[MER - 09:17] we dem boyz.

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MessageSujet: [MER - 09:17] we dem boyz.   Lun 23 Oct - 2:03

WE DEM BOYZ
@eyal

9:08. J'ai presque dix minutes de retard par rapport au rendez-vous initialement fixé avec Eyal, ce matin, et je n'ai même pas d'excuse logique et concrète à lui présenter, en plus de mon plus beau sourire qui lui sera évidemment adressé pour qu'il accepte de me pardonner. C'est complètement con, je n'ai juste... pas vu l'heure, en fait, en allant prendre mon petit déjeuner ce matin. Ni en me réveillant, plus tard que d'ordinaire. J'ai la tête un peu ailleurs, comme depuis plus d'une semaine à vrai dire, partagé entre ce qui se passe de positif, et le plus négatif dans l'histoire. Et, comme depuis plus d'une semaine encore une fois, le positif et le négatif ont tendance à converger vers les mêmes raisons à chaque fois. Des soupirs las, j'en lâche plus souvent que d'ordinaire quand je repense à la décision d'Achille de se porter volontaire pour être nominé encore une fois. De ce que j'ai compris, ça n'était clairement pas validé par toute la team avant d'être énoncé à tout le monde et, en entendant l'annonce faite, j'ai clairement eu l'impression de blêmir un peu. C'était reparti pour une semaine, passée dans le même équilibre branlant que la semaine dernière, avec la même inquiétude, et la même humeur vacillante d'un moment à un autre, en fonction de ce vers quoi mes pensées décident de se tourner. Mais je dois faire avec, et je le comprends rapidement. Quoi qu'il en soit, en remontant de la cuisine jusqu'à ma nouvelle chambre, justement offerte par Eyal à la fin du prime, dans une discrétion toute relative – basée sur des regards équivoques et des sourires en coin dont on connaît tous le sens caché, mh –, je me dirige directement vers ma valise et enfile un short de sport, un t-shirt et un sweat à capuche par-dessus, histoire de ne pas me chopper la crève en m'avançant dans les couloirs une fois la séance terminée. J'enfile mes baskets, de sport là aussi, bien plus adaptée que celles de ville, et j'attrape une serviette avant d'entreprendre une nouvelle descente des escaliers. Je m'avance vers la porte de la salle de sports quand je capte que j'ai oublié une bouteille d'eau, pourtant essentielle dès qu'il est question d'aller s'entraîner un peu. Détour par la cuisine, je gratte encore quelques minutes de retard et je m'attends à me faire doucement sermonner par l'espagnol quand, enfin, j'arriverais sur place. Plus que quelques pas me séparent de la porte tant attendue, que je pousse finalement d'un air qui se veut terriblement fier... quand pourtant, je le rappelle, je me suis ramené avec un peu plus d'un quart d'heure de retard. Un sourire au bord des lèvres, je ne me laisse pourtant pas abattre et je me dirige vers Eyal pour taper un peu mon poing contre le sien en guise de salut. « Désolé du retard, des embouteillages sur la route. » je lance avec un sourire en coin et un bref haussement d'épaules pour tenter de dédramatiser un peu. J'ose espérer qu'il parviendra à me pardonner cet horrible affront que je lui ai fait, mais j'ai tendance à ne pas trop en douter ; je vais me faire vanner, ça c'est sûr, mais je peux encore m'en contenter sans trop de problèmes, de ce point-là. Assez rapidement, je retire mon sweat et le laisse tomber dans un coin de la salle, avec ma bouteille, avant de me diriger vers les tapis de course pour m'échauffer un peu. « Bon, t'aurais pas des trucs à me raconter, mh ? » Je tourne la tête vers lui pour le regarder de haut en bas, l'air de dire que s'il a l'œil pendant les primes, moi, je sais tendre l'oreille. Et cette même oreille a capté bien des messages pendant la rubrique de Jenna. Une main posée sur mon cœur, alors que je commence à courir à un rythme assez faible pour le début, je secoue la tête pour montrer toute la consternation dont je fais preuve maintenant. « Franchement, ça me brise le cœur de ne pas avoir été le premier au courant de ça. Alors que moi, je suis venu t'en parler assez rapidement. Et tu étais le premier. » Quelle déception. Peut-on encore ne serait-ce que compter sur ses amis, aujourd'hui ? Le doute est permis, quand je vois qu'autant de cachotteries existent entre nous. L'espace d'un instant, alors que mes jambes s'agitent toujours sur la machine, je me demande si je devrais vraiment lui raconter les détails du rencard avec Achille, qui pourtant valent assez bien le détour, je pense.

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MessageSujet: Re: [MER - 09:17] we dem boyz.   Lun 23 Oct - 18:22

Eyal l'avait toujours dit, il avait une horloge à la place du cerveau et chaque seconde de son temps se devait d'être employée à bon escient. C'est pourquoi il avait une telle aversion pour les retards, n'appréciant ni d'attendre ni de faire attendre. Mais ce matin, c'est un Eyal peut être un peu plus compréhensif qui attendait au milieu de la salle de sport que son pote Bugi daigne le rejoindre comme c'était prévu. Parce que l'espagnol n'était pas sans savoir que son camarade avait maintenant durablement l'occasion de partager une chambre avec Achille – et pour cause, c'est lui-même qui lui avait cédée son ancienne chambre de l'aile ouest, ne se sentant pas d'y laisser des affaires après le départ de Constance – et donc naturellement de traîner au lit avec lui le matin. Et parce qu'il avait toujours fait preuve de bienveillance avec Bugi vis à vis de cette histoire, il ne se voyait pas l'attendre avec un fouet à la main ni lui faire la morale alors que lui-même était bien placé pour savoir que certains matins, on irait bien traîner un peu plus longtemps entre des bras qui nous réchauffaient mieux que n'importe quelle couverture. Il s'efforçait donc de prendre son mal en patience en l'attendant, profitant d'être déjà sur place pour commencer à s'étirer pour mettre ses muscles en condition. Une certaine nostalgie s'empara alors de lui tandis qu'il repensa à la fois où Constance et lui avaient partagé une danse dans cette même salle, parce que c'était un moment qui avait compté pour lui et qu'à défaut d'avoir eu elle et lui assez de temps pour parfaitement bien se cerner, il savait qu'au moins elle avait aperçu un petit bout de celui qu'il était réellement et qu'elle était peut être partie avec une autre impression que celle qu'il avait pu lui faire au départ. La porte de la salle s'ouvrit finalement et le tira de ses réflexions, faisant naître un sourire amusé sur les lèvres de l'espagnol lorsque Bugi débarqua avec une allure fière, pas tellement celle d'un type qui aurait fait attendre son pote pendant plusieurs minutes. Le bougre, il l'avait mal habitué en lui faisant sentir qu'il lui portait déjà trop d'affection pour lui tenir rigueur de quoi que ce soit, et Bugi en jouait allégrement. Alors, l'espagnol prit tout de même un air sérieux au moment d'accueillir son excuse, croisant les bras sur son torse et levant le menton. « J'étais sur le point de lancer un avis de recherche, je te signale. Ou de suspecter Hawa de t'avoir séquestré dans un coin. Parce que mon petit doigt me dit que ça a pas du lui plaire de te voir changer de chambre. » Il émit un rire, croyant savoir l'essentiel de la relation qui unissait Bugi et Hawa et supposant que ce serait bien le genre de la blonde, de se plaindre de l'écossais pour finalement se rendre compte qu'elle était malgré tout attachée à leur petite cohabitation. Bugi et lui avaient évoqué l'idée d'une Hawa métamorphosée en veuve éplorée quelques semaines plus tôt, et si ça se trouve, la réalité risquait cette semaine de rejoindre la fiction. Observant Bugi se rapprocher d'un des tapis de course, Eyal fit de même avant que la prochaine remarque du roux ne lui fasse étirer un nouveau sourire. Voyez-vous ça. « Je me disais bien que tu t'étais pas fait beaucoup désirer pour participer à cette séance de sport matinale, ça cachait forcément quelque chose. » Il souffla, l'air faussement suspicieux, grimpant sur son tapis avant de mouver la tête, l'air de dire « j'aurais du m'y attendre », parce que oui, il se doutait que certains sujets seraient mis sur la table à l'occasion de cette séance et qu'il n'avait pas de mal à imaginer ce que Bugi avait en tête, compte tenu de ce que Jenna avait lourdement sous-entendu au sujet de sa semaine avec Abbi... La preuve, sa prochaine réflexion lui valut de réprimer un rire, parce que cette semaine c'était à lui d'endosser le rôle du pote à qui on avait caché des choses. Eyal tourna alors son visage vers le sien, prêt à panser ses plaies. « Bon, bon, j'avoue que sur ce coup-là j'ai pas assuré, t'as le droit de te sentir trahi. Mais pour ma défense, la semaine dernière je pouvais pas trop te mettre dans la confidence sans risquer qu'Abbi entende tout, or y'a des trucs que je dirais à mon pote mais que je dirais pas forcément si ma copine est là, tu comprends. » Après tout ils étaient des mecs, ils se racontaient des tas de trucs qui iraient parfois heurter la sensibilité de ceux qui débarqueraient au beau milieu de leurs conversations, alors c'est sûr qu'il voyait où il voulait en venir. « Mais dis-moi, qu'est-ce que tu veux savoir ? » L'espagnol ajouta, dans un regard en coin, avant de reprendre un air innocent et de reporter son attention sur sa machine. « Parce qu'il me semble que tu me dois aussi des détails, et sur plus d'un dossier. » Qu'est-ce qu'il croyait, qu'il avait oublié leur échange de la semaine dernière et son lot de révélations ? Que nenni, il le connaissait maintenant assez pour savoir qu'Eyal ne le laisserait pas non plus s'en tirer si facilement, eh non.

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MessageSujet: Re: [MER - 09:17] we dem boyz.   Mar 24 Oct - 1:35

Je sais parfaitement qu'Eyal a tendance à être à cheval sur beaucoup de choses, et c'est tout à son honneur : la loyauté, l'amitié, la sincérité, la ponctualité, Abbi... autant de choses, parmi beaucoup d'autres, sur lesquelles il a tendance à être ainsi, et quiconque lui parlera et s'intéressera un tant soit peu à lui pourra s'en rendre compte, plus vite encore qu'en un battement de paupières. Et, au même titre que je sais ça, je sais également qu'il ne va pas apprécier mon retard à notre petit rendez-vous, autant là pour le sport que pour notre plaisir personnel à se raconter nos vies et faire le point sur nos aventures. Adieu la bière, pour cette fois j'ai bel et bien accepté de lui concéder une matinée à la salle de sports, et peut-être que la raison à mon retard se trouve aussi là-dedans : j'ai une flemme monstrueuse à me lever ce matin. Ma nuit a été courte, suite au rencard que j'avais promis à Achille la semaine dernière, et j'ai à peine eu le temps de commencer à récupérer de la fatigue que j'avais accumulé au cours de la nuit presque blanche que l'on a passé tous les deux. Alors c'est vrai que ce matin, j'ai eu du mal à me retirer de son étreinte, quand même lui a renoncé à aller courir. Bouger de ses bras et de notre couette a été une réelle épreuve pour moi et, une fois mes pieds posés sur le sol de la chambre, je n'ai pas ressenti quelconque montée de motivation à y aller. J'aime le sport, n'allez pas vous méprendre. Mais j'aime aussi pouvoir prétendre à une grâce matinée de temps à autre et, ce matin, j'aurais aimé pouvoir en faire une. Après avoir baillé aux corneilles en prenant mon petit-déjeuner, j'ai finalement pris la direction de la salle de sport, dans les bons habits, un peu plus réveillé grâce aux deux cafés que j'ai bus et qui, déjà, accélèrent un peu mon rythme cardiaque. Je me sens plus d'attaque à le rejoindre et à prétendre à un entraînement sportif maintenant. D'un côté puis de l'autre, je fais craquer ma nuque, puis mes vertèbres, jusqu'à sentir mon dos se libérer de l'engourdissement provoqué par mon absence de mouvements dans mon sommeil. En arrivant dans la salle, je me pare de mon plus beau sourire, lui adresse en prétextant au passage quelques embouteillages sur la route pour tenter de faire passer un peu mieux la pilule auprès de l'espagnol. J'ose espérer qu'il me pardonnera assez vite, comptant beaucoup sur notre sorte de bro-code non formulé pour que ça puisse arriver. « Hawa ? Elle est démolie, tu penses. Tu te souviens de l'histoire de la veuve épleurée ? Eh bah, c'est pile ce qui s'est passé quand je lui ai annoncé que je débarrassais le plancher de notre chambre pour aller m'installer avec un autre. » Évidemment que je rigole : ses larmes, je n'ai pas eu l'occasion d'y assister, mais je suis certain qu'elle a juste tenté de les ravaler jusqu'à ce que je m'en aille pour enfin ouvrir les vannes. Je la comprends, chacun sa fierté, et moi non plus je n'ai pas très envie de me mettre à pleurer devant les autres. « En tout cas je suis ravi de savoir que mon sort t'intéresse au point que tu veuilles te lancer à ma recherche. Mais, t'en fais pas, malgré mon retard inquiétant, j'étais en sécurité. » Face à mes deux cafés et mes tartines, histoire de me réveiller un peu plus. Pas de grands risques pour un grand garçon comme moi, quand bien même j'ai beaucoup soufferts de ma séparation d'avec mon confort un peu plus tôt dans la matinée. Mais, comme tout homme courageux se doit de faire, je m'en remets doucement. Par contre, j'ai beaucoup plus de mal à me remettre de la trahison de celui supposé être comme un frère pour moi – sans exagération, n'est-ce pas – et des cachotteries qu'il a osé me faire. Claquant ma langue contre mon palais, je secoue la tête comme signe de désapprobation. « Trahison, disgrâce. » Ah, ça y est, Achille déteint sur moi. « J'en ai trop attendu de toi, apparemment. Quelle douleur que de le constater, je ne sais même pas si je vais m'en remettre un jour. » Pour le prix du meilleur comédien de l'année, où dois-je aller ? Je me trahis tout seul, finalement, en esquissant un petit sourire au coin de mes lèvres, et en haussant distraitement les épaules. « Elle passe pour cette fois, ton excuse, mais seulement pour cette fois. Et pour les peines, raconte-moi tout ce qu'il y a à raconter, je te prie. » Pourquoi je fais ça ? Je sais que je vais avoir droit au même traitement, qu'Eyal ne se gênera pas une seule seconde pour me faire vivre la même chose et que moi, par contre, je suis beaucoup plus pudique que lui. Je pince un peu des lèvres à cette idée, alors que l'interrogatoire semble déjà commencer un peu, au vu des « dossiers » qu'il évoque. Je soupire légèrement, acquiesce un peu. « Je plaide coupable mais, je t'en prie, aies un peu de pitié pour ma pudeur. » Je lui lance un regard appuyé, qui a beau être assez drôle à voir, ne cache pourtant pas franchement de mensonge derrière. À voir si Eyal est prêt à m'épargner l'idée de lui raconter notre première nuit passée ensemble... de cette façon, avec Achille. Surtout lorsqu'il apprendra qu'il n'a pas manqué des informations sur un rencard, mais bel et bien sur deux.

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MessageSujet: Re: [MER - 09:17] we dem boyz.   Mer 25 Oct - 1:22

Bugi était malin, il n'avait pas mis bien longtemps à comprendre que son statut de grand pote lui conférait des privilèges qu'Eyal n'irait pas nécessairement accorder à d'autres, comme une tolérance et une patience poussées au maximum de leurs capacités. Alors le bougre avait du se dire qu'il pouvait bien arriver en retard à leur petite séance de sport matinale, puisque de toute façon l'espagnol ne pouvait pas se passer d'un pote de son rang ni lui faire la tête plus de cinq minutes. Ah, pour sûr qu'il l'avait mal habitué, il en prenait conscience maintenant qu'il attendait comme un idiot au milieu de la salle que ce brave Bugi daigne le rejoindre. C'était de sa faute, il lui avait offert son amitié, son cœur et les tréfonds de son être en pensant qu'il n'aurait jamais à le regretter, et aujourd'hui il ne pouvait s'en prendre qu'à lui-même et à sa trop grande dévotion pour les autres. C'était ça, les dépendants affectifs. Ça avait tellement besoin des autres et de maintenir un lien solide, et tellement peur d'être abandonnés, que ça se donnait à trois-cents pour-cents sans penser à se protéger. Et voilà le résultat : un Eyal désemparé au milieu des machines, qui imaginait déjà Bugi lui préférer la chaleur des étreintes d'Achille, autant dire que s'il tenait toujours debout malgré ce coup dur, c'est uniquement parce qu'il voulait garder la face. D'autant plus qu'au moment où la porte s'ouvrit enfin sur la silhouette de l'écossais, c'est presque sans l'ombre d'un remord que le roux excusa son retard, visiblement pas accablé par la culpabilité. Bon, au moins il était venu, ça prouvait qu'il ne l'avait pas encore complètement oublié. Une maigre consolation pour l'espagnol qui eut au passage une pensée émue pour Hawa, l'ancienne compagne de chambre de l'écossais, qu'il imaginait vivre assez mal le récent déménagement de ce dernier. Et à la confirmation du roux, il eut du mal à ne pas rire. « Merde, tu crois que je devrais lui faire parvenir une couronne de fleurs ? Après tout, tout ça c'est un peu de ma faute. Je me sens comme un ado qui aiderait son meilleur pote à tromper sa copine en lui filant les clés de sa baraque pendant que ses parents sont au boulot. » Bon d'accord, la situation était quand même un peu différente étant donné qu'il n'avait fait que proposer son ancienne chambre à Bugi pour qu'il puisse y dormir en toute tranquillité avec Achille, et sachant que la question d'une potentielle idylle avec Hawa avait déjà été soulevée. Mais quand même, une petite partie de lui culpabiliserait presque d'avoir condamné la blonde à une solitude forcée, parce qu'il n'était pas dupe, il sentait bien qu'elle tenait un peu plus à cette histoire de cohabitation qu'elle le laissait croire. « Comme si j'avais l'habitude de me désintéresser à ton sort ! Mais je me réjouis que tu sois indemne, oui, parce que ce matin c'est pas prévu qu'on chôme toi et moi. » Petit regard en coin, l'air de dire qu'il ne comptait pas uniquement bavarder comme ils aimaient tant le faire tous les deux. « Et si tu veux punir quelqu'un, choisis William, c'est à cause de lui que la semaine dernière j'ai presque pas pu m’entraîner. » Et donc qu'il comptait cette semaine rattraper le temps perdu, après avoir passé plusieurs jours enfermé dans un costume pas forcément pratique pour soulever de la fonte ou monter sur une machine sans risquer de provoquer un drame et donc la colère du Maître. Une colère qui toutefois aurait eu du mal à rivaliser avec la déception affichée par Bugi, qui semble-t-il avait tendu l'oreille pendant le prime et compris qu'il y avait quelques petites choses qu'Eyal s'était bien gardé de lui dire, au sujet d'Abbi et lui notamment... Et face à l'état à peine teinté d’exagération de Bugi, l'espagnol eut bien du mal à ne pas compatir, n'est-ce pas. « Attends, je dois avoir un mouchoir quelque part par là... » Il souffla, les lèvres pincées comme s'il contenait son émotion face à la détresse apparente de son pote, alors qu'au fond de lui c'était probablement un fou rire qui menaçait de l'emporter. Il se justifia alors, prétextant n'avoir pas osé lui en parler quelques jours plus tôt puisqu'il était encore lié à Abbi. Une excuse qui sembla apaiser Bugi, mais ne fit sans doute qu'ajouter à sa soif de détails. Alors, Eyal poussa un doux soupire, faussement résigné. « Bon, bon, mais tu m'en voudras pas d'être un peu moins trash que Jenna, hm ? Parce que j'oublie pas que y'a quand même autour de 2% de chance pour que mes parents tombent un jour sur cette séquence. » Donc autant lui pardonner tout de suite de ne pas rapporter les faits avec autant de... précision que la chroniqueuse. Tournant son visage vers celui de Bugi, l'air paisible, il reprit. « En fait, c'était pas quelque chose de prémédité. Enfin, je te surprendrais sûrement pas en te disant que j'y ai souvent pensé et que j'en avais même clairement envie depuis qu'on a commencé à vraiment se rapprocher, Abbi et moi, mais... je le pensais vraiment quand je t'ai dit que je voulais pas prendre le risque de déconner en allant trop vite, et après ce qu'Abbi m'a confié... tu sais, ce que Jenna a cru bon de partager avec tout le monde, je crois que j'aurais eu peur d'avoir l'air de sauter sur l'occasion. » C'est que contrairement à Jenna, il ne s'était à aucun moment amusé des révélations d'Abbi, alors oui, il s'était fait violence pour qu'elle ne le prenne pas pour un mec à la libido incontrôlable, quand bien même un détail avait vite fait de trahir le fait que ses aveux ne l'avaient pas laissé indifférent. « Mais tu sais combien j'espérais qu'elle ferait le second pas, alors quand elle m'a envoyé ses signaux, j'ai arrêté de me poser des questions et j'ai foncé. » C'est là qu'il s'était dit qu'ils étaient sur la même longueur d'ondes et partageaient les mêmes envies, après plusieurs semaines à se tourner autour, à se rapprocher, à s'avouer la place qu'ils prenaient peu à peu l'un pour l'autre. Là, qu'il s'était laissé porté par la légèreté du moment, en arrêtant de réfléchir comme Abbi le lui avait demandé, parce qu'après tout c'était aussi clair pour lui que pour elle et que cette nuit, loin d'être une envie passagère et rapidement oubliée, avait en fait été la concrétisation de pas mal de choses pour eux. C'est sans doute pour ça qu'il en parlait non pas comme un homme fier de confier à son pote qu'il avait conclu, mais bien comme quelqu'un qui repensait à cette soirée avec une vraie nostalgie, et une certaine exaltation, oui, c'est vrai. « Mais c'est pas tout ce qui t'intéresse, je me trompe ? » Il reprit, son regard taquin vrillé vers Bugi, et d'un ton suffisamment équivoque pour qu'il devine à quoi il faisait plus précisément référence, avant de s'autoriser à lui rappeler que derrière ses grands discours, lui aussi lui devait des détails sur plusieurs dossiers. Bugi évoqua sa pudeur, mais l'espagnol mouva la tête. « Je pensais que tu me connaissais mieux que ça, Bugi, là c'est moi qui déchante. » Parce que croyait-il vraiment qu'il le laisserait s'en sortir si facilement, après s'être ouvert à lui ? Non, Bugi ne pouvait pas avoir oublié sa persévérance quand il voulait savoir quelque chose. « Trêve de plaisanterie, je compte pas t'arracher les vers du nez ni te faire la tête si tu veux garder certaines choses pour toi, mais je compte pas non plus aller tout répéter à Britta, si c'est ça qui t'inquiète. Tu sais très bien qu'à ce niveau-là tu peux exiger de moi une totale discrétion. » Cette fois son ton se fit plus sérieux, et son regard plus complice, parce qu'il savait que Bugi et lui n'étaient pas complètement semblables à ce niveau-là, que pour le roux c'était souvent plus compliqué de dire les choses, parce que leurs parcours personnels avaient leurs similitudes comme leurs différences. Toutefois, Eyal garda espoir. « Allez, tu vas pas me laisser comme ça alors que tu m'as doublement teasé la semaine dernière. Tu veux que mon cœur lâche ou quoi ? » Un rire lui échappa, cette fois, tandis qu'il fit brusquement mine de subir sa course, comme si son cœur menaçait d'imploser sous le coup du suspense, parce que pour lui, l'attente durait depuis des jours et des jours, rappelons-le.

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MessageSujet: Re: [MER - 09:17] we dem boyz.   Sam 28 Oct - 13:49

Une fois mon retard justifié – très sérieusement, n'est-ce pas –, je m'approche finalement d'Eyal pour taper doucement mon poing contre le sien en guise de salut, un sourire au coin des lèvres en captant qu'il n'est pas franchement dupe quant aux raisons de mon absence au début de la séance. Quand bien même je pense qu'il se fourvoie un peu et s'imagine plus que ce qui s'est réellement passé, vu le regard qu'il me lance. Mais je n'ai pas spécialement envie de le détromper, je préfère attendre de voir s'il va m'en parler de lui-même ou non ; et je me dis qu'il comprendra bien vite le vrai déroulement de ce début de matinée au fil de notre conversation, de toute façon. Prêt à suspecter Hawa de m'avoir kidnappé pour, apparemment, me garder pour elle et pour notre cohabitation haute en couleur, Eyal paraît convaincu quand je lui annonce qu'elle est bel et bien éplorée, comme on l'avait supposé il y a quelque temps si je venais à disparaître de notre chambre commune. Elle m'a l'air totalement démolie par mon départ, et ça me ferait presque culpabiliser d'avoir mis mes affaires ailleurs. Presque. Parce que je ne suis pas dupe non plus et que j'ai bien rapidement capté les changements qui avaient opéré dans la chambre, comme le fait qu'elle se soit installée plus aisément dans les placards à peine une soirée après mon départ. Quoi qu'il en soit, j'ai mis un point d'honneur à la réconforter comme je le pouvais, histoire d'aider la pilule à passer et de ne pas trop la décevoir, m'voyez. « Si tu fais ça, évite des fleurs à épines. Parce que tu la connais, elle est tellement mal qu'elle serait capable de te la renvoyer en pleine figure, la pauvre. Faudrait pas te crever un œil avec cette histoire. » J'ignore si Abbi apprécie le délire d'un homme borgne et d'un petit bandeau pour cacher le choc de l'orbite abîmée, alors autant éviter de provoquer une telle situation. Quant à la question du pote qui m'aide à tromper ma copine en me filant les clefs de chez lui... disons que l'idée d'une potentielle idylle avec Hawa a déjà rapidement été révoquée, encore une fois pour le plus grand malheur de la blonde, évidemment. Je me contente alors de rire un peu, et de hausser légèrement les épaules sur ce point-là, l'air de lui dire « que veux-tu ? » après tout. Je lui fais remarquer en tout cas que j'apprécie sa façon de s'inquiéter pour moi, et pouffe un peu de rire. « Monsieur est en manque d'endorphine ? Pourtant il me semble que tu suis un autre genre d'entraînement, avec une autre partenaire. Tu sais, ça peut sans problème être considéré comme du cardio, ça. » J'acquiesce d'un air entendu, clairement convaincu de ce que j'avance. À croire que lui, comme moi, avons repris les sessions de training avec ce matin, dans ce cas-là. « Mais remettre la faute sur les épaules de ce pauvre vieux William, je ne suis pas sûr que ça soit très juste, ça, Eyal. » Sourcils exagérément froncés, j'appuie mon regard dans sa direction et lui fais finalement un petit sourire, pour oublier tout ça. Ça ne sert de toute façon à rien de trop s'attarder sur la question, mh ? Dans tous les cas, c'est bien pour s'entraîner qu'on a décidé de se rejoindre ici, même si je ne suis pas sûr de pousser l'effort autant que lui ; parce que moi, a contrario de son cas, j'ai eu l'occasion de venir m'entraîner un peu au cours de la semaine passée. Histoire de passer à autre chose, j'évoque avec lui la trahison que je ressens quant au fait qu'il ait autant gardé pour lui des informations que je pensais être en droit d'avoir. Je secoue la tête et esquisse un geste de la main dans sa direction pour refuser le mouchoir qu'il me propose, désapprouvant cette fausse sympathie pour le désespoir qui m'envahit aussi subitement que violemment. Franchement, Eyal, tu n'as pas assuré sur ce coup, et il faudra pour toi que tu l'assumes, ce travers dans notre relation pourtant si idyllique jusqu'à maintenant. J'attends alors d'avoir le droit d'entendre ces fameuses choses qu'il a à me raconter, le menton haut pour montrer toute la dignité que je garde dans cette histoire, malgré le malheur qui s'est emparé de moi. Nouveau geste de la main pour lui dire de continuer quand il m'annonce qu'il sera moins trash que Jenna, ça passera. Puis petit à petit, je me laisse redevenir plus sérieux, et j'écoute avec une attention réelle ce qu'il me dit ; j'esquisse même un sourire assez doux, voire tendre, dans sa direction en le détaillant. « Tu sais, je pense que la plupart des mecs auraient eu envie de lui sauter dessus si elle leur avait dit ça, donc t'aurais pas eu à t'en vouloir si jamais. Mais je comprends la réflexion, et c'est tout à ton honneur. » J'acquiesce doucement à mes propres paroles pour les appuyer un peu. Je sais comment Eyal fonctionne, comment il réfléchit. À force de passer une bonne partie de mon temps avec lui, j'ai pu imprimer sa façon de faire et d'être, à mesure que les jours ont passé et que les conversations ont défilé. Et je sais aussi que la relation qu'il entretient avec Abbi prend un tournant auquel il ne se serait pas attendu et qu'il ne voudrait pas briser non plus. Un sourire au coin des lèvres, je le détaille. « Et du coup, j'imagine que tu as passé une assez bonne nuit, je me trompe ? » Regard appuyé et sourire en coin, je rajoute la petite pointe de lourdeur qu'on attendait tous, parce que je sais qu'il aurait été clairement déçu si j'étais passé à côté de l'occasion. Et encore, ça reste très, très soft. Je réalise rapidement ce qu'il peut bien se passer dans sa tête à ce moment-là, quand il me raconte tout ça. Avec son expression, son sourire, et ce « quelque chose » qui brille dans son regard et qui me fait sourire un peu plus encore quand il souligne le fait que ça ne doit pas être la seule chose qui m'intéresse. Je souris doucement. « Non, c'est vrai, et tu y as échappé belle la semaine dernière. T'es clairement entrain de tomber amoureux d'elle, pas vrai ? » Alors même que je ne l'ai jamais vu amoureux avant, je reconnais certains signes qui ne trompent pas. Et ça me fait plaisir pour lui, de le voir aussi bien dans son couple avec Abbi. « Mais je connais déjà la réponse, à mon avis. » Je souffle en haussant un peu les épaules. Pourtant, je me dis qu'Abbi n'a pas suivi spécialement mon conseil, pour l'instant. Parce que je sais que si elle lui avait parlé de l'histoire avec Aryel, Eyal l'aurait déjà évoquée, surtout quand à côté on parle de quelque chose aussi intime que leur première nuit d'amour. Je soupire légèrement sans rien dire, laisse le sujet dériver sur mes histoires personnelles. Dès le début, je lui demande d'avoir de la pitié pour ma pudeur quant aux questions qu'il pourrait me poser, histoire de ne pas rendre la conversation malaisante, voire désagréable. « Je sais bien que t'irais pas le raconter à Britta, t'en fais. » Je réponds avec un petit sourire, parce qu'effectivement, je sais que je peux avoir réellement confiance en Eyal par rapport à ça. Il sait qu'on n'agit pas de la même façon lui et moi, qu'on n'a pas les mêmes réflexes, les mêmes habitudes, et que de mon côté, parler de ce qui se passe dans ma vie privée n'est pas quelque chose d'aisée. Je finis par rire un peu, hoche la tête. « J'ai quelques trucs à te raconter, oui. » Je prends le temps de marquer une petite pause pour trouver comment tourner mes phrases, quels mots choisir, et surtout comment ne pas me bloquer en plein milieu. Puisse hausse un peu les épaules. « C'est arrivé quand il s'est installé dans ma chambre, après le prime. C'était pas prémédité non plus, je pensais clairement pas qu'il en aurait envie aussi vite. » Après tout, j'avais déjà deviné qu'il n'était pas franchement... expérimenté, on va dire. « C'est arrivé naturellement. Il m'a demandé de le déshabiller et s'ensuivit ce que tu sais déjà. » Je souris un peu en racontant ça, sans vraiment m'en rendre compte sur le coup. Pourtant, mes lèvres s'étirent bien, mon regard se perd un peu sur la machine, et je marque une nouvelle pause sans vraiment le décider moi-même. « Je sais que ça peut paraître un peu cliché de dire ça mais c'était vraiment... génial ? » Un rire un peu nerveux passe la barrière de mes lèvres alors que je hausse un peu les épaules. Vraiment, m'étendre sur le sujet n'est pas ce qui me met le plus à l'aise. Pourtant, je ne m'arrête toujours pas de sourire doucement, finement. « On a aussi eu notre rencard mercredi soir, du coup. La production avait mis les petits plats dans les grands, si t'avais vu ce qu'ils nous ont préparé. On avait carrément une barque, avec un repas cuisiné par un grand chef, vegan. C'était dans un endroit de l'île où on va pas souvent en plus donc on était sûrs d'être tranquilles. C'était super, l'intimité que ça nous permettait d'avoir malgré les caméras. » Le fait de se retrouver vraiment en tête à tête, assurés de ne pas avoir la présence d'autres candidats qui viendraient s'immiscer auprès de nous. Je sens que mon sourire s'étend un peu plus et c'est là, je crois, que je réalise qu'il était déjà sur mes lèvres depuis que j'ai commencé à en parler. Je tourne à nouveau la tête vers Eyal, sans m'en défaire. « Je lui avais promis de lui montrer ce que ça aurait été, un rencard que j'aurais organisé. Beaucoup moins fastidieux et romantique, mais bon. Du coup on a eu notre, entre guillemets, « deuxième rencard » hier soir. » Information surprise pour Eyal, pour ce coup, à qui je n'avais pas parlé de la petite soirée que je préparais pour Achille et moi, certes avec moins de possibilités d'intimité, mais toujours aussi... géniale, oui, comme il était là, avec moi.

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MessageSujet: Re: [MER - 09:17] we dem boyz.   Lun 30 Oct - 17:48

Qui aurait cru que cette plaisanterie qui voulait qu'Hawa se transforme en veuve éplorée rejoindrait brusquement la réalité une fois l'écossais parti dans une autre chambre ? Parce que c'était maintenant sûr, tous les airs qu'elle se donnait jusqu'ici pour qu'on n'aille surtout pas croire qu'elle était attachée à sa cohabitation avec Bugi ne dupaient plus personne : Hawa était une femme blessée qu'on avait injustement laissée sur le bas-coté, et Eyal pouvait déjà sentir que cette histoire lui causerait de durs problèmes de conscience. Parce qu'après tout, c'était de sa faute tout ça. Alors, que faire pour adoucir sa peine et essayer de se faire pardonner ? Lui faire parvenir une couronne de fleurs ? Une idée attrayante sur le papier, mais qui présentait certains risques, comme le fit remarquer Bugi. « Pas con, du coup tu me conseillerais plutôt de lui offrir un petit arbuste, genre banzai ? Ou alors de carrément opter pour une valeur sûre, style une belle boite de chocolats ? Parce que quand j'y pense, Hawa a pas l'air d'être le genre de filles à raffoler des fleurs, c'est sûrement trop... traditionnel pour elle, non ? » Il disait ça simplement parce qu'elle lui donnait l'impression d'être une fille très moderne, qui ne s'encombrait pas des mêmes envies que pas mal de femmes de son âge. Après oui ça ne l'étonnerait pas qu'un bouquet de fleurs soit un peu trop désuet pour elle. « Remarque, vu qu'elle est mannequin elle ferait peut être que les admirer, les chocolats. Mais ce serait déjà ça. » Parfaitement, oui, parce qu'on sous-estimait l'impact positif que pouvait déjà avoir la simple vue d'une jolie boite de chocolats sur une femme, et qu'ici en l'occurrence tout serait bon à tenter pour remonter le moral de leur camarade. Parce que si c'était une question de calories, aucun souci, eux pouvaient très bien se dévouer pour grignoter ce dont elle ne voudrait pas. Mais ce, uniquement dans un souci de générosité. Après tout, des matinées comme celle-ci permettaient aussi de brûler ce genre d'extras, et la remarque de Bugi au sujet d'Abbi valut bientôt à l'espagnol de lâcher un rire. Oh bon sang, il devenait presque aussi lourd que lui, à son contact. « Eh bien quoi, personne n'a décrété que mes efforts pour garder une super forme physique devaient s'arrêter aux frontières de cette salle, si ? Tu l'as dit toi-même, c'est tout aussi bon pour la santé, si ce n'est plus. » Lui aussi usait pour le coup d'un ton très équivoque, et de ce petit regard grâce auxquels ils se comprenaient toujours, dans ces cas-là. « Et encore plus motivant. » Il ajouta même, toujours rieur, dans un air faussement innocent. En effet, oui, son entraînement parallèle avec Abbi sollicitait son endurance dans un contexte un peu... différent, et ne suivait pas exactement les mêmes règles qu'avec Bugi, mais parions que l'écossais ne voudrait pas qu'il en soit autrement et que dans cette histoire sa place lui allait très bien. Par la suite, Eyal poussa un long soupire. « J'oubliais, on dit pas de mal du patron. Rappelle-moi combien il te paie pour jouer les doublures de Jenna à mi-temps ? » Référence à l'un de leurs premiers échanges, quand il l'avait rencontré dans la tour de Jenna et avait découvert qu'il jouait double jeu en s’infiltrant d'une part parmi les candidats, et en jouant d'autre part les princesses pour le compte du Maître. C'est sûr que ça devait lui donner envie de rester loyal, n'est-ce pas. Loyal, cependant, Eyal l'avait été beaucoup moins envers Bugi, à qui il avait caché quelques détails d'importance au sujet de l'évolution de sa relation avec Abbi. Une trahison malheureusement mise en lumière grâce aux révélations croustillantes de Jenna sur le prime, et qui lui valut des remontrances légitimes de la part de son grand pote. L'espagnol tenta d'excuser sa conduite, mais le mal était fait et Bugi semblait incapable de voir plus loin que ce terrible affront. Alors, songeant qu'il lui devait bien de tout lui dire, cette fois, il commença par l'avertir qu'il risquait de se montrer un peu moins trash que la chroniqueuse, cependant, puis débuta son récit. Sa nuit avec Abbi n'était pas préméditée au départ, c'est vrai, parce qu'il avait dit vouloir rester prudent et ne pas donner l'impression de trop s'emballer, mais finalement les choses s'étaient faites avec un naturel incroyable quand il avait compris qu'elle et lui avaient les mêmes envies et que ça signifierait la même chose pour tous les deux. Les révélations d'Abbi, pourtant, lui avaient fait craindre qu'il enverrait de mauvais signaux en sautant sur l'occasion, et la remarque de Bugi lui fit esquisser un maigre sourire. « Je crois que c'est justement là le problème. De la façon dont Jenna a rapporté ça, vous avez pu avoir l'impression qu'Abbi faisait que m'allumer, mais la vérité c'est que je venais de lui confier des trucs un peu personnels, pour qu'elle apprenne à me connaître encore mieux, et que je lui ai demandé de se livrer à son tour sans avoir peur de ma réaction. Et j'ai bien vu, quand elle m'a dit tout ça, que c'était pas un truc anodin mais bien une chose pour laquelle elle a eu peur, l'espace d'un instant, que je la rejette. » Et c'était en ça qu'il avait trouvé dommage que ses paroles soient rapportées de cette façon, parce que sans le contexte c'était difficile de ne pas se faire une fausse idée de leur échange, or à aucun moment Abbi ne lui avait dit tout ça pour le simple plaisir de voir ses joues s'empourprer, il le savait. Eyal émit ensuite un rire silencieux à la supposition de Bugi. Le voilà, le détail qui devait l'intéresser depuis le départ, le coquin ! « Je pourrais dire beaucoup de choses au sujet de cette nuit, mais probablement pas qu'elle a été assez bonne. » Il souffla, malicieux, en reportant son attention sur sa machine comme pour le laisser en déduire ce qu'il voulait, parce qu'après Bugi commençait à savoir comment il fonctionnait et qu'il aimait bien tourner autour du pot. Un peu comme la semaine dernière, quand il s'était vu poser une question loin d'être anodine et avait trouvé le moyen de l'éviter. Une question qui revint alors sur le tapis et qui lui valut de lancer un regard faussement outré à Bugi, qui décidément n'avait pas l'air prêt à lâcher le morceau. Les lèvres d'Eyal dessinèrent un sourire mi-amusé mi-gêné, parce que c'était là un sujet autrement plus difficile à évoquer pour lui que sa nuit avec Abbi, dont il parlait au travers d'allusions sans jamais tomber dans le cru ni se défaire de toute sa pudeur. Ici, il savait qu'il ne pouvait pas y avoir d’ambiguïté, de réponse vague, et surtout que Bugi ne le laisserait pas s'en tirer deux fois de suite. « Je suis clairement entrain... de me dire que t'es un sacré petit malin. » Il souffla alors, dans un rire, en mouvant la tête de droite à gauche avant d'expirer. « Bon. » Il regarda droit devant lui, affichant un fin sourire à la remarque du roux. « Alors je t'étonnerais sûrement pas si je te disais que... oui, j'en ai bien l'impression. » Que oui, il se sentait envahi de quelque chose de singulier, qu'il n'avait ressenti que quelques fois dans sa vie et qui semblait clairement s'apparenter à de vrais sentiments, amoureux donc. « Oui. » Il répéta, en retrouvant le regard de Bugi, avant de plisser les yeux comme pour dire qu'il avait gagné, qu'il pouvait se féliciter de lui avoir tiré les vers du nez. A vrai dire, son échange d'hier soir avec Abbi l'avait déjà fait nettement réfléchir sur la question, au moment où la brune lui avait ouvert son cœur. Il pourrait d'ailleurs en parler à Bugi, lui dire qu'Abbi avait été plus courageuse que lui et avait mis immédiatement des mots sur ce qu'elle ressentait, mais ça risquerait de faire beaucoup de révélations en l'espace de quelques minutes, cet épisode-là pouvait sûrement rester secret encore un petit peu. Bugi, en tout cas, aurait du mal à se cacher derrière sa pudeur maintenant qu'il l'avait incité à se livrer de cette façon, bien qu'il sache de toute manière qu'Eyal irait garder pour lui tout ce qu'il ne voudrait pas que Britta apprenne. C'était une vraie promesse et le fait qu'il ne semble pas en douter rassura l'espagnol, dont le regard brilla d'impatience lorsque Bugi parla d'avoir effectivement plusieurs choses à lui raconter. Le roux commença par évoquer sa nuit avec Achille, et Eyal sourit à l'idée que pour eux aussi les choses se soient faites sur le moment, dans un élan de spontanéité et sur un fond d'inattendu, parce que c'était souvent les moments les plus précieux. « Et toi, est-ce que tu pensais en commençant à te rapprocher de lui que t'en aurais envie à ce stade de votre relation ? » Il demanda, dans un sourire, en évitant ici d'user de trop de lourdeur parce qu'il n'oubliait pas que Bugi était plus pudique que lui au départ. Pourtant, à sa prochaine réflexion, l'on pourrait presque en douter. Eyal réprima un rire, pas mécontent de n'avoir même pas à lui poser la question fatidique. « Oh, je suis prêt à te croire sur parole. Et j'étais déjà ravi pour vous quand tu m'as soufflé l'info, l'autre jour, mais là je le suis encore plus. Sincèrement. » L'espagnol alla même jusqu'à se pencher sur son tapis pour tapoter légèrement son dos, pas comme un mec qui viendrait féliciter son pote d'avoir conclus, mais comme quelqu'un qui avait le bien-être de Bugi à cœur et se réjouissait pour lui que cette histoire semble aussi bien partie. Sans se défaire de son sourire, il accueillit la suite de son récit, cette fois au sujet du rencard que leur avait organisé la production. Et à mesure que Bugi partagea avec lui les détails de cette soirée, Eyal afficha une mine de plus en plus stupéfaite. « La vache, ils se sont vraiment pas fichus de vous, j'aurais jamais cru que William pouvait se donner autant de mal pour combler un jeune couple ! Ça a du vous faire un bien fou, de vous sentir presque à l'abri des regards le temps d'une soirée. A toi notamment, je me trompe ? » Il lui lança un petit regard entendu, mais pas équivoque pour une fois, avant que cette question n'en appelle fatalement une autre, qu'il posa sur le même ton, toujours avec l'envie de savoir mais aussi le besoin de prendre des gants – tout en enveloppant le tout d'un ton qui se voulait très complice. « Et du coup, t'as eu l'occasion de t'ouvrir un peu à lui, de mettre des mots sur ce que tu pouvais éprouver ? » La semaine passée, il lui avait demandé s'il savait ce qu'il voulait pour la suite, avec Achille, et c'est Bugi lui-même qui avait évoqué ce rencard comme une occasion de creuser un peu la question. « Parce que pour toi aussi j'imagine... que c'est de plus en plus clair à ce niveau-là, pas vrai ? » Pour ne pas dire qu'il en était quasiment sûr, parce qu'il voyait bien que Bugi n'était pas tout à fait le même qu'avant ce rencard, et que ce qui brillait dans ces yeux était très certainement la même lueur que celle qu'il avait visiblement surprise dans le sien. Et si là encore il donnait l'impression de prendre des pincettes, de ne pas employer le mot, c'était parce qu'il avait toujours la peur inconsciente d'aller trop vite pour lui. Mais qu'il ne s'y trompe pas, un seul signe de sa part et il s'engouffrerait dans la brèche qu'il voudrait bien lui ouvrir. Après tout, chacun son tour, non ? Mais voilà que Bugi mentionna un deuxième rencard, celui-ci organisé par ses soins. Alors là, décidément, les scoops pleuvaient et épanchaient largement sa soif d'infos croustillantes. « Whaou, alors ça c'est la cerise sur le gâteau ! Je m'attendais pas à cette pluie de révélations, mais je suis un pote comblé. Et donc, c'était quoi le programme de ce rancard à la sauce Bugi ? Je suis sûr que c'était encore mieux que la barque et le dîner gastronomique. » Parce qu'un date organisé par William, même idyllique en tous points, c'était forcément moins précieux qu'un date dont l'écossais aurait géré toute la préparation. Moins personnel, donc moins authentique.

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MessageSujet: Re: [MER - 09:17] we dem boyz.   Mar 31 Oct - 14:56

Alors que la conversation avance, je remarque qu'Hawa est, finalement, un thème récurrent de nos échanges avec Eyal. À chaque fois, il me semble, elle apparaît à un moment donné, et je suis presque sûr qu'elle serait ravie de l'apprendre, la connaissant un minimum pour pouvoir affirmer ça. Quoique l'idée de se savoir désignée comme la candidate éplorée – quand bien même c'est la vérité ! Elle me l'a dit elle-même dimanche – ne l'enchanterait probablement pas tant que ça. Apparemment, d'ailleurs, Eyal culpabilise de l'avoir plongée dans ce désespoir, cet embarras certain, et voudrait se faire pardonner de l'affront qui lui a été commis. Il me propose alors une couronne de fleurs à lui adresser, et je suis un peu dubitatif à cette idée. Un banzai ? Encore plus. Une boîte de chocolats ? Elle est mannequin alors c'est vrai que ça n'est pas ce sur quoi j'irais particulièrement miser. Mh. « Si tu veux mon avis, il y a quelque chose que tu peux lui offrir et qui lui ferait le plus grand des plaisirs. Mais ça m'étonnerait qu'Abbi apprécie beaucoup cette idée, n'est-ce pas ? » En lui lançant un regard appuyé, je considère comme acquise sa compréhension de mon petit sous-entendu. Après tout, on sait qu'Hawa a déjà beaucoup apprécié laisser son regard vagabonder sur l'anatomie d'Eyal, et qu'elle ne s'en est pas caché. Alors j'imagine que plus encore que des gourmandises sucrées, celles plus épicées qu'il aurait à offrir lui apporteraient un sacré réconfort. Je secoue la tête. « Mais si tu veux éviter de tomber le haut, je veux bien te donner une astuce. Achille avait préparé des cupcakes pour son anniversaire, et elle avait plutôt bien aimé quand je les lui ai offerts. » Parce qu'un plan de secours est toujours bien à avoir, après tout, non ? Et que je serais sans doute un ami en carton si je ne lui présentais pas la possibilité que j'ai en tête pour faire plaisir à miss runaway. À partir de là, c'est à lui de voir vers quoi son choix se portera, et s'il aime vivre dangereusement ou non. On commence à mettre nos machines en route dans tous les cas, et Eyal se dit alors rassuré que je sois indemne vu le programme de la matinée. Sourcil arqué, je tourne la tête vers lui en courant, puis pouffe un peu de rire. « Ah mais je suis bien d'accord. Ça m'arrive d'avoir la flemme d'aller jusqu'à la salle de sports ou de suivre Achille en jogging, mais... » Un sourire en coin accroché à mes lèvres, je n'en dis pas plus et hausse faussement innocemment les épaules, tout en prenant soin laisser ma phrase en suspens pour booster un peu l'imagination de l'espagnol. Pourtant, un sourire au coin des lèvres, je ne peux pas m'empêcher de rajouter en prenant soin de ne pas regarder vers lui : « Je dois dire que mon cardio a repris du poil de la bête ces derniers temps. » C'est presque sifflant que je lâche ça, et je sais que je peux compter sur Eyal pour rebondir presque instantanément là-dessus. Surtout vu la lourdeur dont il peut faire preuve : je serais carrément déçu qu'il passe à côté d'une occasion de souligner le fait que je puisse évoquer un peu ma vie sexuelle, moi aussi. Quand bien même ma pudeur a plus à voir avec les sentiments que le physique, c'est vrai que j'ai de plus en plus la sensation que maintenant, l'un et l'autre ne sont plus vraiment dissociables. Retour à notre première discussion : mon rôle de princesse de la tour de Jenna revient sur le tapis, et je ne peux pas m'empêcher de rire un peu à la remarque. « Si cher que ça deviendrait indécent d'en parler. » Je me contente de dire, sans m'arrêter de courir. Après tout, pourquoi pas ? C'est vrai que si William se proposait pour me doubler, tripler, ou multiplier autant qu'il veut ma cagnotte actuelle, en m'assurant que je pourrais la garder avec moi à la fin du jeu, je ne me plaindrais clairement pas pour ça. Peut-être qu'il faudrait que je pense à tenter le coup et à lui demander un accord ? Si tant est que je puisse avoir ne serait-ce qu'une entrevue avec le grand Maître des lieux. Puis, après avoir blagué un peu, la conversation devient un peu plus sérieuse. Eyal commence à me parler de la nuit qu'il a passée avec Abbi et des propos tenus et cités par Jenna à ce moment-là, franchement moyens de ce qu'il me dit. Ou, tout du moins, carrément sortis du contexte. En pinçant un peu des lèvres, j'acquiesce alors qu'il commence à m'expliquer le problème selon lui. « C'est le problème de la télé, on en est tous conscient. On déforme nos propos pour l'audimat ou par souci de temps, et je pense qu'on y est tous passés au moins des centaines de fois, si tu veux mon avis. Mais à partir de là, je me dis quand même que le plus important c'est que nous on sache ce qui s'est vraiment dit ou pas. » Comme le fait que lui sache réellement les intentions d'Abbi derrière ce qu'elle lui a confié ce soir-là, et que les caméras et les micros ont évidemment enregistré, pour mieux les diffuser ensuite. Parce que c'est ce genre de propos qui ferait l'audimat, après tout, et qui mettrait leur histoire en avant auprès du public. Tant pis si, à ce moment-là, c'est... faussé, totalement. Ce sera à eux, et à nous tous au moment de notre sortie, de remettre au clair si on veut le faire, ou de laisser couler. « Par exemple, je suis à peu près sûr qu'à parler de nos histoires comme ça, ça sera forcément déformé à un moment donner pour nous donner l'air de deux gros machos ou des trucs comme ça. » Je rajoute avec un petit rire, en haussant les épaules. On n'y peut rien : on pourrait tenir le discours le plus clean qu'il soit, on ne serait pas pour autant à l'abri de déformation et d'absence de contexte autour, sinon ça ne serait pas drôle. Suffit d'être bien avec soi-même pour savoir ce que ça vaut, j'imagine. Finalement, je ris un peu avec lui quand il me dit que sa nuit n'était pas seulement « assez bonne » comme je l'ai supposé avant, et je me doutais bien que c'était le cas. Après tout, « assez bonne » est beaucoup trop vague, non ? Et rien qu'à le voir sourire comme ça, à détailler l'expression qu'il affiche, je me rends bien compte que ça n'était pas qu'une histoire de cul non plus. Qu'il y a, derrière tout ça, un réel enjeu pour lui et, de ce qu'elle m'a dit, pour elle aussi. De quoi concrétiser un peu plus leur histoire, j'imagine, un peu comme je l'ai ressenti avec Achille la semaine dernière. Par contre, effectivement, il y a un point sur lequel je ne compte pas le lâcher : ma question, la dernière fois, est un peu passée à la trappe, et je compte bien obtenir ma réponse aujourd'hui. Alors, sans plus de cérémonie, et peut-être de façon un peu plus brutale que je ne l'aurais dû, je la lui repose en le détaillant pour capter le possible changement d'expression dont il pourrait faire preuve en l'entendant. « Dit-il. » je souffle simplement quand il me désigne comme un petit malin, alors qu'il s'amuse depuis le début de la conversation – voire, de notre première conversation – à m'agiter des possibilités de réponses sous les yeux qui se transforment simplement en blague. « En tout cas, oui, je m'en doutais très fortement, mais c'est toujours autre chose que de l'entendre dire, non ? » De toute façon, c'est presque marqué sur sa face quand ils sont tous les deux ou qu'Eyal se met à parler d'elle. Il y a quelque chose qui s'anime et se met à briller un peu plus encore, dans son regard et dans tout le reste de son visage, même. Sa façon de sourire aussi. Bref, Eyal trahit lui-même ses sentiments pour Abbi, et au final j'avais juste envie de l'entendre le dire de sa propre voix qu'effectivement, il est bien entrain de tomber amoureux d'elle, voire a-t-il déjà fini sa chute. Le souci de tout ça ? C'est que je sais que ça pourrait se retourner contre moi. Eyal risque de profiter de mon abus côté questionnement pour faire de même avec moi alors, rapidement, je tente de m'y préparer un peu alors que j'évoque notre première nuit ensemble, de cette façon-là du moins, avec Achille. Mes lèvres s'étendent un peu plus en un sourire plus large à mesure qu'on en parle, et je lui confie que je ne pensais pas qu'Achille aurait envie de ça aussi rapidement, parce que je savais bien qu'il n'était pas franchement habitué au sexe. Je tourne la tête vers l'espagnol quand il me pose sa question sur mon avis, le regarde un instant et repose ensuite les yeux sur la machine. « Moi ? » un léger rire s'échappe d'entre mes lèvres, un peu nerveux. « J'en avais envie depuis un moment. » je souffle finalement, sans trop élever le ton de ma voix. À nouveau, je ris un peu alors que je tourne la tête vers Eyal, puisse hausse un peu les épaules. « Merci ? » Mais mes remerciements deviennent un peu plus sincères et un peu moins blague quand il pose sa main dans mon dos et que je comprends que ça n'est pas simplement pour vanner qu'il fait ça, mais lui aussi par sincérité. Et c'est peut-être con à dire, mais ça fait du bien. Je finis par acquiescer un peu en continuant de sourire. « C'était assez dingue ouais, on est restés plantés devant la barque quelques minutes avant de rentrer dedans. » Je ris un peu. « C'était vraiment super, je m'attendais pas du tout à ça quand Achille m'a parlé d'un rendez-vous organisé par la prod. Et pour le coup, je crois que ça nous a fait du bien à tous les deux d'avoir la certitude que personne ne viendrait s'incruster dans notre rendez-vous ou quoi. » Parce que c'est toujours le risque quand on vit avec une vingtaine d'autres personnes. C'est toujours mieux de se dire qu'on aura la chance de ne pas être interrompus, ou de ne pas se sentir observés quand tout ce qu'on voulait c'était un peu d'intimité, et une soirée tous les deux. Pour sa question suivante... je ris à nouveau, un peu nerveusement. « J'ai surtout... plus réalisé que dis les choses. » Du coup, après avoir dit ça, lorsqu'Eyal me demande si c'est plus clair aussi au niveau de certaines choses, je ne peux pas faire autrement que d'acquiescer avec un petit sourire. C'est plus clair, oui, et le fait qu'il me le fasse remarquer, au final, en plus de la question d'Hawa dimanche soir, ça me pousse à réaliser un peu plus la situation. Le fait que quand je suis avec Achille, je me sens souvent plus léger que lorsqu'il n'est pas là, tout en ayant un peu de ce trac au creux du ventre. Que la plupart des choses me paraissent moins graves aussi, quand il est là, justement parce qu'il est là. Ce genre de « trucs ». « Ouais, c'est sûr que c'est plus clair maintenant. » je souffle un peu en fixant ma machine, sans que mes pieds ne s'arrêtent de courir sur le tapis. Je me perds du coup un peu dans mes pensées, je réfléchis à la situation et à la possibilité de, peut-être à un moment, mettre des mots sur tout ça, et le faire à voix haute. Je finis par me remettre à rire un peu, tourne la tête vers Eyal avec un sourire qui se voudrait presque innocent. « Tu doutes encore de mes capacités à te surprendre, dis-moi ? » Je secoue un peu la tête. Après tout, il faut bien garder quelques petites surprises pour plus tard, non ? Je passe une main sur sur mon visage pour retirer un peu de la sueur qui commence à couler, et reprends. « C'était pas grand-chose, surtout comparé à ce qu'a fait la prod. Mais je nous ai organisé une soirée au cinéma en plein air, avec un plaid, des pulls et de quoi manger, en le laissant choisir le film. Je suis pas un grand romantique dans l'âme, ou plutôt je suis du genre à me sentir totalement ridicule quand je fais quelque chose dans ce genre, donc j'ai pas d'énormes capacités en la matière. » Mais pour le coup, je n'ai clairement pas eu l'impression qu'Achille aurait pu être déçu de tout ça, de ce que j'avais préparé. Pas vu la façon dont il est resté lové contre moi pendant le film, et de me dire qu'il trouvait ça « magnifique » et parfait.

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I PROMISE YOU, I'LL MAKE IT UP TO YOU
“Arrivé devant une longue plaque de verglas sur le trottoir, il hésite un instant puis, au lieu de la contourner, s’élança dessus, les bras écartés afin d’assurer son équilibre. Comme un gosse. Parvenu au bout sans encombre, il sourit aux étoiles” (DENNIS LEHANE)

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[MER - 09:17] we dem boyz.

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