"we're alone."

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MessageSujet: "we're alone."   Ven 13 Oct - 0:24

T
H
U
R
Sfifth week.
D
A
Y

@BUGI

vole vole s'envole vole le voleur aux ailes plus chaudes que la cire, le pilleur aux nuages plus blancs que la pluie qui tombe et tonne et roule en boule contre les carreaux d'un navire perdu dans le fond. gouffre, gouffre, engouffre-toi, perds toi, disparais, déguerpis, disparais ... encore et encore dans le recoin de tes pensées sous le soleil sous la nuit sous le manteau d'un ciel lacté, perdu dans les astres, encore envolé, oublie toi sur des comètes enflammées.

I   T   R   U   E
N   E   L   D


Oubliée sur un voile
qui s'enfuit dans la nuit,
Elle disparait. C'est fini.


Sur les falaises, il attend,
Attend, attend, attend ...
Cette fin, qui promet d'arriver,
Et qui pourtant, décevante, n'arrive donc jamais.

Face au vent, il se confronte,
Ce vent qui claque ses joues avec affront
Sur ces falaises sur lesquels on monte, monte ...
Et on monte, jusqu'au dernier plongeon.


Te souviens-tu seulement de ce jour, où dans tes yeux, je me suis perdu ? Et toutes ces promesses que je t'ai faites, les as-tu oubliées ? Que mon amour, éternel comme la flamme, t'enlacerait comme cette alliance que tu portes autour du doigt ? Te souviens-tu seulement de moi, où que tu sois ?


Il la contemple, cette alliance. Celle qu'il ôte parfois, pour la faire glisser entre ses doigts, telle une couleuvre aux promesses d'une mort imminente. Ses souvenirs l'assènent de coups qu'il ne peut encaisser, surtout la nuit, dans sa solitude apeurée. Après toutes ces années, elle lui manque encore. Elle. Celle qui partageait ses journées, mais également ses nuits ... Celles qui partout, l'aurait accompagné jusqu'au bout de ses envies ... Jusqu'en France, et même jusqu'en Italie. Celle dont le sourire avait plus d'éclat que la rivière de diamants pendant à son cou, celle dont les cheveux sentaient les roses et le jasmin du jardin qu'elle adorait tant. Tous les jours, la douleur ... Et tous les jours, la douleur de son absence. Ce n'est pas juste.

Et il vient là, au crépuscule,
Pour honorer son souvenir.
Celui d'un amour, pur et certain,
Perdu à tout jamais, dans les limbes de l'éternité,
Tandis qu'elle, est condamnée à vivre dans ses souvenirs, à tout jamais.
...
... Je suis désolé. lui murmure-t-il sur un silence.
Il sait qu'il lui a manqué de respect.
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MessageSujet: Re: "we're alone."   Ven 13 Oct - 18:37

Il fait froid dehors. Déjà, je sens que les températures s'approchent des négatifs, menaçant à tout moment de passer sous la barre fatidique. Je me demande si on est encore dans celles à deux chiffres quand je mets le nez dehors, en suivant Achille d'un air encore endormi. Quand bien même je lui ai proposé de le suivre pendant qu'il va courir, l'envie d'enfiler jogging et baskets est restée bien enfoncée dans un coin de ma tête et n'a pas décidé de se pointer en dehors de là ce matin. Mon paquet de cigarettes en main, j'en porte une à mes lèvres alors qu'il commence déjà à s'agiter pour ses échauffements, et l'allume rapidement. La flamme commence à chauffer le bout de mon nez à mesure qu'elle danse au bout de la clope, et j'inspire finalement un grand coup pour faire prendre la braise et sentir la fumée commencer à s'infiltrer dans ma gorge. La tête redressée, je fais un petit signe à Achille, avec un sourire doux, alors qu'il commence déjà à s'éloigner en courant. Un peu fatigué, j'ai conscience que si je reste sur place à attendre, j'aurais surtout envie de dormir et je risque de me laisser emporter par ce désir-là. Alors, renfonçant ma main en même temps que mon paquet de cigarettes dans ma poche, je passe l'autre pour me tirer un peu les traits et tenter de me réveiller. Il me manque encore mon premier café du jour pour m'assurer de réussir à réellement émerger de mon état de semi-conscience. C'est sans doute ça qui fait qu'en me laissant aller à marcher, j'arrive sur les falaises. Perdu dans mes pensées et dans l'idée de retrouver un endroit où finalement me poser pour attendre le retour d'Achille et de sa motivation à toute épreuve, j'en ai oublié de vérifier là où mes pieds semblaient vouloir m'amener et je me retrouve pris d'une légère angoisse qui noue mes tripes alors même que je ne m'approche pas du sol. Au lieu de faire demi-tour, je continue pourtant mon chemin dans cette direction et fronce un peu les sourcils en découvrant une silhouette que je commence à connaître, non loin du bord. Je laisse entendre un léger soupir, qui se perd dans celui du vent. Mes doigts viennent distraitement masser mes tempes et je me retrouve finalement à faire un, deux pas dans sa direction. « Est-ce que ça va ? » Je demande enfin, un peu dubitatif. J'aurais tout aussi bien pu le laisser dans son coin et continuer mon chemin, mais l'idée qu'il puisse avoir peut-être l'envie de sauter et que je puisse, par extension, vivre avec sa mort sur la conscience me pousse à lui poser la question avant de faire quoi que ce soit d'autre.

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MessageSujet: Re: "we're alone."   Sam 14 Oct - 4:36

Le froid ne lui a jamais fait peur.
Le froid ne m'a jamais fait peur.
Le froid ne t'a jamais fait mal.
Il n'a jamais fait de mal à personne.

ACT 1 ¶
L'alliance continue de rouler, miroitant le mouvement des vagues qui déferlent contre la roche.

vague        vague        vague        vague
        roche        roche        roche        roche

et vague sur roche

qui s'écraseavec toute la conviction
d'un poing lacéré


Et l'alliance, qui continue de rouler,

En miroitant le cercle éternel du soleil de l'infinité.

Face au soleil, face à la pluie,
Face à la joie, la peur et l'ennui,
Se dresse l'amour dans une cape en velours,
Ce bel amour qui se brise tour à tour.

ACT 2 ¶
Il n'avait jamais cette peine, il n'avait jamais demandé cette douleur, le Martin qui enfant, rêvait d'une vie de grandeur. Tout ce qu'il voulait, c'était la joie ; la joie de la prospérité ainsi que celle du bonheur. Il n'avait jamais voulu qu'on lui coupe le souffle d'un simple battement de cils, ni qu'on réchauffe son coeur au moindre toucher. Il n'avait jamais voulu le vide qui avait suivi, ni la lueur d'espoir ravivée par la suite. Il n'avait jamais rien voulu de plus que le bonheur. Sa vie n'avait rien du bonheur. Car si Martin sait infliger la souffrance avec de dextérité, son secret est bien simple : c'est qu'il la connait. Cette souffrance qui prend aux tripes, celle qui détruit des vies ? C'est d'abord chez lui qu'elle avait choisi de s'inviter.

Et dans ce moment d'amertume infinie
Se dresse le portrait d'une dame fleurie,
Qui danse et chante des tendres poésies,
La main sur le coeur, le visage meurtri.

« Est-ce que ça va ? »

Je me

r

e

t

o

u

r

n

e


Je te regarde
Et dans nos regards se joue une danse que nous-mêmes ne comprendront jamais.


ACT 3 ¶
Évidemment que ça va. Crache-t-il finalement avec amertume, l'alliance fermement enserrée entre ses dix doigts. Laisse moi tranquille. Difficile à dire s'il s'agit là d'un ordre ou d'une imploration. Probablement un peu des deux. Et face au crépuscule, ses yeux se perdent, tandis que dans le silence, son âme se retrouve.
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MessageSujet: Re: "we're alone."   Lun 16 Oct - 14:56

À vrai dire, je ne sais pas franchement ce que je fais là. Pourquoi je me suis arrêté encore une fois en voyant la silhouette de Martin au bord du vide, ni pourquoi je m'impose un autre échange avec lui quand j'aurais tout simplement pu me passer de ça et continuer mon chemin. Mais j'ai l'impression, peut-être totalement erronée et créée par la fatigue qui me berce encore, qu'il ne va pas très bien. Il observe quelque chose, et je n'arrive pas vraiment à voir ce que c'est, au niveau de sa main. Peut-être une bague ou quelque chose comme ça. Et je lui demande alors ce qui ne va pas. Encore une fois, je ne sais pas vraiment pourquoi je fais ça, étant donné que je commence à cerner l'image que le personnage renvoi, et que je me doute déjà de la réponse que je vais me prendre en pleine figure ; il va très certainement m'envoyer sur les roses comme un dératé, et ça s'arrêtera là. Pourtant, je reste là, à me tenir avec le dos droit et ma cigarette qui se consume au bord de mes lèvres, mes mains enfoncées dans mes poches et mes pieds suffisamment loin du vide pour m'assurer que je ne risque rien ; pas même une montée d'angoisse à la vue de ce qui pourrait m'attendre en bas. Mes doigts jouent avec la pierre de mon briquet, et je ferme un peu les yeux quand le vent vient doucement fouetter mon visage, avant de les rouvrir quelques secondes plus tard. Et quand je lui demande enfin si ça va, j'ai la réponse escomptée : évidemment que ça va, et laisse-moi tranquille. Alors, je ne peux pas m'empêcher de soupirer un peu et de secouer légèrement la tête. Je passe une main sur mon visage et tire légèrement sur mes traits dans un geste las. Donne un coup de main à quelqu'un, tu te prendras un coup de pied dans la gueule en retour. Dans un mouvement horizontal, je secoue un peu la tête et renfonce mes poings dans mes poches, soufflant par les narines la fumée de ma cigarettes. « Tu m'as l'air encore moins bien que d'ordinaire. Et ça n'est pas comme si tu affiches souvent une bonne mine. » J'arque un sourcil. Pourquoi est-ce que je perds mon temps comme ça, avec lui, au juste ? À quoi est-ce que ça sert si c'est pour me faire envoyer chier ? La sympathie n'est pas la réponse à tous les maux, car avec le maximum dont je puisse faire preuve envers lui, ça ne suffit toujours pas. Je soupire légèrement, attrape entre mon pouce et mon index ma cigarette au niveau du filtre, souffle en coin pour suivre le mouvement du vent et hausse les épaules. « Si tu es suffisamment borné pour refuser une main tendue, c'est ton problème, pas le mien. Tâche simplement d'attendre que je sois parti pour sauter, mh ? Histoire de suivre ta propre demande de la semaine dernière. » Finit de passer pour le con de l'histoire qui tente de filer un coup de main aux autres, après tout.

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MessageSujet: Re: "we're alone."   Mer 18 Oct - 4:36

La main que passait Rose sur le ventre de Pavel.

Les paroles que murmuraient Karen à sa soeur jumelle.
Les baisers enflammés échangés entre Claude et Michel.
Les secrets que Jonathan gardait jalousement loin de Rose-Colette.
Tant de choses simultanées qui se passent, en ce bas monde … Mais jamais on ne s’arrête pour considérer le fait qu’elles se confondent …


La bague roule encore, entre ses doigts. Elle est téméraire, cette bague. Armée pour toute épreuve. En prison, c’est la seule chose qu’il a eu le droit de garder avec lui. Il s’était battu férocement pour la conserver sur lui en permanence.

"Rends moi ça ! C’est à moi ! Je vais te tuer ! Rends la moi !"


Elle a la douce symbolique
d’un amour éternel
qui dure et perdure
jusqu’à ce que mort ne s’ensuive
et au delà encore
comme le chant d’un phénix
qui renaît de ses cendres
après chaque Apocalypse.


Il y avait bien deux décennies, à présent, Martin avait fait une promesse, il avait prêté le serment, d’aimer cette femme, pour toujours, pour l’éternité … Une promesse qu’il a su à la fois respecter et briser. Hanté par elle la nuit, ses jours sont préoccupés, par des mirages d’une autre, qui toujours, le fait rêver. Balancé, tiraillé, dévoré par deux histoires, qui se suivent de près sans jamais se rencontrer … Il a longtemps été perdu entre vivre son présent ou vivre son passé. Non pas que cela ait de la valeur à présent …

Je t’ai cherchée, partout.
Parmi la foule, entre les gens.
Toi, et ta robe, verte et soie.
Toi et ton sourire radieux.
Toi et ton visage rayonnant.
Je t’ai cherchée, m’as-tu menti ?
Qui es-tu vraiment, me l’as-tu dit ?

Le crépuscule est magnifique, par ce jour au ciel dégagé. Peu de nuages, par ici. L’air est plus pur encore qu’à Oxford, et certainement plus pur qu’à Londres. Il n’y a que la beauté du soleil qui meurt, lentement, jusqu’à sa renaissance le lendemain. La vie … La mort … Que veulent dire ces choses pour tout ce qui n’est pas l’Homme ? Existent-t-elles réellement dans un monde où tout semble se réinventer au fil des jours, des années, des millénaires ?

Un soupir se dégage, brassant ce même vent que toutes les paroles de tous les candidats ayant jamais foulé le sol de cette émission ont la fâcheuse tendance de brasser avec dévotion. Lui ne brasse pas. Il se contente de dire ce qui est vrai.

Et il est vrai
Que je t’aime
Que je t’aimais …
et t’aimerai …
et
cela
pour
L ’ É T E R N I T É.

Mais il ne s’en va pas, ce garçon au nom de mouche qui fricote avec celui à la tête de mouche. Finalement, nom-de-mouche décrète qu’il ne semble pas dans son assiette. S’il en avait une, il lui enverrait au visage.

Une assiette en porcelaine, fragile comme l’esprit d’un homme qui n’a cessé d’être battu par la vie.


Mais au lieu de cela, Martin ne dit toujours rien. Son visage se perd simplement, sur l’horizon.

H O r I Z O n
ET
TU
ME
PERDS

ENTRE
LE
MOUVEMENT
DES
VAGUES
QUI
VONT
ET
VIENNENT
ET
DÉFERLENT
sur
L’HORIZON


Bugi dit alors quelque chose. Encore une fois, Martin ne l’écoute pas. Tu n’écoutes jamais. raillait-elle en souriant. Elle plaisantait sans se rendre compte du point auquel ce qu’elle disait était vrai. Mais Martin finit par parler, les yeux toujours rivé sur cette bague du malheur, cette blague de son coeur.

Elle aurait adoré être ici.

De laquelle parle-t-il ? Probablement des deux.
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