Perfect strangers. (jeudi, 15h)

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MessageSujet: Perfect strangers. (jeudi, 15h)   Mar 10 Oct - 18:45

@alessia

Ma serviette de plage sur l'épaule, je décide de profiter du temps dégagé et d'une plage plus libre qu'en soirée avec tous nos squatteurs de la semaine. Une cigarette au coin des lèvres, mes pas me ramènent rapidement au lieu désiré. J’aperçois Alessia assise sur sa serviette et je m'enfonce dans le sable pour arriver à sa hauteur. Je pose la mienne à côté de la sienne et je m'installe délicatement pour éviter d'envoyer du sable dans tous les sens. Je lui offre un léger sourire avant que mes opales ne s'obstinent à suivre le doux mouvement de l'eau pour m'apaiser. J'ai cette interrogation qui me brûle les lèvres. Le genre de question qui me taraude dès je pose mes prunelles sur elle. J'ai juste envie de savoir, de comprendre sans juger. Je sais que la remarque peut être considérée comme agressive et je ne sais pas encore comment la tourner pour ne pas qu'elle soit mal interprétée. C'est de la curiosité, pas un reproche. J'ai conscience que les mots sortent trop brutes d'entre mes lèvres, sans aucun raffinement, j'ai toujours eu du mal avec la forme. « Je peux te poser une question ? » Je finis par lui demander, brisant le silence qui s'était enroulé entre nous. Je pivote légèrement mon minois dans sa tête afin de capter une petite seconde son regard. Je poursuis. « Qu'est-ce que tu fais ici, à gaspiller ton temps précieux ? » Je l'interroge alors honnêteté. Je veux dire, son temps est compté en terme de mois il me semble ? Pourquoi elle s'obstine à s'enfermer ici au lieu de profiter de ses proches au soleil ? De réaliser de ce qu'elle veut vraiment faire à l'extérieur. La télé-réalité ne peut pas être un rêve au point de griller les mois qu'il nous rester à respirer ? C'est lié à son secret ? Il doit y avoir une raison, un explication qui semblera presque logique à mon esprit pourtant irrationnel la plupart du temps. Je ne sais pas si on lui a déjà posé la question mais la réponse n'est pas encore parvenue à mes oreilles alors je cherche l'information directement à la source.

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MessageSujet: Re: Perfect strangers. (jeudi, 15h)   Mer 11 Oct - 20:41

Je sais que je me suis déjà souvent faite cette réflexion, mais, elle est belle, quand même, cette plage. J’avais toujours eu l’habitude de la méditerranée, des côtes italiennes et tout ce qui suit. Ce paysage là est est très différent, mais pas dans le mauvais sens du terme. Oh, bien sûr, ne serait-ce que par nostalgie de mon enfance, de ma pré-adolescence, je ne pourrais jamais préférer d’autres plages que celles de ma mère patrie. Mais, quand même. Après 10 ans coincée à Londres, même si ce n’est pas la même, ça fait quand même du bien de voir la mer. Bon, j’avoue que cette semaine, j’aurais quand même préféré la voir un p’tit peu moins, mais tout de même. D’y être enfermée ne m’empêche pas de pouvoir apprécier ses côtés positifs. Ainsi, tranquillement posée sur ma serviette, bras croisés sur mes genoux, j’admirais cette jolie vue, en plein dans mes pensées, lorsque j’ai perçu quelqu’un s’assoir à côté de moi. Je tourne la tête, et c’est Elham que je vois s’installer à mes côtés. Je lui souris aussitôt, contente d’avoir soudainement un peu de compagnie, et un léger silence s’installe, mais je ne le perçois pas du tout comme un silence pesant, bien au contraire. « Bien sûr, je t’écoute ! » je lui réponds avec bonne humeur lorsqu’elle me demande si elle peut me poser une question. Elle a l’air embarrassée. D'expérience, je dirais que sa question concerne mon cancer ; les gens tirant souvent à peu près la même tête qu’elle lorsqu’ils veulent m’en parler, alors je lui souris de nouveau pour l’encourager, pas le moins du monde gênée d’aborder ce sujet de conversation. Et quand elle continue sur sa lancée, je ne peux pas m’empêcher de sourire d’avantage. « C’est une bonne question » je lui fais remarquer sans aucune once d’ironie, dans un brin de malice. C’est vrai, s’en est une. Je reste pensive une petite seconde, histoire de remettre de l’ordre dans mes idées, avant de lui répondre « Au casting, je leur ai dis que je ne voulais pas finir ma vie sur un banal point final. Que je voulais plutôt... un point d’exclamation. Je pense que ça résume bien les choses. En fait, je voulais faire quelque chose de fou, à ma petite échelle. Quelque chose que je n’aurais jamais pensé pouvoir faire, en temps normal, quelque chose me semblant comme à hors de portée. » Je ris une petite seconde, me rendant compte que je suis peut-être en train de jeter un peu trop de fleurs à l’émission. « Oh, alors, je me doute bien que j’aurais pu trouver mieux qu'une émission de télé-réalité. Mais je savais que de toute façon, réaliser mes rêves serait impossible, alors j’ai pensé que ça serait une chouette expérience humaine à vivre avant… avant la fin. Et je le pense toujours. Surtout au vu des rencontres que ça m’a permis de faire. » Ce qui est ironique, quand on sait que ma plus grande crainte, avant de venir, c’était d’un peu trop m'attacher aux autres candidats. Je crois que j’suis foutue, maintenant.

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MessageSujet: Re: Perfect strangers. (jeudi, 15h)   Ven 13 Oct - 23:58

Je m'installe tranquillement tandis que je laisse à la rousse un certain répit concernant la réponse à ma question. Je ne suis pas pressée. A un moment je me dis que je ne vais pas la ménager parce qu'elle est malade, je pense que justement, cette compassion et cette prudence peuvent être agaçantes à la longue et ne font que rappeler à la personne la maladie qui s'empare et s'approprie progressivement son corps. Elle ne voulait pas juste finir sa vie comme ça . « Ce n'est pas négatif d'avoir eu une vie ordinaire » Je glisse simplement quand elle me parle de points barre et de faits hors de portée. Elle n'a jamais sous-entendu cela, mais je partage quand même mon avis avec elle. Je sais qu'ici certains rêvent et se destinent à de grands choses. « Ils ont dit quoi tes proches quand tu as pris ta décision ? » Je la questionne en la regardant un instant. Je crois que j'aurai été carrément en colère au début si un de mes frère m'avait annoncé qu'il allait griller trois mois de sa courte vie dans une émission de télé-réalité. Alessia poursuit « Et quels sont tes rêves ? » je lui demande alors parce qu'elle me dit qu'ils sont irréalisables. Je lui offre une oreille attention lorsqu'elle me parle d'expérience humaine et du reste. Alessia fait allusion aux liens qu'elle commence à tisser alors que moi la seule question que je me pose est : et après ? « Tu n'as pas l'impression de rendre cela plus douloureux pour toi ? Pour les autres aussi ? » Je l'interroge parce que pour elle, c'était inévitable. Mais les autres, je ne sais pas s'ils comprennent qu'ils s'attachent tout en sachant que leur personne leur sera forcément arrachée quelque soit l'issue de l'histoire. Je trouve toujours cela difficile pour ceux qui sont obligés de s’accommoder du vide que laisse une personne en disparaissant. J'ai toujours eu tendance à penser que c'est plus douloureux pour les survivants. Elle sait qu'elle va briser le cœur d'Harrison dans tous les cas. Peut-être que je reporte mes propres névroses sur Alessia finalement, parce que s'attacher, laisser les autres prendre une place durable dans ma vie, très peu pour moi. Je n'aborde pas sainement la chose et ça me fait reculer par peur. Mais c'est bien Alessia n'a pas peur de la fin, de souffrir et faire souffrir, de vivre quoi.

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MessageSujet: Re: Perfect strangers. (jeudi, 15h)   Sam 14 Oct - 15:54

Quand je repense à la moi-du-lycée ou bien à la moi-de-la-fac, et que je la compare à la moi-cancéreuse, j’me dis que quand même, y’en a, des différences. A l’époque, j’étais tellement plus passionnée, je m'enflammais pour un rien, que ça soit négativement ou positivement, je faisais de chacun de mes combat et de chacunes de mes ambitions un combat si grand ! Même après avoir arrêté la fac, je continuais dans mes élans de passion. Mais, depuis que je suis malade, j’ai l’impression de l’être beaucoup moins. Oh bien sûr, quand un sujet me tiens à coeur, la flamme revient, mais… elle n’est pas aussi flamboyante qu’avant. Je m’en rend bien compte. Et c’est bien dommage. « Oh, je le sais bien. Toute vie est merveilleuse par le simple fait d’exister. Mais… j’avais un tel besoin d’accomplissement ! Tellement d’ambitions qui ont été réduites à néant, je pense que, quelque part, j’aurais eu des regrets sur mon lit de mort si je n’avais rien fait de plus. » et, à défaut que ces réalisations soient celles qui me faisaient vibrer, au moins, ça reste tout de même une expérience que je pourrais dire avoir vécu. Même si, je me rends bien compte à présent que ce n’est pas l’essentiel. « ils ont vraiment pas compris, au début. C’était un sujet de discorde de plus que le cancer avait provoqué entre moi et eux. Mais, ils ont finit par voir que… que j’en avais besoin. et puis de toute façon ils me connaissent assez pour savoir qu’avec ou sans leur accord, je l’aurais quand même fait. Du coup, foutu pour foutu, autant me soutenir ! » je ris légèrement à ces dernières paroles parce que le pire, c’est que c’est même pas de l’exagération. Et puis, j’avoue que ça m’aurait quand même fait chier de partir en sachant qu’ils n’étaient pas contents pour moi. ...Même si, j’avoue, ça m’aurait pas empêché de le faire. Quand Elham me questionne sur mes rêves, comme à chaque fois, je sens cette flamme remonter, mon sourire s’agrandir et mon entrain exploser. Avant la maladie, ça se serait arrêté là. Aujourd’hui, il y a aussi la mélancolie qui s’ajoute à la liste. « Je voulais changer le monde par mes écrits ! Etre doctorante, devenir une grande professeur de littérature et de philosophie, connue et respectée de tous ! Créer un nouveau mouvement philosophique, avoir mes livres prescrits à l’école, mon nom cité sur les copies de bac… je voulais… je voulais que mes idées puisse retourner la planète entière ! » Après une petite seconde, prise dans mes souvenir, je hausse finalement les épaules, avant de souffler. « mais bon. c’est pas grave. » du moins, c’est ce que je me dis pour tenter de me convaincre. Ouais, nan, pas des masses d’arguments, sur le coup. Et quand je lui parle de l’expérience humaine, la question qu’elle me pose en retour me fait de nouveau sourire avec tristesse. « pour tout te dire… c’est la chose dont j’avais le plus peur. De m’attacher à des gens. De leur… de m’imposer à eux, en leur refourguant une mourante sur les bras. Mais au final… ça m’est un peu tombé dessus, et j’ai rien vu venir » je ris légèrement, avant de déglutir. C’est un visage en particulier qui me vient en tête. « le plus dur… c’est pour Harrison » je lui avoue d’une toute petite voix, posant ma tête dans mes bras. « je suis constamment partagée entre le bonheur d’être avec lui et la peur de lui faire du mal. Parce que c’est la dernière chose que je veux. Je veux pas qu’il souffre, mais en même temps, je- je veux être avec lui et j’ai l’impression d’être une horrible personne. » Je marque une petite pause, hésitante. puis, finalement, j’ajoute « surtout depuis que Martin m’a confirmé que ça me rendait cruelle » oh, il m’a pas dit seulement ça, le petit Marty, mais je pense que si je devais ressortir tout son argumentaire du pourquoi-alessia-est-une-connasse en trois leçons, je fondrais encore en larme et une fois dans la semaine c’est déjà bien assez, duh.

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MessageSujet: Re: Perfect strangers. (jeudi, 15h)   Mar 17 Oct - 19:04

Elle me parle de rêves et d'ambitions réduites en poussière suite à l'annonce de sa maladie. Je trouve cela triste de ne pas essayer jusqu'au bout. Rien n'est encore fini, pas preuve, elle se tient encore sous nos yeux. Ne t'arrête pas de rêver tant que tu existes. Je ne supporte pas la fatalité, elle me paralyse. « C'est toi qui arrêté ton traitement, si j'ai bien compris ? » Je l'interroge parce que c'est ce que j'ai entendu. Il m'a fallu un certain temps pour assimiler qu'elle était malade, chaque chose en son temps. J'y connais rien en médecine, en chance de survie, en souffrance physique. Alessia m'assomme de son flot de paroles lorsque j'évoque ses liens ici, j'essaie de rester connectée au maximum pour ne pas la louper. Je n'ai pas l'habitude d'avoir un interlocuteur aussi bavard. « Je crois que c'est un peu tard pour se poser la question, non ? » Je glisse quand elle évoque Harrison. Cela fait un mois que l'aventure a débuté. Parce que cela serait contre-productif de s'éloigner maintenant en prenant conscience qu'elle a peut être merdé sur ce point. Il est déjà attaché à elle et la réciproque est vraie. Autant reporter la souffrance à la fin au lieu de la provoquer maintenant, devant tout le monde, d'exposer à la télévision ses failles plus que nécessaire. Forcément elle va lui faire du mal, pas dans l'immédiat mais plus tard. Elle doit l'imprimer dans son esprit à l'encre indélébile. Il finira par pleurer à un moment, à être nostalgique ou autre. Il est humain comme tout le monde. « Vous êtes déjà foutus, autant y aller à fond tant qu'il arrive à garder dans l'esprit que votre histoire a une fin » je réponds sans mâcher mes mots. C'est trop tard pour se freiner, perdre du temps en hésitant, parce qu'à Alessia, il lui en manque cruellement du temps. Harrison ne pourra pas changer l'écriture du livre, il doit juste le savoir.  Il ne faut pas qu'il pense qu'il puisse la faire changer d'avis, la faire reprendre son traitement ... « Arrête d'être niaise Alessia deux minutes » je lui demande quand elle s'estime être une mauvaise personne. Ça me fait rouler des billes. Je n'ai pas pu retenir ce conseil qui menaçait déjà à tout moment de s'échapper d'entre mes pulpeuses. Faut qu'elle arrête de s'auto-flageler comme cela, ça tend à une certaine victimisation qui n'a pas lieu d'être parce qu'elle avait conscience des risques avant de se lancer dans une telle aventure. Je n'avance pas cela avec fourberie dans l'espoir de la blesser, absolument pas, mais j'estime ne pas être là pour la materner. Je n'ai jamais évolué dans un monde coloré, positif à l'extrême et naïf. Je lui offre simplement un avis franc et extérieur. Je ne la connais pas assez pour la rassurer inutilement sur ce point mais je sais … « Le monde n'est pas simplement blanc ou noir, y a aucune séparation nette entre les bonnes personnes ou les horribles personnes » je lui dis. Une seule action, un seul choix ne peut pas nous résumer entièrement. Elle voulait être prof de philo, elle devrait le savoir. La rousse évoque Martin et ça me faut juste sourire. « Tu t'attendais à quoi venant de la personne la plus aigrie, la plus seule de cette aventure ? » Je lui demande avec un peu plus de légèreté, un sourire oscillant entre bienveillance et moquerie. Martin est tellement plein de jugements que je me demande pourquoi elle lui offre une oreille attentive. Il faut vraiment ne pas s'aimer pour l'écouter.

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MessageSujet: Re: Perfect strangers. (jeudi, 15h)   Jeu 19 Oct - 2:16

J’me demande souvent quelle vie j’aurais pu avoir si je n’avais pas eu de cancer. Est-ce que j’aurais pu reprendre mes études ? Est-ce que j’aurais pu réaliser mon rêve ? Est-ce que… j’en aurais trouvé d’autres ? Beaucoup de questions dans ma tête à propos de ça, et, le pire, c’est de savoir que je n’aurais aucune réponses. Mais bon, comme tout, j’ai finis par m’y faire ; même si je suis consciente que c’est con et dommage, je me dis que c’est pas grave. Quand Elham me demande si c’est bien moi qui a voulu arrêter le traitement, je souris, mais bien parce que j’ai l’habitude de tout le temps sourire. « Pour dire vrai, je l’ai même pas commencé. Les médecins avaient été très clair sur le fait que c’est pas quelque chose qui guéri à tout les coups et surtout sur le fait que c’est quelque chose d'extrêmement lourd qui handicape et aggrave tes symptômes plus qu’autre chose, le temps du traitement. Et je voulais pas… je voulais pas gâcher le temps qu’il me reste, je voulais pas être clouée au lit sans rien pouvoir faire et qu’au final, ça ne me guérisse même pas, tu vois ? » c’est dingue comme j’ai l’impression de raconter un discours d’automate digne de celui des vendeuses dans les magasins, quand elles tentent de te faire souscrire à leur carte fidélité qu’est même pas gratuite. L’habitude de toujours dire la même chose… je suppose ? En tout cas, quand elle déclare qu’on est foutus, Harrison et moi, c’est plus fort que moi, je me met à sourire et pouffer de rire comme une conne pendant une p’tite seconde. Ca me donne un peu l’impression d’être une ado qu’on questionne sur son crush, j’me rend compte que ça doit être ridicule, mais c’est comme ça, c’est mon cerveau qui s’est encore mis en pilotage auto et moi j’ai pas le contrôle. Et puis, dans un sourire tendre, et en rougissant légèrement, j’ajoute doucement « il me l’a dit, l’autre jour. Qu’il sait à quoi s’attendre, qu’il sait qu’il va souffrir, mais qu’il l’avait choisit. Qu’il veut être avec moi. » Je repense à ce moment, et encore une fois, je ne peux pas m’empêcher de sourire comme une conne « ça m’a fait super plaisir. En plus c’était trop mignon la manière dont il l’a dit ! » Bon, la scène aurait sûrement été un peu plus mignonne si j’avais pas été en train de chialer comme un bébé à ce moment, mais bon, que voulez-vous, on peut pas tout avoir, eh. Mais, malgré tout, mes tiraillements subsistent, et quand je lui en fais part, elle semble si dépitée que je ne peux m’empêcher de hausser légèrement un sourcil amusé. « Oh, mais, je le sais, ça le pire. Que l’être humain n’est pas monochrome. Qu’il est une palette variée de couleur. Et je pense que si mon moi de y’a deux mois me verrait, elle- enfin, je me foutrais des claques. Et me botterait les fesses. Sans aucune délicatesse. » je ris légèrement en prononçant ses mots, avant d’aborder une mine un peu plus pensive. « En fait, je crois… que Rico me rend bête. » Chouette constat. J’ajoute alors, dans une petite grimace mais néanmoins amusée « maintenant si c’est une bonne ou une mauvaise chose, j’en sais rien » et puis, quand elle réagit à ma remarque sur Martin, je ne peux pas m’empêcher de pouffer de rire. C’est vrai que c’est un peu le croisement entre le schtroumpf grincheux et grumpy cat, quand même. « Que veux-tu, j’avais encore l’espoir que lui non plus ne soit pas monochrome, mais en fait… il fallait bien une exception à la règle ! » Et quelle belle exception, parbleu ! Ca m’apprendra à vouloir apaiser les tensions avec un tel grognon. En tout cas, j’ai compris le message, monsieur ne m’aime pas et ne veut pas de moi. Ma foi, il peut être rassuré, plus jamais j'essaierai de refaire le premier pas vers lui, ah non, fini !

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