Set fire to the rain. (dimanche s4, 7h30)

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MessageSujet: Set fire to the rain. (dimanche s4, 7h30)   Dim 8 Oct - 23:05

@Alessia

Première nuit sur la plage, à même le sable, glissé dans un simple sac de couchage. On est tous là, emmitouflés, la tête sous le tissu, cherchant à capter le plus de chaleur possible par cette nuit fraîche, formant un petit disparate mais néanmoins tous proches. Je suis le premier levé. Le premier réveillé, je n'en sais rien, mais tout le monde est encore couché lorsque je m'extirpe de mon sac de couchage et, rapidement, je suis planté sur mes pieds, m'étirant douloureusement et baillant en silence. J'ai un peu mal aux jambes, parce que je suis si grand que j'ai du passer la nuit entière avec les genoux fléchis pour ne pas dépasser si bien que sincèrement, j'hésite à dézipper totalement le tissu pour l'utiliser comme couverture et dormir sur le sable à la place. Le pire, c'est que je ne suis pas le plus à plaindre. J'ai déjà passé des nuits dans des conditions mille fois pires que celles-là. Coincé entre deux morceaux de plafonds, plafonnant mes poumons de ciment détruit à chaque respiration ou dans une cellule quelconque, sur un bateau plein à craquer. Bref, cette nuit ne fait même pas partie de mon top dix des pires nuits, mais je ne peux m'empêcher de me dire que ce n'est pas la nuit que l'on doit redouter le plus. J'attends le moment des besoins primaires, le moment où on ne se sera plus lavés à l'eau claire depuis plusieurs jours, le moment où nos vêtements sentiront le sel ou la terre, le moment où les cheveux d'Hawa ressembleront à un nid de corneilles et les nôtres à des serpillières pas fraîches. Heureusement qu'on a tous plus ou moins eu le bon réflexe d'emporter sa brosse à dents et du dentifrice, du gel douche et du shampoing, une serviette de bain et j'ai même repéré un petit trafic de rouleaux de papier toilette côté anciens même si je ne sais pas trop où il finira une fois utilisé. Je soupire, jette un regard à ma montre. Six heures et des poussières. Les premiers rayons du soleil percent l'horizon et moi, je suis parfaitement réveillé. Aussi, je profite de la quiétude pour me détendre un instant, marchant sur le sable autour de notre camp de fortune, le long de l'eau, le léger vent ébouriffant pour de bon mes cheveux pleins de sel. Finalement, je prends mon courage à deux mains et je tente la "douche". Les deux bouteilles de savon flottant à côté de moi, je me dévêtis totalement et me plonge dans l'eau. Glacée, faut-il le dire. Je me savonne en vitesse - c'est pas comme si on pouvait espérer être réellement propre en se lavant dans de l'eau de mer de toute façon - et me brosse les dents. Et voilà. Comme je suis plus ou moins paré, je me pose sur le sable, les coudes appuyés sur les genoux, les mains liées, pour regarder le soleil se lever. Le genre de chose que je ne prends jamais vraiment la peine de faire, d'habitude. Je ne me souviens plus à quand remonte la dernière fois que je me suis accordé un moment aussi simple que celui-là. Parce qu'il s'agit bien de volonté personnelle. Je me laisse très peu de temps pour me consacrer à autre chose que mon travail - autrement dit ma vie entière - si bien que j'ai presque oublié comment en apprécier la valeur. Aussi, lorsque le soleil commence à apparaître, je décide que c'est assez de perte de temps comme ça et je me relève pour entreprendre de faire un feu, histoire de réchauffer un peu les marmottes, dont j'ai entendu l'une tousser. Aussi, je déambule loin du sable pour récupérer du bois utilisable, plus ou moins épais, des brindilles pour la combustion et des gros bois voire des bruches ou des branches pour l'entretenir. J'ai les bras chargés et ma capuche sur mes cheveux mouillés lorsque je réintègre plage et la masse de cheveux roux qui se traîne m'indique qu'Alessia est réveillée, je ne sais depuis quand. « Salut » je l'accueille doucement, avec un sourire. Je la connais très peu, Alessia. Personnellement, je veux dire. Je sais des trucs à son sujet, mais on n'a jamais vraiment pris le temps ou la peine de discuter pour de vrai. Je ne dirais pas qu'on n'a pas eu l'occasion parce qu'on ne manque pas d'occasion dans ce château. Pourtant, je l'imagine un peu comme une Achille au féminin, le savoir en plus. Pas que je considère qu'Achille n'a aucune culture, simplement qu'il parait qu'Alessia, elle aime la philosophie, la littérature et tout ça.« J'allais allumer un feu » j'indique en désignant du menton le coin où j'avais rassemblé des cailloux et des feuilles pour isoler le brasier du reste du campement. Je pense que j'aurais sans trop de peine pu le faire sans briquet mais il se trouve que j'ai prévu le coup et que j'en ai emprunté un à Elham avant de l'abandonner. Et je lui fais signe de me suivre, histoire qu'elle puisse s'asseoir devant et se réchauffer un peu. Je m'accroupis et sors le briquet, grâce auquel j'enflamme quelques brindilles avant de les déposer prudemment sur les feuilles qui sont supposées isoler les flammes du sable pour que le feu puisse prendre. Au fur et à mesure, j'ajoute de plus gros bois jusqu'à ce qu'on ait de belles flammes léchant allègrement les branches. « Comment tu vas ? Pas trop mal dormi ? » et je m'assieds en tailleur en sortant de ma poche un paquet de biscuits que j'ai fauché au réveil dans le package de bouffe qu'on a récupéré. Ce n'est pas ça qui va me tenir pour le petit déjeuner, mais c'est déjà ça. J'en garde un et j'en tends un second à Alessia, qui semble si minuscule dans la lueur du matin.

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MessageSujet: Re: Set fire to the rain. (dimanche s4, 7h30)   Mar 10 Oct - 14:01

Quand j’ouvre les yeux, pendant une petite seconde, je dois bien avouer avoir été complètement paumée. C’est fou le nombre de questions qui peuvent traverser un esprit en une seule petite seconde. Comme… Pourquoi est-ce que j’ai mal aux fesses ? Pourquoi est-ce que je suis non seulement saucissonnée dans un truc qui gratte, mais aussi tenue fermement par… je sais pas quoi… ? Pourquoi ma face est gelée ? Pourquoi y’a tant de soleil ? C’est quoi tous ces bruits autours ? Et ce qui est à juste deux ou trois centimètres de moi ? Et bien d’autre encore. Heureusement pour moi, une seconde, c’est pas si long, et mon cerveau tarde pas à faire toutes les connexions nécessaires sur le pourquoi du comment et je finis par me rappeler de tout. Je suis donc sur la plage à cause de la punition de maître Wiwi et ce “truc” collé à moi doit sûrement être… Harrison. Je lève un peu la tête pour confirmer tout ça, et, effectivement, c’est bien lui. De la où je suis, je ne le vois pas vraiment ; ayant plus une vision sur sa gorge et sa machoir qu’autre chose, mais il ne m’en faut pas plus pour le reconnaître. Je souris instantanément, à la fois contente d’être là, dans ses bras, à la fois amusée de la manière dont il me tient contre lui ; me donnant presque l’impression d’avoir été relayée au rang de doudou. Ce dont je ne me plains absolument pas, huhu. Par contre, d’être à la fois saucissonnée dans le sac de couchage, à la fois emprisonnée dans ses bras…. Je fais comment, pour me lever moi ? Parce que si j’ai été révéillée par les rayons du soleils, ça n’empêche pas qu’incessement sous peu, je vais, comme tous les matins, forcément avoir une crise. Et ça serait bien qu’il en pâtisse pas, quoi. Histoire que je puisse être capable de de nouveau le regarder sans rougir de honte. ..Jveux dire, en plus de rougir d’embara. Parce que je sens la migraine de la mort quotidienne arriver, parce que je sais déjà quelle pourrait être la prochaine étape. Et on aura vu mieux, comme technique d’approche, quand même, que de vomir sur la personne qui nous plait. Oh, c’est peut-être un genre de parade nuptiale, dans d’autres cultures, qui suis-je pour juger ? Mais, bon. Pas tellement la mienne, de culture. Ni celle de Rico, je pense. Du coup, je m’éloigne doucement, pour laisser la liberté de mouvement nécessaires à mes bras pour doucement enlever le sien de ma taille, tout en faisant du mieux possible pour ne pas le réveiller… et… mission accomplie ! A présent que je suis un peu plus éloignée, je peux enfin voir son visage endormi, me décrochant un nouveau sourire, cette fois plus attendri. Je ne sais pas combien de temps je reste là, à le regarder. Ce que je sais, c’est que j’aurais pu rester là encore beaucoup de temps, si une vive douleur dans ma boîte crânienne ne m’avait pas rappelée à l’ordre. Allez, Alessia, courage. C’est qu’un mauvais moment à passer. Tu l’as déjà fais je ne sais pas combien de fois, tu peux y arriver. Je m'extirpe du sac le plus doucement possible, dépose furtivement un baiser sur la joue d’Harrison, puis me lève, toujours en douceur, à la fois pour ne pas le réveiller, à la fois pour ne pas me retrouver en plus avec un malaise vagal sur les bras. Ok. L’un comme l’autre, ça à l’air d’être bon. La migraine est vraiment forte, maintenant. Ca résonne dans tout mon crâne, c’est assez horrible. J’ai envie de me droguer de médicaments, mais il faut pas. Si je vomis, après, ils auront servis à rien. Et je vais surement vomir. Du nerf, du nerf, ça sera bientôt fini. Après un grand soupire un poil tremblant pour me donner du courage, je fais quelques pas. Si je vomis, je vais le savoir très vite. Ca arrive toujours quand je suis debout. Je fais quelques pas, grelottant un peu sous la brise matinale, laissant passer une minute… puis deux… puis trois… et toujours rien. La migraine, elle, par contre, est toujours là, battant dans mon crâne comme un gosse sur un tambour et j’ai du coup un peu de mal à me concentrer. J’ai l’impression que ça fait longtemps, que j’attends, mais j’en sais trop rien, en fait. Je crois que ça viendra pas. C’est toujours un peu chiant, ce moment de doute, je sais jamais sur quel pied danser. J’ai toujours peur de me tromper. Mais là, j’ai vraiment le sentiment que ça arrivera pas. C’est pas comme si c’était impossible, après tout. Ca arrive, parfois. Allez, on va partir du principe que mon instinct est le bon. Du coup, je retourne vers mes affaires, j’attrape ma boîte à cachets, ouvre la case du jour et enfourne les cinq petits bonbons dans ma bouche avant de me munir d’une bouteille d’eau pour boire un grand coup. Je lâche de nouveau un grand soupir, cette fois un peu plus soulagé qu’autre chose. OK. Maintenant, le début de la journée peut commencer !  Après un brin de toilette, je reviens un peu plus sur la plage,cette fois un peu plus enclin à profiter du joli paysage que nous offre l’heure matinale, lorsqu’une voix me fait tourner la tête. Je tombe alors sur un Rainer aux bras chargés bois. « Salut » je répond simplement doucement dans un sourire timide. Dire que je suis gênée de me retrouver avec lui après avoir dû révéler que je l’avais nominé la semaine passée est un bel euphémisme. Mais allez, Alessia, courage ! « Tu es matinal ! » je sais pas si c’est le fait d’être dehors ou si c’est dans ses habitudes, étant donné que je ne le connais pas trop. Mais c’est tout de même quelque chose à remarquer. Il m’indique alors qu’il allait allumer un feu, et, gênée ou non, je ne peux ni retenir ce sourire malicieux en l’entendant, ni empêcher ma bouche de lui répondre « je pensais que tu commençais une collection de bouts de bois… Ca aurait été un bon début ! » mais, bon, je dois l’avouer, aussi chouette qu’aurait pu être son musée du bois, un feu, c’est quand même beaucoup plus cool, comme idée. Parce que mine de rien, c’est vrai qu’on se les cailles, un peu. Il me fait signe de m'asseoir, et j’avoue que, chouille gênée, j’hésite un centième de secondes. Mais je le rejoins finalement, et le regarde allumer le feu à l’aide d’un briquet. Eh bah, quand à côté, certains oublient leur brosse à dents - pas moi, fort heureusement - lui, a carrément pensé au briquet, ça m’impressionne. Le feu est allumé, et je souris légèrement en sentant l’air ambiant commencer à chauffer. Et vous savez ce qui commence aussi un peu à chauffer ? Mes joues, quand il me demande si j’ai bien dormis. Parce que la réponse est oui. Parce que Harrison. « ça va, oui. Le réveil un peu moins, mais, au final, ça aurait pu être pire, donc bon. Et toi ? » Il est trop gentil, Rainer. Il a même pas l’air de m’en vouloir pour cette histoire de nomination. Sauf que du coup, moi, ça me fait m’en vouloir encore plus. Du coup, j’accepte le biscuit qu’il m’offre dans un merci, mais j’ose pas le porter à ma bouche. Je le regarde en le triture un peu avec mes doigts, me sentant gênée d’avance par ce que je m’apprête à dire, et finalement, je me lance. « Je suis désolée pour… pour les nominations. » Ok. C’est lancé. Maintenant ma p’tite, tu peux plus reculer, alors tu fonces ! « c’était pas contre toi… ni contre vous tous, d’ailleurs. c’est juste que… y’a personne que j’aime pas ici, du coup je savais pas qui choisir… c’était par dépit, en fait… pardon. » je me sens tellement idiote, je pense que en écrire une thèse sur 52654 pages. Mais vu que j’ai ni stylo ni 52654 pages sous la main, bah j’me contente de rougir.

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MessageSujet: Re: Set fire to the rain. (dimanche s4, 7h30)   Mer 11 Oct - 2:58

C'est quand même drôle que les membres de mon équipe fassent partie de ces candidats avec lesquels j'ai très peu d'affinités, de façon générale. On s'est déjà tous plus ou moins adressé la parole, parce qu'en quatre semaines, c'est impossible d'ignorer totalement quelqu'un avec qui on vit en permanence, mais lorsque je fais le compte, nos interactions plus étoffées que "salut" ou "bonne nuit" sont très restreintes. La seule dont j'ai réellement fait la connaissance, même si l'on se connait encore très peu, au final, c'est Hawa. Parce que Sofia m'avait mis au défi de le faire, entre autres. Ce n'est pas brillant. Alessia et Harrison, respectivement Trois et Quatre, ne sont guère plus que des camarades de classe lointains, dans mon monde à moi, ceux à qui on ne parle jamais vraiment mais qu'on voit tous les jours, et avec qui nos copains sont copains. J'en viendrais presque à me demander si cette désunité ne jouerait pas un rôle avec notre défaite perpétuelle mais ça ne peut pas être le cas, puisque tous les trois semblent très bien s'entendre. Selon cette théorie, ça serait donc moi le problème. L'électron libre. Celui à évincer ou à faire rentrer dans les rangs. Par esprit de contradiction, la seconde option me dérange tout autant que la première. Aussi, je tâche d'évoluer comme je le peux, en me fiant à des critères dont on ne peut que deviner la teneur pour grappiller des points, là où je peux. Difficile, parce que des fois, nos critères me semblent plus complexes à remplir que ceux d'autres équipes, même si je peux me tromper. Quoi qu'il en soit, le résultat est le même. Nous sommes tous les quatre là, à dormir sur la plage comme les malheureux derniers que nous sommes. Enfin, moi, je suis réveillé. Comme souvent, bien avant tout le monde. Je suis du matin, j'ai horreur de traîner au lit ou, en l'occurrence, dans mon sac de couchage. Lorsque je dors toujours à huit heures, c'est un miracle ou une maladie. En parlant de maladie, je me retrouve à partager son réveil avec Alessia, seconde rescapée tirée du sommeil et j'imagine que c'est le moment ou jamais de souder l'équipe. D'autant plus qu'elle a l'air plutôt secouée. J'ai cru comprendre que le matin n'était pas son moment préféré de la journée.« C'est eux qui sont des marmottes » je déclare avec un rire franc. Franchement, je ne comprends pas. Si je ne m'étais pas réveillé naturellement, le soleil aurait définitivement achevé ma nuit en se levant. Pourtant, ça ne semble déranger personne d'autre. Enfin, peu importe. Ils font leur vie, je fais la mienne. Et la mienne, je l'occupe à allumer un feu, histoire de rendre notre campement de fortune un brin plus vivant et moins froid. « Bon, puisque ma couverture est percée, autant tout te dire : je prévoyais de construire une balançoire pour Martin. Il semble un peu morose, je m'inquiète. » je rétorque, face à son sarcasme. Le jour où je construirai un balançoire pour lui arrivera en même temps que celui où il pleuvra réellement des chats et des chiens. Aussi, sans plus tarder, je l'entraîne près de mon feu - réel - pour qu'elle s'y installe. Et comme je commence à avoir faim - et j'ai aussi furieusement besoin d'un café, mais tant pis, on fera sans pour l'instant -, je partage les biscuits que j'ai piqués. Tandis qu'elle répond, je roule naturellement des billes vers la toison d'Harrison, dont j'ai remarqué tout à l'heure qu'elle n'était pas seule dans son sac de couchage. Aussi, j'étire un léger sourire mutin mais je me garde bien de dire quoi que ce soit. Quant à moi, et bien... « J'ai connu pire » je tempère en haussant tranquillement les épaules. Sans trop entrer dans les détails, je dirais que des bâtiments devenus ruines sous les bombes martelant une ville d'une guerre civile est un bon exemple de contexte pire qu'une plage écossaise qui, bien qu'il fasse un peu froid, reste magnifique. C'était pas si désagréable, compte tenu des circonstances. Je ne sais pas si je serai toujours aussi optimiste, ou en tout cas aussi peu contraire, après une semaine, mais le bilan après cette première nuit est loin d'être aussi horrible que l'espéraient sans doute les membres de la production ayant mis au point cette punition. Je l'observe un instant, Alessia, avec ses longs cheveux roux ébouriffés, ses joues rouges et son regard farouche. « Tu sais, je serai probablement le premier réveillé tous les jours. Si jamais tu as besoin d'aide ou... enfin je ne sais pas ce qu'implique ton cancer, mais tu piges l'idée. » Je ne vais pas mentir, je ne lui propose pas ça que par pure gentillesse. C'est aussi pour occuper mes journées. Mais la petite Alessia et son cancer, ça me rappelle mon oncle, ses dix boites de médocs par jour et l'état pas possible dans lequel on le retrouvait, parfois. Si elle est bel et bien en phase terminale et refusant de faire sa chimio, elle doit avoir de sérieux moments down. Probablement le matin ou le soir, c'est ce que je suppose, en tout cas. Alors tant qu'à faire, autant que le fait que je sois matinal serve à quelque chose. Puis il parait que certains préfèrent avoir affaire à des inconnus qu'il s'agisse de maladie mentale ou physique, plutôt que des proches. Je peux être l'inconnu. Et là, coup sur coup, elle semble s'affaisser en même temps qu'un flot de paroles s'échappe de ses lèvres. Les nominations. Ah oui. Je me demandais si ça allait être le genre à chercher à faire amende honorable ou à assumer jusqu'au bout. J'avale tranquillement le morceau de mon biscuit, laissant involontairement une seconde de silence s'installer entre nous. « Alessia, je m'en fous complètement que tu m'aies nominé moi ou un autre » je réponds simplement, d'un air totalement neutre. Sincèrement. Je ne cherche pas à me la jouer grands pacifistes ou diplomates, ni même à avoir l'air du mec sympa et compréhensif, qui pardonne pour se faire bien voir. C'est juste que... et bien... Je m'en tape, voilà. Elle m'a nominé, elle a contribué à me mettre en danger pendant le prime, mais de toute évidence, elle n'est pas la seule et c'est peut-être que c'est à moi de me remettre en question. En attendant, ses choix et les motivations qui les sous-tendent ne me regardent pas. Que ça soit un vote par dépit ou suggéré par une émotion négative quelconque à mon égard, et bien soit. Qu'est-ce que ça peut bien me faire ? Moi aussi, j'ai nominé des gens. « Ce n'est pas une décision très maligne pour ce qui est de l'équipe, on est déjà suffisamment mal barrés que pour s'amputer nous-mêmes de points en se mettant en danger les uns les autres, mais moi, personnellement, je dors très bien en sachant que tu as voté contre moi. » C'est ce que j'ai pensé quand elle a dévoilé ses nominations, durant le prime, et c'est ce que je pense toujours. Personnellement, j'aurais également pu décider de la mettre en danger car elle faisait partie des gens avec lesquels je n'ai pas vraiment tissé de lien, mais je ne l'ai pas fait parce que je sais que si elle s'était retrouvée nominée également, notre score en aurait pâti. Je ne dis pas que je ne voterai jamais contre quelqu'un de mon équipe, je dis simplement qu'à ce stade, je compte l'éviter, parce qu'on n'a pas besoin de ça en plus. « Tu ne devrais pas demander pardon, ni même te chercher des bonnes raisons. C'est le jeu, on a tous signé pour ça, et personne ici ne s'excusera auprès de toi pour avoir donné ton nom. » je termine, sans chercher à la rassurer ni à l'enfoncer d'une quelconque façon. Elle a ouvert la discussion sur le sujet, donc je lui fais part de mon avis que la question, sans filtre. A mes yeux, elle n'a pas spécialement fauté. Mais qu'elle se sente obligée de se justifier, en revanche, je n'aime pas.

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Dernière édition par Rainer le Dim 15 Oct - 17:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Set fire to the rain. (dimanche s4, 7h30)   Ven 13 Oct - 13:55

Quand Rainer réagit à ma remarque sur Martin, celle-ci me surprend tellement que je ne peux m’empêcher d’exploser de mon rire enfantin. Non pas que ce sarcasme me surprenne parce que je les pensais impossible de la part de Rainer ; disons plutôt que je ne le connais pas assez pour l’en savoir capable. Cette petite découverte n’est en tout cas pas pour me déplaire étant moi même friande du cynisme à gogo. « mon pauvre, si tu te mets à lui construire des trucs dès qu’il tire la tronche, t’as pas fini » non parce que quand même, oublions pas que le p’tit Marty, c’est un peu beaucoup l’enfant illégitime du Schtroumpf Grognon et de Grincheux, quand même. Quoi qu’il en soit, Rainer m’invite à le rejoindre près du feu qu’il ne tarde pas à allumer et bordel un peu de chaleur qu’est-ce que ça fait du bien, quand même. Il me demande alors si j’ai bien dormis, et là, c’est inévitable, je sens ma face chauffer un peu plus, cette fois pas tellement dû au feu en face de moi. Oui, j’ai bien dormis, parce que dans les bras d’Harrison, même sur un lit de fakir j’aurais quand même passé une nuit merveilleuse. Lui aussi apparemment, à défaut d’avoir passé la plus parfaite des nuité, admet quand même avoir vécu pire. J'acquiesce, sans trop oser lui demander des détails sur quelque chose pouvant potentiellement être un peu trop personnel à aborder lors d’une première conversation. « Tu es gentil » je souffle dans un sourire lorsqu’il se propose de me venir en aide pour mes moments de bad spécial cancer. « j’ai souvent tendance à faire de mon mieux pour n’impliquer personne dans ma maladie, pour ne pas décevoir les gens en cassant cette image de “femme forte” qu’on peut se faire de moi à cause de ma bonne humeur… mais il parait que j’ai tort d’agir comme ça. Du coup merci, je tâcherais d’y penser » bon, après, avec les mauvaises habitudes, je promets rien. Mais c’est vrai que c’est tellement chou de sa part de se proposer. La plupart des gens sont souvent rebutés par tout ça, spécialement lorsqu’on ne se connait pas trop. Sa gentillesse me fait d’ailleurs sentie d’autant plus conne, à cause de mes nominations. Je prends alors mon courage à deux mains pour lui présenter des excuses, mais apparemment, ce n’était pas trop la peine. J’écoute attentivement sa réponse, et hoche finalement doucement la tête lorsqu’il conclut que je ne devrais pas m’excuser pour ce genre de chose. « Je comprends ton point de vue. Mais je tenais quand même à m’expliquer. Je n’aime pas laisser planer des malaises ou des malentendus. Je préfère crever les éventuels abcès le plus tôt possible, tu vois ? Parce que ça m’aurait embêté que ça soit mal interprété. » non parce qu’on aura quand même vu mieux, comme première approche. « Mais je suis peut-être trop gentille » je rajoute dans un petit sourire. A partir du moment où chaque nomination est un combat mental, je pense qu’on est en droit de se poser la question. « En tout cas, crois-moi bien que si j’avais su que tu te serais effectivement retrouvé sur le banc des nominés, j’aurais choisis quelqu’un d’autre sans hésiter. » pas une seule seconde, d’ailleurs. Non parce que, mine de rien, c’est vrai qu’on est quand même dans la même équipe. Et qu’en plus, on est pas les meilleurs. Vraaaaaiment pas les meilleurs. « et si tu étais parti, je pense que je m’en serais voulu jusqu’à la fin ! » et si j’ai rajouté cette petite phrase dans un léger rire, il n’empêche que je me connais assez bien pour savoir ça vrai. Du coup, je pense que ouais : je suis vraiment trop gentille. me perdant dans mes pensées une ou deux petites secondes, celles-ci toujours tournées sur nos défaites à répétitions dans nos histoire de team, je demande alors à Rainer « Tu penses qu’on aura de quoi rattraper le coup ? » je ne précise pas de quoi je parle, mais je pense que j’en ai pas tellement besoin quand on sait que ce sujet nous force à dormir dehors toute une semaine.

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Elle rit avec tellement de spontanéité que je serais tenté d'être sarcastique plus souvent. C'est une tendance relativement présente chez moi, de toute façon, et on m'a toujours plus ou moins présenté comme quelqu'un de plutôt taquin, à la limite du pince-sans-rire. Je ne cherche pas trop à me définir ou m'attribuer tel ou tel qualificatif, que ça soit un défaut ou une qualité. J'ose m'estimer au-delà de ça et, surtout, au-delà des conventions idiotes qui font que tu dois te conduire d'une telle façon ou pas. Devoir conditionner ma personnalité me fatigue et je pars du principe que si je dois me censurer face à quelqu'un, c'est que ça n'aurait pas collé de toute façon. Ça ne veut pas dire que je joue les anarchistes ou que je crache sur la diplomatie. C'est, au contraire, un élément, voire une arme fondamentale pour la nature espèce mais à mes yeux, elle sert au contraire à faire valoir tous les points de vue. En faisant preuve de diplomatie, tu peux exprimer ton opinion en tournant les phrases de telle manière que tu resteras respectueux de l'opinion d'en face. Il ne s'agit dès lors pas de restreindre la discussion mais plutôt de l'habiller. C'est pour cette raison, notamment, que je me sens libre de dire ce que je veux, sans tenir réellement ou complètement compte de la susceptibilité de l'un ou l'autre ou des formes excessives de politesse. Nous qui prônons la démocratie comme modèle sacrale de société, ne devrions-nous pas être plus prompts à recevoir et accepter des avis différents sans se sentir personnellement offensés ? J'y pense, à tout ça, de temps à autres. Pas actuellement, pas là, tout de suite, mais parfois. Non, là, je pense à Martin sur une balançoire, poussé par une Alessia hilare. « C'est surtout pour ne pas qu'on nous reproche de ne même pas être capable de maintenir un vieux grincheux en vie » et j'étire un sourire narquois. Franchement, Martin, c'est le cadet de mes soucis. Je n'échange que très peu, voire pas du tout avec lui mais il ne m'inspire absolument pas l'envie de le faire. Il m'apparaît comme un homme tout ce qu'il y a de plus détestable, aux propos et idées rétrogrades et arriérées. Je me trompe peut-être, bien sûr et il n'y a pas de raison que je ne lui donne pas sa chance, comme tout le monde. On les met souvent dans le même sac, avec Alain, par exemple, même si celui-ci à pour lui le goût du jeu en plus, qui offre des perspectives de conversations intéressantes. Martin a probablement des qualités aussi, cachées par sa réputation et son attitudes plutôt retorses. Bref, peu importe Martin, pour l'heure. C'est avec Alessia que je suis, à Alessia que je parle et Alessia qui m'explique son rapport à sa maladie. « Je comprends » j'acquiesce. Franchement, je comprends parce que ses paroles font sens dans mon esprit et que je me connais suffisamment pour savoir que j'adopterais une attitude similaire, dans une situation similaire. Peut-être pas pour les mêmes raisons, cela dit.« Tu sais, je ne veux pas te sermonner sur ce que tu devrais faire ou non parce que c'est ta vie et qu'il y a probablement déjà assez de personnes qui s'en mêlent, mais ce que je peux te dire, c'est que je pense... non, je suis sûr que si j'étais dans ta situation, j'agirais exactement comme toi. Parce que c'est moi, ma vie, et que je voudrais pouvoir la vivre ou la terminer comme je l'entends. » Moi, c'est surtout parce que je suis très indépendant et auto-centré. Bien sûr, l'idée de faire souffrir mes parents, ma famille, m'ennuie et ajouterait peut-être à mon désir d'afficher une force exemplaire et une dignité exacerbée, mais là où elle se refuse de flancher pour ne pas décevoir ou ne pas peiner, moi je refuserais tout simplement que quelqu'un interfère. Parce que je peux me gérer, parce que je ne veux pas m'obliger à agir d'une certaine façon, en particulier si c'est une attitude que je n'aurais pas adopté dans des circonstances différentes, sous prétexte que c'en est bientôt fini. Je voudrais vivre ma vie complètement, sans regret, je voudrais que rien ne m'empêche d'accomplir mes projets, et plus que tout, je ne voudrais pas gâcher mes derniers moments sur terre dans des fioritures qui ne me correspondent pas. « Mais ça ne m'empêche pas de penser que c'est égoïste de faire comme si on était la seule personne concernée par sa maladie. Le truc, c'est de savoir si on est prêt à l'assumer et capable de se détacher suffisamment. » On ne va pas se mentir, ce n'est pas totalement réglo d'agir sans penser à la façon dont ça va affecter les proches, les amis, tous les autres. Mais dans beaucoup de cas, soit une partie soit l'autre n'aura pas ce qu'elle veut, donc soit tu t'efforces d'équilibrer au maximum et trouver un juste milieu quasiment impossible à atteindre, soit tu fais avec, en prenant du recul, en n'étant pas trop sentimentalement bousculable. Je ne le suis pas, ce qui m'amène à être certain de mes réactions. Alessia, sans la connaître, ne me paraît pas être de ceux-là. Et mon but n'est pas de la perturber ou de lui faire se sentir mal. Simplement que c'est plus simple d'adopter une conduite éclairée en toute connaissance de cause. Et, en l'occurrence, elle doit avoir conscience qu'elle peut être égoïste. Elle peut. C'est sa vie, après tout. « Accepter de l'aide et t'entourer ne te rendra pas moins forte, bien au contraire. Donc considère que ma proposition tiendra tant que je serai dans le jeu. » je conclus doucement, en levant vers elle un regard rempli de confiance. Si elle décide qu'elle veut d'une main secourable, je peux être présent de manière indéfectible. La maladie ne m'effraie pas et j'aime bien trop me sentir utile - ça plus que la pure gentillesse me motive, dans le fond. Qu'elle m'ait nominé importe peu, très sincèrement. Entre sa vie et un vote dans un jeu télévisé, franchement, les enjeux n'ont rien à voir. Je suis le genre à jouer l'avocat du diable lorsque l'on veut condamner à mort un terroriste kamikaze simplement parce que je suis totalement opposé à la Loi du Talion, alors ce n'est pas son cas qui va me perturber dans mes convictions. Je m'efforce à lui faire comprendre qu'en dehors de ses choix stratégiques douteux, sa décision de me mettre en danger n'a que peu de poids, mais elle n'en démord pas. Et j'imagine que je peux entendre qu'elle ait besoin que tout soit clair entre nous, qu'il n'y ait pas de non dits ou quoi que ce soit. Mais la vérité, c'est quels non dits pourrait-il y avoir ? On se connait à peine, elle avait toutes ses raisons de voter contre moi. Aussi, je ne sais pas si "gentille" est le mot que j'aurais employé pour définir sa démarche. Je verrais plutôt ça comme une volonté indéfectible de ne pas provoquer de conflit et d'éviter de s'attirer les foudres de qui que ce soit. Dans un sens, c'est louable, parce que si tout le monde sur terre était dans cette optique d'harmonie, on aurait beaucoup moins de problèmes. Mais moi, étrangement, ça m'agace un peu. Le fait qu'elle ramène ça sur la table, comme si j'avais besoin d'une quelconque explication pour me sentir mieux m'agace. Peut-être est-ce simplement sa façon de l'expliquer. Je souris pour accompagner son rire, mais ça ne m'empêche pas de lui répondre d'un ton tant serein que ferme : « Tu as fait des choix, personne ici ne te le reprochera. Mais en ce qui me concerne, je n'apprécie guère que tu me considères comme un dommage collatéral auquel tu t'intéresses une fois que tu te sens prise en faute. » Aurait-elle ressenti le même besoin de faire amende honorable si ses nominations n'avaient pas été révélées à tout le monde en plein prime ? J'ai des doutes. Je ne veux pas dire qu'elle est hypocrite parce je pense qu'elle a vraiment de bonnes intentions et qu'elle est plus bienveillante qu'opportuniste, mais cela reste un peu dérangeant. « Je comprends que tu veuilles te justifier et éviter les conflits et c'est louable, mais toi, tu dois comprendre que tu me victimises en pensant que j'ai besoin de tes excuses » je tente de tempérer tout de même, parce que mon but n'est pas de l'engueuler ou de la harceler dès le matin, ce que j'ai l'impression de faire depuis qu'on a commencé à discuter. À la base, je voulais seulement qu'elle se réchauffe près d'un feu que j'avais fait expressément dans ce but. Je soupire doucement. « On oublie ? » je propose finalement avec un sourire avenant. On oublie les nominations précédentes, qui sont désormais du passé et on se concentre sur l'avenir. Le sien, le mien, celui de l'équipe dans laquelle nous sommes tous les deux tombés, ce qui nous lie pour encore un certain temps, qu'on le veuille ou non. Alors, quand elle évoque le sujet de l'équipe, j'accueille volontiers le changement de sujet. Instinctivement, je hoche la tête. « Bien sûr » je réponds avec une confiance peut-être ridicule vu la situation,« si on joue bien, il n'y a aucune raison qu'on ne puisse pas se rattraper. » Ça va être compliqué, je ne suis pas inconscient au point d'ignorer ça, mais je pense que c'est faisable. « Il faudrait arriver à déterminer tous les critères qui nous font gagner et perdre des points. On a déjà la cagnotte et les nominations. » Que des aspects sur lesquels on n'a pas forcément la main mise. « Trouver des secrets, probablement ? » j'ajoute en réfléchissant tout haut. Après, reste à savoir si deux équipes peuvent partager le même critère : les nominations peuvent s'appliquer à toutes les équipes, trouver un secret pourrait convenir à la team compétition, tout comme la cagnotte, à vrai dire.

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MessageSujet: Re: Set fire to the rain. (dimanche s4, 7h30)   Lun 16 Oct - 18:57

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été le genre de personne qui aime rencontrer du nouveau monde. Qui me sens mieux en communauté que toute seule. Oh, bien sûr, la solitude ne me dérange pas parce qu’il faut bien avouer que parfois, c’est bien aussi, de se retrouver avec soi même. Mais tout de même, j’en suis bien consciente : les meilleurs moments de ma vie n’ont pas été des moments de solitude... Contrairement aux pires. Et ça, c’est bien l’une des choses les plus compliquées quand on a une maladie telle qu’un cancer. En tout cas pour moi. D’une, parce qu’une belle partie de mon cercle social a subitement oublié mon existence, comme si le cancer était une maladie contagieuse, comme si de continuer à me côtoyer allait les condamner eux aussi. De deux parce que ceux qui reste, j’ai tellement voulu leur prouver qu’il n’y avait pas de quoi s’inquiéter qu’au final… en un sens, j’en fais soit trop, soit pas assez. Sans jamais arriver à me décider. Sans jamais avoir l’impression de faire les choses bien. Oh, ça,je m’en rends compte, évidemment. Et j’essaie toujours de faire du mieux possible pour que mon cancer ne soit pas un fardeaux pour eux aussi. Du coup, comme je l’explique à Rainer, j’ai tendance à les maintenir à l’écart du plus compliqué. A parler ouvertement de la maladie, en ne montrant qu’à quel point je le vivais bien, qu’à quel point je pouvais le gérer, qu’à quel point il était inutile de s'infantiliser. Pour ne pas les inquiéter. Pour ne pas les décevoir. Pour ne pas briser cette image de force que ma jovialité à construit malgré moi. Quand il m’avoue qu’il agirait probablement de la même manière, je ne peux retenir un sourire, auquel moi-même ne pourrait donner de signification. « c’est bien la première fois que quelqu’un me dit ça » Ah, ça ! Certes, la maladie n’est pas apparue il y a très longtemps, mais il n’en fallait certainement pas moins pour que tout mon entourage y mette son grain de sel sur la manière que j’avais d’appréhender les choses. Et si leurs avis étaient à chaque fois sensiblement différent, il y avait néanmoins une chose qui ressortait toujours : il ne feraient pas comme moi. Du coup, que quelqu’un me dise le contraire, forcément… ça fait un peu bizarre. En revanche, le bizarre du renouveau finit bien vite par tomber lorsqu’il enchaîna sur l’égoïsme. Et comme à chaque fois que j’entends ce mot pour me définir, je sens un petit pincement au coeur. Je mords mes lèvres, déglutit difficilement. « c’est qu’ils ont tous déjà tant à penser… tant à souffrir... » de leur rajouter l’aspect technique de ma maladie, pour moi, c’était ça, l’égoïsme. Parce qu’ils n’ont certainement pas besoin de voir à quel point je peux mettre pitoyable pour déjà être touché par ce qu’il m’arrive. Je fais toujours de mon mieux pour penser aux autres avant moi, pour faire passer leur besoin à eux, à ceux qui restent, avant les miens… que quelque part, ça fait un peu mal de me dire que tout ce que je fais depuis le début est peut-être tout l’inverse de ce que j’aurais du faire. De se dire que malgré tout, je suis bel et bien égoïste. Je hoche finalement la tête, tentant un sourire que je sais un peu penaud, lorsqu’il me demande de considérer sa proposition. « c’est promis » Je sais d’avance que je vais être très gênée, et qu’il va me falloir une belle dose de courage pour le faire, mais ce n’est pas une promesse en l’air, me notant mentalement dans un coin de la tête de venir le voir en cas de soucis, besoin, ou même soutiens. En parlant de dose de courage, j’en prends finalement une grande en tenant à m’expliquer auprès de lui quant à mes nominations révélées au grand jour, mais au final, je pense que j’aurais mieux fait de me taire. Le fait de m’excuser semble le contrarier plus que les nominations elles mêmes, et plus il m’expose ses arguments, plus je me sens bête parce que je me rends compte qu’il a quand même raison, dans le fond. « c’est malin, maintenant j’ai encore envie de m’excuser » je souffle dans un petit sourire, me rendant bien compte que ça serait sûrement pas tellement la meilleure chose à faire. Finalement, il me propose d’oublier cette affaire et j’accueille sa proposition avec un sourire beaucoup plus franc que le précédent. « Adjugé vendu, on oublie ! » bien que ça soit moi qui ait amené ce sujet là, j’avoue être plutôt contente de le laisser dans un coin pour ne plus y revenir. J’aborde finalement le sujet de notre équipe ; sujet ô combien actuel pour nous cette semaine, en lui demandant son avis sur un potentiel retour en force de notre part. Il semble plutôt positif sur la question, et je hoche la tête à ses propos. « Pour l’instant, notre principal soucis a été d’avoir un candidat qui abandonne à chaque semaine. Non seulement ça nous a fait perdre des points, mais en plus, notre effectif est tout petit par rapport à celui des autres. » Du coup, pour l’instant, effectivement, ça va être dur de se redresser. Du moins, à court terme. « Ce qu’il faudrait, c’est qu’aucun de nous ne parte avant un bon moment. Le temps que les effectifs des autres équipes se casse aussi la gueule. Pour qu’on soit de nouveau sur des bases à peu près équitables. Par contre, du coup, ça risque d’être encore un peu craignos pour nous le temps que ça se fasse... » Parce que le problème des nominations, c’est qu’on peut pas tellement prévoir le truc. Mais, j’ai bon espoir. J’ai pas l’impression que de nous quatre, il y ait quelqu’un que le public aurait des raisons de faire dégager. « en attendant, ouais, faudrait se concentrer sur ce qui nous fait gagner et perdre des points. Tenter de comparer ce qu’on a pu faire dans la semaine avec les points qu’on a eu. » Je m’arrête une petite seconde, réfléchissant à mon propre cas. « Par exemple, cette semaine, j’ai eu 30 points. Les seuls actions notables que je vois, c’est les deux indices gagnés à la boule de cristale, et le fait d’avoir buzzé. Peut-être aussi d’avoir été buzzé sur le mauvais secret, mais ça, j’hésite. Oslo avait confirmé, mais vu qu’il est parti entre temps, y’a pas eu de révélation. » Un vrai casse-tête chinois, cette affaire.

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what if it's us, and only us... and what came before won't count anymore or matter. Can we try that ? What if it's you, and what if it's me, and what if that's all that we need it to be And the rest of the world falls away

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Set fire to the rain. (dimanche s4, 7h30)

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