi rayonnante qu’effrayante. Parce que moi qui ne voulais plus croire en rien, moi qui me disait que la meilleure manière de vivre le temps qu’il me reste est de me consacrer aux petits bonheurs du quotidiens en m’interdisant les plus grands… me voilà prise au piège dans le tourbillon de mes sentiments pour Harrison. Et si tout ça me fait affreusement peur, étrangement et paradoxalement, j’en suis également si heureuse, me plongeant entre spleen et idéal d’une manière si délicieuse et cruelle à la fois. « Oh, non, je le promets sur mon lapin, tu pourras rester dans ma chambre autant que tu le voudra, comme si c’était la tienne ! » je marque une petite pause, me demandant si je peux vraiment lui dire ce que je m’apprête à dire. Et je finis par reprendre la parole dans un souffle, sans trop m’en rendre compte moi-même « et ça peut même devenir la tienne, aussi, si tu veux » mon dieu. Je n’arrive pas à croire que j’ai osé lui dire ça. et surtout à le lui avoir dis sans gêne, bien trop grisée par le moment et par les nouvelles sensations que me provoquent la réalisation de mes sentiments. « Biboune, elle dira rien, d’une parce qu’elle et moi on est trop en phase de connexion neuronale comme des jumelles séparées à l’utérus, de deux parce qu’en plus ça pourrait lui permettre d’être avec son p’tit Eyou. »  Bah ouais, je la connais ma Biboune, elle sera trop occupée à être heureuse pour moi et pour elle et son amoureux qu’elle en oubliera son pari avec Rico et puis de toute façon même si elle l’oublie pas je lui ferais les yeux du chat potté et elle pourra plus lui en vouloir elle en sera incapable. Mais de toute façon c’est impossible qu’elle ait tant de rancune envers Harrison vu que c’est la plus gentille du monde. Bah ouais. En tout cas, je pense que j’ai fais plaisir  Rico quand je lui ai dis que je savais qu’il ne se fichait pas de ma maladie parce que d’un seul coup, il me soulève et me sert encore plus fort contre lui, alors moi, je suis contente. D’une qu’il me sert encore plus fort contre lui, mais surtout de deux, d’avoir pu, peut-être, le rassurer. Parce que j’ai pas envie qu’il puisse penser que je le pense égoïste ou je ne sais quoi. Jamais de ma vie je pourrais le penser égoïste. Je le sais, que mon cancer, c’est un sujet difficile. Je le sais, que je lui fais du mal, avec ça. Et c’est à moi que j’en veux. A lui, j’en serais bien incapable. Déjà parce que ça n’aurait aucun sens, mais aussi parce que je ne pourrais jamais le détester. Sur quoi que ce soit. Et quand il me parle de cette petite italienne, je ne peux m'empêcher de sourire, tant il a l’incroyable faculté de me rendre plus heureuse que je l’étais déjà dans ses bras. Et quand il affirme qu’elle est la meilleure, je suis si contente que je n’arrive pas à retenir mon rire. Alors je rebondi sur lui. De la même manière qu’il l’a fait avec avec moi, pour lui rappeler que oui, malgré tout ce qu’il pourra en dire, il est intelligent et il le restera. Et sa réponse me fait sourire tendrement. « ça tombe bien, je pourrais lui en dire plein d’autres, si il veut » parce qu’il n’est pas que intelligent. Il est tellement de choses. Beaucoup plus que ce que j’aurais de mots pour le dire. Et c’est ça qui est beau. Et puis, soudainement, l’espace d’un instant, le voilà qui me regarde. Me donnant une nouvelle occasion de me perdre dans ses yeux dans un léger sourire. Et quand il me ressert encore d’avantage contre lui au fur et à mesure que son regard descend vers mes lèvres, je ne contrôle pas ce râté dans les battements de mon coeur. Est-ce qu’il va… ? Mais non. Il me repose. Délicatement. A la fois troublée par cet instant, par mes pensées et ressentant d’ores et déjà un manque, de ne plus sentir aucun contact physique entre lui et moi, je souris toujours, mais me sens terriblement ridicule. Néanmoins, en le voyant d’un seul coup se dépêcher pour aller se coucher, je ne peux m’empêcher de lâcher un rire amusé « eeeeh, attends-moi, j’ai des p’tites jambes ! » certainement plus petites que les siennes, en tout cas. J’attrape de nouveau mon sac de couchage de mes deux bras, exactement de la même manière que je le tenais quelques minutes plus tôt, et me dépêche de le rejoindre vers la petite cabane, sourire aux lèvres. Il était visiblement très pressée puisque le voilà déjà prêt au moment où je franchis le perron de la minie-maison. Et quand il me tends les bras pour que je le rejoigne, je ris de nouveau et le rejoint sans attendre. Je n’ai aucun mal à défaire mon sac ; ayant des années de camping familial derrière moi, et le dépose juste à côté de Rico. Fort heureusement, j’avais pensé, au moment de prendre mes affaires, à me changer ainsi qu’à me faire une dernière toilette digne de ce nom, dans la salle de bain pour me démaquiller. Ainsi, je n’ai eu qu’à enlever mes baskets pour être prête à me jeter dans ses bras dans un rire, avant de, de nouveau, le serrer aussi fort que j’en étais capable. Je suis tellement bien, avec lui. Je me sens tellement apaisée. « merci... d’être si gentil. » Ces mots, c’est sans m’en rendre compte que je les ai prononcé. Et malgré mon bien-être, malgré mon apaisement… sitôt les eus-je prononcé que des souvenirs que j’aurais bien aimé être irréels viennent envahir mon esprit. Et sans m’en rendre compte, je sers mes bras encore plus, me raccrochant même aux pans de son tshirt. « Tu le seras toujours, hein ? » je lui souffle, coeur battant, d’un ton presque suppliant. Et, tandis qu’une de mes mains vient, par réflexe, se poser sur l’un des côtés du bas de mon ventre pour le serrer avec douleur, je reprends parole sans même m’en rendre compte, tremblante, suppliante « tu promets que… que tu changeras pas ? »

_________________

what if it's us, and only us... and what came before won't count anymore or matter. Can we try that ? What if it's you, and what if it's me, and what if that's all that we need it to be And the rest of the world falls away

WHAT DO YOU SAY ?
Revenir en haut Aller en bas
 

petit détail technique (+Harrison ; Dimanche, 00h10)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 

 Sujets similaires

-
» [AIDE] [DHD] Petit problème technique
» petits détail des figurines
» Détail technique avant d'acheter une bonnette macro
» Petit détail, mais qui m'a fait sauter au plafond
» Un petit détail qui compte beaucoup.
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
THROWN DICE :: domaine quincy-clifford : niveau 0 - extérieur :: plage-
Sauter vers: